Centrales de Traitement d'Air : Guide Complet
Centrales de Traitement d'Air : Guide Complet
et efficacité
énergétique.
2 Bases de la climatisation.......................................................................................................................................................5
2.1 Introduction...................................................................................................................................................................................................5
2.2 Confort et santé............................................................................................................................................................................................5
2.3 Termes and intégration.............................................................................................................................................................................12
2.4 Teneur en eau de l’air.................................................................................................................................................................................14
2.5 Processus de climatisation......................................................................................................................................................................15
2.6 Résumé des éléments de base................................................................................................................................................................19
3 CTA et composants.............................................................................................................................................................20
3.1 Applications/domaines d’applications...................................................................................................................................................20
3.2 Types de système.......................................................................................................................................................................................21
3.3 Types de conceptions................................................................................................................................................................................22
3.4 Composants................................................................................................................................................................................................23
4 Automatisation du bâtiment................................................................................................................................................42
4.1 Niveaux d’automatisation du bâtiment..................................................................................................................................................42
4.2 Exemples d’automatisation du bâtiment centrée sur les CTA...........................................................................................................45
6 Jonction...............................................................................................................................................................................86
6.1 Environnement............................................................................................................................................................................................86
6.2 Normes/directives et règlementations..................................................................................................................................................88
6.3 Classes d’efficacité énergétiques............................................................................................................................................................89
6.4 Modèle diagramme h,x..............................................................................................................................................................................91
4 Centrale de traitement d'air (CTA)
1 Introduction
1.1 Motivation
Belimo est synonyme d’innovation continue pour ce qui est des produits et des appareils de terrain de haute qualité tels que
les servomoteurs de registres d’air, les vannes de régulation et les capteurs. Avec l’introduction des premiers servomoteurs
électriques de registres d’air en 1975, Belimo a établi les bases des produits destinés aux CTA (centrales de traitement de l’air).
En 1998, les vannes de régulation ont été ajoutées. Avec l’introduction des capteurs en 2017, Belimo dispose désormais d’une
gamme complète de produits pour équiper les CTA d’appareils de terrain. Les CTA constituent donc une application importante
pour Belimo. Elles sont donc de plus en plus au centre de l’attention.
À l’avenir, la numérisation, la communication et la mise en réseau IoT continueront leur expansion. La connexion intelligente
de tous nos appareils de terrain et l’utilisation de nouvelles technologies (« davantage d’intelligence dans l’appareil de terrain »)
ouvrent de nouvelles possibilités pour des systèmes établissant les normes dans l’industrie CVC et pouvant donc permettre à
nos clients de bénéficier d’une valeur ajoutée décisive. Il est donc utile de comprendre et de considérer l’« application CTA » dans
son ensemble.
Fig. 1 : Introduction des appareils de terrain de Belimo et de la communication sur les CTA
1.2 Objectif
Cette documentation est dédiée à l’application des CTA et a vocation d’être une œuvre de référence pour nos clients et nos em-
ployé(e)s. Elle s’applique à tous les produits et a pour objectif de décrire l’application de manière simple et d’expliquer les raisons
de l’utilisation de nos appareils de terrain. Ce document explique la conception et le fonctionnement des CTA et examine les
avantages et les inconvénients des différentes stratégies conceptuelles. Une référence particulière est faite à l’utilisation et à la
disposition des composants de Belimo.
Avec ce document, nous voulons donner des éléments de base à nos clients qui ne sont pas encore familiarisés avec l’application
des centrales de traitement d’air. Il aide également Belimo à développer en interne de nouveaux produits novateurs et enregistre
nos découvertes pour les nouveaux employés afin que le savoir puisse être transmis au sein de la société.
Le document s’applique aux centrales de traitement d’air pour les bâtiments non résidentiels. Les CTA pour les bâtiments rési-
dentiels ne sont pas concernées. Ce document ne prétend pas représenter tous les détails présents dans la pratique. Son objectif
est plutôt de dresser une image générale et, si nécessaire, de décrire des exemples individuels. En particulier, plusieurs modes
de commande supplémentaires et différents sont employés sur le terrain.
1.4 Participation
Cette documentation de l’application a été produite en collaboration avec la Lucerne University of Applied Sciences and Arts
(Institute for Building Technology and Energy IGE), des experts externes et le personnel interne de Belimo. La qualité du contenu
a été considérablement améliorée grâce à l’ajout de passages de texte, d’images et/ou de résultats d’analyse.
2 Bases de la climatisation
2.1 Introduction
Les systèmes de ventilation et de climatisation contribuent de manière significative à garantir le confort des locaux et à fournir
un air sain. Par ailleurs, les processus sensibles et les installations de production sont très exigeants en matière de température
ambiante et de qualité d’air ambiant. Les CTA sont le cœur de ces systèmes. Elles fournissent l’arrivée d’air avec la qualité et la
quantité requise.
Ȧ Approvisionnement en air
Ȧ Filtration
Ȧ Récupération de chaleur/froid
Ȧ Chauffage
Ȧ Refroidissement
Ȧ Humidification
Ȧ Déshumidification
Le niveau de climatisation dépend des conditions ambiantes requises et du type de technologie du bâtiment. Par exemple, outre
la température requise de l’arrivée d’air, la façon dont le chauffage et le refroidissement sont introduits dans la pièce est égale-
ment responsable de la température dans la pièce.
Comme pour tous les équipements techniques, le confort et la santé des personnes sont au cœur des préoccupations en
matière de traitement de l’air. Les processus de traitement de l’air se déroulant dans une CTA sont importants et doivent être
compris. Les chapitres suivants décrivent donc ces processus de manière plus détaillée bien que la distribution de l’air et son
traitement dans les pièces jouent également un rôle important.
En Europe, nous passons environ 90 % de notre vie dans des pièces ou il faut fermer les fenêtres pendant la plus grande partie
de la journée pour des raisons énergétiques ou de confort (phénomène de courant d’air, d’isolation sonore). L’évacuation contrô-
lée de l’air intérieur pollué et l’alimentation simultanée en air extérieur préconditionné est essentiel pour la santé, le confort et
l’efficacité énergétique.
Le traitement de l’air extérieur dans les bâtiments modernes est pris en change par les CTA. Le confort est déterminé par un
grand nombre de sensations subjectives. La Figure 2 montre les facteurs les plus importants ayant un impact sur le confort et
la santé. Toutefois, une partie essentielle du confort dépend du « confort thermique ».
Personnes
État de santé
Âge
Durée sur place Activité
Conditions de
travail
Vêtements
Vitesse de l’air
Confort
thermique
Bruits Émissions sonores
Température
Signification des en surface Température
couleurs de l’air Climatisation et
Conception des
intérieurs
distribution de l’air
Humidité Qualité d’air
Ambiance relative
Éclairage
Dans les chapitres suivants, nous verrons les facteurs que peut influencer la CTA.
En fonction de l’activité et des vêtements, la température optimale ressentie (voir la section suivante pour la terminologie) peut
maintenant être déterminée. Si une personne est très active et porte des vêtements épais, des températures plus fraîches sont
ressenties comme agréables. Avec moins de vêtements et peu de mouvements, les températures plus élevées paraissent plai-
santes. La Figure 4 montre la température optimale ressentie pour l’activité et les vêtements correspondants. Dans tous les cas,
une valeur de VMP < 5 % est présupposée (un maximum de 5 % de personnes non satisfaites).
m2 K/W
0 0.1 0.2 0.3
3.0
150
2.5
125 VMP = 0–5 % non satisfaits
Activité M [mét]
2.0
Température de fonctionnement optimale pour
W/m2
100
VMP = 0 en fonction de l’activité et des vêtements
1.5 (selon ISO 7730), humidité 50 %.
75
16°C
18°C
1.0 50
20°C
26°C 24°C 22°C
0
0 0.5 1.0 1.5 2.0
La gamme autorisée de température de l’air ressentie est déterminée dans les normes comme fonction de la température de l’air
extérieur (voir Figure 5 selon SIA 382/1). La technologie du bâtiment doit garantir que cette plage de température est maintenue.
On appelle le fait que différentes surfaces ont des températures différentes « asymétrie du rayonnement ». Ceci peut entraîner un
manque de confort, par exemple, dans les bâtiments avec des fenêtres mal isolées. Dans la mesure où l’on installe aujourd’hui
de plus en plus de fenêtres à faible valeur U (coefficient de transfert de chaleur / mesure de la transmission thermique) et que
les températures de surface dans les pièces intérieures ne diffèrent donc que légèrement, l’asymétrie de rayonnement est moins
fréquente. L’asymétrie du rayonnement peut également être perçue comme divers degrés de confort. Dans une pièce froide, un
four en céramique chaud est perçu comme étant agréable parce que vous pouvez consciemment éviter la radiation thermique
en vous en éloignant. Dans un bureau, toutefois, il se peut qu’il soit impossible d’éviter la chaleur, ce qui est donc perçu comme
désagréable.
100
Humide et inconfortable
80
Humidité relative [%]
60
Confortable
40
Encore confortable
20
Sec et inconfortable
0
16 18 20 22 24 26 28
L’air sec provoque chez environ un tiers des êtres humains une Rhinite allergique
réduction de la capacité pulmonaire, le séchage des yeux ou des Réactions chimiques
membranes muqueuses. L’air sec peut par ailleurs propager les
virus de la grippe. Ils restent infectieux plus longtemps que si les Ozone
niveaux d’humidité sont idéaux.
0 20 40 60 80
Un niveau d’humidité des pièces trop élevé est ressentie comme
Humidité relative [%]
peu agréable, chaud et humide. De même, les acariens et la moisis-
Fig. 7 : Diagramme Scofield-Sterling, 1985
sure peuvent se répandre plus facilement dans un environnement
humide. Un haut niveau d’humidité augmente le risque de crois-
sance des moisissures à cause de la condensation sur les surfaces
froides.
Centrales de traitement d'air (CTA) 9
Pour toutes les substances, il existes une VLS (Valeur Limite Seuil) qui indique la concentration d’une substance ne devant pas
être dépassée. Les débits d’air des CTA peuvent être dimensionnés en fonction.
Certaines études établissent que 1 000 ppm représente une bonne qualité d’air, d’autres définissent le seuil de l’exhalation hu-
maine à environ 1 500 ppm. Cette dernière valeur est recommandée par certains pays. Environ 20 % des personnes entrant dans
une pièce trouve que 1 000 ppm n’est pas satisfaisant. Cependant, il n’existe en principe pas de valeur fixe pouvant être décrite
comme non satisfaisante : celle-ci se trouve probablement dans la plage 1 000 à 1 500 ppm. La perception de la qualité de l’air
dépend aussi de la température, de l’humidité, du temps passé sur place et des aspects sociaux.
Pour minimiser la concentration de CO2 dans une pièce, de l’air frais est insufflé dans la pièce à l’aide du système de ventilation.
Pour calculer la quantité d’air frais requise, on peut supposer un taux d’air frais par personne. Plus le taux d’air frais est supposé
comme étant élevé, plus la qualité d’air est meilleure et plus les personnes présentes seront contentes. Mais un taux d’air frais
plus élevé signifie également une plus grande consommation d’énergie et des coûts d’investissement supérieurs.
10 Centrale de traitement d'air (CTA)
Les Figures 9 et 10 montrent comment la qualité d’air influence la productivité et la satisfaction des personnes présentes. Plus
le taux d’air extérieur est élevé, plus la quantité de CO2 évacuée est grande, ce qui a pour résultat une meilleure qualité de l’air.
1.05 1.05 60 60
Performance de travail relative
satisfaites [%]
40 40
1.03 1.03
30 30
1.02 1.02
1.01 1.01 15 15
1 1
0 0
0 0 50 50100 100
150 150
200 200 0 360 50 36 50 100 100 150 150 200 200
Taux d’air extérieur [m3/h par personne] Taux d’air extérieur [m3/h par personne]
Fig. 9 : Relation entre la ventilation et la productivité dans les bu- Fig. 10 : Proportion de personnes non satisfaites en fonction du
reaux (source : Trox GmbH) taux de ventilation (source : Trox GmbH)
Légende : à un taux d’arrivée d’air de 36 m3/h, 15 % des personnes perçoivent la qualité d’air comme non satisfaisante.
La Figure 11 montre l’effet des valeurs de ppm sur les personnes. Dans des pièces normalement ventilées, le CO2 n’a aucune
influence sur la santé.
5 000 ppm Concentration maximum au poste de travail (valeur MAK) selon SUVA
2 000 ppm Plage de travail maximum d’un capteur sélectif de CO2 selon les directives européennes
Les personnes sensibles se plaignent de maux de têtes
< 1 400 ppm Valeur limite pour « RAL 3 ; air intérieur d’une qualité modérée » (valeur habituelle pour les espaces
résidentiels et de travail) selon SIA 382/1
Débit d’air 18...30 m3/h par personne
< 1 000 ppm Valeur limite pour « RAL 2 ; air intérieur d’une qualité moyenne » selon SIA 382/1
Débit d’air > 30 m3/h par personne
Les sources de COV dans l’air intérieur peuvent inclure l’expiration humaine, les matières plastiques, les matériaux de construc-
tion, les meubles, les moquettes, les produits de nettoyage et la fumée du tabac. Il est également possible que de l’air sentant
mauvais soit aspiré de l’extérieur par la CTA (par exemple, émissions de l’agriculture ou de feux de cheminée).
Les effets sur la santé d’un air intérieur contaminé par les COV peuvent énormément varier. Ils peuvent se limiter à une odeur
déplaisante ou à une réduction de la productivité. D’autre part, les substances dans certaines concentrations peuvent causer des
allergies et une irritation du conduit respiratoire, ou, dans les pires des cas, augmenter le risque de cancer.
Centrales de traitement d'air (CTA) 11
Les particules fines sont divisées en catégories de « PM », en fonction de la taille des particules. « PM » est l’abréviation de « Par-
ticulate Matter » et le chiffre suivant indique le diamètre maximal des particules en µm. MP10 doit donc être interprété comme
le cas où toutes les particules fines ont un diamètres inférieur à 10 µm.
Si les particules MP1, MP2,5 et MP10 étaient placées dans un référentiel humain, une particule MP1 aurait la taille d’un être
humain, une particule MP2,5 aurait la taille d’un éléphant et une particule MP10 celle d’un cachalot.
