Contrôle Non Destructif par Ressuage
Contrôle Non Destructif par Ressuage
4.3. Révélateurs.................................................................................................................................... 15
4.4. Procédés de ressuage fluorescent à l’aide d’un pénétrant pré émulsionné directement
rinçable à l’eau ........................................................................................................................................... 16
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8. APPLICATION .................................................................................................................................... 24
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1. PRINCIPE DE LA MÉTHODE
L’essai de ressuage a pour but de révéler la présence des défauts débouchant à la surface
d’une pièce. Ces discontinuités ne peuvent généralement pas être décelées par un simple
examen visuel.
L’essai de ressuage peut être résumé en quatre phases :
a. Opération 1 : la surface propre de la pièce à contrôler, exempte de pollution
susceptible de colmater les défauts débouchant, est mise en contact avec un
produit liquide contenant les traceurs colorés ou fluorescents. Par capillarité ce
liquide pénètre dans tous les défauts débouchant
b. Opération 2 : après une période d’attente (temps d’imprégnation), l’excès de
pénétrant sur la surface de la pièce est éliminé.
c. Opération 3 : nous appliquons alors un produit révélateur, à sec ou en suspension, sur
la surface de la pièce, de manière à absorber le liquide d’imprégnation présent
dans les discontinuités. En diffusant dans le révélateur le pénétrant forme une
tache colorée à la surface de la pièce.
d. Opération 4 : l’apparition de ces taches indique au contrôleur la présence de défauts
débouchant
Opérations
Interprétation.
Nettoyage es surfaces après interprétation.
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2. ORIGINE DE LA MÉTHODE
Le ressuage est une méthode de contrôle utilisée depuis 1930 environ. A cette époque le
pénétrant était constitué d’un mélange coloré d’huile et de kérosène, le révélateur était de la
poudre de craie en suspension dans de l’alcool.
L’utilisation, principalement en aéronautique, de matériaux non ferromagnétiques tels que les
aciers austénitiques, les alliages d’aluminium et de magnésium, a accéléré le développement
des méthodes de ressuage.
Les travaux entrepris par R-C. Switzer ont permis de généraliser industriellement l’essai de
ressuage et ont abouti à la mise au point des pénétrants fluorescents commercialisés en 1942
sous le nom de « procédé Zyglo ».
Cette dénomination est purement commerciale et on a trop souvent tendance à l’adopter pour
désigner le procédé de ressuage dans son ensemble : un grand nombre de marques et un grand
nombre de produits à l’intérieur de chaque marque pouvant être rencontrés sur le marché, il
est important de bien préciser, en pratique, la nature des produits utilisés.
Une plus grande connaissance des phénomènes mis en jeu, associée à des exigences accrues
sur le niveau de qualité, a conduit naturellement les fabricants, ces dernières années, aux
améliorations suivantes :
Augmentation de la sensibilité,
Amélioration de la qualité des images,
Diminution de la durée du contrôle,
Diminution des risques d’incendie et d’intoxication des opérateurs,
Utilisation de pénétrants spéciaux dans des gammes de température différentes de
l’ambiante.
3.1.1. Diffusion
Le phénomène de diffusion peut être illustré par l’exemple suivant : une tache d’encre
déposée sur un papier buvard s’élargit progressivement au cours du temps. On assiste à un
transfert de la masse du liquide dans la matière poreuse constituée par le buvard suivant
un mécanisme similaire à celui de la propagation de la chaleur dans un volume de
matériau.
Fig.3 : diffusion
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C’est le phénomène d’adhérence d’un liquide à la surface d’un solide tel qu’on l’observe
pour la buée « collée » à la surface d’une vitre froide : le décollement ne pourra se faire
qu’en transformant par échauffement le liquide en gaz.
3.1.4. Viscosité
La viscosité d’un liquide caractérise sa résistance à l’écoulement dans des conditions
homogènes (absence de turbulence).
