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Étude morphométrique des pins en Algérie

Ce mémoire de fin d'études présente une étude cytogénétique et morphométrique de plusieurs espèces de pins en Algérie, dans le cadre de l'obtention d'un diplôme de Master en Biochimie Appliquée. Les auteurs, Dimya Benouarab et Manel Chibane, ont soutenu leur travail le 6 juillet 2022 devant un jury composé de plusieurs enseignants universitaires. Le document inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une synthèse bibliographique détaillant la classification, la description et l'écologie des espèces étudiées.

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Étude morphométrique des pins en Algérie

Ce mémoire de fin d'études présente une étude cytogénétique et morphométrique de plusieurs espèces de pins en Algérie, dans le cadre de l'obtention d'un diplôme de Master en Biochimie Appliquée. Les auteurs, Dimya Benouarab et Manel Chibane, ont soutenu leur travail le 6 juillet 2022 devant un jury composé de plusieurs enseignants universitaires. Le document inclut des remerciements, des dédicaces, ainsi qu'une synthèse bibliographique détaillant la classification, la description et l'écologie des espèces étudiées.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

SCIENTIFIQUEUNIVERSITEAKLIMOHAND OULHADJ –BOUIRA


FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE ET DES SCIENCES DE LA
TERRE DEPARTEMENT DE BIOLOGIE

Réf:……./UAMOB/[Link]/[Link]/
2022

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES

EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME MASTER

Domaine: SNV Filière: Sciences Biologiques


Spécialité: Biochimie Appliquée

Présenté par:

BENOUARAB Dimya CHIBANE Manel

Thème
Etude cytogénétique et morphométrique de quelques espèces
du Pin en Algérie.

Soutenu le : 06/07/2022 Devant le jury composé de:


Nom et Prénom Grade

Mme. Djouahra Djamila MCB


Président Univ. de Bouira
M. MAHDJOUB Mohamed Malik MCB Univ. de Bouira
Promoteur
M. KADRI Nabil MCA Univ. de Bouira
Examinateur
Mme. BENMOUHOUB Hassina MAA
Co-Promotrice Univ. de Bejaia
Mme. ZAMOUM Nadjet Doctorante Univ. de Ouargla
Invité

Année Universitaire: 2021/2022


‘…Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout…’
-Théophile Gautier-

‘Better is not good enough; the best is yet to come’


-William Shakespeare-
Remerciements
Remerciements
Nous tenons à remercier tout d’abord ALLAH le tout puissant qui nous a
donné le courage et la volonté pour mener ce modeste travail.

A notre encadrant, M. MAHDJOUB Mohamed Malik,


Pour nous avoir accompagné tout au long de la rédaction de ce mémoire, Pour
votre encadrement exemplaire, Pour votre disponibilité sans faille et pour le
temps que vous nous avez consacré à relire et améliorer notre travail, Pour vos
encouragements, vos conseils et orientations, Pour tout ceci, et bien plus
encore, on vous suit très reconnaissantes.

On remercie Mdm. Djouahra pour avoir accepté de présider le jury de notre


soutenance et M. Kadri pour avoir accepté d’examiner et de juger notre travail.

Nous tenons également à remercier Le Professeur SAHNOUN Mohamed


Directeur de Laboratoire de Recherche en Ecologie et Environnement de
l’université A/MIRA de Bejaia pour avoir accepté d’accomplir la partie pratique
au sein du laboratoire, et aussi pour ses conseils, ses orientations et surtout
pour ses encouragements.

On tient à remercier l’équipe de recherche de Laboratoire de Recherche en


Ecologie et Environnement, tout particulièrement Mdm. BENMOUHOUB
Hassina, Mdm. ZEMOURI Rosa et M. ZEMOURI Mourad pour leurs
disponibilité, leurs orientations, leurs conseils, leurs encouragements, et leurs
contributions inestimables. On leurs exprime notre profonde gratitude pour
nous avoir fait profiter de leurs connaissances.

Nous tenons à exprimer notre gratitude à la conservation des forêts de la wilaya


de Bouira pour leur aide.

A nos amis Yacine Maiz et Khalef Hansali pour leur aide et à tous ceux qui ont
contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail.

- Dimya et Manel -
DEDICACES
DEDICACES
I am humbled to dedicate this piece of work, with love,

To my Father, I don’t think i would be the person i am today if it wasn’t for you, your love
and your presence. You were there to comfort me whenever i felt like the world is ending,
you believed in me, supported me and helped me get through life. Thank you for giving me
a role model to look up to and aspire to be like. The words aren’t enough to help express
the amount of love i feel for you. May the Almighty God protect you and give you health
and happiness.

To my Mother, My pillar of support. Everything in my life –literally- wouldn’t have been


possible if it wasn’t for your prayers, your love and your presence. Whenever it felt like
being lost in the trees among the ever changing leaves, your hands were there to pull me
out. Thank you for showering me with more love than i can carry. Thank you for being my
eternal role model, and these are just few words to say I love you. May the Almighty God
protect you and give you health and happiness.

To my other half, my sister Mina, you’re my little bit of childhood that can never be lost.
Thank you for sticking by my side and for making this life far more chaotic and far less
boring. I love you from here to the moon and back.

In memory of my loving Grandfather, May the mercy of God reign over you and soothe
your soul. I hope you’re proud of me, wherever you are. I love you, Always.

To My Uncle, thank you for being my second father figure throughout my childhood,
teenage years and what i dare to call adulthood years and beyond. I’ll always be grateful
for having you in my life.

To my BENOUARAB& OULD AHMED family.

To my partner in crime Manel, my bestfriend, you know this wouldn’t have been possible
withou you.

To all my Best Friends, thank you for being there everytime i needed a pat on the back.

To all the books and poems i read and willing to read, to all the songs and music i
listened to and willing to not only hear and to the art that existed and exists, you’re the
things that we live for. Thank you for being my escape.

- Ludmila Dimya -
DEDICACES
Je dédie ce mémoire à,

A mes très chers parents, ma source de tendresse, pour votre soutien tout au long de mon
parcours, pour votre amour et mots qui me donnent de la force et me rendent le sourire, Pour
vos sacrifices et votre présence dans mes moments de détresse, je vous aime très fort.

A mes très chères sœursSonia, Chaïma et Thiziri, pour votre soutien et vos encouragements,
les mots ne suffisent pas pour exprimer l’attachement et l’affection que je porte pour vous.

A ma chère Binôme Ludmila (Dimya), Ma meilleure,ce travail n'aurait pas été possible sans
toi.

A mes très chèr(e)s ami(e)s,

Je vous remercie d’avoir toujours été à mes côtés.

A mon très cher Hamou,

Pour ta présence dans mes moments difficiles et ton soutien.

A la mémoire de mon cher Yanis,

Que la clémence de Dieu règne sur vous et que la miséricorde apaise votre âme.

- Manel -
Liste des Abréviations
Liste des abréviations

A: Adénine

ADN : Acide Désoxyribon Nucléique


ADNr : Acide Désoxyribon Nucléique ribosomique
ARNase : Acide Ribonucléase
ARNr : acide ribonucléique ribosomique
C: Cytosine
DAPI : Di-Amino-Phénil-Indol

FISH : fluorescence in situ hybridization


G: Guanine
h : heur
ICN : Code International de Nomenclature des algues, champignons et plantes.
Pb : paires de bases
Pg : picogrammes
T: Thymine
V : Volume
Liste des Tableaux
Liste des Tableaux

Tableau 1:Classification des espèces du pin (Pin d’Alep, Pin Pignon, Pin Noir) ......................4
Tableau 2: Les caractères morphologiques analysés sur les espèces de Pinus étudiée ............ 27
Tableau 3 : les caractères morphométrique quantitatifs et qualitatifs du Pin d’Alep des trois
régions.................................................................................................................................. 35
Tableau 4: les caractères morphométrique quantitatifs et qualitatifs du Pin Pignon .............. 37
Tableau 5 : les caractères morphologique quantitatifs du Pin Noir. ......................................39
Tableau 6: Fertilité Pollinique de Pinus halepensis Mill........................................................ 40
Tableau 7: Fertilité Pollinique de Pinus pinea L.................................................................... 43
Tableau 8: Comparaison des résultats de l’étude morphométrique ........................................ 46
Tableau 9:Comparaison des résultats de l’étude morphométrique ......................................... 46
Tableau 10:Comparaison des résultats de l’étude morphométrique du Pin Noir .................... 47
Liste des Figures
Liste des Figures

Figure 1 : Aire de répartition du Pin d'Alep dans le bassin méditerranéen ..............................5


Figure 2 : Le Pin d’Alep. A : Graines du Pin d’Alep, B : Cônes du Pin d’Alep. C : Arbre du
Pin d’Alep, D : Feuilles et cônes males du pin d’Alep.............................................................6
Figure 3: Air de répartition géographique du pin pignon dans le monde . ................................7
Figure 4: Le Pin pignon. A : graines du Pin pignon. B : Arbre du Pin pignon. C : Cône du Pin
pignon. ...................................................................................................................................8
Figure 5 : Localisation des Stations de Pin noir au Parc National du Djurdjura. .................... 10
Figure 6 : Le Pin noir. A : Graines du Pin noir, B : Graine aves aile, C : Cônes du pin noir, D :
Cônes ouverts. ...................................................................................................................... 11
Figure 7: cycle de reproduction du Pin. ................................................................................. 13
Figure 8 : Exemple d’un caryotype des chromosomes de Pinus radiata . ............................... 15
Figure 9 : Représentation schématique de quelques types des chromosomes ........................ 17
Figure 10: Principe de l’Hybridation In Situ en Fluorescence (FISH) . .................................. 19
Figure 11: Phylogénie du Pinophyta basée sur l’analyse cladistique de données moléculaires
.............................................................................................................................................21
Figure 12: Répartition géographique des espèces étudiées. ................................................... 22
Figure 13: Les boutons floraux des trois espèces. A : Boutons floraux du pin d’Alep d’Alger,
B : boutons floraux du pin d’Alep de Bouira, C : boutons floraux du pin pignon de Bouira. .. 23
Figure 14 : les graines des trois espèces. A : Graines du pin noir, B : Graines du pin d’Alep, C
: Graines du pin pignon......................................................................................................... 24
Figure 15 : Lancement du processus de germination des graines du Pin. A : Les graines du pin
d’Alep dans l’eau, B : Les graines vides qui flottent, C : Graines du Pin pignon, D : Graines
du Pin d’Alep ....................................................................................................................... 25
Figure 16: La mesure des caractères quantitatifs. A : Pied à coulisse, B : Balance électrique, C
: Mesure de la longueur du cône du pin pignon, D : Mesure de la longueur du cône du pin
d’Alep, E : Mesure de la longueur du cône du pin noir, F : Mesure du diamètre .................... 26
Figure 17:Matériel utilisé durant l’expérimentation cytogénétique. A: Matériel végétale
(racine des Pins) et l’hydrolyse à froid, B: coupure de la coiffe sous la loupe binoculaire, C :
coloration avec l’orceine, D : observation sous microscope optique, E : Photographie les
lames .................................................................................................................................... 29
Figure 18 : les étapes de l’étude de la fertilité pollinique. A : Préparation de l’échantillon, B :
Dissection des sacs polliniques, C : Séchage, D : Coloration avec Bleu de coton, E : Laisser le
colorant pénétrer, F : Observation. ........................................................................................ 31
Figure 19: Le matériel végétal de l’étude des ovules. A : Les cônes du pin d’Alep non mature,
B : Stockage des cônes dans le fixateur. ................................................................................ 32
Figure 20: Les étapes réalisées durant l’étude des ovules. A : Préparation de l’échantillon, B :
Hydrolyse à froid, C : Coloration avec de l’orceine, D : Observation. ................................... 33
Figure 21: Les graines des pins germés. A : Graines du pin d’Alep, B : Graines du pin pignon.
.............................................................................................................................................34
Figure 22: Les différentes phases de la mitose A : Prophase B : Métaphase C : Anaphase D :
Télophase. (Grossissement X100). Echelle : 10μm. .............................................................. 40
Figure 23: Les grains de Pollen Fertiles et stériles du Pin d’Alep (A : Fertiles\ B : Stériles).
Echelle : 10μm. .................................................................................................................... 41
Figure 24: Grains de Pollen du pin d’Alep déformés. Echelle : 10μm. .................................. 42
Figure 25: Les différentes phases des divisions cellulaires chez Pinus pinea L. A : Prophase, B
: Métaphase, C : Anaphase, D : Télophase. (Grossissement X40) Echelle : 10μm ................. 43
Figure 26: Grains de pollen du pin pignon (A : Fertile\ B : Stérile) Echelle : 10μm ............... 44
Figure 27: Grains de pollen du pin pignon déformés. Echelle : 10μm. ................................... 44
Figure 28: cellules au stade de prophase (Grossissement X100). Echelle : 10μm. .................. 45
Figure 29: Les chromosomes de Pinus pinea L. en stade de métaphase (grossissement X40).
Echelle : 10μm ..................................................................................................................... 49
Figure 30: Les chromosomes de Pinus halepensis Mill. Au stade de métaphase (grossissement
X100) Echelle : 10μm...........................................................................................................49
Figure 31: Cellules obtenus au stade de prophase. (Grossissement X100) Echelle : 10μm. .... 50
Figure 32: Les cônes males du pin d’Alep. Echelle : 1cm ..................................................... 51
Figure 33 : Les cônes males du pin pignon. Echelle : 1 cm ................................................... 51
Sommaire
Sommaire