Pour résumer, on peut dire que plus les particules de poussière sont petites, plus elles peuvent pénétrer dans le corps et plus elles
sont nocives pour notre santé. La Figure 12 montre les tailles de particule et combien elles peuvent pénétrer dans notre corps.
Fig. 12 : Size comparison of particulate matter (source : City of Zurich Air Balance 2004)
Il a été déterminé que l’exposition prolongée à des particules de taille inférieure à 2,5 µm peut avoir des effets sévères sur la santé.
Des réactions inflammatoires peuvent être déclenchées dans les poumons et peuvent entraîner des dommages secondaires
d’autres organes.
La quantité de particules fines nécessaire pour que des symptômes dus à la pollution des poumons se manifestent dépend
de la personne et de son état général de santé. Des maladies telles que l’asthme ou la MPOC (maladie pulmonaire obstructive
chronique) peuvent être aggravées par l’inhalation de particules fines.
12 Centrale de traitement d'air (CTA)
Les valeurs relatives aux particules fines peuvent varier d’une région à l’autre et changer spontanément très fréquemment.
L’« Indice de qualité de l’air de Vienne » dans le Tableau 3 évalue et classifie la qualité de l’air sur la base de la concentration de
particules fines, l’ozone, le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone. Pour les applications de filtrage,
l’évaluation de la poussière fine est le seul élément pertinent. C’est la raison pour laquelle le tableau suivant ne contient que les
concentrations en particules fines.
Bonne 2 21...35 Toutes les valeurs limites de protection de la santé sont respectées.
Les effets sur les écosystèmes ne peuvent plus être écartés.
Satisfaisante 3 36...50 Les valeurs limites de protection de la santé sont généralement respec-
tées. Les effets sur les écosystèmes sont de plus en plus possibles.
Non satisfaisante 4 51...100 25.1...35.4 Les valeurs mesurées sont au niveau des valeurs limites de protection
de la santé. Des effets négatifs sur la santé des personnes sensibles
peuvent se produire de temps en temps.
Mauvaise 5 101...150 35.5...55.4 Les valeurs limites de protection de la santé ont été dépassées.
Des effets néfastes sur la santé des personnes sensibles sont pos-
sibles. La population est de plus en plus informée sur la situation de
pollution.
Très mauvaise 6 Depuis 151 Depuis 55,5 Les valeurs de mesure sont au niveau de seuils d’alarme.
Les valeurs limites de protection de la santé ont été clairement dépas-
sées. Des effets néfastes sur la santé de toutes les personnes sont
possibles.
Les directives/réglementations nationales et internationales traitent aussi des valeurs limites de poussière fine.
Le Tableau 4 montre les valeurs limites définies par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dans sa directive sur la qualité
de l’air.
MP10 MP2.5
µg/m3 µg/m3
Valeur annuelle moyenne 20 10
Tableau 4 : Valeurs limites tirées des directives de l’OMS sur la qualité d’air
2 3
1 Chauffage
2 Machine frigorifique
3 Centrale de traitement d’air
En fonction de l’espace disponible et de l’utilisation du bâtiment, il existe plusieurs exigences pour la disposition de la CTA dans
le bâtiment, ce qui, à son tour, a des effets sur la CTA proprement dite.
Par exemple, les CTA pour installation à l’extérieur doivent être protégées contre les intempéries et ont de meilleures valeurs
d’isolation. D’autre part, les centrales de ventilation au plafond sont conçues pour être plates afin d’occuper le moins possible
de la hauteur de la pièce.
Dans les figures suivantes, le comportement de l’air est illustré à l’aide de verres d’eau. Plus le verre est petit, plus l’air illustré
est froid.
La Figure 16 illustre le chauffage d’un air complètement saturé (100 % RH) à 0 °C. Plus l’air est chaud, plus l’humidité relative
diminue. L’humidité absolue, c’est-à-dire la teneur en eau de l’air reste identique.
18,9 g/kg
Taille du verre :
Capacité d’aborption de l’eau
d’un kilogramme d’air = humidité
maximum absolue 10,6 g/kg
7,6 g/kg
5,0 g/kg
3,8 g/kg
Humidité absolue sec (3,8 g/kg)
À température ambiante, l’air commence avec une condition idéale de 40 % d’humidité relative. Plus l’air refroidit, plus l’humidité
relative augmente. Plus il refroidit, moins il est capable d’absorber de vapeur d’eau. L’humidité de l’air augmente en fonction du
maximum. Une fois le potentiel maximum atteint et que l’air est complètement saturé, l’eau commence à se condenser lorsque
l’air est encore plus refroidi.
18,9 g/kg
10,6 g/kg
7,6 g/kg
5,8 g/kg
3,8 g/kg
La même chose s’applique au contenu énergétique de l’air. Plus l’air est humide, plus il est riche en énergie.
La Figure 18 montre le contenu énergétique de l’air à 40 °C et son contenu énergétique à des humidités relatives diverses. Pour
augmenter l’humidité relative de 40 à 50 %, la différence de contenu énergétique doit être ajoutée de manière thermique. Pour la
diminuer, il faut retirer l’énergie thermique.
180
Contenu énergétique [kJ/kg d’air sec]
Les changements de l’état de l’air mentionnés ci-dessus peuvent être affichés graphiquement et calculés dans un diagramme h,x
selon Mollier. Ce diagramme h,x est donc expliqué en premier. Viendront ensuite les processus individuels qui seront expliqués
à l’aide du diagramme.
Dans le cas des composants d’une CTA, il est à nouveau fait référence aux processus individuels, certains étant à nouveau
illustrés dans un diagramme h,x.
Pression partielle de vapeur d’eau pD [hPa] Le proportion de la pression d’air totale exercée par la vapeur d’eau.
Humidité absolue/teneur en eau x [g/kg] Quantité d’eau en gramme présente dans l’air sous forme de gaz (vapeur) par
kilogramme d’air sec. On parle ici aussi d’humidité absolue.
Humidité relative φ [%] Proportion de vapeur d’eau dans l’air, mesurée à la teneur maximum possible de
vapeur d’eau, à la même température.
Densité ρ [kg/m3] Masse de l’air par rapport au volume d’un mètre cubique.
Le diagramme h,x suivant montre les variables essentielles pour deux états de l’air différents 1 et 2. Le delta des variables indivi-
duelles des états de l’air peut être calculé et/ou lu en conséquence.
30 %
Condition de l’air 1
Θ : 35 °C
40
h : 45 kJ/kg
40 %
x : ~3,6 g/kg
φ : 10 % RH Condition de l’air 2
Θ : 29 °C
∆Θ : 6 °K
h : 50 kJ/kg
x : 8 g/kg
φ : 30 % RH 60 %
30
g
/k
kJ
:5 80 %
∆h
∆x : 4.4 g/kg
100 %
20 60
Ligne adiabatique
(Enthalpie constante)
Température humide
10
Point de rosée
Isothermique
(Température constante)
20
0
10
Ligne de saturation
-10
temperature [°C]
t Temperatur /
-10
0 5 10 15
x Wassergehalt /
water content [g/kg]
2.5.2 Processus
[Link] Mélange de deux volumes d’air
Dans le diagramme h,x, ce processus se déroule donc le long d’une ligne verticale allant de l’état 2 à l’état 1 avec une humidité
absolue constante selon la figure 21.
Ȧ L’air frais traité pour les pièces fermées est essentiel pour la santé, le confort et l’efficacité énergétique. Dans
les bâtiments modernes, les CTA sont généralement utilisés dans ce but.
Ȧ En fonction du modèle, la CTA peut influencer la température de l’air, l’humidité, la qualité de l’air et, dans une
certaine mesure, la vitesse de l’air.
Ȧ Le confort thermique (bien-être) des personnes dans la pièce est importante pour qu’ils soient productifs et
reste en bonne santé.
Ȧ Les activités, les vêtements et la température de surface dans la pièce jouent également un rôle, en plus des
facteurs déterminés par la CTA, tels que l’humidité de l’air, la vitesse de l’air et la température de l’air.
Ȧ Tout le monde perçoit son confort de manière différente et a ses propres préférences en matière de tempéra-
ture ambiante. Il existe donc une plage de confort de température de l’air des pièces et d’humidité dans laquelle
la grande majorité des utilisateurs se sent bien.
Ȧ La qualité d’air dans les pièces joue un rôle majeur en terme de santé et de confort.
Ȧ La qualité de l’air dans le bâtiment ou dans les pièces peut être influencée par l’alimentation en air frais de la
CTA.
Ȧ L’air circulant depuis ou vers la centrale de traitement d’air a une désignation spécifique : air extérieur, arrivée
d’air, sortie d’air ou recirculation d’air ;
Ȧ En fonction du type de bâtiment, du site d’installation et de l’application, les exigences s’appliquant à la centrale
correspondante de traitement de l’air sont différentes.
Ȧ Les variables de l’état principal de l’air sont la température, l’humidité relative et absolue et l’enthalpie. Ces
variables d’état sont en relation.
Ȧ Lorsque l’air est traité (chauffé, refroidi, humidifié, déshumidifié) par la CTA, son état connait plusieurs modifica-
tions. Ces changements d’état peuvent être illustrés dans un diagramme h,x selon Mollier.
20 Centrale de traitement d'air (CTA)
3 CTA et composants
Comme nous l’avons déjà décrit, une CTA est utilisée pour traiter l’air dans une pièce ou dans un bâtiment de la manière voulue.
Le traitement signifie que l’air est filtré, tempéré, humidifié ou déshumidifié comme il s’avère nécessaire et soufflé dans ou extrait
de la pièce et/ou le bâtiment.
En fonction de l’application et des exigences, plusieurs conceptions et formes peuvent être distinguées. Dans les sous-chapitres
suivants, ces sujets sont traités en fonction.
L’explication des symboles et fonction des composants correspondants sont détaillées plus avants dans le chapitre suivant.
+
AE AA AEX SA
AE AEX
+
SA AA
SA AEX
+ _ +
AE AA
Utilisation prévue selon les spécifi cations du fabricant 250...1 000 m3/h
Unité de ventilation d’appartement (UVA) ou unité de ventilation non
résidentielle (UVNR)
En fonction du débit d’air, de la conception des composants, de la conception et des matériaux, le choix des appareils de terrain
peut varier. Toutefois, ceci n’est pas forcément en accord avec la sous-division énumérée ci-dessus. Les CTA peuvent aussi être
différenciées en fonction de leur conception. Il existe des CTA modulaires et compactes.
3.4 Composants
Une CTA est composée d’un ensemble de composants traitant, conditionnant et transportant l’air de manière adéquate.
La figure ci-après montrant la CTA dans sa configuration maximum possible, fournit une vue d’ensemble des composants les
plus importants et de leur fonctionnement. Les chapitres suivants expliquent les composants respectifs en détail.
- Réduit la distribution du
bruit
Amortisseur de bruit
– - Refroidissement de
l’arrivée d’air
Échangeur de chaleur
Batterie froide
- Déshumidification de
l’arrivée d’air
–
–
- Restauration de la
chaleur
Système de récupération de
chaleur (SRC)
– - Humidification de l’arrivée Humidificateur
d’air
-R écupération de l’éner-
gie Échangeur de chaleur à
plaque
Échangeur de chaleur rotatif
Système avec système avec - Humidification adiaba- Humidificateur
unité terminale adjacent tique
et refroidissement de l’air
d’extraction
- A jout de la recirculation Registre
d’air
+
24 Centrale de traitement d'air (CTA)
Ȧ Protection des personnes dans les bâtiments de bureaux, les hôpitaux et les zones résidentielles
Ȧ Protection du produit dans les industries alimentaires, chimiques et pharmaceutiques
Ȧ Protection du système pour les composants tels que le SRC, l’humidificateur, le refroidisseur, etc.
–
Centrales de traitement d'air (CTA) 25
La norme ISO 16890 inclut quatre classes de filtre. Il s’agit de l’ISO « grossière » (filtre à poussière brute) et de trois classes de
poussière fine, qui correspondent aux valeurs de poussière fine de la technologie de l’environnement (MP1, MP2,5 et MP10).
Le tableau suivant montre une vue d’ensemble des différents groupes de filtre et de leurs classifications. Une classe de filtre
selon ISO 16980 est établie si au moins 50 % des particules dans la gamme de taille correspondante sont filtrés. Ces zones sont
signalées en vert.
Classes de Pression Pression Classe de MP1 MP2,5 MP10 ISO « brute » Applications
filtre selon différentielle différentielle filtre selon 0,3...1 µm 0,3...2,5 µm 0,3...10 µm Poussière
ISO 16980 initiale fi nale [Pa] la norme [%] [%] [%] pour test
[Pa] EN 779:2012* [%]
G1 Exigences
G2 >�30 très faibles
20...50 200
G3 >�45
ISO « brute » G4 >�60
M5 <�20 <�40 >�50 Filtre AE pour les
exigences basses
40...80 (garages, ateliers)
M6 <�40 50...60 >�60 ou filtre AEX
ISO ePM2.5
300
F7 50...75 >�70 >�80 Filtres AE pour
bureau, boutiques,
70...180 F8 70...85 >�80 >�90 restaurants ou
écoles
F9 >�85 >�90 >�95
ISO ePM1
Tableau 10 : Filter classes according to ISO 16890 (source des images : Unifil AG Filtertechnik)
* EN 779:2012 a été remplacée par ISO 16890:2017. Une comparaison exacte directe de la classification des filtres n’est pas possible car les méthodes sont
différentes. La liste sert uniquement de ligne directrice pour la possibilité de comparaison et est également largement cohérente avec les recommandations
des directives courantes SWKI.
Par exemple, selon l’ISO 16980, un filtre peut avoir la classification ISO ePM1 70 %. Ceci signifie que le filtre retire 70 % des par-
ticules MP1, c’est-à-dire les particules fines d’une taille inférieure à 1 µm. Cela signifie aussi qu’un filtre ISO ePM10 50 % sépare
50 % des particules < 10 µm.
En se basant sur cette classification, il est possible que les filtres puissent être sélectionnés en fonction de la charge en poussière
fine sur le site d’utilisation. Choisir le bon filtre est très important et dépend de l’application, de la qualité nécessaire de l’arrivée
d’air et de la charge d’air extérieur.
