Les enjeux de la rédaction scientifique
La rédaction d’articles en vue de leur diffusion au sein du collège des pairs reste l’une des activités
les plus importantes des chercheurs et des intervenants en sciences de l’environnement. La science
existe parce que les scientifiques sont des écrivains et des conférenciers. La rédaction est autant un
moyen de clarifier nos découvertes ou nos interventions, que d’informer d’autres chercheurs du
même domaine de recherche ou de domaines connexes de nos avancées ou de nos données. De tels
articles peuvent aussi servir à informer le public, dans la mesure où les auteurs bénéficient du support
d’un service de communication efficace. Toutefois, pour atteindre ce dernier objectif, le chercheur
devra s’approprier préalablement les méthodes et les habiletés nécessaires à la rédaction d’articles
de vulgarisation.
Que ce soit en sciences naturelles ou en sciences sociales, la rédaction d’un article scientifique doit
respecter des normes relativement rigides. Ces normes servent de garde-fous et permettent
d’orienter l’auteur pour la production d’un texte clair. Bon nombre de ces directives sont applicables
aussi à la rédaction d’un rapport de recherche ou d’un travail de recherche dans le cadre d’un cours.
Une structure bien établie peut paraître contraignante, mais constitue une nécessité pour que le
lecteur comprenne le développement conceptuel et intellectuel de l’auteur. Un énoncé clair de
l’objectif, du propos et des conclusions est la solution pour une transmission du message efficace.
Ainsi, la séparation des résultats et de la discussion est essentielle pour éviter de noyer les données
originales du texte. La capacité à rédiger des essais d’un seul trait est plus un fantasme qu’une
réalité.
Entre 20 % et 80 % des articles soumis aux revues pour publication sont refusés par les réviseurs.
Ce taux varie selon les revues (qualité, distribution, etc.). Les revues de calibre international avec
comité de lecture ont généralement des taux d’acceptation se situant entre 25 % et 50 % (ASPL,
2000). VertigO – La revue électronique en sciences de l’environnement, pour ne nommer que celle-
là, à un taux d’acceptation d’environ 30 % pour les articles soumis spontanément, dont environ 20%
dont le dépôt pour évaluation est refusé. Ces taux peuvent être différents si la revue fonctionne avec
des articles sollicités. La qualité de l’écrit (structure, clarté), celle des figures et tableaux, ou des
références sont tout aussi primordiales que les résultats et les analyses (statistiques ou analytiques).
Les articles publiés par des revues scientifiques sont généralement révisés par deux à trois réviseurs
externes anonymes et un réviseur interne (un des éditeurs) (ASPL, 2000). La révision peut aussi
parfois être faite par un seul réviseur externe, auquel cas le réviseur est identifié.
Ici, nous vous donnons des indications afin d'aider la rédaction d'un article scientifique dont le dépôt
pour évaluation aura la chance d'être accepté. C'est la première étape.
Les étapes clés pour rédiger le plan d’un article
scientifique
Pour écrire un texte scientifique, différentes étapes préliminaires sont incontournables, bien qu’elles
puissent prendre différentes formes. Vous en trouverez la liste à la fin du présent guide dans le
document intitulé Grille pour rédiger le plan d’un article scientifique. Ces différentes étapes ne
succèdent pas les unes aux autres selon un processus linéaire; la rédaction du plan de votre article
nécessitera plutôt un aller-retour entre elles dans un processus itératif.
Le plan est la colonne vertébrale d’un article et détermine en grande partie sa qualité. Le plan ne se
résume pas seulement en une structure par points; il met en évidence les liens entre la connaissance,
les hypothèses de la recherche, la méthodologie, les résultats, l’argumentaire et la conclusion. Il
nécessite de développer une structure logique avec un fil conducteur.
Dans un premier temps, l’auteur doit clarifier le message qu’il veut transmettre (celui-ci est
généralement établi à l’initiale de la recherche). Suivant le message, il analyse les preuves et
résultats. Les résultats de la recherche constituent-ils des preuves solides pour étayer nos
affirmations? Ces affirmations nous conduisent-elles au message à transmettre?
Une fois ce plan bien établi, il est primordial d’identifier la revue pour laquelle l’auteur rédige le texte.
