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Phytothérapie : Définitions et Types

La phytothérapie est une médecine douce utilisant des plantes pour traiter et prévenir des maladies, complémentaire à la médecine traditionnelle. Elle inclut des méthodes traditionnelles et modernes, ainsi que des spécialités comme l'aromathérapie et l'homéopathie, chacune ayant ses propres principes et applications. Bien que généralement considérée comme sûre et efficace, la phytothérapie présente des avantages et inconvénients, notamment le risque d'allergies et l'absence de réglementation stricte.

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Phytothérapie : Définitions et Types

La phytothérapie est une médecine douce utilisant des plantes pour traiter et prévenir des maladies, complémentaire à la médecine traditionnelle. Elle inclut des méthodes traditionnelles et modernes, ainsi que des spécialités comme l'aromathérapie et l'homéopathie, chacune ayant ses propres principes et applications. Bien que généralement considérée comme sûre et efficace, la phytothérapie présente des avantages et inconvénients, notamment le risque d'allergies et l'absence de réglementation stricte.

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Université des Sciences et de la technologie d’Oran Mohamed Boudiaf

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie


Département : Biotechnologie
Module: Systématique des plantes ethnobotaniques. /
Parcours: Master1/Filière: Biotechnologie/Spécialité : Biotechnologie et Valorisation des
Plantes (MI BVP).

Chapitre II Ethnobotanique et médecine traditionnelle

Cours4 Phytothérapie

1. Définition

2. Historique

3. Types de la phytothérapie

4. Avantages et inconvénients de la phytothérapie

5. Phytothérapie traditionnelle en Algérie

1. Définition

La phytothérapie est une médecine douce qui traite et prévient certaines maladies et troubles
par l’usage des plantes (traitement des maladies par les plantes ou leurs extraits.). Elle est
complémentaire à la médecine traditionnelle. Les médicaments à base de plantes sont soumis
à la réglementation française et européenne. Les plantes médicinales utilisées ont la
particularité d’avoir des principes actifs agissant sur l’organisme (réguler et soigner).

La phytothérapie utilise aussi bien les racines, les tiges, les fleurs et les feuilles des plantes
médicinales selon l’utilisation que l’on veut en faire. Il existe plusieurs préparations de
plantes : en infusion, macération, bouillon, masque, en poudre, etc. Elles sont prises par voie
interne ou externe. Il peut prescrire l’utilisation de l’aromathérapie (utilisation médicale des
huiles aromatiques (huiles essentielles).) ou de l’homéopathie (L'homéopathie trouve son
origine, le plus souvent, dans l'utilisation de plantes fraîches, qui servent à la préparation de
teintures mères par macération dans de l'alcool.).
Chaque plante a des propriétés différentes et est employée pour traiter certains maux. Il est
donc recommandé de se faire conseiller par un pharmacien, un naturopathe ou encore un
médecin ayant une spécialité en phytothérapie. Même si les produits et médicaments à base de
plantes sont disponibles à l’achat sans ordonnance, il est préférable de consulter un médecin
pour une utilisation régulière car il saura vous prescrire le bon dosage, les nombre de prises,
etc. Un mauvais dosage peut ne pas avoir d’effet ou au contraire avoir des effets néfastes.

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Le phytothérapeute

Le phytothérapeute peut être un médecin, un pharmacien, un naturopathe (naturopathie=


Thérapeutique par des moyens naturels (diététique, phytothérapie.) ou d’autres professionnels
de santé ayant fait une spécialisation en phytothérapie en complément de leur formation
initiale7.

2. Historique

L'emploi des plantes dans un dessein thérapeutique remonte à la plus haute antiquité et
concerne un grand nombre de civilisations. Des écrits chinois sur ce sujet datent de plusieurs
millénaires. D'autres proviennent de la Grèce antique, du Moyen Âge arabe ou du Moyen Âge
occidental.
Au début du XXe siècle, la phytothérapie est plus ou moins oubliée, concurrencée par
l'efficacité des médicaments, dont beaucoup sont d'ailleurs fabriqués à partir de plantes. Elle
réapparaît en même temps que se développent l'acupuncture et l'homéopathie 8.

3. Types de la phytothérapie

3.1 Phytothérapie traditionnelle

Correspond à la méthode de phytothérapie la plus classique et la plus ancienne. L'herboristerie


se sert de la plante fraiche ou séchée ; elle utilise soit la plante entière, soit une partie de celle-
ci (écorce, fruits, fleurs, racines,….etc). La préparation repose sur des méthodes simples, le
plus souvent à base d'eau (décoction, infusion, macération). Ces préparations sont bues ou
inhalées, appliquées sur la peau ou ajoutées à l'eau d'un bain. Elles existent aussi sous forme
plus moderne de gélules de poudre de plantes sèches, que le sujet avale. Cette présentation à
base d’eau a l'avantage de préserver les principes actifs, qui sont fragiles. Pour que le
traitement soit efficace en profondeur, les prises doivent s'étaler sur une période allant de
3 semaines à 3 mois8.

3.2. Phytothérapie moderne

Avec l’avènement de la chimie moderne, l’étude des plantes médicinales a permis de


déterminer les mécanismes d’action régissant les propriétés thérapeutiques concédées par
l’usage traditionnel , et a également ouvert la voie à l’utilisation de produits d’extraction ou
de synthèse ces derniers révélant une action à la fois plus importante et reproductible la ou les
plantes médicinales avaient pu présenter de plus grandes variabilités d’efficacité

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qualitativement et quantitativement ainsi les plantes médicinales en tant qu’outils
thérapeutiques ont alors été peu à peu reléguées au statut de simples matières premières au
profit de l’utilisation de principes actifs purifiés (isolés), hémi-synthétisée ou synthétisées
néanmoins , l’importante source d’innovation qu’’elles représentent, le regain d’intérêt de la
population pour la phytothérapie et la volonté de sécuriser cette pratique sont autant de
raisons qui ont mené au retour de la thérapeutique par les plantes dans un cadre scientifique
multidisciplinaire la pharmacognosie et plus récemment l’ethnopharmacologie et la
phytothérapie clinique ont permis de valoriser l’utilisation des plantes médicinales et de
réaliser le passage vers une phytothérapie « moderne » celle-ci intègre les données ancestrales
et au niveau scientifique elle tient compte des mécanismes de synergie des différents
constituants d’une même plante et des plantes entre elles ainsi que des phytothérapie cliniques
qu’elles provoquent sur un individu donné .

