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Introduction aux espaces métriques et normés

Le document présente les concepts fondamentaux des espaces métriques, y compris la définition des distances, des suites convergentes, et des espaces vectoriels normés. Il aborde également les notions d'ouverts, de fermés, et de voisinages, ainsi que les propriétés associées à ces concepts. Enfin, il traite des sous-espaces métriques et des distances induites, soulignant l'importance de la continuité et des isométries entre espaces métriques.

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Introduction aux espaces métriques et normés

Le document présente les concepts fondamentaux des espaces métriques, y compris la définition des distances, des suites convergentes, et des espaces vectoriels normés. Il aborde également les notions d'ouverts, de fermés, et de voisinages, ainsi que les propriétés associées à ces concepts. Enfin, il traite des sous-espaces métriques et des distances induites, soulignant l'importance de la continuité et des isométries entre espaces métriques.

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UNIVERSITÉ D’ORLÉANS Unité MA501

Département de Mathématiques 2002-2003

Chapitre II
Espaces métriques

1 Distances, espaces métriques, espaces normés


1.1 Distances.
Soit E un ensemble. Une distance (ou métrique) sur E est une application d de E × E dans R
ayant les propriétés suivantes :
1. d(x, y) ≥ 0 pour tout couple x, y d’éléments de E ;
2. d(x, y) = 0 si et seulement si x = y ;
3. d(x, y) = d(y, x) pour tout couple x, y d’éléments de E ;
4. inégalité triangulaire : quels que soient x, y, z dans E, on a l’inégalité

d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z).

On appelle espace métrique le couple (E, d). Par abus de langage, on dit aussi que E, muni de la
distance d, est un espace métrique.
Le premier exemple d’espace métrique est R, muni de la distance d(x, y) = |x − y|. Si on parle
de l’espace métrique R sans préciser la distance, c’est qu’il s’agit de celle-ci. Les exemples les plus
N
simples, après R, sont donnés par C muni de la distance d(z, z 0 ) = |z − z 0 |, ou R muni de la
distance euclidienne, q
2 2
d(x, y) = |x1 − y1 | + · · · + |xN − yN | .
Remarque. On déduit de l’inégalité triangulaire les inégalités suivantes :
si x, y, z ∈ E, alors
|d(x, z) − d(y, z)| ≤ d(x, y) ;
si x1 , x2 , · · · , xn sont des éléments de E, alors

d(x1 , xn ) ≤ d(x1 , x2 ) + · · · + d(xn−1 , xn ) .

Attention! Un espace métrique n’a aucune raison d’être un espace vectoriel.

1.2 Suites et sous-suites. Première définition d’une fonction continue


La notion de distance permet d’introduire la notion de suite convergente dans un espace métrique
(E, d). Soit (xn )n≥0 une suite dans E, et a un point de E. On dit que la suite (xn )n≥0 tend vers
a si la suite de nombre réels d(xn , a) tend vers 0, ou encore si

∀ε > 0 ∃N ∈ N : n ≥ N ⇒ d(xn , a) < ε.

Il y a unicité de la limite.
Pour bien comprendre cette définition, il faut la voir de façon géométrique, en termes d’appartenance
à une boule de rayon arbitrairement petit à partir d’un certain rang. Étant donnés a ∈ E et r > 0,
on appelle boule de centre a et de rayon r l’ensemble

B(a, r) = {x ∈ E ; d(a, x) < r}.

On dit d’une partie de E qu’elle est bornée si elle est incluse dans une boule. Si (xn )n≥0 est une
suite convergente, elle est bornée : il existe une boule B(a, r) contenant tous les xn . En effet, soit x
la limite de la suite et a arbitraire. Il existe N tel que, pour n ≥ N , on ait l’inégalité d(xn , x) < 1.
Il suffit de choisir
r = max{1 + d(a, x), d(a, x0 ), · · · , d(a, xN −1 )}.