Fig.5 : viscosité
3.1.5. Capillarité
On désigne sous le nom de capillarité l'ensemble des phénomènes se produisant à la surface d'un
liquide, en particulier lorsque ce dernier est placé dans un tube de très petit diamètre intérieur (ordre de
grandeur de la dimension d'un cheveu).
Fig.2 : densité
Fig.6 : capillarité
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• la tension superficielle,
• la mouillabilité.
Un liquide est inerte chimiquement s'il ne conduit pas à une action chimique destructrice, à
plus ou moins longue échéance, sur les corps avec lesquels il est en contact.
3.1.7. Solubilité
La solubilité d'un corps ou d'un liquide représente son aptitude à se dissoudre dans un autre
liquide sans précipiter.
3.1.8. Rinçabilité
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A titre indicatif, nous donnons dans le tableau suivant les valeurs théoriques de remontées de
quelques liquides, dans un tube capillaire de diamètre intérieur 0,2 mm :
Tab.1
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4.1. Pénétrants
Il existe trois familles principales de pénétrants :
les pénétrants colorés : qui sont généralement de coloration rouge/violette, pour
lesquels l’observation se fait en lumière blanche.
les pénétrants fluorescents : qui nécessitent un examen en lumière ultraviolette, en
ambiance sombre.
les pénétrants mixtes : qui peuvent indifféremment examinés en lumière blanche ou
en lumière ultraviolette.
Parallèlement, dans chaque famille, on peut rencontrer trois cas possibles d'utilisation:
le pénétrant est pré émulsifié (ou pré émulsionné) : auquel cas il est directement
rinçable à l’eau.
le pénétrant est à post-émulsification (ou post émulsion) : auquel cas l’excès de
pénétrant pour être éliminé, doit être soumis à l’action d’un émulsifiant intermédiaire.
le pénétrant est éliminable à l'aide d'un solvant approprié.
La figure 10 donne une représentation schématique des situations couramment utilisées
industriellement.
Fig.10
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4.2. Emulsifiants
L'émulsifiant n'est utilisé que dans le cas d'un produit pénétrant à post-émulsification pour
l'enlèvement de l'excès de pénétrant en surface de la pièce: l'émulsifiant, appliqué sur la
surface de la pièce, diffuse dans le pénétrant pour former une émulsion rinçable à l'eau.
4.3. Révélateurs
Il existe essentiellement deux types de révélateurs, pouvant être utilisés avec les diverses
familles de pénétrants et d'émulsifiants:
les révélateurs secs : se présentent sous forme de poudre : ce type de révélateur est
utilisable seulement avec les pénétrants fluorescents,
les révélateurs humides : constitués d’une poudre en suspension ou en solution dans
un liquide. Sous cette forme deux types de révélateurs peuvent être rencontrés :
le liquide support est un produit organique volatil: ce type de révélateur est universel et
peut s'employer indifféremment avec les pénétrants colorés ou fluorescents,
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Fig.12
5. TECHNIQUES OPERATOIRES
La présence d'une contamination en surface peut gêner le contrôle pour trois raisons
principales :
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Les contaminations de surface sont nombreuses et variées, elles dépendent des conditions
d'élaboration, d'usinage, de stockage ou d'utilisation des pièces.
D'une manière générale les techniques de nettoyage mécanique sont à éviter. La déformation
plastique provoquée en surface par le polissage, le sablage ou le grenaillage peut conduire à
une obturation des défauts.
L'utilisation de brosses métalliques ou de traitement de sablage peut être envisagée sur des
matériaux dont la dureté dépasse 40 HRc.
Les attaques chimiques par des solutions aqueuses acides ou basiques peuvent être utilisées.
Le choix de la solution dépend du matériau à traiter. Les solutions couramment utilisées sont:
. Acide chlorhydrique ;
. Acide nitrique ;
. Aide fluorhydrique et nitrique ;
. Soude caustique.
Dans le cas ou le traitement chimique n'est pas satisfaisant, il est possible de pratiquer un
traitement électrochimique. La pièce à nettoyer, placée dans une solution oxydante ou
réductrice, est utilisée comme anode ou comme cathode.
