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Introduction aux Nombres Complexes

Le document présente un polycopié de cours pour le module UE2 de mathématiques à l'Université Paul Sabatier, axé sur la consolidation des acquis de terminale. Il couvre des concepts fondamentaux des nombres complexes, y compris leur définition, leurs opérations, et leur représentation géométrique dans le plan d'Argand-Cauchy. Le polycopié s'appuie sur un manuel de référence et inclut des exercices pour renforcer la compréhension des notions abordées.

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Introduction aux Nombres Complexes

Le document présente un polycopié de cours pour le module UE2 de mathématiques à l'Université Paul Sabatier, axé sur la consolidation des acquis de terminale. Il couvre des concepts fondamentaux des nombres complexes, y compris leur définition, leurs opérations, et leur représentation géométrique dans le plan d'Argand-Cauchy. Le polycopié s'appuie sur un manuel de référence et inclut des exercices pour renforcer la compréhension des notions abordées.

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Université Paul Sabatier - UFR MIG - Département de mathématiques.

Année scolaire 2007/2008.

Cours polycopié pour le module UE2 (Mathématiques I)


Conventions.
Dans ce qui suit, les mots en italiques sont ceux que l’on est en train de définir. On
emploie le symbole := lorsqu’une égalité sert à définir le membre gauche à partir du
membre droit. Par exemple :
On appelle carré du réel x le réel x 2 := x.x.
On peut aussi introduire un terme sans définition complète et sans que sa connaissance
soit exigible : on le mettra plutôt entre guillemets. Par exemple :
On résume les propriétés de l’addition dans R en disant que (R, +) est un “groupe
commutatif”.

À propos du module UE2. Le programme qui figure dans le syllabus est presque
entièrement contenu dans le programme de terminale. D’autre part, les étudiants de
UE2 sont tous les étudiants qui s’orienteront vers des matières diverses, y compris biolo-
gie (portails IA et IB). Ce module a donc pour objectif la consolidation des “acquis” de
terminale, sous une forme précise et rigoureuse ; plus quelques compléments nécessaires
pour les sciences exactes. Ce n’est pas un module de mathématiques théoriques : tout
est fait rigoureusement mais tout n’est pas prouvé.

Comme prévu dans le syllabus, la logique et la théorie des ensembles ne sont pas
traitées à part. On introduit le vocabulaire au fur et à mesure des besoins, mais le
vocabulaire devra être acquis.

Ce polycopié s’appuie lourdement sur le manuel suivant, qui a en partie été écrit par des
enseignants de l’Université Paul Sabatier :
“Mathématiques. Tout-en-un pour la Licence. Niveau L1” sous la direction de Jean-Pierre Ra-
mis et André Warusfel, Éditions Dunod.
Ce livre coûte 49 euros pour près de 900 pages, mais il n’est absolument pas nécessaire de
l’acheter. Il est consultable à la Bibliothèque Universitaire, et les étudiants pourront y trouver
de nombreux compléments, éclaircissements et exercices supplémentaires.
Il est parfois cité comme référence des différents chapitres du polycopié sous le nom de “L1,
module ...” (dans cette collection, les chapitres sont appelés modules).
Signalons qu’il existe un autre ouvrage de qualité pour le L1, écrit dans un style un peu différent :
“Mathématiques, L1”, sous la direction de Jean-Pierre Marco, Éditions Pearson.

1
Chapitre 1

Nombres complexes

Référence pour ce chapitre : le module II.5 du L1, sections 2, 3, partie de 4 et fa-


cultativement 5.

1.1 Calcul dans C


1.1.1 Le corps C
Nous rappelons ici les règles fondamentales concernant “le corps des nombres com-
plexes”. L’existence d’un ensemble de nombres doté de ces propriétés ne va pas de soi,
et requiert, en principe, une preuve (ou un axiome) : nous admettrons cette existence.

En tant qu’ensemble (c’est-à-dire simple collection non structurée de nombres),


C := {a + ib | a, b ∈ R} avec la règle fondamentale :
∀a, b, a0 , b0 ∈ R , a + ib = a0 + ib0 ⇐⇒ a = a0 , b = b0 .
On peut exprimer cette définition en disant que tout complexe s’écrit de manière unique
sous la forme a + ib avec a, b ∈ R ; ce qui revient à dire que l’application (a, b) 7→ a + ib
de R × R dans C est une bijection : tout élément de l’ensemble d’arrivée C admet
un unique antécédent dans l’ensemble de départ R × R. On appelle représentation
cartésienne ou algébrique l’écriture z = a + ib. Le réel a est appelé partie réelle de z
et noté Re(z). Le réel b est appelé partie imaginaire de z et noté Im(z). (La partie
imaginaire est donc un réel.)

Exercice: Les applications Re et Im de C dans R sont elles bijectives ? (Une réponse


oui-non ne saurait suffire !)

Nous dirons que le complexe z est réel si Im(z) = 0, i.e. s’il est de la forme a + i0
avec a ∈ R. On convient alors d’identifier a ∈ R au complexe a + i0 ; nous verrons plus

2
loin pourquoi cette identification est licite. Nous dirons que le complexe z est imaginaire
pur si Re(z) = 0, i.e. s’il est de la forme 0+ib avec b ∈ R. On l’écrit alors simplement ib.

Exercice: Tout complexe est-il réel ou imaginaire pur ? Existe-t-il des complexes réels
et imaginaires purs ?

On définit l’addition dans C par la formule :

∀a, b, a0 , b0 ∈ R , (a + ib) + (a0 + ib0 ) := (a + a0 ) + i(b + b0 ).

L’addition est associative : z + (z 0 + z 00 ) = (z + z 0 ) + z 00 . Dans cette égalité, on a sous-


entendu “quels que soient les complexes z, z 0 , z 00 ” et nous continuerons à sous-entendre
de telles déclarations dans ce paragraphe. L’addition est commutative : z + z 0 = z 0 + z.
L’élément 0 (c’est-à-dire 0 + i0) est neutre pour l’addition : 0 + z = z + 0. Enfin tout
complexe z = a + ib (a, b ∈ R) admet un opposé −z := (−a) + i(−b), autrement dit :
z + (−z) = (−z) + z = 0. On résume ces propriétés en disant que (C, +) est un “groupe
commutatif”.

On définit la multiplication dans C par la formule :

∀a, b, a0 , b0 ∈ R , (a + ib)(a0 + ib0 ) := (aa0 − bb0 ) + i(ab0 + ba0 ).

On note, selon le cas, zz 0 , z.z 0 ou même z × z 0 le produit. La multiplication est associa-


tive et commutative et l’élément 1 (c’est-à-dire 1 + i0) est neutre. La multiplication est
distributive par rapport à l’addition : z(z 0 + z 00 ) = zz 0 + zz 00 . La question de l’inverse
est plus compliquée. L’élément 0 ne peut en avoir, car 0z = 0 (on dit que 0 est absor-
bant pour la multiplication). Mais tout complexe non nul z = a + ib ∈ C ∗ := C \ {0}
a −b
admet un inverse z −1 = 2 2
+i 2 · Cette expression est bien définie parce que
a +b a + b2
(a, b) 6= (0, 0) ⇒ a2 + b2 6= 0. On résume ces propriétés en disant que (C, +, .) est
un “corps commutatif”. Cela implique entre autres que le produit de deux complexes
non nuls est non nul, et l’on peut remarquer que (C ∗ , .) est un groupe commutatif, le
“groupe multiplicatif du corps C”.

