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Effets et extinction des contrats légaux

Le document traite des effets des contrats entre parties et à l'égard des tiers, stipulant que le contrat a force de loi et est opposable aux tiers sous certaines conditions. Il aborde également l'extinction des contrats, notamment par résolution pour inexécution, résiliation d'un commun accord ou résiliation unilatérale, ainsi que les obligations de garantie, les droits du locataire en matière de bail commercial et les spécificités du crédit-bail. Enfin, il décrit les procédures légales en cas de non-paiement de loyer et les conditions de renouvellement des baux.

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Effets et extinction des contrats légaux

Le document traite des effets des contrats entre parties et à l'égard des tiers, stipulant que le contrat a force de loi et est opposable aux tiers sous certaines conditions. Il aborde également l'extinction des contrats, notamment par résolution pour inexécution, résiliation d'un commun accord ou résiliation unilatérale, ainsi que les obligations de garantie, les droits du locataire en matière de bail commercial et les spécificités du crédit-bail. Enfin, il décrit les procédures légales en cas de non-paiement de loyer et les conditions de renouvellement des baux.

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3.

Les effets des contrats


3.1. Entre les parties contractantes :

Selon l’article 230 du Code des Obligations et Contrats (DOC) :

Le contrat a force de loi entre les parties.


Il ne peut être annulé que :

 par consentement mutuel,


 ou dans les cas prévus par la loi.

🔹 Cela signifie que chaque partie est obligée d’exécuter ses engagements comme si c’était
une loi personnelle.

3.2. À l’égard des tiers :

 En principe, un contrat ne concerne que les parties signataires.


 Toutefois, il peut affecter indirectement les tiers (ex. : contrats de sous-traitance, de
garantie…).
 Le contrat est opposable aux tiers : ils doivent respecter les effets du contrat, même
s’ils n’y ont pas participé.

⚠️Cette opposabilité nécessite souvent une formalité (ex. : publicité, enregistrement,


publication…).

❌ 4. L’extinction du contrat
4.1. Résolution pour inexécution :

Si une des parties ne respecte pas ses obligations, l’autre peut :

 Demander l’exécution forcée en justice,


 Ou demander la résolution du contrat, + dommages-intérêts.

Conditions :

 L’inexécution (totale ou partielle),


 Une décision judiciaire.

Effets :

 Si c’est un contrat à exécution instantanée (ex. : vente) → annulation rétroactive.


 Si c’est un contrat à exécution successive (ex. : location) → fin du contrat pour
l’avenir.
4.2. Résiliation :

 C’est la fin du contrat d’un commun accord entre les parties.


 Pas d’effet rétroactif : seules les obligations futures sont annulées.

4.3. Résiliation unilatérale :

 En principe, personne ne peut rompre seul un contrat.


 Exceptions :
o Il existe une clause résolutoire dans le contrat,
o En cas de non-exécution, pour les contrats à exécution successive (ex. :
abonnement, bail…).

Souhaites-tu que je t’explique cela avec un schéma visuel, des exemples concrets, ou en
arabe ?

Vous avez dit :

en arab
ChatGPT a dit :

‫بالطبع ! إليك ترجمة وشرح مبسطين باللغة العربية حول آثار العقد وانتهائه حسب‬
‫القانون المغربي‬:

✅ 3. ‫آثار العقود‬
3.1. ‫بين األطراف المتعاقدة‬:

‫ من قانون االلتزامات والعقود المغربي‬230 ‫ينص الفصل‬:

" ‫ وال يمكن إلغاؤها إال برضى‬،‫االلتزامات التعاقدية الصحيحة تقوم مقام القانون بالنسبة لمنشئيها‬
‫الطرفين أو في الحاالت التي ينص عليها القانون‬."

🔹 ‫ وال يمكنه التراجع إال بموافقة‬،‫ كأنه قانون خاص به‬،‫هذا يعني أن كل طرف ملزم بما تعهد به‬
‫الطرف اآلخر أو بنص قانوني‬.

3.2. ‫بالنسبة للغير‬:

 ‫ العقد ال ُيلزم إال من شاركوا في إبرامه‬،‫من حيث المبدأ‬.