La pression différentielle finale est décisive pour le changement de filtre. Les valeurs approximatives pour chacun des filtres
peuvent être tirées du tableau ci-dessus. En fonction de l’EN 13053, le filtre doit être changé au plus tard après avoir atteint trois
fois la pression différentielle initiale.
Même si la pression différentielle n’a pas encore été atteinte, les filtres dans la première partie, ou dans la seule partie, de filtration
doivent être remplacés annuellement pour des raisons d’hygiène. La directive sur les filtres SWKI VA101-01 et celle sur l’hygiène
SWKI VA104-01 traitent ces sujets de forme détaillée.
Une chose toute aussi importante pour les filtres à air est le sujet de l’efficacité énergétique. SIA 382/1 stipule que les filtres à
air atteignant de manière certifiée une classe d’énergie A doivent être utilisés dans les nouveaux systèmes avec présence de
personnes. La certification Eurovent définit et affecte les classes d’énergie et gère publiquement une liste de tous les produits
certifiés.
26 Centrale de traitement d'air (CTA)
Lorsque des exigences très élevées en matière de qualité d’air sont nécessaires, on utilise des filtres à matière suspendue. Les
domaines typiques d’application sont les hôpitaux et les salles propres d’une grande gamme d’applications. Le choix du bon
filtre dépend de plusieurs facteurs et ne peut être déterminé que par des spécialistes appropriés des salles propres. Pour la
conception, la mise en service, le fonctionnement et la maintenance, les normes et directives applicables doivent être suivies.
Le tableau suivant énumère les classes de filtre pour les matières suspendues selon l’EN 1822.
Tableau 11 : Suspended matter filter classes according to EN 1822 (source des images : Unifil AG Filtertechnik)
* Groupe de filtre:
EPA = Efficient Particulate Air filter, Filtre à air à particules efficace, HEPA = High Efficiency Particulate Air filter, Filtre à air à
particules à haute efficacité, ULPA = Ultra Low Penetration Air filter, Filtre à air à pénétration ultra basse
** MPPS (Most penetrating particle size, Taille de particule les plus pénétrante) : les filtres pour matière suspendue sont testés à
la taille de particule qui est la plus mal séparée.
Les particules de petite et de grande taille sont séparées par le filtre.
Pour étendre la durée de vie des filtres à matière suspendue (5...8 ans), on utilise des filtres à particules fines comme pré-filtres
(Tableau 10). Comme règle, on visera à mettre en place une procédure à deux étapes de filtration, ePM1 > 50 % et ePM1 > 80 %.
Indication de Comme la pression différentielle à des volumes d’air partiel dans le filtre di- Pression différentielle finale
maintenance pour les minue également avec la réduction du volume d’air, un commutateur de pres- selon le Tableau 10
volumes d’air partiels sion différentielle ne peut pas détecter un filtre plein. Un capteur de pression
différentielle peut mesurer la pression différentielle à tout moment et calculer
un filtre complet sur la base de la loi proportionnelle (la chute de pression
varie au carré de la réduction du débit volumique) en fonction du volume d’air
actuel. L’augmentation de la pression différentielle sur l’ensemble du filtre est
une mesure du degré approximatif de contamination.
Mesure de la pollution Des capteur PM2,5 ou MP10 sont utilisés pour détecter la pollution d’air en
de l’air MP.
3.4.2 Ventilateur
Le ventilateur d’arrivée d’air transporte l’air de l’extérieur à travers la CTA et l’arrivée d’air dans la pièce. D’autre part, le ventilateur d’air d’ex-
traction transporte l’air de la pièce à travers la CTA et vers l’extérieur. Pour ce faire, les ventilateurs doivent vaincre la résistance des compo-
sants de la CTA et du système de conduits d’air. La pression d’air à appliquer entre le ventilateur d’arrivée d’air et celui d’air d’extraction peut,
en fonction de la conception de la CTA et du système de gaine, être très différente, et peut même atteindre plusieurs centaines de pascals.
Comme les ventilateurs contribuent de manière significative à l’efficacité d’une CTA, la réglementation en matière d’écoconception exige
une certaine efficacité du système (efficacité du ventilateur, du moteur et de la commande).
+ Les types de ventilateurs suivants sont utilisés dans les systèmes de ventilation et les CTA :
Pale courbée Pales courbée vers l’arrière pour les pressions élevés 0.6...0.85
vers l’arrière Conçues avec volute ou avec des à roues à soufflage libre
Ventilateur à flux axial (entrée axiale de l’air, sortie Débits volumétriques élevés et faibles pressions totales 0.4...0.7
axiale de l’air)
Utilisé dans les CTA comme « grille de ventilateur » (composi-
tion de plusieurs ventilateurs à flux axial parallèles)
Tableau 13 : Vue d’ensemble des types de ventilateur (source des images : ZIEHL-ABEGG SE)
Les valeurs de la pression différentielle et du volume d’air requis doivent être calculées par le fabricant de l’unité de ventilation et
prises en compte lors du choix du type et de la puissance du ventilateur. Pour ce faire, il existe des diagrammes caractéristiques de
ventilateurs ou des programmes de conception correspondants.
Le volume d’air transporté (débit volumétrique) peut être influencé par la vitesse du ventilateur. Les vitesses de ventilation mo-
dulables peuvent être établies en utilisant des ventilateurs EC (avec régulateur intégré) ou avec un convertisseur de fréquence
supplémentaire pour les moteurs CA. Un convertisseur de fréquence modifie la fréquence du courant et peut ainsi réduire la
vitesse du ventilateur. Cela permet de régler la vitesse à l’infini, ce qui est particulièrement utile pour les systèmes à volume d’air
variable. Les ventilateurs EC et ceux avec convertisseurs de fréquence peuvent être exploités le plus efficacement possible du
point de vue de l’énergie au point de fonctionnement souhaité grâce à la régulation de la vitesse.
[Link] Mesure de débit volumétrique au niveau du ventilateur (méthode de mesure de pression différentielle)
Le débit volumétrique que fournit un ven-
tilateur peut être mesuré et, si nécessaire,
contrôlé. On mesure pour ce faire la pres-
sion différentielle (pression différentielle sta-
tique) entre l’embout de succion et la buse
d’entrée (voir les illustrations suivantes).
En utilisant les « facteurs k » (coefficient de
buse), spécifiés par les fabricants de la ven-
tilation pour leur types respectifs de ventila-
teur ainsi qu’une formule individuelle (voir le
tableau suivant), il est possible de calculer
le débit volumétrique.
Vous trouverez ci-après une liste des fabricants de ventilateurs les plus communs avec les formules de calcul correspondantes.
Rosenberg
Rosenberg 37...800 Comefri
m3/h
q Débit volumétrique en m3/h
Rosenberg Comefri
Rosenberg Comefri k/CPFN Facteur pour les propriétés
Ziehl-Abegg 3
Nicotra 10...1500 EBM
m /h - Papst spécifique de la buse (coefficient
Nicotra-
Gebhardt EBM - Papst de buse/spécifique au fabricant)
Ziehl-Abegg
Nicotra-
Gebhardt
Ziehl-Abegg
EBM - Papst
Nicotra-
Gebhardt
Comefri 10...2000 m3/h ΔP Pression différentielle des pres-
Comefri Gebhardt sions statiques en Pa
Gebhardt
ρ Densité de l’air au point de fonc-
Comefri
Comefri
Ziehl-Abegg
Ziehl-Abegg 10...1500 Gebhardt
m3/h
tionnement
EBM - Papst présent en kg/m3
Si la densité de l’air n’est pas
EBM
EBM ebm-papst
- -Papst
Papst 10...1500 m3/h
prise en compte dans l’équation,
Comefri elle fait référence à la condition
Gebhardt
Gebhardt 50...4700 m3/h standard à 20 °C.
Gebhardt
Gebhardt
EBM - Papst
Tableau 14 : Calcul du débit volumétrique en prenant le facteur k en considération
Gebhardt
Centrales de traitement d'air (CTA) 29
Affichage de la pression L’affichage de la pression différentielle sur la CTA est une indication de la vitesse Selon les
différentielle pour le personnel de maintenance. spécifications du
ventilateur
Affichage volume d’air Le facteur k peut être utilisé pour déterminer le volume d’air fourni comme résultat Selon les
de la pression différentielle. Ces informations peuvent être envoyés à un système spécifications du
de gestion de bâtiment pour information ou être affichées sur l’écran du capteur de ventilateur
pression différentielle.
En fonction des régulation énergétiques des cantons suisses, un système de récupération de chaleur est obligatoire si une des
deux valeurs est dépassée :
Afin d’économiser le plus d’énergie possible, la quantité maximale de chaleur est extraite de l’air d’extraction et ajoutée à l’arrivée
d’air. L’air d’extraction qui est soufflé dans l’air extérieur est donc refroidi alors que l’air aspiré à l’extérieur est chauffé. Ceci prend tou-
jours en compte la perte de pression du système de récupération de chaleur. Il existe une point optimum entre l’énergie thermique
récupérée et l’énergie additionnelle requise pour l’alimentation en air.
Un système de récupération de chaleur peut toujours récupérer le froid des pièces climatisée. On appelle ceci la « récupération de
froid ». Pour des raisons de simplicité, le terme « récupération de chaleur » est utilisé par la suite.
L’efficacité d’un système de récupération de chaleur est un important paramètre pouvant être calculé avec plusieurs valeurs mesu-
rée (voir chapitre [Link].3 Taux de récupération de l’efficacité/humidité thermique et taux de récupération d’énergie).
Quoi ? Description
+ Efficacité thermique L’efficacité thermique indique la proportion de l’énergie thermique sensible. Cette énergie est transmise
lorsque les débits volumiques d’arrivée d’air et l’air d’extraction sont égaux et qu’il n’y a aucune fuite.
Taux de récupération d’humidité Le taux de récupération d’humidité indique la proportion de l’humidité absolue. Cette énergie est trans-
mise lorsque les débits volumiques d’arrivée d’air et l’air d’extraction sont égaux et qu’il n’y a aucune fuite.
Taux de récupération d’énergie Le taux de récupération d’énergie indique la proportion de l’enthalpie. Cette énergie est transmise
lorsque les débits volumiques d’arrivée d’air et d’air d’extraction sont égaux et qu’il n’y a aucune fuite.
–
Tableau 16 : Efficacité des systèmes de récupération de chaleur
La règlementation (UE) n 1253/2014 relative à la directive européenne sur l’écoconception (ErP) exige qu’un système de ventilation ou
de climatisation pour les immeubles non résidentiels soit équipé d’un système de récupération de chaleur dont l’efficacité thermique est
au moins égale au minimum. Les valeurs requises sont énumérées dans le Tableau 17 ci-dessous.
Il existe des systèmes de récupération de chaleur avec et sans récupération d’humidité (aussi appelés « échangeurs d’enthalpie ») tout
comme des échangeurs de chaleur qui transfèrent la chaleur directement (récupérateur) ou indirectement via un fluide intermédiaire
(régénérateur).
Lorsque l’air d’extraction refroidit ,il est possible que l’air de refroidissement libère de l’eau. Cette condensation peut se geler lorsqu’elle
passe en-dessous du point de congélation, ce qui peut entraîner une perte d’efficacité, des pertes de pression plus élevées ou des dom-
mages. Pour cette raison, tous les types de système de récupération de chaleur requièrent une protection contre le givre. Les différentes
stratégies sont énumérées dans le Tableau 17 et dans le chapitre [Link] Protection contre le givre du système de récupération de chaleur.
30 Centrale de traitement d'air (CTA)
Diagramme h,x
Débit volumétrique Faible à très élevé Faible à moyen Moyen à très élevé
Placement dans CAV Arrivée d’air et air d’extraction dans la même CTA L’arrivée d’air de la
CTA et l’appareil
d’air d’extraction
peuvent être dis-
posés de manière
séparée
Transfert d’odeur ou Faible dans des En fonction de la Minimum (< 1 %) En fonction de la Écarté
de polluant conditions de pres- pollution du type avec conception membrane et de
sion correctes et d’air d’extraction et serrée et installa- la pollution de l’air
chambre de purge du revêtement du tion correcte d’extraction
possible rotor
Commande de puis- Simple, par commande de la vitesse Simple avec dérivation correcte Diffi cile, car la vi-
sance à l’effi cacité et conception de registre tesse de la pompe
thermique maximale doit être adaptée à
différentes capaci-
tés de chaleur (air/
eau)
Protection contre le Étranglement de la vitesse de rotation et Dérivation ou préchauffage dans l’air Ouverture de la
givre commande à la température de la sortie extérieur vanne bypass
d’air (par exemple 4 ¨C)
Capteurs de protec- Capteurs de pression différentielle avec Capteur de température à un point critique Capteur de tem-
tion contre le givre mesure de la pression différentielle sur dans la sortie d’air ou monitoring de la pérature dans le
tout le système de récupération de chaleur pression différentielle fluide du système
en amont et en aval du système de récu- de récupération de
pération de chaleur chaleur
Tableau 17 : Vue générale des systèmes de récupération de chaleur (source des images : Hoval)
Centrales de traitement d'air (CTA) 31
Schéma Description
Échangeurs de chaleur sur le côté de succion de
SA AEX deux ventilateurs
- Disposition la plus commune des ventilateurs,
généralement recommandée
- Si le gradient de pression entre l’arrivée d’air et l’air
d’extraction est insuffisant, un registre de com-
AE AA
mande peut être installé dans l’air d’extraction
La mesure la plus commune visant à empêcher la formation de glace est de réduire la vitesse du rotor. Ici, la vitesse est régulée
pour une température constante de la sortie d’air (par exemple 4 °C) de façon à empêcher la glace tout en récupérant le maxi-
mum possible de chaleur.
En raison des exigences accrues en matière d’efficacité énergétique, les échangeurs de chaleur à plaque sont de plus en plus souvent
fabriqués selon le principe du contre-courant (cf. tableau 19). L’aluminium est de plus en plus souvent remplacé par des matières plas-
tiques pour les petits modèles. Dans les échangeurs de chaleur à plaques enthalpiques, on utilise des membranes qui laissent passer la
vapeur d’eau, mais pas les molécules plus grosses (par exemple, les COV). L’espacement des plaques dépend de l’efficacité thermique et
de la perte de pression requises. Le risque de pollution, l’écoulement de la condensation et la formation de glace jouent également un rôle.
