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Programme sur la Reproduction Humaine

Le programme scolaire sur la reproduction humaine s'étend sur cinq semaines et vise à enseigner aux apprenants le mécanisme de la reproduction, y compris la gamétogenèse, la fécondation, la gestation et la maîtrise de la reproduction. Il couvre des sujets tels que la méiose, la spermatogenèse, l'ovogenèse, les cycles sexuels, et les méthodes contraceptives. Les étudiants apprendront également les rôles des organes génitaux et les processus hormonaux impliqués dans la reproduction.

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Programme sur la Reproduction Humaine

Le programme scolaire sur la reproduction humaine s'étend sur cinq semaines et vise à enseigner aux apprenants le mécanisme de la reproduction, y compris la gamétogenèse, la fécondation, la gestation et la maîtrise de la reproduction. Il couvre des sujets tels que la méiose, la spermatogenèse, l'ovogenèse, les cycles sexuels, et les méthodes contraceptives. Les étudiants apprendront également les rôles des organes génitaux et les processus hormonaux impliqués dans la reproduction.

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Programme scolaire Reproduction humaine

Durée : 5 semaines de 5 heures


Objectif général : L’apprenant doit être capable de comprendre le
mécanisme de la reproduction

1
2
Table des matières
I. La gamétogenèse 7

1. Rappel sur l’organisation et rôles des organes génitaux 8

a. Organisation des organes génitaux 8


b. Rôles des organes 9

2. La Méiose 10

a. La division réductionnelle 10
b. La division équationnelle 11
c. La variation du taux d’ADN au cours de la méiose 13

3. Spermatogenèse 14

a. Les testicules 15
b. Les différentes phases de la spermatogenèse 16
c. Les spermatozoïdes 17

4. Ovogenèse 19

a. La structure de l’ovaire 19
b. La folliculogenèse 21
c. Les différentes phases de l’ovogenèse 23
d. L’ovocyte II bloqué en métaphase II 25

II. Rappel sur le cycle sexuel 27

a. Le cycle ovarien : 27
b. Le cycle utérin : 28
c. Le cycle de la glaire cervicale 28
d. Le cycle de température 28

III. La fécondation 29

1. Déterminisme de la période de fécondité 29


2. Déroulement de la fécondation 30

3
a. La rencontre des gamètes 33
b. La pénétration d’un spermatozoïde 33
c. La Formation de deux pronucléi 34
d. La caryogamie 34

3. La PMA 36

a. Les causes de l’Infertilité ou de stérilité 36


b. Les différentes techniques de PMA 37
c. La FIVETE 38
d. Les avantages de la PMA (indications) 40
e. Les risques de la PMA 40

IV. Le déterminisme des cycles sexuels 41

1. Les hormones ovariennes 41

a. Les rôles de ces hormones : 41


b. La variation du taux des hormones ovariens 42

2. Le CHH 43
3. Le mécanisme de la régulation hormonale 45

a. La stimulation directe : 45
b. La stimulation indirecte 46

V. Le control hormonale du fonctionnement des testicules 49


VI. La gestation 51

1. Décompte du temps de grossesse 51


2. La période embryonnaire 54

a. La segmentation et la migration 54
b. La gastrulation et l’organogenèse 57

3. La période fœtale 59
4. Les annexes embryonnaires 60

4
5. Les symptômes liés à la gestation 65
6. Hygiène pendant et après la gestation 67

VII. La Parturition 68
VIII. La Lactation 71
IX. La maitrise de la reproduction 73

7. Rappel des méthodes contraceptives 73


8. Contragestion : IVG 74

a. Les causes et les complications de l’avortement : 75


b. Les méthodes d’avortement 76

Références 79

5
Sciences de la Vie et de la
Terre Terminale S
Premiere partie : Biologie
Chapitre III : La reproduction humaine
La reproduction dans l’espèce humaine est sexuée, ce qui implique la
participation de deux organismes parentaux de même espèce mais de sexes
différents. Ce mode de reproduction repose sur la formation d’une cellule
œuf (diploïde) à partir de l’union de deux gamètes haploïdes, mâle et
femelle (phénomène de fécondation). La principale caractéristique de cette
reproduction sexuée est de donner naissance à des descendants
génétiquement différents entre eux et différents de leurs parents
(contrairement à la reproduction conforme) sauf les vrais jumeaux.
Le processus de formation des gamètes est la gamétogenèse. La réduction
du nombre de chromosome 2n à n chromosome s’effectue au cours de la
division cellulaire appelée méiose.

6
I. La gamétogenèse
L’espèce humaine présente des milliers de milliards de cellules. La
majorité de ces cellules sont les cellules somatiques. Celles-ci forment les
tissus, organes, appareils. La minorité des cellules sont les cellules
germinales qui sont à l’origine des gamètes.
Les gamètes sont les cellules qui interviennent dans la reproduction. La
formation de ces gamètes s’effectue au niveau des gonades (testicules et
ovaires).
La gamétogenèse féminine est appelée ovogenèse (formation des ovocytes)
et la gamétogenèse masculine est la spermatogenèse (formation des
spermatozoïdes).

7
1. Rappel sur l’organisation et rôles des
organes génitaux
Les organes génitaux forment l’appareil reproducteur ou appareil génital.

a. Organisation des organes génitaux


On distingue l’appareil reproducteur chez l’homme et chez la femme.

Figure 1: Schéma des appareils reproducteurs


Source : [Link]
LWb9USE=/1080x/smart/8fdec8cc65894c4b9fc87ba167989f1a/ccmcms-jdf/[Link]

8
b. Rôles des organes
Organes Chez l’homme Chez la femme
génitales Organes Rôles Organes Rôle
Gonades à 2 Testicules Produire les 2 ovaires Produire les
doubles spermatozoïdes d’ovocytes
fonctions Sécréter le Sécréter la
(exocrine et testostérone progestérones
endocrine) et l’œstrogène
Voies génitales 2 Epididymes Lieu de 2 Pavillons Réaccueille de
stockage des l’ovocyte II
spermatozoides
2 spermiductes Canal 2 oviductes Lieu de la
ou canal conducteur des ou Trompes fécondation (au
déférent spermatozoides de Fallope 1/3 supérieur)
de l’épididyme
à l’urètre
1 urètre ou Evacuer les Utérus Lieu de
canal spermes et développement
urospermiducte l’urine de l’embryon
1 pénis Copulation 1 vagin Copulation,
Et la miction voie de
l’écoulement du
sang et sortie
bébé
Glandes 2 vésicules Liquide séminal Glandes de
annexes qui séminales Bartholin
secrètent les Prostate Liquide Sécréter le
différents prostatique liquide de
Glandes
liquides de 2 Glandes de Liquide alcalin lubrification
paraurétrales
l’appareil Cooper
génital

Le liquide séminal permet de nourrir les spermatozoïdes.

9
Le liquide prostatique permet la maturation et la mobilité des
spermatozoïdes.
Le liquide alcalin permet de neutraliser l’acidité de l’urine dans l’urètre.

2. La Méiose
La méiose est une division cellulaire pendant laquelle une cellule mère à
2n chromosomes (cellule diploïde) donne naissance à quatre cellules
filles à n chromosomes chacune (cellules haploïdes).
Elle se déroule uniquement pendant la formation des gamètes. Elle est la
succession de deux divisions, précédées d'une unique réplication, et qui
permet chez l'Homme l'obtention de gamètes haploïdes : les ovocytes et les
spermatozoïdes :
- La division réductionnelle ou division du premier ordre,

- La division équationnelle ou division du deuxième ordre.

a. La division réductionnelle
Elle comporte quatre phases : Prophase I, Métaphase I, Anaphase I,
Télophase I
➢ La prophase I qui ressemble à la prophase de la mitose mais il
y a quelques différences :

- Les bras du chromosome sont déjà fissurés


- Les chromosomes homologues forment ce qu’on appelle tétrade :
c’est l’appariement des chromosomes homologues.
La métaphase I : ce sont les tétrades qui se placent au niveau du plan
équatorial pour former la plaque équatoriale.

10
L’Anaphase I : les chromosomes à deux chromatides migrent vers les deux
pôles opposés mais il n’y a pas de division de centromère par contre, il y une
séparation des chromosomes homologues.
La télophase I : la cellule mère se divise en deux cellules à n chromosomes
chacune.

b. La division équationnelle
Elle suit immédiatement la première division et elle comprend les quatre
phases suivantes :
• La prophase II : elle se confonde avec la télophase I

• La métaphase II : formation de la plaque équatoriale

• L’anaphase II : division du centromère et ascension polaires


des chromosomes fils (ayant un seul chromatide)

• La télophase II : formation des quatre cellules filles haploïdes.