Exercice: Est-il vrai que que Re(x + iy) = x dans C ? (Il y a un piège.)

Exercice: Quel est l’inverse de zz 0 ? de z + z 0 ?

Si maintenant on veut additionner les réels a, a 0 , on dispose de deux définitions


possibles : l’addition dans R ou celle que l’on vient de définir dans C,puisque l’on a
respectivement dentifié a et a0 à a + i0 et a0 + i0. En fait, les deux modes de calcul
reviennent au même, en vertu de l’égalité évidente : (a + i0) + (a 0 + i0) = (a + a0 ) + i0.
De manière analogue, les deux modes de calcul du produit reviennent au même, en

3
vertu de l’égalité presque aussi évidente : (a + i0)(a 0 + i0) = (aa0 ) + i0. C’est pour cela
que l’on a déclaré que l’identification de a à a + i0 était “licite” : elle ne cause pas de
contradiction entre les calculs.

On vérifie les égalités suivantes :

∀z, z 0 ∈ C , Re(z + z 0 ) = Re(z) + Re(z 0 ) et Im(z + z 0 ) = Im(z) + Im(z 0 ).

On les résume en disant que Re et Im sont des “morphismes” du groupe (C, +) sur le
groupe (R, +).

Exercice: Est-il vrai que que Re(λz) = λRe(z) dans C ?

1.1.2 Le plan d’Argand-Cauchy


C’est le plan de la géométrie euclidienne, que vous avez déjà rencontré dans le secon-
daire, mais vu ici comme une représentation géométrique de l’ensemble C des nombres
complexes. On suppose le plan Π rapporté à un repère orthonormé (O, ~u, ~v ). On note


Π le “plan vectoriel associé”, c’est à dire l’ensemble {x~u + y~v | x, y ∈ R} des vecteurs.

À tout z ∈ C, on associe son point image [z] : c’est l’unique point M du plan tel
−−→
que OM = x~u + y~v . À tout point M (x, y), on associe son affixe (mot féminin, comme
abcisse et ordonnée) : Aff(M ) := x + iy. Ces deux applications sont réciproques l’une
de l’autre, donc bijectives. On a donc une bijection entre l’ensemble C des nombres
complexes et le “plan d’Argand-Cauchy” Π.
−→
À tout z ∈ C, on associe son vecteur image [z] : c’est le vecteur x~u + y~v . À tout
vecteur V ~ (x, y), on associe son affixe : Aff(V
~ ) := x + iy. Ces deux applications sont
réciproques l’une de l’autre, donc bijectives. On a donc une bijection entre l’ensemble


C des nombres complexes et le “plan vectoriel” Π .

Exercice: Quel est l’affixe du milieu de M M 0 ? D’un barycentre plus général ?

Exercice: Quelle relation y a-t’il entre abcisse, ordonnée, affixe ?

Exercice: Interpréter géométriquement les applications z 7→ Re(z) et z 7→ Im(z).



→ −→
Exercice: Comparer les vecteurs [z] et [iz].

Exercice: Quels sont les affixes des points de la droite passant par [z 0 ] et de vecteur


directeur [z] ?

4
1.1.3 Conjugaison
Le nombre complexe conjugué de z = x + iy est le complexe z := x − iy. (Si
x, y ∈ R !). L’opération de conjugaison vérifie un certain nombre de propriétés, ou
règles de calcul :

z = z,
z+ z0 = z + z0,
zz 0 = zz 0 ,
∀λ ∈ R , λz =
λ z,
1
Re(z) = (z + z),
2
1 i
Im(z) = (z − z) = (z − z),
2i 2
z ∈ R ⇐⇒ z = z,
z ∈ iR ⇐⇒ z = −z.

Dans la dernière équivalence, iR désigne l’ensemble {ib | b ∈ R} des imaginaires purs


(on le note également Ri).

La norme algébrique du complexe z est N (z) := zz, qui est un réel 1 . En représentation
cartésienne :
N (x + iy) = x2 + y 2 .
Les propriétés suivantes sont faciles à vérifier : la norme algébrique N (z) est un réel
positif ou nul, qui s’annnule si, et seulement si, z = 0. On a N (z) = N (z) et N (zz 0 ) =
N (z)N (z 0 ). Enfin, si z 6= 0, on peut utiliser N (z) pour calculer l’inverse :
z x − iy
z −1 = , ou encore : (x + iy)−1 = 2 ·
N (z) x + y2
Deux nombres intéressants pour la géométrie peuvent être calculés à l’aide du conjugué.
−→
~ := −
Posons z := x + iy, z 0 := x + iy 0 , et U

[z], U~ 0 := [z 0 ]. Alors :

Re(zz 0 ) = xx0 + yy 0 .
 
On reconnait le produit scalaire U~ | U~ 0 . De même :

Im(zz 0 ) = xy 0 − x0 y.
 
On reconnait le déterminant det U~ , U~ 0 .

1
Le mot “norme” reviendra un peu plus loin, sans l’adjectif “algébrique”. Il désignera tout autre
chose. La norme algébrique n’est pas une norme “tout court”.

5
Exercice: Interpréter géométriquement les applications z 7→ ±z.

Exercice: Calculer N (z + z 0 ) − N (z) − N (z 0 ). À quelle condition trouve-t’on 0 ?

1.1.4 Module
p
Le module de z ∈ C est |z| := N (z) ; comme N (z) est un réel positif ou nul, sa
racine carré est bien définie et c’est également un réel positif ou nul. En représentation
cartésienne : p
|x + iy| = x2 + y 2 .
Les propriétés suivantes sont faciles à vérifier : le module |z| est un réel positif ou nul,
qui s’annule si, et seulement si, z = 0. On a |z| = |z| et |zz 0 | = |z| |z 0 |.

Le module admet les interprétations géométriques suivantes : si z est l’affixe du


~ , alors |z| est la longueur de ce vecteur, que l’on note U
vecteur U ~ , ce qui se lit
“norme de U ~”  
~ = U
Aff U ~ .

C’est donc la deuxième apparition du mot “norme” ; mais il faut noter que le terme
employé ici est beaucoup plus important que dans l’usage précédent.

Si d’autre part zA et zB sont les affixes respectives des points A et B, alors |z B − zA |


est la distance de ces deux points, que l’on note d(A, B) :
−−

|Aff(B) − Aff(A)| = d(A, B) = AB .

Lemme. (Inégalité de Cauchy-Schwarz)


On a :
Re(zz 0 ) ≤ zz 0 .
De plus, pour que l’égalité ait lieu, il faut, et il suffit, que z et z 0 soient positivement
liés (c’est-à-dire que l’un soit multiple de l’autre par un réel positif ou nul.)
Démonstration. Soit w := zz 0 . On vérifie sans peine que Re(w) ≤ |w|, et que
Re(w) = |w| ⇔ w ∈ R+ . Puis on invoque l’exercice 4 de la feuille de TD1. 