Les échangeurs de chaleur à plaque ont tous une dérivation à travers laquelle l’air peut circuler sans transfert de chaleur. Le degré de
récupération de la chaleur est contrôlé par le débit de flux massique qui est guidé sur les surfaces de l’échangeur de chaleur. Générale-
ment, il varie de 0...100 %. Le bypass est agencé en simple flux d’air de sorte qu’un flux d’air traverse toujours l’échangeur et le second
uniquement lorsque le registre de bypass est fermé. La dérivation peut donc être mis en œuvre de deux manières :
Dérivation dans l’air extérieur Systèmes avec températures d’air extérieur très froides : en cas de températures très froides, une partie
de l’air extérieur est dérivée afin d’augmenter proportionnellement le volume d’air de la sortie d’air chaude.
Les unités terminales situées à l’extrémité EHA ne sont donc pas bloquées par la condensation gelée.
Dérivation dans la sortie d’air Systèmes avec air d’extraction contaminé : l’échangeur de chaleur ne doit pas être inutilement encrassé par
la saleté extraite. Il n’est pas possible d’effectuer un dégivrage dans les systèmes dotés d’une dérivation
dans la sortie d’air.
Volume d’air typique [m³/h] 4 000 < 100 000 ... < 5 000
Remarque Les lignes directrices de l’ErP ne peuvent pas La production devient difficile et chère pour les volumes
être respectées avec de petits volumes d’air d’air élevés. Par ailleurs, la perte de pression augmente
Si nécessaire, plusieurs CTA peuvent aussi être connectées via un circuit eau/glycol commun. Dans ces systèmes, de la chaleur
(provenant d’un système de chauffage) ou du froid supplémentaires sont souvent appliqués au circuit intermédiaire. Ces sys-
tèmes sont très exigeants en termes de technologie de commande.
Un mélange d’eau et d’alcools polyhydriques (éthylène glycol) est généralement utilisé pour protéger le circuit intermédiaire
contre le givre.
Pour éviter le givrage de l’unité terminale de la sortie d’air, un capteur de température est installé à l’extrémité froide du circuit
eau/glycol afin de s’assurer que la température ne tombe jamais en dessous de la valeur critique (par exemple, -2 °C, en fonction
du fabricant). La commande est réalisée à l’aide d’une vanne dans la dérivation du circuit intermédiaire (voir la Figure 37).
Protection contre le givre Les capteurs de température sont installés à des points critiques pour Voir chapitre [Link]
avec capteur de température détecter la glace. Si la température s’abaisse en-dessous de la tempé- Protection contre le givre du
rature préréglée, la capacité du système de récupération de chaleur est système de récupération de
minimisée. chaleur
Protection contre le givre Afin de détecter la glace, un capteur de pression différentielle est installé Voir chapitre [Link]
avec capteur de pression pour mesurer la pression au niveau de l’air d’extraction en amont et en Protection contre le givre du
différentielle aval du système de récupération de chaleur. Il est possible de détecter la système de récupération de
glace suite à l’augmentation de la pression différentielle. chaleur
Servomoteur de registre Un servomoteur de registre est utilisé pour passer outre l’échangeur à Voir chapitre [Link].
plaque. Il peut diriger l’air au travers de la dérivation ou de l’unité termi- Régulateur de température
nale, comme nécessaire.
Le tableau suivant fournit une vue d’ensemble des différents circuits d’une CTA en fonction de leur fonction respective. Il convient
toutefois de noter que les exigences du producteur, qui ne sont pas énumérées ici, doivent également être prises en compte lors
de la sélection du circuit.
T T
T1 T
T2
T1
V M
o
M T2
M V
o
V
o
T2
T1
M
Producteur Producteur Producteur Producteur
Batterie chaude –
sans risque de congélation
Stratification de température N’est plus recommandé
en fonctionnement à charge pour des raisons
(réchauffeur) d’efficacité énergétique
partielle
Batterie chaude –
avec risque de congélation
Risque de congélation N’est plus recommandé
avec faible quantité d’eau pour des raisons
(dispositif de préchauffage) d’efficacité énergétique
Refroidisseur d’air –
avec déshumidification
N’est plus recommandé Déshumidification Déshumidification
pour des raisons commandée impossible commandée impossible
d’efficacité énergétique
Refroidisseur d’air – –
sans déshumidification
Déshumidification N’est plus recommandé
incontrôlée et peut-être pour des raisons
non voulue d’efficacité énergétique
* Circuit d’injection avec vanne 3 voies pour utilisation sur CTA non typique (peut-être pour les processus industriels très précis).
Tableau 21 : Application de circuits hydrauliques pour les échangeurs de chaleur
Vous trouverez des informations supplémentaires sur les circuits hydrauliques de base pour les échangeurs de chaleur et les
CTA dans la brochure « Belimo – Applications système de ventilation ».
36 Centrale de traitement d'air (CTA)
–
3.4.5 Humidificateur
L’air froid peut absorber moins d’eau. Particulièrement en hiver, l’humidité absolue de l’air extérieur est très basse. Lorsque l’air de
la CTA est chauffé, par exemple par récupération de chaleur ou par batterie chaude, la capacité d’absorption de l’eau augmente,
mais la teneur absolue en eau reste la même. Ainsi, à teneur en eau constante, l’humidité relative diminue lorsque l’on chauffe
l’air (voir également le chapitre 2.4 Teneur en eau de l’air).
Afin de ne pas influencer les processus de production et pour plus de confort, des humidificateurs sont installés dans les CTA,
qui sont donc principalement allumées en hiver.
Dans certaines conditions, il peut être suffisant d’utiliser un système récupérateur d’humidité qui capture l’humidité existante
(voir aussi chapitre 3.4.3 Système de récupération de chaleur (SRC)). À l’opposé de la récupération d’humidité, l’humidification
de l’air humidifie activement l’arrivée d’air.
Type Description
Humidificateurs Les humidificateurs adiabatiques humidifient l’air en évaporant l’eau.
adiabatiques Il existe plusieurs conceptions qui diffèrent dans la façon dont l’eau est appliquée au débit d’air.
- Atomiseur Comme leur nom le suggère, les atomiseurs appliquent l’eau au débit d’air par une atomisation fine. Ceci assure
une bonne absorption de l’eau.
- Évaporateur L’eau est déposée sur une surface poreuse, où l’air à humidifier s’écoule l’entement et s’évapore.
En fonction du système, on utilise de l’eau déminéralisée pour éviter l’obstruction des buses avec du tartre ou le
transfert de la poussière minérale dans les pièces.
Avantages
- S olution plus écologique que l’humidification par la vapeur (voir aussi la section suivante)
- Adapté au système plus important
- Plus économique que l’humidification par vapeur pour les systèmes de grande taille
- Refroidissement adiabatique possible (voir aussi le chapitre suivant [Link])
Inconvénients :
- Emphase sur l’hygiène (voir chapitre [Link] Hygiène)
- Retrofitting difficile
- Consommation d’eau légèrement plus élevée
- Maintenance plus difficile
Humidificateurs La plupart des humidificateurs à vapeur génèrent de la vapeur dans un récipient d’eau. Toutefois, on peut égale-
isothermes ment utiliser la vapeur d’une source externe. La vapeur est ajoutée à l’arrivée d’air par des lances.
- Humidificateur à Avantages
vapeur - Possibilité de commande exacte des humidificateurs à vapeur électriques
- Design compact, retrofit facile
- L’eau au point d’ébullition tue les microbes
Inconvénients :
- Consommation élevée d’électricité/de gaz
- La vapeur peut se condenser lorsqu’elle est introduite dans le système de ventilation
Contrairement aux idées reçues, tous les types d’humidificateurs, qu’ils soient isothermes ou adiabatiques, consomment la
même quantité d’énergie, c’est-à-dire celle qui est nécessaire pour changer l’état d’agrégation de l’eau en vapeur. Alors que dans
l’humidification isotherme, l’énergie est ajoutée lors de la production de vapeur, dans l’humidification adiabatique, l’énergie est
extraite de l’air ambiant ou de l’air d’alimentation pendant le processus d’humidification.
En revanche, avec l’humidification adiabatique, l’énergie nécessaire au préchauffage ou au réchauffage de l’air dans la CTA peut
être produite de manière plus écologique (par exemple à l’aide d’une pompe à chaleur), en fonction du système de chauffage.
Refroidissement
adiabatique
CTA
Gaine − – –
Grande taille
> 10 000 m3/h
Moyenne
3 000...10 000 m3/h
Petite
< 3 000 m3/h
Tableau 23 : Vue d’ensemble des systèmes d’humidification (source des figures : Condair Group AG)
[Link] Hygiène
La gestion de l’eau joue un rôle important dans l’humidification de l’air. Il est extrêmement important que les systèmes d’hu-
midification soient correctement conçus et opérés de manière hygiénique. Le tableau suivant montre cinq critères pouvant
significativement influencer l’hygiène :
Critère Description
Section d’humidifi cation La section d’humidifi cation est l’espace situé en aval de l’humidifi cateur, dans laquelle la vapeur ou le
brouillard résiduel est entièrement mélangé à l’air. La longueur correcte de la section d’humidifi cation permet
d’éviter la condensation dans la gaine de ventilation.
Absence de biofilms Le circuit aller des humidifi cateurs doit avoir la qualité microbiologique de l’eau potable. Même un petit
nombre de micro-organismes s’installent dans les endroits humides et peuvent former un biofilm au bout
d’un certain temps. Ce biofilm libère continuellement des microbes et contamine l’eau d’humidifi cation ou
l’arrivée d’air. Le développement de biofilms peut être évité si tous les points suivants sont respectés :
- Eau d’humidifi cation hygiénique
- Nettoyage régulier avec désinfection
- Pas de stagnation dans les conduits d’eau
- Mesures hygiéniques pour la réduction des microbes
- Contrôle (mesure de la quantité de microbes)
Aérosols d’eau Les aérosols d’eau sont composés de gouttes d’eau extrêmement petite en suspension dans l’air. Ceci fait
qu’elles peuvent pénétrer dans l’appareil respiratoire et les poumons lors de l’inhalation. Si l’eau d’humidifi -
cation est contaminée microbiologiquement, des microbes néfastes peuvent pénétrer profondément dans
l’appareil respiratoire. Comme ils sont de petites tailles, il est diffi ciles de les retirer : quelquefois, ceci est
totalement impossible. Comme ils sont en suspension dans l’eau, ils peuvent être transportés sur de grandes
distances via les gaines de ventilation sans évaporation.
Contrôle de l’humidité Pour éviter la condensation dans les gaines ou de ne pas atteindre généralement le point de rosée, il est
important de commander correctement les systèmes de ventilation avec humidifi cateurs. Des hygrostats
peuvent aussi éteindre le système d’humidifi cation en cas de panne.
Certifi cats d’hygiène Les certifi cats d’hygiène émis par les fabricants des humidifi cateurs peuvent aider à évaluer le système cor-
respondant. Le système d’humidifi cation devait pouvoir fonctionner de manière hygiénique pendant toute la
durée du cycle de vie. Une évaluation de la qualité hygiénique n’est possible que si toutes les caractéristiques
d’hygiène sont remplies :
- Respect des directives techniques
- Mesures hygiéniques effi caces pour la réduction des microbes
- Nettoyage régulier avec désinfection
Détermination du point Un capteur d’humidité logé dans la gaine d’air d’extraction détecte l’humidité 40...50 % RH
de consigne de l’air moyenne de la pièce afin de pouvoir commander la sortie d’humidifi cation en
d’extraction fonction de cette valeur.
Détermination du point de Le capteur d’ambiance détecte l’humidité dans une pièce de référence ou bien la 40...50 % RH
consigne pour la pièce pièce est humidifi ée séparément. Il est important de placer le capteur d’ambiance
correctement. Si un capteur de référence influence plusieurs pièces, les autres
pièces peuvent être sous-humidifi ées ou sur-humidifi ées.
Détermination du point de Dans de rares cas, la sortie d’humidifi cation est commandée par un capteur se 40...50 % RH
consigne de l’arrivée d’air trouvant dans l’arrivée d’air. Toutefois, comme il est impossible de prendre en
compte les influences des pièces, une humidifi cation idéale ne peut pas être
garantie.
3.4.6 Registres
Dans les systèmes de ventilation et de climatisation, des registres
généralement multi-pales, sont utilisés pour fermer la bouche d’air
extérieur et celle de l’air évacué ainsi que pour réguler le débit d’air
en mode de recirculation et pendant la récupération de chaleur
(échangeur de chaleur à plaques de dérivation).
En règle générale, les registres sont commandés de manière proportionnelle (voir également le chapitre [Link] Ajout de la
recirculation d’air).
Position du registre Dans la plupart des cas, des servomoteurs avec signal de recopie sont utilisés pour 70 Pa
contrôler le fonctionnement du servomoteur ou du registre. Dans certains cas, on
utilise également des capteurs de pression différentielle qui mesurent la pression
en amont et en aval du registre et peuvent ainsi détecter s’il est ouvert ou fermé.
En principe, il faut toutefois veiller à ce que le bruit ne se développe Fig. 45 : Atténuateurs sonore
+
Centrales de traitement d'air (CTA) 41
42 Centrale de traitement d'air (CTA)
4 Automatisation du bâtiment
L’automatisation du bâtiment permet le contrôle, la régulation et le monitoring automatiques des systèmes techniques
du bâtiment, en particulier des CTA et coordonne les différentes fonctions et tâches des sous-sections techniques (CVC).
Le système d’automatisation des bâtiments fournit également divers outils pour le fonctionnement et la visualisation des
systèmes (visualisation web, affichage, éléments de commande, etc.) Les caractéristiques d’un système d’automatisation du
bâtiment peuvent fortement différer.
Ȧ Niveau de gestion
Ȧ Niveau d’automatisation
Ȧ Niveau de terrain
Niveau de gestion
Niveau d’automatisation
Niveau de terrain
Les informations provenant des stations d’automatisation (niveau d’automatisation) de différentes sous-sections, y compris
celles des CTA, sont harmonisées et transférées au niveau de gestion sous une forme simplifiée. Les systèmes de technologie
du bâtiment peuvent se trouver dans différents bâtiments ou zones.