Les intérêts de la méiose


- La méiose assure la formation des gamètes,
- Le brassage intra-chromosomique (crossing-over) et la formation d
‘une nouvelle race,
- Le passage de la diploïde à l’haploïde (2n à n chromosome)

11
Figure 2: schéma des étapes de la méiose

Figure 3: Diagramme de variation de la quantité d'ADN


Source : [Link]

12
c. La variation du taux d’ADN au cours de la
méiose
La quantité d’ADN varie au cours de la méiose comme dans la mitose, mais
la différence c’est la présence des deux anaphases (AI et AII) et à chaque
anaphase, il y a toujours diminution de la quantité d’ADN donc la cellule
mère et les quatre cellules filles n’ont pas la même quantité d’ADN.
a: Cellule à 2n chromosomes : monochromatidiens
b : Synthèse d’ADN = Duplication
c : Cellule à 2n Chromosomes bichromatidiens
d : 1ère division de méiose, passage à 2 cellules à n chromosomes
bichromatidiens
e : 2ème division de méiose, passage à 4 cellules à n chromosomes
monochromatidiens

On distingue deux types de gamète, alors il existe deux types gamétogenèse


: la spermatogénèse et l’ovogenèse.

13
3. Spermatogenèse
Les gamètes males sont produits dans les tubes séminifères des testicules.

Figure 4: Schéma de la structure d'un testicule et d'un spermatozoïde

14
a. Les testicules
Un testicule est constitué en moyenne 850 tubes séminifères où se déroule
la formation des spermatozoïdes de façon centripète (de l’extérieur vers le
centre : la lumière du tube).
Entre les tubes se trouvent les cellules interstitielles ou cellules de
LEYDIG qui secrètent l’hormone mâle appelé : la testostérone.
Une hormone : est une substance chimique de nature protéique élaborée
par les glandes endocrines (ex : testicule-ovaire) et déversée directement
dans le sang puis transportée par le sang vers d’autres organes qualifiés
organes cibles ou organes effecteurs, elle agit à faible quantité sur cet
organe et modifie son fonctionnement.
Chez l’homme, la testostérone est responsable de l’apparition des
caractères sexuels mâles :
- Les caractères sexuels primaires : le développement des
testicules, pénis et des glandes annexes

- Les caractères sexuels secondaires : Développement du


système pileux (poils, barbe), apparition des voix graves,
développement des muscles et Développement de l’instinct
sexuel (désir sexuel)

L’ensemble du liquide séminal avec les spermatozoïdes est appelé sperme.

15
b. Les différentes phases de la spermatogenèse
La spermatogenèse comprend les 4 phases : multiplication, accroissement,
maturation et différenciation.

Figure 5: Schéma des étapes de la spermatogenèse


Source : [Link]
Moula/publication/346008297/figure/fig4/AS:959318136459266@1605730675450/Schema-de-spermatogenese-
[Link]

1ère phase : La multiplication : Dans chaque paroi des tubes séminifères,


il y a des cellules germinales (2n) qui se multiplient par mitose et donnent
naissance aux spermatogonies (2n).
2ème phase : L’accroissement : Chaque spermatogonie augmente de
volume et donne naissance à un spermatocyte I (2n). Il n’y a pas de division
cellulaire pendant cette phase.
3ème phase : La maturation : Chaque spermatocyte I subie une division
réductionnelle et donne naissance à deux spermatocytes du deuxième
ordre ou spermatocyte (n). Chaque spermatocyte II subie une division
équationnelle et donne naissance à 2 spermatides (n).
4ème phase : La différenciation : Chaque spermatide se transforme en
spermatozoïde (n).
16
c. Les spermatozoïdes
Le spermatozoïde est la cellule sexuelle mâle, cette cellule flagellée, très
petite, formée de 3 parties : la tête, la pièce intermédiaire et la queue.
> Nombre : un millilitre de sperme contient cent vingt millions de
spermatozoïde. La quantité moyenne du sperme est de 3,5 ml chaque
éjaculation. Si le nombre de spermatozoïdes est inférieur à 20millions par
millilitre, l’individu devient stérile.
> Longévité : les spermatozoïdes peuvent vivre pendant 2 à 3 jours dans les
voies génitales de la femme.
> Mobilité : le spermatozoïde est une cellule mobile grâce à son flagelle. La
vitesse de progression des spermatozoïdes est de 10 à 90 micromètre/s
dans le sperme à 37°C.
> Anomalie : les spermatozoïdes peuvent présenter des anomalies
différentes. Si le sperme contient un fort pourcentage de spermatozoïdes
anormaux, l’individu devient stérile.

17
Figure 6: Schéma des anomalies des spermatozoïdes

18
4. Ovogenèse
L’ovogenèse se déroule au sein des follicules situés dans l’ovaire et débute
lors de la vie embryonnaire.

a. La structure de l’ovaire
La femme possède deux ovaires (gauche et droite). Un ovaire est constitué
de 2 zones :
➢ La zone médullaires ou médulla : c’est une zone stérile car elle
ne contient que des vaisseaux sanguins

➢ La zone corticale ou cortex : c’est une zone fertile car elle


contient les follicules ovariens. Entre ces follicules, on distingue
aussi le corps jaune et le corps blanc.

Figure 7: Structure de l'ovaire


Source : [Link]
KpTmYOPSm90pnYfW7WrpCUZrsA&usqp=CAU

19
Les ovaires présentent une double fonction (comme les gonades mâles) :
➢ Fonction exocrine : production du gamète femelle : ovocyte II
bloqué en Métaphase II.

➢ Fonction endocrine : sécrétion des hormones fonctionnelles


telles que

- L’œstrogène (secrété par la thèque interne)


- La progestérone ou hormone maternelle (secrétée par le corps jaune ou la
thèque externe)
Ces 2 hormones sont les hormones ovariennes, elles assurent l’apparition
des caractères sexuels femelles :
- Les caractères sexuels primaires : développement des seins, de
l’utérus, du vagin,…

- Les caractères sexuels secondaires : apparition des poils, des


boutons de jeunesse,…

20
b. La folliculogenèse
La folliculogenèse est l’ensemble des processus de croissance et e
maturation des follicules ovariens. Le siège de la folliculogenèse est l’ovaire

Figure 8: Structure de l'ovaire

[Link]
cgi/image/width=1024,quality=60,format=auto/sources/images/ovaire-
legende_01.jpg

21
Figure 9:Les différentes follicules
Source : [Link]
Gidenne/publication/341214696/figure/fig10/AS:888558822907905@1588860340209/[Link]

Le follicule primordial formé par l’ovocyte I entouré par quelques


cellules folliculaires.
Le follicule primaire : les cellules folliculaires se multiplient par mitose
et elles deviennent plus nombreuses. L’ovocyte I augmente de volume.
Le follicule secondaire : l’ovocyte I continue toujours à grossir et les
cellules folliculaires se multiplient encore pour former une masse épaisse
de granulosa pellucide et il y a deux enveloppes cellulaires qui entourent
les cellules de la granulosa : la thèque interne (bien vascularisée avec de
grandes cellules pour la production hormonale) et la thèque externe
(formée par des cellules fibreuses).
• Le follicule cavitaire : l’ovocyte I ne grandit plus et des cavités appelées
antrum se forment au niveau de la granulosa.
• Le follicule mûr :
Les cavités folliculaires se rassemblent pour former une seule cavité qui est
très grande. L’ovocyte I devient l’ovocyte II bloqué en Métaphase II.

22
Le follicule rompu et le gamète femelle : le follicule mûr est rompu, l’ovocyte
II bloqué en Métaphase II sort du follicule rompu et de l’ovaire, l’ovocyte II
bloqué en Métaphase II est capté par le pavillon et se place dans la trompe.
Quelques cellules folliculaires entourées par les 2 thèques (internes et
externes) forment le follicule rompu qui reste toujours dans l’ovaire.
• Le corps Jaune : Le follicule rompu se ferme et devient le corps jaune. Les
cellules folliculaires se transforment en cellules lutéiniques qui secrètent de
la lutéine.
• Le corps blanc : s’il n’y a pas de fécondation, le corps jaune s’atrophie pour
devenir le corps blanc.

c. Les différentes phases de l’ovogenèse


L’ovogenèse comprend les 3 phases suivantes : la multiplication,
l’accroissement et maturation

Figure 10: Les phases de l'ovogenèse


Source : [Link]

23
La phase de multiplication
Cette phase se déroule durant la vie embryonnaire et fœtale, les cellules
germinales (2n) subissent la mitose et donne naissance aux ovogonies
(2n). Elle s’arrête à la 15ème semaine de la vie fœtale. Une grande partie des
ovogonies se dégénèrent naturellement : c’est le phénomène d’atrésie. (À
la puberté, une femme ne possède que 450 à 500 ovocyte).

La phase d’accroissement
Les ovogonies restantes subissent une augmentation de volume (par une
accumulation de réserve et augmentation de taille) et donnent des
ovocytes I ou ovocyte du premier ordre (2n). Avant la naissance,
l’ovocyte a déjà commencé sa phase de maturation qui s’est arrêté en
prophase I. Ces ovocytes I bloqués en Prophase I vont subir une longue
phase de repos qui s’effectue entre la naissance et la puberté. Pendant
cette phase de repos, il existe encore le phénomène d’atrésie. Il faut noter
que l’ovocyte I bloqué en Prophase I est une cellule diploïde.