Théorème. (Première inégalité triangulaire)


On a :
z + z 0 ≤ |z| + z 0 .
De plus, pour que l’égalité ait lieu, il faut, et il suffit, que z et z 0 soient positivement
liés.

6
Démonstration. Il s’agit d’une inégalité entre réels positifs, elle est donc équivalente
à l’inégalité entre leurs carrés. On calcule :
2 2
|z| + z 0 − z + z 0 = N (z) + N (z 0 ) + 2 zz 0 − N (z + z 0 ) = 2 zz 0 − 2Re(zz 0 ).

On applique alors l’inégalité de Cauchy-Schwarz. 

Pour comprendre le nom du théorème il suffit de l’appliquer à la situation suivante :


on fixe trois points A, B, C du plan et l’on pose z := Aff(B) − Aff(A) et z 0 := Aff(C) −
Aff(B). Alors z + z 0 = Aff(C) − Aff(A), et le théorème dit que :

d(A, C) ≤ d(A, B) + d(B, C),

l’égalité ayant lieu si, et seulement si, A, B, C sont alignés et dans cet ordre.

Corollaire. (Deuxième inégalité triangulaire)


On a :
|z| − z 0 ≤ z − z 0 .
Démonstration. En appliquant la première inégalité à z − z 0 et z 0 , on trouve :

|z| ≤ z − z 0 + z 0 =⇒ |z| − z 0 ≤ z − z 0 .

On montre de même l’inégalité symétrique :

z 0 − |z| ≤ z − z 0 .

Enfin, on applique le “principe” :

∀a, b ∈ R , a ≤ b et − a ≤ b =⇒ |a| ≤ b.

L’interprétation du module comme une longueur ou une distance conduit naturel-


lement aux définitions suivantes :

1. Le disque ouvert de centre z0 et de rayon r est : D(z0 , r) := {z ∈ C | |z − z0 | < r}.
2. Le disque fermé de centre z0 et de rayon r est : D(z0 , r) := {z ∈ C | |z − z0 | ≤ r}.
3. Le cercle de centre z0 et de rayon r est : ∂D(z0 , r) := {z ∈ C | |z − z0 | = r}.
Le lecteur est invité à bien distinguer disque (une portion de surface) de cercle (une
ligne fermée) et disque ouvert (ne comprenant pas sa frontière) de disque fermé (com-
prenant sa frontière).

Exercice: Calculer |z + z 0 |2 − |z|2 − |z 0 |2 et prouver le théorème de Pythagore.

7
1.1.5 Racines carrées
L’étude de “la racine carrée” dans R se résume à ceci : les réels strictement négatifs
n’ont pas de racine carrée (réelle) ; 0 a une seule racine carrée (lui-même) ; et tout réel
strictement positif admet exactement deux racines carrées, opposées l’une de l’autre.
On appelle la racine carrée celle qui est positive.

L’étude de “la racine carrée” dans C n’est pas un problème simple. En fait, on va
voir que, si tout nombre complexe admet des racines carrées, il n’y a pas de moyen
naturel d’en choisir une et de l’appeler la racine carrée :

La notation z n’a de sens que lorsque z est un réel positif ou nul.

Commençons par des remarques simples. D’abord, toute racine carrée z de Z := 0


vérifie z 2 = 0 ⇒ z = 0. Donc 0 admet une seule racine carrée (lui-même). Si Z 6= 0 et
si z1 et z2 sont des reacines carrées de Z (en admettant donc qu’il en existe), alors :

z12 = Z = z22 =⇒ (z2 − z1 )(z2 + z1 ) = 0 =⇒ z2 − z1 = 0 ou z2 + z1 = 0 =⇒ z2 = ±z1 .

Ainsi, si Z 6= 0 admet (au moins) une racine carrée, il en admet exactement deux,
opposées l’une de l’autre.

Pour savoir s’il existe des racines carrées, on se donne Z := X + iY ∈ C et l’on


cherche z := x + iy ∈ C tel que z 2 = Z. Cela équivaut au système d’équations suivant :
(
x2 − y 2 = X,
2xy = Y.

On commence par les cas faciles, ceux où Z est réel, i.e. Y = 0 et √Z = X. Si
√ X = 0, la
seule racine carrée est z = 0. Si X > 0, les racines carrées sont
√ ± X, p X désigne
où
celle qui est positive. Si X < 0, les racines carrées sont ±i −X = ±i |X|. Il y en a
bien deux opposées, mais aucune des deux ne bénéficie d’une notation particulière.

Passons au cas général Y 6= 0. Pour simplifier la résolution du système, on rem-


narque que 2 2
p N (z) = N (z ) = N (Z). Puisqu’il s’agit de deux réels positifs, on a donc
N (z) = N (Z), d’où une nouvelle équation :
p
x2 + y 2 = X 2 + Y 2 .

En la combinant avec la première, on trouve :


√  r √
2+Y2 X + X2 + Y 2

x2 = X + X 

,

 x=± ,
√2 =⇒ r √2
2 2
y 2 = −X + X + Y ,
 2
y = ± −X + X + Y ·

 2

2 2

8
(On a le droit, car les quantités mises sous racine sont bien des réels positifs.) On se
retrouve donc avec deux valeurs distinctes possibles pour x et deux valeurs distinctes
possibles pour y, donc, a priori, quatre valeurs distinctes possibles pour z = x + iy, ce
qui en fait trop ! En fait, l’équation 2xy = Y impose une liaison de plus entre x et y.
Premier cas : Y > 0. Alors x et y sont de même signe, et l’on trouve les deux racines
carrées :
s √ s √ s √ s √
X + X +Y 2 2 −X + X + Y 2 2 X + X +Y2 2 −X + X 2 + Y 2
+i et − −i ·
2 2 2 2
Deuxième cas : Y < 0. Alors x et y sont de signe contraire, et l’on trouve les deux
racines carrées :
s √ s √ s √ s √
X + X +Y 2 2 2
−X + X + Y 2 X + X +Y 2 2 −X + X 2 + Y 2
−i et − +i ·
2 2 2 2

L’équation du second degré dans C. L’équation du second degré az 2 +bz +c = 0,


avec a, b, c ∈ C et a 6= 0 se résoud de à l’aide de la forme canonique du trinôme du
second degré :
 2 !
b ∆
az 2 + bz + c = a z+ − 2 , où ∆ := b2 − 4ac.
2a 4a

b 2
 
Le discriminant ∆ est un nombre complexe. Si ∆ = 0, on a az 2 + bz + c = a z +
2a
b
et l’équation admet la racine double z := − · Si ∆ 6= 0, il admet deux racines carrées
2a
distinctes opposées, δ et −δ. Il y a alors deux racines :
−b + δ −b − δ
z1 := et z2 := ·
2a 2a
On a, comme pour le cas des coefficients réels, la factorisation du trinôme :
az 2 + bz + c = a(z − z1 )(z − z2 ).
On a aussi les relations entre coefficients et racines :
b c
z1 + z 2 = − et z1 z2 = ·
a a
Toutes ces formules sont encore valables lorsque ∆ = 0 en prenant δ := 0.

Exercice: Calculer les racines carrées de ±i, les racines cubiques de 1.