Fonctions Composants
- Fonctionnement et monitoring - Serveur (matériel local ou virtuellement dans le nuage (cloud))
- Communication et indication (alarmes) - Réseau technique
- Enregistrement et analyse (tendance, journal, etc.) - Système de gestion de bâtiment (visualisation, applications)
- Accès/maintenance à distance - Fonctionnement local dépendant du réseau (affi chage des lignes, panneau
tactile, tablette, etc.)
Centrales de traitement d'air (CTA) 43
Fonctions Composants
- Commande - S tation d’automatisation y compris les interfaces de communication
- Communication au niveau de gestion et de terrain - Armoire électrique/alimentation
Une station d’automatisation contient essentiellement un processeur pour traiter la logique de commande et généralement
plusieurs interfaces pour les signaux d’entrée/sortie (E/S), les systèmes de bus de terrain et/ou l’intégration dans le niveau de
gestion. La station d’automatisation est disponible à la fois en version compacte avec une combinaison d’E/S définie et en ver-
sion modulaire (régulateur principal avec processeur et extensions avec différentes interfaces).
Fig. 47 : (Source : CAREL Deutschland GmbH) Fig. 48 : (Source : Beckhoff Automation AG) Fig. 49 : (Source : Saia-Burgess Controls AG)
Fonctions Composants
- Mesure et compte - Capteurs
- Commande - Servomoteurs
- Commutation et réglage - Vannes de régulation
44 Centrale de traitement d'air (CTA)
4.1.4 Perspective
L’introduction des appareils numériques fait que les limites entre les trois niveaux mentionnées ci-dessus ne peuvent plus être
clairement définies. Les trois niveaux seront à l’avenir intégrés plus avant à cause de la décentralisation de l’intelligence.
Les appareils de terrain deviennent de plus en plus intelligents. Des appareils dits « performants » reprennent ainsi les tâches des
stations d’automatisation. Par exemple, une Belimo Energy Valve™ est déjà utilisée pour des fonctions spécifiques aux niveaux
d’utilisation et de gestion. D’autre part, les appareils dits « périphériques » reprennent le rôle classique des stations d’automati-
sation individuelles et les combinent en un seul appareil.
Le « jumeau numérique » d’un bâtiment, fournit une version en ligne de l’ensemble du bâtiment et rend ainsi toutes les informa-
tions et fonctions du bâtiment facilement accessibles aux services extérieurs. Dans le cas du jumeau numérique, les données et
les informations sont transférées depuis différents appareils à tous les niveaux vers Internet. Cette connexion est appelée une
connexion via le nuage. En raison de cette utilisation accrue de la communication Internet basée sur IP et des autres avantages
de la technologie IP, la communication basée sur IP est également de plus en plus utilisée au niveau des appareils de terrain.
Parmi les exemples les plus connus, on peut citer BACnet IP ou Modbus TCP. Les connexions sans fil joueront en outre un rôle
de plus en plus important.
Dans le cas des CTA, la tendance est aux stations d’automatisation intégrées à la CTA, comme décrit dans l’exemple 2 du cha-
pitre suivant.
Niveau de gestion
Niveau d’automatisation
Niveau de terrain
Cette variante est utilisée si la CTA est une solution intégrée, c’est-à-dire qu’elle comprend les appareils de terrain, la station
d’automatisation et le fonctionnement sur site. Généralement, cette station d’automatisation commande et régule uniquement
la CTA. Elle peut donc être utilisée de mode autonome.
Ouverture/fermeture du registre
M T ∆p RH
Fonctionnement par l’air extérieur
Réglage du point de consigne
SA
RCA
T
RH
AE
COV
RH RH
Ouverture/fermeture du registre
Filtre monitoring
Débit volumétrique
commande/mesure
Contrôle de la température
CO2
Filtre monitoring Contrôle de la qualité d’air
COV
∆p ∆p
Régulation de la pression
∆p
Contrôle de la température
AEX T
Contrôle de l’humidité
RH
Contrôle de l’humidité
AA RH
Limitation minimale de la
température de l’arrivée d’air
T Contrôle de la température
∆p
Régulation de la pression
∆p ∆p M T M M RH
Limite maximum, humidité
Contrôle de l’humidité
Contrôle de l’humidité
Contrôle de la température
Contrôle de l’humidité
Contrôle de la température
Filtre monitoring
Ce chapitre fournit un bref aperçu des appareils de terrain de Belimo pouvant être utilisés pour les CTA. Le chapitre suivant se
centre sur les appareils de terrain se trouvant au sein de la CTA et sur leurs fonctions.
En revanche, les servomoteurs sans fonction de sécurité restent en dernière position en cas d’interruption d’alimentation, ce qui
signifie que la sécurité du système n’est plus garantie.
Centrales de traitement d'air (CTA) 49
Servomoteurs rotatifs RobustLine sans et avec fonction de sécurité pour conditions environnementales extrêmes (IP66/67)
Servomoteurs rotatifs avec ou sans fonction de sécurité pour applications extérieures (IP66/67, NEMA 4X)
5.2.2 Capteurs
En avril 2017, Belimo a lancé la première phase d’une large gamme de capteurs pour les applications en gaine et conduit. Cette
gamme initiale a été mise sur le marché avec un boîtier novateur de Belimo simplifiant nettement l’installation. Une attention
particulière a été portée afin de garantir que les nouveaux produits répondent aux exigences individuelle des trois régions (AM,
EU, AP). Si nécessaire, la conception du produit a été adaptée.
La deuxième phase a vu l’introduction de capteurs d’ambiance et de modules de commande d’ambiance qui se caractérisent par
une conception Belimo unique et peuvent être intégrés plus facilement aux servomoteurs Belimo.
Ȧ Longueur de la sonde
Ȧ Sortie
Ȧ Variable mesurée
Ȧ Application
Ȧ Type d’installation
Ȧ Plage mesurée
Ȧ Exactitude et temps de réponse
Ȧ Principe de mesure/du capteur
Selon le capteur, il existe différentes plages de commande qui peuvent varier en fonction de l’application. Certains capteurs ne
mesurent qu’au sein d’une plage de commande. Ceci doit être pris en compte lors de la sélection d’un capteur. La valeur mesurée
peut être envoyée au régulateur avec un signal de sortie. Le signal de sortie dépend ici du régulateur et du type de communication.
Les longueurs de sonde et le type d’installation font référence au site d’installation. En particulier dans le cas des capteurs en
gaine, nous disposons d’une large gamme de longueurs de sonde qui garantissent que le fluide est mesuré à la position optimale.
Capteurs de température
Symbole
Famille Types schématique Description
Capteur en gaine 01DT.. Fluide : air
22DT.. T
T Application : capteurs de température typiques dans les
gaines pour flux homogènes.
T
P
T
T
Capteurs d’humidité T.
VT
T
T
Symbole T
Famille Types schématique Description
Capteur en gaine 22DTH-.. T Fluide : air
RH
RH Application : surveille l’humidification et la déshumidification.
T
T
T
CO2
Hygrostat de 01DH-.. T Fluide : air
RH
RH
T
conduit T Application : éteint un humidificateur lorsque l’humidité maxi-
T mum est dépassée.
T
Capteur extérieur 22UTH-.. CO2
T Fluide : air
CO2
T Application : utilisé hors du bâtiment pour mesurer
RH
l’humidité. Les valeurs de mesure peuvent être utilisées pour
commander l’humidification et la déshumidification.
T
T
VOC
VOC
Commutateur de 22HH-.. T Fluide : eau
condensation RH Application : détecte la condensation d’eau sur les conduits.
Ceci protège le bâtiment des dommages par écoulement
RH
TCO2
d’eau.
T
TRHCO2
CO2
T
.
VT
RH
CO2
CO2
T
RHCO2
TCO2
CO2
CO2
Centrales de traitement d'air (CTA) 53
RHRH
TVOC
VOC
VOC
Capteurs de débit RH
P
Symbole RH
Famille Types T
T
schématique Description
T
Capteur de FM.. .
CO2
CO2
CO2
Fluide : eau
conduit V
CO2 Application : mesure de débit volumétrique dans le système
VOC
T
RH
RH
Modules d’ambiance RH
CO2
T CO2
Symbole
Famille Types schématique Description
Capteur 01RT.. Fluide : air
d’ambiance 22RT.. T RH Application : mesure de température dans les pièces
T RH CO2
RH CO2
T RH
∆p
Module de P-01RT.. Fluide : air
commande T T Application : mesure de température dans une pièce avec
d’ambiance, entrée du point de consigne
passif T ∆pT
.
V
T
CO2
RH
54 Centrale de traitement d'air (CTA)
Par le biais du débit d’eau, l’énergie calorifique est fournie au consommateur (dans le cas des CTA, il s’agit des échangeurs de
chaleur, voir également le chapitre 3.4.4 Échangeurs de chaleur) ou, dans le cas des applications de refroidissement, elle est
dissipée à partir du consommateur. Comme la demande de chauffage ou de refroidissement est relativement constante dans un
bâtiment, la puissance de sortie doit être régulée. Les vannes reprennent cette tâche en utilisant le débit régulé par la demande.
La pression différentielle d’une vanne ayant un impact direct sur la quantité d’eau, il convient d’accorder une grande attention à
cette valeur lors du choix de la vanne (détermination de la valeur kVS). Il faut également prendre en compte le fait que la vanne
est toujours conçue pour le cas de charge totale. Dans un fonctionnement à charge partielle des systèmes réels, se produisent
des états de fonctionnement qui ne peuvent pas être totalement contrôlés. Ceci rend difficile d’assurer un confort optimal avec
la consommation d’énergie la plus faible possible pendant l’ensemble de la durée de vie d’un système de chauffage ou de
refroidissement.
Ici, ce que l’on appelle « vannes indépendantes de la pression », telles que la Belimo Energy Valve™ ou la EPIV offre un avantage
considérable car elles peuvent compenser indépendamment l’impact des fluctuations de pression différentielle (voir chapitre
[Link] Belimo Energy Valve™).
Vanne de régulation
Belimo Energy Valve™ EPIV à boisseau sphérique Vannes à siège
Belimo recommande d’utiliser les Energy Valve™ pour toutes les batteries chaudes dans les CTA, car elles peuvent détecter,
afficher et compenser les fluctuations de pression et les changements de température dans le système. Ceci a pour résultat un
monitoring transparent du système, une augmentation de l’efficacité et de la capacité de contrôle des échangeurs de chaleur et
donc une réduction des coûts. La vanne Belimo Energy Valve™ comprend quatre composants : une vanne de régulation à bois-
seau sphérique (1) avec servomoteur (2), un tube de mesure avec
capteur de débit (3) et des capteurs de température dans le retour 2
(4) et un dans la distribution (5).
Fonctions Pro
Équilibrage hydraulique Comme l’Energy Valve peut mesurer et commander le débit, les fluctuations de pression dans le système
peuvent être automatiquement compensées, ce qui permet de maintenir constant le comportement de
transfert de l’échangeur de chaleur.
Commande de puissance En mesurant et en contrôlant la puissance de transfert dans l’échangeur de chaleur, l’Energy Valve est
capable de détecter et de compenser les fluctuations de température dans le débit. De cette manière, le
comportement de transfert de l’échangeur de chaleur peut également être maintenu constant.
Monitoring énergétique La puissance transférée par l’échangeur de chaleur est enregistrée sur la durée. L’énergie transférée peut alors
être calculée et affichée visuellement (dans le serveur web intégré) sur la durée. Ceci permet d’identifier les carac-
téristiques de l’échangeur de chaleur et, si nécessaire, les changements dans les caractéristiques du système.
Delta-T manager Chaque échangeur de chaleur présente une caractéristique spécifique de transfert de puissance de l’eau
vers l’air. Lorsque le débit de l’eau dans les conduits d’alimentation et de retour augmente (comme le
montre la figure 55), l’augmentation de la puissance transférée à l’air (a) diminue. Ceci signifi e également
que le delta T entre l’alimentation et le retour diminue ( b). À partir d’une certaine température différentielle
minimale (c) (qui peut être mesurée à l’aide des deux capteurs de température), la « saturation » de
l’échangeur de chaleur est atteinte, ce qui ne permet plus un fonctionnement avec effi cacité énergétique
(d). Une capacité de pompage élevée et ineffi cace est nécessaire pour générer un débit important. Par
ailleurs, le générateur de chaleur ou la machine frigorifique fournit l’énergie avec une moindre effi cacité, ce
qui résulte en une perte non nécessaire d’énergie. Le Delta-T-Manager intégré aux limites de l’Energy Valve
limite cette température différentielle à une valeur minimale réglable. Si la température descend en dessous
de cette valeur, la vanne réduit le débit et la température différentielle peut être maintenue. Cette fonction
permet de détecter et d’empêcher un fonctionnement ineffi cace du système.
Application typique
Transmission de puissance
Delta T
a
Saturation de
l’échangeur de
chaleur
b
Delta T minimum c
Belimo Energy Valve™, taraudée, 3 voies, - Servomoteur avec fonctions intégrées Crée la transparence du système
DN 15...50 : de monitoring et d’enregistrement dans les applications 3 voies :
- EV..R3+BAC - Mesure électronique du débit - Débit Vmax (A-AB)
- Équilibrage hydraulique permanent 0,11...4,8 l/s
- Commande de puissance - Diamètres nominaux DN 15...50
- Connexion Belimo Cloud - Pression autorisée 1600 kPa
Filetage mâle:
- R4.. (2 voies)
- R5.. (3 voies)
Vannes à siège
La brochure « Belimo – Applications des centrales de traitement de l’air » fournit une description détaillée côté eau des différents
types de vannes dans les applications possibles pour les systèmes de ventilation et de conditionnement d’air.
Ce chapitre ne prétend pas être exhaustif. L’objectif est plutôt de montrer comment et où nos appareils de terrain sont intégrés
dans une CTA et quelle est leur fonction.
L’interaction de base des différents éléments peut être facilement illustrée dans un diagramme séquentiel sous forme de ce que
l’on appelle des séquences de commande. La variable contrôlée des éléments est comparée à la variable correspondante, telle
que la température ou l’humidité.
