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Simulation de la trainée de Von Karman

Ce document traite de la simulation numérique de la trainée de Von Karman, en utilisant la méthode des éléments finis pour résoudre l'équation de Navier-Stokes. Il explore le comportement théorique et simulé de l'écoulement autour d'un obstacle, en se concentrant sur le régime transitoire et permanent, ainsi que sur l'instabilité de Von Karman. Les résultats montrent une corrélation entre l'amplitude des oscillations de vitesse et le nombre de Reynolds, confirmant les prédictions du modèle de Landau.

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Simulation de la trainée de Von Karman

Ce document traite de la simulation numérique de la trainée de Von Karman, en utilisant la méthode des éléments finis pour résoudre l'équation de Navier-Stokes. Il explore le comportement théorique et simulé de l'écoulement autour d'un obstacle, en se concentrant sur le régime transitoire et permanent, ainsi que sur l'instabilité de Von Karman. Les résultats montrent une corrélation entre l'amplitude des oscillations de vitesse et le nombre de Reynolds, confirmant les prédictions du modèle de Landau.

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Simulation numérique: sillage d’un obstacle confiné

Romain MONSARRAT, Victor CHARDÈS


PMMH, ESPCI ParisTech

18 janvier 2016

Année 2015-2016 Groupe 3

1
Table des matières
I Introduction 3

II Le système étudié : la trainée de Von Karman 3

III Méthode des éléments finis 3


III.1 Principes généraux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
III.2 Formulation variationnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
III.3 Application au système étudié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

IV Comportement théorique : modèle de Landau 5

V Comportement simulé 5
V.1 Résultats généraux et modéliation par la théorie de Landau . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
V.2 Étude du régime transitoire à travers le Rec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
V.3 Étude de l’amplitude en régime permanent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
V.4 Étude de la fréquence en régime permanent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
V.5 Instabilité de Von Karman vue comme un oscillateur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

VI Conclusion et réalisation d’un débitmètre passif 8

2
I Introduction
Les simulations numériques sont un élément
quasi-indispensable dans tout les domaines scien-
tifiques actuels. Celles-ci permettent d’approximer
l’état ou l’évolution d’un système dont on connait
soit les loi explicites ou implicites le régissant, ou le
processus mis en jeux. On peut citer par exemple
les simulations de dynamique moléculaire se basant
sur des processus élémentaires simple : des chocs Figure 1 – Écoulement autour d’un obstacle sphérique
élastiques ou non, ou bien des solutions approchées pour différents Reynolds
connaissant les équations (intégrales et/ou différen-
tielles) le régissant : c’est notre cas. On va donc
ici tenter de résoudre numériquement l’équation de
de certaines îles tropicales comme sur la photogra-
Navier-Stokes, une équation fortement non linéaire
phie de la page de garde. Cet écoulement est un des
en raison d’un terme convectif. On sait que sans
plus simples écoulements dynamiques non turbulents,
approximations trop brutales sur le terme de convec-
et est donc un bon modèle pour une simulation de
tion, on ne peut obtenir de solution analytique à ce
l’équation de Navier-Stokes par la méthode des élé-
problème du millénaire. Parmi les différentes mé-
ments finis.
thodes numériques on se concentrera sur la méthode
des éléments finis, notamment à travers le logiciel
FreeFem++, logiciel libre développé par le laboratoire III Méthode des éléments finis
d’informatique de l’Université Pierre et Marie Curie.
On s’intéressera donc au problème de l’apparition III.1 Principes généraux
d’une trainée de Von Karman turbulente à aval d’un
obstacle à un écoulement laminaire, ainsi que celui La méthode aux éléments finis repose sur une ré-
de la précision de la méthode sur les calculs. solution d’un système différentiel bien posé. Cela cor-
respond à une ou plusieurs équations couplées sur un
domaine fermé et dont le comportement est connu
II Le système étudié : la trainée de sur la frontière du dit domaine.
Von Karman On va ensuite essayer d’interpoler la solution sur
un espace discrétisé : un maillage.
Lorsqu’un obstacle est présent dans un écoule-
ment laminaire, on voit apparaitre une trainée donc
la structure va dépendre du Nombre de Reynolds.
VL
Re =
η
On voit fig. 1 qu’à faible Reynolds (0.01), l’écou-
lement en amont est symétrique à celui en aval, on
ne peut, à partir d’une seule image, déterminer le
sens de parcourt du fluide. A haut Reynolds (106 ), Figure 2 – Maillage discrétisant l’espace
au contraire, la dissymétrie amont-aval est très mar-
qué et le sillage est turbulent présentant des tour-
billons anarchiques. Nous allons nous intéresser à un Sur cette espace, on va définir une famille de fonc-
système de Reynolds moyen (entre 10 et 200). On ob- tionnelles, ici linéaires et continues, et nulle en tout
serve dans ce cas, un écoulement périodique dont les point du maillage sauf 1, où celle-ci va valoir 1. On
lignes d’émission présentent des tourbillons alternés. peut prendre des fonctions d’ordre supérieur (poly-
Ce type d’écoulement dit de Von Karman peuvent nomes) afin de réduire l’erreur, mais on se contentera
être observés dans les sillages de nuages au dessus pour la théorie du cas le plus simple.

