Phytothérapie : Définitions et Types
Phytothérapie : Définitions et Types
Cours4 Phytothérapie
1. Définition
2. Historique
3. Types de la phytothérapie
1. Définition
La phytothérapie est une médecine douce qui traite et prévient certaines maladies et troubles
par l’usage des plantes (traitement des maladies par les plantes ou leurs extraits.). Elle est
complémentaire à la médecine traditionnelle. Les médicaments à base de plantes sont soumis
à la réglementation française et européenne. Les plantes médicinales utilisées ont la
particularité d’avoir des principes actifs agissant sur l’organisme (réguler et soigner).
La phytothérapie utilise aussi bien les racines, les tiges, les fleurs et les feuilles des plantes
médicinales selon l’utilisation que l’on veut en faire. Il existe plusieurs préparations de
plantes : en infusion, macération, bouillon, masque, en poudre, etc. Elles sont prises par voie
interne ou externe. Il peut prescrire l’utilisation de l’aromathérapie (utilisation médicale des
huiles aromatiques (huiles essentielles).) ou de l’homéopathie (L'homéopathie trouve son
origine, le plus souvent, dans l'utilisation de plantes fraîches, qui servent à la préparation de
teintures mères par macération dans de l'alcool.).
Chaque plante a des propriétés différentes et est employée pour traiter certains maux. Il est
donc recommandé de se faire conseiller par un pharmacien, un naturopathe ou encore un
médecin ayant une spécialité en phytothérapie. Même si les produits et médicaments à base de
plantes sont disponibles à l’achat sans ordonnance, il est préférable de consulter un médecin
pour une utilisation régulière car il saura vous prescrire le bon dosage, les nombre de prises,
etc. Un mauvais dosage peut ne pas avoir d’effet ou au contraire avoir des effets néfastes.
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Le phytothérapeute
2. Historique
L'emploi des plantes dans un dessein thérapeutique remonte à la plus haute antiquité et
concerne un grand nombre de civilisations. Des écrits chinois sur ce sujet datent de plusieurs
millénaires. D'autres proviennent de la Grèce antique, du Moyen Âge arabe ou du Moyen Âge
occidental.
Au début du XXe siècle, la phytothérapie est plus ou moins oubliée, concurrencée par
l'efficacité des médicaments, dont beaucoup sont d'ailleurs fabriqués à partir de plantes. Elle
réapparaît en même temps que se développent l'acupuncture et l'homéopathie 8.
3. Types de la phytothérapie
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qualitativement et quantitativement ainsi les plantes médicinales en tant qu’outils
thérapeutiques ont alors été peu à peu reléguées au statut de simples matières premières au
profit de l’utilisation de principes actifs purifiés (isolés), hémi-synthétisée ou synthétisées
néanmoins , l’importante source d’innovation qu’’elles représentent, le regain d’intérêt de la
population pour la phytothérapie et la volonté de sécuriser cette pratique sont autant de
raisons qui ont mené au retour de la thérapeutique par les plantes dans un cadre scientifique
multidisciplinaire la pharmacognosie et plus récemment l’ethnopharmacologie et la
phytothérapie clinique ont permis de valoriser l’utilisation des plantes médicinales et de
réaliser le passage vers une phytothérapie « moderne » celle-ci intègre les données ancestrales
et au niveau scientifique elle tient compte des mécanismes de synergie des différents
constituants d’une même plante et des plantes entre elles ainsi que des phytothérapie cliniques
qu’elles provoquent sur un individu donné .
L’homéopathie est une méthode thérapeutique qui repose notamment sur le principe de
similitude (du grec homoios « semblable » et pathos « maladie »), c’est-à-dire soigner par ce
qui est semblable à la maladie. Elle consiste en effet, en l’administration à des doses très
faibles ou infinitésimales (للغاية ضئيلة أو جدًا منخفضة بجرعات اإلدارة،), de substances susceptibles de
provoquer, à des concentrations différentes, chez l’homme en bonne santé, des manifestations
semblables aux symptômes présentés par le malade.
L'homéopathie est une méthode thérapeutique fondée sur le principe de similitude, selon
lequel un remède capable de provoquer des symptômes dans une personne saine
peut être utilisé pour traiter ces mêmes symptômes chez une personne malade.
Les médicaments homéopathiques sont préparés à partir de substances naturelles et
sont généralement très dilués, ce qui les rend inoffensifs pour les enfants.
*Les exemples d'homéopathie végétale :
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incluent des médicaments comme Arnica montana (pour les chocs et douleurs musculaires),
Gelsemium (pour le trac et l'anxiété), Nux vomica (pour les troubles digestifs), Allium cepa
(pour les rhinites allergiques), et Rhus toxicodendron (pour certaines douleurs ou problèmes
cutanés comme l'herpès). Ces souches sont extraites de plantes et diluées à des degrés
infinitésimaux.