Refroidissement
Séquence Séquence Change-over adiabatique Séquence de Séquence Séquence de
Signal de commande
Signal de commande
– + [°C] – + [% RH]
Fig. 56 : Diagramme séquentiel de température Fig. 57 : Diagramme séquentiel d’humidité
58 Centrale de traitement d'air (CTA)
Les séquences de commande s’exécutent dans les modules respectifs de régulateur. À l’aide d’un diagramme servant d’exemple,
les modules du régulateur individuels peuvent être identifiés comme suit :
SA AEX
T RH
RH T
+ – +
AE AA
T RH T
V
o
V V
o o
M M M
Dans les chapitres suivants, seules les séquences de commande sont montrées selon la fonctionnalité disponible dans chaque
cas. Pour des raisons de simplicité, les régulateurs respectifs ne sont plus étiquetés et les séquences de commande du régula-
teur maître ne sont pas affichées.
Les exemples sont expliqués à l’aide d’un système de ventilation avec chauffage de l’air. En principe, le fait que le système ait
une batterie chaude ou un refroidisseur d’air n’influe pas sur le mode de fonctionnement.
Centrales de traitement d'air (CTA) 59
+
Exemple d’un système de ventilation avec échangeur de chaleur à plaque et chauffage de l’air
3
4
5
Vanne avec servomoteur
Capteur de température
T
+
AE AA
1 5 T
M
4
T1
V
o
T2
2 M
V
o
Point de consigne
Fig. 59 : Diagramme schématisé de la régulation de la température d’arrivée d’air
M
Séquence de Séquence
Signal de commande
chauffage SRC
En Europe, le CTA ne commande normalement que la température de l’air entrant (arrivée d’air). Le reste de la puissance de
chauffage est appliqué aux zones (par exemple à l’aide de radiateurs).
La régulation de la température d’arrivée d’air compare la valeur réelle de la température de l’arrivée d’air (5) avec la valeur de
consigne de température. En fonction du besoin de chauffage, le registre bypass (2) de l’échangeur de chaleur à plaque (1) est
d’abord activé. C’est ensuite le tour de la vanne de chauffage (4) de la batterie chaude (3).
Le registre bypass de l’échangeur de chaleur à plaque garantit que la capacité de transfert de l’air extérieur peut être transférée
à l’arrivée d’air de manière contrôlée. Si le registre est fermé, la puissance totale est transférée. S’il est ouvert, l’air extérieur est
dirigé au travers de la dérivation et ne peut donc pas absorber la chaleur de l’air d’extraction.
Une perturbation dans la pièce (par exemple, une puissance de chauffage supplémentaire) ne peut pas être détectée par ce type
de contrôle et doit être résolue dans la zone.
4 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pression/
indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
SA AEX
4
5 T
T
M
2
+
AE AA
1
3
V
o
– + [°C]
Fig. 62 : Diagramme de séquence de température d’air ambiant
La régulation de la température de l’air ambiant compare la valeur réelle de la température dans la pièce (4) avec le point de consigne
défini. En fonction du besoin de chauffage, l’échangeur de chaleur rotatif (1) est d’abord activé. C’est ensuite le tour de la vanne de chauf-
fage (3) de la batterie chaude (2). Cette commande devrait aussi inclure l’émission de chaleur dans la pièce. Il existe sinon un risque de
vibrations.
L’échangeur de chaleur rotatif est commandé en modifiant la vitesse du rotor, qui est généralement d’environ 1...15 rotations par minute.
La vitesse inférieure est limitée par la propreté du rotor (de façon à ce que le même point ne soit pas toujours exposé à l’air et que la
salissure ne soit pas hétérogène). Cette vitesse minimum peut entraîner des vibrations dans le régulateur de température et doit être pris
en compte en conséquence. C’est pour cette raison que le rotor est quelquefois contrôlé par intervalles.
La régulation de la température de l’air d’extraction (fig. 61, côté droit) fonctionne en principe de la même manière que la régulation de la
température de l’air ambiant. Toutefois, à la place de la température de l’air ambiant, c’est la température de l’air extrait (5) qui est mesurée
dans le conduit. Une température moyenne (air d’extraction combiné provenant de différentes pièces) est mesurée. En conséquence, l’air
d’extraction de pièces similaires (utilisation, disposition dans le bâtiment) devrait être mesuré.
Suite aux vitesses d’écoulement plus élevées dans la gaine, un changement de température peut être détecté plus rapidement. Ceci a
pour résultat un temps de compensation plus rapide.
Par rapport à la seule régulation de température de l’arrivée d’air, ces deux commandes ont l’avantage que les charges de chauffage à
fortes fluctuations sont aussi prises en compte. L’inconvénient est qu’une perturbation de l’air soufflé (par exemple, un changement rapide
de la température extérieure, une fluctuation de la température d’alimentation des échangeurs de chaleur, la mise en marche et l’arrêt d’un
humidificateur, etc.) ne peut être détecté que lentement. La température de l’arrivée d’air peut considérablement fluctuer avec ce type
de commande et entraîner des courants d’air. Une limitation minimum et maximum de la température de l’arrivée d’air serait pratique.
[Link].3 Commande en cascade de la température de l’air ambiant/de l’arrivée d’air ou de l’air d’extraction/de l’arrivée d’air
Exemple d’un système de ventilation avec échangeur de chaleur à plaque et chauffage de l’air
SA AEX AEX
2
3 T
T
+
AE AA AA
T 1 T
M
1
V
o
De nos jours, on emploie une régulation en cascade dans la plupart 1 Capteur de température
des cas. Comparée à la seule régulation de la température de l’arri- 2 Capteur de température
vée d’air ou à celle de la température ambiante/de l’air d’extraction, 3 Capteur de température
elle présente l’avantage de pouvoir compenser rapidement les per-
turbations de la température de l’arrivée d’air (1) tout en comman-
dant la température ambiante ou de l’air d’extraction souhaitée (2 ou
3). Pour ce faire, deux régulateurs sont connectés en série (circuit
auxiliaire et de suivi). Pour prévenir les courants d’air, des limites mi-
nimum et maximum pour la température d’arrivée d’air sont souvent
prises en compte.
SA AEX
+ –
AE AA 1 Capteur de température
T
1
V V
o
o
M M
∫
Fig. 64 : Schéma du réglage du point de consigne selon l’air extérieur Point de consigne [°C]
–
AE AA
T
V
o
Valeur limite
Fig. 66 : Diagramme de la limitation minimale de la température de l’arrivée d’air
Toutefois, certains modèles d’échangeurs de chaleur à plaque et rotatifs sont capables de transférer l’humidité aussi bien que
la température (échangeurs dits enthalpiques). Dans ce cas, il peut être judicieux de commander l’échangeur enthalpique en
fonction de la température, mais aussi de surveiller l’humidité (un contrôle simultané de la température et de l’humidité n’est pas
possible). Par exemple, si l’humidité dans la pièce ou dans l’air d’extraction dépasse une certaine valeur, la capacité de transmis-
sion du SRC doit être réduite en ouvrant la dérivation ou en réduisant la vitesse du rotor.
AEX AEX
1 T RH 2 T RH
AA
4
SA AEX
5
~
1 Vanne avec servomoteur
M 6
1 2 Capteur de température
∆p
+ – 3 Échangeur de chaleur, arrivée d’air
AE AA 4 Échangeur de chaleur, air d’extraction
T 5 Pompe de circulation
2
3 6 Capteur de pression différentielle
V V
o
o
M M
Point de consigne
Fig. 68 : Diagramme schématique de la commande d’un système avec unité terminale à
récupération d’énergie
Le régulateur de température compare la température, par exemple de l’arrivée d’air (2) avec le point de consigne. En fonction de
l’écart, la vitesse de la pompe de circulation (5) est commandée.
Afin d’atteindre l’efficacité thermique maximale du système avec unité terminale à récupération d’énergie, le débit massique du
fluide en circulation du fluide intermédiaire doit correspondre au débit massique du flux d’air volumétrique. Par conséquent, si
l’on désire économiser de l’énergie dans les systèmes dont le débit volumétrique fluctue fortement, il faut adapter la vitesse maxi-
male de la pompe de circulation au débit volumétrique actuel (calculé à partir de la pression différentielle dans le ventilateur (6)).
Les écarts de régulation mineurs (fonctionnement à faible charge) ne peuvent plus être corrigés à cause de la vitesse minimale
requise d’une pompe. La vanne bypass (1) est donc ouverte dans la gamme basse de transfert de chaleur.
On peut calculer l’efficacité thermique, le taux de récupération d’humidité et le taux de récupération d’énergie. Ceux-ci, peuvent
à leur tour être liés au côté de l’arrivée d’air ou à celui de l’air d’extraction. Afin d’éviter les erreurs, la norme EN 308 tout comme
les calculs suivants ne font référence qu’au côté d’arrivée d’air.
SA AEX SA AEX
T T RH
1 2
AE AA AE AA
T T T RH T RH
M M
1 1 2 2
Le principe est identique pour les échangeurs de chaleur rotatifs et les systèmes avec unité terminale à récupération d’énergie.
Exemple d’un système de climatisation avec échangeur de chaleur à plaque, batterie chaude et refroidisseur d’air
SA AEX
5
T
4 T
+ –
AE AA
T
3 M 1
V V
o
o
2 M M
Point de consigne
Fig. 70 : Diagramme schématique de change-over du sens de fonctionnement
du SRC
– + [°C]
Fig. 71 : Diagramme de séquence de température d’air ambiant
Le régulateur compare la température ambiante (5) avec le point de consigne. Selon les besoins, un signal est envoyé comme
variable de commande à la vanne de chauffage, à la vanne de refroidissement ou, dans cet exemple, au servomoteur de la dé-
viation (2) de l’échangeur de chaleur à plaque (1).
Si les système se trouve en séquence de refroidissement, il faut prendre une décision sur la récupération ou non de la capacité
de refroidissement par le SRC. La température de l’air extérieur (3) est comparée avec celle de l’air d’extraction (4). En fonction
du rapport, une commutation change-over à deux points commute le SRC à 100 % ou pas
La commutation change-over du sens de fonctionnement fonctionne avec un échangeur d’enthalpie exactement comme avec
un échangeur de chaleur normal. Pour le change-over, l’humidité est également prise en compte en plus de la température de
l’air extérieur et celle de l’air d’extraction (voir l’exemple au chapitre 5.4.5).
Le processus d’humidification de l’air est clairement montré dans le diagramme h,x de Mollier (voir chapitre 2.5.2). On n’illustrera
pas ici le diagramme h,x.
SA AEX
RH 2 T 3
V
o
V
o
M M M
Point de consigne
Fig. 72 : Diagramme schématique du contrôle de l’humidité (adiabatique) de température
SA AEX
RH 2 T 3
V
o
M M M
Point de consigne
Fig. 75 : Diagramme schématique du contrôle de l’humidité (isothermique) de température
Les diagrammes de séquence sont identiques à ceux pour le contrôle de l’humidité (adiabatique).
L’humidification isothermique fonctionne essentiellement de la même façon que l’humidification adiabatique. Le réchauffement
n’est pas nécessaire pendant l’humidification car l’arrivée d’air ne se refroidit pas.
Toutefois, le réchauffeur est nécessaire pour la déshumidification. Il ne le serait pas si le refroidisseur d’air (5) était placé en
amont du réchauffeur (4) (voir aussi chapitre 5.4.2). La batterie chaude (4) devrait alors chauffer l’air en fonction pendant la
déshumidification. Ceci signifie toutefois que la batterie chaude devrait être utilisée avec des températures d’alimentation et de
retour plus élevées (car toute l’énergie de chauffage pourrait s’avérer nécessaire si l’on utilise un échangeur de chaleur).
AE AA 1 Hygrostat
RH 1
En cas d’utilisation d’un humidificateur, l’humidité maximale dans l’arrivée d’air est fréquemment surveillée.
Si une valeur réglée est dépassée, l’humidificateur doit être désactivé car sinon des dommages peuvent se produire dans la
pièce ou aux objets se trouvant dans la pièce (moisissures). La cause peut en être par exemple un déshumidificateur défectueux.
Afin d’économiser le plus d’énergie possible ou d’éviter que l’air intérieur ne devienne trop sec en hiver, il est nécessaire de ré-
guler la proportion d’air extérieur en fonction de la demande, de sorte que seul l’air réellement nécessaire soit conditionné. Les
variables commandées et mesurées ici sont le CO2 et les COV. Voir aussi chapitre 2.2.
[Link].1 Commande
Les commandes suivantes se rapportent aux systèmes destinés à une seule pièce.
Dans les bâtiments comportant plusieurs pièces ou zones, la régulation de la qualité de l’air en fonction de la demande est gé-
néralement mis en œuvre localement avec des volumes d’air variables, idéalement en combinaison avec la commande du Fan
Optimiser (voir également le chapitre [Link].3 Fan Optimiser).
SA AEX
1 2
3
~ CO2 VOC
+
AE AA
4
M ~
V
o
Point de consigne
Fig. 77 : Diagramme schématique de la commande basée sur la qualité de l’air
min.
0%
[ppm]
Fig. 78 : Diagramme de séquence de la concentration en CO2
Habituellement, le système fonctionne à la vitesse minimum. Si la qualité de l’air se détériore ou si le niveau de CO2 augmente,
la vitesse du ventilateur est augmentée de manière proportionnelle jusqu’au maximum jusqu’à ce que le point de consigne soit
à nouveau atteint.
Alternativement, le capteur de CO2 ou de COV peut aussi être logé dans l’air d’extraction.
La commande de la qualité de l’air est surtout employée pour les pièces dont l’occupation est variable, comme les restaurants,
les salles de lecture, les expositions ou les gymnases, les salles de conférence et les théâtres, etc. Belimo recommande de ne
pas utiliser les capteurs de COV pour détecter les personnes, car les valeurs diffèrent quelquefois fortement du nombre de per-
sonnes réellement présentes.
2 Capteur d’ambiance - Peut également être conçu comme capteur en gaine dans l’air d’extraction
Capteur COV - Le CO2 est plus adapté pour détecter les personnes
70 Centrale de traitement d'air (CTA)
SA AEX
1
4
~ CO2
1 Capteur de CO 2
3
+ 2 Capteur COV
AE AA 3 Ventilateur d’arrivée d’air
2 VOC
4 Ventilateur d’air d’extraction
M ~
V
o
Point de consigne
Signal de commande
En complément de la régulation en fonction de la demande (voir
chapitre précédent), il peut être utile de réduire le débit d’air volu-
métrique lorsque l’air extérieur est fortement chargé d’odeurs (pro- 100%
venant par exemple de l’agriculture), afin de ne pas trop affecter l’air
intérieur. Pour ce faire, la concentration en COV dans l’air extérieur
(2) est mesurée par un capteur approprié et les vitesses des venti- min.
