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Ressources phytogénétiques en danger

Le document traite des ressources phytogénétiques, soulignant leur importance pour la sécurité alimentaire et la biodiversité, en particulier en Algérie, qui abrite une riche diversité végétale. Il met en avant les menaces pesant sur ces ressources en raison de l'exploitation humaine et des dégradations environnementales, tout en appelant à leur préservation et à leur valorisation. Enfin, il souligne le rôle des banques de gènes et des centres de ressources biologiques dans la conservation et l'utilisation durable de ces ressources génétiques.

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Ressources phytogénétiques en danger

Le document traite des ressources phytogénétiques, soulignant leur importance pour la sécurité alimentaire et la biodiversité, en particulier en Algérie, qui abrite une riche diversité végétale. Il met en avant les menaces pesant sur ces ressources en raison de l'exploitation humaine et des dégradations environnementales, tout en appelant à leur préservation et à leur valorisation. Enfin, il souligne le rôle des banques de gènes et des centres de ressources biologiques dans la conservation et l'utilisation durable de ces ressources génétiques.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

INTRODUCTION

De nombreuses espèces, variétés et écotypes sont menaces de disparition du fait de Leur exploitation
abusive par L'homme, certaines de ces espèces anciennes présentent un intérêt agronomique,
économique et génétique qu'il faut préserver, valoriser et utiliser.
I- Généralités
Une "Ressource Génétique" ou "Ressource Biologique" est définie comme du "matériel
d'origine végétale, animale, microbienne ou autre, contenant des unités fonctionnelles de l'hérédité".
Une ressource génétique est également définie comme un « matériel génétique ayant une valeur
effective ou potentielle ». Sont incluses les ressources génétiques conservées in situ et ex situ donc sur
le terrain ou en collections.
Le chercheur NAGOYA définit l’utilisation des ressources génétiques comme toute activités de
recherche et de développement sur la composition génétique et/ou biochimique de ressources
génétiques, notamment par l’application de la biotechnologie ».
Le Protocole de Nagoya qualifie ces composés biochimiques de dérivés et les définit comme « tout
composé biochimique qui existe à l’état naturel résultant de l’expression génétique ou du métabolisme
de ressources biologiques ou génétiques, même s’il ne contient pas d’unités fonctionnelles d’hérédité
». Ils n’étaient pas définis par la CDB en 1992, question d’époque. Le Protocole ne les évoque par la
suite que dans la définition de « biotechnologie » (Art 2 d), ce qui ne limite pas leur prise en compte à
des échanges de matériel visant une application biotechnologique, mais bien à l’ensemble des
échanges.
En outre, le Protocole définit comme « utilisation des ressources génétiques » (Art 2c) « les activités
de recherche et de développement sur la composition génétique et/ou biochimique de ressources
génétiques, notamment par l’application de la biotechnologie ». Le lien direct est ici fait entre
ressource génétique et composé biochimique, donc dérivé, selon la définition du Protocole.
Un centres de ressources biologiques » (CRB) est l’institution et la structures, bénéficiant d’un
protocole et d’un système
de certification des échanges permettant de sécuriser le transfert et l’utilisation subséquente,
acquièrent, conservent, valident, étudient et distribuent des collections d’organismes cultivables
(cellules microbiennes, végétales, animales et humaines…), des parties réplicables de ces organismes
(génomes, plasmides, banques d’ADN…) ainsi que des organismes viables, mais non encore
cultivables ou non renouvelables comme des tissus, fragments de tissus, sérums ou herbiers.

Dans ce module on va développer une catégorie de ces ressources qui est les ressources végétales.

[Link] phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture


Voilà 12 000 ans que les chasseurs-cueilleurs ont réalisé qu’ils pouvaient conserver et planter
des semences d’une saison à l’autre. Depuis cette époque, le nombre de ressources phytogénétiques
pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde n’a cessé de croître.
Au cours des millénaires, les agriculteurs ont appris à conserver les semences des cultures qui leur
semblaient les plus simples à transformer ou à stocker, les plus résistantes ou simplement les plus
savoureuses. ainsi, plus de 7 000 espèces végétales ont été cultivées ou cueillies pour être
consommées. Beaucoup d’entre elles continuent de revêtir une importance cruciale pour la sécurité
alimentaire des communautés locales.
[Link] Actuelle
De part son immensité, le territoire algérien couvre des zones de climat très variées. Couvert de
montagnes, de plateau et de plaines, sillonné de multiples cours d’eau, parsemé de lacs, tapissé de

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
steppe, de désert et de forêts, ses conditions naturelles favorisent le peuplement et la reproduction de
végétaux dont un grand nombre d’espèces rares et précieuses.

L’Algérie est l’un des pays les plus riches en ressources végétales, en effet on compte pas moins de 3
200 espèces, réparties dans trois grandes formations végétales : la forêt, la steppe et la végétation, on
considère que 640 sont rares et menacées et 168 espèces comme endémique spécifique à l’Algérie (
Quezel- Bounaga) 1974, à protéger absolument parce que les milieux naturels subissent des
dégradations aux causes multiples (développement des routes et des infrastructures, urbanisation,
incendies, déboisement, défrichement et labours en écosystèmes fragiles, érosion des sols,
surpâturage, sécheresse prolongée, et l’exploitation anarchique.

Ceux-ci dit que pour actualiser nos données concernant la flore algérienne, l’inscription d’une étude
scientifique est indispensable. On estime qu’actuellement, 30 espèces seulement couvrent 95 pour cent
des besoins énergétiques humains et quatre d’entre
elles (le riz, le blé, le maïs et la pomme de terre), plus de 60 pour cent. Au vu du rôle important que
joue ce nombre relativement restreint d’espèces cultivables pour la sécurité alimentaire, il apparaît
crucial de maintenir la diversité existante en leur sein.

Une grande diversité existe chez certaine espèces : Par exemple, on estime que l’espèce de riz
Oryzasativacompte plus de 100 000 variétés différentes. Les communautés d’agriculteurs des Andes
exploitent plus de 175 variétés de pommes de terre locales.
Cette diversité d’espèces permet de cultiver dans différents sols, régions ou conditions
météorologiques.
La diversité phytogénétique peut également fournir des caractéristiques utiles pour relever les défis
futurs, comme adapter nos cultures aux évolutions climatiques ou aux maladies. Ainsi, une variété de
blé turc, collectée et stockée en 1948, est restée ignorée jusqu’aux années 80 lorsque l’on a découvert
qu’elle comportait des gènes résistant à de nombreux champignons pathogènes. Les sélectionneurs de
végétaux utilisent désormais ces gènes pour cultiver des variétés de blé résistant à plusieurs maladies.
Les espèces sauvages apparentées à nos cultures alimentaires – que l’on trouve souvent en périphérie
des zones cultivées – peuvent contenir des gènes assurant leur survie dans des conditions difficiles.
Ces gènes peuvent apporter aux espèces cultivées apparentées des caractéristiques importantes comme
la résistance, notamment au gel.

