Disserta
tion 2 :
Le
cogito –
« Je
pense,
donc je
suis »
La
formule
« Je
pense,
donc je
suis »
(Cogito,
ergo
sum) est
sans
doute
l’énoncé
le plus
célèbre
de René
Descart
es. Elle
apparaît
dans le
Discours
de la
méthode
(1637)
et
constitu
e le
premier
principe
certain
de sa
philosop
hie,
découve
rt au
terme
du doute
méthodi
que.
En
doutant
de tout,
Descart
es
cherche
une
vérité
indubita
ble. Il
réalise
que
même si
toutes
ses
percepti
ons sont
trompeu
ses, le
fait
même
de
douter
prouve
qu’il
pense.
Et
penser
implique
nécessa
irement
l’existen
ce du
sujet
pensant.
Ainsi, le
cogito
est une
vérité
immédia
te,
intuitive,
qui ne
dépend
d’aucun
e
démonst
ration :
elle
s’impos
eà
l’esprit
dès
qu’on en
prend
conscie
nce.
Le
cogito
marque
une
rupture
avec la
philosop
hie
scolastiq
ue,
fondée
sur
l’autorité
et la
tradition.
Descart
es
inaugure
une
pensée
autonom
e, où la
certitude
repose
sur
l’évidenc
e
rationnel
le. Le
sujet
pensant
devient
le
fondeme
nt de
toute
connais
sance. À
partir de
cette
vérité
premièr
e,
Descart
es
entrepre
nd de
reconstr
uire le
savoir,
en
s’appuy
ant sur
la clarté
et la
distinctio
n des
idées.
Cepend
ant, le
cogito
ne
définit
pas
encore
la nature
de l’être
humain.
Il établit
seuleme
nt son
existenc
e en tant
que
chose
pensant
e (res
cogitans
). Ce
sera le
point de
départ
d’une
réflexion
plus
large sur
l’âme, le
corps,
Dieu et
le
monde.
Le
cogito
cartésie
n est
donc à
la fois
un point
de
départ
et un
tournant
dans
l’histoire
de la
philosop
hie. Il
fonde la
subjectiv
ité
modern
e et
l’idée
que la
pensée
est le
critère
de
l’existen
ce et de
la vérité.
Souhait
es-tu
que je
continue
avec un
troisièm
e texte
sur un
autre
thème,
comme
la
preuve
de
l’existen
ce de
Dieu ou
le
dualism
e
âme-cor
ps ?