√ √
Exercice: Les dangers √ de z, premier épisode
√ : peut-on définir √ z “de proche
√ en
proche” ? (Partir de 1 = 1, puis calculer i au plus proche, puis −1, puis −i ; et
si l’on était parti dans l’autre sens ?)

9
Module UE2 : Première feuille de TD
Nombres complexes
Exercice 1
Résoudre le sytème (dans R2 ) : (a + ib)(x + iy) = 1.

Exercice 2
Déterminer les affixes des points de la droite (M M 0 ).

Exercice 3
Déterminer les affixes des points de la droite passant par [z 0 ] et orthogonale au vecteur


[z].

Exercice 4
Soient U ~ et U~ 0 des vecteurs d’affixes respectives z et z 0 .
(i) Montrer que les vecteurs U ~ et U~ 0 sont liés (c’est-à-dire que l’un est multiple de
0
l’autre) si, et seulement si, zz ∈ R. (On utilisera le critère de terminale sur le déterminant.)
(ii) À quelle condition ces vecteurs sont-ils positivement liés ? (C’est-à-dire que l’un est
multiple de l’autre par un réel positif ou nul.)

Exercice 5
◦ ◦
À quelle condition les disques ouverts D(z0 , r) et D(z00 , r 0 ) se rencontrent-ils ?

Exercice 6
Calculer les racines cinquièmes de 1.
(Marche à suivre : factoriser z 5 − 1 = (z − 1)P (z) ; diviser P (z) par z 2 ; faire apparaitre
l’inconnue auxiliaire Z := z + z −1 .)

Exercice 7

Les dangers de z, deuxième épisode : peut-on
√ choisir pour tout complexe z une racine
√ √ √
carrée z de manière à toujours avoir zz 0 = z z 0 ? (Essayer avec z, z 0 := 1 puis
avec z, z 0 := −1.)

10
1.2 Représentation trigonométrique
Dans cette section, on exploite la connaissance des fonctions trigonométriques ac-
quise dans le secondaire : l’étudiant est donc invité à réviser ses cours sur le sujet.

1.2.1 Le cercle unité


Le cercle unité de C est formé des nombres complexes de module 1 : U := ∂D(0, 1).
Il contient 1, et il est stable par multiplication et inversion, ce que l’on résume en disant
que c’est un “sous-groupe” de C∗ .

On définit : eiθ := cos θ + i sin θ (avec θ ∈ R). L’application θ 7→ e iθ est surjective


de R sur U. Elle n’est pas injective :
0
eiθ = eiθ ⇐⇒ θ 0 ≡ θ (mod 2πZ) ⇐⇒ θ 0 − θ ∈ 2πZ.

Rappelons que la dernière notation (congruence modulo 2π) signifie : ∃k ∈ Z : θ 0 − θ =


2kπ. La formule fondamentale est la suivante :
0 0
ei(θ+θ ) = eiθ eiθ .

On dit que l’application θ 7→ eiθ est un “morphisme” de groupes de (R, +) sur (U, .).
Pour prouver la formule, on compare les parties réelles et imaginaires, ce qui nous
ramène aux formules d’addition :

cos(θ + θ 0 ) = cos θ cos θ 0 − sin θ sin θ 0 ,


sin(θ + θ 0 ) = sin θ cos θ 0 + cos θ sin θ 0 .

Sachant que eiπ = −1 (célèbre formule d’Euler) et que e −iθ = eiθ , on peut toutjours
ramener le calcul des valeurs de cette fonction au cas où 0 ≤ θ ≤ π/2. Les valeurs
suivantes sont à connaitre par coeur :

ei0 = 1,

3 1
eiπ/6 = +i ,
√2 2√
2 2
eiπ/4 = +i ,
2 √ 2
1 3
eiπ/3 = +i ,
2 2
eiπ/2 = i.

Exercice: Calculer e2iπ/3 , eiπ/12 et e2iπ/5 .

11

Exercice: On pose eiθ := eiθ/2 . Suivre les valeurs pour θ variant de 0 à 2π. Constater
qu’il y a un problème.

Exercice: On choisit un antécédent θ de u ∈ U de proche en proche en passant par 1,


i, −1, −i, 1 (et d’autres points intermédiaires si l’on veut, pris sur le cercle). Constater
qu’il y a un problème.

1.2.2 Racines de l’unité


Soit n ∈ N∗ un entier naturel non nul. On appelle racine n e de l’unité un complexe
z tel que z n = 1. Les racines nes de l’unité forment l’ensemble :

µn := {z ∈ C | z n = 1}.

On a les implications :

z ∈ µn =⇒ z n = 1 =⇒ |z|n = 1 =⇒ |z| = 1 =⇒ z ∈ U,

d’où l’inclusion µn ⊂ U. Pour déterminer les racines nes de l’unité, on les cherche donc
sous la forme eiθ . On a les équivalences :

(eiθ )n = 1 ⇐⇒ einθ = 1 ⇐⇒ nθ ≡ 0 (mod 2πZ) ⇐⇒ ∃k ∈ Z : nθ = 2kπ,

d’où µn = {e2kiπ/n | k ∈ Z}. D’autre part, si k 0 ≡ k (mod n), i.e. si k 0 − k est un


multiple de n, alors on écrit k 0 = k + mn avec m ∈ Z, d’où :
0
e2k iπ/n = e2kiπ/n+2miπ = e2kiπ/n e2miπ = e2kiπ/n .

On peut donc choisir k ∈ [[0, n − 1]] car les autres valeurs de k ne fourniront pas de
nouvelles valeurs de e2kiπ/n . On trouve donc en fin de compte :

µn = {e2kiπ/n | 0 ≤ k ≤ n − 1}.

De plus, ces n valeurs e2kiπ/n sont deux à deux distinctes, car :


0
e2kiπ/n = e2k iπ/n =⇒ 2kπ/n ≡ 2k 0 π/n (mod 2π) =⇒ k ≡ k 0 (mod n).

En effet, 2kπ/n − 2k 0 π/n = m(2π) ⇒ k − k 0 = mn.

L’étude des racines de l’unité est applée “cyclotomie” à cause de leur très belle pro-
priété géométrique : les racines n es sont les affixes des sommets d’un polygone régulier.
En effet, ce polygone est invariant par la rotation de centre O et d’angle 2π/n (et par
chacune de ses “itérées”, les rotations de centre O et d’angle 2kπ/n).

Exercice: Calculer “à la main” µ1 , µ2 , µ3 , µ4 , µ5 . Dessiner les polygones réguliers


correspondants.

12
1.2.3 Module et argument
Tout complexe non nul admet une unique écriture z = ρu, avec ρ > 0 et |u| = 1. En
z
effet, si z 6= 0, cette écriture implique que |z| = ρ, donc que u = ; e,t réciproquement,
|z|
on voit que ces choix conviennent bien.