Ses racines contiennent un alcaloïde nommé gelsémine (C12H 14N2O2)[1], c'est un paralytique
puissant, agoniste des récepteurs de la glycine, pouvant, selon certaines études, agir comme
dépresseur du système respiratoire[2]. Elle est considérée comme toxique et ne doit pas être
consommée
Arnica montana :
Utilisé pour les traumatismes, les coups, les contusions et les douleurs musculaires.
Nux vomica :
Souvent recommandé pour les troubles digestifs tels que les nausées, ballonnements ou
indigestions, notamment après un excès alimentaire.
Allium cepa :
Un médicament couramment utilisé pour les rhinites allergiques, caractérisées par des
éternuements et un écoulement nasal.
Rhus toxicodendron :
Prescrit pour les douleurs articulaires, les rhumatismes, et parfois pour l'herpès.
Belladonna :
Indiqué en cas de fièvre soudaine, de maux de gorge ou de maux de tête intenses.
Chamomilla :
Une souche courante pour les douleurs dentaires, souvent utilisée chez les bébés.
Note importante :
Il est important de comprendre que La matière première végétale subit de multiples dilutions
et dynamisations, de sorte que le produit final contient une quantité négligeable, voire infime,
de la substance d'origine.
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Comme par exemple vaccin=stimule le système immunitaire pour développer une protection
contre des maladies infectieuses. Il est généralement composé d'une forme affaiblie ou
inactive d'un agent pathogène (virus ou bactérie)
– L’infinitésimalité : les remèdes sont préparés par dilutions successives d’une substance
active appelée « souche », désignée par son nom latin. Les souches homéopathiques
proviennent de trois grands règnes : végétal, minéral et animal. Pour ne pas être toxiques, ces
souches sont diluées.
L’homéopathie a recours aux plantes d'une façon prépondérante, mais non exclusive : les trois
quarts des souches sont d'origine végétale, le reste étant d'origine animale et minérale. Sont
utilisées les plantes fraîches en macération alcoolique. Ces alcoolats sont appelés teintures
mères : c'est à partir de ces alcoolats que sont préparées les dilutions qui servent à imprégner
les grains de saccharose et de lactose que sont les granules et les globules. La teinture mère la
plus utilisée est celle de Calendula officinalis, ou fleur de souci.
-La phytothérapie chinoise fait partie d'un ensemble appelé « médecine traditionnelle
chinoise » qui inclut l'acupuncture باإلبر الوخزet la diététique chinoise الصينية التغذية. Cette
phytothérapie vise à modifier les quantités de différentes énergies ou le circuit de ces énergies
dans l'organisme.
-La phytothérapie pharmaceutique utilise des produits d'origine végétale obtenus par
extraction et qui sont dilués dans de l'alcool éthylique ou un autre solvant. Ces extraits sont
dosés en quantités suffisantes pour avoir une action soutenue et rapide. Ils sont présentés
comme toute autre spécialité pharmaceutique sous forme de sirop, de gouttes, de
suppositoires, de gélules, de lyophylisats, de nébulisats (extraits de plantes desséchées par la
chaleur), etc. Les concentrations sont assez élevées et la non-toxicité de ces médicaments est
parfois relative8.
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*Avantages
a-Généralement, les plantes médicinales d'usage courant ne provoquent que très peu, voire
aucun effet indésirable
b-La phytothérapie est rentable et moins coûteux que les médicaments achetés dans une
pharmacie allopathique.
c- Achat sans ordonnance. Ils sont disponibles dans n’importe quel magasin de la santé.
d- La phytothérapie et les remèdes sont plus efficaces que la médecine allopathique pour
certains maux.
e- La médecine chimique prescrit par un pharmacien pourrait avoir certains effets secondaires
négatifs. Cependant, la plupart des herbes médicinales et les remèdes n’ont pas d’effets
secondaires négatifs. Le cas échéant, ils sont plus doux que la médecine allopathique.
g-La phytothérapie, qui inclut des herbes telles que le gingembre, le poivron, l’ail aider à
contrôler les maladies liées à la circulation du sang telles que l’hypertension artérielle, les
ulcères variqueux et ainsi de suite. Beaucoup de plantes médicinales sont utilisées pour traiter
les maladies coronariennes et de réduire le niveau de cholestérol dans le sang.
* Inconvénients
b-La phytothérapie contient divers ingrédients et vous devez être sûr que votre corps est
d’accord avec les ingrédients et il n’est pas allergique.
Exemples :
a. Réactions allergiques
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exemple l’hélénaline, l’herniarine, la cnicine et la cynaropicrine. Un certain nombre de
familles végétales sont concernées : Astéracées, Apiacées, Amaranthacées, Aristolochiacées,
Frullaniacées, Lauracées, Magnoliacées, Ménispermacées .
b. Surdosage
- La feuille de Sauge officinale (Salvia officinalis L., Lamiacées), qui est inscrite à la 8ème
édition de la Pharmacopée Européenne, contient de la thuyone, une cétone mono terpénique
convulsivante à forte dose (plus de 15 grammes de feuilles par dose), mais aussi à faibles
doses répétées.
