LA CORRUPTION
La protection des faits fait ressortir entre autre infraction la
corruption, objet de notre étude.
La corruption peut être entendue soit par le fait pour tout
fonctionnaire ou personne assimilée de solliciter ou d’agréer
des offres ou promesses pour accomplir ou s’abstenir
d’accomplir un acte de son emploi, soit d’user des violences ou
voies de faits ou des menaces pour obtenir les faits.
Il ressort de cette définition la corruption passive et la
corruption active.
L’étude de la question sera accès sur les dispositions des
articles 159 à 163 du code pénal.
Le sujet présente un intérêt pratique en ce sens qu’il nous
permet de saisir le régime juridique de la corruption.
Dès lors, il se pose la question de savoir quels sont les
types de corruptions assorties de leur répression.
A l’analyse, il s’avère que la corruption se décline en
corruption active et en corruption passive avant de subir une
répression connaissant des particularités.
De telles considérations justifient que l’on voit d’abord les
types de corruption (I) avant d’aborder la répression (II).
I/ Les types de corruption
Il s’agit de la corruption passive (A) et de la corruption active
(B).
A/ La corruption passive
Elle est établie lorsqu’il y a sollicitation ou acceptation
d’offres de promesses ou de dons afin d’accomplir ou de
s’abstenir d’accomplir un acte.
Cette sollicitation ou acceptation d’offres ou promesses doit
être relative à l’auteur ayant la qualité d’un fonctionnaire public
ou de personnes assimilées. Il peut s’agir d’un élu, d’un
fonctionnaire de l’ordre administratif judiciaire, d’un militaire ou
assimilé, d’un arbitre, d’un médecin, d’une sage femme…. Cet
auteur doit agir en connaissance de cause du caractère
délictuel.
L’acte accompli peut être juste ou non juste. C’est
l’exemple de la délivrance d’un acte comportant de bonnes
données ou de données mensongères.
A cette corruption passive, s’ajoute la corruption active.
B/ La corruption active
La corruption active est établie à l’existence des voies de
faits, des violences, des menaces, des offres, dons ou présent
(cadeaux). La personne corrompue dans ce cas est soit un
fonctionnaire public ou une personne assimilée ayant agi en
connaissance de cause.
En ce qui concerne les voies de faits ou menaces, il suffit
qu’elles puissent inspirer crainte. Cette crainte a pour but
l’accomplissement ou l’abstention d’un acte de ses fonctions ou
de son emploi.
Au vu de ce qui précède, il apparait que la corruption
passion passive et celle active connaissent le même mode de
répression.
II/ La répression de la corruption
La répression de la corruption connait un principe ou
l’application des peines (A) et des exceptions en l’occurrence
les particularités de la répression (B).
A-L’application des peines
*Principes
Les corruptions passive et active prévues parles articles
159 et 161 du code pénal sont condamnées lorsqu’il s’agit de
délit simple par un emprisonnement de 2 à 10 ans et d’une
amende minimum de 150.000F ou d’une amende maximum
égale au double de la valeur sollicitée.
La corruption peut être aggravée lorsqu’elle est
accompagnée des circonstances suivantes.
La corruption passive a pour objet un fait comportant une
peine plus forte comme le crime.
L’auteur de la corruption passive est un juge statuant en
matière criminelle. Pour ce cas, la peine d’emprisonnement
prévue est de 5 à 10 ans et une amende minimum de 150.000F
CFA et un maximum égale au double des sommes sollicitées ou
reçues.
B- Les particularités de la répression (exception et
limites)
La corruption consommée (réalisée) avec l’aide ou
l’assistance de quelqu’un, installe le délit de complicité de
corruption.
Selon les articles 45 et 46 du CP, le complice de délit de
corruption est passible de la même peine.
Il peut y avoir de tentative punissable en matière de
corruption. En effet, l’infraction de corruption est réalisée dès
l’instant qu’il ya sollicitation ou acceptation, peut importe que
celle-ci soit suivie d’effets ou non.
Par ailleurs, ne seront pas poursuivies les personnes qui
auront avant toute poursuite judiciaire en vertu des articles 159
et 160 du CP révèle aux autorités compétentes les faits commis
par la personne corrompue.