[Link] définitions
a-patrimoine
Ce terme n'est pas formellement défini et pose quelques problèmes. L'idée est de faire un
parallèle avec le patrimoine culturel qui se définit comme l'ensemble des biens, matériels ou
immatériels, ayant une importance artistique et/ou historique certaine, et qui appartiennent soit à
une entité privée (personne, entreprise, association, etc.), soit à une entité publique.
Cet ensemble est généralement préservé, restauré, sauvegardé et montré au public, soit de façon
exceptionnelle, soit de façon régulière (château, musée, église, etc.), gratuitement ou au contraire
moyennant un droit d'entrée et de visite payant.
Ces notions sont très proches, par les définitions, de celles employées dans la Convention pour la
diversité biologique (CDB) pour caractériser les ressources génétiques et les savoirs traditionnels
associés.
Le patrimoine fait appel à l'idée d'un héritage légué par les générations qui nous ont précédés, et que
nous devons transmettre intact ou augmenté aux générations futures, ainsi qu'à la nécessité de

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
constituer un patrimoine pour demain. On dépasse donc largement la simple propriété personnelle
(droit d'user "et d'abuser" selon le droit romain). Il relève du bien public et du bien commun.
Concrètement, la consommation du bien par un agent n'a aucun effet sur la quantité disponible de ce
bien pour les autres individus, c'est la non-rivalité, et tout le monde peut en bénéficier, c'est la non-
exclusivité.

b-Ressources phytogénétiques
Les plantes sont vitales pour le développement de la société humaine. Elles sont la clé de la
sécurité alimentaire, nous fournissant les céréales et d’autres aliments, en plus de nourrir les animaux
qui produisent le lait, la viande et les œufs et fournissent une puissance de traction aux agriculteurs.
- Les Ressources phytogénétiques s'applique à toutes les plantes cultivées ou spontanées des
zones agrosylvo-pastorales
- les ressources génétiques constituent « le matériel génétique ayant une valeur effective ou
potentielle». Par ressource génétique, on entend réglementairement des variétés anciennes,
locales, dont la semence n’est plus commercialisée mais qui sont conservées pour leur
intérêt génétique.

Les ressources phytogénétiques fournissent non seulement les matériaux nécessaires à la reproduction
de nouvelles variétés par les moyens de sélection ou par la biotechnologie, mais servent également de
tampon pour prévenir les évolutions néfastes de l’environnement.
Les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture sont « le matériel génétique
d’origine végétale ayant une valeur effective ou potentielle pour l’alimentation et l’agriculture »
couvert par le Traité de la FAO du même nom. Elles sont consignées dans une liste et bénéficient d’un
système de protection international spécial pour la conservation, l’accès et les échanges.
Une espèce végétale cultivée ou d’une forme sauvage apparentée doit être enregistrée comme
ressource phytogénétique dans la collection nationale :
1. Présenter un intérêt actuel ou potentiel pour la recherche scientifique, l’innovation ou la
sélection végétale appliquée.
2. Ne pas figurer au Catalogue officiel des espèceset variétés de plantes cultivées, sauf des cas
précisés par arrêté, notamment dans le cas des variétés de conservation;
3. Ne pas faire l’objet d’un certificat d’obtention végétale.

Exemple des Plantes Médicinales


Les plantes médicinales sont non seulement de gracieux symboles, mais elles nous offrent également
de précieux enseignements, ce sont de précieuses pharmacies naturelles que la Providence ait établies
sur cette terre pour prévenir nos maux ou pour les guérir. De même les remèdes homéopathiques sont
préparés avec des plantes cueillies à l’état sauvage ; ce ci dit que les plantes médicinales étaient l’une
des seules sources de guérison des maladies.

Une enquête a été lancée en 1995 par la Direction Générale des Forêts pour la reconnaissance des
plantes médicinales par les herboristes et achabines au niveau des conservations des forêts et des parcs
nationaux et nous somme arrivés à inventorier 132 espèces. Cette enquête est en cours d’actualisation.

[Link] les ressources phytogénétiques sont importantes ?

Les plantes sont vitales pour le développement de la société humaine. Elles sont la clé de la sécurité
alimentaire, nous fournissant les céréales et d’autres aliments, en plus de nourrir les animaux qui
produisent le lait, la viande et les œufs et fournissent une puissance de traction aux agriculteurs.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
Les ressources phytogénétiques fournissent non seulement les matériaux nécessaires à la
reproduction de nouvelles variétés, mais servent également de tampon pour prévenir les évolutions
néfastes de l’environnement.

 Situation actuelle des ressources

De part son immensité, le territoire algérien couvre des zones de climat très variées. Couvert de
montagnes, de plateau et de plaines, sillonné de multiples cours d’eau, parsemé de lacs, tapissé de
steppe, de désert et de forêts, ses conditions naturelles favorisent le peuplement et la reproduction de
végétaux dont un grand nombre d’espèces rares et précieuses.

L’ALGERIE est l’un des pays les plus riches en ressources végétales, en effet on compte pas moins de
3 200 espèces, réparties dans trois grandes formations végétales : la forêt, la steppe et la végétation, on
considère que 640 sont rares et menacées et 168 espèces comme endémique spécifique à l’Algérie, à
protéger absolument parce que les milieux naturels subissent des dégradations aux causes multiples
(développement des routes et des infrastructures, urbanisation, incendies, déboisement, défrichement
et labours en écosystèmes fragiles, érosion des sols, surpâturage, sécheresse prolongée, et
l’exploitation anarchique.
pour actualiser nos données concernant la flore Algérienne, l’inscription d’une étude
scientifique est indispensable.

[Link]érêts des ressources génétiques

Le terme "Ressources phytogénétiques" s'applique à toutes Les plantes cultivées ou spontanées des
zones agro-sytvo-pastorales présentant un intérêt agronomique, économique au écologique, soit
parceque ces espèces, variétés ou écotypes sont devenues rares ou en voie de disparition soient
qu'elles présentent un intérêt ou un caractère stratégique pour te pays comme tes céréales, les
légumineuses alimentaires, les plantes fourragères et certaines plantes industrielles, médicinaleset
aromatiques.
Afin de Les sauvegarder, ces ressources génétiques végétales sont gérées soit par des centres
internationaux. Soit par les centres nationaux qui constituent de véritables "banques de gènes" dont le
rôle est de sauvegarder et de valoriser ce matériel végétal pour les besoins de La recherche et du
développement agricole.

Sur l’ensemble des ressources du patrimoine agricole et alimentaire végétal, seules les espèces et
variétés ayant un intérêt agricole et alimentaire entrent dans le dispositif à mettre en place. Ne sont
donc concernées que les espèces et variétés cultivées actuellement ou autrefois et qui ont eu un impact
notoire sur l'agriculture.
De plus un certain nombre d’espèces et de variétés sauvages sont concernées :
• les espèces et variétés cueillies (par exemple, dans les domaines des plantes à parfum, aromatiques
et médicinales),
• les espèces et variétés sauvages pouvant être des réservoirs de gènes, souvent proches des espèces et
variétés actuellement cultivées ou leurs ancêtres dans la sélection.
C'est pour ces raisons que les ressources génétiques végétales qui constituent un patrimoine
biologique, agronomique et économique inestimable doivent être inventoriées
et conservées dans des banques de gènes afin d'être valorisées$ dans des programmes de recherche-
développement et d'amélioration des plantes

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
La conservation des ressources phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation est organisée, dans
l’intérêt général en vue de leur utilisation durable, en particulier pour la recherche scientifique,
l’innovation et la sélection variétale appliquée, en tant qu’élément du patrimoine agricole et
alimentaire national vivant, dans le but d’éviter la perte irréversible de ressources phytogénétiques
stratégiques.

 L’intérêt de ces ressources se récent dans la biodiversité qu’elle offre il est comme suit :
• Permet de répondre a une demande locale diversifiée en produit alimentaire, médicinale, ou
autre, destines a l’autoconsommation ou a la vente.
• Intérêt écologique et agronomique ( adaptation a des milieux divers maximisation de
l’utilisation des nutriments ,eau ,lumière , maintien de la fertilité des sols, résistance aux
prédateurs et agents pathogènes , étalement des récoltes) éléments qui confèrent une certaine
stabilités aux systèmes agricoles locaux.
• Intérêt se justifie pour certaines variétés menacées de disparition pour cela maintenir et
entretenir des flux génique entre parent sauvages et espèces domestiquées est nécessaire donc
maintenir une base génétique pour la sauvegarde de ce patrimoine est primordiale.
• Préservés des espèces qui s’adaptent aux changements climatiques et environnementaux.
• Ces espèces ont une diversité avec les variations contenues des caractères morphologiques ce
qui permet de sélectionner de nouveaux génotypes intéressants donc il ya une jouissance de la
diversité des ressources agricoles.
• Historique des cultivars est important, il permet d’établir l’identité des varietes et de mettre
l’accent sur la filiation .
• Suite aux différentscaractères que offrent ces ressources, ces varietes ont un intérêtpropagatifs .