La phase de maturation
La méiose reprend avec 450 ovocytes environ. La phase de maturation
s’effectue de façon cyclique (ou périodique) tous les mois jusqu’à la
ménopause. Chaque ovocyte I bloqué en Prophase I subit la suite de la
division réductionnelle pour avoir deux cellules de taille inégale à n
chromosome chacune : une cellule volumineuse qui est l’ovocyte II ou
ovocyte du deuxième ordre (n) et une cellule plus petite qui est le premier
globule polaire (n). Seul l’ovocyte II va subir la division équationnelle qui
sera bloqué en Métaphase. Chez la femme, la cellule sexuelle est l’ovocyte II

24
bloqué en métaphase II. La suite de la division équationnelle reprend s’il y
a pénétration du spermatozoïde dans cet ovocyte II.
Si il y a une fécondation (union de gamète male : spermatozoïde et d’un
gamète femelle : ovocyte II) ; on aura l’ovule avec le premier et le deuxième
globule polaires. (Le corps jaune persiste et devient corps gestatif sinon il
devient corps blancs.)
A l’âge de 48 à 50 ans, le stock de follicules primordiaux de la femme est
épuisé, on dit qu’elle est à l’état de ménopause.

d. L’ovocyte II bloqué en métaphase II


Structure : L’ovocyte II bloqué en métaphase II est une cellule sphérique
ovoïde avec un cytoplasme développé.
Nombre : la femme produit un ovocyte II bloqué en métaphase II par mois.
Mobilité : l’ovocyte II est immobile et inactive avant la fécondation. On parle
d’un état de dormance.
Longévité : L’ovocyte II peut vivre pendant 48h ou deux jours maximums.

25
Figure 11: Schéma de la structure de l'ovocyte II
Source : [Link]
[Link]/images?q=tbn:ANd9GcQLMF7qr1t0br0gJsojKgWU3RW_1bAIFJX4DDWUDB8bOxTETP1K

26
II. Rappel sur le cycle sexuel
L’appareil génital de la femme est caractérisé par un fonctionnement
cyclique qui débute à la puberté et s’achève à la ménopause.
Ce cycle se déroule sur une durée de 28jours en moyenne.
Un cycle est caractérisé par :
- Des modifications complexes affectant plusieurs organes : ovaires,
utérus, complexe hypothalamo-hypophysaire (cf déterminisme du cycle
sexuel)

- L’ovulation

- L’apparition des règles : 1er jour cycle = 1er jour règle

Le cycle sexuel ou menstruel se définit par l’intervalle entre deux


menstruations.

a. Le cycle ovarien :
Il se caractérise par :
- La phase folliculaire (folliculogenèse)

- L’ovulation (expulsion de l’ovocyte II après rupture des parois du


follicule) qui sépare les deux phases

- La phase lutéinique (formation du corps jaune) qui dure 14jours. Le


follicule rompu se contracte et se transforme en cors jaune. En cas de
fécondation, ce corps jaune se maintient, se développe et devient corps
jaune gestatif.

27
-

b. Le cycle utérin :
Le cycle utérin, en parallèle au cycle ovarien, il comprend :
- La phase proliférative : épaississement de la muqueuse utérine

- La phase sécrétoire caractérisée par la formation de la dentelle utérine

S’il n’y a pas de fécondation, la muqueuse se détache et est éliminée dans un


flux sanguin : la menstruation.
Le début de chaque cycle est marqué par la menstruation (écoulement
sanguin au niveau de l’appareil génital femelle durant 3 à 7 jours)
En raison de leur périodicité mensuelle, les règles sont aussi appelées
menstruations.

c. Le cycle de la glaire cervicale


Le col de l’utérus subit des modifications en rapport avec la sécrétion de
glaire par les glandes cervicales.
En phase pré-ovulatoire, la glaire cervicale est imperméable : filance faible
En phase ovulatoire, elle devient perméable : filance augmentée
En phase post-ovulatoire, elle est imperméable : filance faible
Filance : aptitude du mucus à s’étirer en fil.

d. Le cycle de température
La courbe de température est une méthode (peu fiable mais moins couteux)
pour repérer son ovulation, surtout si elle n’est pas régulière.
La température du corps augmente légèrement après l’ovulation.

28
Figure 12: Le cycle de la température
Source : [Link]
[Link]

III. La fécondation
La fécondation est l’union du gamète mâle (spermatozoïde) et du gamète
femelle (ovocyte II) qui sont haploïdes pour donner un zygote ou une cellule
œuf diploïde.
Elle se déroule au niveau du tiers (1/3) supérieur de l’oviducte (ou de la
trompe) de l’appareil génital femelle (dans l’ampoule de fécondation).
Les conditions de la fécondation sont :
- Les deux individus de sexe différent ne sont pas stériles.

- Un ovocyte mature : Ovocyte II

- Un spermatozoïde fécondant (après capacitation)

- Le rapport sexuel devrait être pendant la période de fécondité qui se


trouve autour de l’ovulation. Cette période est délimitée par la durée de
vie des gamètes (spermatozoïde 2 à 4 jours et ovocyte II : 2jours).

1. Déterminisme de la période de fécondité


29
La période féconde chez la femme dépend de la durée de vie des gamètes
mâles et femelles : 4 à 5 jours avant ovulation (durée de vie des
spermatozoïdes) et 2 jours après l’ovulation (durée de vie ovocyte II).

Figure 13: La période de fécondité chez la femme


Source : [Link]

Pour un cycle de 28, la période de fécondité chez la femme s'étend aux


environs du 9e jour au 16e jour du cycle. En effet, les spermatozoïdes
peuvent survivre environ 5 jours dans les voies génitales féminines tandis
que l'ovule, plus fragile, meurt 2 jours après l'ovulation. Tout acte sexuel
non protégé, réalisé dans cet intervalle, peut donc conduire à une naissance.

2. Déroulement de la fécondation
Avant la fécondation, des millions de spermatozoïdes que l’éjaculation a
introduits dans le vagin. Les flagelles des spermatozoïdes leur permettent
de se déplacer dans les voies génitales femelles.
Les étapes de la fécondation :
• Rencontre des gamètes

30
• Pénétration d’un spermatozoïde et activation de
l’ovocyte II
• Formation des deux pronucléi
• Caryogamie

31
Figure 14: Les étapes de la fécondation
Source : [Link]

32
a. La rencontre des gamètes
Cette phase se caractérise par l’attraction et le piégeage des
spermatozoïdes. L’ovocyte II expulsé de l’ovaire durant l’ovulation est capté
par le pavillon et entrainé par les mouvements des cils du pavillon vers le
1/3 supérieur de l’oviducte (ampoule de fécondation). Les spermatozoïdes
provenant de l’éjaculation parcourent les voies génitales femelles pour
arriver jusqu’à l’ovocyte II.
Un grand nombre de spermatozoïdes se dégénèrent à cause des difficultés
et de la sélection très sévère exercée par la glaire cervicale. Durant ce
passage, les spermatozoïdes subissent une dernière transformation : la
capacitation qui leur donne le pouvoir fécondant.
La sécrétion des cellules folliculaires attire et fait piéger les spermatozoïdes
au voisinage de l’ovocyte II bloqué en Métaphase II.

b. La pénétration d’un spermatozoïde


La pénétration d’un spermatozoïde fécondant active l’ovocyte bloqué en
métaphase II.
Les acrosomes des spermatozoïdes « capacités » libèrent des enzymes qui
dégradent partiellement la zone pellucide. Ce qui permette à la tête du
spermatozoïde d’y pénétrer et de fusionner avec la membrane du gamète
femelle (la zone pellucide de l’ovocyte).
Une fois cette barrière franchit les cellules périovocytaires qui forment le
corona radiata jouent un rôle de liaison car elle se contracte, portant ainsi
les spermatozoïdes au contact immédiat de l’ovocyte. Un seul
spermatozoïde traverse la zone pellucide.
Dès qu’un spermatozoïde pénètre, il se produit un réveil physiologique de
l’ovocyte II qui était en état de dormance. Ce réveil se traduit par une

33
brusque augmentation des échanges gazeux respiratoires, on observe les
phénomènes suivants :
• Les granules corticaux libèrent leur contenu dans l’espace péri
ovulaire et le matériel ainsi rejeté permet la constitution d’une
membrane de fécondation qui est imperméable à la pénétration
d’autres spermatozoïdes, Il s’agit donc d’un mécanisme qui
empêche la polyspermie.

• La deuxième division de la méiose reprend, l’ovocyte II devient


ovotide et il y a expulsion du 2ème globule polaire. (Rétraction du
cytoplasme).

c. La Formation de deux pronucléi


Les 2 noyaux se gonflent et se rapprochent. Ils deviennent Pronucléus mâle
(noyau du spermatozoïde) et Pronucléus femelle (noyau de l’ovule). Ce sont
les pronucléi ou pronoyaux.

d. La caryogamie
La caryogamie ou fécondation proprement dite c’est la fusion des deux
noyaux (ou des deux pronucléi). Les 2 pronucléi migrent vers le centre et se
fusionnent pour donner un seul noyau à 2n chromosomes qui sera celui du
zygote (ou cellule œuf qui est la première cellule d’un nouvel individu).
Cette cellule œuf subit tout de suite sa première division.