3.3 Spécialités de la phytothérapie


Il existe plusieurs spécialités, éventuellement combinées entre elles :
-L'aromathérapie est une thérapeutique qui utilise les essences des plantes, ou huiles
essentielles, substances aromatiques sécrétées par de nombreuses familles de plantes telles
que, par exemple, les astéracées, les laminacées ou les opiacées, et extraites par distillation.
Ces huiles sont des produits complexes à utiliser avec précaution et en respectant les doses
prescrites, car ils ne sont pas totalement sans danger. La voie d'administration la plus
intéressante, car la plus rapide et la moins toxique, est la voie percutanée (à travers la peau).
-La gémothérapie se fonde sur l'utilisation d'extraits alcooliques et glycérinés de tissus
jeunes de végétaux tels que les bourgeons et les radicelles appartenant à environ 60 plantes
différentes. Les préparations sont présentées diluées au dixième. Chaque extrait est réputé
avoir une affinité pour un organe ou une fonction. Par exemple, le macérat glycériné de
bourgeons de Ribes nigrum, ou cassis, dilué au dixième, agit en tant que stimulant de la zone
corticale des glandes surrénales, c'est-à-dire de la même manière que la cortisone.
-L'homéopathie
Le principe de l’homéopathie

L’homéopathie est une méthode thérapeutique qui repose notamment sur le principe de
similitude (du grec homoios « semblable » et pathos « maladie »), c’est-à-dire soigner par ce
qui est semblable à la maladie. Elle consiste en effet, en l’administration à des doses très
faibles ou infinitésimales (‫للغاية ضئيلة أو جدًا منخفضة بجرعات اإلدارة‬،), de substances susceptibles de
provoquer, à des concentrations différentes, chez l’homme en bonne santé, des manifestations
semblables aux symptômes présentés par le malade.
L'homéopathie est une méthode thérapeutique fondée sur le principe de similitude, selon
lequel un remède capable de provoquer des symptômes dans une personne saine
peut être utilisé pour traiter ces mêmes symptômes chez une personne malade.
Les médicaments homéopathiques sont préparés à partir de substances naturelles et
sont généralement très dilués, ce qui les rend inoffensifs pour les enfants.
*Les exemples d'homéopathie végétale :

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incluent des médicaments comme Arnica montana (pour les chocs et douleurs musculaires),
Gelsemium (pour le trac et l'anxiété), Nux vomica (pour les troubles digestifs), Allium cepa
(pour les rhinites allergiques), et Rhus toxicodendron (pour certaines douleurs ou problèmes
cutanés comme l'herpès). Ces souches sont extraites de plantes et diluées à des degrés
infinitésimaux.

Exemples de médicaments homéopathiques d'origine végétale :


 Gelsemium :
Indiqué pour l'anxiété, le trac avant un événement stressant, et les symptômes de type grippal.

Gelsemium sempervirens est une espèce de plantes de la famille des Gelsemiaceae.

Ses racines contiennent un alcaloïde nommé gelsémine (C12H 14N2O2)[1], c'est un paralytique
puissant, agoniste des récepteurs de la glycine, pouvant, selon certaines études, agir comme
dépresseur du système respiratoire[2]. Elle est considérée comme toxique et ne doit pas être
consommée

 Arnica montana :
Utilisé pour les traumatismes, les coups, les contusions et les douleurs musculaires.

 Nux vomica :
Souvent recommandé pour les troubles digestifs tels que les nausées, ballonnements ou
indigestions, notamment après un excès alimentaire.
 Allium cepa :
Un médicament couramment utilisé pour les rhinites allergiques, caractérisées par des
éternuements et un écoulement nasal.
 Rhus toxicodendron :
Prescrit pour les douleurs articulaires, les rhumatismes, et parfois pour l'herpès.
 Belladonna :
Indiqué en cas de fièvre soudaine, de maux de gorge ou de maux de tête intenses.
 Chamomilla :
Une souche courante pour les douleurs dentaires, souvent utilisée chez les bébés.
Note importante :
Il est important de comprendre que La matière première végétale subit de multiples dilutions
et dynamisations, de sorte que le produit final contient une quantité négligeable, voire infime,
de la substance d'origine.

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Comme par exemple vaccin=stimule le système immunitaire pour développer une protection
contre des maladies infectieuses. Il est généralement composé d'une forme affaiblie ou
inactive d'un agent pathogène (virus ou bactérie)

L’homéopathie repose sur trois principes fondamentaux :

– La similitude. Elle a été énoncée en 1796 par le fondateur de l’homéopathie, Samuel


Hahnemann, comme : « toute substance capable d’induire à des doses pondérales (=‫جرعات‬
‫) الوزن‬chez le sujet sain des symptômes pathologiques, et susceptible, à doses spécialement
préparées, de faire disparaître des symptômes semblables chez le malade qui les présente ».
En d’autres termes, la loi de similitude établit que ce qui peut rendre malade à forte dose
peut guérir à faible dose.

– L’infinitésimalité : les remèdes sont préparés par dilutions successives d’une substance
active appelée « souche », désignée par son nom latin. Les souches homéopathiques
proviennent de trois grands règnes : végétal, minéral et animal. Pour ne pas être toxiques, ces
souches sont diluées.

– Le principe d’individualisation (ou de globalité) : l’homéopathie appréhende globalement


la personne (globalité physique, psychique, etc.) et non uniquement les symptômes liés à la
maladie.

L’homéopathie a recours aux plantes d'une façon prépondérante, mais non exclusive : les trois
quarts des souches sont d'origine végétale, le reste étant d'origine animale et minérale. Sont
utilisées les plantes fraîches en macération alcoolique. Ces alcoolats sont appelés teintures
mères : c'est à partir de ces alcoolats que sont préparées les dilutions qui servent à imprégner
les grains de saccharose et de lactose que sont les granules et les globules. La teinture mère la
plus utilisée est celle de Calendula officinalis, ou fleur de souci.
-La phytothérapie chinoise fait partie d'un ensemble appelé « médecine traditionnelle
chinoise » qui inclut l'acupuncture ‫ باإلبر الوخز‬et la diététique chinoise ‫الصينية التغذية‬. Cette
phytothérapie vise à modifier les quantités de différentes énergies ou le circuit de ces énergies
dans l'organisme.
-La phytothérapie pharmaceutique utilise des produits d'origine végétale obtenus par
extraction et qui sont dilués dans de l'alcool éthylique ou un autre solvant. Ces extraits sont
dosés en quantités suffisantes pour avoir une action soutenue et rapide. Ils sont présentés
comme toute autre spécialité pharmaceutique sous forme de sirop, de gouttes, de
suppositoires, de gélules, de lyophylisats, de nébulisats (extraits de plantes desséchées par la
chaleur), etc. Les concentrations sont assez élevées et la non-toxicité de ces médicaments est
parfois relative8.

4. Avantages et inconvénients de la phytothérapie

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*Avantages
a-Généralement, les plantes médicinales d'usage courant ne provoquent que très peu, voire
aucun effet indésirable

b-La phytothérapie est rentable et moins coûteux que les médicaments achetés dans une
pharmacie allopathique.

c- Achat sans ordonnance. Ils sont disponibles dans n’importe quel magasin de la santé.

d- La phytothérapie et les remèdes sont plus efficaces que la médecine allopathique pour
certains maux.

e- La médecine chimique prescrit par un pharmacien pourrait avoir certains effets secondaires
négatifs. Cependant, la plupart des herbes médicinales et les remèdes n’ont pas d’effets
secondaires négatifs. Le cas échéant, ils sont plus doux que la médecine allopathique.

f- La phytothérapie peut être utilisée efficacement pour le processus de détoxication du corps


naturel.

g-La phytothérapie, qui inclut des herbes telles que le gingembre, le poivron, l’ail aider à
contrôler les maladies liées à la circulation du sang telles que l’hypertension artérielle, les
ulcères variqueux et ainsi de suite. Beaucoup de plantes médicinales sont utilisées pour traiter
les maladies coronariennes et de réduire le niveau de cholestérol dans le sang.