Ces ressources Phytogénétiques ont une biodiversité spontanée qui doit être protégées car ces varietes
locales ont un pouvoir d’adaptation et de développement non égalé.
Vu l’intérêt que montre ces varietes soit a l’échelle économique ou agricole, nous soulignons qu’il faut
penser au devenir de la biodiversité agricole. La conservation et la valorisation de ces ressources est le
moyen de mettre en valeur cette biodiversité.

 la plus grande partie de ces espèces présente une aptitude à la remontaison (production de
talle-épis, alternative) après chaque coupe, contrairement à un grand nombre d’espèces
d’Europe. Ces aptitudes particulières permettent aux populations locales de résister aux
conditions climatiques souvent défavorables
 certaines légumineuses présentent une assez bonne résistance à la salinité. Plus de 150 espèces
herbacées, dont 32 légumineuses annuelles et une pérenne, ont été identifiées sur un hectare de
pâturage de sol acide (pH 5.5) dans le Nord-Est de la Sardaigne. De nombreuses souches de
Rhizobium meliloti performantes et adaptées à la salinité ont été isolées.
 Plantes d’intérêt économique ou agricole : cette rubrique comprend les plantes alimentaires
(phanérogames), les plantes médicinales ou aromatiques, les plantes pastorales, les plantes
ornementales, les plantes industrielles et les parents ou voisins sauvages de formes cultivées.
II- Méthode d’étude

Afin de Les sauvegarder, ces ressources génétiques végétales sont gérées soit par des centres
internationaux. Soit par les centres nationaux qui constituent de véritables "banques de gènes" dont le
rôle est de sauvegarder et de valoriser ce matériel végétal pour les besoins de la recherche et du
développement agricole.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
L'intérêt de ces "banques de gènes" est d'autant plus justifié que le phénomène d'érosion génétique est
réel et conséquent d'un certain nombre de facteurs de destruction du patrimoine génétique parmi
lesquels:
- des plans d'urbanisation et de défrichement anarchique qui détruisent l'habitat et perturbent les
écosystèmes en général.
- La mécanisation agricole et l'utilisation incontrôlée de pesticides.
- Le remplacement souvent impartial et sans phase préliminaire d'expérimentation des anciennes
variétés bien adaptées aux conditions de milieu Local et de bonne qualités par des variétés introduites
plus exigeantes pour Les techniques culturales (préparation du sol et contrôle des mauvaises herbes et
fertilisation).
- La collecte incontrôlée et non réglementée de matériel végétal par des institutions étrangères & des
fins de valorisation et d'utilisation par Le développement de L'agriculture de Leurs pays (céréales,
plantes fourragères, industrielles, espèces fruitières etc...).
C'est pour ces raisons que les ressources génétiques végétales qui constituent un patrimoine biologique,
agronomique et économique inestimable doivent être inventoriées et conservées dans des banques de
gènes afin d'être valorisées dans des programmes de recherche-développement et d'amélioration des
plantes.
La F A 0 signale le danger d'exploitation abusive et commerciale de plantes cultivées dont La
conséquence la plus grave est la perte de variabilité génétique initiale de la population ou de l'espèce.

II. [Link] et importance de la banque de gènes


II.1.1. Le rôle d'une banque de gènes
Son rôle se résume dans :
 Inventaire-prospection et collecte des espèces et variétés pouvant être intéressants pour leur
valeur agronomique, technologique ou écologique.
 Conservation des semences à moyen et long terme.
 Caractérisation de ce matériel génétique.
 Evaluation de ce germplasm.
 Régénération et multiplication des semences.
 Utilisation dans les programmes de recherche de développement et de création variétale.
IL y a deux catégories de banques de gènes que l'on appel le centres de ressources phytogénétiques".
• . Les centres Internationaux.
• . Les centres Nationaux ou régionaux.

II.1.2. Importance de la collection internationale


Pour l'amélioration de la production agricole à l'échelle mondiale, une collaboration internationale est
indispensable car les progrès dépendent en grande partie de l'amélioration des plantes qui dépend elle-
même-de la disponibilité en parents performants et présentant
une variabilité génétique la plus large possible.
en 1974 sous légide de la F.A.O. un conseil International de Ressources Phytogénétiques (C.I.R.P.) ou
I,B.P,[Link] International Board of Plant Génétic dont le siège est à Rome a été mis en place qui a pour
but de promouvoir, coordonner et assister des efforts nationaux, régionaux et internationaux visant à
mettre en place un réseau mondial de banque de gènes.
Les banques de gènes répondent à ces besoins et permettent de promouvoir le progré agricole par le
biais de l'amélioration génétique.
Ce conseil conserve une grande partie de ses crédits au financement des services d'experts-conseillers,
à la collecte de variétés traditionnelles et d'espèces sauvages (spontanées) à la conservation de

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
semences et fourniture de matériel et équipements pour les banques de gènes et enfin à assurer la
formation du personnel scientifique et technique spécialisé.

II.2. Classification des principales catégories de ressources phytogénétiques


Les ressources génétiques végétales utilisées ou potentiellement utilisables par L'homme peuvent être
classées selon les catégories suivantes:

5.1. Espèces cultivées


5.1.1. Variétés locales traditionnelles
5.1.2. Lignées d'amélioration génétique
5.1.3. Autres combinaisons génétiques

5.2. Les espèces sauvages (ou spontanées)


5.2.1. D'utilisation directe
5.2.2. D'utilisation indirecte
5.2.3. D'utilisation potentielle

II.3. FONCTIONNEMENT D'UNE BANQUE DE GENES


Il existe trois grandes catégories de banques de gènes:

II.3.1. LA COLLECTION DE BASE


Elle se compose d'échantillons de semences séchées à teneur d'humidité entre 5à10% enveloppées
hermétiquement et conservées à une température comprise entre -10°C
(Moyenne durée de conservation) et-20°C (Longue durée de conservation).
Ces sachets ou récipients contenant les semences ne sont ouverts que si des tests de variétés de sa
semence (faculté et énergie germinative sont nécessaires et sont effectués tous les 10 ans en moyenne).
Les collections de base sont destinées à mettre en sûreté des stocks de semences d'espèces présentant
un intérêt agricole immédiat ou potentiel.

II.3.2. COLLECTIONS ACTIVES


Dans ces collections on peut prélever des échantillons pour les besoins d'un programme d'amélioration
génétique (sélection) ou pour d'autres fins recherche appliquée et fondamentale).
Elles sont composées de double des espèces et variétés, détenues dans les collections de base
(duplicata).
La conservation s'y effectue à des températures d'environ O°C à+4°C avec contrôle de l'humidité
(atmosphère sèche) ou par stockage des semences sèches dans des récipients hermétiquement clos.
Les centres qui possèdent des collections actives doivent posséder l’équipement nécessaire pour
pouvoir multiplier en cas de besoins ces espèces et les régénérer lorsque la viabilité (pouvoir
germinatif) des semences descend en dessous de 85% de germination.

II.3.3. LA COLLECTION VIVANTE

Elle se compose de plantes vivantes généralement pérennes telles que Les arbres fruitiers et forestiers.
Ces collections comprennent également des plantes dont les semences ne se conservent pas ou
difficilement comme la pomme de terre.
C’est une collection qui sert à tous les usages.
Une banque de gène à une autre activité trés importante appelée documentation.
Ii y a trois sortes de données qui sont toutes informatisées et traitées par ordinateur.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
• Les données phytoécologiques telles : Nom de la variété, numéro d'identification, L'origine,
l'aire de dispersion ou de répartition et l'habitat de la plante, (climat, sol, altitude, topographie
etc...).
• Les données de caractérisations de la variété : Ce sont les caractéristiques botaniques,
taxonomiques et les caractères héréditaires observés pendant La multiplication ou la
régénération de la variété.
• Les données d’évaluations : Ce sont des observations recueillies par l'améliorateur
(collectionneur) au cours du criblage,( screening) systématique de La variété pour en
déterminer le potentiel génétique de sélection et d'utilisation.
• perspective d’avenir : Une technique nouvelle et récente permet de conserver in vitro des
cultures cellulaires et des fragments de tissus végétaux.
Dans l’avenir on prévoit l'utilisation de la cryoconservation de "tissu" ou de fragments de "tissu" qu'i
pourront être conservés in-vitro pendant une durée de vie pratiquement illimitée en état de vie
suspendue.