1
Une autre notion fondamentale est celle de suite extraite (ou sous-suite) d’une suite donnée :
soit (xn )n≥0 une suite dans E. On dit que (yn )n≥0 est une suite extraite de la suite (xn )n≥0 s’il
existe une injection croissante ϕ : N 7→ N telle que, pour tout n ≥ 0, on ait yn = xϕ(n) . Pour
simplifier l’écriture, on utilise habituellement un indice différent, on note k → nk l’injection ϕ et
xnk la suite extraite. On appelle valeur d’adhérence de la suite (xn ) toute limite d’une sous-suite.
Rappelons la propriété de Bolzano-Weierstrass dans R : toute suite bornée de nombre réels
admet au moins une valeur d’adhérence. Attention, elle n’est pas vraie en général dans un espace
métrique !
Soient (E1 , d1 ) et (E2 , d2 ) deux espaces métriques, f une bijection de E1 sur E2 . On dit que f
est une isométrie si f préserve la distance, c’est-à-dire si d2 (f (x), f (y)) = d1 (x, y). Lorsqu’il existe
une isométrie entre (E1 , d1 ) et (E2 , d2 ), on dit encore que ces deux espaces sont isométriques.
Remarquons qu’alors la suite (xn )n≥0 dans E1 converge vers a si et seulement si f (xn ) converge
vers f (a).
Soient (E, d) et (E 0 , d0 ) deux espaces métriques, f : E 7→ E 0 . On dit que f est continue au
point a ∈ E si f satisfait la condition

∀ ε > 0 ∃η > 0 : d(x, a) < η ⇒ d0 (f (x), f (a)) < ε .

Les propriétés suivantes sont équivalentes :


1. f est continue en a ;
2. quelle que soit la suite xn tendant vers a, la suite f (xn ) tend vers f (a).
Une fonction f est dite continue sur E si elle est continue en tout point. En particulier, une
isométrie est une fonction continue.
Les exemples fondamentaux sur lesquels nous allons travailler le plus sont des espaces vectoriels
normés, ou des parties d’un espace vectoriel normé.

1.3 Espaces vectoriels normés


Soit E un espace vectoriel (sur R ou C. On dit que l’application x → kxk est une norme sur E si
elle possède les propriétés suivantes :

1. kxk ≥ 0 pour tout x dans E ;


2. kxk = 0 si et seulement si x = 0 ;
3. kλxk = |λ|kxk pour tout scalaire λ et tout x dans E ;

4. inégalité triangulaire pour les normes : quels que soient x, y dans E, on a l’inégalité

kx + yk ≤ kxk + kyk.

On appelle espace vectoriel normé le couple (E, k k).


Le théorème suivant, de démonstration tout à fait élémentaire, montre qu’à chaque espace
vectoriel normé on peut faire correspondre un espace métrique.
Théorème. Soit (E, k k) un espace vectoriel normé. Alors d(x, y) = kx − yk définit une distance
sur E.
La suite (xn )n≥0 dans E converge vers a si et seulement si kxn − ak tend vers 0.
N
Rappelons des exemples de normes. Sur R , on peut considérer les trois normes suivantes
q
2 2
||x||1 = |x1 | + · · · + |xN | , ||x||2 = |x1 | + · · · + |xN | ,

||x||∞ = max{|x1 |, · · · , |xN |} .


La norme || ||2 est la norme euclidienne. Ces normes sont équivalentes :

||x||∞ ≤ ||x||2 ≤ ||x||1 ≤ N ||x||2 ≤ N ||x||∞ .

2
On associe aux trois normes trois distances, d1 , d2 et d∞ . L’équivalence des normes entraı̂ne
qu’une suite converge pour l’une des trois distances si et seulement si elle converge pour une des
deux autres.
Un autre exemple, qu’on étudiera longuement, est le suivant : on appelle B(A, R) l’ensemble
des fonctions bornées définies sur l’ensemble A à valeurs dans R. On définit facilement la somme
de deux fonctions, ou le produit par un scalaire, qui permettent de munir B(A, R) d’une structure
d’espace vectoriel. On définit alors

||f ||B(A,R) = sup |f (t)|.


t∈A

On vérifie que c’est une norme sur B(A, R).