L’existence et l’unicité d’une telle écriture se traduisent en disant que l’on a une
application bijective : (
R∗+ × U → C∗ ,
(ρ, u) 7→ ρu.
Si l’on combine ce résultat avec ceux de la section 1.2.1, on en déduit que tout complexe
non nul admet une écriture z = ρeiθ , où ρ > 0 est unique et où θ ∈ R est déterminé
modulo 2π : c’est la représentation trigonométrique ou exponentielle. On a donc une
application surjective : (
R∗+ × R → C∗ ,
(ρ, θ) 7→ ρeiθ .
Les réels ρ et θ s’obtiennent à partir de z en posant ρ := |z| et en résolvant l’équation
z
eiθ := .
|z|
La représentation trigonométrique est très commode pour tous les calculs qui com-
portent des multiplications, des inverses, des puissances ... C’est dû aux règles de calcul
suivantes :
  0
 0
ρ eiθ ρ0 eiθ = (ρρ0 ) ei(θ+θ ) ,
 −1
ρ eiθ = ρ−1 e−iθ ,
 n
ρ eiθ = ρn eniθ ,
−ρ eiθ = ρ ei(θ+π) .

À √
titre d’exemple,
√ calculons les puissances de z := 1 + i. On a |z| = 2 et
z 2 2 √ √
= +i = eiπ/4 , d’où z = 2eiπ/4 . On en conclut que (1 + i)n = ( 2)n eniπ/4 .
|z| 2 2
La représentation trigonométrique conduit à quelques définitions. Soit z un com-
plexe non nul. Tout réel θ tel que z admet une représentation trigonométrique de la
z
forme ρeiθ (autrement dit, tout réel θ tel que e iθ := ) s’appelle un argument de z.
|z|
On note arg(z) l’ensemble des arguments 2 . L’unique argument de z qui appartient à
]−π, π] s’appelle argument principal de z et on le note Arg(z). La fonction z 7→ Arg(z)
est appelée détermination principale de l’argument.
2
Dans la terminologie de UE8 = Maths II, arg(z) est donc une “classe d’équivalence modulo 2π”.

13
Application au calcul des racines n es d’un nombre complexe. On sait a priori
que l’équation z n = 0 a pour seule solution z = 0. Supposons Z 6= 0 et soit Z = re it
une écriture trigonométrique de Z : donc r > 0 est le module de Z et t ∈ R est un
argument de Z. Alors :

z n = Z ⇐⇒ ρn eniθ = reit ⇐⇒ (ρn = r et nθ ≡ t (mod 2π)).



Ainsi, on doit prendre ρ := r 1/n := n r (la racine ne d’un réel positif est bien définie)
et θ := t/n + 2kπ/n pour un entier certain k ∈ Z. Le même raisonnement que dans le
cas des racines de l’unité donne alors l’ensemble des racines n es de Z = reit 6= 0 :

{z ∈ C | z n = Z} = {r 1/n eit/n+2kiπ/n | 0 ≤ k ≤ n − 1}.

Notons d’ailleurs que, si l’on a trouvé l’une quelconque de ces racines n es de Z, mettons
z0 , les autres s’en déduisent :

z n = Z ⇐⇒ z n = z0n ⇐⇒ (z/z0 )n = 1 ⇐⇒ z/z0 ∈ µn ,

de sorte que :
{z ∈ C | z n = Z} = {z0 u | u ∈ µn }.

Interprétation géométrique de l’argument. Soient U ~ , U~ 0 deux vecteurs non nuls,


0
d’affixes respectives z, z (qui sont donc des complexes non nuls). Alors l’angle orienté
~ et U~ 0 est égal à l’argument de z 0 /z :
de U
!
\ Aff( ~ 0)
U
~ , U~ 0 ) = arg
(U ·
Aff(U~)

Noter que l’on a employé la notation arg qui désigne un réel modulo 2π. Ainsi, l’angle
orienté de deux vecteurs n’est connu que modulo 2π. Par exemple, l’angle (~ [
u, ~v ) =
\

→ −

([1], [i]) est égal à arg i = π/2 (mod 2π).

On connait la relation de Chasles pour les angles :


\
~ , U~ 0 ) + (U~\ \
~00 ) = (U
0, U ~ , U~00 ).
(U
~ ), z 0 := Aff(U~ 0 ) et z 00 := Aff(U~00 ), cela s’écrit :
Si l’on pose z := Aff(U
z0 z 00 z 00
arg + arg 0 + arg ·
z z z
z0 z 00
Posons z1 := et z2 := 0 ; la relation devient :
z z
arg z1 + arg z2 = arg(z1 z2 ).

14
Comme on n’additionne pas de véritables réels, mais des “réels modulo 2π”, il faut
préciser ce que peut bien signifier une telle relation. On choisit un argument θ 1 de z1 et
un argument θ2 de z2 et on les additionne : on trouve que θ + θ est un argument de

  0 1iθ0  2 0
z1 z2 . Cela découle d’ailleurs de la règle déjà vue : ρ e ρe = (ρρ0 ) ei(θ+θ ) . Si l’on
choisissait un autre argument θ10 = θ1 + 2kπ de z1 (avec k ∈ Z) et un autre argument
θ20 = θ2 + 2lπ de z2 (avec l ∈ Z), on obtiendrait θ10 + θ20 = θ1 + θ2 + 2(k + l)π, qui est bien
un autre argument de z1 z2 . La morale de cette histoire, c’est que l’on peut additionner
des “réels modulo 2π”. Pour des raisons analogues, on peut également calculer l’opposé
d’un “réel modulo 2π”, et l’on a la relation :

\ ~ ) = −(\
(U~ 0 , U ~ , U~ 0 ).
U

Application aux similitudes directes. Géométriquement, la similitude directe de


centre M0 , de rapport r > 0 et d’angle θ est la transformation du plan qui transforme
M0 en lui-même et tout point M 6= M0 en l’unique point M 0 6= M0 tel que :
−−−−→0 −−−→ \
−−−→ −−−−→
M0 M = r M0 M et (M0 M , M0 M 0 ) = θ (mod 2π).

Notons z0 := Aff(M0 ), z := Aff(M ), z 0 := Aff(M 0 ). Les relations ci-dessus sont


équivalentes à :
z 0 − z0 = a(z − z0 ), où a := reiθ .
On peut encore écrire z 0 = az + b, où a est un complexe non nul, et où b := (1 − a)z 0 .

Réciproquement, pour étudier la transformation géométrique qui s’écrit (en termes


d’affixes) z 0 = az + b, avec a ∈ C∗ et b ∈ C, on doit distinguer trois cas :
1. Si a = 1 et b = 0, alors z 0 = z, c’est la transformation identique du plan. C’est la
similitude directe de rapport 1 et d’angle 0 (mod 2π), et tout point du plan en
est le centre.
2. Si a = 1 et b 6= 0, alors z 0 = z + b n’a aucun point fixe (i.e. transformé en lui-
même) et ne peut donc être une similitude. Bien entendu, on sait que c’est la


translation de vecteur [b].
3. Si a 6= 1, on cherche d’abord un point fixe. Son affixe z 0 doit vérifier z0 = az0 + b,
b
et la seule possibilité est z0 := (par hypothèse, 1 − a 6= 0). Alors z 0 − z0 =
1−a
a(z − z0 ) et l’on reconnait la similitude de centre [z 0 ], de rapport |a| et d’angle
arg a.
Deux cas particuliers importants sont à signaler : si le rapport est 1 la similitude
est une rotation ; dans ce cas, a ∈ U. Si θ ≡ 0 (mod 2π) (resp. θ ≡ π (mod 2π)), la
similitude est une homothétie de rapport positif (resp. de rapport négatif), et a ∈ R ∗ .