[Link] dans le monde


Avec la contribution de chaque pays, un état des ressources génétiques pour l'alimentation et
l'agriculture a été établi par la FAO. Il liste plus de 1 470 collections de graines et de plantes,
conservées dans des banques de gènes, réparties à travers 150 pays. On y dénombre 5,4 millions de
spécimens de plantes cultivées.
 Banque de gènes.
Pour ce faire, « un projet de loi sur ces ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture
et un projet de loi sur l’accès et le partage des avantages et les connaissances traditionnelles rattachées
à ces ressources, doivent être adoptés. En fait, c’est déjà élaboré respectivement en 2009 et 2010.
L’objectif consiste à conserver ces ressources pour les générations futures et à protéger les droits des
paysans issus des communautés de base qui protègent ces ressources. En cas d’échanges de ces gènes
vers un autre pays, ils devront aussi bénéficier des ristournes », a-t-il fait savoir. Notons que le
FOFIFA possède une banque de gènes de riz au nombre de 7 000 variétés en ce moment. Mais une
banque de gènes commune pour les 135 pays signataires du TIRPAA est également créée afin de
protéger toutes les ressources des membres. Et la tenue de cet atelier de sensibilisation vise à
rencontrer tous les acteurs concernés et identifier les contraintes et les opportunités sur la mise en
œuvre de ce traité à Madagascar.
Danger réel. Par ailleurs, le directeur général du FOFIFA attire l’attention de tous que les contrôles de
toutes les frontières doivent être renforcés afin de mieux protéger nos ressources phytogénétiques face
à la propagation des maladies et surtout à l’entrée des OGM (Organismes Génétiquement Modifiés).
« L’utilisation des OGM est encore interdite à Madagascar mais même l’introduction des produits
alimentaires contenant cet organisme peut être un grand danger pour nos matériels génétiques », a-t-
il poursuivi. La mise en place d’un laboratoire de biosécurité s’avère ainsi indispensable. Mais l’Etat
serait-il en mesure de bien protéger nos ressources phytogénétiques face à ce danger réel ? En effet, on
trouve déjà certains produits alimentaires étalés dans les rayons d’une grande surface de la Capitale
dont les étiquettes indiquent que « ce produit peut contenir des OGM ».

 Les ressources génétiques végétales

Les matériaux génétiques végétaux sont le plus souvent conservés dans des banques génétiques. Ce
système ex situ fait appel à trois méthodes de conservation:

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
• Les banques génétiques offrent un environnement contrôlé où les semences peuvent être
séchées jusqu'à ce qu'elles atteignent un contenu en humidité faible, et être ensuite entreposées à basse
température sans perdre leur viabilité.
• Les banques génétiques de terrain, telles que les arboretums, les plantations et les jardins
botaniques, sont utiles pour les espèces qu'il est difficile ou impossible de conserver sous forme de
semences, parmi lesquelles on trouve de nombreuses plantes vivaces, des plantes à propagation
végétative et des arbres.
• Les méthodes in vitro qui sont utilisées pour conserver des éléments, des tissus ou des cellules
végétales dans un milieu nutritif peuvent être utilisées pour préserver des espèces qui ne produisent
pas de semences ou dont les semences ne peuvent être séchées sans inconvénient.

 Principales banques génétiques végétales dans le monde

Dans des conditions idéales, les banques génétiques peuvent assurer la conservation de matériel
génétique pendant longtemps, mais non pas indéfiniment. Les semences comme les tissus se dégradent
avec l'âge et il faut périodiquement faire pousser des plantes pour les remplacer par de nouvelles
semences et de nouveaux tissus. Même la banque génétique la plus perfectionnée ne peut offrir des
conditions de sécurité absolue. Des collections entières de plasmas de germes continuent à être perdues
à la suite de problèmes techniques ou financiers ou encore de catastrophes naturelles. Les pannes
d'électricité, l'absence de documentation et d'évaluation, ou encore le manque de compétences dans le
domaine de la régénération des plantes peuvent entraîner des pertes considérables dans les collections.
Les tremblements de terre, les inondations, l'agitation politique et sociale sont autant d'autres facteurs de
risque.

Le principal inconvénient des banques génétiques est que les plantes qui y sont conservées se
trouvent écartées du processus d'évolution auquel elles sont exposées dans la nature. Elles n'ont pas à
s'adapter à l'évolution des conditions naturelles ni à faire face à la concurrence d'autres espèces.
Cependant, l'objectif ultime de la préservation est de conserver des systèmes en évolution et
dynamiques. C'est pourquoi les banques génétiques continueront à avoir un rôle vital dans la
préservation des ressources génétiques, tandis que les systèmes complémentaires, et notamment les
systèmes adoptant l'approche in situ, prendront sans doute de plus en plus d'importance.

II.5. Préservation et utilisation des ressources phylogénétiques

La sauvegarde et l'utilisation des ressources génétiques végétales en péril, exige leur


conservation, leur multiplication et les échanges de matériel génétique (germplasm)

II.5.1. Collection de germplasm


Une équipe chargée de la collecte de plantes doit posséder les connaissances suffisantes quant à la
botanique, la taxonomie, la génétique des populations et l'amélioration des plantes.
Un facteur important de la connaissance du matériel génétique est la notation de toutes les
caractéristiques utiles et une technique d'échantillonnage la plus représentative possible de la
variabilité génétique de la population.
Les facteurs les plus importants à considérer sont:
1. Le nombre de plantes à récolter et le lieu de collecte.
2. La distribution de ces plantes dans Le milieu.
3. Le nombre de lieux ou ces plantes ont été collectées dans une aire de reproduction
déterminée.
4. La distribution des lieux (milieu).

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II.5.2. Conservation du matériel génétique

C'est l'activité principale d'une banque de germplasm dans une banque de gènes, le nombre important
de lignées ou d'échantillons à conserver pose le problème d'espace. Aussi, la conservation au froid est
réservée en priorité aux populations ou variétés originales qui représentent les différents gènes
intéressants pour l'amélioration des plantes.
Les lignées destinées à l'amélioration génétique sont maintenues en collection de travail au niveau des
sélectionneurs. Pour des raisons de sécurité, il est nécessaire de conserver les duplicata des collections
dans une ou plusieurs banques de gè[Link] techniques et conditions de conservation varient beaucoup
selon le système de reproduction des espèces (par graines ou par propagation végétative).

A. Les semences des espèces se reproduisant par graines sont conservées dans des récipients
hermétiques sous vide avec une teneur en humidité interne d'environ 6 à 7 % et une température
ambiante de 18'C. Si ces conditions sont réunies on peut conserver une bonne viabilité de ces semences
pendant une durée d'un siècle et plus.
Certaines techniques de conservation sont au stade expérimental parmi elles sont:

1. Conserver les semences complètement imbibées d'eau h une température normale.


2. Maintenir les semences A un taux d'humidité relativement élevé mais à une température basse, par
exemple dans l'azote liquide.
3. Utilisation des inhibiteurs de la germination.
4. Conserver les grains de pollen:
B. La semence des espèces a reproduction végétative sont représentée par les espèces fruitières, la
pomme de terre, le fraisier etc...
Une caractéristique de ces espèces cultivées est la sélection naturelle et artificielle
Agriculteur qui a abouti à des combinaisons alléliques et des génotypes très hétérozygotes, qui sont
maintenus grâce au système de propagation végétative de ces espèces.
Ce sont ces génotypes et pas seulement les gènes qui y sont intègres qui nous intéressent, car il n'est
pas suffisant de conserver la semence du fait que parents hétérozygotes donnent une ségrégation
(disjonction) élevée avec l'apparition de nouveaux génotypes et la perte du génotype [Link]
résoudre ce problème, certaines solutions peuvent être adoptées, dont Les principales sont:
1 . Maintenir des collections en plein champ (in situ) comme dans le cas des arboreta.,, des jardins
botaniques ou des réserves naturelles.
2, Maintenir des boutures, bulbes ou tubercules en conditions d'humidité et de température contrôi0es.
3. Utilisation des techniques de culture de tissus: Ces techniques se sont développées rapidement et
sont actuellement utilisées à une grande échelle comme par exemple pour la conservation de La
pomme de terre.