* Inconvénients

a-Cure utilisant phytothérapie et compléments prendrait un certain temps. Vous devez


posséder une immense patience.

b-La phytothérapie contient divers ingrédients et vous devez être sûr que votre corps est
d’accord avec les ingrédients et il n’est pas allergique.

c- Le gouvernement ne réglemente pas l’industrie des herbes médicinales. Par conséquent, il


n’ya pas d’assurance qualité pour les produits à base d’herbes.

Exemples :

a. Réactions allergiques

Certaines plantes contiennent des substances susceptibles de provoquer des réactions


allergiques. Parmi ces substances figurent certaines lactones sesquiterpéniques comme par

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exemple l’hélénaline, l’herniarine, la cnicine et la cynaropicrine. Un certain nombre de
familles végétales sont concernées : Astéracées, Apiacées, Amaranthacées, Aristolochiacées,
Frullaniacées, Lauracées, Magnoliacées, Ménispermacées .

b. Surdosage
- La feuille de Sauge officinale (Salvia officinalis L., Lamiacées), qui est inscrite à la 8ème
édition de la Pharmacopée Européenne, contient de la thuyone, une cétone mono terpénique
convulsivante à forte dose (plus de 15 grammes de feuilles par dose), mais aussi à faibles
doses répétées.

-La feuille de Ginkgo (Ginkgo biloba L., Ginkgoacées), qui est inscrite à la 8 ème édition de
la Pharmacopée Européenne, peut quant à elle peut provoquer des effets indésirables à type de
diarrhée, nausées, vomissements, agitation, faiblesse lorsqu’elle est utilisée à des doses
supérieures à celles recommandées .

- La consommation de compléments alimentaires à base de bulbe d’Ail (Allium sativum L.,


Alliacées), qui est inscrit à la 8ème édition de la Pharmacopée Européenne, peut provoquer
des saignements lorsque les doses usuelles sont largement dépassées .

5. Phytothérapie traditionnelle en Algérie

Dans les grandes villes, il existe des herboristes, essentiellement au niveau des marchés,
fréquentés par un large public, convaincu des bienfaits des médecines douces, au patient
indigent en collecte d’un traitement accessible.

Consulter un homéopathe En Algérie

Qu’est-ce qu’un homéopathe et quel est son rôle


Les homéopathes traitent une grande variété d'infections aiguës et chroniques, comme
les otites, l’eczéma, les allergies, la dépression et l'anxiété. L'homéopathie est une
médecine douce qui repose sur l'utilisation de substances basées sur le principe de
dilution. Selon les praticiens, les remèdes homéopathiques peuvent aider à la guérison du
corps.
Elle est présentée sous forme de granules imbibées de la solution homéopathique.
Cette médecine est holistique. Elle considère que le corps est en capacité de s’auto-guérir.
Pour cela, il suffit de stimuler son corps afin qu’il apprenne lui-même par la suite. En effet,
cette pratique repose sur la seule auto-guérison et non la recherche de cause de la maladie ou
des douleurs.

Quand consulter un homéopathe


L'homéopathie peut aider les personnes ayant des troubles articulaires et osseux tels que
l’arthrose et l’ostéoporose. Il est également possible de le consulter pour des maux de dos,

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des infections (gastro-entérites, rhumes, otites), des migraines, des troubles du sommeil et
des conjonctivites. Elle peut être utile pour lutter contre les allergies alimentaires et les
maladies de la peau comme l’eczéma, l’acné, la rosacée ou le psoriasis.
Vous pouvez consulter un médecin homéopathe si vous avez une maladie
respiratoire (asthme, pneumonie, bronchite), des troubles gynécologiques ou encore des
maladies du système digestif (gastrite, reflux, ulcère et syndrome du côlon irritable).
L’homéopathie est également prescrite en cas de jambes lourdes, d’anémie, mais aussi de
palpitations et d’angine de poitrine.
Enfin, une consultation peut être envisagée en cas de surpoids. Elle permettra alors de
trouver les causes de prise de poids. Par la suite, le praticien pourra prescrire des médicaments
homéopathiques.

Choisir son homéopathe : comment s’y prendre ?

Vous pouvez regarder sur Doctoome afin de voir si le praticien est proche de chez vous et
dans quel délai il peut vous recevoir.

Peut-on consulter un homéopathe en ligne ?

On peut lui poser des questions en téléconsultation. Cependant, pour certains examens
spécifiques il est nécessaire d’avoir un rendez-vous en présentiel.

6. Les principes actifs des plantes médicinales

La plante synthétise des métabolites primaires et d’autres molécules appelées métabolites


secondaires (ex : tanins, saponines, vitamines, alcaloïdes, terpènes).

6.1 Un métabolite primaire est un type de métabolite qui est directement impliqué dans la
croissance, le développement et la reproduction d'un organisme ou d'une cellule. Ce composé
a généralement une fonction physiologique dans cet organisme, c'est-à dire une fonction
intrinsèque. Les métabolites primaires rassemblent les protéines, les lipides, les carbohydrates
(glucides) et les acides nucléiques.

6.2 Inversement, un métabolite secondaire n'est pas directement impliqué dans ces
processus physiologiques fondamentaux, mais possède typiquement une fonction écologique
importante (c'est-à-dire une fonction relationnelle). Les métabolites secondaires ont des rôles
très variés. Ils peuvent servir de défense (sécrétions amères ou toxiques pour les prédateurs :
antiparasitaires, antibactériens, antifongiques, antiviraux et cytotoxiques (composés
phénoliques, terpènes; alcaloïdes) ou au contraire, attirer certaines espèces ayant des rôles
bénéfiques ; pollinisateurs (flavonoïdes (composé phénolique), terpènes). Ils peuvent
également permettre la communication entre les plantes, par des messages d’alerte par
exemple, ou faire partie de la structure de la plante (tanins et lignine (composé phénolique),
Fig.5).

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a

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Page 11 of 48
b
Fig.5 a. Les principales classes des métabolites secondaires b. Les principales classes de
composés phénoliques.

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Principales classes de composés antimicrobiens d'origine végétale

Structures de substances chimiques végétales antimicrobiennes courantes

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6.2.1 Composés phénoliques
Les composés phénoliques sont des métabolites secondaires végétaux. Ils sont caractérisés par
la présence de groupements phénoliques: 1 ou plusieurs cycles aromatique (benzéniques)
porteurs de 1 ou plusieurs OH.

La désignation générale «composés phénoliques» concerne à la fois les mono, les di et les
polyphénols dont les molécules contiennent respectivement une, deux ou plusieurs fonctions
phénoliques (fonctions phénols).

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-Les phénols
Les phénols simples (C6) sont rares dans la nature, exemple le catéchol, phloroglucinol...).

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-Les polyphénols

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*Les acides phénoliques

Les radicaux libres sont des espèces chimiques (atomes ou molécules) qui possèdent un
électron célibataire.