15
0
Exercice: À quelle condition a-t-on ρeiθ = ρ0 eiθ , avec où ρ, ρ0 ∈ R∗ et θ, θ 0 ∈ R ?

Exercice: Tracer les (1 + i)n pour n ∈ Z. Quelles courbes d’équation polaire ρ = f (θ)
simple les relient ?

Exercice: Quels sont les arguments des réels, des imaginaires purs, des réels positifs ?

Exercice: Calculer Arg(z −1 ). (Il y a une discussion.)

Exercice: Quelle similitude directe amène [1] sur [i] et [1 + i] sur [1] ? On la calculera
algébriquement (forme z 7→ az + b) et géométriquement (centre, rapport réel, angle).

1.2.4 L’exponentielle complexe


On a vu que les fonctions x 7→ ex et y 7→ eiy ont des propriétés communes. On peut
les combiner en une application appelée exponentielle complexe de C dans C ∗ , définie
par :
∀z := x + iy ∈ C , ez := ex eiy .
Puisque ex ∈ R∗+ et eiy ∈ U, on voit que ez ∈ C∗ . Le module et l’argument se calculent
“à vue” :

|ez | = eRez ,
arg ez = Imz (mod 2π).

En combinant les formules d’addition pour e x et pour eiy , on obtient la formule :


0 0
∀z, z 0 ∈ C , ez+z = ez ez .

On dit que la fonction exponentielle complexe est un “morphisme” de groupes de (C, +)


dans (C∗ , .).

Tout élément Z ∈ C∗ se met sous forme trigonométrique Z = ρe iθ avec ρ > 0 et


θ ∈ R. On voit alors que Z = ez , où z = ln ρ + iθ. L’exponentielle complexe est donc
surjective de C sur C∗ . Elle n’est pas injective :
0
ez = ez ⇐⇒ z 0 ≡ z (mod 2πZ) ⇐⇒ z 0 − z ∈ 2πZ.

Il suffit en effet de comparer les modules et les arguments.

Le logarithme complexe. Tout d’abord, une mise en garde : le logarithme com-


plexe est un objet beaucoup plus délicat à manier que le logarithme réel. En L3, on
en sera encore à comprendre certaines de ses subtilités. La cause première est la non

16
injectivité de l’exponentielle complexe.

Soit z ∈ C∗ . Tout complexe w ∈ C tel que ew = z s’appelle un logarithme de z.


D’après un calcul effectué plus haut, les logarithmes de z sont les complexes ln |z| + iθ,
où θ ∈ arg z.

Si z ∈ C \ R− , l’argument principal de z n’est pas égal à π, c’est un élément de


l’intervalle ouvert ]−π, π[. Le complexe z admet donc un et un seul logarithme dont
la partie imaginaire est dans ]−π, π[ : c’est la détermination principale du logarithme,
parfois notée log z. On a la formule :
log z = ln |z| + i Argz.
L’approche de l’exponentielle complexe présentée ici repose sur l’étude en terminale de l’exponen-
tielle réelle, qui est fondée sur de l’analyse et peut aisément être rendue rigoureuse ; et sur celle des
fonctions trigonométriques, qui est largement basée sur des dessins liés au cercle unité et sur des in-
terprétations heuristiques. De plus, dans cette approche, la magnifique formule d’Euler eiπ = −1 est
une tautologie, qui ne fait que traduire les égalités cos π = −1 et sin π = 0.
En réalité, la vraie définition de l’exponentielle complexe (due à Euler) repose sur la formule suivante :

X 1 n 1 1
ez := z = 1 + z + z2 + z3 + · · · .
n=0
n! 2 6

Bien entendu, il faut donner un sens à la “somme infinie”, ce qui revient à définir le passage à la limite
dans C à partir des sommes finies. Cela repose sur la notion de “série” que l’on commencera à étudier
dès le second semestre de L1.
On doit ensuite prouver à partir de cette définition diverses propriétés de l’exonentielle complexe, puis
en déduire celles de l’exponentielle réelle et des fonctions trigonométriques. Cette démarche est détaillée
dans la section 5.2 du module II.5 du livre de L1 auquel fait référence l’introduction du poly.

Exercice: Calculer les logarithmes de ±1 ± i.

Exercice: Calculer (avec discussion) log z −1 .

1.2.5 Applications à la trigonométrie


Elles reposent essentiellement sur les formules d’Euler :
eix + e−ix eix − e−ix
cos x = et sin x = ,
2 2i
et sur la formule de Moivre :
cos nx + i sin nx = (cos x + i sin x)n .
Signalons également la formule utile :
eix − 1 = eix/2 (2i sin x/2) .

17
La formule du binôme. Pour appliquer la formule de Moivre, on aura souvent
besoin de la formule du binôme (valable pour n ∈ N) :
n  
n
X n k n−k
(a + b) = a b .
k
k=0

Rappelons que les coefficients binomiaux sont définis par la formule :


 
n n! n(n − 1) · · · (n − k + 1)
:= = ,
k k!(n − k)! k!
où les factorielles sont elles-mêmes définies par :

n! := 1 × 2 × · · · × n.

4! = 24, etc. On a toujours n0 = nn = 1 ;


 
Par exemple, 0! = 1, 1! = 1, 2! = 2, 3! = 6,
si n ≥ 1 : n1 = n−1n
= n ; si n ≥ 2 : n2 = n−2 n
 
= n(n − 1)/2 ; etc. La formule du
binôme se prouve par récurrence sur n en utilisant les relations de Pascal :
     
n+1 n n
= + .
k+1 k k+1

Expression explicite pour cos nx et sin nx. Ecrivons que cos nx et sin nx sont
respectivement la partie réelle et la partie imaginaire de (cos x + i sin x) n , que l’on
développe avec la formule du binôme. On prend en compte le fait que i k est réel si k
est pair, et imaginaire pur si k est impair : i 2` = (−1)` et i2`+1 = (−1)` i. On trouve :
bn/2c  
X n
cos nx = (−1)` (cos x)n−2` (sin x)2` ,
2`
`=0
b(n−1)/2c  
X n
sin nx = (−1)` (cos x)n−2`−1 (sin x)2`+1 .
2` + 1
`=0

On a noté bac la partie entière de a. Si l’on remplace partout sin 2 x par 1 − cos2 x, on
constate que cos nx s’exprime comme un polynôme en cos x seul, et que sin nx s’exprime
comme le produit de sin x par un polynôme en cos x seul. Il existe des formules très
générales, mais il est aussi simple de savoir les retrouver au coup par coup.

Linéarisation d’une expression trigonométrique. Des formules d’Euler, on déduit


que les puissances de cosinus et de sinus et leurs produits peuvent s’exprimer comme
des combinaisons linéaires d’exponentielles. Voici un exemple de formule générale :
 ix n n   n  
n e + e−ix −n
X n ix k
 −ix n−k
 −n
X n i(2k−n)x
cos x = =2 e e =2 e .
2 k k
k=0 k=0

18
Comme on sait d’avance que le résultat est réel, on peut remplacer chaque terme du
membre droit par sa partie réelle :
n   n  
X n   X n
cosn x = 2−n Re ei(2k−n)x = 2−n cos(2k − n)x.
k k
k=0 k=0

n
P n
P
Un exercice célèbre. Il s’agit du calcul de cos kx et de sin kx. Notons res-
k=0 k=0
pectivement C(x) et S(x) ces deux expressions. Alors :
n
X n
X
W (x) := C(x) + iS(x) = (cos kx + i sin kx) = wk , où w := cos x + i sin x = eix .
k=0 k=0

Si w = 1, c’est-à-dire si x ≡ 0 (mod 2π), la somme vaut n + 1 et l’on en déduit


C(x) = n + 1 et S(x) = 0.