-La feuille de Ginkgo (Ginkgo biloba L., Ginkgoacées), qui est inscrite à la 8 ème édition de
la Pharmacopée Européenne, peut quant à elle peut provoquer des effets indésirables à type de
diarrhée, nausées, vomissements, agitation, faiblesse lorsqu’elle est utilisée à des doses
supérieures à celles recommandées .
Dans les grandes villes, il existe des herboristes, essentiellement au niveau des marchés,
fréquentés par un large public, convaincu des bienfaits des médecines douces, au patient
indigent en collecte d’un traitement accessible.
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des infections (gastro-entérites, rhumes, otites), des migraines, des troubles du sommeil et
des conjonctivites. Elle peut être utile pour lutter contre les allergies alimentaires et les
maladies de la peau comme l’eczéma, l’acné, la rosacée ou le psoriasis.
Vous pouvez consulter un médecin homéopathe si vous avez une maladie
respiratoire (asthme, pneumonie, bronchite), des troubles gynécologiques ou encore des
maladies du système digestif (gastrite, reflux, ulcère et syndrome du côlon irritable).
L’homéopathie est également prescrite en cas de jambes lourdes, d’anémie, mais aussi de
palpitations et d’angine de poitrine.
Enfin, une consultation peut être envisagée en cas de surpoids. Elle permettra alors de
trouver les causes de prise de poids. Par la suite, le praticien pourra prescrire des médicaments
homéopathiques.
Vous pouvez regarder sur Doctoome afin de voir si le praticien est proche de chez vous et
dans quel délai il peut vous recevoir.
On peut lui poser des questions en téléconsultation. Cependant, pour certains examens
spécifiques il est nécessaire d’avoir un rendez-vous en présentiel.
6.1 Un métabolite primaire est un type de métabolite qui est directement impliqué dans la
croissance, le développement et la reproduction d'un organisme ou d'une cellule. Ce composé
a généralement une fonction physiologique dans cet organisme, c'est-à dire une fonction
intrinsèque. Les métabolites primaires rassemblent les protéines, les lipides, les carbohydrates
(glucides) et les acides nucléiques.
6.2 Inversement, un métabolite secondaire n'est pas directement impliqué dans ces
processus physiologiques fondamentaux, mais possède typiquement une fonction écologique
importante (c'est-à-dire une fonction relationnelle). Les métabolites secondaires ont des rôles
très variés. Ils peuvent servir de défense (sécrétions amères ou toxiques pour les prédateurs :
antiparasitaires, antibactériens, antifongiques, antiviraux et cytotoxiques (composés
phénoliques, terpènes; alcaloïdes) ou au contraire, attirer certaines espèces ayant des rôles
bénéfiques ; pollinisateurs (flavonoïdes (composé phénolique), terpènes). Ils peuvent
également permettre la communication entre les plantes, par des messages d’alerte par
exemple, ou faire partie de la structure de la plante (tanins et lignine (composé phénolique),
Fig.5).
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a
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b
Fig.5 a. Les principales classes des métabolites secondaires b. Les principales classes de
composés phénoliques.
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Principales classes de composés antimicrobiens d'origine végétale
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6.2.1 Composés phénoliques
Les composés phénoliques sont des métabolites secondaires végétaux. Ils sont caractérisés par
la présence de groupements phénoliques: 1 ou plusieurs cycles aromatique (benzéniques)
porteurs de 1 ou plusieurs OH.
La désignation générale «composés phénoliques» concerne à la fois les mono, les di et les
polyphénols dont les molécules contiennent respectivement une, deux ou plusieurs fonctions
phénoliques (fonctions phénols).
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-Les phénols
Les phénols simples (C6) sont rares dans la nature, exemple le catéchol, phloroglucinol...).
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-Les polyphénols
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*Les acides phénoliques
Les radicaux libres sont des espèces chimiques (atomes ou molécules) qui possèdent un
électron célibataire.
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La principale origine des radicaux libres: l'oxygène. Ce dernier produit en permanence
au niveau de la cellule et en particulier de la mitochondrie des composants appelée
radicaux libres, ou encore espèces oxygénées activés (EOA).
Ces substances issues de l’oxygène sont générées sous l’effet d’oxydants
environnementaux. Le tabagisme, une nutrition trop riche en graisse, la pollution,
l’absorption d’alcool, l’exposition prolongée au soleil provoquent une surproduction de
radicaux libres dans notre organisme.