‫‪‬‬ ‫‪.‬لكن‪ ،‬يمكن أن يؤثر العقد على مصالح أشخاص آخرين (غير أطراف العقد)‬
‫‪‬‬ ‫يكون العقد ُحّج ة على الغير‪ ،‬أي يجب عليهم االعتراف بوجوده واحترام آثاره‪،‬‬
‫‪.‬خاصة إذا تم تسجيله أو اإلعالن عنه قانونيًا (كالعقود العقارية مثل البيع أو الكراء)‬

‫انقضاء العقد ‪❌ 4.‬‬


‫‪:‬الفسخ بسبب اإلخالل بااللتزام ‪4.1.‬‬

‫‪:‬إذا لم يقم أحد األطراف بتنفيذ التزامه‪ ،‬للطرف اآلخر خياران‬

‫‪‬‬ ‫‪،‬أن يطلب من المحكمة إجباره على التنفيذ‬


‫‪‬‬ ‫‪.‬أو أن يطلب فسخ العقد وتعويًض ا عن األضرار التي لحقت به‬

‫‪:‬شروط الفسخ‬

‫‪،‬اإلخالل بالتنفيذ (كلًيا أو جزئًيا) ‪1.‬‬


‫‪.‬حكم قضائي بالفسخ ‪2.‬‬

‫‪:‬آثار الفسخ‬

‫‪‬‬ ‫‪.‬في العقود الفورية (مثل البيع)‪ :‬يتم إلغاء العقد بأثر رجعي وكأنه لم يكن‬
‫‪‬‬ ‫‪.‬في العقود المستمرة (مثل الكراء)‪ُ :‬ينهي العقد فقط بالنسبة للمستقبل‬

‫‪:‬اإلنهاء بالتراضي (الفسخ باالتفاق) ‪4.2.‬‬

‫‪‬‬ ‫‪.‬يجوز للطرفين اتخاذ قرار مشترك بإنهاء العقد‬


‫‪‬‬ ‫‪.‬هذا اإلنهاء ال يكون له أثر رجعي‪ ،‬فقط يوقف االلتزامات المستقبلية‬

‫‪:‬اإلنهاء من طرف واحد ‪4.3.‬‬

‫‪‬‬ ‫‪.‬األصل ‪:‬ال يجوز ألحد الطرفين إنهاء العقد بمفرده‬


‫‪‬‬ ‫‪:‬االستثناءات‬
‫‪،‬إذا نص العقد على شرط فاسخ ‪o‬‬
‫‪o‬‬ ‫في حالة إخالل الطرف اآلخر بالتزاماته‪ ،‬خصوًص ا في العقود المستمرة‬
‫‪(.‬مثل اشتراك شهري أو عقد إيجار‪)...‬‬

‫‪L'obligation de garantie‬‬
‫‪1. Nature de la garantie‬‬

‫‪‬‬ ‫‪La garantie légale existe automatiquement, même si elle n’est pas écrite.‬‬
‫‪‬‬ ‫‪Les parties peuvent toutefois l’augmenter, la diminuer ou l’annuler par accord.‬‬
2. Les deux volets de la garantie légale

a) Garantie contre l'éviction

 Le vendeur garantit à l’acheteur qu’il est bien propriétaire de la chose vendue.


 Il assure que personne d’autre ne pourra revendiquer la chose ou en chasser
l’acheteur.

b) Garantie contre les vices cachés

 Le vendeur doit garantir que la chose vendue est exempte de défauts cachés qui la
rendent impropre à l’usage prévu ou en diminuent l’utilité.
 Différence entre vice apparent et vice caché :
o Vice apparent : défaut visible ou détectable facilement (ex : moteur bruyant,
rouille).
o Vice caché : défaut invisible à la vente, qui rend le bien inutilisable ou moins
utile.

3. Conséquences en cas de vice caché

 L’acheteur peut engager une action rédhibitoire pour :


o Obtenir la restitution du prix,
o Recevoir une indemnisation.
 L’action rédhibitoire s’éteint dans les cas suivants :
o Le vice disparaît avant ou pendant la procédure,
o L’acheteur renonce à son droit, à condition qu’il connaisse le vice,
o Cette renonciation est présumée si l’acheteur revend ou utilise normalement la
chose.

4. Prescription de l’action rédhibitoire

 Pour les immeubles : 365 jours (1 an).


 Pour les meubles et animaux : 30 jours.