3
L’équation 4 est appelée formulation variation-
nelle du système 1.
Les solutions u que l’on va rechercher seront de
la forme
XN
u(x) = ui φi (x)
i=1

où les φi sont les fonctions test fig. 3. Les fonc-


tions test seront également prise sous la forme de
combinaisons linéaires des fonctions de bases. La for-
mulation variationnelle devait être vraie pour toute
fonction test, elle doit l’être en particulier pour la
famille des fonctions de base, elles-même fonctions
test. D’où le système étudié devient :

N
X Z  Z
∀j ≤ N, ui φ0i φ0j dµ(Ω) = f φj dµ(Ω)
i=1 Ω Ω
(5)
Figure 3 – Exemple de fonction base sur un maillage Ce qui revient donc à N équations scalaires ou les
ui sont les inconnues, soit le système suivant :

Le but est donc est d’interpoler les fonctions so- Au = f


lutions du système étudié par ces fonctions de base, avec A = R 0 0
R
ij Ω φi φj dµ(Ω), et fj = Ω f φj dµ(Ω).
en nombre fini sur un maillage fini. Toute la méthode revient donc à inverser la ma-
trice A pour optenir u à partir de f et A.
III.2 Formulation variationnelle
La résolution repose sur la réécriture de l’équation III.3 Application au système étudié
différentielle sous forme variationnelle, c’est à dire
L’équation considérée est ici l’équation de Navier-
sous forme faible. Détaillons cela en prenant l’exemple
Stokes à 2D, sur le domaine suivant :
de l’équation de Poisson sur le compact Ω.

−∂xx u =f sur Ω (1)


u =0 sur ∂Ω
La formulation variationnelle de l’équation de-
mande que pour toutes les fonctions test v (bornée
et à support compact sur Ω, on ait : Figure 4 – Espace support du problème différentiel, le
Z Z volume est noté Ω et la contour ∂Ω
− ∂xx u.v dµ(Ω) = f .v dµ(Ω) (2)
Ω Ω
On peut écrire d’après la formule du gradient : On a le système suivant :

Z Z Z
∂x u.∂x v dµ(Ω) − ∂xx u.v dµ(∂Ω ) = f .v dµ(Ω)
Ω ∂Ω Ω
(3)
Z Z
∂x u.∂x v dµ(Ω) = f .v dµ(Ω) (4)
Ω Ω