Cela aura de l’importance sur le propos (introduction) et sur l’édition du texte. En outre, rien ne sert
de soumettre un texte qui ne concorde pas avec les politiques éditoriales de la revue ou encore avec
le type d’article publié par la revue en question. Grossièrement, on ne soumet pas un article de
géologie à une revue de biologie ou un article disciplinaire à une revue interdisciplinaire. Pour s’aider
dans ce choix, il est possible de regarder les références bibliographiques utilisées (ou pressenties)
dans le texte.
Il est aussi essentiel de procéder à sa révision avec un minimum de recul. Pour ce faire, il est conseillé
d’attendre quelques jours après la fin de la rédaction. Cette étape a pour objectifs de s’assurer de la
cohérence entre les résultats et le message, de l’exactitude des chiffres et des calculs, de la logique
du développement intellectuel et de la conformité des références bibliographiques. Les références
sont-elles toutes là? Constituent-elles véritablement un appui aux dires? Vous devez garder à l’esprit
que les réviseurs sont des spécialistes dans votre domaine et qu’ils ne laisseraient pas passer de
telles erreurs. De plus, les réviseurs et les éditeurs sont submergés par la masse des articles
scientifiques soumis et de simples détails comme ceux-là, s’ils deviennent récurrents, sont suffisants
pour rejeter un article.
Ce chapitre du guide ne se veut pas exhaustif, mais vise à poser les bases minimales pour la rédaction
d’un article scientifique, d’un travail universitaire ou d’un rapport de consultant. Il est évident que
dans le cadre de la rédaction d’un article scientifique, l’auteur doit respecter rigoureusement les
demandes de l’éditeur (politique de publication). De telles demandes sont moins strictes dans le
cadre des travaux universitaires et pratiquement inexistantes dans le cas des autres types de
rapports.
Les articles scientifiques, les travaux universitaires et les rapports de recherche se découpent en six
sections : 1) introduction, 2) méthodologie 3) résultats, 4) discussion, 5) conclusion, 6) bibliographie.
Ci-dessous, nous aborderons séparément ces six sections.
Introduction (environ 10 % du texte)
L’introduction d’un article sert à annoncer la problématique de l’étude et à fournir l’information de
base sur la recherche ou l’intervention. Pour ce faire, l’auteur doit avoir une bonne connaissance de
la littérature sur le sujet, au-delà de la littérature qui appuie plus directement son étude. Une
recherche bibliographique exhaustive doit donc être effectuée (voir encadré) de manière à être en
mesure de donner les points de vue divergents s’ils existent. L’introduction n’est cependant pas le
lieu pour la rédaction d’un examen critique de la littérature, lequel sera traité dans le cadre de la
discussion.
Dans l’introduction, l’auteur doit absolument identifier :
le problème;
l’objectif de l’article (répondre au problème identifié);
l’hypothèse de la recherche.
Bien que cela ne soit pas l’usage, il peut être judicieux de terminer l’introduction avec un résumé en
une phrase de la découverte de l’article. Ceci permet de donner au lecteur le goût de découvrir
comment la recherche en arrive à une telle découverte. N’oublions pas que la majorité des lecteurs
se contente de lire le résumé de l’article, son introduction et sa conclusion. Une telle accroche peut
inciter le lecteur à lire aussi les résultats.
Comment faire une recherche bibliographique
La recherche bibliographique est centrale pour la rédaction d’un article scientifique. Bien qu’Internet,
avec ses moteurs de recherche, puisse aider à trouver des informations pertinentes sur certains
sujets, on ne peut s’en contenter. Une bonne recherche bibliographique doit se baser sur la
consultation de bases de données. L’ensemble des bibliothèques universitaires offre l’accès à de telles
bases (exemples : Envirodoq, LexisNexis Environmental, Sciencedirect). Des sites tels qu’Érudit
([Link] et [Link] ([Link] peuvent aussi servir de point de
départ. Une autre activité nécessaire pour la recherche bibliographique est la consultation de
certaines revues clefs dans le domaine de recherche concerné. En effectuant des recherches
directement sur le site de la revue, il est possible de trouver des articles qui n’auraient pas été
répertoriés autrement. La revue en question ne fait pas nécessairement partie de la base de données
consultée. Une fois les articles importants identifiés, il est important de consulter leur bibliographie
pour identifier les articles qui ne l’auraient pas été lors de lectures antérieures.
Il est important de retourner à la source des affirmations émises dans des articles lus, à partir des
références bibliographiques pour éviter les erreurs d’interprétation.