Remarque : Formation des jumeaux :


- Pour les vrais jumeaux ou jumeaux monozygotes : ils sont dus à une
division d’une seule cellule œuf donnant 2 jumeaux de même sexe. C'est-à-
dire qu’un ovocyte II est fécondé par un seul spermatozoïde.

34
- Pour les faux jumeaux ou jumeaux dizygotes : ils sont dus à une double
ovulation donc une double fécondation c’est à dire 2 ovocytes II différents
sont fécondés par 2 spermatozoïdes, leurs sexes peuvent être semblables
ou différents.

Lorsque la grossesse naturelle n’est pas possible, certains couples font


recours à la « procréation médicalement assisté ou PMA », pour réaliser leur
désir d’avoir un enfant.

35
3. La PMA
La Procréation Médicalement Assistée se définit comme l’ensemble des
techniques ou pratiques cliniques et biologiques permettant la procréation
en dehors du processus naturel comme : la technique de "Fécondation in
vitro (FIV)", le transfert d'embryons et l'insémination artificielle, …

a. Les causes de l’Infertilité ou de stérilité


Les causes de l’infertilité peuvent être féminines, masculines ou mixtes qui
représente environ 30% chacun et les 10% restent sont des causes
inexpliquées.

Les Causes masculines :


➢ Mobilité insuffisante des spermatozoïdes
(asthénozoospermie)
➢ Spermatozoïde anormaux (tératozoospermie)
➢ Azoospermie ou absence totale de spermatozoïdes
➢ Densité insuffisante de spermatozoïdes < 20x106 / mL
(oligospermie)
➢ Présence d’anticorps anti-spermatozoïdes

Les Causes féminines :


➢ Troubles de l’ovulation/ ménopause précoce
➢ Anomalie par rétrécissement ou obstruction des trompes
➢ Prolifération anormale de l’endomètre (endométriose)
➢ Anomalies de l’utérus
➢ Anomalies du col de l’utérus
➢ Hypersécrétion de prolation (hormone de lactation)

36
Les impacts de la situation d’infertilité
- Le stress
- La culpabilité
- L’atteinte de la dignité
- Le recours au PMA

b. Les différentes techniques de PMA


Les techniques de PMA nécessitent la détection de la période féconde et la
stimulation ovarienne hormonale pour permettre la croissance et la
maturation de plusieurs follicules ovariens.
On distingue les techniques suivantes :
➢ L’insémination artificielle (IA)
L’insémination artificielle consiste à injecter artificiellement le sperme dans
la cavité utérine ou le vagin de la femme durant la période d’ovulation.
Le sperme peut être frais ou congelé.
On parle d’insémination artificielle avec donneur de sperme ou IAD pour
une stérilité absolue de l’homme.
Indications de l’IA : Elle permet de contourner les problèmes liés à
l'éjaculation, à la glaire cervicale, tout ce qui empêche les spermatozoïdes
de bien circuler, mais aussi certaines infertilités inexpliquées.

➢ La Fécondation in-vitro ou FIV varie en :


o SUZI (SUb Zonal Insémination) : plusieurs spermatozoïdes placés
sous l’enveloppe pellucide de l’ovocyte II. Cette technique présente un
risque de polyspermie.
o ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection): injection d’un seul
spermatozoïde dans l’ovocyte (pour éviter la polyspermie)

37
➢ Et la FIVET varie ZIFT (Zygote Intra Fallopian) : transfert du zygote
dans la trompe de Fallope, 24heures après la FIV.

➢ GIFT (Gamète Intra Fallopian Transfer): recueil des gamètes et transfert


dans la trompe de Fallope.

c. La FIVETE
La FIVETE pour « fécondation in vitro et transfert d'embryon » ;
La FIV consiste à reproduire au laboratoire la fécondation qui se passe
naturellement dans les 1/3 supérieur de l’oviducte.
Les étapes de la FIVETE :
1. Détection de la période féconde et stimulation de l’ovaire pour
produire de follicules mûrs et obtenir de l’ovocyte II.
2. Ponction folliculaire dans l’ovaire, 35 heures après le traitement
hormonal (pour une super ovulation) et aspiration des follicules
3. Préparation et sélection des spermatozoïdes
4. Mise en fécondation par :
a. Injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)
b. Injection intracytoplasmique de spermatozoïde morphologiquement
sélectionné (IMSI)
5. Première division de la cellule œuf et ainsi de suite,
6. Transfert d’embryon avec un cathéter de transfert 3 à 5 jours après
la fécondation. Une implantation d’un ou plusieurs embryons dans la
cavité de l’utérus.
Indication :
➢ La FIV permet de contourner les problèmes liés à l’absence de
rencontre des gamètes comme les problèmes de trompes, …
➢ L’ICSI et l’IMSI : permettent de contourner les problèmes de
fécondation, de stérilité de l’homme.
Remarques :
➢ Les quatre premières étapes de la FIVETE constitue les étapes de la
FIV.

38
Ces techniques s’associent :
➢ A la vitrification (congélation rapide) d’ovocytes et
d’embryons. Les embryons surnuméraires, peuvent être congelés en
vue d’un transfert ultérieur c’est le Transfert d’embryon Congelé
(TEC).
➢ A la congélation d’ovaires
➢ Aux dons : de sperme, d’ovocyte, d’embryon
➢ A la gestation pour autrui (GPA) ou procréation faisant recours
à une « mère porteuse » : désigne l'ensemble des méthodes de PMA
ou AMP dans lesquelles l'embryon est implanté dans l'utérus d'une
femme tierce (dite souvent « mère porteuse »).

Figure 15: les étapes de la FIVETE


Source : [Link]
assets/images/2013/rootpannabac2014Sciences1reEsLproot/[Link]

39
Remarque :
On appelle « procréatique » l'ensemble des techniques de procréation
artificielle utilisant des techniques biomédicales.
En revanche, le clonage humain n'est juridiquement pas considéré comme
faisant partie des techniques de PMA/AMP
Source : [Link]

d. Les avantages de la PMA (indications)


- Contribuer à la lutte contre l’infertilité ou la stérilité que ce soit chez
l’homme (IAD) et chez la femme :
o La FIVETE en cas d’obstruction des trompes,
o Le don d’ovocyte II en absence d’ovulation,
o La GPA s’il y a malformation de l’utérus.
- Compenser une stérilité provoquée,
- Eviter la transmission à un enfant d’une maladie grave (maladie
génétique) détectée par un diagnostic préimplantatoire,
- Répondre aux désirs d’autres formes de parentalité,
- Compenser l’effet de la ménopause.

e. Les risques de la PMA


- Risques liés à la santé de la mère : Le syndrome d’hyperstimulation
Ovarienne (SHSO),
Les symptômes ressentis : des douleurs, des ballonnements, des
vomissements.
- Risques liés à la santé de l’enfant :
➢ Porteur de malformation à la naissance (6,7 % au lieu de 5% pour un
couple sans problème connu d’infertilité)
➢ Des troubles mentaux

40
Remarque : les stimulations ovariennes : conduisent à des grossesses
multiples. Ceci augmente le risque de prématurité, et donc le risque de
handicap des enfants.

Le fonctionnement des appareils génitaux masculin et féminin nécessite


une communication entre les organes qui les constituent (glandes
reproductrices, voies génitales et glandes annexes) d'une part et entre ceux-
ci et le système nerveux d'autre part. Ces relations parfois complexes sont
assurées par des mécanismes neuro-hormonaux et contribuent à assurer
une activité régulée de la fonction reproductrice.

IV. Le déterminisme des cycles sexuels


L'activité des ovaires (maturation des follicules et développement du corps
jaune) est contrôlée par le complexe hypothalamo-hypophysaire (CHH).