1.4 sous-espaces métriques, espaces produits, transports de distances


Soit (E, d) un espace métrique, F une partie de E. Alors la restriction à F × F de d est une
distance sur F , appelée distance induite. On dit que F , muni de la distance induite par d, est un
sous-espace métrique de (E, d).
Remarquons que la suite (xn )n≥0 converge dans F si et seulement si les deux propriétés sont
satisfaites :
– (xn )n≥0 converge dans E ;
– sa limite appartient à F .
Soient (E1 , d1 ) et (E2 , d2 ) deux espaces métriques, E = E1 × E2 . Alors

d(x, y) = max{d1 (x1 , y1 ), d2 (x2 , y2 )}

définit une distance sur E, appelée distance produit. L’espace métrique obtenu est appelé espace
métrique produit.
Remarquons que la suite de couples xn = (x1,n , x2,n ) converge vers a = (a1 , a2 ) si et seulement
si les deux propriétés sont satisfaites :
– la suite x1,n converge vers a1 dans E1 ;
– la suite x2,n converge vers a2 dans E2 .
De plus, la fonction projection de E1 × E2 dans E1 définie par (x1 , x2 ) → x1 est continue. De
même, la fonction extension de E1 dans E1 × E2 , définie par x → (x, a), où a est un élément fixé
de E2 , est continue. On a la proposition suivante :
Proposition. Soient (E, d), (E1 , d1 ) et (E2 , d2 ) trois espaces métriques, f = (f1 , f2 ) une applica-
tion de E dan E1 × E2 . Alors f est continue en a si et seulement si f1 et f2 sont continues en
a.
Soit (E, d) un espace métrique et soit f une bijection de l’ensemble F sur E. L’application
définie sur F × F par (x, y) → d(f (x), f (y)) est une distance sur F . On dit qu’on a transporté la
distance d de E à F .
Une partie qu’on vient de faire a un sens pour les espaces vectoriels normés. Mais attention!
On ne peut dire que F est un sous-espace vectoriel normé de E que si F est un
sous-espace vectoriel de E.
Si (E1 , k k1 ) et (E2 , k k2 ) sont deux espaces vectoriels normés, alors E = E1 × E2 peut être
muni d’une structure d’espace vectoriel. De plus

kxk = max{kx1 k1 , kx2 k2 }

définit une norme sur E, appelée norme produit. L’espace vectoriel normé obtenu est appelé espace
produit.

2 Ouverts, fermés, voisinages, intérieur, adhérence


Un ensemble ouvert de E, ou plus simplement un ouvert de E, est une partie A de E qui possède
la propriété suivante :
A est ouvert si et seulement si, quel que soit a ∈ A, il existe r > 0 tel que la boule
B(a, r) soit incluse dans A. Une boule B(a, r) est un ouvert.
La famille des ouverts possède les propriétés fondamentales suivantes.

3
1. L’ensemble vide et E tout entier sont des ouverts.
2. Toute réunion d’ouverts est un ouvert.
3. Toute intersection finie d’ouverts est un ouvert.

On appelle ensemble fermé de E toute partie dont le complémentaire est un ouvert. La famille
des fermés possède les propriétés suivantes.
1. L’ensemble vide et E tout entier sont des fermés.
2. Toute intersection de fermés est un fermé.