La pièce à nettoyer est immergée dans un bain de solvant agité par une onde ultrasonore.
Cette technique renforce l'action du solvant et permet de débarrasser efficacement la
surface de tous les dépôts solides non adhérents.
Le nettoyage est réalisé soit par application directe du solvant sur la pièce (brossage,
aspersion...), soit par immersion dans un bain agité.
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Le lavage à l'eau, en présence de détergents, élimine bien les huiles et graisses sans présenter
les risques qui apparaissent lors de l'utilisation des solvants organiques.
La contamination par l'eau est possible et un séchage à l'air chaud est nécessaire
(température = 70°C).
De la sensibilité du contrôle ;
De la température de la pièce.
Un ordre de grandeur de la durée couramment pratiquée est la suivante:
Il est impératif, en pratique, de respecter les temps préconisés par le document de contrôle.
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5.5. Séchage
L'opération de séchage des pièces est rendue nécessaire après rinçage à l'eau pour les raisons
suivantes:
Elle évite l’accumulation de poudre en paquets dans le cas d’application d’un
révélateur sec et évite sa pollution si on travaille en circuit fermé ;
Elle est également indispensable dans le cas d’un révélateur liquide non aqueux,
insoluble dans l’eau ;
Elle est inutile avant l’application du révélateur liquide aqueux mais s’impose ensuite
pour constituer un film homogène à la surface de la pièce.
Par exposition des pièces à l’air chaud d’une étuve : on prendra garde dans ce cas à ne
pas dépasser 80 °C pour éviter la décomposition des produits utilisés, en particulier la
dispersion de la fluorescence pour les pénétrants fluorescents ;
Par soufflage à l’air comprimé sec et déshuilé à une pression inférieure à 200 kPa afin
d’éviter de chasser le pénétrant des défauts ;
La durée de l'opération doit être la plus courte possible afin d'éviter le séchage du pénétrant à
L’intérieur des défauts, qui rendrait impossible la remontée du produit en surface extérieure.
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Création d’un brouillard de poudre dans une cabine étanche aménagée à cet
effet,
Pulvérisation électrostatique.
Dans ce cas un temps de une à deux minutes est alors préconisé. Les pièces doivent être
ensuite séchées dans une étuve à circulation d'air à des températures comprises entre 60 et
80°C suivant les recommandations du fournisseur.
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b- Aspect contractuel liant l'opérateur à son client et l'obligeant à consigner par écrit ses
observations.
De ce point de vue, le rapport d'examen ne peut être crédible que si le temps écoulé après
application du révélateur n'est ni trop court pour laisser le processus s'engager (environ 5 à 10
minutes), ni trop long pour tomber dans l'excès d'une diffusion trop longue pouvant affecter la
sensibilité générale du processus (environ 45 à 50 minutes au maximum).
L'observation est pratiquée en lumière naturelle ou artificielle d'une intensité au moins égale à
350 lux pour les pénétrants colorés, et en lumière ultraviolette pour les pénétrants
fluorescents. Dans ce dernier cas, la densité énergétique recommandée de la lumière noire sur
la surface examinée doit être de 8 Wm-2 minimum, de 15 Wm-2 souhaitable.
L'interprétation des résultats est un domaine très complexe qui ne peut s'acquérir qu'au travers
d'une longue expérience: elle exige une connaissance parfaite du processus opératoire, des
défauts susceptibles d'être rencontrés, des critères imposés dans les documents de contrôle.
Il est cependant utile de connaître, à ce stade, la procédure de lever de doute à pratiquer
devant une indication de ressuage, pour confirmer la présence d'un défaut: la remontée du
pénétrant sous l'action du révélateur est généralement partielle et il suffit bien souvent
d'éliminer la tache de ressuage à l'aide d'un chiffon propre (ou légèrement imbibé de solvant)
et d'appliquer à nouveau le révélateur localement, pour faire ressortir le pénétrant à l'aplomb
du défaut. Cette pratique systématique, associée à un examen visuel de la surface avec une
aide optique, doit permettre d'éviter bien des déconvenues dans l'interprétation.