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La principale origine des radicaux libres: l'oxygène. Ce dernier produit en permanence
au niveau de la cellule et en particulier de la mitochondrie des composants appelée
radicaux libres, ou encore espèces oxygénées activés (EOA).
Ces substances issues de l’oxygène sont générées sous l’effet d’oxydants
environnementaux. Le tabagisme, une nutrition trop riche en graisse, la pollution,
l’absorption d’alcool, l’exposition prolongée au soleil provoquent une surproduction de
radicaux libres dans notre organisme.

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*Les flavonoïdes

Les flavonoïdes sont des composés en C6-C3-C6 (= deux cycles aromatiques reliés par
trois carbones : C6-C3-C 6= Le pont à 3 carbones entre les deux phényles), qui renferment
plusieurs milliers de molécules pouvant être regroupées en plus de dix classes, induisant une
nomenclature complexe. Ils sont issus du para-coumaroyl CoA et de 3 molécules de malonyl-
CoA qui forment l'hydroxychalcone comprenant 2 noyaux benzéniques.

Les principales catégories de flavonoïdes sont définies par :

a/ la présence ou l’absence d’une double liaison entre les carbones 2 et 3 du cycle C, qui
déterminent la planéité de la molécule (être plane).

Les flavones, flavonols et dérivés présentent une double liaison et sont des molécules
planes, contrairement aux flavanes, flavanones et dérivés.

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b/ la présence de fonctions cétones, alcools et méthoxy.

*Les tanins

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-Tanins hydrolysables : Caractérisés par leur faculté d'être hydrolysés

-Tanins non hydrolysables: Composés non hydrolysables mais qui peuvent être
dépolymérisés en anthocyanidols lorsqu'ils sont traités à chaud par un acide.

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6.2.2 Composés terpéniques

Les terpènes et terpénoïdes semblent être la même chose, c'est parce qu'en grande partie, ils le
sont, mais il existe une petite différence entre ces deux composés: les terpènes sont de purs
hydrocarbures. Les terpénoïdes, en revanche, sont modifiés par l'oxydation. Les terpènes
sont des hydrocarbures basiques, tandis que les terpénoïdes contiennent des groupes
fonctionnels supplémentaires. Terpénoïdes: sorte de terpène amélioré.

À la base de l’aromathérapie et des huiles essentielles, ils apportent en partie les bienfaits
naturels d’une plante. En possédant des supposées vertus anti-bactériennes et
thérapeutiques, ils seraient capables de soigner de nombreux maux.

[Link] Terpènes (isoprènes)

Principalement produit par les conifères, c’est un composant qui se retrouve dans la résine
végétale. Cet hydrocarbure, possède alors des propriétés odoriférantes qui lui sont propres.
Composés organiques ont en effet une forte odeur, censée protéger la plante d’être dévorée
par des herbivores ou des insectes nuisibles. Aussi, ce sont ces mêmes odeurs qui jouent un
rôle central au sein de la pollinisation : en attirant le plus grand nombre d’abeilles.

[Link] Terpénoïdes (isoprénoïdes)

sont beaucoup utilisés en raison de leurs qualités aromatiques. Ils jouent un rôle dans les
remédes en herboristerie traditionnelle. Ils ont des effets antibactériens, antinéoplasiques
(stoppe tumeurs) ou autres effets pharmaceutiques.

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*Classification

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Acyclique signifie= qui ne présente pas de cycle

Menthol (menthe poivrée)/ pinène (conifères)

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La présence d'une fonction oxygène dans la structure augmente les propriétés
antimicrobiennes des terpénoïdes.

6.2.3 Alcaloïdes et composés azotées

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Plantes de type digitale (Scrofulariacées)

Antalgique : qui calme la douleur. Analgésiquee : qui supprime ou atténue la sensibilité à la


douleur. Paludisme : dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en
sont porteurs. Chez l'être humain, ces parasites se multiplient dans le foie puis s'attaquent aux
globules rouges. Le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des
vomissements.

6.2.4 Hétérosides

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*Classification

Les O-hétérosides: la fonction réductrice de l’ose est liée avec un groupement hydroxyle
(alcoolique ou phénolique) de la génine.

Les S-hétérosides : La fonction réductrice de l’ose est liée à un groupement thiol de la


génine.

Les N-hétérosides: la fonction réductrice de l’ose est liée à un groupement aminé de la


génine.

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6.3 Quelques métabolites toxiques (Tab.11)

Tab.11 Quelques métabolites toxiques chez certaines plantes.

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Page 30 of 48
6.4 Quelques médicaments courants à base de plantes

Plus de 10.000 espèces de plantes différentes sont utilisées par les scientifiques, et de
nombreux médicaments sont élaborés à partir de leurs principes actifs. L’organisation
mondiale de la santé (OMS) considère que dans de nombreux pays peu développés, les
plantes et leurs composants représentent la première source de remèdes.

*Quelques exemples de médicaments courants à base de plantes (extraits de plantes, utilisés


par les industries pharmaceutiques) :

a*Acide acetylsalicylique (aspirine): Origine naturelle : écorce de saule de laquelle un


glucoside amer nommé salicine est extrait. Cette formule a néanmoins été modifiée pour
obtenir aspirine par synthèse chimique.

Saule (Salix, Salicacées)

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Propriétés : analgésique (céphalée, myalgie, névralgie), anti-inflammatoire, antipyrétique
(régulation de la température corporelle). D’autre part, l’aspirine stimule directement et
indirectement la respiration.

b*Atropine (alcaloïdes) : Origine naturelle : Belladone et plantes Solanacées.

Belladone (Atropa belladonna, Solanacées)

Propriétés: L’atropine bloque les réponses aux stimulations cholinergiques du sphincter irien
et du muscle ciliaire responsable de l'accommodation. Elle produit ainsi une dilatation de la
pupille et une paralysie de l'accommodation (Mise au point faite par l'œil), en inhibant les
récepteurs cholinergiques muscariniques (des protéines transmembranaires capables de lier
l'acétylcholine libérée dans le milieu extracellulaire, et d'induire par la suite un signal à
l'intérieur du cytoplasme. Ce sont des récepteurs membranaires sans activité enzymatique de
type canal ionique). L'atropine diminue le tonus du parasympathique (une des trois divisions
du système nerveux autonome ou viscéral), si bien que l'influence du sympathique (est une
des trois parties du système nerveux autonome) devient prépondé[Link]ès toxique, utilisée à
des doses de l’ordre du milligramme ; à dose élevée, l’atropine provoque une excitation
dite « délire atropinique».

c*Contraceptifs : Origine naturelle : Salsepareille, igname et plantes dioscoréacées.

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Salsepareille (Smilax aspera, Smilacacées)

Propriétés: Interfèrent dans le processus chimique d’attraction entre l’ovule et spermatozoïdes

d*Corticoïdes : Origine naturelle : Le nom provient du fait qu’ils sont secrétés par le cortex
surrénal, il existe des corticoïdes d’origine végétal (cactacées, plantes légumineuses, cardon),
puis transformés en corticoïdes.