Sommaire

Remerciements

DEDICASES

Liste des abréviations .............................................................................................................9

Liste des Tableaux ................................................................................................................ 11

Liste des Figures................................................................................................................... 13

Introduction ............................................................................................................................1

1 Chapitre I : Synthèse Bibliographique .............................................................................3

1.1 Description des espèces du Pin .................................................................................3

1.2 Classification des espèces du Pin .............................................................................3

1.3 Pin d’Alep (Pinus halepensis Mill.) ..........................................................................4

1.3.1 La répartition géographique ...............................................................................4

1.3.2 Description Botanique .......................................................................................5

1.3.3 Ecologie ............................................................................................................6

1.4 Pin pignon (Pinus pinea L.) ......................................................................................7

1.4.1 La répartition géographique ...............................................................................7

1.4.2 Description Botanique .......................................................................................7

1.4.3 Ecologie ............................................................................................................8

1.5 Pin Noir (Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica) .......................................................9

1.5.1 La répartition géographique ...............................................................................9

1.5.2 Description Botanique ..................................................................................... 10

1.5.3 Ecologie ..........................................................................................................11

1.6 La reproduction des espèces du Pin ........................................................................ 11

1.7 Intérêt médicinal des espèces du Pin ......................................................................13

1.8 Intérêt économique des espèces du Pin ................................................................... 13


Sommaire

2 La Cytogénétique ..........................................................................................................14

2.1 Définition de la Cytogénétique ............................................................................... 14

2.2 Caryotype ............................................................................................................... 14

2.3 La chromatine ........................................................................................................ 15

2.4 Taille du génome .................................................................................................... 16

2.5 Les Chromosomes .................................................................................................. 16

2.6 Techniques de cytogénétiques classiques ................................................................ 17

2.6.1 Coloration de Feulgen ..................................................................................... 17

2.6.2 Coloration de Giemsa ...................................................................................... 17

2.7 La cytogénétique moléculaire ................................................................................. 18

2.7.1 Hybridation In Situ en Fluorescence (FISH) .................................................... 18

2.7.2 Le fluorochrome banding ................................................................................ 19

2.8 Etude moléculaire et phylogénétique : .................................................................... 20

3 Matériels et méthodes ................................................................................................... 22

3.1 Origine géographique des espèces étudiées ............................................................. 22

3.2 Récolte des cônes du Pin ........................................................................................ 22

3.3 Récolte des boutons floraux .................................................................................... 23

3.4 Récupération des graines ........................................................................................ 23

3.5 Mise à germination des graines ............................................................................... 24

3.6 Techniques d’études ............................................................................................... 25

3.6.1 Etude morphométrique .................................................................................... 25

3.6.2 Etude cytogénétique ........................................................................................ 27

3.6.3 Etude de la fertilité pollinique..........................................................................30

3.6.4 Etude des Ovules ............................................................................................. 31

4 Résultats et discussion .................................................................................................. 34

4.1 Résultats ................................................................................................................. 34

4.1.1 Germination .................................................................................................... 34


Sommaire

4.1.2 Morphométrie des trois espèces du Pins .......................................................... 34

4.1.3 Cytogénétique des trois espèces du Pin ............................................................ 39

4.2 Discussions ............................................................................................................ 45

4.2.1 Morphologie des trois espèces du Pin .............................................................. 45

4.2.2 Etude cytogénétique ........................................................................................ 47

CONCLUSION .................................................................................................................... 55

PERSPECTIVES:................................................................................................................. 56
Introduction générale
Introduction

Introduction
Apparus sur terre à l’ère primaire, il y a 300 millions d’années, les conifères se sont
développés juste après les fougères, et avant les feuillus et ils ont résisté aux multiples
changements climatiques. Les conifères sont des plantes ligneuses à croissance monopodiale
(un tronc unique et droit avec des branches latérales) (K.B.F, 2007). Ils doivent leur nom à
leurs fruits, les cônes, qui renferment des graines. Les conifères sont répartis un peu partout
dans le monde, on les trouve dans les forêts fraiches du nord d’Europe, l’Asie et l’Amérique
du Nord comme on peut les trouver dans les forêts tropicales d’Asie et les régions chaudes
d’Afrique et d’Australie. Les conifères ont une importance écologique considérable (K.B.F,
2007) chaque conifère pousse dans des températures et des variations de température qui lui
convient, des valeurs critiques basses ou élevées provoquent l’arrêt ou le redémarrage de la
végétation.

Les conifères comprennent sept grandes familles dont les Pinacées (Pinaceae) qui
compte 220-250 espèces repartis en 11 genres, toute originaire de l’hémisphère nord. Parmi
ces 11 genres, on distingue le genre Pinus dont le pin qui occupe une aire géographique
importante en Algérie (Khaouani, 2011). Les pins représentent un capital forestier majeur sur
le pourtour de la Méditerranée. Les forêts de pin d’Alep (ou pin blanc) couvrent plus de 850
000 hectares ((Derouche, 2015), or que le pin pignon couvre plus de13 500 ha (Seigue,
1985). Le pin est planté à basse altitude dans des forets tempérés à cause de leur croissance
rapide.
Les espèces du pin sont d'une grande utilité, les pécheurs sont longtemps servis de son
écorce dont les tanins renforçaient et teignaient les filets. Son bois aussi fut utilisé pour
l’étayage des mines, la construction navale et la charpenterie (Khaouani, 2011). Il parait
intéressant d’étudier ces espèces qui sont répandus dans le monde, c’est pour cela que les
Pinaceaeont été objet de plusieurs études, particulièrement l’étude cytogénétique qui est l’une
de nombreuses disciplines sur lesquelles s’appuie l’amélioration des plantes (Jahier et al.,
1992).
Les recherches cytogénétiques effectué sur les pinacées ont été limitées par la
difficulté d’identification des chromosomes individuels (Pederick, 1966). Cependant,
certaines recherches montrent que la famille des pinacées est composée majoritairement
d’espèces diploïdes (2n= 24) sans véritable espèce aneuploïde ou polyploïde (Khoshoo, 1961;
Pederick, 1970; Muratova et Kruklis, 1988).

1
Introduction

En Algérie, aucune étude cytogénétique n’a été faite sur les espèces de Pin qui en
existe, c'est pour cela, notre objectif est d'exploiter le domaine de la cytogénétique tout en
travaillant sur les espèces de pin qui existent dans notre région (Pinus halepensis Mill., Pinus
pinea L. etPinus nigra).
Notre Mémoire présente trois chapitres, initiés par une synthèse bibliographique sur
les espèces étudiées et sur la cytogénétique. Le deuxième chapitre est consacré à la partie
expérimentale : matériel végétal analysé ainsi que la méthodologie utilisée. Dans le troisième
chapitre, on expose les résultats obtenus et leurs interprétations. On termine par une
conclusion générale et quelques perspectives

2
Chapitre I : Synthèse
Bibliographique
Chapitre I Synthèse Bibliographique

1 Chapitre I : Synthèse Bibliographique

1.1 Description des espèces du Pin


Les conifères sont des plantes ligneuses dont la majorité est des arbres à graines portées
par des cônes. Les espèces les plus répandus sont : le cèdre, le sapin, les épicéas, les pruches,
le douglas et les pins.

Les pins sont des arbres résineux de grande taille descendant des conifères appartenant
au genre Pinus de la famille des Pinacées, qui compte plus de 232 espèces bien différentes les
unes des autres (Nkongolo et al., 2012).Comme beaucoup de conifères, les pins ont des
feuilles en forme d’aiguilles plus au moins piquantes, souvent d’un vert, groupées en
faisceaux par 2, 3 ou 5 et dont les fructifications sont des cônes formé d'écailles épaisses,
imbriquées portant chacune deux graines nues, munies d'une aile plus ou moins allongée
(K.B.F, 2007).
Le genre Pinus comprend environ 800 espèces dans le monde. En Algérie, on retrouve
le Pinus halpensis, Pinus pinaster, Pinus nigra du Djurdjura, Pinus brutia, Pinus pinea, Pinus
coulteri et Pinus canariensis.
1.2 Classification des espèces du Pin
Les conifères ou pinophyta sont le groupe de composants le plus grand et le plus
important économiquement des gymnospermes. Conifère est un mot latin, composé de conus
(cône) et de fer (à porter), signifiant "celui qui porte (un) cône (s)".

Selon les règles du code international de nomenclature des algues, champignons et


plantes (ICN), les noms des taxons supérieurs dans les plantes (au-dessus du rang de la
famille) sont soit formés à partir du nom d'une famille incluse (généralement la plus commune
et / ou la plus représentative), dans ce cas les Pinacées (la famille des pins), ou sont
descriptives. Le nom descriptif utilisé pour les conifères est Coniferae. Les conifères font
partie de l’Ordre Coniférales des Gymnospermes.
À partir de 2016, les conifères ont été acceptés comme composés de sept familles, avec
un total de 65–70 genres et 600–630 espèces, parmi ces familles, on trouve la famille des
pinacées qui est réparties en 11 genres et 220-250 espèces différentes. (Farjon et al., 2003).

3
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Tableau 1:Classification des espèces du pin (Pin d’Alep, Pin Pignon, Pin Noir)

Pin d’Alep Pin Pignon Pin Noir

Règne Plantae Plantae Plantae

Division Pinophyta Pinophyta Coniferophyta

Classe Pinopsida Pinopsida Pinopsida

Ordre Pinales Pinales Pinales

Famille Pinaceae Pinaceae Pinaceae

Sous-famille Pinoideae Pinoideae Pinoideae

Genre Pinus Pinus Pinus

Espèce Pinus halepensis Pinus pinea Pinus nigra

1.3 Pin d’Alep (Pinus halepensis Mill.)


1.3.1 La répartition géographique

Le Pin d’Alep «Pinus halepensis Mill. » est un arbre circumméditerranéen (Pardé,


1957), on le trouve généralement à basse altitude et dans les climats secs de la Méditerranée
occidentale, mais aussi à divers endroits du bassin méditerranéen oriental. Sa superficie
forestière totale est plus de 3,5 millions d'hectares (Quezel et Barbero, 1992).