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la température de la pièce,
la mouillabilité,
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la lavabilité,
le type de révélateur.
Il est difficile de concevoir industriellement une multiplicité des postes de travail avec des
produits différents adaptés aux exigences de chaque pièce et on est amené à réaliser des
compromis. Ces compromis reposent le plus souvent sur la sensibilité du pénétrant
comparativement au niveau de qualité imposé par l'utilisation de la pièce à contrôler.
Tab.2
Tab.3
Le ressuage permet en série, avec des pénétrants fluorescents de mettre en évidence des
indications dont l’ouverture est de 2 micromètres environ, la profondeur p de 0,01 à 0,015
mm.
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Fig. 20 - Sensibilité
7. AVANTAGES ET LIMITES
7.1. Avantages
Très simple à mettre en œuvre ;
Permet une localisation précise des défauts de surface et une appréciation de leurs
largeurs ;
La seule méthode globale en CND autorisant un examen de la totalité de la surface ;
L’orientation du défaut n’influence pas l’inspection ;
Les différentes séquences se prêtent bien à l’automatisation.
7.2. Limites
8. APPLICATION
2. Une fois que la surface de la pièce a été nettoyée correctement, le pénétrant peut être
appliqué par:
Pulvérisation
Brossage
Plongement
Toute la ce qui précède
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Émulsifiant hydrophile
Émulsifiant lipophile
Les deux
Plongement
Brossage
Pulvérisation
Tout ce qui précède
Émulsifiant hydrophile
Émulsifiant lipophile
Tout ce qui précède est a base d'huile
7. Qui est l'émulsifiant est le plus sensible au moment de contact aux pièces ?
Émulsifiant hydrophile
Émulsifiant lipophile
Émulsifiant fluorescent
Émulsifiant coloré
Immersion
Pulvérisation
Tout ce qui précède
Une variation dans la longueur d'onde fluorescente à un niveau plus bas d'angström
Obturation des discontinuités
Fluorescence de fond plus élevé
Tout ce qui précède
Fluorescent à post-émulsion
coloré lavable à l’eau
coloré éliminable à l’aide d’un solvant
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12. Afin de s’assurer qu’un liquide pénétrant puisse s’introduire librement dans un défaut
de surface, un pré-nettoyage est essentiel. Parmi les méthodes proposées, indiquer
lesquelles sont valables et dire pourquoi.
Usinage d’une mince couche de surface
Procédé d’attaque chimique
Dégraissage à la vapeur
Sablage (papier d’émeri ou jet de sable)
Polissage à l’aide de pâtes abrasives
Solvants liquides
Procédé de meulage
17. Lors de l’opération de ressuage, les piqûres de corrosion donnent une indication sous
forme de :
Une ligne pointillée
Des petites taches plus ou moins bien définies
Une ligne continue et lisse
Une ligne continue et irrégulière
Une tache ronde ou ovale
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18. Lors de l’opération de ressuage, une soufflure donne une indication sous forme de :
Une ligne pointillée
Des petites taches plus ou moins bien définies
Une ligne continue et lisse
Une ligne continue et irrégulière
Une tache ronde ou ovale
19. Lors de l’opération de ressuage, une repliure donne une indication sous forme de :
Une ligne pointillée
Des petites taches plus ou moins bien définies
Une ligne continue et lisse
Une ligne continue et irrégulière
Une tache ronde ou ovale
20. Quel est le pénétrant le plus efficace pour déceler la présence de discontinuités
importantes mais peu profondes?
Le pénétrant fluorescent lavable à l’eau
Le pénétrant fluorescent post-émulsifié
Le pénétrant visible lavable à l’eau
Le pénétrant visible extractible par solvant
22. Laquelle des propriétés suivantes détermine mieux le fait qu'un liquide est un bon
pénétrant?
La viscosité.
La tension superficielle.
Le pouvoir mouillant.
Aucune de ces propriétés ne peut en elle-même constituer la caractéristique.
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