Reprise par le propriétaire en cas de besoin

Le propriétaire d’un logement peut demander la fin du bail (mettre fin au contrat de
location) dans certains cas précis, appelés motifs légitimes de reprise. Deux grands cas sont
prévus :

1. 🔑 Pour son propre usage ou celui de ses proches

Le propriétaire peut récupérer le logement pour y habiter lui-même, ou pour y loger :


 Ses parents (ascendants)
 Ses enfants (descendants)
👉 À une condition :
Le propriétaire ou ses proches ne doivent pas déjà habiter un logement suffisant
pour leurs besoins.

Exemple : Le propriétaire ne peut pas reprendre l’appartement pour sa fille si celle-ci possède
déjà un grand logement adapté à ses besoins.

2. 🏚️Pour démolir ou faire de grosses réparations

Le propriétaire peut aussi reprendre le logement :

 Pour le démolir entièrement,


 Ou pour y faire des travaux importants, nécessaires à la sécurité, à la solidité ou à
l’amélioration du bien.

👉 Dans ce cas :

 Le locataire actuel a une priorité pour revenir dans le logement après les travaux.
 Mais il doit exercer ce droit dans un délai de 2 mois à partir du moment où le
propriétaire l’informe de la fin des travaux et de la possibilité de réintégrer les lieux.

En cas de non-paiement du loyer :

Le bailleur (propriétaire) peut engager une procédure légale pour récupérer les montants
impayés, selon les étapes suivantes :

📝 1. Demande d'autorisation au président du tribunal

 Le bailleur s’adresse au président du tribunal de première instance.


 Il demande l’autorisation d’envoyer une mise en demeure au locataire.

📬 2. Envoi de la mise en demeure

 Une fois autorisé, le bailleur adresse une mise en demeure au locataire.


 Cette mise en demeure donne au locataire un délai de 15 jours pour payer le loyer.
 Ce délai commence à partir de la date de notification (réception officielle) de la
mise en demeure.

⏳ 3. En cas de non-paiement après 15 jours


 Si le locataire ne paie pas dans ce délai, le bailleur peut retourner au tribunal.
 Il demande au président d’homologuer la mise en demeure et d’ordonner le
paiement.

🧾 4. Décision du président du tribunal

 Le président (ou son suppléant) inscrit une mention au bas de la demande.


 Il ordonne le paiement sous 48 heures à partir de la date d’enregistrement de la
demande.
 Cette ordonnance est rendue immédiatement ("sur minute").

❌ 5. Pas de recours possible

 L’ordonnance de paiement n’est pas contestable : aucun recours ordinaire ou


extraordinaire n’est admis.
 Même si la demande d’homologation est rejetée, aucun recours n’est possible non
plus.

.3. Le contrat de bail commercial

 Il s'agit d'un contrat de location d’un local dans lequel le locataire exploite un fonds
commercial, industriel ou artisanal dont il est propriétaire.
 Ce contrat est soumis à un régime spécifique prévu par le Dahir du 24 mai 1955, qui
protège le droit du locataire au renouvellement du bail.

1.3.1. Conditions pour bénéficier de la propriété commerciale

Le droit au bail ne peut être reconnu que si le locataire justifie :

 Soit deux années consécutives de jouissance des lieux via un ou plusieurs baux
écrits.
 Soit quatre années consécutives de jouissance via un ou plusieurs baux verbaux ou
mixtes (écrits et verbaux).

a. Le droit au renouvellement du bail

C’est le droit principal accordé au locataire. Le propriétaire ne peut refuser de renouveler le


bail que dans certains cas.

a.1. Reprise sans indemnité (le locataire ne reçoit rien) :


 Faute grave du locataire (ex. : non-paiement du loyer, transformation des lieux sans
accord).
 Insécurité ou insalubrité des lieux.
 Cession ou sous-location non autorisée.

a.2. Reprise avec indemnité (le locataire est indemnisé) :

 En cas de reconstruction ou de surélévation de l’immeuble.


 Si le propriétaire veut y loger lui-même ou un parent proche (ascendant ou
descendant) ne disposant pas déjà d’un logement suffisant.

b. Droit de priorité du locataire

 Si le propriétaire reconstruit l’immeuble, le locataire sortant a priorité pour louer à


nouveau dans les lieux reconstruits.

c. Procédure

c.1. Le congé (notification de fin de bail) :

 Doit être donné 6 mois à l’avance.


