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Bénéfices et réinvestissements fiscaux

Le document traite des règles fiscales concernant les bénéfices des opérations de réinvestissement, en précisant les méthodes de calcul selon que la comptabilité analytique est tenue ou non. Il aborde également l'ordre de déduction des bénéfices, les implications du leasing sur les avantages fiscaux, et les conditions spécifiques liées à l'acquisition de pharmacies et à la conversion de créances en participations. Enfin, il souligne l'importance de respecter une période de 5 ans sans réduction de capital pour bénéficier des avantages fiscaux liés au réinvestissement.

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Bénéfices et réinvestissements fiscaux

Le document traite des règles fiscales concernant les bénéfices des opérations de réinvestissement, en précisant les méthodes de calcul selon que la comptabilité analytique est tenue ou non. Il aborde également l'ordre de déduction des bénéfices, les implications du leasing sur les avantages fiscaux, et les conditions spécifiques liées à l'acquisition de pharmacies et à la conversion de créances en participations. Enfin, il souligne l'importance de respecter une période de 5 ans sans réduction de capital pour bénéficier des avantages fiscaux liés au réinvestissement.

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1- Détermination des bénéfices provenant des opérations

de réinvestissement
Quand une entreprise réalise plusieurs réinvestissements (extension, renouvellement,
etc.), elle doit déterminer le bénéfice déductible pour chaque opération séparément.

➤ Cas 1 : Comptabilité analytique tenue

• Les bénéfices provenant de chaque opération sont déterminés selon la comptabilité


analytique.

Exemple simple :
Une société réalise 2 extensions. La comptabilité analytique permet de connaître le bénéfice
généré par chaque extension → on les utilise directement pour la déduction fiscale.

➤ Cas 2 : Pas de comptabilité analytique

→ Utilisation du prorata :

[
Bénéfice déductible = Bénéfice total × \frac{Montant de l’investissement de
l’année}{Montant total des investissements}
]

L’investissement = montant HT, sans tenir compte de la TVA récupérable et avant


amortissements.

Exemple simplifié :

• Investissement annuel : 200.000 DT


• Total investissements cumulés : 1.000.000 DT
→ Prorata = 200.000 / 1.000.000 = 20%
Si bénéfice total = 300.000 DT → bénéfice déductible = 60.000 DT.

2- Ordre de déduction : bénéfices d’exploitation vs.


bénéfices réinvestis
L’entreprise peut choisir l’ordre de déduction le plus avantageux.

Limites à respecter (minimum d’impôt) :


• Personnes morales : ≥ 20% du bénéfice imposable.
• Personnes physiques : ≥ 60% de l’impôt calculé avant déduction des revenus
réinvestis.

Les bénéfices :

• totalement déductibles,
• ou soumis au taux réduit de 10%
ne sont pas pris en compte pour le calcul du minimum d’impôt.

Exemple simple :
Une société a droit à deux types d’avantages. Elle peut choisir quel revenu déduire en
premier, mais ne peut pas descendre sous 20% d’IS minimum.

3- Réinvestissement financé par leasing ou Ijara


• Les actifs acquis via leasing/Ijara sont inscrits au bilan et amortissables.
• Le financement par leasing n’annule pas le droit à l’avantage fiscal.

Si l’actif sort du bilan avant 2 ans, l’avantage est retiré → récupération de l’impôt +
pénalités.

Exemple professionnel :
Une société achète une machine en leasing → elle peut bénéficier de l’exonération.
Si elle restitue la machine avant 2 ans → elle doit rembourser l’avantage fiscal.

4- Acquisition de pharmacies
• L’activité de pharmacie = activité commerciale.
• Donc non éligible aux avantages fiscaux de réinvestissement (code d’incitation aux
investissements).

Exemple :
Un pharmacien achète une officine → il ne peut pas déduire le bénéfice réinvesti dans cette
acquisition.

5- Réinvestissement par conversion de créances en


participations
• Convertir une créance en participation au capital est considéré comme un
réinvestissement ouvrant droit à l’avantage fiscal.
• Condition : respecter toutes les exigences (ex. constitution de la réserve de
réinvestissement — art. 7 code incitation).

Exemple :
Un fournisseur transforme une dette client en part de capital → il peut bénéficier de
l’avantage fiscal.

6- Réinvestissement via commandes fermes


• Une commande ferme = accord définitif (quantité, prix, modalités et délai fixés).
• La commande ferme est considérée comme investissement réalisé, donc avantage
fiscal applicable.

Les actifs ne doivent pas être cédés avant 2 ans suivant l’entrée en activité.

Exemple :
Une société commande une machine avec bon de commande définitif → elle peut déduire le
bénéfice réinvesti même si la machine n’est pas encore arrivée.

7- Date de calcul du délai de non cession des titres


• Les titres ne doivent pas être cédés avant 2 ans suivant l’année de libération du
capital.
• Si libération du capital en plusieurs tranches, le délai de 2 ans commence après la
dernière tranche.

Exemple :
Une société augmente son capital en 3 tranches (2024 / 2025 / 2026).
→ Le délai de 2 ans commence à partir de 2027.

Voici un résumé clair, structuré et court du texte :

Résumé — Date de calcul de la période de 5 ans (non-réduction du capital


souscrit)

Pour bénéficier de l’avantage fiscal lié au réinvestissement (au capital d’autres entreprises
ou au sein de la société), il est obligatoire de ne pas réduire le capital pendant 5 ans, sauf en
cas d'absorption de pertes.

Réinvestissement au capital d’autres entreprises


• La période de 5 ans commence le 1er janvier de l’année suivant la libération du
capital souscrit.
• Si le capital est libéré par tranches, la période de 5 ans démarre après la dernière
libération.

Réinvestissement au sein de la même société

• La période de 5 ans commence le 1er janvier de l’année suivant l’incorporation de


la réserve au capital.

Plusieurs opérations de réinvestissement

• Chaque opération a sa propre période de 5 ans calculée séparément.

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