Sinon, on reconnait la somme partielle d’une série géométrique :

wn+1 − 1 ei(n+1)x − 1
W (x) = = ·
w−1 eix − 1
Grâce à la “formule utile” rappelée plus haut, on en déduit :

ei(n+1)x − 1 ei(n+1)x/2 2i sin(n + 1)x/2 sin(n + 1)x/2


W (x) = ix
= ix/2
= einx/2 ·
e −1 e 2i sin x/2 sin x/2

Finalement :
n
X cos nx/2 sin(n + 1)x/2
cos kx = ,
sin x/2
k=0
n
X sin nx/2 sin(n + 1)x/2
sin kx = ·
sin x/2
k=0

sin 3x
Exercice: Exprimer cos 3x et comme des polynômes en cos x.
sin x
Exercice: Linéariser cos 2 x sin3 x.

Exercice: Dans l’exercice célèbre, vérifier que les dénominateurs sont non nuls.

19
Module UE2 : Deuxième feuille de TD
Nombres complexes
Exercice 1
1 + ix
Soit x 6= −i. Montrer que ∈ U ⇔ x ∈ R.
1 − ix
Exercice 2
Soit u := e4iπ/5 . Dessiner le polygone dont les sommets successifs sont 1, u, u 2 , u3 , u4
(étoile Cherifienne). Peut-on obtenir ainsi l’étoile de David (polygone croisé dont les
sommets sont les éléments de µ6 ) ?

Exercice 3
Périmètre et aire du polygone régulier µ n . Limites lorsque n → +∞.

Exercice 4
Calculer Arg(zz 0 ). (Il y a une discussion.)

Exercice 5
Soit x ∈ ]−π, π]. Déterminer le module et l’argument de e ix + 1.

Exercice 6
Calculer log zz 0 . (Il y a une discussion.)

Exercice 7
L’application z 7→ az + b (a, b ∈ C) est-elle une similitude ? La composée de deux
similitudes est-elle une similitude ?

20
Chapitre 2

Fonctions usuelles

Cette partie du cours est basée sur l’analyse de terminale : les fonctions et leurs
propriétés ont déjà été rencontrées. On fait le point en étant précis et rigoureux. Cela
ne veut pas dire que l’on démontre tout ce qui est nécessaire, mais on l’énonce et l’on
dit que cela admet une démonstration.

Il y a aussi un problème avec les définitions : la continuité et la dérivabilité n’ont en


général été présentées qu’heuristiquement en terminale. Et nous n’étudierons la conti-
nuité rigoureusement qu’ensuite. Il faut que cela soit conscient.

On commence par rappeler l’énoncé précis du théorème des valeurs intermédiaires


et du théorème de continuité et de dérivabilité d’une fonction réciproque. Tout usage
d’un de ces théorèmes doit le mentionner. “La restitution des énoncés est exigible”.

2.1 Exponentielle et logarithme


2.1.1 Exponentielle
Il existe une unique fonction dérivable f : R → R telle que f 0 = f et f (0) = 1 :
c’est la fonction exponentielle (réelle) f (x) = e x .
Elle est indéfiniment dérivable, égale à toutes ses dérivées.
Elle est strictement croissante, strictement convexe, ses limites sont 0 en −∞ et +∞
en +∞. Elle réalise donc une bijection de R sur R ∗+ . Son graphe ressemble à ...

unbeaugraphe...

On peut tracer un graphe approché par la méthode d’Euler. Soit x > 0 (mais ça
marche également pour x < 0). On subdivise [0, x] en n pas de longueur h := x/n. On
construit les sommets (xk , yk ) d’une ligne brisée pour k := 0, . . . , n en posant x k := kh

21
(donc on va de x0 = 0 à xn = x) et :

yk+1 ≈ yk + hf 0 (xk ) = yk + hf (xk ) ≈ yk + hyK ,

c’est-à-dire pratiquement en posant y k+1 := (1 + h)yk . On a donc comme valeur ap-


prochée de f (x) = f (xn ) la dernière oprdonnée yn = (1 + h)n = (1 + x/n)n . (On verra
en exercice que la limite pour n → +∞ de cette expression est bien e x .)

Propriétés algébriques de l’exponentielles :


ea+b = ea eb , e−a = 1/ea ;
Soit r := p/q ∈ Q. Alors (era )q = (ea )p , d’où, tout étant strictement positif :

era = (ea )p/q := q (ea )p .


p

Notons e := e1 ≈ 2, 718 : on a donc, pour r ∈ Q, l’égalité : e r = er avec à gauche la


fonction exponentielle et à droite une puissance rationnelle de e. La fonction exponen-
tielle sert à interpoler les puissances lorsque les exposants ne sont pas rationnels.

Pour interpoler de même les ar , où a ∈ R∗+ est quelconque (si a < 0, on ne peut
même pas prendre r := 1/2), on choisit λ tel que a = e λ et l’on pose ax := eλx . Bien
entendu, on a reconnu λ := ln a, d’où la définition :

ax := ex ln a .

Un peu d’analyse. Propriétés locales de l’exponentielle :


ex − 1
on a lim = 1, ce que l’on peut écrire ex = 1 + x + x(x), où lim (x) = 0 :
x→0 x x→0
“développement limité à l’ordre 1”. Plus généralement :
1 1
ex = 1 + x + x2 + · · · + xn + xn (x) où lim (x) = 0.
2 n! x→0

ATTENTION ! On garde la notation (x) mais ce n’est jamais la même fonction, c’est
simplement une abréviation pour “une fonction qui tend vers 0 en 0”.
Pour un développement limité en a 6= 0, il suffit d’écrire e a+x = ea ex = ea (1 + x + · · · ).

Ordre de grandeur (“l’exponentielle l’emporte”) :

∀α ∈ R , lim xα ex = +∞ , lim xα e−x = 0 , lim |x|α ex = 0.


x→+∞ x→+∞ x→−∞

On peut prouver l’égalité suivante, de nature différente des développements limités (“développement
en série”) :
+∞ n
1 1 X 1 X 1
e x = 1 + x + x2 + · · · + xn + · · · = xk := lim xk .
2 n! k! n→+∞ k!
k=0 k=0

22
On peut en déduire que e est irrationnel de la manière suivante : pour tout n ∈ N∗ , on a
n!e = a + u avec
n
X n! n! n! 1 1 1
a := ∈ Z et u := + +··· ≤ + 2
+··· = ,
k! (n + 1)! (n + 2)! n + 1 (n + 1) n
k=0

donc a < n!e < a + 1 et n!e n’est jamais entier.