II.5.3. Régénération et multiplication de germplasm


La perte du pouvoir germinatif des semences conservées même en chambre froide nécessite leur
régénération périodique, cette périodicité varie naturellement avec L'espèce.
Un problème important pour multiplier ou régénérer du matériel génétique, est la possibilité de
réduction ou de perte de la variabilité génétique initiale.
Un autre facteur important à considérer est celui relatif à l'élimination des viroses et autres maladies au
cours de la période de régénération. Pour cela, les techniques de culture de tissus et organes végétaux
peuvent être d'une grande utilité.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
II.5. 4. E v a l u a t i o n d u m a t e r i e l g é n é t i q u e
Afin d'utiliser les ressources génétiques avec le maximum d'efficacité, il est primordial de
connaître certaines caractéristiques importantes qui seront mentionnées dans une fiche
descriptive de la variété avec des références détaillées des caractères
• Les sélectionneurs ont tendance à établir les "descrtions" d'intérêt agronomique utiles
pour L'amélioration génétique de caractères qui sont généralement potygéniques.
• Les botanistes se basent sur Les caractères morphologiques indépendamment de Leur
"contrôle génétique ou de leur héritabitité".
• Les généticiens S'interessent plus aux caractères quatificatifs et monogéniques que l'on
peut disjoind reel avec une héritabilité élevée.
• le choix de la méthode préconisée dépend d e l ’ o b j e c t i f que L'on veut atteindre.

II.5.5. Documentation
Un système efficace de documentation, de traitement et de gestion des données est
indispensable pour le fonctionnement d'un centre de ressources phytogénétiques.
L'utilisation de l'ordinateur pour les données concernant les collections aussi bien nationales
qu'internationales permet aux agronomes, généticiens et sélectionneurs d'avoir accès au
terminal du computer afin d'obtenir toutes les informations qui leur sont nécessaires dans leur
domaine d'activité: soit pour les échanges de matériel génétique soit pour la recherche de
caractères agronomiques intéressants.

III. Conservation des ressources


Gérer les ressources génétiques consiste à inventorier, caractériser et évaluer, conserver,
régénérer et diffuser. Pour cela les chercheurs intéressent exclusivement à la conservation des
ressources phytogénétiques à travers la mise en place de collections.

L'objectif global du système de conservation des ressources phytogénétiques est la mise


en place d'une véritable politique nationale en matière de gestion de ces ressources.
Le système de conservation des ressources phytogénétiques doit consacrer une part important
de son travail pour la formation, l'information et la communication. Une partie de son budget
doit être réservée à cette tâche. Grâce à ces actions, chaque payé devra retrouver rapidement la
place qui est la sienne au niveau national et international dans le domaine de la gestion des
ressources génétiques.
Le terme «conservation in vivo décrit la conservation d’animaux et végétaux vivants et
englobe les méthodes de conservation in situ et ex situ in vivo.
Une espèce végétale cultivée ou d’une forme sauvage apparentée doit pour être enregistrée
comme ressource phytogénétique :

• présenter un intérêt actuel ou potentiel pour la recherche scientifique, l’innovation ou la


sélection végétale appliquée.

• ne pas figurer au Catalogue officiel des espèces etvariétés de plantes cultivées, sauf des cas
précisés par arrêté, notamment dans lecas des variétés de conservation.

• ne pas faire l'objet d'un certificat d'obtention végétale.

Deux stratégies globales de gestion des ressources phytogénétiques sont utilisées.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

III-1. La conservation in situ


III. 1.1Définition :
La conservation in situ désigne la conservation « sur site ». La conservation in situ est une
technique de conservation de la faune et de la flore sauvages qui intervient sur le terrain dans
le milieu naturel. C'est le processus de protection des espèces animales ou végétales en voie
d'extinction dans leur milieu naturel, soit par protection ou assainissement de l'habitat lui-
même, ou en défendant les espèces des prédateurs. L'avantage de la conservation in situ est
qu'elle maintient la restauration des populations dans le milieu même où se sont développés
leurs caractères distinctifs.
Elle consiste à maintenir les espèces dans le milieu où elles ont développé leurs caractères
distinctifs. En France, la conservation in situ concerne principalement les plantes sauvages.
III.1-2- Objectif et avantage
Objectif : soit la protection de l’habitat des espèces, soit la réduction des menaces affectant
l’espèce sur l’habitat.
L'avantage de la conservation in situ par rapport à la conservation ex situ (en dehors du milieu
naturel) est qu'elle maintient la restauration des populations dans le milieu même où se sont
développés leurs caractères distinctifs et dans lequel elles peuvent continuer d'évoluer avec
leurs prédateurs et leurs parasites.
Cette stratégie est la seule qui permette un succès sur le long terme, notamment pour la
sauvegarde des communautés végétales et le maintien de leur diversité. Son importance est
soulignée dans les conventions et législations internationales et européennes ; elle constitue
l’une des bases des conceptions du développement durable.

III.1-3- le lieu de conservation :


Les lieux de conservation des espèces animales ou végétales sont alors situés dans
la nature (réserves naturelles, parcs naturels régionaux, parcs nationaux ou transnationaux,
etc.).
La conservation de la nature est principalement fondée sur la conservation in situ. Il s'agit de
la protection des habitats fauniques et floristiques. Aussi, les réserves sont maintenues
suffisamment grandes pour permettre aux espèces visées d'exister en grand nombre. La taille
de la population doit être suffisante pour permettre une diversité génétique nécessaire à la
survie de cette population, de sorte qu'elle a de bonnes chances de continuer à s'adapter et à
évoluer avec le temps. Cette taille des réserves peut être calculée, pour les espèces visées, par
l'examen de la densité de la population dans des situations naturelles. Les réserves doivent être
protégées de toute intrusion, ou de la destruction par l'homme, et contre d'autres catastrophes
la conservation in situ est trop difficile, voire impossible car les habitats sont sujets a des alea
extérieures qui les détruiraient.

III.1-4-. Les différentes formes de conservation in situ


• Conservation des écosystèmes naturels ou semi-naturels dans différents types de réserves ou
aires protégées
• Conservation de la biodiversité agricole, y compris d’agro-écosystèmes entiers, et maintien
des espèces domestiquées (sur le site de l’exploitation - « à la ferme » -)
• Conservation et maintien des espèces cibles dans leurs habitats naturels ou semi-naturels

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
• Conservation génétique
• Programmes de récupération de certaines espèces
• Restauration des habitats

III.1-5-Type de conservation in situ


- conservatoire botanique national, CBN, agréé par le ministère chargé de la protection de
la nature pour une zone géographique donnée. Cet agrément a été rendu possible en1988. Les
organismes ainsi agréés ont un caractère scientifique et sont spécialisés dans la connaissance
et la conservation des plantes sauvages menacées sur le territoire national. En 2004, leurs
missions ont été étendues officiellement à la connaissance de l'ensemble de la flore sauvage et
des habitats naturels, ainsi qu'à la conservation des habitats naturels. Ils sont regroupés par
la Fédération des conservatoires botaniques nationaux.
• des jardins zoologiques, des parcs animaliers, des parcs de vision pour les espèces
animales terrestres ;
• des aquariums publics pour les espèces animales aquatiques ;
• des jardins botaniques, des conservatoires botaniques, des arboretums pour les espèces
végétales ;
• des jardins et des élevages de particuliers.