4
mode et donc σr = σ1 = (σr 1 = 0) + i σi1 .
On obtient donc un développement en puissance de
∂t u + (u.∇)u = − ∇p + ν∆u (6)
A tel que :
∇.u =0 valable sur Ω (7)
u =0 sur ∂Ω (a) et ∂Ω (c) (8) d|A| 1
= σr |A| − lr |A|3 , (12)
6y (bloc − y ) dt 2
ux (x = 0, y ) = sur ∂Ω (d) et ∂Ω (b) avec au cours de l’instabilité
bloc 2
(9)
σr = k(Re − Rec ) + O(Re − Rec )2 (13)
u⊥ =0 sur ∂Ω (e, f , g, h) (10)
avec ν = ηρ la viscosité cinématique, u la vitesse , d’où une fois le régime d’instabilité établi, on ob-
locale, et p la pression locale. tient :
1

Les deux premières équations sont les équations |A| ∝ (Re − Rec ) 2 (14)
de Navier-Stokes adimensionnée, et les trois suivantes On va ainsi simuler l’écoulement afin d’accéder au
sont l’expression des conditions aux limites. On im- Reynolds critique, et comparer l’évolution de l’am-
pose donc la conditions de vitesse normale nulle sur plitude des oscillations de vitesse, et du paramètre
l’obstacle, ainsi que celui de vitesse nulle sur les bords d’instabilité σ avec le nombre de Reynolds avec le
de la cuve. On choisi comme conditions d’entrée et développement de Landau.
de sortie du fluide une solution type Stokes.

η∆u = ∇p (11) V Comportement simulé


avec η étant la viscosité dynamique, et donc V.1 Résultats généraux et modéliation par
on obtient un profil parabolique de vitesse moyenne
la théorie de Landau
unité afin d’adimensionner un maximum le problème.
L’évolution du système d’une solution sta-
Le système est donc initialisé à partir d’une solu- tionnaire de l’équation de Stokes à une solution
tion stationnaire de l’équation de Navier-Stokes, puis instationnaire (présence d’une instabilité) se caracté-
on définit un pas de temps et on permet au système rise par un régime transitoire (fig. 6) puis d’un régime
d’osciller spontanément. Afin de comprendre l’évolu- permanent d’oscillations d’amplitude fixe (fig. 5). On
tion du système ainsi que les dépendances en les diffé- va d’abord s’intéresser au régime transitoire.
rents paramètres, on pourra faire varier les constantes
bloc et Re = ν1 .

IV Comportement théorique : mo-


dèle de Landau
Une publication de Provansal, Mathis and Boyer
[1] introduit un théorisation de l’écoulement insta-
tionnaire de Von Karman par la méthode de Lan-
dau. La paramètre d’ordre ici considéré est la valeur
absolue de l’amplitude des oscillations de vitesse du
fluide et l’analogue de la température est le nombre
Figure 5 – Champ de pression, de vorticité, et lignes
de Reynolds. En effet, il existe un Reynolds critique
de courant en régime stationnaire.
en dessous duquel l’écoulement est visqueux et donc
stable. Soit A un mode d’oscillation cette amplitude,
que l’on supposera évoluer, pendant une courte pé-
riode, comme e σt , avec σ = σr + i σi . Le modèle de
Landau donne σr < 0 quand Re < Rec car l’écou-
lement est stable. Á Re = Rec , il n’y a qu’un seul

5
Force vs Time
1.8
Fx
Fy
1.6

1.4

1.2

1
Force (u.a.)

0.8

0.6

0.4

0.2

-0.2

-0.4
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Time (u.a.) Figure 7 – Coefficient σr obtenu par interpolation en
Speed vs Time fonction du nombre de Reynolds. (30 ≤ Re ≤ 55)
1.5
Ux
Uy

1
tique dépend donc du confinement. Il est de plus no-
table que lorsque le nombre de Reynolds est proche
0.5
de Rec (|Re − Rec | ≤ 10), l’approximation eq. 13
Speed (u.a.)

est correcte. La résolution analytique du régime tran-


0
sitoire est détaillé dans la publication.