Cactacées

Cardon cultivé (Cynara cardunculus , Astéracées ou Astéraceae)

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Propriétés : Anti-inflammatoire, antiallergique, dans le cas de fibrose pulmonaire
(inflammation et la cicatrisation des poumons), colite (inflammation du côlon) et d’arthrite
(affection inflammatoire qui touche une ou plusieurs articulations).

e Digitaline et glucoside cardiaque : Origine naturelle : graines et feuilles sèches de la


digitale pourprée

Digitale ou Digitale pourpre (Digitalis, Scrofulariacées)

Propriétés : Les digitalines, hétérosides cardiotoniques (qui stimule le coeur) ou


encore glycosides cardiotoniques sont une classe thérapeutique de médicaments utilisée en
cardiologie. Le digitalique est une substance apparentée à la digitaline, issue de la digitale.
Les digitaliques sont des substances d'origine végétale, appartenant au groupe des
tonicardiaques ou glycosides cardiaques. Seule la digoxine est commercialisée. L’effet de la
digoxine dans le traitement de l’insuffisance cardiaque est lié à son effet inotrope positif et à
son effet de contrôle de la fréquence ventriculaire dans la fibrillation auriculaire. Cependant,
les glycosides cardiaques modulent également l’activité du système nerveux autonome, ce qui
contribue à leur efficacité. La digoxine n'est plus un traitement de première intention de
l'insuffisance cardiaque. Elle a un faible index thérapeutique, nécessitant une surveillance
régulière clinique et biologique par suivi thérapeutique pharmacologique, avec un risque
important d'effets indésirables, d'interactions médicamenteuses, ou d'intoxication.

f*Morphine : Origine naturelle : Pavot et un alcaloïde similaire peut aussi être extrait de
coquelicot

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Pavot (Papaver somniferum, Papavéracées)

Propriétés : Analgésique et calmante.

La morphine est un opioïde, c’est-à-dire un dérivé de l’opium. Elle est classée comme
stupéfiant et son utilisation est très réglementée. Ce contexte fait peur et certaines personnes
imaginent donc être plus en danger en ayant recours à une « drogue » qu’en supportant des
douleurs intenses. Elles craignent à tort de devenir toxicomanes. Les études scientifiques
montrent que la morphine utilisée dans de bonnes conditions pour traiter la douleur,
n’entraîne pas de toxicomanie, même si elle est prise à long terme. Les conditions
d’utilisation de la morphine sont aujourd’hui basées sur des données scientifiques :

- La morphine est utilisée pour soulager les douleurs intenses, lorsque les traitements moins
puissants ne sont pas efficaces. Elle est utilisée sous surveillance médicale stricte;

- A chaque fois que possible, la voie orale est privilégiée (comprimés, gélules, solutions
buvables). Le médicament est ainsi libéré progressivement dans l’organisme, alors que la
toxicomanie est favorisée par une libération brutale de doses importantes de médicament;

- Les dosages de morphine sont définis progressivement, au cas par cas. Seule la dose
nécessaire à chaque personne est utilisée;

- les prescriptions de morphine orale ou sous forme de patchs sont limitées à 28 jours pour
éviter les utilisations inadéquates et le stockage à domicile. Dans ces conditions, une personne
qui prend de la morphine pour soulager sa douleur a un risque tout à fait exceptionnel de
devenir toxicomane. Après une utilisation prolongée de morphine, l’arrêt du traitement est
toujours possible, mais doit cependant être progressif.

g*Pollen : Origine naturelle : Plantes anémophiles (gamètes mâles et femelles des végétaux
se rencontrent transportés par le vent) et graminées (ou Poacées sont des plantes de la famille
des angiospermes (plantes à fleurs) monocotylédones (la graine possède un cotylédon
unique). Les graminées ont des fleurs disposées en épi, formé d'une succession d'épillets. Ex :
céréales (blé, riz, orge, maïs, sorgho, seigle), roseaux, bambous).

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Propriétés : agent protecteur de la glande prostatique (glande exocrine de l'appareil génital
masculin. Sa fonction principale est de sécréter une partie du liquide séminal, l'un des
constituants du sperme. Chez la femme, les glandes para-urétrales (aussi appelées glandes de
Skene) sont parfois désignées comme une prostate féminine.)

h*Quinine : Origine naturelle: écorce de quinquina, laquelle contient plus de 20 alcaloïdes ou


de substances nitrogéniques (azote), la quinine en est le principal, il a été isolé en 1820 par
Pelltier et Caventou.

Ecorce de quinquina (Cinchona officinalis/, Rubiacées)

Fleurs de quinquina (Cinchona officinalis, Rubiaceae, l'arbre des fièvres)

Propriétés : dans le traitement contre la malaria, régulation du système nerveux central,


système cardiovasculaire et le transit intestinal.

i*Quinidine (alcaloïde) : Origine naturelle : écorce de quinquina

Propriétés : le sulfate de quinidine agit sur le système cardio-dépresseur et également dans le


traitement contre la malaria (ou paludisme, appelé également « fièvre des marais », est une
maladie infectieuse due à un parasite du genre Plasmodium, propagée par la piqûre de
certaines espèces de moustiques anophèles).

j*Strychnine : Origine naturelle : Noix vomique (Inde)

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Noix vomique (Strychnos nux vomica, Loganiacées)

Propriétés : stimulation du système nerveux central, excitation de l’organisme, bloque


l’inhibition et provoque de puissants effets convulsifs (la contraction (spasme) violente et
involontaire d'un ou plusieurs muscles).

7. Divers modes de préparations familiales

Les plantes peuvent s’employer de différentes manières. Voici les préparations les plus
courantes :

a*Bains:

Immersion du corps tout entier ou d’une partie dans un liquide préparé à cet effet : une
poignée d’herbes dans un litre d’eau. Filtrer puis verser la mixture obtenue dans l’eau du bain
plus 5 à 10 gouttes de l’HE (un seul bain par jour). Il peut être aromatique, émollient (qui
relâche les tissus), stimulant (qui augmente l'activité physique ou psychique, les fonctions
organiques), fortifiant, voire sédatif. Efficaces en cas de rhumatismes.

b*Cataplasmes (compresse):
Bouillie médicinale appliquée sur la peau pour apaiser une inflammation.

c*Préparation des tisanes médicinales :

C'est la forme traditionnelle de la phytothérapie. Idéale pour drainer l'organisme, elle


renferme de nombreux principes actifs hydrosolubles. De plus, la chaleur, en faisant éclater

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la cellule végétale, va libérer d'autres formes de principes actifs, notamment les huiles
essentielles pour les plantes aromatiques. Il existe différentes manières de préparer ces
breuvages:

-Décoction : Dans ce cas, d'abord les herbes sont déposées dans une casserole ; puis on
verse dessus de l'eau froide ; enfin, on met à chauffer. La durée de la décoction peut
varier entre 5 et 30 minutes, tout dépend de la qualité des herbes utilisées. En général,
pour les fleurs, les feuilles et les parties tendres, 5 à 10 min suffisent. Pour les parties plus
dures (racine, écorce, tige), on les hache en petits morceaux puis on procède comme indiqué
au début, sauf que le temps de décoction sera plus long : 15 à 30 min. On retire la casserole
du feu, toujours couverte, on laisse reposer, puis on filtre. Cette technique est plus
recommandée pour les racines, les tiges et les écorces.