0%
lateurs (3/4) sont réduites en fonction. Le point de consigne pour la
pièce est augmenté en conséquence. [ppm]
Fig. 80 : Le diagramme de séquence de la concentra-
tion en CO2 est fonction de la concentration en COV
SA AEX
T
1 M
1 Servomoteur de registre
+ –
AE AA
V V
o
M M
Afin d’optimiser les coûts énergétiques dans les bâtiments où le système de ventilation et de climatisation doit couvrir la totalité
de la demande en énergie de chauffage/refroidissement, une partie de l’air d’extraction peut être mélangée à l’air extérieur. En
outre, lorsque le système est mis en marche ou que le bâtiment est chauffé ou refroidi, le système peut fonctionner en mode
de recirculation de l’air à 100 %. Ceci économise la climatisation supplémentaire d’air extérieur. Habituellement, cette option est
employée pour les pièces de grande taille ou les halls comme les salles d’exposition et les gymnases, les salles de conférences
et les théâtres, etc.
Le fonctionnement d’un système de commande en fonction de la température extérieure peut être décrit de la manière suivante :
En mode refroidissement, le registre bypass reste fermé et les registres d’air extérieur et d’extraction restent ouverts tant que
l’air d’extraction est plus chaud que l’air extérieur. Si l’air d’extraction est plus froid, le système commute automatiquement en
mode de recirculation. Toutefois, une proportion minimum d’air extérieur doit être garantie. Si la température tombe au-dessous
de la température du point de consigne, les registres bypass sont à nouveau fermés d’une manière proportionnelle ou bien les
registres d’air extérieur et de sortie d’air sont ouverts en fonction.
Les divers états des composants du système sont contrôlés et les valeurs du capteur sont prises en compte. Si tout est correct,
qu’il n’y a pas d’erreur et qu’un signal d’activation est émis, les unités individuelles sont démarrées. Les registres d’air extérieur et
d’air d’extraction sont ouverts, les ventilateurs sont mis en marche et les unités correspondantes sont activées en fonction de la
régulation de la température et de l’humidité.
En fonction de la température extérieure, il faut décider, par exemple, si une commande de démarrage de protection contre le
givre doit être mise en œuvre ou non (voir aussi le chapitre [Link]). En mode hiver avec des températures extérieures basses, la
protection contre le givre côté air se déclencherait lorsque le système est mis en marche et l’arrêterait immédiatement, ce qui
n’est évidemment pas souhaitable.
SA AEX
∆p ∆p
1 2
∫
Monitoring à l’aide d’un
capteur de pression différentielle
Les filtres retiennent les impuretés de type poussière provenant de l’air extérieur et, si nécessaire, de l’air d’extraction et permettent
donc :
Avec l’accroissement de la contamination, la pression différentielle augmente de manière continue dans l’ensemble du filtre. Lorsque
la vitesse du ventilateur est constante, le débit volumétrique diminue de manière correspondante. Toutefois, si le flux volumétrique
est constant, il faut alors augmenter la vitesse du ventilateur.
Pour des raisons énergétiques et hygiéniques, les obstructions doivent être surveillées afin que le filtre puisse être remplacé à temps.
Le monitoring des filtres peut être réalisé à l’aide d’un capteur de pression différentielle ou d’un commutateur de pression différen-
tielle, comme indiqué ci-dessus dans l’arrivée d’air ou dans l’air d’extraction. En pratique, on n’utilise qu’un seul système dans une
CTA.
Si le système est uniquement utilisé pour un fonctionnement à charge partielle, il doit être employé au débit maximal au moins une
fois par jour. Dans le cas contraire, il existera un risque que le monitoring soit déclenché bien trop tard. Si ceci n’est pas possible, il
convient d’utiliser un capteur de pression différentielle.
Centrales de traitement d'air (CTA) 73
2 Capteur de pression Pour déterminer le débit volumétrique courant, déterminer la plage de pression en fonction
différentielle des données caractéristiques du ventilateur
3 Commutateur de pression Sélectionner une plage de pression basée sur la pression différentielle finale recommandée
différentielle du filtre
La fonction de la « protection contre le givre » est de protéger la batterie chaude de ce type de dommage. La fonction de protec-
tion contre le givre désigne :
Cet arrêt forcé est maintenu, c’est-à-dire que le système ne redémarre pas automatiquement. Le défaut doit être reconnu sur
place après avoir été corrigé.
[Link].1 Fonction de protection contre le givre en une seule étape (protection numérique contre le givre)
+
AE AA
T
1 1 Thermostat protection antigel
M T
2 2 Thermostat protection antigel (alternatif)
V
o
Fig. 83 : Diagramme schématique de la fonction de protection contre le givre en une seule étape
La protection contre le givre est surveillée soit du côté air (1) soit du côté eau (2). Un thermostat est installé directement derrière
la batterie chaude ou sur la sortie de ladite batterie. Dès que la température s’abaisse au-dessous de la valeur limite de tempé-
rature, le thermostat s’allume pour signaler le risque de gel.
Si l’on s’attend à ce que la batterie chaude gèle et provoque donc des dommages importants, les deux thermostats peuvent être
utilisés pour augmenter la sécurité.
74 Centrale de traitement d'air (CTA)
Valeur limite
Signal de commande
tion contre le givre » ne soit activée inutilement en prenant en compte,
comme précaution, les « fournisseurs de chaleur » existants. Lorsque
la température s’abaisse sous la température limite 2 (voir diagramme),
la vanne de chauffage est ouverte de manière proportionnelle. Si dis-
ponible, la puissance du SRC ou la proportion de recirculation d’air est
augmentée. Simultanément, une vanne de refroidissement ouverte
est fermée pour éviter toute consommation d’énergie inutile (car elle – + [°C]
tente d’égaliser à nouveau la température). Si la température reste infé-
Valeur limite 1 Valeur limite 2
rieure à la température limite 1, le registre d’air extérieur est fermé et le
Fig. 85 : Diagramme séquentiel de la fonction préven-
ventilateur est éteint. Dans la pratique, la protection préventive contre tive de protection contre le givre
le givre est généralement utilisée en combinaison avec la fonction de
protection contre le givre en une seule étape.
La protection contre le givre est résolue différemment pour les trois systèmes de récupération de chaleur.
Centrales de traitement d'air (CTA) 75
4 4
∆p ∆p
SA AEX
T T T T
1 3 1 3
+
AE AA
M M
2
V
Valeur limite
o
Valeur limite M
Fig. 86 : Diagramme schématique d’un échangeur de chaleur à plaque pour la protection contre le givre
Dans la première option, le préchauffeur d’air est utilisé pour chauffer l’air extérieur. Même lorsque le système SRC est à pleine
capacité de transmission, il se refroidit moins, de manière correspondante, à l’extrémité de la sortie d’air/de l’air d’extraction et
la formation de glace est évitée.
Dans la deuxième option, la proportion d’air extérieur acheminée via le SRC est réduite. Ceci diminue la capacité de transmission
du SRC. Ceci signifie que la température à l’extrémité de la sortie d’air/de l’air d’extraction ne s’abaisse pas plus avant, ce qui
empêche la formation de glace. Pour ce faire, l’énergie manquante doit être appliquée à l’aide d’un réchauffeur.
Au lieu de la température (1 ou 3), il est aussi possible de mesurer la pression différentielle (4) dans la gaine d’air d’extraction à
travers le SRC. La glace qui se développe dans le SRC crée une résistance à l’air et la pression différentielle augmente. Les me-
sures indiquées ci-dessus peuvent être utilisées pour réagir en fonction. Toutefois, avec cette variante, il faut noter que le givre
partiel peut être permis. Cette variante a une plus grande efficacité énergétique car la protection contre le givre n’est activée qu’à
basse température.
2 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pression/
indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
3 Capteur de température
4 Capteur de pression différen- - Sélectionner une plage de pression basée sur la pression différentielle finale admissible
tielle de l’air ou commutateur dans le SRC
de pression différentielle
[Link].3 Protection contre le givre pour les systèmes avec unité terminale à récupération d’énergie
SA AEX
1
T
+ 1 Capteur de température
AE AA
V
Valeur limite
o
Comme c’est le cas des échangeurs de chaleur à plaque, la capacité du SRC est également réduite si la température du fluide du
SRC tombe en dessous d’une certaine valeur limite (par exemple, en dessous de 2 °C). La vanne bypass du système avec unité
terminale à récupération d’énergie est ouverte de manière proportionnelle et le fluide SRC chaud est dévié ou l’air d’extraction
est moins refroidi et ne gèle donc plus.
La transmission de puissance manquante via le SREC doit être compensée par la batterie chaude.
Dans la plupart des cas, le changement de pression ou de débit volumétrique est assuré par le ventilateur en adaptant sa vitesse.
Point de consigne
~
∆p 2
SA AEX
1 Capteur de pression différentielle
4 2 Capteur de pression différentielle
3 Ventilateur d’arrivée d’air
4 Ventilateur d’air d’extraction
3
AE AA
∆p 1
~
Point de consigne
Fig. 88 : Diagramme schématique de la commande de la pression d’arrivée
d’air/de l’air d’extraction
Une pression de l’arrivée d’air et de l’air d’extraction spécifique avec un débit volumétrique variable est commandée si des sous-
zones/zones/pièces individuelles du bâtiment peuvent être activées ou désactivées et que les conditions telles que les courants
d’air ou le bruit ne doivent pas être modifiées pour les autres zones. Cette régulation est également mise en œuvre lorsque des
volumes d’air variables sont utilisés dans les zones.
Les points de consigne pour l’arrivée d’air et l’air d’extraction peuvent être différents.
Centrales de traitement d'air (CTA) 77
Point de consigne
~
3
SA AEX
AE AA
2 ~
Le débit volumétrique dans l’arrivée d’air et/ou l’air d’extraction est déterminé sur la base de la pression différentielle mesurée sur
l’ensemble de la buse d’entrée du ventilateur et du facteur k spécifique au ventilateur (spécifications du fabricant) (voir également
le chapitre [Link]). Les différents débits volumétriques peuvent ainsi être régulés en conséquence.
Dans certains cas, il est pratique que la régulation du débit volumétrique de l’arrivée d’air dépende du débit volumétrique d’extrac-
tion d’air, comme le montre le schéma ci-dessus. Ceci est mis en œuvre à l’aide d’une régulation en cascade.
Ce type de régulation est utilisé lorsque le débit volumétrique de l’arrivée d’air doit être proportionnel au débit volumétrique de
l’extraction d’air. Cette commande peut être utilisée, par exemple, dans les usines où le débit volumétrique de l’extraction d’air est
fréquemment modifié par des dispositifs d’extraction et où l’arrivée d’air doit être ajustée en conséquence.
2
1
1 Contrôleur de débit volumétrique
AE
2 Ventilateur d’arrivée d’air
~
1
Fan Optimiser
Fig. 90 : Diagramme schématique du Fan Optimiser
Dans un système à pression contrôlée, le Fan Optimiser peut assurer un fonctionnement efficace en énergie des ventilateurs.
Des fonctions distinctes d’optimisation du Fan Optimiser sont utilisées pour l’arrivée d’air et pour l’air d’extraction (le schéma
ci-dessus ne montre que l’arrivée d’air).
À cette fin, les positions de registre de tous les VAV sont enregistrées via un bus de terrain (par exemple, MP-Bus ou Modbus)
et évaluées par le Fan Optimiser. Si l’image de la position du registre évaluée montre une position du registre en grande partie
fermée (voir figure 91 à gauche), la vitesse du ventilateur est réduite. Cela réduit la pression d’alimentation des VAV, qui ouvrent
leurs registres en conséquence (fonction d’un VAV). La vitesse du ventilateur et donc l’alimentation en pression peuvent être
réduites jusqu’à ce que le premier registre VAV soit presque ouvert (~ 85 %).
Si ce registre est maintenant complètement ouvert (en raison d’une baisse de la pression d’alimentation ou d’une augmentation
des besoins en air dans la pièce), la vitesse du ventilateur doit être augmentée de manière à ce que ce registre atteigne à nouveau
85 %.
En adaptant la vitesse du ventilateur de manière adéquate, le bruit de débit et la perte de pression dans le système de gaines
sont réduits. Ceci résulte en l’augmentation du confort acoustique et en la réduction importante de la consommation d’énergie
des ventilateurs.
+ 1 Contrôleur de débit
AE AA
2 Thermostat de sécurité
1 ∆p T 2
rH
La commande d’un système avec un réchauffeur d’air électrique se fait essentiellement de la même manière qu’avec un réchauf-
feur d’air à eau chaude.
Il convient cependant d’accorder une plus grande attention à la sécurité, car les éléments chauffants peuvent atteindre des
températures très élevées et une défaillance du débit d’air peut créer un risque d’incendie.
Ȧ Le contrôleur de débit (1) désactive la batterie chaude avant que le débit d’air ne soit indiqué.
Ȧ Le contrôleur de débit arrête le réchauffeur d’air si le ventilateur tombe en panne à cause d’un défaut ou si le ventilateur est
éteint.
Ȧ Le thermostat de sécurité surveille la température et arrête le chauffage de l’air si une température excessive est détectée.
Ȧ Lors de la mise en marche ou de l’arrêt de la batterie chaude, il faut veiller à ce que le ventilateur prenne en compte un délai
de mise en marche ou un délais d’extinction correspondant.
Les installations suivantes devraient être considérées comme des exemples typiques.
SA AEX
5
T
1 T
7 8
+ –
AE AA
T T
M 6
1 4
3 3
V
o
V
o
2 M M
Point de consigne
Fig. 93 : Diagramme schématique de système simple de système de climatisation
Change-over
SRC 1 Capteur de température
2 Servomoteur de registre avec dérivation SRC
TODA�>�TETA
TODA�<�TETA
– + [°C]
Fig. 94 : Diagramme de séquence de température de l’arrivée d’air
Ȧ Régulation de température par le biais d’une dérivation (2), via la plaque de SRC (6), batterie chaude et refroidisseurs d’air (7, 8).