III.2-La conservation ex situ


III2.1.D.éfinition :
Signifie littéralement la conservation « hors site ».
La conservation ex situ est une technique de conservation de la faune et de la flore sauvages
qui intervient hors du milieu naturel. Ce processus de protection d'une espèce menacée de
plante ou d’animal permet d’enlever une partie de la population de l'habitat menacé et de la
placer dans un nouvel environnement, qui peut être une aire sauvage ou sous les soins de
l'homme
Les ressources peuvent également être conservées en dehors de leur milieu naturel. Cette
méthode est notamment nécessaire lorsque l'environnement est menacé. Elle se pratique :
• dans des vergers ou jardins conservatoires.
• sous forme de banques de graines ou de vitroplants, conservés généralement au froid.

La conservation ex situ est une technique de conservation de la faune et de la flore sauvage


qui intervient hors du milieu naturel .ce processus de protection d’une espèce menacée de
plante ou d’animal permet d’enlever une partie de la population menacée et de la placer dans
un nouvel environnement qui peut être une aire sauvage ou sous les soins de l’homme.

III-2.2. Objectif et avantage


L’objectif est le renforcement des stations naturelles affaiblies, voire la réintroduction en
nature si l’espèce a disparu.

La conservation ex-situ ne se substitue pas à la protection in-situ; elle la complète dans les cas
les plus problématiques. L’objectif est le renforcement des stations naturelles affaiblies, voire
la réintroduction en nature si l’espèce a disparu, mais pas la culture à long terme (qui finit par
altérer les populations). L’objectif de ces programmes européens d’élevage est de constituer

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
des populations viables de 250 à 500 individus par espèce en conservant, sur 150 ans, plus de
90% de la diversité génétique des individus fondateurs de la population.

II-3- le lieu de conservation :


• des jardins zoologiques, des parcs animaliers, des parcs de vision pour les espèces
animales terrestres ;
• des aquariums publics pour les espèces animales aquatiques ;
• des jardins botaniques, des conservatoires botaniques, des arboretums pour les espèces
végétales ;
• des jardins et des élevages de particuliers.
• Banques de graines et banques d’ADN.

II-4- Les différentes formes de conservation in situ


Les banques de graines sont des lieux protégés ou l'on maintient ex-situ et souvent en congélation
des graines de plantes sauvages ou cultivé[Link] de la « Banque de graine » (Seedbank) de la
Western Regional Plant Introduction Station
Des banques de graines existent dans plusieurs pays qui regroupent des millions d’échantillons
de nombreuses espèces, sous-espèces ou variétés cultivées et parfois sauvages Ces banques
peuvent ou non travailler avec des conservatoires botaniques, ou vergers conservatoires,
nationaux ou privés.
Certaines associations et ONG font un travail complémentaire de promotion et conservation,
ou gestion conservatoire de semences paysannes (ou semences fermières).
On parle aussi de la « banque de graines du sol » pour désigner les réserves naturelles de
graines capables de germer à différentes profondeur du sol. On désigne sous le nom
de banques de graines du sol (ou « crypto-banque de graine ») les stocks de graines
dormantes qui se constituent naturellement dans tous les habitats pourvus d'un sol et d'une
couverture végétale1.
On parle parfois de banques de semences bien que « semences » désigne les graines utilisées
pour les plantes cultivées. Le mot « semence » peut également désigner
des spermatozoïdes animaux, mais on parle alors plutôt de banque de sperme, comme il peut
exister des banques d'ovules.
Le terme « banque de graines » est parfois employé pour désigner une grainothèque qui n'est
pas un lieu de stockage mais simplement de dépôt, de partage et de libre échange de graines1.
Une grainothèque est le plus souvent installée dans un espace d'une bibliothèque ou
médiathèque municipale2.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

VI. Législation des ressources phytogénétiques

En 2005, la Colombie, l’Équateur et le Pérou, qui sont membres de la Communauté andine des
nations, sont en train de négocier un Traité de libre commerce (TLC) avec les États-Unis
d’Amérique. Ce processus a été mis en œuvre suite aux échecs de la mise en place de l’« Aire
de libre commerce pour les Amériques » (Alca) et de la réunion de l’Organisation mondiale du
commerce (OMC), à Cancún, en septembre 2003.
[Link] protection des obtentions végétales :
Dans le cadre normatif qui règle l’Upov, repose sur trois conventions : l’Acte de 1961-1972,
l’Acte de 1978, l’Acte de 1991. Fin 2004, cinquante-huit États dans le monde faisaient partie
de l’Upov, dont les trois voisins andins du Pérou : la Bolivie, la Colombie et l’Équateur. Or,
paradoxalement, l’Upov entre en conflit avec les normes de la CAN tout autant qu’avec celles
du Pérou.
En fait, les trois pays andins ont adhéré en 1978 à l’Upov et l’élément qui pose problème date
de 1991. L’Upov prévoit la protection des droits de propriété intellectuelle liés aux ressources
phytogénétiques à travers un « droit d’obtenteur », nommé Certificat d’obtention végétale –
COV. L’Acte de 1991 crée une exception, qui permet aux États de déposer des brevets sur les
variétés qui se multiplient par voie végétative : cela est cohérent avec le système de brevets
des États-Unis, mais plus du tout avec celui de la CAN. Par ailleurs, le régime commun de
Protection des droits des obtenteurs de variétés végétales de la CAN définit l’obtenteur comme
« la personne qui a créé une variété végétale » et précise que, pour les effets de ce texte, créer
doit s’entendre comme : « obtenir une nouvelle variété par le biais d’une amélioration
transmissible des plantes, grâce à l’application de connaissances scientifiques ». En revanche,
l’Acte de 1991 précise dans l’article 1, n° iv, qu’il faut entendre par obtenteur, non seulement
la personne qui crée une variété, mais également la personne qui découvre et met au point une
variété. Ainsi, un obtenteur Upov originaire des États-Unis pourra solliciter un certificat
d’obtention végétale, voire un brevet, par le seul fait de découvrir une espèce non identifiée ou
non enregistrée, ce qui entre en contradiction avec la législation des pays andins.
Les pays qui sont à la fois andins et amazoniens, font partie des pays du monde dotés de la
plus grande diversité biologique C’est d’ailleurs pour cela qu’on trouve, au Pérou et en
Colombie, deux des principaux centres de conservation ex situ de ressources phytogénétiques :
le Centre international de la pomme de terre (CIP) et le Centre international d’agriculture
tropicale (Ciat), qui font tous deux partie du réseau mondial de centres de conservation ex
situ du Groupe international consultatif de recherche agricole (CGIAR).
• 1 Celle-ci comprend aussi les pays andins surtout la Bolivie et le Venezuela.
• 2 Les négociations pour l’établissement d’une « Aire de libre commerce des Amériques »
(Alca),
• 3Plante amazonienne dont on obtient un breuvage hallucinogène.
• 4Décision n° 391 de la CAN.
• 5 Le « pays d’origine » d’une ressource génétique est celui qui la possède in situ, ou qui la
possède.
• 6 Respectivement établis par les décisions n° 523, 345 et 486 de la CAN.
Cette législation au niveau régional vient compléter des normes nationales qui ont également
été conçues pour combattre la bio-piraterie. Ainsi, au Pérou comme dans les autres pays, elles
ont pour objectif de rendre possibles la conservation et l’utilisation durable des ressources, la

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
protection des droits de propriété intellectuels liés aux connaissances des populations
indigènes sur celles-ci et la distribution des bénéfices qui découlent de leur utilisation.
• 7 Décret législatif n° 613.
• 8 Loi n° 26839 et Décret suprême n° 068-2001-PCM.
• 9 Décret suprême n° 102-2001-PCM.
• 10 Décret suprême n° 008-96-ITINCI.
• 11 Décret suprême n° 102-2001-PCM.
• 12 Loi n° 27811.
Les échanges traditionnels de ressources biologiques et génétiques entre communautés indigènes
ne sont pas concernés. D’autres normes font partie de ce cadre : la « Stratégie régionale pour la
biodiversité des pays du tropique andin », le « Régime commun pour la protection des obtenteurs
de végétaux » et le « Régime commun de propriété industrielle ».