Exemple de Décoction de réglisse

Propriétés : Anti-inflammatoire, émolliente, Expectorante (facilite l’Expectoration : désigne


toutes les substances libérées par les poumons au cours des efforts de toux), Carminative
(facilite l'expulsion des gaz intestinaux.), stimulant des surrénales (les glandes surrénales sont
deux glandes endocrines de petit volume jouant un rôle essentiel dans le contrôle de la tension
artérielle et dans la synthèse d'une hormone vitale : le cortisol (métabolisme de glucides),
Aldostéronique (hormone corticosurrénale, qui exerce son action sur le métabolisme minéral),
Antivirale (herpès), hépatoproctectrice .

Indications: Gorge sèche, irritée, infectée, douleurs, inflammation, toux sèche, hépatite,
ulcères d’estomac.

Méthode de décoction: Mettre une cuillère à café de racine concassée de réglisse dans
150mL d’eau froide. Porter à ébullition, et laisser 5mn. Filtrer et boire chaud ou froid.

Contre-indications et précautions:

- Usage à court terme seulement ;

- Ne pas prendre si présence d’hypertension ou de palpitations ;

- Ne pas prendre durant la grossesse

-Infusions : Cette méthode consiste à verser de l'eau bouillante sur des herbes (dans une
tasse ou un pot) et d'attendre 10 minutes que celles-ci se soient mélangées à l'eau chaude.
C'est une technique bien appropriée pour les feuilles et les fleurs. Les racines peuvent aussi
se préparer sous cette forme, mais elles doivent alors être hachées très finement. Après
versement de l'eau bouillie, on laissera ces parties de la plante s'en imbiber durant 20 ou 30
minutes.

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Exemple d’infusion d’ortie (Urtica dioïca).

Propriétés: Nutritive, Tonique (qui stimule l’activité de l’organisme) général,


antihistaminique (utilisé comme antagoniste compétitif des récepteurs de l'histamine, qui sert
donc à réduire ou à éliminer les effets de ce médiateur chimique endogène libéré, entre autres,
au cours des réactions allergiques. L'histamine, amine naturelle, est une cytokine, une
molécule de signalisation du système immunitaire, l'histamine est un
neuromédiateur largement impliqué dans les phénomènes inflammatoires et allergiques).

Indications : Déminéralisation (la réduction de la masse minérale), Anémie, fatigue,


épuisement, ostéoporose (raréfaction pathologique du tissu osseux.), crampes musculaires,
menstruations abondantes, rages de sucre, grossesse et allaitement, arthrite (affection
inflammatoire qui touche une ou plusieurs articulations), goutte (maladie chronique due à
la présence d'un excès d'acide urique dans le sang ; on parle d'hyperuricémie. Des
microcristaux d'acide urique peuvent alors se déposer dans les articulations et les tissus qui
l'entourent, créant une inflammation ou arthropathie inflammatoire.), douleurs articulaires,
Acné et autres problèmes de peau, Allergies saisonnières.

Recette : Choisissez les jeunes pousses terminales d’ortie, du printemps ou de l’automne


plus concentrées en minéraux. Mettez 5 feuilles d’ortie fraîche dans votre tasse (ou une
cuillère à café de feuille sèche). Versez 150 mL d’eau frémissante. Infusez 15 min. Filtrez et
buvez. Vous pouvez en prendre 4 à 5 fois par jour.

Contre-Indications et précautions :

- Peut causer des ballonnements. Dans ce cas là, associez la à une plante carminative chaude
(ex : fenouil) ;

- Diurétique (Qui augmente la sécrétion urinaire);

- Peut modifier la régulation du glucose

-Macérations (cas de graines fenugrec): les herbes sont trempées dans l'eau froide pendant
10 à 24 heures selon la partie de la plante. : Les feuilles, les fleurs, les graines et les parties
tendres y resteront entre 10 et 12 heures. Les tiges, écorces et racines tendres seront hachées
puis laissées dans le récipient entre 16 et 18 heures. Ces mêmes parties, si elles sont dures, y
resteront entre 22 et 24 heures.

L’extraction est une étape très importante dans l’isolement et la récupération des composés
d’intérêt. Elle est influencée par plusieurs facteurs notamment la méthode utilisée et la
présence de substances interférentes.

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En effet, l’infusion est particulièrement adaptée aux parties fragiles des plantes, telles que
les fleurs ou les feuilles, ainsi qu’aux plantes riches en substances volatiles et
aromatiques (huiles essentielles), qui rappelons-le se dégradent à trop haute
température. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de toujours couvrir son infusion : pour
conserver tous les principes actifs.
La décoction est le mode de préparation à privilégier pour les parties plus rigides et
fibreuses de la plante telles que les racines, certaines graines ou encore l’écorce.

La macération à froid peut se faire sur la majorité des plantes, mais est particulièrement
adaptée aux plantes riches en mucilages, telles que la Guimauve, la Gentiane, la Réglisse
ou encore la Mauve, ainsi qu’aux plantes contenant des composés thermolabiles, sensibles
à la chaleur. La macération peut également s’opérer dans de l’huile végétale, souvent de
l’olive ou du tournesol, pour obtenir les fameux macérats huileux.

Selon Gouegoui Bohui et al. (2018), les meilleurs rendements d’extraction sont enregistrés
par la décoction avec une moyenne de 16,3% et 19,3% respectivement pour Azadirachta
indica et Psidium guajava. Cependant, l’infusion et la macération restent de bonnes méthodes
d’extraction pour les deux plantes.
La décoction est la meilleure méthode d’extraction des flavonoïdes totaux qui représentent
6,73 mg EQ/mL pour Azadirachta indica et 8,1 mg EQ/mL pour Psidium guajava.
Concernant l’activité antioxydante, les extraits obtenus par décoction présentent l’activité
antioxydante la plus importante indépendamment des plantes étudiées. Cette étude montre que
l’extraction par décoction est la meilleure méthode pour extraire les flavonoïdes et obtenir la
plus forte capacité antioxydante des extraits étudiés.
Le résultat de la teneur en flavonoides pourrait s’expliquer par le temps d’extraction. En effet,
le temps est très long dans le cas de la macération (24 heures) par rapport aux d’autres
méthodes comme la décoction (30 min) et pourrait entrainer la dégradation de certaines
substances naturelles comme les flavonoïdes.

Selon Mahmoudi et al. (2013, étude sur l’artichaut) Les meilleurs rendements d’extraction
sont enregistrés par la décoction soit une moyenne de 17,34 % versus 15,64 % pour la
macération ; toutefois l’eau et le méthanol restent les meilleurs solvants d’extraction. La
macération semble être meilleure pour l’extraction des polyphénols totaux (19,88 mg
équivalent acide gallique /g PS en moyenne) et des flavonoïdes (8,25 mg équivalent
quercétine /g PS en moyenne). L’éthanol et l’acétone sont préférables pour l’extraction de ces

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biomolécules. En revanche, la décoction aqueuse est plus performante pour l’extraction des
tanins condensés (3,05 mg équivalent catéchol/g PS).

