TDN° 04 : Calcul de l’héritabilité
Solution de l’exercice n°1
1- La date d'épiaison est-elle un caractère quantitatif ?
Oui. Il y a toute une gamme de dates d'épiaison, du fait de la disjonction des gènes à la
génération F2 augmentation de la variance en F2.
2- Calcule de l'héritabilité au sens large du caractère "précocité d'épiaison"
Chacune des populations P1, P2 et F1 est homogène (génotype identique). La variance
phénotypique observée est donc due à l'environnement.
σ²e= (σ²P1+ σ²P2+ σ²F1)/3= (11,036+ 10,32+ 5,237)/3= 8,864
σ²F2= σ²p= σ²g+ σ²e
σ²g= σ²F2- σ²e= 40,35- 8,864= 31,486
H²= σ²g/ σ²p= 31,486/ 40,35= 0,78
Solution de l’exercice n°2
1- Le taux de mortalité embryonnaire est égal à la proportion d'ovules qui, étant supposés
avoir été fécondés, n'ont pas donné naissance à un produit. Soit TO le taux d'ovulation et TP
la taille de portée, le taux de mortalité (TM) s'écrit donc :
TM= (TO -TP)/TO
Soit les valeurs suivantes pour les différents génotypes (à partir des données du tableau) :
Génotype ++ F+ FF
Taux de mortalité 0,21 0,34 0,36
La présence d'un ou deux allèles F se traduit par une augmentation substantielle du taux
d'ovulation. L'augmentation concomitante du taux de mortalité (sans différence de TM entre
les deux génotypes porteurs de F) conduit néanmoins à des différences moins spectaculaires
entre génotypes pour la taille de portée.
2- Avant de se lancer dans le calcul des effets moyens des deux allèles, on peut s'intéresser à
la position relative du génotype hétérozygote par rapport aux deux homozygotes. On note
alors :
µ F + = (µ++ + µFF)/2 = (1,40+ 4,70)/2 = 3,05
Nous sommes donc en situation de stricte additivité des effets des gènes : la variance
génétique (σ²g) est strictement égale à la variance génétique additive (σ²a).
Si de plus on suppose l'absence des effets de milieu, alors, quelles que soient les fréquences
alléliques, l'héritabilité au sens étroit du caractère est égale à 1 : toute variation observée est
d'origine génétique additive.