3. Toute réunion finie de fermés est un fermé.

En particulier, l’ensemble

B 0 (a, r) = {x ∈ E ; d(a, x) ≤ r}

est un fermé quel que soit a ∈ E et r ≥ 0. L’ensemble B 0 (a, r) est appelé boule fermée de centre a
et de rayon r tandis que, lorsqu’il y a ambiguı̈té, la boule B(a, r) est dite boule ouverte. Le lemme
suivant permet de caractériser les fermés en termes de suites.
[Link] partie A est fermée si et seulement si, quelle que soit la suite xn de points de a qui
est convergente, la limite de la suite appartient à A.
Montrons comme application que Z est fermé dans R. Soit xn une suite d’entiers qui converge.
A partir d’un certain rang, |xn − xn−1 | < 12 . Comme xn et xn−1 sont entiers, il en résulte qu’ils
sont égaux. La suite est stationnaire à partir d’un certain rang, et sa limite est un entier.
On appelle voisinage du point a toute partie A de E telle qu’il existe r > 0 pour lequel
B(a, r) ⊂ A. En particulier, un ouvert est voisinage de chacun de ses points. Réciproquement,
une partie qui est voisinage de chacun de ses points est un ouvert. La famille des voisinages de a
possède les propriétés suivantes.

1. Tout voisinage de a contient a.


2. Toute partie contenant un voisinage de a est un voisinage de a.
3. Toute intersection finie de voisinages de a est un voisinage de a.

Soit A un sous-ensemble de E. On dit que B est un voisinage de A s’il est un voisinage de


chacun des points de A, ou, de façon équivalente, s’il contient un ouvert contenant A. Lorsque A
est le singleton {a}, B est un voisinage de A si et seulement si B est un voisinage de a. On dit

que a est un point intérieur à A si A est un voisinage de a ou, de façon équivalente, s’il existe
une boule ouverte centrée en a contenue dans A. L’ensemble des points intérieurs à A est appelé

intérieur de A, et noté A.
Lemme. L’intérieur de A est le plus grand ouvert contenu dans A.
En particulier, un ouvert coincide avec son intérieur. On a de plus les propriétés suivantes :
◦ ◦ ◦ ◦
si A ⊂ B, alors A⊂B . L’intérieur de A ∩ B est égal à A ∩ B .

On dit que a est un point adhérent à A si toute boule centrée en a contient un point de A. En
particulier tout point de A est adhérent à A. Plus généralement :
Lemme. Le point a est adhérent à A si, et seulement si, il existe une suite xn de points de a qui
converge vers a.
Remarque. Lorsque A est l’ensemble {xn n ≥ 0}, un point adhérent à A est un point de A ou
une valeur d’adhérence de la suite xn .
L’ensemble des points adhérents à A est appelé adhérence de A, et noté A. L’adhérence de A
contient A, et est un fermé. De plus,
Lemme. L’adhérence de A est le plus petit fermé contenant A. C’est aussi le complémentaire de
l’intérieur du complémentaire de A. En particulier, un fermé coincide avec son adhérence. On a
de plus les propriétés suivantes :

4
si A ⊂ B, alors A ⊂ B. L’adhérence de A ∪ B est égale à A ∪ B.
Etant donné un sous-ensemble A non vide de E, on appelle distance de x à A, et on note
d(x, A), la quantité
d(x, A) = inf{d(x, y) ; y ∈ A}.
On a alors la relation :
A = {x ∈ E ; d(x, A) = 0}.