En Europe, le pin d’Alep se développe principalement en Espagne au niveau de la


région de valence, Murcie mais moins répandu en Andalouse, En Italie il se trouve en
abondance en certaines zones de la péninsule hellénique et dans le Péloponnèse nord
occidental et il est peu répandu en France (Quezel et Barbero, 1992).
Au Proche-Orient, Pinus halepensis Mill. est présent en Turquie au Nord-est d'Adana. En
Syrie, il se trouve sur le revers occidental de la chaîne des Alaouites et sur le littoral libanais.
Il existe aussi quelques peuplements en Palestine et en Jordanie (Quezel et Barbero1992).

En Afrique du Nord : le pin d'Alep est plus développé car il apparaît presque partout sur
les massifs montagneux en couvrant 1 260 000 hectares (Alaoui et al., 2011). En Algérie, il
s'étend jusqu'à environ 250 m au-dessus du niveau de la mer et est Trouvé vers 2000 m au

4
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Maroc et en Tunisie (Ayari etal., 2011), couvrant 65 000 hectare ha (Alaoui etal., 2011), 300
000 ha (Nasri etal., 2004)

Figure 1 : Aire de répartition du Pin d'Alep dans le bassin méditerranéen (Lazrec, 2015)

En Algérie, la forêt de pin d'Alep est présente dans tous les étages bioclimatiques depuis
le littoral jusqu'à l’Atlas saharien avec une prédominance dans l’étage semi-aride (Khadoumi
et al., 2014), cette espèce couvre plus de 850 000 hectares (Derouche, 2015)et 35% des
surfaces boisées de l’Algérie du Nord (Lazrec, 2015).

1.3.2 Description Botanique

Le pin d’Alep par son nom scientifique Pinus halepensis Mill. est une espèce forestière
rustique (Hamrouni et al., 2011), conifère de la famille des Pinacées. Cette espèce est un
arbre qui peut atteindre 20m de hauteur et 1.5m de diamètre. Les jeunes sujets possèdent une
écorce lisse de couleur grise argentée et les sujets adultes possèdent une écorce épaisse de
couleur noirâtre à rougeâtre. La floraison de cette espèce se déroule durant le printemps et la
fructification se déroule en été (Hedjal-Chebheb, 2014).
Les feuilles sont réduites en aiguilles fines de couleur vert clair de 05 à 10cm de
longueur, avec une largeur de 1mm, réunies par deux dans une même gaine, en pinceaux à
l'extrémitédes rameaux (Lazrec, 2015), dont la base est occupée par les fleurs mâles au
printemps.
Les cônes sont de 08 à 12cm de longueur et de 3,5 à 4,5cm de largeur. Leur maturité est
estimée par le changement de couleur de vert à brun rougeâtre (Fekih, 2015). Ces derniers
renferment des graines noirâtres équipées d’ailes, qui ne sont pas aptes à germer que lorsque

5
Chapitre I Synthèse Bibliographique

l’arbre atteint l’âge de 18 à 20 ans (Rathgeber, 2002).

Figure 2 : Le Pin d’Alep. A : Graines du Pin d’Alep, B : Cônes du Pin d’Alep. C : Arbre du
Pin d’Alep, D : Feuilles et cônes males du pin d’Alep.

1.3.3 Ecologie

L'aire de répartition écologique du pin d'Alep est relativement large. Il se trouve dans
les bioclimats supérieurs arides et humides, cependant, sa meilleure croissance est enregistrée
dans le semi-aride à hivers frais (El Hamrouni, 1978;Garchi, 1992).

Le régime pluviométrique de pin d’Alep est très tolérant avec une amplitude de moins
de 350 mm annuels à plus de 700mm (Quezel, 1986). En ce qui concerne les propriétés du
sol, il pousse dans une très large gamme de conditions pédologiques et plus rarement sur les
sols compacts et hydromorphes et les sols à faible rétention (Khouja, 1997).
Le régime thermique du pin d’Alep est limité par les froids hivernaux qui peuvent
causer des dégâts surtout aux jeunes plantes (Khouja, 1997), la moyenne des minimal du mois
le plus froid qui est un facteur limitant pour son développement et sa survie ne doit pas
descendre au-dessous de 0 °C (Garchi, 1992), mais tolère bien la chaleur estival, donc, le pin
d’Alep supporte une certaine continentalité; les forte fortes amplitudes thermique entre l’hiver
et l’été. C’est l’une des espèces d’arbres à résine les plus résistants à la sécheresse (Khouja,
1997).

6
Chapitre I Synthèse Bibliographique

1.4 Pin pignon (Pinus pinea L.)


1.4.1 La répartition géographique

Le Pin pignon est une espèce qui se situe sur le pourtour méditerranéen (Khaldi et al.,
2009). Sa superficie totale dans le monde est estimée à 600 000 ha, dont 75% se trouve en
Espagne (plus de 400 000 ha), 9% au Portugal, 8% en Turquie, 7% en Italie, 3% en Tunisie,
0,5% au Maroc et le reste en Grèce, Liban, Algérie et en France 13 500 ha (Seigue, 1985).

En Afrique du nord, le pin pignon n’existe pas actuellement à l’état spontané mais
certains auteurs n’excluent pas l’hypothèse de sa présence dans le passé à l’état spontané.
L’introduction de cette espèce est récente (Adili, 2012).

Figure 3: Air de répartition géographique du pin pignon dans le monde (Fady, 2005).

En Algérie le Pin parasol a été introduit en 1935 et 1974, à Meurdja, à Baînem et à


Meslong. Les reboisements récents sont surtout localisés sur les dunes de Bon Achira, dans
l’Est et le Nord-Est de Mostaganem, près de Sidi Lakhdhar (Adili, 2012).

1.4.2 Description Botanique

Le pin pignon ou pin parasol par son nom scientifique Pinus pinea L. est un conifère de
la famille des Pinacées. L’espèce est un arbre reconnaissable grâce à son port en parasol
typique (Rodrigo et al., 2007). Il peut atteindre 20m de hauteur, rarement 30m. Le tronc est
souvent unique car d’abord il est court et divisé dès la base, puis devient plus élancé avec
l’âge après avoir perdu ses branches basses.

7
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Le pin pignon présente une écorce très craquelée, de couleur brun rougeâtre ou grise,
qui possède de profondes fissures. La floraison de cette espèce se déroule entre Mai et Juin et
la fructification se déroule au cours du troisième automne suivant la floraison.
Les feuilles sont des aiguilles persistantes de couleur vert foncé, assez peu piquantes, souples,
vrillées, avec bords denticulés, réunies par 2 ou 3. Les cônes sont assez gros, peuvent mesurer
jusqu’à 15 cm de longueur et 10 cm de largeur, globuleuses, bruns lustrés et renferment une
grosse graine comestible de 1.5 à 2 cm avec une coque dure.

Figure 4: Le Pin pignon. A : graines du Pin pignon. B : Arbre du Pin pignon. C : Cône du Pin
pignon.

1.4.3 Ecologie

L’aire de répartition de Pinus pinea L. est large .il comprend les bioclimats humide et
subhumide des types tempéré et froid (Quézel, 1980). Il pousse moins dans les bioclimats
semi-arides et dans les conditions froides et très humides.

Le Pin pignon est une espèce thermophile, xérophile, héliophile et exige une pleine
lumière (De Philippis, 1957 ; Ciancio et al., 1986). Sa diffusion est associée au climat chaud
et lumineux des côtes méditerranéennes (Adili, 2012). Comme on le trouve aussi, à titre
ornemental, dans des climats plus froids.

8
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Le pin pignon peut se développer dans des régions où les précipitations comprises entre
550mm annuel et 1500 mm, (Labadi, 1983). L’excès d’humidité est défavorable surtout sur
des sols mal drainés et marécageux. Il peut supporter une période de sécheresse de 3 à 4 mois
(Rapp et Ibrahim, 1978).
Le pin pignon est une espèce exigeante quant à la température, il se rencontre dans les
limites thermiques correspondant aux valeurs suivantes :
 Température moyenne annuelle de 10 à 18°C.
 Température moyenne minima (m) du mois le plus froid (-2°C à 7°C).
 Température moyenne maxima (M) du mois le plus chaud (27°C à 32°C).
Mais il peut supporter une période de sécheresse de 3 à 4 mois (Rapp et Ibrahim, 1978).
1.5 Pin Noir (Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica)
1.5.1 La répartition géographique
Le Pin noir occupe une aire morcelée dans les montagnes de la région méditerranéenne,
sa surface total dans le monde est 2300 000 ha (Bojovic, 1995). Il est réparti sur les 3
continents

 Asie : Turquie et la Crimée.


 Europe : Espagne, France, Italie, Autriche, ex Yougoslavie, Albanie, Romanie, Grèce.
 Afrique : Algérie et Maroc.

Les peuplements naturels de pin noir occupe une superficie de 40000 ha en Espagne,
80 000 ha en Autriche, 22 000 ha en corse, 50 000 ha en Calabre et 1 million ha en Turquie
(Debazac ,1971). Par contre il est introduit en France, dans les années soixante (Adjaoud et
Aidrous, 1992). Des plantations expérimentales ont été entreprises dans plusieurs pays,
notamment en Belgique dans la station de GROENENDAEL (Gthy, 1957), en nouvelle
Zélande et aux USA (Adjaoud et Aidrous, 1992).
 En Algérie :

Le Pinus nigra mauretanica se trouve naturellement dans le massif central du Djurdjura


(Tikdjda, wilaya de Bouira) au niveau de 2 stations :
 Tigounatine : 407 sujets (semis inclus)
 Djebel taouillet : Vingtaine sujets
 Tikjda centre : 11 sujets naturels

Des reboisements ont été effectué au début des années trente à Tala Rana (commune de
9
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Saharidj, wilaya de Bouira) mais suite à deux incendies une vingtaine de sujet ont survécu.
(Muller, 1986).
D’autres reboisements ont été réalisés dans différentes stations :
 Tikjda centre : Une vingtaine de sujets durant 1982-1983 et une cinquantaine en 1985
 Tizi kouilel : Une vingtaine de sujets
 Tala guilef : 700 sujets en 1983-1984 (Asmani, 1988). Mais suite aux incendies, il ne
reste que quelques sujets.

Une quarantaine de sujets ont été plantés dans la réserve protégée de Ben Ali située au
parc national de Chréa dans l’atlas blidéen (Bachir et Mouloudj, 2008).

Figure 5 : Localisation des Stations de Pin noir au Parc National du Djurdjura (Asmani,
1988).

1.5.2 Description Botanique

Le pin noir par son nom scientifique Pinus nigra est un conifère de la famille des Pinacées.
L’arbre de l’espèce peut atteindre 30 à 50m de hauteur. Son tronc est droit, recouvert d’une
écorce gris clair à gris-brun foncé qui est profondément fissurée. La floraison se déroule en
mai et la fructification se déroule entre septembre et octobre au cours de la deuxième année
après pollinisation (Debazac, 1977).

Les feuilles sont des aiguilles raides, de 8 à 16 cm de long, de 1 à 2mm de diamètre, droites
ou courbes, finement dentelées. Les cônes sont de couleur jaune-brun ou jaune clair et
brillant. Ils peuvent mesurer de 4-8 cm de longueur et 2-4 cm de largeur. Ces derniers
renferment des graines grises de 5 à 7 mm de long qui portent une aile de 19 à 26 mm de long
(Isajev et al., 2003).

10
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Figure 6 : Le Pin noir. A : Graines du Pin noir, B : Graine aves aile, C : Cônes du pin noir, D :
Cônes ouverts.

1.5.3 Ecologie

Cette espèce caractérise préférentiellement l’étage montagnard méditerranéen. En


méditerranée septentrionale, le pin noir se localise entre [560m-1500m] et entre [1100m-
2000m] a la partie méridionale (Quezel, 1980).