[Link] règlementaires en matière de préservation de la flore :


la loi n°84-12 du 23 juin 1984, portant régime général des forêts.
la loi n° 03-10 du 29 juillet 2003, relative à la protection de l'environnement dans le cadre du
développement durable.
Ordonnance n° 95-03 du 19 Chaâbane 1415 correspondant au 21 janvier 1995 portant
approbation de la convention sur la diversité biologique, signée à Rio de Janeiro le 5 juin 1992
le décret n° 82-440 du 11 décembre 1982 portant ratification de la Convention africaine sur la
conservation de la nature et des ressources naturelles, signée à Alger le 15 septembre 1968 ;
le décret n°85-12 du 07 mai 1985 portant adhésion de l’Algérie à la Convention internationale
pour la protection des végétaux.
décret n° 82-439 du 11 décembre 1982 portant adhésion de l’Algérie à la convention relative aux
zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitats de la sauvagine ,
signée à Ramsar (Iran) le 1er février 1971 .
Le protocole de coopération entre les pays d’Afrique du nord en matière de lutte contre la
désertification (ratifié par décret n° 82-437 du 11 décembre 1982)
La Convention sur le commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages
menacées d’extinction (décret n°82-498 du 25 décembre 1982 portant adhésion de l’Algérie à la
convention)
Le Protocole relatif aux aires spécialement protégées de la Méditerranée (ratifié par décret n°85-
01 du 05 janvier 1985)
La Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (décret présidentiel n°93-99
du 10 avril 1993 portant ratification de l’Algérie)
La Convention sur la diversité biologique (Ordonnance n°95-03 du 21 janvier 1995 portant
approbation de la convention)
La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (décret présidentiel n°96-
52 du 22 janvier 1996 portant ratification de la Convention)
Le Protocole relatif aux aires spécialement protégées de la diversité biologique en mer
Méditerranée (Signée le 10 juin 1995)
le décret n°82-498 du 25 décembre 1982 portant adhésion de l’Algérie à la convention sur le
commerce international des espèces de la faune et de la flore sauvages menacées d’extinction ;
(CITES) signée à Washington le 3 mars 1973 ;
Décret n° 93-285 du 9 joumada Ethania 1414 correspondant au 23 novembre 1993 fixant la listes
des espèces végétales non cultivées protégées complété par le décret n°95-143 du 26 août 1995.
Décret exécutif n°95-429 du 23 Rajab 1416 correspondant au 16 décembre 1995 fixant les

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021
conditions et les modalités de délivrance d’autorisation pour la production, la détention, la
cession, l’utilisation, le transport, l’importation, et l’exportation des espèces végétales non
cultivées.
CAS DE L’ALGERIE

Un projet de loi sur les ressources biologiques et d’autres textes réglementaires sont en cours
de préparation au niveau du gouvernement en vue d’asseoir une législation nationale pour la
préservation et la valorisation du patrimoine génétique algérien, a-t-on appris auprès du
ministère de l’Agriculture.
Le gouvernement a adopté un décret fixant le système de qualité des produits agricoles ou
d’origine agricole, en tenant compte notamment de l’indication géographique et de
l’agriculture biologique, a indiqué à l’APS M. Hamid Hemdani, sous-directeur de la
Protection des patrimoines au ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Ce texte
vise la préservation et la valorisation des produits agricoles essentiellement ceux des terroirs.
L’installation du comité sectoriel des ressources génétiques, "confirme la volonté de l’Etat à
prendre en charge la question de la conservation des ressources génétiques qui relève de la
sécurité alimentaire du pays,
La loi d’orientation agricole d’août 2008 et la politique du renouveau agricole et rural lancée
en 2009 ont réitéré l’importance de la préservation des ressources génétiques nationales qui
font objet d’une biopiraterie en l’absence d’un cadre juridique pour protéger ce patrimoine.
"Il ne faut pas oublier qu’à un moment de l’histoire de notre pays pendant toutes les années
1980 et 1990 la question de la ressource génétique locale était presque reléguée au second
plan.
Mais, "aujourd’hui, il est plus qu’urgent d’essayer de changer la tendance. Pour cela, il faut
d’abord asseoir une législation complète et adéquate qui traiterait de la question des ressources
génétiques et de la valorisation des produits y issus, chose qui est en train d’être faite.
Un projet d’une banque de gènes avant 2014
L’Algérie devrait se doter, d’ici à 2014, d’une banque de gènes qui aura pour mission, la
conservation et la valorisation du patrimoine génétique végétal, animal et microorganismes.
Cet instrument sera aussi l’outil d’aide à la décision en matière de sécurité alimentaire à
travers des choix stratégiques.
Il s’agit également de mettre en synergie le potentiel humain scientifique et technique et de
renforcer les capacités en matière de formation et d’équipements en vue d’une meilleure prise
en charge de la question des ressources génétiques dans son volet recherche et conservation.
"Tous les acteurs qui touchent de loin ou de près à cette question (spécialistes dans la
législation, scientifiques, chercheurs, agriculteurs, professionnels, société civile) doivent
trouver place dans ce comité pour qu’il y ait un travail en commun
"Ces questions seront discutées en vue d’élaborer une feuille de route pour la mise en oeuvre
de la stratégie de conservation, de la gestion et de la valorisation des ressources génétiques
nationales

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

Parallèlement à cela, un projet d’inventaire exhaustif de la flore et de la faune sauvage est en


cours de lancement par le ministère de l’Agriculture, ce qui permettra l’évaluation de l’érosion
génétique particulièrement en ce qui concerne la flore.
Lors d’un atelier maghrébin tenu début mai à Alger sur les ressources génétiques, des experts
algériens avaient tiré la sonnette d’alarme quant au pillage des ressources génétiques
nationales dont les plantes médicinales et aromatiques qui font le bonheur des laboratoires
pharmaceutiques et des compagnies de l’agroalimentaire et du cosmétique à l’étranger sans
bénéfice aucun pour l’économie locale.
4.000 plantes sans compter la faune et les micro-organismes
L’Algérie "fait l’objet de grandes convoitises de la part de pays étrangers". Donc, avoir un
cadre juridique permettra de co-codifier les échanges avec ces pays, selon ces experts.
L’essentiel des ressources génétiques adaptées aux conditions agroclimatiques de l’Afrique du
nord se trouve en Algérie. Il s’agit, selon eux, de ressources "déterminantes" pour l’avenir de
l’agriculture algérienne compte tenu des changements climatiques qui pourraient entraîner la
disparition de souches végétales et animales.
Selon les chiffres disponibles, le patrimoine génétique national est composé, pour la flore
seulement, de près de 4.000 types de plantes sans compter les races, les souches animales et
les micro-organismes.
Au niveau international, l’Algérie a signé plusieurs accords en relation avec la préservation
des ressources génétiques, notamment le traité international sur les ressources phytogénétiques
de la FAO et le protocole de Nagoya concernant l’accès aux ressources génétiques et le
partage équitable découlant de la convention sur la diversité biologique (CDB).
De plus, l’Algérie a été élue depuis avril 2013, au titre de la région Afrique, membre du
groupe de travail technique intergouvernemental de la FAO pour les ressources
phytogénétiques et forestières.
Les plantes médicinales et aromatiques de l'Algérie font le bonheur des laboratoires
pharmaceutiques et des compagnies d'agroalimentaire et de cosmétique à l'étranger sans
bénéfice aucun pour l'économie locale, estiment des experts algériens rencontrés en marge
d'un atelier maghrébin sur les ressources génétiques.
"Aucun cadre juridique n'est adopté pour préserver le patrimoine génétique national (plantes,
animaux, micro-organismes)", a-t-il dit, regrettant que certains nationaux transfèrent ce
patrimoine à l'étranger en l'absence de tout cadre légal, ce qui est assimilé à "la biopiraterie".
Sous couvert de la recherche scientifique, des Algériens obtiennent des bourses d'études ou
des stages auprès de diverses compagnies internationales et structures de recherche à l'étranger
pour étudier le patrimoine génétique des plantes médicinales ou aromatiques et des micro-
organismes (exemples: bactéries des eaux chaudes du Sud, plantes résistantes à la sécheresse,
à la salinité) afin qu'ils soient brevetés.
Le pays d'origine n'en tire presque pas de bénéfice hormis celui pour le chercheur de voir son
nom figurer dans une étude publiée dans une revue avec la possibilité d'utiliser le diplôme
obtenu pour entamer une carrière d'enseignant.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