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*Les flavonoïdes
Les flavonoïdes sont des composés en C6-C3-C6 (= deux cycles aromatiques reliés par
trois carbones : C6-C3-C 6= Le pont à 3 carbones entre les deux phényles), qui renferment
plusieurs milliers de molécules pouvant être regroupées en plus de dix classes, induisant une
nomenclature complexe. Ils sont issus du para-coumaroyl CoA et de 3 molécules de malonyl-
CoA qui forment l'hydroxychalcone comprenant 2 noyaux benzéniques.
a/ la présence ou l’absence d’une double liaison entre les carbones 2 et 3 du cycle C, qui
déterminent la planéité de la molécule (être plane).
Les flavones, flavonols et dérivés présentent une double liaison et sont des molécules
planes, contrairement aux flavanes, flavanones et dérivés.
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b/ la présence de fonctions cétones, alcools et méthoxy.
*Les tanins
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-Tanins hydrolysables : Caractérisés par leur faculté d'être hydrolysés
-Tanins non hydrolysables: Composés non hydrolysables mais qui peuvent être
dépolymérisés en anthocyanidols lorsqu'ils sont traités à chaud par un acide.
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6.2.2 Composés terpéniques
Les terpènes et terpénoïdes semblent être la même chose, c'est parce qu'en grande partie, ils le
sont, mais il existe une petite différence entre ces deux composés: les terpènes sont de purs
hydrocarbures. Les terpénoïdes, en revanche, sont modifiés par l'oxydation. Les terpènes
sont des hydrocarbures basiques, tandis que les terpénoïdes contiennent des groupes
fonctionnels supplémentaires. Terpénoïdes: sorte de terpène amélioré.
À la base de l’aromathérapie et des huiles essentielles, ils apportent en partie les bienfaits
naturels d’une plante. En possédant des supposées vertus anti-bactériennes et
thérapeutiques, ils seraient capables de soigner de nombreux maux.
Principalement produit par les conifères, c’est un composant qui se retrouve dans la résine
végétale. Cet hydrocarbure, possède alors des propriétés odoriférantes qui lui sont propres.
Composés organiques ont en effet une forte odeur, censée protéger la plante d’être dévorée
par des herbivores ou des insectes nuisibles. Aussi, ce sont ces mêmes odeurs qui jouent un
rôle central au sein de la pollinisation : en attirant le plus grand nombre d’abeilles.
sont beaucoup utilisés en raison de leurs qualités aromatiques. Ils jouent un rôle dans les
remédes en herboristerie traditionnelle. Ils ont des effets antibactériens, antinéoplasiques
(stoppe tumeurs) ou autres effets pharmaceutiques.
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*Classification
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Acyclique signifie= qui ne présente pas de cycle
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La présence d'une fonction oxygène dans la structure augmente les propriétés
antimicrobiennes des terpénoïdes.
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Plantes de type digitale (Scrofulariacées)
6.2.4 Hétérosides
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*Classification
Les O-hétérosides: la fonction réductrice de l’ose est liée avec un groupement hydroxyle
(alcoolique ou phénolique) de la génine.
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6.3 Quelques métabolites toxiques (Tab.11)
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6.4 Quelques médicaments courants à base de plantes
Plus de 10.000 espèces de plantes différentes sont utilisées par les scientifiques, et de
nombreux médicaments sont élaborés à partir de leurs principes actifs. L’organisation
mondiale de la santé (OMS) considère que dans de nombreux pays peu développés, les
plantes et leurs composants représentent la première source de remèdes.
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Propriétés : analgésique (céphalée, myalgie, névralgie), anti-inflammatoire, antipyrétique
(régulation de la température corporelle). D’autre part, l’aspirine stimule directement et
indirectement la respiration.
Propriétés: L’atropine bloque les réponses aux stimulations cholinergiques du sphincter irien
et du muscle ciliaire responsable de l'accommodation. Elle produit ainsi une dilatation de la
pupille et une paralysie de l'accommodation (Mise au point faite par l'œil), en inhibant les
récepteurs cholinergiques muscariniques (des protéines transmembranaires capables de lier
l'acétylcholine libérée dans le milieu extracellulaire, et d'induire par la suite un signal à
l'intérieur du cytoplasme. Ce sont des récepteurs membranaires sans activité enzymatique de
type canal ionique). L'atropine diminue le tonus du parasympathique (une des trois divisions
du système nerveux autonome ou viscéral), si bien que l'influence du sympathique (est une
des trois parties du système nerveux autonome) devient prépondé[Link]ès toxique, utilisée à
des doses de l’ordre du milligramme ; à dose élevée, l’atropine provoque une excitation
dite « délire atropinique».
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Salsepareille (Smilax aspera, Smilacacées)
d*Corticoïdes : Origine naturelle : Le nom provient du fait qu’ils sont secrétés par le cortex
surrénal, il existe des corticoïdes d’origine végétal (cactacées, plantes légumineuses, cardon),
puis transformés en corticoïdes.