En corse se situe entre 700m à 1800m (Asmani, 1993). Au Sud de la France entre
[400m-1000m] (Debazac, 1991). Au Maroc entre [1300m-1700m] (Ben Abid, 1984). En
Algérie, le Djurdjura (Mont tigounatine) il se trouve à une altitude qui varie entre [1450m-
1600m].
En méditerranée oriental et en méditerranée occidental le pin noir peut supporter des
températures minimales (-8°C) et disparaissent pour les températures qui touchent à (-5°c)
(Quezel, 1980).
1.6 La reproduction des espèces du Pin
Le pin d’Alep se reproduit en général vers 1'âge de 8-12 ans (Boudy, 1950 ; Nahal,
1962), le pin pignon à l’âge de 8 à 20 ans (Adili, 2012) et le pin noir de 2 ans à 4 ans. Mais
leur maturité sexuelle dépend des conditions du milieu. Leurs organes sexuels mâles et
11
Chapitre I Synthèse Bibliographique

femelles sont séparés; espèces monoïque.

Les étapes de cycle de reproduction sont comme suit :


 Ouverture des cônes mâles

Les cônes mâles, sont très nombreuses et portées sur de nombreux rameaux. Ils
déversent dans les airs une quantité énorme de pollen. Après avoir libéré leur pollen, les cônes
mâles tombent (Sassoui, 2020).
 Réception du pollen par les cônes femelles

La grande quantité de pollen se rencontre avec les cônes femelles situés à l'extrémité
des rameaux. Le nombre de graines que contient le cône de pin dépend par contre du succès
de la pollinisation (Sassoui, 2020).
 De la fleur au cône

Il faudra deux années pour que la petite fleur femelle se transforme en un cône de pin
mûr prêt à s'ouvrir. Au printemps on trouve sur les pins trois tailles des cônes, les petits cônes
femelles de l'année à l'extrémité des rameaux, les cônes devenus fruits de l'année précédente,
de taille moyenne, situés en dessous des fleurs, placés sur le côté. La distance entre les deux
cônes illustre la croissance du rameau en une année (Sassoui, 2020).
 Ouverture des cônes

Arrivés à maturité, la chaleur fait ouvrir les cônes. Les graines qui portent une longue
aile sont emportées par le vent et sont ainsi disséminées loin de l'arbre. Ces graines donnent
naissance à une plantule qui peut alors devenir à son tour un arbre et le cycle recommence
(Sassoui, 2020).

12
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Figure 7: cycle de reproduction du Pin (Chokri, 2005).

1.7 Intérêt médicinal des espèces du Pin


Les pins sont largement utilisés dans la pratique thérapeutique et pharmaceutique
traditionnelle dans le monde (Schauenberg et Paris, 1977 ; Baba Aïssa, 1991). Ils sont connus
comme remède pour plusieurs maladies, aussi connu pour leurs propriétés anti-
inflammatoires, antivieillissement, antinéoplasiques (Kadri et al., 2015), antibactériennes
(Sadou et al., 2015), et aussi pour leurs propriétés anti-oxydantes (Dhibi et al., 2014).

1.8 Intérêt économique des espèces du Pin


Le bois des espèces du pin est utilisé en construction, industrie, menuiserie, bois et pâte
à papier, pour l'étayage des mines, la construction navale et la charpenterie (Lahouati, 2000).
On extrait à partir du bois aussi par distillation du goudron de Norvège, à propriétés
balsamiques et antiseptiques (Bouazza, 2013). Aussi, la résine (la gemme) des arbres de ces
espèces contient 20 à 24 % d’essence de térébenthine et 75 à 80% de cellophane, elle a aussi
des usages médicinaux, ses bourgeons très résineux, sont utilisées comme balsamiques et
diurétique (sirops et pastilles). Les graines de pin sont comestibles et utilisées en pâtisserie et
confiserie ou peuvent être mangées crues en cassant leur coque (Bouazza, 2013).

13
Chapitre I Synthèse Bibliographique

2 La Cytogénétique

2.1 Définition de la Cytogénétique


La cytogénétique est une discipline qui fait le lien entre la cytologie et la génétique.

Cette discipline a pour objet l’étude de la structure et du fonctionnement normal et


pathologique des chromosomes. Elle a activement contribué à la compréhension des
mécanismes héréditaires et la nouvelle classification du monde végétal (taxonomie et
phylogénie). Aussi, Elle participe à la connaissance du nombre de chromosome du matériel
végétal utilisé, l’établissement des cartes génétiques, l’exploitation de la variabilité intra
spécifique, interspécifique ou induite et l’amélioration des plantes (Jahier et al., 1992).

2.2 Caryotype
Chaque espèce possède un complément chromosomique caractéristique qu’on appelle
caryotype, qui représente « l’aspect phénotypique des chromosomes somatique» (Levitzky,
1931).

Le caryotype est le plus haut niveau d'organisation structurelle et fonctionnelle du


génome nucléaire. On peut en apprendre beaucoup sur les modes et les mécanismes de
l'évolution du caryotype et sa signification pour la diversification et la spéciation en
comparant les chromosomes de différents taxons (Weiss-Schneeweiss et Schneeweiss, 2013).

La constance du caryotype en termes de nombre et de structure des chromosomes


découle de la fiabilité de la réplication des chromosomes pour assurer la transmission fidèle
du matériel génétique à la génération suivante. D'autre part, la variation du caryotype entraîne
des changements évolutifs. Il existe deux grandes catégories de variation caryotypique :
numérique (généralement causée par un dysfonctionnement du fuseau méiotique ou
mitotique) et structurelle (généralement causée par des erreurs de crossing-over). Cependant,
ces deux grandes classes sont interdépendantes et le changement évolutif réel du caryotype est
souvent complexe, impliquant divers mécanismes (Weiss-Schneeweiss et Schneeweiss, 2013).

Les caractéristiques caryotypiques les plus courantes sont le nombre de chromosomes,


la taille des chromosomes, la longueur du caryotype haploïde ou diploïde, la symétrie du
caryotype et les positions des repères chromosomiques morphologiquement discernables, y
compris la constriction primaire et secondaire. Le caryotype et ses caractéristiques peuvent
être représentés schématiquement par un idiogramme ou un caryogramme (Levitzky, 1931).

14
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Figure 8 : Exemple d’un caryotype des chromosomes de Pinus radiata (Pederick, 1966).

2.3 La chromatine
L’ADN (l’Acide Désoxyribon Nucléique) existe sous forme de chromatine
interphasique. En utilisant des colorants, des régions plus ou moins intensément colorées
peuvent être affichées sur les chromosomes, reflétant le degré de condensation de la
chromatine (Harry, 2001). On distingue :

1. L’euchromatine (chromatine diffuse)

Elle est constituée de chromatine décondensée durant l’interphase ce qui permet la


transcription des séquences codantes qu’elle contient.

2. L’hétérochromatine (chromatine condensée)

Elle correspond à une zone fortement colorée qui reste condensée dans le noyau
cellulaire durant l'interphase.

On distingue deux types d’hétérochromatine : (Dorkeld, 1994 ; Harry, 2001; Anthony et


al., 2002).

a. L’hétérochromatine facultative

C’est un état de condensation non permanent entraînant une inactivation des séquences

15
Chapitre I Synthèse Bibliographique

codantes impliquées. (Différences dans le comportement de deux chromosomes homologues).

b. L’hétérochromatine constitutive

C’est un état de condensation permanent de certaines zones, affectant les deux


chromosomes homologues. Elle est composée des séquences d’ADN moyennement ou
hautement répétées riches en paires de bases GC et AT et se trouve dans des régions
spécifiques notamment au niveau des centromères et des télomères (Harry, 2001).

2.4 Taille du génome


La taille du génome haploïde, exprimée en nombre de paires de bases (pb) ou en masse
d’ADN (pg), montre des fluctuations importantes entre les espèces forestières et aussi une
différence entre les gymnospermes (10-100.109 pb) et les angiospermes (0,2-1.109 pb); car la
taille du génome des gymnospermes est classée parmi les plus grandes tailles connus. On peut
trouver des génomes de grande taille chez les angiospermes aussi, ce qui fait que la grande
taille du génome n’est pas forcément une caractéristique des arbres forestiers ou des
gymnospermes (Prat et al., 2006)

La taille du génome montre des variations interspécifiques, des fluctuations importantes


sont remarquables dans des différentes publications de la même espèce. La taille peut aussi
être considérée comme un élément de régulation de l’activité mitotique et de la taille des
cellules (Cavalier-Smith, 1978). Cela fait que les fluctuations observées peuvent avoir une
signification adaptative à des facteurs environnementaux. Donc, la taille du génome semble
fluctuer en fonction du tissu, de l’âge de l’arbre, de la date de prélèvement pour un même
tissu végétal aussi bien pour des cellules interphasiques que pour des cellules en mitose (Prat
et al., 2006).

2.5 Les Chromosomes


Les chromosomes sont des structures en forme de bâtonnets faites de chromatine,
visible dans les divisons cellulaires. Les gènes sont alignés dans un ordre fixe sur chaque
chromosome, ce dernier porte une zone de construction primaire qui se définit comme le point
de liaison des chromatides sœurs : le centromère. Selon Griffiths et al (2002), les
chromosomes sont classés en trois groupes selon la position de leurs centromères
(Chromosome télocentrique, Chromosome acrocentrique et Chromosome métacentrique).

16
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Figure 9 : Représentation schématique de quelques types des chromosomes (Griffiths et al.,


2002)

2.6 Techniques de cytogénétiques classiques


La cytogénétique classique est utilisée dans les laboratoires de recherches depuis plus de
50 ans et reste la principale méthode utilisée dans les laboratoires de cellules souches pour
évaluer la stabilité génétique des cultures des cellules souches (Bates, 2011).

2.6.1 Coloration de Feulgen

La technique de coloration de Feulgen qui a été mise au point par le chimiste allemand
Robert Feulgen, en 1924, permet de colorer les chromosomes, pour les observer au
microscope, en dissociant les deux brins d’ADN avec de l’acide chlorhydrique et les colorer
ensuite avec de la fuschine. Les bandes colorées qui apparaissent ensuite, correspondent aux
gènes, tandis que les bandes claires correspondent aux régions intergéniques (Crèvecoeur,
2022).

2.6.2 Coloration de Giemsa

Les colorations au Giemsa sont actuellement appliquées en bactériologie,


cytogénétique, cytologie, hématologie, histopathologie et parasitologie (Wittekind, 1983;
Barcia, 2007; Horobin, 2011), pour révéler le cytoplasme basophile, la chromatine, les
granules cytoplasmiques orthochromatiques et métachromatiques et les nucléoles en
différentes couleurs. Généralement, l'ADN chromatinien condensé (dans les noyaux et les

17
Chapitre I Synthèse Bibliographique

chromosomes) donne lieu à une couleur violette (magenta), tandis que le cytoplasme
basophile et les nucléoles contenant de l'ARN apparaissent en bleu (Wittekind, 1979 ;
Horobin et Walter, 1987).

2.7 La cytogénétique moléculaire


La cytogénétique moléculaire est une nouvelle approche morphologique qui utilise à la
fois les outils de la biologie moléculaire et de la cytogénétique (Nouha et al., 2000).

Parmi les techniques utilisées actuellement est l’hybridation in situ fluorescente (FISH,
de l'anglais fluorescence in situ hybridization) et Fluorochrome banding.

2.7.1 Hybridation In Situ en Fluorescence (FISH)

La technique d'hybridation in situ, décrite pour la première fois à la fin des années 1960,
permet de visualiser des sondes (séquences nucléotidiques marquées) sur des chromosomes,
des cellules ou des tissus. Cette technique a été développée à l'origine pour identifier des
régions importantes de gènes ou de chromosomes (Julian, 2010).