1. Les hormones ovariennes


Les hormones ovariennes sont : l’œstrogène secrété par les cellules de la
thèque interne des follicules et la progestérone secrétée par les cellules
lutéiniques du corps jaune.

a. Les rôles de ces hormones :


- L’œstrogène assure l’épaississement de l’endomètre et provoque la
contraction utérine. Elle participe à la sécrétion de la glaire cervicale en
quantité abondante, sous un aspect filant et à pH basique au moment de
l’ovulation qui est perméable aux spermatozoïdes. Elle favorise le
développement des canaux galactophores des glandes mammaires et elle
est aussi responsable de l’apparition des caractères sexuels secondaires
durant la puberté, on dit que l’hormone de la féminité.
41
- La progestérone assure la formation de la dentelle utérine et assure
également le silence utérin. Elle prépare la gestation (ou la grossesse) ; on
dit que c’est l’Hormone de la Mère. Elle entraine également une
augmentation de la température corporelle de la femme. Elle participe à la
sécrétion de la glaire cervicale en quantité peu abondante, épaisse et à pH
acide qui est imperméable aux spermatozoïdes.

b. La variation du taux des hormones ovariens


Le taux de ces hormones varie suivant les phases du cycle sexuel :
- La sécrétion de l’œstrogène augmente progressivement, pendant la phase
folliculaire, et atteint un pic (ou maximal) environ 48h avant l’ovulation.
Après ce pic, le taux de l’œstrogène diminue et devient assez faible pendant
phase lutéinique.
- La sécrétion de progestérone commence juste après l’ovulation, elle
augmente progressivement pour former un (petit sommet) pic de
progestérone et diminue vers la fin du cycle sexuel.
- Pendant la phase lutéinique : la sécrétion d’œstrogène remonte à nouveau,
donnant un 2ème pic mais de faible amplitude (ou hauteur) par rapport au
premier puis elle diminue lentement. Tandis que la sécrétion de
progestérone augment et atteint un pic et diminue rapidement.
- À la fin du cycle sexuel, les taux de ces deux hormones diminuent
brusquement : la sécrétion de progestérone est en dessous de celle de
l’œstrogène. Ce qui fait apparaitre les contractions utérines et déclenche la
destruction de la dentelle utérine d’où la menstruation. Cette dernière
marque le début du cycle suivant.
Remarque : S’il y a fécondation, la sécrétion des hormones ovariennes est
maintenue à un niveau élevé (surtout la progestérone) et les règles
(menstruations) ne surviennent pas.

42
2. Le CHH
A la base du cerveau, on trouve l’hypothalamus qui est relié à l’hypophyse
par la tige pituitaire. L’hypophyse possède deux lobes : l’hypophyse
postérieure et l’hypophyse antérieure.

Figure 16: Le complexe hypothalamo-hypophysaire ou CHH


[Link]
2_ch11-[Link]

• L’hypothalamus secrète une hormone appelée GnRH (Gonadotrophine


Releasing Hormone = Libérateur d’hormone gonadotrophine ou RF :
Releasing Factor= Facteur de Libération) qui stimule (ou qui va agir sur)
l’hypophyse à secréter les hormones hypophysaires.
• L’hypophyse (appelée également glande pituitaire) sous l’action de
l’hormone hypothalamique le GnRH (ou RF) l’antéhypophyse secrète des
hormones appelées gonadotrophines ou gonadostimulines :

43
• La FSH (Folliculo Stimulating Hormone ou Hormone Folliculostimulante).
Elle favorise le développement et la maturation des follicules ainsi elle
stimule la sécrétion d’œstrogène.
• La LH (Luteinising Hormone ou Hormone lutéinisante). Elle favorise le
développement des corps jaunes et ainsi elle stimule la sécrétion de
progestérone.
Remarque :
- L’hypophyse antérieure secrète d’autre hormone à part les
gonadostimulines c’est la prolactine, durant l’allaitement.
- L’hypophyse postérieure secrète une hormone dite Ocytocine pour les
contractions durant l’accouchement.
• La sécrétion des hormones hypophysaires pendant le cycle sexuel :
• Phase folliculaire
-La sécrétion de FSH est beaucoup plus importante par rapport à celle de la
LH. Il y a donc développement des follicules.
-La sécrétion de LH est moins importante mais elle augmente petit à petit.
Et environ 2 à 3 jours avant l’ovulation, la sécrétion de LH dépasse celle de
la FSH.
• Phase ovulatoire
- On observe un pic de FSH mais il est bref et de faible amplitude.
- On observe également un pic de LH qui se présente avec une très grande
amplitude. On peut donc dire que le pic de LH est responsable de
l’ovulation.
• Phase lutéinique
-la sécrétion de LH se trouve encore à une amplitude élevée par rapport à
celle de la FSH. Il y a donc formation, développement et à la fin, une
régression du corps jaunes. Mais environ 2 à 3 jours avant la fin du cycle, la
sécrétion de LH s’abaisse et se trouve dépassée par celle de la FSH.

44
-La sécrétion de FSH se trouve en dessous de celle de la LH. Mais environ 2
à 3 jours avant la fin du cycle, elle dépasse la sécrétion de LH. Ce qui permet
le développement des follicules lors du prochain cycle.

3. Le mécanisme de la régulation hormonale


Le cycle menstruel est régulé par les hormones du CHH favorisant
l’ovulation et la stimulation de l’ovaire.

Figure 17: Contrôle hormonale chez la femme

a. La stimulation directe :
Le fonctionnement des ovaires est commandé par le CHH (une action
directe) : l’hypothalamus agit sur l’hypophyse par l’intermédiaire du GnRH
(contrôle hypothalamique) et l’hypophyse sur l’ovaire par la FSH
(folliculogenèse et œstrogène) et la LH (Le corps jaune et la progestérone)
c’est le contrôle hypophysaire.

45
b. La stimulation indirecte
Il existe un système d’autorégulation qui relie les activités de l’ovaire à
l’activité du CHH (action indirecte) c’est le contrôle ovarien. Les
hormones ovariennes peuvent contrôler l’activité de l’hypothalamus ; cette
action est désignée sous le terme d’action de retour ou rétroaction ou
feed-back. Selon le taux sanguin des hormones ovariennes, elles
peuvent inhiber (ou empêcher) l’action de l’hypothalamus : on parle de
feed-back négatif ou de stimuler : on parle de feed-back positif.
a. Le feed-back négatif
Il se manifeste lorsque le taux sanguin des hormones ovariennes se trouve
élevé. Il y aura par conséquent diminution de la libération du GnRH par
l’hypothalamus et par suite une diminution de la sécrétion des
gonadostimulines de l’hypophyse (FSH et LH). Ex : durant la prise de pilules
contraceptifs ou injection d’hormones ovariennes.
b. Le feed-back positif
Il se manifeste lorsque le taux sanguin des hormones ovariennes se trouve
très bas. Il y aura augmentation de la libération du GnRH par
l’hypothalamus et par suite une augmentation de la sécrétion de FSH et de
LH de l’hypophyse. Ex : après une ablation (ou enlèvement) des ovaires
(ovariectomie).
Remarque
- Si on coupe la tige pituitaire qui relie l’hypothalamus à l’hypophyse,
on observe les résultats suivants : pas de FSH et de LH, donc pas
d’ovulation, pas d’ovocyte II et pas d’œstrogène et de progestérone
entrainant l’hypersécrétion de GnRH et pas de développement de la
muqueuse utérine et d’où la Stérilité
- L’hypophysectomie (= destruction de l’hypophyse) entraine les
mêmes résultats que la coupe de la tige pituitaire.

46
- La castration (= destruction des gonades) entraine :
o La stérilité due à l’absence du gamète femelle
o L’atrophie (diminution de volume) de la muqueuse utérine due
à l’absence de l’œstrogène et de la progestérone.
- Si la stérilité est due à l’insuffisance des hormones hypophysaires,
on peut rendre fertile la femme en faisant une injection des hormones
hypophysaires.
- Si le cycle sexuel est anormal à cause de l’insuffisance des hormones
ovariennes on peut le rendre normal en faisant une injection des
hormones ovariennes.
- L’hypothalamus et l’hypophyse contrôlent toutes les activités
sexuelles de la femme.

47
Figure 18: Synchronisation des cycles menstruels
Source : [Link]

48
V. Le control hormonale du
fonctionnement des testicules
Chez l’homme, il n’y a pas de cycle sexuel, la production des
spermatozoïdes se fait de façon continue mais il existe une régulation
hormonale entre l’hypothalamus, l’hypophyse et les testicules : la GnRH
contrôle le fonctionnement de l’hypophyse qui contrôle les testicules.

Figure 19: Diagramme de contrôle hormonal chez l'homme


Source : [Link]

49
- La FSH agit au niveau des cellules de Sertoli (dans le tube
séminifère) et assure ainsi le déroulement de la spermatogenèse.
- La LH agit au niveau des cellules de Leydig (dans les cellules
interstitielles) et ainsi, il assure la sécrétion de la testostérone.
L’hormone testiculaire (la testostérone) peut également exercer une action
en retour ou feed-back sur l’hypothalamus. Mais vue que la production est
continue, il n-y-a donc que de rétrocontrôle négatif (inhibition de l’action de
l’hypothalamus).
Remarque :
• La destruction de l’hypophyse entraine une atrophie des testicules et la
disparition des caractères sexuels mâles mais l’injection des hormones
hypophysaires rétablie la spermatogenèse et la sécrétion de la testostérone.
• La castration (destruction des testicules) chez l’enfant entraine l’absence
des caractères sexuels mâles mais l’injection de la testostérone rétablie le
développement de ces caractères.

50
VI. La gestation
La gestation est la période de temps qui s’écoule entre la fécondation et la
naissance. Pendant toute cette période, l’embryon se développe dans
l’utérus. La durée moyenne de la gestation chez la femme est de 266jours,
on dit que la femme est enceinte (La grossesse est l’état d’une femme
enceinte).
L’étude du développement de l’organisme à partir de l’œuf fécondé jusqu’à
la naissance, est l’embryologie. Une discipline scientifique qui explique la
formation de l’embryon, étudie les mécanismes et les causes du
développement embryonnaire.