Cactacées
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Propriétés : Anti-inflammatoire, antiallergique, dans le cas de fibrose pulmonaire
(inflammation et la cicatrisation des poumons), colite (inflammation du côlon) et d’arthrite
(affection inflammatoire qui touche une ou plusieurs articulations).
f*Morphine : Origine naturelle : Pavot et un alcaloïde similaire peut aussi être extrait de
coquelicot
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Pavot (Papaver somniferum, Papavéracées)
La morphine est un opioïde, c’est-à-dire un dérivé de l’opium. Elle est classée comme
stupéfiant et son utilisation est très réglementée. Ce contexte fait peur et certaines personnes
imaginent donc être plus en danger en ayant recours à une « drogue » qu’en supportant des
douleurs intenses. Elles craignent à tort de devenir toxicomanes. Les études scientifiques
montrent que la morphine utilisée dans de bonnes conditions pour traiter la douleur,
n’entraîne pas de toxicomanie, même si elle est prise à long terme. Les conditions
d’utilisation de la morphine sont aujourd’hui basées sur des données scientifiques :
- La morphine est utilisée pour soulager les douleurs intenses, lorsque les traitements moins
puissants ne sont pas efficaces. Elle est utilisée sous surveillance médicale stricte;
- A chaque fois que possible, la voie orale est privilégiée (comprimés, gélules, solutions
buvables). Le médicament est ainsi libéré progressivement dans l’organisme, alors que la
toxicomanie est favorisée par une libération brutale de doses importantes de médicament;
- Les dosages de morphine sont définis progressivement, au cas par cas. Seule la dose
nécessaire à chaque personne est utilisée;
- les prescriptions de morphine orale ou sous forme de patchs sont limitées à 28 jours pour
éviter les utilisations inadéquates et le stockage à domicile. Dans ces conditions, une personne
qui prend de la morphine pour soulager sa douleur a un risque tout à fait exceptionnel de
devenir toxicomane. Après une utilisation prolongée de morphine, l’arrêt du traitement est
toujours possible, mais doit cependant être progressif.
g*Pollen : Origine naturelle : Plantes anémophiles (gamètes mâles et femelles des végétaux
se rencontrent transportés par le vent) et graminées (ou Poacées sont des plantes de la famille
des angiospermes (plantes à fleurs) monocotylédones (la graine possède un cotylédon
unique). Les graminées ont des fleurs disposées en épi, formé d'une succession d'épillets. Ex :
céréales (blé, riz, orge, maïs, sorgho, seigle), roseaux, bambous).
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Propriétés : agent protecteur de la glande prostatique (glande exocrine de l'appareil génital
masculin. Sa fonction principale est de sécréter une partie du liquide séminal, l'un des
constituants du sperme. Chez la femme, les glandes para-urétrales (aussi appelées glandes de
Skene) sont parfois désignées comme une prostate féminine.)
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Noix vomique (Strychnos nux vomica, Loganiacées)
Les plantes peuvent s’employer de différentes manières. Voici les préparations les plus
courantes :
a*Bains:
Immersion du corps tout entier ou d’une partie dans un liquide préparé à cet effet : une
poignée d’herbes dans un litre d’eau. Filtrer puis verser la mixture obtenue dans l’eau du bain
plus 5 à 10 gouttes de l’HE (un seul bain par jour). Il peut être aromatique, émollient (qui
relâche les tissus), stimulant (qui augmente l'activité physique ou psychique, les fonctions
organiques), fortifiant, voire sédatif. Efficaces en cas de rhumatismes.
b*Cataplasmes (compresse):
Bouillie médicinale appliquée sur la peau pour apaiser une inflammation.
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la cellule végétale, va libérer d'autres formes de principes actifs, notamment les huiles
essentielles pour les plantes aromatiques. Il existe différentes manières de préparer ces
breuvages:
-Décoction : Dans ce cas, d'abord les herbes sont déposées dans une casserole ; puis on
verse dessus de l'eau froide ; enfin, on met à chauffer. La durée de la décoction peut
varier entre 5 et 30 minutes, tout dépend de la qualité des herbes utilisées. En général,
pour les fleurs, les feuilles et les parties tendres, 5 à 10 min suffisent. Pour les parties plus
dures (racine, écorce, tige), on les hache en petits morceaux puis on procède comme indiqué
au début, sauf que le temps de décoction sera plus long : 15 à 30 min. On retire la casserole
du feu, toujours couverte, on laisse reposer, puis on filtre. Cette technique est plus
recommandée pour les racines, les tiges et les écorces.
Indications: Gorge sèche, irritée, infectée, douleurs, inflammation, toux sèche, hépatite,
ulcères d’estomac.
Méthode de décoction: Mettre une cuillère à café de racine concassée de réglisse dans
150mL d’eau froide. Porter à ébullition, et laisser 5mn. Filtrer et boire chaud ou froid.
