EXPOSE EN
DROIT DU
TRAVAIL
THEME : LE SECRET PROFESSIONNEL
Présenté et soutenu par : AKEBAYERI
ODOUMA Andrix
Ecole Poly Technique de MASUKU
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I. QU’EST-CE QUE LE SECRET PROFESSIONNEL
II. DISPOSITIONS LEGALES
III. LES EXCEPTIONS AU SECRET
PROFESSIONNEL
IV. SECRET PROFESSIONNEL PARTAGE
V. SECRET PROFESSIONNEL PARTAGE AVEC LA
HIERARCHIE
VI. CONCLUSION
Introduction
S’il est une notion qui fait beaucoup parler d’elle, c’est bien,
paradoxalement, celle du secret professionnel, ce devoir de taire et
les limites de cette obligation à considérer en vis-à-vis avec le droit,
voire le devoir de révéler les secrets au nom d’impératifs sociaux
jugés supérieurs, tel le respect de la vie, de l’intégrité physique
d’autrui.
En réalité, la notion de secret professionnel fait référence dans
son fondement même à l’articulation entre l’homme, sa sphère
privée et son milieu social :
L’homme dans ses tourments intérieurs qui, par la parole, se
soulage en s’appuyant sur sa communauté, plus spécifiquement
sur certains membres du corps social dont la fonction désignée
est de recueillir les confidences, de conseiller les membres en
proie à des difficultés et d’apaiser autant que faire se peut les
âmes afin qu’ils retrouvent une place paisible au sein de la
communauté humaine dont ils font partie. Soigner par l’écoute et
la confiance un membre pour permettre au corps social tout
entier de fonctionner plus sereinement.
I. Qu’est ce que le secret professionnel
Le secret professionnel est une règle déontologique qui interdit
aux professionnels de révéler leurs communications avec leurs
clients. Dans certains États, sa violation fait l'objet de sanctions
pénales.
En réalité, le secret professionnel concerne toute personne,
quel que soit son diplôme, qui est investie, en vertu de la loi, de
la tradition ou des mœurs, d’une mission de confiance (ex :
avocats, notaires, ministres du culte, psychologues, infirmiers,
etc...)
Cas pratique :
Un objet commun : la confidence
Malgré tout, il existe un point commun qui se dégage et donne
une certaine consistance au secret. Il s’agit de son objet, la
confidence, c’est-à-dire ce que le professionnel apprend et
observe dans le cadre de sa fonction. Cela concerne tant les
confidences en tant que telles (secrets livrés comme tels) que
les faits secrets par nature (ceux dont on prend connaissance en
raison de l’exercice de sa profession).
Le code de déontologie médicale, par exemple, définit l’objet du
secret comme étant « ce que le patient a confié au médecin et
ce qu’il aurait pu apprendre par des examens ou des
investigations auxquelles il procède ou fait procéder. Cela
s’étend à tout ce que le médecin peut constater ou surprendre
au cours de sa pratique. »
Cas pratique:
Un outil juridique
Pour le reste, le secret professionnel n’est pas une valeur
en soi, mais seulement une technique juridique utilisée
pour protéger certaines valeurs : l’intérêt public et l’ordre
social (sentiment de sécurité dans tout ce qui touche à
l’intimité) ; le respect de la vie privée des individus et
l’intérêt des professions concernées (lien de confiance).
Moral: ce que la société juge bon;
éthique : ce que la profession m’impose;
Déontologie : ce que la profession m’impose;
Droit: ce que la loi définit comme permis ou défendu
II.
Règle de base
Dans son art.457 (code pénal gabonais). Les médecins, chirurgiens
et autres officiers de la santé, ainsi que les pharmaciens, les sage-
Dispositions femmes et toute autres personnes dépositaires, par état, profession
ou par fonction temporaire ou permanente des secrets qu’on leur
confie qui hors les cas ou la loi les oblige ou autorise à se porter
légales dénonciateur ont révélé ces secrets, sont punis d’un
emprisonnement de six mois au plus et d’une amende de 5.000.000
FCFA au plus ou l’une de ses deux peines seulement.
Lorsque les personnes citées à l’alinéa ci-dessus sont appelées
à témoigner en justice elles peuvent être déliées par le tribunal
au secret professionnel. Elles peuvent dans ce cas refuser leur
témoignage.
NB: En parallèle à ces textes légaux, il existe les codes de
déontologie liés directement aux professions concernées.