-Fomentations : Application de compresses imbibées du liquide de décoction (ou


infusion) sur le corps.

d*Fumigations et Inhalations : Excellentes pour soigner les affections des voies


respiratoires, et la zone ORL (oto-rhino-laryngologie) par utilisation de la vapeur d’eau
chaude mélangée à l’arome de substances volatiles comme l’eucalyptus, thym ou romarin.

e*Gargarismes et bains de bouche : préparations destinés à soigner les maladies


inflammatoires des muqueuses de la bouche, de la gorge et du pharynx (herbes antiseptiques
prescrites sou forme d’infusion ou de décoction).

f*Huiles végétales : Pour faire pommades ou de compresses : poignée d’herbes séchées ou


fraiches, dans une bouteille en verre +couvrir par exemple d’huile d’olive, d’huile de noix ou
d’huile d’amande. Bien fermer le contenant et laisser reposer au soleil pendant 2 à 3 semaines
(environ 45 jours, pour concentrer l’huile). Filtrer et évacuer la nappe d’eau qui a pu se
former.

g*Lotion : Liquide obtenu par infusion ou décoction de plantes émollientes ou vulnéraires


(qui guérit les blessures, en utilisant un coton hydrophile). On y rajoute un mélange à base
d’alcool pour renforcer l’effet rafraichissant.

h*Collyres : Traitement des affections des paupières et des yeux. Pour faire un collyre, il est
préférable d’utiliser une infusion diluée et tiède.

i*Sirop simple : Dissolution de 180 g de sucre dans 100 g d’eau à laquelle est incorporé le
principe thérapeutique voulu.

j* HE (aromatiques) : ou essences sont volatils se trouvent dans différentes parties de la


plante (fleurs, feuilles, écorces, racines), généralement sont des antiseptiques (désinfectant à
usage corporel; antibactériens, antifongiques, vermifuges (lutte contre ces parasites) ou
stomachiques (qui favorise le fonctionnement normal de l’estomac).
Cyclehexane, hexane, butane,…etc sont des solvants généralement utilisés dans l’extraction
des HE (isolées par entrainement à la vapeur). Les HE sont

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Selon Jouault (2012), les composants des HE qui ont une activité antibactérienne sont les
sesquiterpènes, les monoterpénols (l'unité hydroxyle se fixe sur un monoterpène) et les
phénols. Dorman et Deans (2000) ont suggéré que les composants à structures
phénoliques sont fortement actifs contre les microorganismes, comme le thymol qui est le
composé ayant le spectre d'activité le plus large contre 25 genres de bactéries testés, suivi
du carvacrol et de l'α-terpinéol. La position relative du groupe hydroxyle exerce une
influence sur l'efficacité des composants. Diao et al. (2014) ont proposé que l'HE (des graines
de fenouil) provoque une percée dans la membrane cellulaire de la bactérie, entraînant une
fuite d'électrolytes, des pertes de protéines, des sucres réducteurs, ce qui provoque la
décomposition et la mort de la cellule bactérienne.

8. Récolte des plantes médicinales

Certaines plantes peuvent être cueillies toute l’année mais la plupart doivent être récoltées à
un moment précis de leur croissance pour être utilisées immédiatement ou conservées. Les
plantes doivent être préparées sitôt récoltées afin de conserver leurs principes actifs .

9. La récolte, séchage et conservation des plantes médicinales

9.1 Récolte

-Procéder à la cueillette en début de matinée, juste après le lever du soleil, par temps sec,
après attendu l’évaporation de la rosée. Ne jamais cueillir les plantes lors de pluie, de
brouillard pu par temps humide.

Exemple : le thym

a*Période= Le thym peut se récolter au jardin toute l’année, selon les besoins mais si vous souhaitez
le conserver, la période idéale pour le cueillir se situe entre avril et juillet, selon les régions, lorsqu’il
commence à fleurir car c’est là qu’il est le plus parfumé, qu’il concentre un maximum de ses
principes actifs.
b*La cueillette=Idéalement, lorsque le matin est ensoleillé et frais, vous pouvez prévoir votre
cueillette dans la matinée, dès que la rosée aura disparu. Attention aux temps lourds qui sont trop
humides pour une bonne conservation du thym.
Utilisez une simple paire de ciseaux ou un sécateur pour couper les branches de thym ou de serpolet.
Et prévoyez un peu de temps après la cueillette pour vous en occuper car il ne doit pas être oublié
en tas tel quel sinon il va perdre ses principes actifs.

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-Utiliser un sécateur ou un couteau bien aiguisé et propre ;
-Ne cueillir que les parties de la plante destinées à être utilisées ;

-Ne récolter que les plantes saines, exemptes de traces d’insectes ou de mollusques , et retirer
les parties malades , fanées ou abimées ;

-Ne pas tasser les plantes, les coucher dans un panier, sur une toile, un plateau, plutôt que sur
le sol ;
-Etiqueter les récoltes ;

-Transporter les produits de la récolte dans des sacs en toiles ou des paniers de vannerie bien
aérés, éviter les sacs hermétiques ou en plastique.

9.1.1 Récolte de la plante entière


Ne cueillir que la plante mature (lorsqu’elle a fleuri). Couper les tiges à ras du sol, exception
faite des plantes mucilagineuses, au quel cas, on doit récolter les tiges avant leur entier
développement, car les principes émollients, mucilagineux (mucilage (polysaccharides) est
une substance que la plante utilise pour garder l’eau dans ses tissus. Cette molécule qui a une
grande affinité pour l’eau agit comme une petite éponge) prédominent dans les premiers
temps de la végétation (la mauve Malva sylvestris, la violette Viola odorata).

9.1.2 Récolte des feuilles

La récolte des feuilles se fait lorsqu’elles sont jeunes, mais totalement développées, au plus
tard juste avant que les fleurs ne s’épanouissent: Cas de menthe (Mentha), plante herbacée
odorante de la famille des Lamiacées: Bien que la menthe résiste au froid, son feuillage
disparait durant l’hiver pour ne réapparaitre qu’au printemps suivant : il est donc nécessaire
de pouvoir la récolter et la conserver pour une utilisation hivernale.

Dès le printemps, vous pourrez la récolter en fonction de vos besoins mais également en vue
de la conserver : idéalement, mieux vaut couper les tiges avant la floraison; car lorsque la
floraison démarre, vers juin, les fleurs s’épanouissent au détriment quelque peu des feuilles10.

Cas de Tetraclinis articulata: Selon Boukhriss et al (2009), Pour une exploitation


industrielle, il convient donc d'extraire l'huile essentielle des feuilles de Tetraclinis articulata
(Vahl) environ une semaine après leur récolte, puisque la teneur en huiles essentielles serait à
son maximum. Au-delà de cette période, elles perdent qualitativement et quantitativement
leurs huiles essentielles.

9.1.3 Récolte des fleurs

On cueille les fleurs juste avant leur complet épanouissement et avant la fécondation.

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Certaines plantes ont des fleurs unisexuées. Leurs fleurs mâles et femelles peuvent être
portées sur des plants différents (ces plants sont appelés dioïques) ou sur le même plant (ce
sont des plantes monoïques).

D'autres ont des fleurs hermaphrodites; c'est-à-dire que chaque fleur comporte des organes
mâles (étamines) et femelle (pistil). C'est le cas de la majorité des plantes à fleurs.

La fécondation peut se produire entre fleurs différentes (fécondation croisée). Le vent et les
insectes, entre autres, transportent le pollen d'une fleur à l'autre.

La fécondation peut se produire entre le pollen et l'ovule de la même fleur: on dit qu'il y a
alors autofécondation12.