 Par lettre recommandée avec accusé de réception ou huissier de justice.
 Doit motiver la rupture et reproduire l’article 27 du Dahir, qui informe le locataire
de ses droits.

c.2. Exercice du droit au renouvellement :

 Le locataire peut saisir le tribunal (président du tribunal de 1ʳᵉ instance) dans les 30
jours suivant la réception du congé.
 Le président tente une conciliation. Si elle réussit : nouveau bail. Sinon :
o Le locataire peut assigner le bailleur en justice dans un délai de 30 jours
après réception du procès-verbal d’échec de la conciliation.

1.4. Le crédit-bail ou leasing


Le crédit-bail est encadré par :

 La loi n° 1.93-1-7 du 6 juillet 1993


 Les articles 431 à 442 du Code de commerce

1.4.1. Définition
Le crédit-bail est une location à long terme d’un bien, avec option d’achat en fin de
contrat, prenant en compte les loyers versés.

Types :

 Crédit-bail mobilier : équipements, matériels, outils professionnels.


 Crédit-bail immobilier : biens immobiliers à usage professionnel.

1.4.2. Caractéristiques

 Le locataire a la possession immédiate du bien et en tire un avantage économique.


 Le bailleur (établissement financier) reste propriétaire du bien pendant toute la durée
du contrat.

1.4.3. Spécificités

Le crédit-bail implique trois parties :

1. L’entreprise utilisatrice
2. Le fournisseur du bien
3. L’établissement financier de crédit-bail

Trois relations juridiques en découlent :

 Entre entreprise et fournisseur


 Entre entreprise et établissement financier
 Entre établissement financier et fournisseur

1.4.4. Conditions générales du contrat de crédit-bail mobilier

a. Choix du matériel

 L’entreprise choisit librement le matériel adapté à ses besoins.


 Le bailleur ne peut interférer dans le choix.

b. Mise à disposition

 Le locataire fournit une facture pro forma au bailleur.


 Il agit ensuite comme mandataire du bailleur vis-à-vis du fournisseur, avec trois
obligations :
o Informer le bailleur sur la commande et les incidents.
o Vérifier la conformité de la livraison.
o Rendre compte au bailleur.
Un procès-verbal de livraison est établi à la réception.

c. Modalités

 Durée : irrévocable, pour des raisons financières/fiscales.


 Paiement des loyers : à l’avance, montant fixe.
 Maintenance : le locataire entretient le matériel, inspections possibles par le bailleur.
 Assurance : le locataire couvre tous les risques (détérioration, vol, etc.) et fournit une
attestation.

1.4.5. Conditions de forme

 Le contrat est soumis à publicité :


o Mobilier : inscription au registre du commerce du greffe compétent.
o Immobilier : publication à la conservation foncière.

Le non-respect de la publicité rend le contrat inopposable aux tiers, sauf si ceux-ci en


avaient connaissance.

1.4.6. Cession de bien en crédit-bail

 En cas de cession, le nouveau preneur (cessionnaire) est tenu aux mêmes


obligations que l’ancien (cédant), qui reste garant.

1.4.7. Résiliation et renouvellement

 Le contrat doit préciser les conditions de résiliation et de renouvellement.


 Il doit aussi prévoir des procédures amiables pour résoudre les litiges.
 En cas de non-paiement des loyers, le président du tribunal peut ordonner la
restitution du bien, après épuisement des recours amiables.

Contrat d’entreprise

e contrat d’entreprise est un contrat par lequel une personne, appelée l’entrepreneur,
s’engage, en échange d’une rémunération, à réaliser un travail de manière indépendante
au profit d’une autre personne, appelée le maître de l’ouvrage, sans la représenter.

La majorité des prestations de services relèvent soit :

 d’un travail manuel (comme la réparation d’une voiture, la construction d’une


maison, le nettoyage du linge…),
 soit d’un travail intellectuel (comme les conseils juridiques d’un avocat, une
consultation médicale…),
réalisé par un professionnel, contre paiement, pour un client.
5.2. Régime juridique du contrat d’entreprise

Le contrat d’entreprise est régi principalement par les règles du Code des Obligations et
Contrats (DOC).
Cependant, certaines règles spécifiques s’appliquent à des types particuliers de ce contrat,
notamment le contrat d’entreprise de construction.