-0.5
V.3 Étude de l’amplitude en régime perma-
nent
-1
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000
Time (u.a.)
On simule le régime permanent pour un certains
nombre de points assez proche de Rec . On garde les
Figure 6 – Force résultante sur l’obstacle et vitesse constantes géométriques des simulations précédentes
1
en aval de celui-ci en fonction du temps et on trace |A| = f ((Re − Rec ) 2 ). On remarque ainsi
fig. 8 que sur une plage de Reynolds de plus de 20,
l’amplitude suit le comportement eq. 14, et donc la
V.2 Étude du régime transitoire à travers le dépendance décrite par le modèle de Landau. La pu-
blication évoque ainsi l’analogie que l’on peut faire
Rec
entre la stabilité du flux hydrodynamique et une tran-
On chercher ici à déterminer le Reynolds critique sition du second ordre en thermodynamique. En effet,
évoqué en IV par le calcul de σr = f (Re). la trainée de Von Karman est un exemple d’instabi-
On choisit donc un rapport de blocage de 7 et lité en mécanique des fluides présentant une variable
une longueur de canal de 12 (7 x 12). On interpole critique : Rec .
ensuite les courbes obtenues pendant le régime tran- On obtient une valeur de k = 0.13 ∼ 5dν 2 = 0.15
sitoire de la vitesse en fonction du temps (fig. 6) par (eq. 13). L’accès au σ et au l de façon indépendante
une fonction nécessiterait un résolution numérique de l’équation 12
e σt cos(At + B) afin d’obtenir ces valeurs.
. La valeur critique correspond donc au changement
de signe de σ. On obtient la courbe suivante ci- V.4 Étude de la fréquence en régime per-
dessous fig. 7. manent
On trouve une valeur expérimentale de Rec de 37.
Si l’on s’intéresse à la fréquence d’émission spon-
Cette valeur est propre au système définit ici avec aux
tanée des tourbillons une fois le régime permanent
dimensions géométriques imposées et ce Reynolds cri-
établi, il est premièrement intéressant de noter que

6
1
Figure 8 – Amplitude vs (Re − Rec ) 2 , 37 ≤ Re ≤ 55
Figure 9 – Fréquence de détachement des tourbillons
vs Re
la plus simple fréquence caractéristique de notre mo-
dèle est fc = dv ∼ 1Hz avec v la vitesse du fluide et
d sa longueur caractéristique. La fréquence de déta- V.5 Instabilité de Von Karman vue comme
chement des tourbillons est liée dans la littérature au un oscillateur
nombre de Strouhal :
Le système placé en dessous de son seuil d’insta-
fd bilité n’entretient pas d’oscillations, or il est toujours
St = (15)
v possible d’exciter l’écoulement afin de déclencher une
. On a donc également un nombre de Strouhal de 1 instabilité. Pour étudier ce phénomène d’oscillateur
dans notre système. Ce nombre, et donc la fréquence forcé, on perturbe l’écoulement avec des variations
d’émission, ne semble pas dépendre de la viscosité, sinusoïdales de vitesse en entrée, et on mesure l’am-
seul paramètre que l’on fait varier pour modifier le plitude des oscillations du régime permanent. Le pre-
Reynolds. La publication [2] donne une approximation mier résultat est que la fréquence des oscillations du
de la variation du nombre de strouhal en fonction du régime permanent est toujours la fréquence excita-
nombre de Reynolds. trice.
m
Sr = Sr ∗ + √ , (16) 0.3
'[Link]' u 1:2
Re g(x)

avec dans la plage de Reynolds considéré : Sr ∗ = 0.25

0, 2684 et m = −1, 035, soit :


0.2

∗ m Re 
f = Sr = Sr + √ 1−
Rec 2Rec
R/E

0.15

Pour de petites variations autour du Reynolds cri-


tique, on a bien un comportement linéaire liant la 0.1

fréquence au nombre de Reynolds. Les valeurs nu-


mériques ne sont toutefois pas tout à fait cohérentes 0.05

avec notre problème, où Sr ∗ ∼ f ∼ 1.