Figure 20: Le développement de l'enfant au fil des semaines


[Link]
[Link]?itok=OHL9dNVU

1. Décompte du temps de grossesse


On parle de l’âge gestationnel : l’âge de l’embryon ou du fœtus,
généralement en semaine, ex : enceinte de 15 semaines :
- Dans un contexte clinique ou en obstétrique, habituellement, le calcul des
semaines de grossesse (SG) se fait depuis la date des dernières règles (LMP).
C'est le moment dont beaucoup de femmes se souviennent précisément. Sur
cette base, la grossesse dure 40 semaines et la période embryonnaire 10
51
semaines. La prudence est de mise parce que la date de l'ovulation peut
varier et dépend d'un grand nombre de facteurs (environnementaux et
psychiques). Vouloir calculer la date de l'ovulation et partant de celle-ci de
la fécondation équivaut à une estimation.

- En embryologie, les dates, c'est-à-dire les semaines de grossesse (SG), se


réfèrent toujours à partir de la fécondation. On parle d’âge réel ou d’âge
conceptuel, ce pendant la date exacte de la fécondation est généralement
plus difficile à déterminer (sauf dans les cas de techniques de procréation
médicalement assistée, comme la fécondation in vitro ou FIV). La
fécondation se fait généralement dans les 12 heures suivant l'ovulation.

Cela crée un écart de deux semaines environ entre l’âge réel d’un embryon
ou d’un fœtus (qui commence avec la fécondation) et l’estimation basée sur
les dernières règles d’une personne.

Figure 21: Les différentes phases de la grossesse.


[Link]

52
A: Période embryonnaire
B : Période fœtale
Le schéma présente les différentes périodes durant toute la grossesse.
LMP = Last Menstruation Period.
La période embryonnaire (A) dure 8 semaines et la période fœtale (B) de la
9e semaine à la naissance, donc 30 semaines.

La date des dernières règles ou LMP (Last Menstruation Period) n'est pas
vraiment le début de la grossesse, mais sert de référence pour déterminer
la date de l'ovulation et ainsi le moment de la fertilisation. Normalement,
l'ovulation a lieu 14 jours après le début de la menstruation, mais elle peut
varier considérablement. Pour déterminer la date probable de
l'accouchement, il faut compter 40 semaines depuis les dernières règles (les
première et deuxième ligne indiquent le calendrier lunaire [à 28 jours],
respectivement les semaines depuis la dernière menstruation). La durée de
la grossesse proprement dite n'est que de 266 jours en moyenne ou 38
semaines (troisième ligne). La période embryonnaire (A) dure 8 semaines
et la période foetale (B) de la 9e semaine à la naissance. Une division plus
grossière est possible à l'aide de trimestres (trimenon).

Le développement prénatal est partagé en fonction de critère


morphologique, en général, on distingue deux périodes en partant du
zygote au nouveau-né :
• La période embryonnaire

• La période fœtale

53
2. La période embryonnaire
La période embryonnaire est caractérisée par la mise en place des organes
(organogenèse) et le modelage de l'aspect extérieur de l'embryon
(morphogenèse). Sa durée est fixée par les embryologistes à 8 semaines.
Elle est divisée en période pré-embryonnaire (de la 1e à la 3e semaine),
occupée par la mise en place des trois feuillets embryonnaires, puis la
période embryonnaire proprement dite (4e à la 8e semaine) pendant
laquelle se développe les ébauches des organes.

a. La segmentation et la migration
L’embryogenèse débute avec le zygote, cellule unique qui commence à se
diviser, par le phénomène de mitose. Le zygote se divise en 2 cellules de
tailles égale (les blastomères), puis en 4, en 8, … vers le 3ème jour : c’est le
stade dit de la segmentation.

54
Figure 22: De la fécondation à la nidation
Source : [Link]
Rahman_2017_memoire.pdf?sequence=2&isAllowed=y

Après le 4ème jour de grossesse, l’embryon commence sa migration de la


trompe de Fallope vers l’utérus tandis que la division cellulaire continue.
Au stade de 16, 32, 64 cellules, l’embryon ressemble à une mûre, d’où son
appellation morula.
La morula est passagère, les cellules s’écartent pour laisser place à une
cavité au centre, ainsi elle évolue en blastocyste.

Le blastocyste présente plus de 64 cellules, un stade auquel les cellules se


différencient. Ainsi, le blastocyste contient, à l’intérieur de la zone
pellucide :

55
- Une couche de cellules périphériques appelée : le trophoblaste, qui est à
l’origine des annexes embryonnaires et qui va constituer plus tard le
placenta. Le trophoblaste secrète l’HCG (Hormone Chorionique
Gonadotrope). Le HCG est une hormone détectée très tôt chez la femme
enceinte (test de grossesse).

- Une masse de cellules centrales (ou interne et volumineuses) à partir de


laquelle évoluera l’embryon : c’est l’embryoblaste ou le bouton
embryonnaire,

Le blastocyste va s’implanter dans la muqueuse de l’utérus (endomètre), à


partir du 7ème jour après la fécondation, soit 21 ou 22ème jour après les
dernières règles, et jusqu’au 10ème jours de la grossesse c’est la nidation.

Figure 23:Implantation du Blastocyste (rupture de la zone pellucide)


Source : [Link]

56
b. La gastrulation et l’organogenèse
La gastrulation est le réarrangement (mouvement) des cellules dans la
blastula pour créer les couches de tissus embryonnaires ou couches
germinales qui comprennent : l’endoderme, l’ectoderme, le mésoderme.

Muqueuse utérine

Figure 24: Mise en place des trois feuillets


[Link]

L’organogenèse : processus de formation d’organes et de problèmes via la


division et la différenciation cellulaire.
La gastrulation et l’organogenèse contribuent ensemble à la
morphogenèse : les processus biologiques qui entrainent la forme et
l’organisation corporelle d’un organisme.

57
Figure 25: Le devenir des trois feuillets embryonnaires
Source : [Link]
[Link]

Vers la 4ème semaine de développement, après la fécondation, le


cœur de l’embryon commence à battre. Le cœur apparait tôt, il se forme à
partir du mésoderme.
Le processus de mise en place de l’ébauche du système nerveux
central sous la forme du tube neural est la neurulation. Elle se déroule au
cours du 3 et 4ème semaine.
A la fin du développement embryonnaire, l’ossification a démarré, les
muscles squelettiques se contractent.
Remarque : On dit que l’homme est triploblastique car il est formé de 3
feuillets embryonnaires.

58
3. La période fœtale
La période fœtale est dévolue à la croissance et à la maturation du fœtus.
Elle couvre les 7 derniers mois de la grossesse.
Durant la période fœtale, les organes qui se sont développés durant la
période embryonnaire (organogénèse) croissent et se différencient. On
estime que 90% des 4500 structures répertoriées chez l’adulte
apparaissent à l’état d’ébauches à la fin de la période embryonnaire.
Source : [Link]

1 : Cordon ombilical
avec hernie,
2 : Nez,
3 : Œil,
4 : Paupière,
5 : Oreille,
6 : Bouche,
7 : Coude,
8 : Doigts,
9 : Orteils,
10 : Queue
embryonnaire
régressé

Figure 26: Fœtus âgé de 8 semaines


[Link]
Remarque : a : Tragus b : Antitragus

Dès la 8e semaine, le fœtus prend des allures typiquement humaines, bien


qu'à la fin du premier trimestre la tête soit toujours proportionnellement
plus grande. Les yeux en revanche se déplacent vers l'avant, le pavillon de
l'oreille et la crête du nez sont déjà formés. Il en va de même pour les
paupières qui sont nettement reconnaissables.

59
Sur le corps se développent de fins cheveux, le lanugo, qui seront remplacés
peu avant l'accouchement par des cheveux terminaux. La hernie
physiologique du cordon ombilical qui se développe durant la période
embryonnaire a presque totalement régressé.
Au cours du deuxième trimestre, la mère perçoit pour la première fois les
mouvements de l'enfant.
Durant le troisième trimestre, l'apparition de la graisse sous-cutanée tend
la peau du fœtus jusqu'alors plissée. La peau se recouvre peu à peu de
Vernix caseosa. Il s'agit d'une substance blanchâtre et graisseuse constituée
de cellules épithéliales desquamées et de sécrétions des glandes sébacées.
Ce Vernix caseosa est un critère très important en néonatalogie pour
déterminer la maturité de l'enfant. Si l'enfant naît après la 38e semaine, il
disparaît à nouveau.

4. Les annexes embryonnaires


Au stade de blastocyste (5-6e jours, environ 200cellules), le bouton
embryonnaire est séparé de la couronne de trophoblaste par la cavité de la
blastocèle. Au moment de la nidation (7e jour), le trophoblaste entre en
contact avec l’endomètre (épithélium qui tapisse la cavité utérine).
Pendant l'implantation, le trophoblaste se développe rapidement. Il dissout
le tissu maternel et transfère des éléments nutritifs au bouton
embryonnaire. La partie du trophoblaste en contact avec l'endomètre
devient une sorte de syncytium (le syncytiotrophoblaste), tandis que le
trophoblaste qui conserve une structure cellulaire est le cytotrophoblaste.
Pendant le premier trimestre de grossesse, le trophoblaste devient le
placenta. Parfois, en début de grossesse, une biopsie de trophoblaste est
réalisée pour réaliser un caryotype de l'embryon ou rechercher des
anomalies génétiques.
60
Figure 27: Implantation de l'embryon dans l'endomètre
Source : [Link]

Les annexes embryonnaires entourent le disque embryonnaire et


permettent l’établissement des relations entre le fœtus et la mère. Ils
assurent la nutrition et la protection, un environnement favorable à la
survie de l’embryon ce sont : l’amnios, l’allantoïde, vésicule ombilicale, le
placenta.