Cette technique qui permet une caractérisation rapide de l'aspect structural des
chromosomes, son principe est basé sur l'hybridation efficace et spécifique de sondes d'ADN
dénaturées in situ et marquée aux fluorochrome avec des séquences nucleotidiques
complémentaires dans l'ADN des chromosomes à étudier (Kearney, 2001 ; Nouha et al.,
2000).

L'ADN chromosomique est partiellement purifié par traitement à l'ARNase et protéinase


K. et dénaturée par exposition à la formamide. L'ADN dénaturé peut ensuite être testé par
hybridation in situ en ajoutant une solution contenant la sonde d'acide nucléique marqué
recouverte d'une lamelle.

Selon la technique utilisée les bandes chromosomiques peuvent être observées avant ou
après l'étape d'hybridation. (Kearney, 2001 ; Nouha et al., 2000).

Le signal obtenu après avoir enlevé l’excès de sonde peut être corrélé au profil de
chromosome afin de déterminer la localisation des séquences d’ADN reconnues par la sonde.

Le matériel le plus utilisé dans la FISH pour le caryotype (cartographie physique) des
plantes sont les séquences ADNr 5S et 25S répétées en tandem, et qui sont spécifiquement

18
Chapitre I Synthèse Bibliographique

répété près des télomères et centromères (Kato et al., 2005). La FISH permet d'estimer le
nombre de copies de gènes ribosomiques de ces séquences, ce qui fait d'elle une technique
qualitative et quantitative.

Figure 10: Principe de l’Hybridation In Situ en Fluorescence (FISH) (Cordier-Courel, 2010).

2.7.2 Le fluorochrome banding

Les chromosomes représentent une variation considérable de taille et de contenue en


ADN, et leur composition de base peut varier: riches ou pauvres en gènes ceux-là ont un
pourcentage élevé soit en bases GC ou AT respectivement. Ces différentes régions se
disposent différemment sur les chromosomes, d'où la nécessité d'appliquer des colorations et
le bandings pour les marquer et établir le caryogramme qui est une représentation de la

19
Chapitre I Synthèse Bibliographique

totalité des bandes chromosomiques (Siljak-Yakovlev S et al., 2013).

Les bandes reflètent des variations de la structure longitudinale des chromatides et


permettent de différencier les chromosomes de manière plus précise.

Différents traitements impliquant la dénaturation et la digestion enzymatique de la


chromatine, puis l'incorporation de colorants spécifiques de l'ADN pour faire apparaitre sur
les chromosomes mitotiques une succession de bandes colorées et sombres. (Benblkacem,
2011)

 Chromomycine A3

Colorant utilisé pour le marquage des chromosomes, qui est à l'origine un anticorps qui
se lie préférentiellement aux régions d'ADN riches en GC, il produit une forte fluorescence
avec l'hétérochromatine riche en GC incluant l'hétérochromatine associée aux organisateurs
nucléolaires dans beaucoup d'espèces (Summer, 1994).

 DAPI

Di-Amino-Phénil-Indol colore les régions riches en séquence AT il est utilisé dans cette
technique pour le marquage de l'hétérochromatine constitutive non spécifique (Benblkacem,
2011).

2.8 Etude moléculaire et phylogénétique :


Les conifères modernes comprennent sept grandes familles : Araucariaceae,
Cephalotaxaceae, Cupressaceae, Podocarpaceae, Pinaceae, Sciadopityaceae,et Taxaceae
(Stewart et Rothwell, 1993).L’évolution des Pinaceae est mal connue avant la transition
jurassique supérieur\Crétacé inférieur, du fait d’une faible préservation des fossiles
macrorestes et pollen ; (Rothwell et al., 2012). A partir du Crétacé inférieur, les Pinaceae
peuplent très rapidement les aires terrestres qui se situent entre les moyennes et hautes
latitudes de l’hémisphère nord (Liu et Basinger, 2000).

Les relations phylogénétiques entre ces familles des conifères ont été beaucoup étudiées
depuis la fin du 19eme siècle sur la base des comparaisons morphologiques des feuillages, des
organes reproducteurs et aussi du mode de pollinisation (Saxton, 1913 ; Florin, 1951 ; Hart,
1987 ; Page, 1990 ; Miller Jr, 1999). Cette classification a été confirmée par Stefanoviac et al.
(1998) via l’analyse des séquences d’ARNr 28S.
20
Chapitre I Synthèse Bibliographique

Figure 11: Phylogénie du Pinophyta basée sur l’analyse cladistique de données moléculaires
(Farjon et al., 2003).

En ce qui concerne le coté moléculaire, des nombreuses études ont portées sur la
composition moléculaire des conifères ont démontré l’importance qu’avaient les terpénoides
en chimiotaxonomie (les terpénoides sont des métabolites secondaires lipidiques). Ces
composés sont bien souvent synthétisés par les conifères car ils sont les composés majeurs des
résines végétales et des huiles essentielles (Otto et Wilde, 2001).

21
Chapitre II : Matériel et
Méthodes
Chapitre II Matériel et Méthodes

3 Matériels et méthodes

3.1 Origine géographique des espèces étudiées


Les 03 espèces du Pin (Pinus halepensis Mill, Pinus pinea L. et Pinus nigra Arnold ssp.
mauretanica) ont été récoltées dans trois wilayas Bouira, Blida et Alger respectivement.

Figure 12: Répartition géographique des espèces étudiées (Google Earth, 2022).

3.2 Récolte des cônes du Pin


Les cônes du pin d’Alep ont été récupérés dans la wilaya de Bouira, au niveau des
régions d’Ain El Turk et Tikjda le 09\03\2022. Les cônes du pin pignon ont été récupérés le
09\03\2022 au niveau de la région d’Ain El Turk, wilaya de Bouira aussi.

Les cônes du Pin Noir ont été retrouvés dans la région de Tala Rana au niveau de la
wilaya de Bouira.

Pendant le processus de la récolte, on a récolté des cônes avec des écailles qui ne sont
pas complètement ouvertes, car leur ouverture signifie probablement la libération de leurs
graines

22
Chapitre II Matériel et Méthodes

3.3 Récolte des boutons floraux


On a échantillonné les boutons floraux du pin d’Alep (Pinus halepensis Mill.) et du pin
pignon (Pinus pinea L.) au niveau de la forêt d’Ain El Turk-Bouira et la forêt de Bouchaoui à
Alger.

Ces boutons floraux ont été mises d’une façon immédiate dans des flacons contenants la
solution du fixateur (Ethanol, chloroforme et acide acétique a raison de 6V: 3V: 1V). Chaque
flacon porte une étiquette sur laquelle le nom de l’espèce, station, date et heure de fixation
sont respectivement mentionnés.

Figure 13: Les boutons floraux des trois espèces. A : Boutons floraux du pin d’Alep d’Alger,
B : boutons floraux du pin d’Alep de Bouira, C : boutons floraux du pin pignon de Bouira.

3.4 Récupération des graines


Les graines des trois espèces Pinus halepensis Mill., Pinus pinea L. et Pinus nigra
Arnold ssp. mauretanicaont ont été récupérées à partir des cônes repartis sur une surface
sèche et exposés au soleil.

Les graines récupérées de chaque espèce ont été stockées dans des flacons contenants de
la silice, chaque flacon porte une étiquette avec les informations adéquates.

23
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure 14 : les graines des trois espèces. A : Graines du pin noir, B : Graines du pin d’Alep, C
: Graines du pin pignon

3.5 Mise à germination des graines


Ce protocole de germination a été inspiré par (Radford, 2007) et modifié. On a préparé
trois flacons remplis d’eau, un pour chaque espèce, on a ensuite mets les graines dedans pour
72h. On a utilisé l’eau à température ambiante, cela c’était pour tester l’utilité des graines et
aussi pour les faire pousser, car les graines pleines et viables devraient plonger lentement vers
le fond du conteneur et celles qui sont vides et inutilisables flotteront à la surface (Figure 15).

Après 72h, les graines du pin d’Alep et celles du pin Noir ont été limées puis transférées
directement sur un papier absorbant, qu’on a ensuite mets dans des boites de Pétri et on les a
imbibé d’eau afin de passer à la germination des graines (Figure 15).

Pour les graines du pin Pignon, on a cassé les coquilles avec prudence pour ne pas
abimer les graines, puis on les a transférées sur du papier absorbant, on les a mets dans des
boites de pétri en ajoutant de l’eau pour lancer la germination (Figure 15).

La période de germination du Pin d’Alep a été de 10 à 21 jours et celle du Pin Pignon a


duré deux mois.

24
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure 15 : Lancement du processus de germination des graines du Pin. A : Les graines du pin
d’Alep dans l’eau, B : Les graines vides qui flottent, C : Graines du Pin pignon, D : Graines
du Pin d’Alep

3.6 Techniques d’études


Les espèces ont fait l’objet de deux volets d’études: une étude morphométrique et une
étude cytogénétique.

3.6.1 Etude morphométrique

L’étude a été réalisée sur les trois espèces du pin (Pinus halepensis Mill, Pinus pinea L.
et Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica). Les caractères morphologiques ont été choisis
d’une façon à couvrir le maximum de la morphologie des arbres et des cônes de chaque
espèce. En tout, 16 caractères (quantitatifs, qualitatifs) ont été étudiés pour chaque espèce
(Tableau 2)

On a récolté les cônes contenant des graines. Les différentes mesures ont été réalisées
sur chaque échantillon séparément afin d’éviter toute confusion.

25
Chapitre II Matériel et Méthodes

A. Les caractères analysés

Nous avons sélectionné 16 caractères morphologiques à analyser, qui ont été choisis
d’une façon à couvrir le maximum de la morphologie de l’arbre, dont 08 caractères
quantitatifs et 08 qualitatifs (Tableau 2).

Les mesures de la hauteur et de la taille d’arbre ont été effectuées in situ. Les caractères
quantitatifs numérotés 04 et 05 ont été mesuré à l’aide d’un pied à coulisse électrique ainsi,
les caractères de 03, 06 et 07 ont été mesurés avec le logiciel Fiji. Enfin, le dernier caractère
(08) a été mesuré à l’aide d’une balance électrique (Figure 16).

Figure 16: La mesure des caractères quantitatifs. A : Pied à coulisse, B : Balance électrique, C
: Mesure de la longueur du cône du pin pignon, D : Mesure de la longueur du cône du pin
d’Alep, E : Mesure de la longueur du cône du pin noir, F : Mesure du diamètre

26
Chapitre II Matériel et Méthodes

Les caractères morphologiques analysés sont présentés dans le tableau si dessous.

Tableau 2: Les caractères morphologiques analysés sur les espèces de Pinus étudiée

Caractère quantitatif Caractère qualitatif

1. Hauteur d’arbre 01. Couleur de tronc

2. Diamètre de tronc 02. Couleur de tige

3. Longueur de feuille 03. Couleur de feuille

4. Longueur de cône 04. Couleur de cône

5. Diamètre de cône 05. Couleur de graine

6. Longueur de graine 06. Forme de feuille

7. Diamètre de graine 07. Forme de cône

8. Mesure de poids des cônes 08. Forme de graine

3.6.2 Etude cytogénétique

a. Préparation du fixateur

Le fixateur assure un arrêt rapide des divisions cellulaires sans détruire la structure
chromosomique et permet aux cellules de résister aux manipulations, comme il assure une
bonne conservation du matériel végétal pour une longue période (4°C, à l’obscurité) (Jahier et
al., 1992).

Les boutons floraux ont été fixées in situ dans des flacons remplis de fixateur de type
Carnoy II à base de 6 volumes d’éthanol, 3 volumes de chloroforme et 1 volume d’acide
acétique (Love et Love, 1975 ; Jahier et al., 1992).

b. Préparation du colorant Orcéine lacto-propionique

La coloration des chromosomes améliore leur visibilité et facilite la séparation des


cellules. Le colorant utilisé est à base d’orcéine lacto-propionique.

27
Chapitre II Matériel et Méthodes

Le colorant est préparé selon Dyer (1963) et modifié selon Löve et Löve (1975).