Contre-indications et précautions:
-Infusions : Cette méthode consiste à verser de l'eau bouillante sur des herbes (dans une
tasse ou un pot) et d'attendre 10 minutes que celles-ci se soient mélangées à l'eau chaude.
C'est une technique bien appropriée pour les feuilles et les fleurs. Les racines peuvent aussi
se préparer sous cette forme, mais elles doivent alors être hachées très finement. Après
versement de l'eau bouillie, on laissera ces parties de la plante s'en imbiber durant 20 ou 30
minutes.
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Exemple d’infusion d’ortie (Urtica dioïca).
Contre-Indications et précautions :
- Peut causer des ballonnements. Dans ce cas là, associez la à une plante carminative chaude
(ex : fenouil) ;
-Macérations (cas de graines fenugrec): les herbes sont trempées dans l'eau froide pendant
10 à 24 heures selon la partie de la plante. : Les feuilles, les fleurs, les graines et les parties
tendres y resteront entre 10 et 12 heures. Les tiges, écorces et racines tendres seront hachées
puis laissées dans le récipient entre 16 et 18 heures. Ces mêmes parties, si elles sont dures, y
resteront entre 22 et 24 heures.
L’extraction est une étape très importante dans l’isolement et la récupération des composés
d’intérêt. Elle est influencée par plusieurs facteurs notamment la méthode utilisée et la
présence de substances interférentes.
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En effet, l’infusion est particulièrement adaptée aux parties fragiles des plantes, telles que
les fleurs ou les feuilles, ainsi qu’aux plantes riches en substances volatiles et
aromatiques (huiles essentielles), qui rappelons-le se dégradent à trop haute
température. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de toujours couvrir son infusion : pour
conserver tous les principes actifs.
La décoction est le mode de préparation à privilégier pour les parties plus rigides et
fibreuses de la plante telles que les racines, certaines graines ou encore l’écorce.
La macération à froid peut se faire sur la majorité des plantes, mais est particulièrement
adaptée aux plantes riches en mucilages, telles que la Guimauve, la Gentiane, la Réglisse
ou encore la Mauve, ainsi qu’aux plantes contenant des composés thermolabiles, sensibles
à la chaleur. La macération peut également s’opérer dans de l’huile végétale, souvent de
l’olive ou du tournesol, pour obtenir les fameux macérats huileux.
Selon Gouegoui Bohui et al. (2018), les meilleurs rendements d’extraction sont enregistrés
par la décoction avec une moyenne de 16,3% et 19,3% respectivement pour Azadirachta
indica et Psidium guajava. Cependant, l’infusion et la macération restent de bonnes méthodes
d’extraction pour les deux plantes.
La décoction est la meilleure méthode d’extraction des flavonoïdes totaux qui représentent
6,73 mg EQ/mL pour Azadirachta indica et 8,1 mg EQ/mL pour Psidium guajava.
Concernant l’activité antioxydante, les extraits obtenus par décoction présentent l’activité
antioxydante la plus importante indépendamment des plantes étudiées. Cette étude montre que
l’extraction par décoction est la meilleure méthode pour extraire les flavonoïdes et obtenir la
plus forte capacité antioxydante des extraits étudiés.
Le résultat de la teneur en flavonoides pourrait s’expliquer par le temps d’extraction. En effet,
le temps est très long dans le cas de la macération (24 heures) par rapport aux d’autres
méthodes comme la décoction (30 min) et pourrait entrainer la dégradation de certaines
substances naturelles comme les flavonoïdes.
Selon Mahmoudi et al. (2013, étude sur l’artichaut) Les meilleurs rendements d’extraction
sont enregistrés par la décoction soit une moyenne de 17,34 % versus 15,64 % pour la
macération ; toutefois l’eau et le méthanol restent les meilleurs solvants d’extraction. La
macération semble être meilleure pour l’extraction des polyphénols totaux (19,88 mg
équivalent acide gallique /g PS en moyenne) et des flavonoïdes (8,25 mg équivalent
quercétine /g PS en moyenne). L’éthanol et l’acétone sont préférables pour l’extraction de ces
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biomolécules. En revanche, la décoction aqueuse est plus performante pour l’extraction des
tanins condensés (3,05 mg équivalent catéchol/g PS).
h*Collyres : Traitement des affections des paupières et des yeux. Pour faire un collyre, il est
préférable d’utiliser une infusion diluée et tiède.
i*Sirop simple : Dissolution de 180 g de sucre dans 100 g d’eau à laquelle est incorporé le
principe thérapeutique voulu.