61
Figure 28: Les annexes embryonnaires
[Link]

L'amnios : c’est une membrane délimitant la cavité amniotique, dans


laquelle se trouve le liquide amniotique, elle tapisse la paroi interne du
placenta.
La vésicule vitelline : une réserve de matière nutritive, qui va se
communiquer avec la vésicule ombilicale.

62
L'allantoïde participe à la formation du cordon ombilical qui relie le
placenta au fœtus.
Le placenta : assure les échanges entre la mère et le fœtus, assure sa
respiration, sa nutrition et sa protection.

Figure 29: Les annexes embryonnaires


Source : [Link]

Le placenta est un organe temporaire. Il est constitué d’une partie


embryonnaire, le trophoblaste et d’une partie maternelle, l’endomètre.
Le placenta est généralement fonctionnel à la fin du troisième mois de
grossesse.
Il assure également la sécrétion de l’HCG dès sa formation et au troisième
mois la sécrétion de progestérone et d’œstrogène.

63
HCG : hormone gonadotrophine chorionique stimulant le corps jaune
ovarien qui répond en sécrétant des quantités croissantes d’œstrogènes et
de progestérone.
Il protège le fœtus des infections bactériennes et toxiques.
Mais il évacue également l’urée du métabolisme fœtal.
Le placenta ne filtre pas les médicaments, les nicotines, les alcools, qui sont
dangereux pour le fœtus.

Figure 30: Les microvillosités du placenta


Source : [Link]
/media/manual/home/images/g/y/n/gyn_drugs_cross_placenta_fr.gif?mw=704&amp;thn=0&amp;sc_lang=fr

64
5. Les symptômes liés à la gestation
Divers signes sont susceptibles d’indiquer une grossesse. Ces premiers
signes de grossesse diffèrent d’une femme à une autre et d’une grossesse à
l’autre.
- Le retard de règles, ou l’absence de règles, qui pousse à faire un test de
grossesse

- Les seins douloureux : les seins deviennent sensibles et tendus du aux


activités des œstrogènes et progestérones à un taux élevé.

- Les nausées, causées par l’augmentation du taux d’hormones dans le


sang. C’est un signe fréquent au début de la grossesse. Une sensibilité
accrue des odeurs,…

65
- La fatigue, liée à l’activité des hormones, de la progestérone qui a une
action relaxante, qui peut induire un besoin de sommeil chez la femme
enceinte, …

- Les troubles de l’humeur, passer de rire aux larmes en rien de temps, se


sentir irritables ou anxieuse, ou au contraire plus calme et sereine…

- Une envie fréquente d’uriner, cela s’explique par le fait que l’utérus
grossit et appuis sur la vessie

- Des maux de tête et vertiges, dus aux changements hormonaux qui


modifient le volume sanguin et la circulation sanguine. Il faut consulter un
médecin pour les médicaments durant la grossesse.

- Des maux de dos, à cause de l’étirement de l’utérus pour préparer


l’évolution du bébé,

- Des envies ou des aversions alimentaires.

66
6. Hygiène pendant et après la gestation
Une femme enceinte doit avoir une bonne hygiène autrement le risque
d’avortement spontané peut augmenter ou des effets irréversibles sur le
bébé peuvent survenir (des malformations).
L’hygiène intime, à continuer : les toilettes quotidiennes avec des produits
doux, éviter le port prolongé de sous-vêtement ou jeans serrés, …
L’Hygiène alimentaire
Pour éviter les maladies à risque pour la grossesse, comme :
➢ la toxoplasmose surtout si la personne n’est pas immunisée, la
toxoplasmose est une infection grave chez la femme enceinte car elle peut
engendrer des malformations du fœtus (surtout au niveau des yeux). Elle
est dû à un parasite nommé Toxoplasma gondii qui se trouve dans les
aliments, la terre ou l’environnement d’un chat.

➢ La listériose, qui est une infection causée par la bactérie Listeria


monocytogènes, et peut entrainer l’avortement chez une femme enceinte.
Elle est d’origine alimentaire.

Il faut :
- Bien nettoyer et laver très soigneusement les légumes, les fruits, …

- Bien cuire les viandes et les préparations à base d’œuf,

- Bien nettoyer la cuisine.

Eviter la consommation d’alcool, de tabac qui augmentent les risques de


GEU et de fausse-couche

En outre, il faut faire des exercices physiques de manière raisonnable. Le


sport limite le poids, les maux de dos et favorise l’équilibre psychologique.

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Un moyen de diminuer le risque de surpoids du bébé. Mais demander
toujours l’avis de votre médecin.

[Link] Parturition
La fin de grossesse chez les mammifères est marquée par la parturition ou
mise-bas qui consiste à mettre au monde la progéniture. Chez l’être humain,
on parle d’accouchement.

Figure 31: L’effacement du col


Source : [Link]

68
La parturition présente deux parties : dont la première est le travail
caractérisé par la dilation ou l’effacement du col et la sortie du bébé ou
l’expulsion et la dernière est la délivrance caractérisée par l’expulsion du
placenta.

Le déclenchement du travail est sous plusieurs facteurs dont les hormones


(ocytocine et les prostaglandines), mais également des facteurs mécaniques
dus à l’augmentation de la taille de l’utérus, qui provoque l’étirement de ses
parois et déclenche les contractions.
La parturition est provoquée par la mère (modification de ces hormones) et
le fœtus (la maturation de son axe hyphothalamo-hypophyso-surrénalien).
En fin de grossesse, les œstrogènes sont au plus haut niveau dans le sang
maternel, tandis que la progestérone reste à niveau constant ou baisse
légèrement. Ce déséquilibre hormonal est dû à la sécrétion de l’hormone
cortisol par le bébé, qui agit sur le placenta en diminuant le taux de
progestérone. Ces hauts niveaux d'œstrogène stimulent la synthèse de
récepteurs de l'ocytocine sur la membrane plasmique des cellules du
myomètre mais aussi s'opposent à l'effet myorelaxant de la progestérone.
Le myomètre devient petit à petit plus excitable, tout en s'affaiblissant,
provoquant de faibles contractions du myomètre appelées « contractions
de Braxton-Hicks ». Ces dernières sont à l'origine d'un faux travail.
Mais, sous l'effet de l'ocytocine produite par l'hypophyse du fœtus, le
placenta sécrète des prostaglandines. Ces deux hormones stimulent
puissamment le myomètre. Les prostaglandines jouent un rôle dans la
synchronisation des contractions du myomètre. Le myomètre rendu très
sensible à l'ocytocine, les contractions s'intensifient et deviennent
rythmiques

69
Dans un même temps, sous l'effet du stress physique et émotionnel ressenti
par la mère, l'hypothalamus maternel envoie un signal à la neurohypophyse
(posthypophyse) maternelle pour qu'elle libère de l'ocytocine.

Sous l’effet de ces contractions, le col de l’utérus se dilate et s’ouvre


progressivement (3mm à 11cm de diamètres) pour le passage de la tête de
l’enfant. Les membranes des annexes embryonnaires se rompent : c’est
l’ouverture de la « poche des eaux ».
Le fœtus s’engage dans le col dilaté puis dans le vagin : il est finalement
expulsé, habituellement tête la première, suivi du reste du corps. On ligature
et sectionne le cordon ombilical 20 à 30mn après l’accouchement.
Les contractions reprennent pour décoller le placenta c’est la délivrance.

70
VIII. La Lactation
Après la naissance, le nouveau-né dépend encore en nourriture du lait
maternel : c’est la lactation ou allaitement. La lactation est un phénomène
physiologique à commande hormonale. La synthèse du lait s’effectue au
niveau des cellules glandulaires, regroupées en acinus dans les seins. Des
cellules contractiles entourent ces acini et les canaux, permettant
l’expulsion du lait.

Figure 32: Les glandes mammaires


Source : [Link]

La synthèse du lait est sous le contrôle de la sécrétion de prolactine par


l’antéhypophyse. Après la naissance, la chute du taux de progestérone et de
l’œstrogène permet la libération de la prolactine et active ainsi la synthèse
du lait maternel.
Le premier lait fabriqué est le colostrum, moins riche en lipides mais plus
riche en protéines.
La première succion du mamelon par le bébé crée un réflexe au niveau
l’antéhypophyse de la mère qui sécrète la prolactine stimulant les glandes

71
mammaires à produire du lait : c’est la montée laiteuse dans les 48h à
72h qui suivent la naissance.