Dans un grand erlenmeyer, on dissoute 2g d’orcéine dans 23ml d’acide propionique et


23ml d’acide lactique, ensuite on ajoute de l’eau distillée jusqu'à 100ml et on agite bien la
solution puis on filtre. Ainsi, La solution d’orcéine obtenue se conserve longtemps dans un
flacon en verre fumé.

c. Techniques d’étude des mitoses


a. Préparation des échantillons

On a pris les graines qui présentaient des racines (Figure 17), on a mis le matériel sur
une lame bien propre et à l’aide d’un scalpel on a coupé environ 1cm de racine à 12 heures
jusqu’à 13 heures pour le Pin d’Alep et de 11 heures jusqu’à 12 heures pour le Pin Pignon.

b. Hydrolyse acide

L’utilisation de l’hydrolyse nous permet de ramollir la paroi cellulaire pour une


observation plus claire du cytoplasme. Les racines récupérées ont été recouvertes d’une goutte
d’HCl (1N) et hydrolysées à froid (Figure 17) entre 5 à 7 minutes pour le Pin d’Alep entre 10
à 15 minutes pour le Pin Pignon.

c. Coloration

Après élimination de l’HCl avec du papier absorbant, on a récupéré la coiffe à l’aide


d’un scalpel et la loupe binoculaire (Figure 17). La coloration a été réalisée en ajoutant une
goutte d’orcéine lacto propionique à une température ambiante pendant 3 à 4 minutes pour le
Pin d’Alep et entre 5 à 7 minutes pour le Pin Pignon afin que le colorant s’infiltre bien dans
les cellules. Ensuite, on a recouvert la lame avec une lamelle et exercé une légère pression
afin d’écraser la coiffe et faire sortir les cellules mères en prenant soin que la lamelle ne se
déplace et ne se casse pas.

d. Observation

L’observation des mitoses est réalisée sous microscope optique (Optica B-353A)
(Figure 17). L’amas des cellules de la coiffe écrasée est détecté à l'aide d'un objectif à faible
grossissement (X 10) puis au grossissement (X 40) pour une visualisation plus claire ; le
grossissement (X 100), nous a permis de bien visualiser les différentes phases de la division
cellulaire.

28
Chapitre II Matériel et Méthodes

Les préparations réussies sont conservées en appliquant du vernis à ongles transparent


sur les bords de la lamelle avec les informations adéquates.

e. Photographie

Les lames sont prises en photo à l’aide de l’appareil photo intégré sur le microscope
optique (Optica B-353A) (Figure 17). On les a ensuite traité avec le logiciel du même
microscope, afin d’améliorer la visualisation et ajouter la légende et l’échelle. A la fin, un
dossier spécifique a été créé pour conserver l’ensemble des résultats.

Figure 17:Matériel utilisé durant l’expérimentation cytogénétique. A: Matériel végétale


(racine des Pins) et l’hydrolyse à froid, B: coupure de la coiffe sous la loupe binoculaire, C :
coloration avec l’orceine, D : observation sous microscope optique, E : Photographie les
lames

29
Chapitre II Matériel et Méthodes

3.6.3 Etude de la fertilité pollinique

La technique utilisée pour étudier la fertilité pollinique a été inspirée du protocole de


Mertens et Hmnersmith (1998). On a placé les cônes males sous une lame, ensuite on a
disséqué les sacs polliniques qui se trouvent à l’intérieur à l’aide des aiguilles et des pinces.

Apres dissection des sacs polliniques pour faire sortir les grains de pollen, on laisse
sécher la lame un peu, puis on ajoute une goutte de bleu de coton et on recouvre la lame avec
une lamelle sans exercer une pression extérieure (Figure 18). On a laissé les lames pour 24h
pour mieux colorer les grains de pollen, la lame est ensuite placée sous microscope optique
pour observation. Les résultats montrent que les grains de pollen colorés d’un bleu foncé sont
considérés fertiles et ceux non colorés et transparent sont considérés autant que stériles.

On a compté entre 400 à 600 grains de pollen pour chaque cône male.

Le taux de fertilité pollinique est calculé comme suit :

TF = N/ (N+AN) x 100.
TF : Taux de fertilité pollinique
N : Nombres de grains de pollen normaux (fertiles).
AN : Nombres de grains de pollen anormaux (stériles).

30
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure 18 : les étapes de l’étude de la fertilité pollinique. A : Préparation de l’échantillon, B :


Dissection des sacs polliniques, C : Séchage, D : Coloration avec Bleu de coton, E : Laisser le
colorant pénétrer, F : Observation.

3.6.4 Etude des Ovules

a) Récolte des cônes

On a récolté des cônes du pin d’Alep qui sont jugés comme cônes non mature. Ces
cônes ont été récupères au niveau de l’université Abderrahmane Mira wilaya de Bejaia.

Ces cônes ont été stockés dans des flacons contenant la solution du fixateur (Ethanol,
chloroforme et acide acétique à raison de 6V: 3V: 1V) (Figure 19).

31
Chapitre II Matériel et Méthodes

Figure 19: Le matériel végétal de l’étude des ovules. A : Les cônes du pin d’Alep non mature,
B : Stockage des cônes dans le fixateur.

b) Préparation des échantillons

On a pris le cône du pin, on l’a mis dans un flacon contenant un peu de l’eau, puis à
l’aide d’un scalpel et d’une pince on a ouvert les écailles afin de dévoiler les ovules pour les
étudier (Figure 20).

c) Hydrolyse

Les ovules récupérés ont été recouverts d’HCl (1N) et hydrolysées à froid entre 7 à 10
minutes (Figure 20).

d) Coloration

L’HCl a été éliminé avec du papier absorbant et puis la coloration a été réalisée en
ajoutant une goutte d’orcéine lactopropionique à une température ambiante pendant 3 à 5
minutes afin que le colorant s’infiltre bien dans les cellules (Figure 20).

32
Chapitre II Matériel et Méthodes

Ensuite, on a recouvert la lame avec une lamelle et exercé une légère pression afin
d’écraser les ovules et faire sortir les cellules mères en prenant soin que la lamelle ne se
déplace et ne se casse pas (Figure 20).

e) Observation

L’observation est réalisée sous microscope optique (Optica B-353A). L’amas de cellules
de la coiffe écrasée est détecté à l'aide d'un objectif à faible grossissement (X 10) puis au
grossissement (X 40) pour une visualisation plus claire; le grossissement (X100), nous a
permis de bien visualiser les cellules (Figure 20).

Les préparations sont conservées en appliquant du vernis à ongles transparent sur les bords de
la lamelle avec les informations adéquates.

f) Photographie

Les lames sont prises en photo à l’aide de l’appareil photo intégré sur le microscope optique
(Optica B-353A). On les a ensuite traitées avec le logiciel du même microscope (Figure 20).

Figure 20: Les étapes réalisées durant l’étude des ovules. A : Préparation de l’échantillon, B :
Hydrolyse à froid, C : Coloration avec de l’orceine, D : Observation.

33
Chapitre III : Résultats et
Discussions
Chapitre III Résultats et Discussions

4 Résultats et discussion

4.1 Résultats
4.1.1 Germination

La germination des graines du Pin d’Alep limées était plus rapide que celle des graines non
limées. Pour le Pin Pignon, la germination a duré deux mois. Les graines sans coque imbibées
d’eau ont montré une capacité de germination plus rapide que celles avec des coques imbibées
d’eau (Figure 21).

Les graines du Pin Noir ont eu des difficultés lors du processus de germination ce qui fait que
la germination n’a pas été réussite.

Figure 21: Les graines des pins germés. A : Graines du pin d’Alep, B : Graines du pin pignon.

4.1.2 Morphométrie des trois espèces du Pins

Les 16 caractères morphologiques étudiés sur les trois espèces de Pinus, dont 08 caractères
quantitatifs et 08 qualitatifs, sont consignés dans les tableaux

34
Chapitre III Résultats et Discussions

a. Pin d’Alep

Pinus halepensis Mill. est présent dans différentes régions en Algérie (Ain El Turk, Tikjda,
Bejaïa). C’est un arbre d’une hauteur qui est approximativement équivalente d’une région à
une autre ; celle d’Ain El Turk est de 6,7 à 14,6 m de hauteur et de 19,3 à 38,2 cm de
diamètre, 7 à 15,9 m de hauteur et 20 à 37 cm de diamètre pour celui de Tikjda et et de 6,5 à
15,7 m de hauteur et 19 à 35,2cm pour celui de Bejaïa. Ses feuilles sont des aiguilles fines
vert clair, longues de 4 à 12 cm. Cette espèceprésente des cônes verts à brun rougeâtre de 54 à
94mm de longueur et de 27 à 44mm de largeur pour ceux de Tikjda, 22 à 76mm de longueur
et 15 à 30mm de largeur pour ceux de Ain El Turk et 47 à 87mm de longueur et de 20 à
36mm de largeur pour ceux de Bejaia. Ces cônes renferment des ailes qui portent des graines
noires allongées et presque droites des deux côtés (Tableau 03).
Tableau 3 : les caractères morphométrique quantitatifs et qualitatifs du Pin d’Alep des trois
régions

Pin d’Alep – Station Tikjda


Caractères quantitatifs

Caractère Min Max Moy±ET

Hauteur d’arbre (m) 7 15,9 11,94±2,78

Diamètre de tronc (cm) 20 37 26,75±5,33

Longueur de feuille (cm) 4,5 12,3 8,77±2,21

Longueur de cône (mm) 54,45 94,67 72,02±9,67

Largeur de cône (mm) 27,83 44,66 32,92±3,86

Longueur de graine (mm) 3,5 9 6,28±1,52

Largeur de graine (mm) 2,25 6,2 4±1,09

Mesure de poids des cônes (g) 15,22 56,24 32,86±10,95

4.1.2.a.1
Pin d’Alep-Station Ain El Turk

35
Chapitre III Résultats et Discussions

Caractères quantitatifs

Caractère Min Max Moy±ET

Hauteur d’arbre (m) 6,7 14,6 10,32±2,77

Diamètre de tronc (cm) 19,3 38,2 27,11±5,33

Longueur de feuille (cm) 4,65 12,65 8,72±2,47

Longueur de cône (mm) 22,48 76,15 48,39±10,25

Largeur de cône (mm) 15,05 30,7 23,05±4,40

Longueur de graine (mm) 8,4 16,66 12,24±2,36

Largeur de graine (mm) 1,5 6,55 4±1,4

Mesure de poids des cônes (g) 4,4 46,23 25,76±8,89

Pin d’Alep-Station Bejaia

Caractères quantitatifs

Caractère Min Max Moy±ET

Hauteur d’arbre (m) 6,5 15,7 11,12±2,93

Diamètre de tronc (cm) 19 35,2 24,17±5,06

Longueur de la feuille (cm) 4,78 12,45 9,21±2,36

Longueur de cône (mm) 47,17 87,9 65,98±10,47

Largeur de cône (mm) 20,8 36,35 28,17±4,16

Longueur de graine (mm) 8,45 16,8 13,12±2,4

Diamètre de graine (mm) 2,43 6,55 4,38±1,23

Mesure de poids des cônes (g) 6,06 35,95 23,14±8,75

36
Chapitre III Résultats et Discussions

Caractères qualitatifs

Couleur d’écorce gris argent

Forme de tige Tortueuse

Couleur de feuille Vert claire

Couleur de cône vert à brun rougeâtre

Couleur de graine Noir

Forme de feuille aiguilles fines

Forme de cône Ovoïde, allongé

Forme de graine aile allongée et presque droite des deux côtés.

b. Pin Pignon

Pinus pinea L. est une espèce qui se présente dans la région d’Ain El Turk à Bouira. Cette
espèce est un arbre de 10 à 20m de hauteur et de 19 à 39m de largeur (diamètre). L’arbre
présente une écorce brun noirâtre ou grise. Les feuilles sont aiguilles vert foncé, longues de 5
à 14cm. Ses fleurs femelles se développent sous forme des cônes bruns lustrés large de 80 à
200mm et de 19 à 30mm de largeur. Les cônes renferment des graines comestibles grosses et
globuleuses de 14 à 24mm de longueur et de 7 à 12mm de largeur. Ces graines renferment
une amande comestible d’une couleur Blanche (Tableau 04).