Ȧ Conçu sous forme de régulation en cascade de la température ambiante/de l’arrivée d’air.
Ȧ En fonction du rapport entre la température extérieure et celle de l’air d’extraction, le sens
de fonctionnement du transfert de chaleur de l’échangeur de chaleur à plaque ou de la dérivation SRC est inversé.
2 Servomoteur de registre - Le couple et le type dépendent de la dimension du registre et des conditions de l’espace
- Commande proportionnelle
3 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pression/
indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
SA AEX
RH 5 T 6
1 Capteur de température
8 9 10 2 Servomoteur de registre avec
+ – dérivation SRC
AE AA 3 Vanne avec servomoteur
1 T T
M 7 4 4 Capteur de température
3 3 5 Capteur d’humidité
V
o
V
o
6 Capteur de température
2 M M 7 Tour de refroidissement à plaques
8 Batterie chaude
MAX
Valeur min. de l’arrivée d’air 9 Batterie froide
Point de consigne d’humidité 10 Humidifi cateur adiabatique
∫
Fig. 95 : Diagramme schématique du système de climatisation avec récupération de chaleur, chauffage,
refroidissement et humidification
Change-over
SRC Ce concept de système comprend les concepts et fonctions
Séquence de Séquence Séquence de de régulation suivants :
TODA�>�TETA
TODA�<�TETA
Signal de commande
2 Servomoteur de registre - Le couple et le type dépendent de la dimension du registre et des conditions de l’espace
- Commande proportionnelle
3 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pression/
indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
5 Capteur d’humidité ambiante - Peut également être conçu comme capteur en gaine dans l’air d’extraction
- Peut également être conçu comme capteur combiné avec un capteur de température
SA AEX
4
8
T
6 7
+ –
AE AA
T
M 5 3
2 2
V
o
V
o
1 M M
Point de consigne
Fig. 98 : Diagramme schématique du système de climatisation avec refroidissement adiabatique de l’air d’extraction
Séquence
Séquence de Séquence Change-over d’humidificateur Séquence de 1 Servomoteur de registre avec dérivation SRC
Signal de commande
Ȧ Commande de la température avec échangeur de chaleur à plaque (5), batterie chaude et refroidisseur (6, 7). Conçu sous
forme de régulation en cascade de la température ambiante/de l’arrivée d’air.
Ȧ Outre le refroidisseur d’air, l’air d’extraction est refroidi par un humidificateur adiabatique (8) (refroidissement adiabatique
indirect). L’énergie de refroidissement est transférée à l’arrivée d’air par l’échangeur de chaleur à plaque sans transfert
d’humidité. Pour ce faire, la dérivation (1) de l’échangeur de chaleur doit être complètement fermée.
2 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pression/
indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
2 M M 9 Batterie froide
10 Batterie chaude
MAX Point de consigne d’humidité 11 Humidifi cateur isotherme
∫ Point de consigne
de température
Fig. 100 : Diagramme schématique du système de climatisation avec récupération de chaleur, refroidissement,
chauffage, humidification et déshumidification
d’humidification
(déhumidification)
de la dérivation SRC (2) est inversé.
2 Servomoteur de registre - Le couple et le type dépendent de la dimension du registre et des conditions de l’espace
- Commande proportionnelle
4 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pression/
indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
6 Capteur d’humidité ambiante - Peut également être conçu comme capteur en gaine dans l’air d’extraction
- Peut également être conçu comme capteur combiné avec un capteur de température
SA AEX
T RH
1 Capteur de température/d’humidité
RH 5 T 6 2 Capteur de température/d’humidité
2
M 3 Vanne avec servomoteur
8 9 10 11
4 Capteur de température
+ – +
AE AA 5 Capteur d’humidité
T RH T 6 Capteur de température
7 4 7 Échangeur de chaleur rotatif
1 3 3 3
8 Batterie chaude/préchauffeur d’air
V 9 Batterie froide
o
V V
o o
Point de consigne
de température
Fig. 103 : Diagramme schématique d’un système de climatisation avec récupération de chaleur
régénérative, refroidissement, chauffage, humidification et déshumidification
h1�>�h2
h1�<�h2
3 Vanne avec servomoteur - Type dépendant du circuit hydraulique, du type d’application (dépendant de la pres-
sion/indépendant de la pression (EPIV/Energy Valve)) et du dimensionnement
- Commande proportionnelle
5 Capteur d’humidité ambiante - Peut également être conçu comme capteur en gaine dans l’air d’extraction
- Peut également être conçu comme capteur combiné avec un capteur de température
6 Jonction
6.1 Environnement
6.1.1 Système de ventilation en cas d’incendie
Les concepts de ventilation et de protection incendie doivent être coordonnés afin d’éviter que le feu et la fumée ne se propagent
dans les conduits de ventilation en cas d’incendie.
En règle générale, les CTA doivent être arrêtées sans délai lorsque les systèmes d’alarme incendie ou d’extinction, les détecteurs
de fumée en gaine et l’unité de déclenchement thermique des clapets coupe-feu sont activés. Un redémarrage automatique
n’est pas permis.
Les concepts divergents sont spécifiques à chaque pays et sont possibles en consultation avec les représentants des autorités
respectives.
Le concept choisi doit être documenté dans le concept de protection incendie du bâtiment concerné et approuvé par les autorités
compétentes. Les essais intégraux vérifient le système de commande de l’incendie, y compris la connexion des systèmes de
ventilation (voir chapitre [Link] Essais de principe actif/essais intégraux).
SA AEX
AE AA
Afin d’éviter que des gaz de fumée toxiques ne soient introduits ou propagés dans le bâtiment en cas d’incendie, l’utilisation
de détecteurs de fumée en gaine, dans les CTA, est obligatoire. Ils peuvent être requis dans l’air d’extraction ou l’arrivée d’air du
système. La disposition des détecteurs de fumée ne doit pas nuire à leur efficacité par des effets d’affaiblissement (s’applique
en particulier aux systèmes de recyclage de l’air). En cas de détection de fumée, la centrale de traitement d’air est généralement
mise immédiatement hors service. Un message d’état correspondant est envoyé au régulateur. Les règlements et exigences en
vigueur doivent aussi être respectés.
* La valeur de 60 mm s’applique aux systèmes dotés d’échangeurs de chaleur au sol ou d’autres systèmes de chauffage de l’air en amont du système CRC
Tableau 29 : Isolation des gaines
Quoi/où Description
Gaine et conduit Les plaques de montage permettent de fixer tous les capteurs d’air pour conduits et gaines sur des conduits
ou des gaines.
Pour les gaines isolées, l’épaisseur respective de l’isolation doit être prise en compte.
6.1.3 Hygiène
Aujourd’hui, les normes et les directives imposent des exigences élevées en matière de qualité hygiénique des systèmes de ventilation
et de climatisation. La norme EN 13053:2017 « Ventilation des bâtiments – Centrales de traitement d’air – Classification et performance
des unités, composants et sections » se concentre sur la conception des CTA. En plus des exigences, il y a aussi des recommandations.
La norme SIA 382/1 prévoit des exigences plus étendues qui s’appliquent spécifiquement à la Suisse. Cependant, pour certains sujets,
cette norme fait référence à la norme SWKI VA104-01 « Ventilation et conditionnement d’air – Qualité de l’air – Partie 1 : Exigences hygié-
niques pour les installations et appareils aérauliques ». Le texte de la SWKI VA104-01 est identique à celui de la norme allemande VDI 6022
Feuille 1:2018-01 « Aéraulique, qualité de l’air ambiant – Exigences hygiéniques pour les installations et appareils aérauliques (règles VDI
de ventilation) ».
Elle spécifie le principe de base selon lequel tous les composants et parties du système doivent être accessibles pour les vérifications ou
les inspections ainsi que pour ok et le nettoyage.
Les composants sensibles du point de vue de l’hygiène incluent la prise d’air extérieur, le filtre, l’humidificateur et le refroidisseur. En outre,
les fuites et le transfert d’air entre l’air d’extraction et l’arrivée d’air sont délicats. Dans ce contexte, la disposition du ventilateur et les condi-
tions de pression doivent être prises en compte pour un SRC avec échangeur de chaleur rotatif.
88 Centrale de traitement d'air (CTA)
En principe, les émissions inévitables devraient être traitées au point d’origine. C’est pourquoi des amortisseurs de bruit sont placés aussi
près que possible en amont et en aval des ventilateurs. Pour les CTA plus importantes, des amortisseurs de bruit sont logés dans l’unité.
Pour les petits appareils, ils sont quelquefois montés à l’extérieur, c’est-à-dire sur les éléments de raccordement. Le bruit du ventilateur est
aussi transféré à l’environnement via le boîtier de l’appareil. En particulier pour les équipements situés en dehors des salles mécaniques,
des mesures doivent donc être vérifiées, telles que des boîtiers ou des revêtements insonorisants spéciaux fournis par le client.
Cependant, avant d’isoler du bruit, il faut commencer par réduire sa génération. Comme règle générale, les émissions de bruit des ventila-
teurs diminuent en fonction de la taille croissante des pales et les vitesses inférieures en résultant. Par ailleurs, la perte de pression devrait
être minimisée pour un débit d’air donné. Outre la conception aérodynamique (sections transversales généreuses), le fonctionnement et
le concept de commande jouent également un rôle.
Idéalement, le ventilateur devrait fonctionner à la vitesse la plus basse possible (pour un débit d’air donné). Les concepts optimaux en
terme d’énergie conduisent donc également à de bonnes solutions en termes d’acoustique. Plus précisément, le Fan Optimiser (voir
également le chapitre [Link].3) permet d’obtenir à la fois le bruit de ventilateur le plus faible possible et le bruit d’écoulement le plus
faible du VAV.
La norme SIA 181 « Protection contre le bruit dans le bâtiment » spécifie le niveau sonore maximal admissible que les systèmes de
ventilation et de climatisation peuvent provoquer dans les pièces. L’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) réglemente les
émissions sonores maximales autorisées dans les zones extérieures.
6.2.1 Normes/directives
VDI 6022 Fiche 1:2018-01 DE Exigences hygiéniques pour les installations et appareils aérauliques
EN 13779:2007 UE Ventilation dans les bâtiments non résidentiels – Exigences de performances pour les
systèmes de ventilation et de conditionnement d’air
EN 15239:2007 UE Ventilation des bâtiments – Performance énergétique des bâtiments – Lignes directrices
pour l’inspection des systèmes de ventilation
EN 16798-3:2017 UE Performance énergétique des bâtiments – Ventilation des bâtiments – Partie 3 : pour
bâtiments non résidentiels – Exigences de performances pour les systèmes de ventilation
et de climatisation
EN 1822-1:2019 UE Filtres à air à haute efficacité (EPA, HEPA et ULPA) – Partie 1 : classification, essais de
performance et marquage
EN ISO 16890-1:2016 UE Filtres à air de ventilation générale – Partie 1 : spécifications techniques, exigences et
système de classification fondé sur l’efficacité des particules en suspension (ePM)
6.2.2 Réglementations
SWKI VA104-01 CH Ventilation et conditionnement d’air – Qualité de l’air – Partie 1 : Exigences en matière
d’hygiène pour les systèmes et équipements de ventilation et de conditionnement d’air
Directive sur l’écoconcep- UE Établissement d’un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception
tion 2009/125/CE applicables aux produits liés à l’énergie
Tableau 31 : Réglementations
Dans la région européenne, les deux options suivantes sont communes, mais pas obligatoires :
6.3.1 Classes d’efficacité énergétique selon la RLT Raumlufttechnische Geräte Herstellerverband e.V.
La directive de certification des CTA est un directive d’essai et un programme de certification pour l’évaluation de l’efficacité
énergétique des centrales de traitement d’air (CTA) par le Herstellerverband Raumlufttechnische Geräte e.V. (German association
of manufacturers of air handling units, Association allemande des fabricant d’unités de climatisation) en coopération avec TÜV
SÜD Industrie Service GmbH (TÜV SÜD = agence d’inspection technique).
Ces lignes directrices s’appliquent aux unités de ventilation d’appartement conformément à la directive 1253/2014 de l’UE, dont
le débit volumétrique est supérieur à 1 000 m3/h au point de conception.
On établit une distinction entre les classe d’éfficacité énergétique A+, A et B. Des facteurs tels que la vitesse de l’air dans l’unité,
la consommation électrique du ventilateur et la qualité de la récupération de chaleur sont évalués.
Dans les conditions suivantes, le fabricant est autorisé à utiliser un logo pour indiquer la conformité aux classes d’efficacité
énergétique correspondantes :
Fig. 107 : Logo d’efficacité énergétique selon l’Association de fabricants d’appareils RLT
(source : Herstellerverband RTL-Gerâte e.V.)
90 Centrale de traitement d'air (CTA)
OM-11-201 T2012
fabricants de CTA sont pris en compte. Il s’agit de la vitesse de l’air
Approved – 15/11/2013
dans la section transversale de l’unité, de l’efficacité du transfert d’air
et de l’efficacité et de la perte de pression de la récupération de cha-
AIRFILTE
leur. Toutefois, la zone de climat est aussi prise en compte. THRESHOLD REFERENCE SCALE YEAR : YYYY
RS 4/C/001
h,x - Diagramm
400 m.ü.M / MAMSL – 966 mbar
40'000 20'000 15'000 12'500 10'000 9'000 8'000 7'500 7'000 6'500 6'000 5'500
1.05
5'000
ρ Dichte / density [kg/m³]
45
30 %
40
40 %
4'500
35
50 %
1.10
60 %
30
70 % 4'000
80 %
25
90 %
100 %
60
1.15 20
3'500
50
15
40 h spezifische Enthalpie / specific enthalpy [kJ/kg]
10
30 3'000
1.20
5 20
2'500
0
10
1.25
-5
0
2'000
-10
temperature [°C]
t Temperatur /
-10
1.30
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 1'500
x Wassergehalt /
water content [g/kg]
-10'000 -5'000 -3'000 -2'000 -1'000 -500 0 500 1'000 Delta h / Delta x [kJ/kg]
Tout inclus.
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BELIMO France
33 Rue de la Régale, 77181 Courtry, France
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