A. Quelques sanctions
Sanction pénale : Six Sanction disciplinaire :
Mois interdiction d’exercer
Sanctions d’emprisonnement et temporaire ou définitive
5.000.000 FCFA (licenciement),
d’amende radiation de l’Ordre
Dénonciations
Témoignage
des actes
III. LES devant un juge
délictueux
EXCEPTIONS AU
SECRET
PROFESSIONNEL Dénonciation de
faits de nature à La non-
mettre un mineur assistance en
ou une personne personne en
vulnérable en danger
danger
Témoignage devant
un juge
De plus, même appelé à témoigner
devant un juge, ce n'est nullement
À relever que le texte de la loi parle une obligation de révéler ce qui est
bien d'un juge, et non d'un policier, couvert par le secret professionnel,
ni même du procureur du Roi. c'est seulement une faculté : la
révélation ne sera faite que dans la
stricte mesure où c'est utile.
Dénonciations des actes délictueux
Il s’agit de l'obligation faite aux fonctionnaires
de dénoncer les actes délictueux découverts
dans le cadre de leur fonction (article 29 du
Code d'instruction criminelle).
Dénonciation de faits de nature
à mettre un mineur ou une
personne vulnérable en danger
Cette faculté de dénonciation existe, pour le
professionnel qui détient un secret, en cas de
danger grave et imminent pour l’intégrité mentale
ou physique de l’intéressé, si le professionnel
n’est pas en mesure lui-même, ou à l’aide d’un
tiers, de protéger cette intégrité.
Etat de nécessité et La non-
assistance en personne en danger
Dans le cas où, de manière délibérée, un professionnel
s’abstient de parler, en sachant que parler serait le seul
moyen d’éviter un danger grave, celui-ci pourrait être
poursuivi sur la base du Code Pénal Art. 249
B. Le secret
professionnel partagé
Dans notre législation, il n’y a aucune réglementation spécifique
relative à la pratique du secret partagé. Toutefois les juristes
s'accordent pour considérer que certaines informations couvertes par
le secret professionnel (et qui le restent) peuvent être partagées dans
le cadre d'un objectif de nature professionnelle.
Dans certains cas, plusieurs professionnels, chacun tenus par le
secret, peuvent être amenés à partager celui-ci dans le cadre d’un
même problème rencontré.
le partage de secret n’existe pas légalement. Il est << accepté>>,
essentiellement par les règles de déontologie.
C. Les secrets professionnels
partagés avec la hiérarchie
il se conçoit essentiellement dans une situation
d’accompagnement ou d’encadrement d’un travailleur.
Dans ce cas, seules les informations nécessaires à la
hiérarchie pour pouvoir gérer la situation d’aide souhaitée
pourront être révélées.
V. CONCLUSION
Le secret professionnel demeure en effet un
contenant complexe qui pose sans cesse la
question du droit ou du devoir de taire ou de dire.
Toutefois, outre le fait qu’il s’agisse aujourd’hui
d’une obligation légale, respecter le secret
professionnel reste une condition nécessaire du
travail médico-psycho-social. Il fonde la relation
de confiance entre les intervenants et les
bénéficiaires, cette confiance sans laquelle
aucun travail psycho-médicosocial digne de ce
nom n’est possible.
Annexe
Quelle différence avec la discrétion professionnelle ?
Le secret professionnel et la discrétion professionnelle sont deux notions distinctes, bien que liées, qui concernent la
préservation de la confidentialité des informations dans le cadre de certaines professions.
Secret professionnel
Durant votre formation au Centre Européen de Formation, vous apprendrez qu’il est nécessaire de respecter l’éthique de
votre métier et donc le secret professionnel. C’est un statut juridique et légal qui impose à certaines professions spécifiques
une obligation légale de garder confidentielles les informations sensibles et personnelles dont ils ont connaissance dans
l’exercice de leurs fonctions. Cette obligation est souvent définie par la loi et peut avoir des conséquences légales en cas de
violation. Les professionnels soumis au secret professionnel sont tenus de ne pas divulguer ces informations à des tiers,
sauf dans les cas spécifiquement prévus par la loi.
Discrétion professionnelle
La discrétion professionnelle représente une norme éthique et déontologique qui s’étend à diverses professions. Elle
encourage les professionnels à agir avec retenue et précaution lorsqu’ils communiquent des informations confidentielles,
même si ces professions ne sont pas soumises à une obligation légale de secret professionnel. Cette attitude discrète au
sein du milieu professionnel découle souvent de règles internes de l’entreprise ou de principes déontologiques propres à la
profession.