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Selon Jouault (2012), les composants des HE qui ont une activité antibactérienne sont les
sesquiterpènes, les monoterpénols (l'unité hydroxyle se fixe sur un monoterpène) et les
phénols. Dorman et Deans (2000) ont suggéré que les composants à structures
phénoliques sont fortement actifs contre les microorganismes, comme le thymol qui est le
composé ayant le spectre d'activité le plus large contre 25 genres de bactéries testés, suivi
du carvacrol et de l'α-terpinéol. La position relative du groupe hydroxyle exerce une
influence sur l'efficacité des composants. Diao et al. (2014) ont proposé que l'HE (des graines
de fenouil) provoque une percée dans la membrane cellulaire de la bactérie, entraînant une
fuite d'électrolytes, des pertes de protéines, des sucres réducteurs, ce qui provoque la
décomposition et la mort de la cellule bactérienne.
Certaines plantes peuvent être cueillies toute l’année mais la plupart doivent être récoltées à
un moment précis de leur croissance pour être utilisées immédiatement ou conservées. Les
plantes doivent être préparées sitôt récoltées afin de conserver leurs principes actifs .
9.1 Récolte
-Procéder à la cueillette en début de matinée, juste après le lever du soleil, par temps sec,
après attendu l’évaporation de la rosée. Ne jamais cueillir les plantes lors de pluie, de
brouillard pu par temps humide.
Exemple : le thym
a*Période= Le thym peut se récolter au jardin toute l’année, selon les besoins mais si vous souhaitez
le conserver, la période idéale pour le cueillir se situe entre avril et juillet, selon les régions, lorsqu’il
commence à fleurir car c’est là qu’il est le plus parfumé, qu’il concentre un maximum de ses
principes actifs.
b*La cueillette=Idéalement, lorsque le matin est ensoleillé et frais, vous pouvez prévoir votre
cueillette dans la matinée, dès que la rosée aura disparu. Attention aux temps lourds qui sont trop
humides pour une bonne conservation du thym.
Utilisez une simple paire de ciseaux ou un sécateur pour couper les branches de thym ou de serpolet.
Et prévoyez un peu de temps après la cueillette pour vous en occuper car il ne doit pas être oublié
en tas tel quel sinon il va perdre ses principes actifs.
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-Utiliser un sécateur ou un couteau bien aiguisé et propre ;
-Ne cueillir que les parties de la plante destinées à être utilisées ;
-Ne récolter que les plantes saines, exemptes de traces d’insectes ou de mollusques , et retirer
les parties malades , fanées ou abimées ;
-Ne pas tasser les plantes, les coucher dans un panier, sur une toile, un plateau, plutôt que sur
le sol ;
-Etiqueter les récoltes ;
-Transporter les produits de la récolte dans des sacs en toiles ou des paniers de vannerie bien
aérés, éviter les sacs hermétiques ou en plastique.
La récolte des feuilles se fait lorsqu’elles sont jeunes, mais totalement développées, au plus
tard juste avant que les fleurs ne s’épanouissent: Cas de menthe (Mentha), plante herbacée
odorante de la famille des Lamiacées: Bien que la menthe résiste au froid, son feuillage
disparait durant l’hiver pour ne réapparaitre qu’au printemps suivant : il est donc nécessaire
de pouvoir la récolter et la conserver pour une utilisation hivernale.
Dès le printemps, vous pourrez la récolter en fonction de vos besoins mais également en vue
de la conserver : idéalement, mieux vaut couper les tiges avant la floraison; car lorsque la
floraison démarre, vers juin, les fleurs s’épanouissent au détriment quelque peu des feuilles10.
On cueille les fleurs juste avant leur complet épanouissement et avant la fécondation.
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Certaines plantes ont des fleurs unisexuées. Leurs fleurs mâles et femelles peuvent être
portées sur des plants différents (ces plants sont appelés dioïques) ou sur le même plant (ce
sont des plantes monoïques).
D'autres ont des fleurs hermaphrodites; c'est-à-dire que chaque fleur comporte des organes
mâles (étamines) et femelle (pistil). C'est le cas de la majorité des plantes à fleurs.
La fécondation peut se produire entre fleurs différentes (fécondation croisée). Le vent et les
insectes, entre autres, transportent le pollen d'une fleur à l'autre.
La fécondation peut se produire entre le pollen et l'ovule de la même fleur: on dit qu'il y a
alors autofécondation12.
Elles doivent être récoltées à maturité, ce qui est parfois difficile à constater. Pour être
certains, lorsque la couleur indique leur maturité, couper les sommités en conservant une
partie de la tige et les placer en bas dans un sac en papier. A maturité complète, les graines
tombent d’elles même dans le sachet, sans être poussiéreuses, ni mélangées à d’autres graines
.
Il est préférable de cueillir les semences sur plusieurs plants plutôt que sur un seul afin de ne
pas limiter la production et de diversifier la source. Les semences sont toujours cueillies sur
des plantes exemptes d'insectes et de maladies.