Tableau 4: les caractères morphométrique quantitatifs et qualitatifs du Pin Pignon

Caractères quantitatifs

Caractère Min Max Moy±ET

Hauteur d’arbre (m) 10,1 20,3 14,44±3,23

Diamètre de tronc (cm) 19,4 39,2 24,87±6,08

37
Chapitre III Résultats et Discussions

Longueur de feuille (mm) 5 14,65 10,5±2,61

Longueur de cône (mm) 80,24 263,59 137,68±51,9

Largeur de cône (mm) 56,9 140,18 81,73±17,55

Longueur de graine (mm) 14,11 24,58 18,27±3,04

Diamètre de graine (mm) 7 12,67 10,22±1,42

Mesure de pois des cônes (g) 82,09 284,5 180,72±57,81

caractères qualitatif

Forme et couleur d’écorce Craquelée et de couleur variable, brun noirâtre ou


plus grise.

Forme de tige Lisse

Forme et couleur de feuille Aiguilles vert foncé groupées par 2

Couleur de cône bruns lustrés

Couleur de graine Noire

Forme de feuille aiguilles persistantes

Forme de cône Grosses globuleuses

Forme de graine grosse comestible avec une coque dure.

c. Pin Noir

Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica est un arbre qui se présente dans la région de Tala Rana
à Bouira. Les cônes de cette espèce sont d’une forme ovoïde d’une couleur jaune claire à un
jaune brune. Ces derniers sont de 36 à 63mm de longueur et de 19 à 30mm de largeur. Les
cônes renferment des ailes qui portent des graines grises noirâtre allongées, qui font de 8 à
12mm de longueur et de 2 à 4mm de largeur (Tableau 05).

38
Chapitre III Résultats et Discussions

Tableau 5 : les caractères morphologique quantitatifs du Pin Noir.

Caractères quantitatifs

Caractère Min Max Moy±ET

Longueur de cône (mm) 36,56 63,24 51,09±6,06

Largeur de cône (mm) 19,38 30,86 25,36±2,81

Longueur de graine (mm) 8,89 12,15 10,61±0,91

Largeur de graine 2,1 4,93 3,36±0,83

Poids des cônes (g) 6,99 23,5 15,17±4,69

Caractères qualitatifs

Couleur de cône jaune-brun ou jaune clair

Couleur de graine Gris noirâtre

Forme de cône Ovoïde

Forme de graine aile allongée et presque droite des deux côtés.

4.1.3 Cytogénétique des trois espèces du Pin

a. Pin d’Alep (Pinus halepensis Mill.)

a) Analyse de la mitose

L’analyse de la mitose portée sur les racines des graines du Pin d’Alep a montré dans la
plupart des cas une séparation insuffisante des chromosomes, ce qui a rendu le comptage des
chromosomes presque impossible dans ce cas, toutes les phases de la mitose ont été observées
(Figure 22).

39
Chapitre III Résultats et Discussions

Figure 22: Les différentes phases de la mitose A : Prophase B : Métaphase C : Anaphase D :


Télophase. (Grossissement X100). Echelle : 10μm.

b) Etude de la fertilité Pollinique

L’étude de la fertilité pollinique a été réalisée sur deux échantillons de l’espèce Pinus
[Link] différentes wilayas (Alger et Bouira). Ceci est présenté dans le tableau 6.

Tableau 6: Fertilité Pollinique de Pinus halepensis Mill.

Espèce Taux de fertilité Région Nombre des


pollinique (%). fleurs étudiées

85,25 % Bouira

Pinus halepensis Mill.


(Pin d’Alep)
43,99 % Alger 10

40
Chapitre III Résultats et Discussions

La fertilité pollinique de l’espèce analysée de la wilaya de Bouira est très élevée, elle est de
85,25% et très basse pour celle de la wilaya d’Alger 43,99%.

 Les grains de pollen

Les grains de pollen de Pinus halepensis Mill. Sont anémochores possédant deux ballonnets
plus ou moins volumineux, symétriquement placés de chaque côté du grain. Les grains de
pollen fertiles sont de forme régulière et bien colorés (bleu foncé) (Figure 23) tandis que les
grains stériles possèdent une couleur d’un bleu clair ou bien pas colorés du tout (Figure 23).

Figure 23: Les grains de Pollen Fertiles et stériles du Pin d’Alep (A : Fertiles\ B : Stériles).
Echelle : 10μm.

 Anomalies

Durant notre étude de la fertilité pollinique de Pinus halepensis Mill. des grains de pollen
déformés ont été remarquées (Figure 24).

41
Chapitre III Résultats et Discussions

Figure 24: Grains de Pollen du pin d’Alep déformés. Echelle : 10μm.

b. Pin pignon (Pinus pinea L.)

a. Analyse de la mitose

L’analyse de la mitose portée sur les racines des graines du Pin pignon a montré une
séparation insuffisante des chromosomes, ce qui a rendu le comptage des chromosomes
presque impossible dans ce cas. Toutes les phases de la mitose ont été observées (Figure 25).

42
Chapitre III Résultats et Discussions

Figure 25: Les différentes phases des divisions cellulaires chez Pinus pinea L. A : Prophase,
B : Métaphase, C : Anaphase, D : Télophase. (Grossissement X40) Echelle : 10μm

b. Etude de la fertilité Pollinique

L’étude de la fertilité pollinique a été réalisée sur des boutons floraux de l’espèce Pinus pinea
[Link] la wilaya de Bouira. Ceci est présenté dans le tableau 07.

Tableau 7: Fertilité Pollinique de Pinus pinea L.

Espèce Taux de fertilité Région Nombre des fleurs


pollinique (%). étudiées

Pinus pineaL. (Pin 61,75% Bouira 10


pignon)

La fertilité pollinique de l’espèce étudiée est moyenne elle est de 61,75%.

43
Chapitre III Résultats et Discussions

c. Les grains de pollen

Les grains de pollen de Pinus pinea L. sont aussi des anémochores qui possèdent deux
ballonnets symétriquement placés de chaque côté du grain. Les grains de pollen fertiles sont
de forme régulière et bien colorés (bleu foncé) (Figure 26) tandis que les grains stériles
possèdent une couleur d’un bleu clair ou bien pas colorés du tout (Figure 26).

Figure 26: Grains de pollen du pin pignon (A : Fertile\ B : Stérile) Echelle : 10μm

d. Anomalies

Durant notre étude de la fertilité pollinique de Pinus pinea L. des grains de pollen déformés et
non bien colorés ont été remarquées (Figure 27).

Figure 27: Grains de pollen du pin pignon déformés. Echelle : 10μm.


44
Chapitre III Résultats et Discussions

e. Analyse des ovules du pin d’Alep

L’analyse portée sur les ovules des cônes du Pin d’Alep a montré dans la plupart des cas des
différentes cellules au stade de prophase. Les autres différentes phases de la division cellulaire
n’ont pas été observées (Figure 28).

Figure 28: cellules au stade de prophase (Grossissement X100). Echelle : 10μm.

4.2 Discussions
4.2.1 Morphologie des trois espèces du Pin

Les résultats présentés dans les tableaux sont basés sur la moyenne des études menées sur la
morphométrie.

a. Pin d’Alep

Les caractères morphologiques des trois espèces des différentes régions ne présentent
pas une grande différence.

Nos résultats des études réalisées sur les hauteurs et les diamètres des arbres du Pin d’
Alep des trois régions (Tableau 3) ne correspondent pas à ceux de (Pardé, 1957) mais sont
proches à ceux de (Bentouati, Bariteau, 2005) (Tableau 8).

45
Chapitre III Résultats et Discussions

Tableau 8: Comparaison des résultats de l’étude morphométrique

(Pardé, 1957) (Bentouati, Bariteau, Nos résultats des trois


2005). espèces
Hauteur 17m-18m 10,6 m 10,32 m, 11,12m et
11,94m
Diamètre 22 cm 27 cm 24,17 cm, 27,11cm et
26,75 cm
Clouet, 2003 Nahal, 1962 Kadik, 1987 Nos résultats
Cône 5 ,3cm- 6,4cm 5cm-12cm 6cm-12cm 4,8cm, 6,5cm et
7,2cm

Les résultats d’étude menée sur les feuilles ne correspondent pas à ceux de (Nahal, 1962), et
ceux des cônes et graines sont proches à ceux de (Nahal, 1962 ; Kadik, 1987 ; Clouet, 2003).

b. Pin Pignon

Les résultats des études menées sur la hauteur des arbres du Pin pignon sont proches de ceux
de (Tornatora, 1887), et le diamètre correspond à celui de (Adili, 2012) (Tableau 4). Pour
l’écorce, les feuilles, les cônes et les graines les résultats sont proches de ceux de (Forêt
méditerranéenne et al., 1982 ; K.B.F, 2007).

Tableau 9:Comparaison des résultats de l’étude morphométrique

(Tornatora, (Adili, 2012). (Forêt Nos résultats


1887) méditerranéenne
et al., 1982
Hauteur Peut atteindre 30m 10,1m-20,3m
3Om
Diamètre 30 cm 60cm 19,4cm-39,2cm
Longueur de 10cm-20cm 5cm-14,65cm
feuille
Longueur de 8cm-15cm 8cm-26,3cm
cône
Longueur de 15mm-20mm 14,11mm-
graine 24,58mm

46
Chapitre III Résultats et Discussions

c. Pin Noir

Sur la base des travaux de (Abdelli, Moalli, 1996), nos travaux sont en concordance
avec, par contre ils ne correspondent pas à celles de (Asmani, 1993).Pour les graines, les
résultats sont proches de ceux de (Abdelli, 2002) (Tableau

Tableau 10:Comparaison des résultats de l’étude morphométrique du Pin Noir

Asmani (1993) Abdelli et Abdelli(2002) Nos résultats


Moali
(1996)
Longueur de 2.55-7.17 4.7-6.14 5.10-6.22 3,65-6,32
cone (cm)
Largeuer (cm) 1.84-3.32 2.04-2.99 2.01-2.61 1,93-3

Les études sur les arbres du pin noir (Ecorce, feuilles tige. Etc) n’ont pas été effectué car
le pin noir est considéré comme une espèce protégée et endémique en Algérie (Djema, 2017),
donc il n’était pas possible d’aller sur terrain pour faire l’étude morphométrique de l’arbre.

Nos résultats obtenus pour les trois espèces du pin montrent une variation de dimensions
en comparant avec les travaux précédents dans la littérature, et nous pensons que les
conditions climatiques liées à l’année de récolte seraient en partie à l’origine de ces variations.

4.2.2 Etude cytogénétique

 Germination

La germination des graines du pin d’Alep était rapide et effective, car les conditions
climatiques ont été optimales. Selon (Quezel, 1986)l'aire naturelle du Pinus halepensis Mill.
admet une variante humide et semi-aride, froide à chaude. Cependant, celle des graines du pin
pignon été un peu difficile et a pris beaucoup du temps. Apres une recherche bibliographique,
il s’est avéré que le pin pignon germe dans des conditions climatiques spécifiques :
Température de 16°C à 19°C et les températures supérieurs à 25°C ou inferieurs à 10°C
arrêtent le processus de la germination. Aussi, une humidité de 15 à 25% assure une bonne
germination, (Ferrari, 1950 ; Boncompagni, 1952 ; Magini, 1955), l’excès de l’humidité le
ralenti (Loisel, 1976). Par contre, les graines du pin noir n’ont pas germé, et selon (Asmani,
1988 ; Guettal, Akkouche, 2010 ; Sahraoui, 2012) que la moyenne de production de bonnes

47
Chapitre III Résultats et Discussions

graines est faible, elle est de 8,13 graine par cône.