➤ Responsabilité décennale (articles 769 et suivants du DOC)

Lorsqu’un professionnel (architecte, ingénieur, entrepreneur…) réalise un ouvrage (comme


une maison, un immeuble…), il est tenu, pendant 10 ans à partir de la réception des
travaux, de réparer tout vice grave pouvant affecter :

 la solidité de l’ouvrage,
 ou sa stabilité (risques d’effondrement, fissures graves, etc.).

Cette responsabilité est automatique et vise à protéger le maître d’ouvrage (la personne qui
a commandé les travaux).

➤ Attention à l’entrepreneur non enregistré

Selon l’article 87 du Code du travail, si le maître d’ouvrage (le client) fait appel à un
entrepreneur non enregistré (non déclaré légalement) pour réaliser les travaux :

 il devient solidairement responsable avec cet entrepreneur du paiement des dettes


sociales (comme les salaires impayés, cotisations sociales, etc.).

👉 En résumé : Travailler avec un entrepreneur non déclaré expose le client à des risques
juridiques importants.

1.6.2. Spécificités du contrat de sous-traitance

Sur le plan juridique, la sous-traitance fait intervenir deux contrats distincts :

1. Contrat principal : entre le maître d’ouvrage (celui qui commande les travaux) et
l’entrepreneur principal.
2. Contrat de sous-traitance : entre l’entrepreneur principal et le sous-traitant (qui
exécute une partie des travaux).

🔹 Indépendance des contrats

Même si les deux contrats sont liés économiquement (puisqu’ils concernent le même projet),
chacun est juridiquement autonome :

 Le maître d’ouvrage est étranger (tiers) au contrat entre l’entrepreneur principal et le


sous-traitant.
 Le sous-traitant est également tiers par rapport au contrat entre le maître d’ouvrage et
l’entrepreneur principal.

🔹 Exception : l’action directe (article 780 du DOC)

Dans certains cas, le sous-traitant peut réclamer directement son paiement au maître
d’ouvrage, à hauteur de ce que ce dernier doit encore à l’entrepreneur principal.

⚠️Cela n’est possible que si le maître d’ouvrage n’a pas encore tout payé à l’entrepreneur
principal au moment de l’action en justice.

🔹 Indépendance du sous-traitant

Le sous-traitant travaille de manière indépendante, sans lien de subordination :

 Il peut recevoir des consignes sur les résultats attendus et être contrôlé sur
l’exécution,
 Mais il ne doit pas être soumis aux ordres directs de l’entrepreneur principal
(comme un salarié le serait).

🔹 Attention au risque de requalification en contrat de travail

Si certains indices de subordination sont présents, le contrat de sous-traitance risque d’être


requalifié en contrat de travail :

 Le sous-traitant reçoit des ordres précis et détaillés,


 Il doit respecter un horaire imposé,
 Il utilise le matériel de l’entrepreneur principal au lieu d’avoir ses propres outils.

Les contrats de distribution

Le développement et la diversification des circuits de distribution des produits et services


ont rendu nécessaire l’intervention de nombreux intermédiaires dans les échanges
commerciaux.

🔹 Différence entre droit civil et droit commercial

 En droit civil, les contrats sont souvent conclus par procuration, c’est-à-dire par
l’intermédiaire d’une personne mandatée.
 En droit commercial, les relations contractuelles impliquent de nombreux
opérateurs, souvent éloignés géographiquement, comme :
o les producteurs,
o les grossistes,
o les détaillants.

🔹 Rôle des intermédiaires dans le commerce

L’activité commerciale moderne repose donc sur l’intervention de plusieurs professionnels,


appelés intermédiaires, dont la mission est de faciliter la conclusion des contrats et des
opérations de vente.

🔹 Exemples d’intermédiaires dans la distribution

Parmi ces professionnels, on trouve :

 le commissionnaire,
 le courtier,
 l’agent commercial,
 l’agent d’affaires,
 le voyageur représentant placier (VRP),
 le concessionnaire,
 le franchisé,
 le distributeur sélectif.

✅ En résumé :

Les contrats de distribution sont indispensables dans l’économie moderne. Ils organisent les
relations entre différents acteurs (producteurs, intermédiaires, vendeurs), afin d’assurer une
meilleure circulation des produits et des services jusqu’au consommateur final. Les formes
d’intermédiation sont variées et adaptées aux besoins spécifiques de chaque secteur.

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