Exercice: Nature des branches du graphe de l’exponentielle ?


x
Exercice: Développement limité de en 0 ?
ex −1

2.1.2 Logarithme népérien


La fonction ln réciproque de la fonction exponentielle est appelée logarithme néperien.
C’est une bijection de R∗+ sur R. C’est l’unique primitive de la fonction x 7→ 1/x qui
s’annule en 1 : Z x
dt
∀x > 0 , ln x = ·
1 t

Elle est strictement croissante, strictement concave, ses limites sont −∞ en o + et +∞


en +∞. Son graphe ressemble à ...

unbeaugraphe...
ln x
Si a > 0, la réciproque de x 7→ ax est la fonction log a (x) = ·
ln a
Propriétés algébriques : ln(ab) = ln(a) + ln(b), ln(a x ) = x ln(a), etc.

Développement limité :

x2 (−1)n−1 n
ln(1 + x) = x − + ··· + x + xn (x) où lim (x) = 0.
2 n x→0

Pour un développement limité en a > 0, écrire ln(a + x) = ln(a) + ln(1 + x/a) et appli-
quer celui qui précède à x/a.

Ordre de grandeur :

∀α ∈ R , ∀β > 0 , lim xβ (ln x)α = +∞ , lim xβ |ln x|α = 0.


x→+∞ x→0+

On peut encore prouver un “développement en série” :


+∞ n
x2 (−1)n−1 n X (−1)k−1 X (−1)k−1
ln(1 + x) = x − +··· + x +··· = xk := lim xk .
2 n k n→+∞ k
k=1 k=1

23
+∞
P (−1)k−1
Ces égalités sont vérifiées pour −1 < x ≤ 1. Par exemple, ln 2 = .
k=1 k

Exercice: Nature des branches du graphe de ln ?

Exercice: Dérivée k e de ln ?

Exercice: Graphe et dérivée de log a ?

2.2 Fonctions circulaires


2.2.1 Cosinus et sinus
Il existe un unique coupe de fonctions dérivables C, S : R → R telles que S 0 = C,
C 0 = −S, C(0) = 1 et S(0)
 = 0. On peut également écrire ces conditions vectorielle-
C(x)
ment : on pose F (x) := et l’on a :
S(x)
   
0 −1 1
F 0 (x) = F (x) et F (0) = .
1 0 0

Enfin, on peut écrire ces conditions avec une fonction à valeurs complexes (mais de
variable réelle) z(x) := cos x + i sin x :

z 0 (x) = iz(x) et z(0) = 1.

Cette dernière forme fait irrésistiblement penser à une exponentielle, et suggère de no-
ter z(x) = eix .
La fonction C est appelée cosinus, c’est la fonction cos x ; la fonction S est appelée
sinus, c’est la fonction sin x. On a donc retrouvé la formule d’Euler e ix = cos x + i sin x.

La méthode de résolution approchée d’Euler marche comme dans le cas de l’expo-


nentielle réelle et donne une valeur approchée :

eix ≈ (1 + ix/n)n .

Cette formule est justifiée en exercice.

Les fonctions cos et sin sont évidemment indéfiniment dérivables. On montre l’exis-
tence d’un réel positif (célèbre) π ≈ 3, 14 tel que les fonctions cos et sin sont 2π-
périodiques, respectivement paire et impaire. Sur [0, π] :
La fonction cos est strictement décroissante de cos 0 = 1 à cos π = −1, points en les-
quels la tangente est horizontale ; elle est concave sur [0, π/2], s’annule avec un point
d’inflexion en π/2 et elle est convexe sur [π/2, π].

24
La fonction sin est convexe, elle est croissante de sin 0 = 0 à sin π/2 = 1 (où elle a une
tangente horizontale) puis décroissante de sin π/2 = 1 à sin π = 0.
En fait, on a sin(x + π/2) = cos x, d’où deux beaux graphes décalés :

unbeaugraphedouble...

On a cos2 + sin2 = 1. L’application x 7→ (cos x, sin x) est donc à valeurs dans le


cercle unité U. Elle est en fait surjective et deux réels ont même image si, et seulement
s’ils sont congrus modulo 2π.

On a des “formules d’addition”, qui se résument au mieux dans la formule de


Moivre : ei(a+b) = eia eib .

Les développements limités se déduisent de celui de e ix :


1 1
eix = 1 + ix + i2 x2 + · · · + in xn + xn (x) où lim (x) = 0.
2 n! x→0

Puis on sépare parties réelle et imaginaire. Pour un DL ailleurs qu’en 0, utiliser les
formules d’addition. Par exemple :

cos(a + x) = cos a − (sin a)x + x(x) et sin(a + x) = sin a + (cos a)x + x 0 (x).

Ce n’est pas le même  !


Il y a un développement en série entière, obtenu en séparant les parties réelles et imaginaires
de :
+∞ n
1 1 X 1 X 1
eix = 1 + ix + i2 x2 + · · · + in xn + · · · = ik xk := lim ik x k .
2 n! k! n→+∞ k!
k=0 k=0

Exercice: Montrer que, pour x réel, lim (1 + ix/n)n = eix .


n→+∞

Exercice: Calculer la dérivée k e de cos x, de sin x, de cos x sin x.

Exercice: Donner le développement limité de cos x sin x à l’ordre 3 en 0.

Exercice: Préciser les développements en série entière de cos et sin.

sin
Exercice: Étudier la fonction tan :=
·
cos
1 1
Exercice: Comportement de − en 0 ?
sin x x

25
2.2.2 Fonctions circulaires inverses
Fonctions arccos, arcsin, arctan : définition, dérivée, graphe, branches, valeurs spéciales,
formules d’addition, développements limités, développement en série.

Exercices :
1.
2.
3.

2.3 Fonctions hyperboliques


2.3.1 Cosinus et sinus hyperboliques
Fonctions cosh, sinh (tanh en exercice) : définition à partir de l’exponentielle,
dérivée, équation différentielle, graphe, branches, valeurs spéciales, formules d’addi-
tion, développements limités, développement en série.

Exercices :
1.
2.
3.

2.3.2 Fonctions hyperboliques inverses


Fonctions réciproques des précédentes : définition, calcul à partir du logarithme,
dérivée, graphe, branches, valeurs spéciales, formules d’addition, développements li-
mités, développement en série.

Exercices :
1.
2.
3.

26
Chapitre 3

Équations différentielles

Équations : y 0 = ay, y 0 = ay + b, y 00 + ay 0 + by = 0, y 00 + ay 0 + by = c, variation


des constantes, allures des solutions, espaces vectoriels ou affines de dimension 2 (sans
les termes), systèmes Y 0 = AY + B (vectoriels), ce que l’on peut faire avec la méthode
d’Euler.

27
Chapitre 4

Limites, continuité

1) Définitions et exemples à la main.

2) Propriétés algébriques (sommes, etc) avec preuves.

3) Peut-être : développements limités, quelques calculs de dérivées “à la main”.

4) Propriétés d’existence avec preuves.

5) Théorème des valeurs intermédiaires et théorème de continuité de la réciproque,


avec ou sans preuve, mais avec illustrations.

28
Chapitre 5

Polynômes

En plus du syllabus, prévoir la décomposition en éléments simples d’une fraction


rationnelle.

29
Chapitre 6

Géométrie

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