On simule pour vérifier cela une série d’écoule- 0
0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
ments instationnaires pour lesquels on mesure la fré- frequency

quence d’émission des tourbillons.


La graphe fig. 9 met en évidence une valeur Figure 10 – Rapport Sortie sur Entrée pour l’ampli-
moyenne de la fréquence proche de 1,08Hz et une tude de la variation de vitesse en fonction de la fré-
très faible dépendance en Re (coefficient directeur quence pour un Reynolds de 30, soit un écart au seuil
de l’ordre de 10−4 ). La fréquence d’émission de 1 d’instabilité de 7.
Hz est comparable avec les 0,2 Hz du modèle, et ce
dernier prévoyait bien une faible dépendance en Re
(un coefficient directeur de l’ordre de 10−3 ). La coubre ainsi obtenue est une sorte de dia-

7
gramme de Bode du système. Un fit avec la carac- le maillage a une influence assez faible dans sa résolu-
téristique d’un filtre passe bande donne un facteur tion qui semble suffisante mais sa géometrie peut im-
de qualité de 1. Un fit avec une gaussienne centrée porter. On doit donc toujours valider la simulation par
réduite fournit la fréquence centrale de 1,7Hz (2% l’expérience et contrôler la précision. C’est un donc
près), ainsi qu’une largeur à mi-hauteur de 0, 2Hz un parfait outil pour l’ingénieur et le chercheur qui
(20% près). en connait les travers et garde un esprit critique vis à
vis de résultats qui semble esthétiques, quant à leur
vraissemblance physique.
VI Conclusion et réalisation d’un dé-
bitmètre passif
Références
Les développements théoriques aux premiers
ordres des différents modèles théoriques ou empi- [1] C. Mathis M. Provansal and L. Boyer. Bénard-von
riques fournit des approximations de comportement kàrmàn instability : transient and forces regimes.
linéaires pour les dépendances en fréquences d’émis- J. Fluid Mech, 182 :1–22, 1987.
sion, en coefficient d’instabilité, et en amplitude en [2] M. König U. Fey and H. Eckmann. A new
régime permanente avec le nombre de Reynolds. La strouhal-reynods-number relationship for the cir-
simulation du système d’obstacle confiné dans un cular cylinder in the range 47-5. Physics of Fuids,
courant appuie les approximations faites en exhibant 10 :1546–1549, 1992.
des comportements similaires. Cet outil puissant
qu’est la méthode des éléments finis permet de
prévoir notamment le fonctionnement et la structure
de capteurs se basant sur des lois linéaires.

Ainsi, la réalisation d’un débitmètre passif dans


la gamme d’existence d’une trainée de Von Karman
peut donc être réalisée en mesurant une des quantités
étudiées dans ce TP. La variable à choisir doit être
facilement mesurable, et présenter des variations
significatives avec le débit. Il suffit donc de placer
un obstacle cylindrique mobile dans l’écoulement, et
de mesurer la variation latérale de vitesse du fluide
grâce à celle du mobile (l’étude linéaire du système
a montré la linéarité des variables directement dé-
pendantes). Il suffira de calibrer le système afin de
remonter de l’amplitude du mouvement du mobile
à celui du fluide et ainsi obtenir les relations liant
l’amplitude de variation au Reynolds qui, à viscosité
et dimension imposé est proportionnel à la vitesse du
fluide et donc au débit si le confinement ne varie pas.

La simulation est donc un outil très puissant pour


investiguer à moindre cout la stabilité d’un modèle ou
la réponse d’un système connu à une stimulation et
donc potentiellement la faisabilité d’un idée d’ingé-
nierie comme le débitmètre évoqué plus haut. Il faut
toutefois être vigilant et une simulation ne peut ame-
ner plus de résultats que ce que le modèle numérisé ne
contient déjà. La validité des résultats obtenus doit
également être questionné en terme de précision. Ici,

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