Présentation de l’oral de maths 2 de Centrale
Les fiches d’aide fournies par Centrale donnent de manière assez complète les outils spécifiques que
vous devez savoir utiliser. Je mets ici l’accent sur certains points qu’il faut étudier en lien avec les
fiches et les exemples de planches dont vous disposez.
Représentations graphiques
Il est indispensable de savoir représenter sur un dessin les objets mathématiques. A titre d’exemple,
on peut deviner le comportement d’une suite (resp. série) en écrivant une fonction calculant le terme
général un (resp la liste S des premières sommes partielles) puis en traçant la ligne reliant les points
(n, un ) (resp (n, Sn )).
Il faut cependant faire attention à l’échelle du dessin (si les ordonnées varient entre −105 et 105 , on
aura vite fait de prendre pour une quantité très petite une valeur qui ne l’est pas).
On notera enfin qu’il faut savoir savoir gérer tant les tracés “cartésiens” (y = f (x)) que paramétriques
(x et y fonctions de t).
Voici un exemple standard de tracé cartésien et un autre paramétrique
import numpy as np
from matplotlib import pyplot as plt
lx=[Link](0,4,0.05)
def f(x):return [Link](x**1/2)-3
ly=[f(x) for x in lx]
[Link](lx,ly)
[Link]()
lt=[Link](-2,2,0.01)
[Link]([[Link](t) for t in lt],[t**2 for t in lt])
[Link]()
Probabilités
On considère une variable aléatoire X obtenue suite à une expérience aléatoire. On cherche à en
déterminer la loi, l’espérance (voire la variance). On va se reposer sur une approche fréquentielle.
- On écrit une fonction simulant une expérience (par exemple une fonction prenant en argument
un entier n et renvoyant une liste d’entiers correspondant aux résultats de n tirages successifs
de boules numérotées dans une urne).
- On écrit une fonction donnant la valeur prise par X à la suite d’une expérience (éventuellement,
cette fonction peut être écrite directement sans passer par la précédente). Si X est directement
donnée par sa loi, il faut utiliser les fonctions du module [Link].
- Pour obtenir la probabilité de l’événement (X = k), on peut effectuer un grand nombre N
d’expériences et compter le nombre n de fois donnant la valeur k pour X. On peut alors espérer
n
que P(X = k) est proche de N .
Si on veut la loi de X, mieux vaut effectuer un grand nombre N d’expériences et stocker dans
une bonne structure le nombre de fois où on obtient X(ω) = k pour les différentes valeurs
possibles de k.
Par exemple, si X(Ω) ⊂ [[0, p]], on gère une liste (ou tableau) L de taille p + 1 que l’on fait
évoluer afin que L[k] donne le nombre fois où X(ω) = k advient. En divisant ensuite toutes les
valeurs par N , notre liste correspond à la loi de X.
- Si on veut l’espérance de X on calcule une moyenne sur un grand nombre d’expérience.
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Nombres complexes
Le nombre complexe i de carré égal à −1 est représenté par 1j. C’est assez déroutant quand on n’a
pas l’habitude.
Intégrales
Le module [Link] contient une fonction quad permettant le calcul approché d’intégrales
mêmes généralisées. Il faut faire attention au type de résultat renvoyé (qui est un couple formé de
la valeur approchée et d’une majoration de l’erreur commise). Il faut aussi se méfier dans le cas des
fonctions à valeurs complexes et calculer les intégrales des parties réelle et imaginaires.
Algèbre linéaire
Il faut s’habituer au calcul matriciel avec le module [Link] (produit, inverse etc.). Il contient,
outre les opérations usuelles, une fonction de calcul de valeurs propres et de vecteurs propres (évidemment
approchés). Attention à bien comprendre la forme du résultat renvoyé par ces dernières fonctions.
Polynômes
Il y a essentiellement deux façons de considérer un polynôme : comme une fonction polynomiale (et on
fait alors plutôt de l’analyse) ou comme une suite presque nulle de coefficients (et on fait alors plutôt
de l’algèbre).
Dans le second cas, on peut assimiler un polynôme P à une liste de coefficients. Il faut alors choi-
sir l’ordre dans lequel on les place (et ne pas oublier les coefficients nuls). Par exemple, la fonction
[Link] permet d’obtenir le polynôme caractéristique d’une matrice sous forme d’une liste avec
coefficient dominant à gauche (et donc une liste commençant par 1).
Cette représentation “élémentaire” n’est cependant pas adaptée quand on veut utiliser des opérations
sur les polynômes (somme, produit, division euclidienne. . .) ou quand on veut à la fois connaı̂tre les
coefficients et jouer avec la fonction polynomiale associée.
Quand cela s’avérera utile, on pourra utiliser le module [Link] décrit dans les feuilles
d’aide de Centrale. C’est un module très puissant pour manipuler les polynômes/fonctions polyno-
miales.
Analyse numérique
C’est une partie qui devrait avoir disparu de l’évaluation des connaissances en informatique mais on
peut craindre que des exercices soient toujours posés sur le sujet. On a essentiellement deux problèmes
envisageables : la recherche approchée de solution d’une équation du type f (x) = 0 ou d’une approxi-
mation de la solution d’un problème de Cauchy.
Pour la recherche de solution de f (x) = 0 où f est une fonction réelle d’une variable réelle, on peut
utiliser la méthode par dichotomie si on connaı̂t un encadrement du zéro cherché. On peut aussi uti-
liser la méthode de Newton (mais on doit vous la rappeler). Il est aussi possible d’utiliser la fonction
fsolve du module [Link].
Pour une solution approchée d’un problème de Cauchy, on dispose de la méthode d’Euler pour une
équation d’ordre 1 (même vectorielle) et de la fonction odeint du module [Link]. Rappe-
lons que la méthode d’Euler s’applique à un problème dont l’inconnue y est définie de [a, b] dans l’evn
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E et qui vérifie
∀t ∈ [a, b], y 0 (t) = F (y(t), t) et y(a) = y0
On choisit un pas de temps h et on cherche des valeurs approchées des yk = y(a + kh). On connaı̂t y0
et on pose
yk+1 = yk + hF (yk , a + kh)