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9.2 Séchage
Rarement utilisées à l’état frais, les plantes médicinales nécessitent des précautions
particulières au niveau de leur conservation. Les dégradations des plantes médicinales, le plus
souvent de nature enzymatique (hydrolyse, oxydation, polymérisation), nécessitent la
présence d’eau et peuvent donc être évitées par la dessiccation (l’action des enzymes est
inhibée par l’élimination de l’eau) et la stabilisation (dénature, de façon irréversible, les
enzymes, que ne pourront donc plus agir même la plante est réhydratée).
Le séchage se fait aussitôt après la cueillette, rentrer la récolte dans un endroit ou un local
aéré, ombragé et sec.
En plein de soleil, les plantes (feuilles et fleurs) récoltées perdent leurs principes volatils et
leurs HE qui sont détruits par la chaleur ; de plus, elles se décolorent sous l’action de la
lumière vive.
Le maximum de température admise pour une bonne dessiccation des plantes aromatiques
ou des plantes contenant des HE est de 30°C ; pour les autres cas (extraction des
métabolites), la température peut varier de 15 à 70°C (tout dépend de la plante et les
composés bioactifs à étudier).
Par exemple, pour faire extraire les composés phénoliques, il préférable de faire:
-Échantillons broyées à l'aide d’un broyeur (électrique) pour obtenir une poudre.
Il est essentiel d’établir une bonne circulation d’air pour éviter les fermentations ou
moisissures.
Si possible instaurer un courant d’air après avoir installé les végétaux (feuilles, fleurs,
semences,….etc) en lits minces sur des claies de bois très propres et sans odeur, ou sur des
papiers.
N.B : Séparer les plantes les unes des autres, ne jamais les superposer. Quand il s’agit de
plantes entières, il y a lieu de les suspendre isolément la tête en bas. Tourner les plantes de
temps à autres.
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Cas des racines et des écorces doivent être lavées, peignées et découpées e petits fragments
avant séchage. Dans leurs cas, il est préférable de les mettre séchées au soleil pour
quelques heures au début pour entamer leur dessiccation.
Pour ce type de séchage, les échantillons sont disposés dans de grands tiroirs recouverts de
papier pour éviter l’accumulation des moisissures, ouverts à l’ombre où l’air peut circuler
librement comme le montre la fig. 6. La température dans le compartiment de séchage est
comprise entre 20 et 25°C (composés phénoliques, HE).
Les échantillons sont déposés sur une bâche propre et exposées directement au soleil
pendant la période d'insolation journalière.
Cas de l’HE: Selon des études faites, la concentration en HE varie significativement avec le
mode et la durée de séchage:
Le séchage à l’ombre donne un meilleur rendement en HE (la forte déshydratation cause la
mort de cellules) mais exige un temps de séchage assez long et cause la dégradation d’une
grande quantité de matière végétale par des moisissures.
Le séchage par les lampes est le plus rapide, et il a l’avantage d’empêcher la prolifération
des champignons responsables de la dégradation de la matière végétale, mais le rendement en
HE est nettement diminué.
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Boukhriss et al (2009) ont signalé que les taux des molécules des HE de Tetraclinis
articulata n’étaient pas affectés de manière notable au cours de l'entreposage à l'ombre.
Exemple: Cas d’extraction des composés phénoliques et lipides: Séchage des échantillons
en utilisant lyophilisateur (Lyophilisation=consiste à congeler l’échantillon puis à le
déshydrater pour en extraire l'eau).
Afin de garder la majorité des composés dans les extraits (surtout dans le cas des extraits
aqueux).
Si le lyophilisateur n’est pas disponible, on peut utiliser une étuve réglée à 40°c et suivez le
séchage des extraits avec le temps (temps à étudier) pour ne pas perdre certains composés
donc tout dépend de la plante, méthode d’extraction, solvant d’extraction donc c’est relatif.
9.3 Conservation
a- Avant de stocker les plantes, vérifier qu’elles sont parfaitement sèches (stabilisation du
poids et lorsqu’elles se brisent et se cassent avec un bruit sec). La moindre humidité
déclencherait un processus de moisissures qui rendait le produit inutilisable.
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b- Les plantes préparées doivent être placées immédiatement dans des récipients biens secs,
boites en fer blanc (fig.7), sacs en papier ou dans des flacons en verre transparents (teintés).
Elles ne doivent pas être conservées dans des boites ou sacs en plastiques ordinaires, comme
le polyéthylène qui entraine des modifications sur les plantes conservées.
d-Les échantillons sont récupérés dans des flacons fermés et stockés à l’abri de la lumière et
d’humidité (à 4°C) jusqu'à l’analyse, dans une boite alimentaires hermétique contenant une
couche de silica-gel épaisse d’1cm d’environ. Ces conditions de stockage permettent de
limiter le risque d’oxydation des composés phénoliques et des lipides (le silica–gel adsorbe
l’humidité contenue à la fois dans la boite et dans le broyat).
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