3 Fonctions continues et uniformément continues


Soient (E, d) et (E 0 , d0 ) deux espaces métriques, f : E 7→ E 0 . Les propriétés suivantes sont
équivalentes :
1. f est continue en a ;
2. pour tout voisinage V 0 de f (a), il existe un voisinage V de a tel que f (V ) ⊂ V 0 ;
3. l’image réciproque par f d’un voisinage de f (a) est un voisinage de a ;.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :
1. f est continue ;
2. l’image réciproque par f d’un ouvert de E 0 est un ouvert de E ;
3. L’image réciproque par f d’un fermé de E 0 est un fermé de E ;
4. pour tout ensemble A dans E, on a l’inclusion f (A) ⊂ f (A).
La notion de continuité est stable par composition des applications : si f est continue en a
et g est continue en f (a), alors g ◦ f est continue en f (a). Nous allons donner les définitions de
propriétés plus restrictives, mais plus simples à vérifier.
Définitions. On dit que f : E 7→ E 0 est uniformément continue si
∀ε > 0 ∃η > 0 ∀(x, y) ∈ E × E : d(x, y) < η ⇒ d0 (f (x), f (y)) < ε ;
On dit que f est K-Lipschitzienne si, pour tout (x, y) ∈ E × E, on a l’inégalité
d0 (f (x), f (y)) ≤ Kd(x, y).
Les implications suivantes sont très simples à démontrer :
uniforme continuité ⇒ continuité f K-Lipschitzienne ⇒ f uniformément continue.
Exemples :
• Soit (E, d) un espace métrique, A une partie de E munie de la distance induite. Alors
l’injection de E dans A est continue. En particulier, l’image réciproque d’un ouvert U de
E, c’est-à-dire U ∩ A, est un ouvert de A. Réciproquement, tout ouvert de A s’écrit sous la
forme U ∩ A.
• Soit (E1 , d1 ) et (E2 , d2 ) deux espaces métriques, E = E1 × E2 l’espace métrique produit.
Alors les projections de E sur E1 et E2 sont continues.
• Fonction distance à un ensemble. Du fait que, quels que soient x, y, z, avec z ∈ A, on a
l’inégalité triangulaire
d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z),
il résulte immédiatement que
d(x, A) ≤ d(x, y) + d(y, z),
puis, comme cette inégalité a lieu pour tout z ∈ A, que
d(x, A) ≤ d(x, y) + d(y, A).
En échangeant le rôle de x et y éventuellement, on en déduit que
|d(x, A) − d(y, A)| ≤ d(x, y).
La fonction d(·, A) est 1-Lipschitzienne, donc uniformément continue, donc continue.

5
Deux exemples fondamentaux d’espace vectoriels normés : B(A, R) et C([0, 1], R).
Nous avons déjà vu que B(A, R) était un espace vectoriel normé lorsqu’on le munissait de la
norme
kf k∞ = sup |f |.
Cette norme est appelée norme de la convergence uniforme du fait de la propriété suivante :
Lemme. La suite (fn ) converge vers f dans B(A, R) si et seulement si fn converge uniformément
vers f , c’est-à-dire
∀ε > 0 ∃N ; n ≥ N ⇒ ∀t ∈ A |fn (t) − f (t)| < ε.

Remarque. On peut aussi bien définir B(A, F ), où F est un espace vectoriel normé quelconque.
On peut définir la convergence uniforme pour n’importe quelle suite de fonctions définies sur un
ensemble A quelconque et à valeurs dans un espace métrique F . Nous allons énoncer de façon plus
générale le théorème suivant.
Théorème. Soient (E, d) et (F, δ) deux espaces métriques. Soit (fn ) une suite de fonctions
continues de E dans F , convergeant uniformément vers f . Alors f est continue.
On dit, de façon abrégée, que toute limite uniforme de fonctions continues est continue.
Démontrons le théorème. Soit a ∈ E. On veut rendre δ(f (x), f (a)) inférieur à ε. On écrit

δ(f (x), f (a)) ≤ δ(f (x) − fn (x)) + δ(fn (x) − fn (a)) + δ(fn (x), f (a)).

On commence par majorer le premier et le troisième terme par ²/3 en choisissant n assez grand,
grâce à l’uniforme convergence. Puis, n étant ainsi fixé, on sait qu’il existe η tel que, pour d(x, a) <
η, on ait δ(f (x), f (a)) < ε/3. On en déduit en particulier le théorème suivant.
Théorème. L’espace C([0, 1], R) est un sous espace fermé de l’espace B([0, 1], R).

Quelques références

Pour en savoir plus :

1. Topologie et analyse fonctionnelle, par Georges Skandalis, Dunod


2. Notions de topologie. Introduction aux espaces fonctionnels –Deuxième cycle, par Claude
Tisseron, Hermann
3. Topologie : Cours et exercices corrigés, par Hervé Queffélec, Masson
4. Topologie, par Gilles Christol, Jean Cot et Charles-Michel Marle, Ellipses

Deux cours qu’on peut récupérer sur le web (le premier est analogue à celui-ci, le second, en
anglais, contient beaucoup de détails et d’exercices) :
[Link]
[Link] webnotes/home/[Link]

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