9.1.4 Récolte des fruits


Cueillis bien murs, pour être consommés immédiatement mais toutefois les cueillir un peu
avant leur maturité lorsque l’on veut les faire sécher.

9.1.5 Récolte de l’écorce


Elle se fait lorsque l’écorce acquiert une certaine épaisseur et se sépare facilement du corps ;
les écorces des arbres se récoltent en hiver, celle des arbrisseaux en automne, et celle des
résineux (ex : pin) au printemps.

9.1.6 Récolte des racines


On déterre les racines quand elles sont assez robustes et complètement développées , il en va
de même pour les rhizomes. D’une façon générale, on récolte au printemps les racines des
plantes vivaces (plante qui vit plus de deux années (opposé à plante annuelle ), et en automne
celles des plantes annuelles (dont le cycle de vie, de la germination jusqu'à la production de
graines, ne dure qu'une année ) et bisannuelles (pour les légumes bisannuels, comme le céleri,
la carotte ou l'oignon, la récolte a lieu à la fin de l'année du semis, la floraison ne se
produisant que la deuxième année de culture11).

9.1.7 Récolte des graines

Elles doivent être récoltées à maturité, ce qui est parfois difficile à constater. Pour être
certains, lorsque la couleur indique leur maturité, couper les sommités en conservant une
partie de la tige et les placer en bas dans un sac en papier. A maturité complète, les graines
tombent d’elles même dans le sachet, sans être poussiéreuses, ni mélangées à d’autres graines
.
Il est préférable de cueillir les semences sur plusieurs plants plutôt que sur un seul afin de ne
pas limiter la production et de diversifier la source. Les semences sont toujours cueillies sur
des plantes exemptes d'insectes et de maladies.

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9.2 Séchage
Rarement utilisées à l’état frais, les plantes médicinales nécessitent des précautions
particulières au niveau de leur conservation. Les dégradations des plantes médicinales, le plus
souvent de nature enzymatique (hydrolyse, oxydation, polymérisation), nécessitent la
présence d’eau et peuvent donc être évitées par la dessiccation (l’action des enzymes est
inhibée par l’élimination de l’eau) et la stabilisation (dénature, de façon irréversible, les
enzymes, que ne pourront donc plus agir même la plante est réhydratée).

Le séchage se fait aussitôt après la cueillette, rentrer la récolte dans un endroit ou un local
aéré, ombragé et sec.

En plein de soleil, les plantes (feuilles et fleurs) récoltées perdent leurs principes volatils et
leurs HE qui sont détruits par la chaleur ; de plus, elles se décolorent sous l’action de la
lumière vive.
Le maximum de température admise pour une bonne dessiccation des plantes aromatiques
ou des plantes contenant des HE est de 30°C ; pour les autres cas (extraction des
métabolites), la température peut varier de 15 à 70°C (tout dépend de la plante et les
composés bioactifs à étudier).
Par exemple, pour faire extraire les composés phénoliques, il préférable de faire:

-Le séchage à température ambiante (tout dépend de la partie de la plante et la plante à


étudier)
-et à l’abri de la lumière (obscurité) pendant quelques jours (=séchage dans une salle
foncée) pour empêcher la photo-oxydation afin de préserver au maximum l’intégrité des
molécules bioactives.

-Échantillons broyées à l'aide d’un broyeur (électrique) pour obtenir une poudre.
Il est essentiel d’établir une bonne circulation d’air pour éviter les fermentations ou
moisissures.
Si possible instaurer un courant d’air après avoir installé les végétaux (feuilles, fleurs,
semences,….etc) en lits minces sur des claies de bois très propres et sans odeur, ou sur des
papiers.

N.B : Séparer les plantes les unes des autres, ne jamais les superposer. Quand il s’agit de
plantes entières, il y a lieu de les suspendre isolément la tête en bas. Tourner les plantes de
temps à autres.

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Cas des racines et des écorces doivent être lavées, peignées et découpées e petits fragments
avant séchage. Dans leurs cas, il est préférable de les mettre séchées au soleil pour
quelques heures au début pour entamer leur dessiccation.

9.2.1 Séchage à l’ombre (Procédé 1)

Pour ce type de séchage, les échantillons sont disposés dans de grands tiroirs recouverts de
papier pour éviter l’accumulation des moisissures, ouverts à l’ombre où l’air peut circuler
librement comme le montre la fig. 6. La température dans le compartiment de séchage est
comprise entre 20 et 25°C (composés phénoliques, HE).

Fig.6 Séchage à l’ombre

9.2.2 Séchage solaire

Les échantillons sont déposés sur une bâche propre et exposées directement au soleil
pendant la période d'insolation journalière.

Cas de l’HE: Selon des études faites, la concentration en HE varie significativement avec le
mode et la durée de séchage:
Le séchage à l’ombre donne un meilleur rendement en HE (la forte déshydratation cause la
mort de cellules) mais exige un temps de séchage assez long et cause la dégradation d’une
grande quantité de matière végétale par des moisissures.

Le séchage par les lampes est le plus rapide, et il a l’avantage d’empêcher la prolifération
des champignons responsables de la dégradation de la matière végétale, mais le rendement en
HE est nettement diminué.

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Boukhriss et al (2009) ont signalé que les taux des molécules des HE de Tetraclinis
articulata n’étaient pas affectés de manière notable au cours de l'entreposage à l'ombre.

9.2.3. Séchage par lyophilisateur (Lyophilisation)

Exemple: Cas d’extraction des composés phénoliques et lipides: Séchage des échantillons
en utilisant lyophilisateur (Lyophilisation=consiste à congeler l’échantillon puis à le
déshydrater pour en extraire l'eau).

Afin de garder la majorité des composés dans les extraits (surtout dans le cas des extraits
aqueux).
Si le lyophilisateur n’est pas disponible, on peut utiliser une étuve réglée à 40°c et suivez le
séchage des extraits avec le temps (temps à étudier) pour ne pas perdre certains composés
donc tout dépend de la plante, méthode d’extraction, solvant d’extraction donc c’est relatif.

9.3 Conservation
a- Avant de stocker les plantes, vérifier qu’elles sont parfaitement sèches (stabilisation du
poids et lorsqu’elles se brisent et se cassent avec un bruit sec). La moindre humidité
déclencherait un processus de moisissures qui rendait le produit inutilisable.
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b- Les plantes préparées doivent être placées immédiatement dans des récipients biens secs,
boites en fer blanc (fig.7), sacs en papier ou dans des flacons en verre transparents (teintés).
Elles ne doivent pas être conservées dans des boites ou sacs en plastiques ordinaires, comme
le polyéthylène qui entraine des modifications sur les plantes conservées.

c-Enfin la conservation se fait à l’abri de la lumière, de l’air et au sec.

d-Les échantillons sont récupérés dans des flacons fermés et stockés à l’abri de la lumière et
d’humidité (à 4°C) jusqu'à l’analyse, dans une boite alimentaires hermétique contenant une
couche de silica-gel épaisse d’1cm d’environ. Ces conditions de stockage permettent de
limiter le risque d’oxydation des composés phénoliques et des lipides (le silica–gel adsorbe
l’humidité contenue à la fois dans la boite et dans le broyat).

Fig.7 Boites en fer

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