 Analyse des mitoses

 Pin d’Alep et Pin Pignon

L’analyse des mitoses du pin d’Alep et Pin pignon a montré dans plusieurs cas une
séparation insuffisante des chromosomes ce qui a rendu le comptage difficile. On pense
comme (Pederick, 1966 ; Mergen, Burley, 1964) que la faible variation de longueur des
chromosomes métacentriques en métaphase ont été sans doute la principale raison. Aussi, les
chromosomes du pin d’Alep et pin pignon sont plus longs que ceux de Pinus radiata D. Don
(Pederick, 1966).

Le comptage des chromosomes du Pinus radiata D. Don a été réalisé par étude des
méiotique (2n=24) (Pederick, 1966).

Selon (Saylor, 1983), la majorité des caryotypes présentent de petits changements de


taille relative parmi les 11 paires de chromosomes les plus longues chez les pinacées. La 12e
paire est nettement plus petite et plus submétacentrique par rapport aux autres chromosomes
du complément.

Notre étude a été effectué en utilisant une technique classique de la cytogénétique, cette
technique était modifié au cours du travail, et on pense comme (Nkongolo et
Klimaszewska1994 ; Nkongolo et Klimaszewska 1995 ; Nkongolo 1996 ; Nkongolo1999 ;
Islam-Faridi et al., 2007 ; Nkongolo, 2012) que Le manque de précision du caryotypage des
conifères dans les études précédentes a été attribué principalement à l'utilisation de techniques
inappropriées entraînant des chromosomes déformés et longs et à de faibles indices
mitotiques, aussi, Ces dernières années, des techniques de propagation de chromosomes
modifiés ont été développées qui fournissent un grand nombre de cellules en métaphase de
haute qualité (Nkongolo et Klimaszewska 1994, 1995 ; Nkongolo 1996, 1999 ;Islam-Faridi et
al., 2007 ; Mehes-Smith et al., 2011 ; Nkongolo, 2012).

Selon notre étude, nous avons constaté que le degré de différenciation chromosomique
entre les espèces étudiée (Pin d’Alep et Pin pignon) est très faible et cela est en concordance
avec les travaux de (Hizume et al., 2002) (Figure 29 et 30).

48
Chapitre III Résultats et Discussions

Figure 29: Les chromosomes de Pinus pinea L. en stade de métaphase (grossissement X40).
Echelle : 10μm

Figure 30: Les chromosomes de Pinus halepensis Mill. Au stade de métaphase (grossissement
X100) Echelle : 10μm

 Pin Noir

L’étude mitotique du pin noir n’a pas pu être effectuée à cause de non germination de

49
Chapitre III Résultats et Discussions

l’espèce (120 jours). On pense que cela revient au manque de production des bonnes graines,
car on a remarqué que la majorité des graines obtenues lors de notre étude étaient vide, et
celles qui ont été jugés comme étant bonnes graines n’ont pas pu germer à leur tour à cause
des conditions climatiques qui n’ont pas été optimales. Ces remarques ont été évoqué dans les
travaux de (Asmani, 2003 ; Muller, 1986).

 Etude des ovules du pin d’Alep

On a essayé de faire une analyse de la méiose avec les ovules du pin d’Alep et l’étude
menée a montré des cellules au stade de prophase (Figure 31). On pense que le moment de la
récolte n’était pas le bon moment ou bien les conditions climatiques n’ont pas été adéquates
ou bien ce n’était pas le bon stade de maturation des cônes.

Figure 31: Cellules obtenus au stade de prophase. (Grossissement X100) Echelle : 10μm.

 Etude de la fertilité pollinique

 Pin d’Alep

Le pin d’Alep présente des cônes males petits et éphémères qui portent des écailles
disposées en spirale qui abritent des sacs polliniques contenant le pollen (Figure 32).

50
Chapitre III Résultats et Discussions

Figure 32: Les cônes males du pin d’Alep. Echelle : 1cm

Après avoir analysé la fertilité pollinique de Pinus halepensis Mill. de la wilaya de


Bouira, nous avons observé un taux un peu élevée (85,25%) (Tableau 6). La fertilité
pollinique élevée de cette espèce indique que les conditions climatiques et environnementales
lui sont adéquates et que son caryotype est stable.

On a observé un taux faible pour le Pinus halepensis Mill. de la wilaya d’Alger


(43,99%) (Tableau 6). La fertilité basse de cette espèce indiquerait que soit les conditions
climatiques et environnementales ne lui sont pas adéquates, soit l’espèce est un hybride.

 Pin pignon

Le pin pignon présente des cônes males petits et éphémères constitué d’étamines ou
chaque étamine renferme deux sacs polliniques qui contiennent le pollen.

Figure 33 : Les cônes males du pin pignon. Echelle : 1 cm

51
Chapitre III Résultats et Discussions

Après avoir analysé la fertilité pollinique de Pinus pinea L. de la wilaya de Bouira, nous
avons observé un taux moyen (61,75%) (Tableau 6). La fertilité pollinique moyenne indique
que le Pin Pignon est une espèce exigeante quant à les conditions climatiques et
environnementales.

52
Conclusion
Conclusion

CONCLUSION

L’objectif principal de ce travail était d’exploiter le domaine de la cytogénétique en


travaillant sur les espèces du pin qui en existent dans notre région. Trois espèces ont fait
l’objet d’une analyse morphométrique (Pinus halepensis Mill., Pinus pinea L. et Pinus nigra
Arnold ssp. mauretanica), tandis que Pinus halepensis Mill. Et Pinus pinea L. ont fait l’objet
d’une analyse cytogénétique.

L’étude morphométrique des trois espèces est faite sur la base de quelques caractères
spécifiques (écorce gris argent, tige tortueuse, aiguilles vertes, claires et fines, des cônes
ovoïdes allongés avec une couleur brune rougeâtre qui renferment des graines noires pour
Pinus halepensis Mill. et une écorce craquelée brune noirâtre, tige lisse avec des aiguilles
persistantes vertes, foncées et groupées par deux, des cônes grosses et globuleuse avec une
couleur brune lustrée qui renferment des graines comestibles noires pour Pinus pinea L. aussi,
des cônes ovoïdes jaunes claires et des graines grises noirâtre pour Pinus nigra Arnold ssp.
mauretanica).

L’analyse de la mitose portée sur les sur les méristèmes racinaires appartenant aux
graines germées de Pinus halepensis Mill. et Pinus pinea L. a montré dans la plupart des cas
une séparation insuffisante des chromosomes à la métaphase, ce qui a rendu le comptage des
chromosomes presque impossible dans ce cas. Toutes les phases de la mitose ont été
observées chez ces deux espèces.

Une analyse de fertilité pollinique effectue sur les boutons floraux de deux espèces
Pinus halepensis Mill. et Pinus pinea L. a donné un taux de fertilité élevée pour Pinus
halepensis Mill. de Bouira (85,25 %), un taux faible pour celui d’Alger (43,99 %) et un taux
moyen pour Pinus pinea L. (61,75%).

55
Conclusion

PERSPECTIVES:

 Il serait fort intéressant que cette étude sera poursuivie car la continuité de ce travail peut
ouvrir plusieurs axes de recherche.

 Améliorer les techniques utilisées pour l’étude cytogénétique, et élargir l’étude à d’autres
espèces du genre Pinus en Algérie.

 Faire une analyse méiotique pour pouvoir compter les chromosomes, pour cela il faut
échantillonner des boutons floraux avant leur temps de maturation.

 Des études moléculaires (Phylogéniques) sont fortement recommandées afin de connaitre


la relation entre les différentes espèces et les comparer sur l’échelle globale.

 Il est souhaitable de procéder à des études sur la biogéographie et la modélisation des pins
en Algérie afin de pouvoir protéger et conserver cette espèce dans le futur.

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66
Résumé :

En vue d’étudier la variabilité génétique des espèces végétales de la région de Bouira,


deux analyses mitotiques de deux espèces (Pinus halepensis Mill. et Pinus pinea L.) ont été
faites. L’analyse de la mitose portée sur les méristèmes racinaires a montré une séparation
insuffisante des chromosomes pour Pinus halepensis Mill. et Pinus pinea L. ce qui fait les
chromosomes n’ont pas pu être compté de façon sûre. Toutes les phases de la mitose ont été
observées. L’analyse morphométrique effectuée sur les espèces du pin (Pinus halepensis
Mill., Pinus pinea L. et Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica) a montré une grande diversité
entre des espèces d’une même famille (Pinacées).L’étude de la fertilité pollinique réalisée sur
les boutons floraux du Pinus halepensis Mill. et Pinus pinea L. a indiqué un taux de fertilité
élevée pour le pin d’Alep de Bouira et un taux bas pour celui d’Alger, et un taux de fertilité
normal pour le pin pignon.

Mots clés : Cytogénétique, chromosome, Pinus, Mitose, fertilité Pollinique, Pinus halepensis
Mill., Pinus pinea L., Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica.

Absract:

In order to study the genetic variability of plant species in the Bouira region, two
mitotic analyses of two species (Pinus halepensis Mill. and Pinus pinea L.) were
[Link] analysis of the mitosis carried out on the root meristems showed an
insufficient separation of the chromosomes for Pinus halepensis Mill. And Pinus pinea L.
which means that the chromosomes could not be reliably counted. All phases of mitosis were
observed. Morphometric analysis of pine species (Pinus halepensis Mill., Pinus pinea L. and
Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica) showed great diversity between species of the same
family (Pinaceae).The study of pollen fertility carried out on the floral buds of Pinus
halepensis Mill. and Pinus pinea L. indicated a high fertility rate for the Aleppo pine of
Bouira and a low rate for that of Algiers, and a normal fertility rate for the pinion pine.

Key words: Cytogenetics, chromosome, Pinus, Mitosis, Pollen fertility, Pinus halepensis
Mill., Pinus pinea L., Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica.
‫ملخص‬
‫من أجل دراسة التباين الوراثي ألنواع النباتات في منطقة البويرة ‪ ،‬تم إجراء تحليلين انقساميين لنوعين‬
‫)‪ Pinus pinea L.‬و ‪.(Pinus halepensis Mill.‬‬
‫أظهر تحليل االنقسام الذي تم إجراؤه على الخاليا اإلنشائية الجذرية عدم انفصال الكروموسومات بشكل كافي ل‬
‫‪ Pinus pinea L‬و ‪Pinus halepensis.‬مما أدى الى عدم عد الصبغيات بشكل صحيح و لكن تمت رؤية‬
‫جميع مراحل االنقسام‪.‬‬
‫أظهر التحليل المورفومتري الذي تم إجراؤه على أنواع الصنوبر‪ Pinus halepensis Mill‬و ‪ Pinus pinea L.‬و‬
‫كبيرا بين أنواع من نفس العائلة)‪.(Pinaceae‬‬
‫‪ .Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica‬تنوعا ً‬
‫أشاروا إلى ارتفاع دراسة خصوبة حبوب اللقاح التي أجريت على براعم زهرة‪ Pinus pinea L‬و‬
‫‪ Pinus halepensis Mill.‬معدل الخصوبة لصنوبر البويرة الحلبي وانخفاض معدل الخصوبة لصنوبر مدينة‬
‫الجزائر ومعدل الخصوبة طبيعي بالنسبة للصنوبر الحجري‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬علم الوراثة الخلوية‪ ،‬الكروموسوم‪ ،‬الصنوبر‪ ،‬االنقسام‪ ،‬خصوبة حبوب اللقاح‬

‫‪Pinus halepensis Mill., Pinus pinea L., Pinus nigra Arnold ssp. mauretanica.‬‬

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