Mais aucun gain n'est engrangé par l'économie du pays après la commercialisation des
produits issus des résultats de la recherche. Pourtant, les revenus financiers auraient pu servir à
financer la recherche dans le pays d'origine ou encore participer à soutenir les parcs naturels
qui orientent une partie de leurs activités à la protection du patrimoine.
Protection des ressources génétiques et phytogénétiques : une solidarité andine est-elle
possible ?
L'Inra gère des collections de ressources génétiques pour plus d'une cinquantaine d'espèces
végétales : plantes modèles pour l'étude du génome, espèces agricoles (céréales, fourrages,
oléagineux, plantes maraîchères, arbres fruitiers) ou d'agrément (gazon, plantes d'ornement).
Constituées, avec une vocation scientifique, depuis plus de 50 ans, les collections de l’Inra et
de ses partenaires intègrent une large part de la diversité des espèces cultivées et de leurs
apparentées sauvages.
Constituées avec une vocation scientifique pour les recherches en amélioration des plantes ou
en biologie végétale, les ressources génétiques conservées sont également représentatives de
l'histoire de l'agriculture et des recherches de l’Institut. Elles ont ainsi acquis une valeur
patrimoniale inestimable. L'Inra s’engage à ce qu'une grande partie de ses ressources
génétiques demeure largement accessible pour la recherche comme pour l’agriculture.
 Une ressource pour la connaissance et l'innovation, un patrimoine
Les programmes de recherche de l'Inra pour améliorer les espèces végétales cultivées, analyser
les gènes et leur fonctionnement ont depuis toujours nécessité de collecter, caractériser et
conserver un matériel végétal diversifié. Les collections ainsi constituées ont aussi été mises à
disposition pour les recherches de nombreux partenaires publics ou privés. Elles permettent de
disposer d’un matériel inédit par rapport aux variétés les plus cultivées du moment. Les
ressources génétiques sont ainsi une source de caractères originaux pour répondre aux
nouveaux enjeux pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.

Conserver et gérer la biodiversité fait partie des missions de l'Inra, organisme de recherche
publique. Pour les plantes agricoles et d'ornement, la diversité des gènes a été façonnée par la
nature, mais aussi par l'homme au cours des siècles d’agriculture et de domestication des
espèces naturelles. Une partie de ces collections a ainsi une valeur culturelle et historique. Ces
collections sont, la plupart du temps, conservées par des réseaux nationaux associant des
établissements publics et des partenaires privés ou associatifs très variés. L'Inra diffuse les
ressources génétiques qu'il conserve, dans la mesure de ses moyens, à tous les utilisateurs
potentiels, avec une priorité en faveur des actions pour la recherche, la formation et le
développement.

Les actions de l’Inra sont développées en cohérence avec la stratégie nationale pour la
biodiversité pilotée par le ministère en charge de l’Écologie et avec la politique nationale
pilotée par le ministère chargé de l’Agriculture pour les ressources génétiques Ces actions sont
accompagnées par la Fédération pour la recherche sur la Biodiversité (FRB) dont l’Inra est
membre fondateur.

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

 Des ressources représentatives de la biodiversité au sein des espèces


Pour une plante non domestiquée par l'homme, les ressources génétiques sont les populations
naturelles de l'espèce et des espèces apparentées provenant parfois de différentes régions du
monde.

Pour une espèce domestiquée par l’homme, les ressources génétiques incluent : des
populations de différents pays, des variétés anciennes et modernes, des matériels issus de
croisements ou obtenus en laboratoire (mutants naturels ou artificiels, lignées mâles stériles,
etc.), mais aussi les espèces sauvages dont elle est issue et leurs apparentées. Les collections
disponibles à l'Inra intègrent une part importante de la variabilité des formes sauvages ou
apparentées et sont pour cela souvent présentées comme les premières sur le plan européen et
parmi les plus importantes au monde.

 Une collection est représentative si elle couvre l'ensemble de la diversité de l'espèce,


en évitant les redondances. En effet, des échantillons collectés par différentes voies
peuvent s'avérer être identiques. C'est pourquoi, il importe de décrire et de caractériser
les collections. Sur cette base, il est possible de constituer une "collection noyau" (ou
"core collection" en anglais), formée d'un nombre réduit d'échantillons, uniques et
représentatifs de la diversité de la collection complète. Cette démarche implique de
réfléchir sur la nature de la diversité à préserver qui peut être fonction des usages
ultérieurs ou nouveaux de l’espèce : diversité des gènes et de leurs fonctions, diversité
des individus, valeur patrimoniale ou culturelle de certaines variétés.

 Un portail d’accès aux collections de ressources génétiques de plantes cultivées


de l’Inra
L’INRA a développé un Système d'information sur les ressources génétiques végétales qui
centralise les informations liées aux ressources génétiques conservées dans ses centres de
ressources biologiques (CRB) : lieu de conservation, données passeports, données de
caractérisation…). Il permet aussi aux utilisateurs de commander des échantillons via une
interface web.

 Échanges et cadre juridique


La Convention sur la biodiversité (reconnaissant la souveraineté des États sur leurs ressources
génétiques et ratifiée en 1993) et le Traité international sur les ressources phyto-
génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, s'appliquant aux principales espèces
agricoles et ratifié en 2005) constituent le cadre de régulation des échanges de ressources
génétiques entre les pays.

En France, les conditions de gestion et d’utilisation des ressources phytogénétiques et la


législation associée sont en cours d’actualisation après le vote d’un nouveau texte de loi en
décembre 2011 qui précise le statut des ressources génétiques végétales et les modalités de
leurs usages. L'Inra aménage dès aujourd’hui un large accès à ses ressources génétiques en

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LES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES 2020/2021

diffusant à tous les utilisateurs qui le demandent de petites quantités de matériels pour des
actions de recherche, de formation ou de développement.
Perspectives d'avenir et conclusion
Il faut signaler que Les centres de ressources phytogénétiques importants tels par exemple
celui de Beltsville (Maryland) aux U.S.A., celui de VaviLov en URSS et le laboratoire de
germplasm méditerranéen de Bari en Italie' détiennent La plupart de nos espèces et variétés
locales disparues ou encore cultivées principalement céréales, fourragères et légumières qui
n'existent plus a l'état de collection de base ou active dans notre pays. Faute de structure
nationale responsable du maintien de ce germplasm, de son évaluation de son utilisation en
amélioration des plantes ou dans des programmes de recherche-développement. Ce germplasm
reste inutilisable pour notre pays.
Pour ces raisons, une étude pour la création d'un centre National de Ressources
Phytogénétiques a été initié par L'INRAA en 1985 avec la collaboration de L'IBPGR. La
constitution et L'équipement de ce Centre échelonnées sur une durée de trois a quartes années
avec l'assistance de la F.A.O. (I.B.P.G.R.) ,restent conditionnés par la disponibilité en
potentiel scientifique humain et Les moyens de financement.
Parallèlement il est prévu pour le même échéancier l'équipement des sous-centres (chambres
froides de moyenne durée de conservation, matériel de sélection, d'expérimentation et de
laboratoire) ainsi que celui des stations annexes (chambre froide à courte durée de
conservation équipement de sélection - évaluation).
Les principales activités du centre national, des sous-centres et des stations annexes
d'évaluation doivent être représentatives des différentes zones agro-pédo-climatiques.

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