Figure 33: Mécanisme de la montée du lait maternel


Source : [Link]

Remarque :
- Pendant la grossesse,
o Les œstrogènes favorisent le développement des canaux galactophores
o La progestérone favorise le développement des acini.
- Au cours de l’allaitement, la sécrétion de prolactine bloque l’ovulation et
retarde le retour de couches (l’arrivé de la menstruation). Ainsi
l’allaitement constitue une méthode contraceptive (MAMA) mais sa
fiabilité est sous plusieurs conditions.

72
IX. La maitrise de la reproduction
Les connaissances sur la reproduction humaine ont permis d’établir
plusieurs méthodes pour permettre à un couple de décider du nombre de
ses enfants et de choisir le moment pour en avoir. D’où la maitrise de la
reproduction qui est une planification des naissances par la méthode
appelée : la contraception.

7. Rappel des méthodes contraceptives


Il existe plusieurs méthodes de contraceptions, comme les méthodes
naturelles (le collier, le coit interrompu, MAMA,…) , les méthodes de
barrières (les préservatives) et les méthodes hormonales (les pilules).
[Link]

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Source : [Link]
assets/images/15845_PSE_bacPro_Media/15845_PSE_bacPro_Tab_31.png

Mais il y a également les méthodes irréversibles comme la vasectomie et la


ligature des trompes.

8. Contragestion : IVG
La grossesse est l’état de la femme enceinte. Elle commence avec la
fécondation et se termine avec l’accouchement : c'est la gestation.
La contragestion : est l’ensemble des méthodes de contrôle des naissances
agissant après la conception de la cellule œuf. (Contrairement à la
contraception).
Une pilule contragestive est une substance chimique utilisée comme
contragestif c’est-à-dire pour éviter une grossesse à la suite d’un rapport
sexuel éventuellement fécondant (pilule de lendemain). Ex le RU 486 qui
agit en empêchant l’action de la progestérone sur l’utérus. Ce médicament
va se fixer sur les récepteurs de la progestérone. Ce qui rend impossible la
nidation.

On parle également d’avortement : une interruption du processus de


gestation. On distingue deux formes d’avortement : spontanée ou fausse
couche et provoqué ou Interruption Volontaire de la Grossesse (IVG).

74
a. Les causes et les complications de
l’avortement :
Les causes des fausses couches peuvent être :
Liés à l’embryon : des anomalies génétiques de l’embryon qui empêche son
développement normal. Ex : les membranes embryonnaires et le placenta
se développent en l’absence d’un embryon : c’est ce que l’on appelle « œuf
clair ».
Liés à la mère : les maladies comme le diabète, les problèmes hormonaux,
les anomalies de l’utérus (fibrome), les kystes de l’ovaire, les efforts
physiques intenses, …
Liés à des facteurs externes : une infection (toxoplasmose, listériose,
rubéole, …), des produits chimiques utilisés dans l’industrie, la prise de
médicaments contre indiqués pendant la grossesse, la consommation de
plantes médicinales, l’usage des drogues et boissons alcoolisées, …

Les causes des IVG :


➢ Les causes peuvent être médicales, on parle alors de ITG ou
Interruption Thérapeutique de la Grossesse comme : la GEU, les grossesses
précoces, …
L’ITG pour sauver la vie de la mère, la santé physique, …
➢ Les causes socio-économiques : la dégradation du pouvoir d’achat des
foyers, le chômage, les coutumes, le viol, on parle alors d’IVG, les
grossesses non désirées, …

Les pratiques d’avortement peuvent être sécurisées ou non sécurisées


suivant les responsables et les conditions de réalisation. Mais l’avortement
présente toujours des risques de complication comme la poursuite de la
grossesse, l’avortement incomplet, l’hémorragie, l’infection (fièvre frissons,
75
pertes malodorantes, douleurs abdominale, saignement vaginal, …), la
perforation utérine, la complication de l’anesthésie, la rupture utérine
(pour les grossesse plus tardives), des séquelles à long terme (la stérilité),

Remarque : Une GEU est une implantation de l’œuf à un endroit anormal (en
dehors de la cavité utérine). Le plus souvent au niveau de la trompe,
exceptionnellement les ovaires, ou en un point quelconque de la cavité
abdominale.

b. Les méthodes d’avortement


➢ Méthode médicamenteuse
Cette méthode consiste à prendre des médicaments 24 à 48 après un
rapport sexuel douteux. Ce médicament provoque des contractions et
l’expulsion de l’embryon
Les avantages :
- Eviter la chirurgie et l’anesthésie ;
- Réaliser dès le début de la grossesse ;
- Pratiquer en cabinet de ville
Les inconvénients :
- Peut échouer dans environ 5 % des cas avec alors la nécessité d’avoir
recours à un avortement chirurgical
- Se déroule sur plusieurs jours ;
- Peut causer des saignements importants ;
- Peut entraîner des douleurs, des nausées, des vomissements et des
diarrhées.

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➢ Méthode chirurgicale ou instrumentale
L’IVG instrumentale repose sur la dilatation du col et l’évacuation du
contenu utérin par aspiration. Cette dernière consiste à aspirer l'œuf à
l'intérieur de la cavité utérine. Cette opération se réalise sous anesthésie
locale ou générale et ne dure qu'une dizaine de minutes. Avant de procéder
à l'aspiration, le médecin dilate le col de l'utérus.
Une surveillance de la patiente doit ensuite être réalisée pendant quelques
heures (une hospitalisation d’environ 12 heures). Les médecins
recommandent, par ailleurs, que la femme soit accompagnée lors de sa
sortie de l’établissement
L’IVG instrumentale est possible jusqu’à la fin de la 14e à 16e semaine de
grossesse après le début des dernières règles et a lieu dans un
établissement de santé (hôpital ou une clinique autorisée à pratiquer
l’avortement). Elle nécessite des règles d’hygiène strictes.

Les avantages :
- L’IVG instrumentale échoue rarement ;
- Elle se déroule en une fois ;
- Elle peut être réalisée jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée.

Les inconvénients :
- L’IVG instrumentale nécessite une anesthésie, locale ou générale, et une
brève hospitalisation ;
- Elle est faite par une technique "chirurgicale" ;
- Elle peut entraîner des complications (infection, lésion de l’utérus)
cependant rares.

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Concernant la loi sur l’IVG à Madagascar, le Texte du code pénal malgache
relatif à l’avortement :
L’avortement est très risqué car la loi est sévère quelle que soit la raison de
l’avortement (qui peut aussi faire suite à un viol ou à un inceste), il est
passible de sanction sévère pour la femme, pour le médecin et pour tout
autre personne ayant contribué de près ou de loin à cette action. La loi exige
une peine, allant de 6 à 10 ans de prison, suivant la responsabilité des
concernés, et une amende de 360000 à 216000000 Ar.

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Références
[Link]
sexuels-et-la-regulation-de-la-secretion-des-hormones-sexuelles

[Link]

Pour plus d’information sur :


Les techniques de PMA :
[Link]
procreation-amp/techniques-procreation-medicalement-assistee-
pma#:~:text=La%20technique%20de%20la%20f%C3%A9condation%20
in%20vitro%20ou%20FIV&text=Cette%20ponction%20est%20effectu%
C3%A9e%20par,sont%20pr%C3%A9lev%C3%A9s%20dans%20le%20sp
erme.
Insémination artificielle : [Link]
artificielle-avec-
#:~:text=Le%20recueil%20du%20sperme%20est,pour%20%C3%A9vite
r%20les%20contaminations%20bact%C3%A9riennes.

Transfert d’embryon : [Link]


gyneco/2758607-transfert-d-embryon-indication-protocole-deroule-taux-
de-
reussite/#:~:text=Un%20ou%20deux%20embryons%20seront,5%20jou
rs%20apr%C3%A8s%20la%20f%C3%A9condation.

Insémination artificielle :
[Link]
ion-artisanale

[Link]
gestation-3420/

79
[Link]
e-documentaire-en-sciences/action-du-ru-486-au-debut-de-la-grossesse-
12482

IVG :
[Link]
avortement-par-aspiration-methode-duree-rate-symptomes-risques-
anesthesie-convalescence/
[Link]
[Link]

GEU : [Link]
[Link]/ressources/fichiers_produits/fichier_produit_3315.pdf

[Link]
sant%C3%A9-de-la-femme/biologie-de-l%E2%80%99appareil-
g%C3%A9nital-f%C3%A9minin/effets-du-vieillissement-sur-l-appareil-
g%C3%A9nital-f%C3%A9minin

[Link]
difference-entre-un-embryon-un-foetus-et-un-bebe

[Link]
developpement-foetus-embryon/

[Link]
[Link]/ProgrammeCours/developpement%20%20embryonnaire(2).pdf

[Link]
trophoblaste-16703/
80
[Link]
grossesse-1044/page/6/
[Link]
accouchement-naissance-bebe-1294/page/9/

[Link]

[Link]
grossesse/fausses-
couches/[Link]#:~:text=Quelles%20sont%20les%20causes%20des,
'expulsion%20de%20l'embryon.

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