Méthodologie (environ 20 % du texte)
La méthodologie est le fondement d’un article scientifique. Sa pertinence et sa rigueur détermineront
le bien-fondé de l’adéquation entre les résultats et les preuves que ceux-ci représentent. Une section
méthodologique déficiente peut conduire au rejet de l’article. La section méthodologie doit décrire
comment a été conduite la recherche. Elle dresse un portrait du lieu (site d’étude) et de la période
des recherches, des paramètres qui ont été mesurés (échantillonnage), tout comme des méthodes
d’analyse utilisées (analyses).
Site d’étude
Cette sous-section situe le lieu d’étude et décrit succinctement les caractéristiques du site ou encore
de la population à l’étude. Elle doit permettre au lecteur de se faire une idée précise du lieu ou de la
population. Les caractéristiques pertinentes pour la discussion sont rapportées dans cette section
(conditions physico-chimiques des lacs, profil démographique de la population, caractéristiques des
sites, etc.). Cette section peut faire référence à des tableaux de la section résultats où l’on retrouve
les caractéristiques des sites.
Échantillonnage
Cette sous-section inclut la période d’échantillonnage, la distribution spatiale de l’échantillonnage
(nombre de stations par site, nombre de prélèvements par sites, etc.) ou sociale (type d'acteurs,
nombre de personnes, etc.). Elle résume aussi la méthodologie utilisée pour l’échantillonnage
(aléatoire ou hiérarchique). Le cas échéant, elle inclut les critères de sélection des sites de
prélèvement ou des personnes interrogées.
Cette sous-section est primordiale; un intérêt particulier doit lui être apporté, car elle déterminera la
validité de l’échantillonnage (représentativité ou pertinence) pour répondre à l’objectif de l’article. La
représentativité de l’échantillonnage devrait déjà avoir été traitée lors de la rédaction du projet de
recherche. Mais lors de la rédaction du plan de l’article, une attention particulière doit être portée à
cette sous-section. Dans le cadre de l’article, il s’agit seulement d’en faire un résumé.
Enfin, cette sous-section fait état des différentes mesures effectuées et des méthodes utilisées
(incubation, piézomètres, sondages, entrevues, etc.) pour faire le prélèvement des échantillons. La
description de la méthodologie d’échantillonnage doit être suffisante pour qu’un scientifique puisse
refaire les échantillonnages. Il faut éviter de décrire en détail les méthodes lorsqu’elles ont déjà été
utilisées par d’autres chercheurs. Dans ce cas, il suffit d’y faire référence. En outre, les incertitudes
occasionnées par l’échantillonnage doivent être déterminées.
Cette sous-section doit décrire suffisamment la méthodologie pour qu’un scientifique compétent
puisse comprendre la portée de la recherche.
Analyses
Cette sous-section doit comporter une description des méthodes d’analyse utilisées suffisante pour
qu’un scientifique puisse reprendre la même étude. Là encore, inutile de décrire à nouveau dans le
détail des méthodes d’analyse déjà utilisées par d’autres chercheurs, il suffit d’y faire référence. Par
ailleurs, si une nouvelle technique a été mise au point ou a été largement modifiée à partir de
techniques existantes, une description précise est nécessaire. Toutefois, dans un tel cas, il est
souvent préférable d’écrire un article méthodologique auquel l’auteur référera par la suite. Le
matériel pour effectuer les analyses (chromatographe, analyseur de texte, etc.) doit être décrit avec
précision.
Les incertitudes occasionnées par les analyses doivent être décrites, ainsi que toute information
pouvant influer sur l’échantillonnage avant analyse (transport, entreposage).
Dans cette sous-section l’auteur doit aussi établir, dans le cas d’un travail avec des populations, sa
conformité aux principes éthiques (anonymat, consentement, etc.).
Résultats (environ 20 % du texte)
Dans cette section, l’auteur présente les résultats sans réaliser des interprétations ou des analyses
(corrélations entre les données). Cette présentation des résultats doit se faire exclusivement pour
les données justifiant les conclusions et concernant l’objectif de l’article. Dans la section résultats, il
est primordial de faire le tri entre ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Bien que l’auteur
dispose de nombreuses données prélevées durant sa recherche, il doit freiner son élan de diffusion.
L’ajout de données non pertinentes peut être un critère de rejet ou de demande de corrections
majeures pour l’article. En outre, les lecteurs ne veulent pas avoir à faire le tri dans l’ensemble de
vos données. Cela alourdit inutilement le texte. Ces données seront utilisées ultérieurement par
l’auteur (autres articles, présentations, etc.). Un leitmotiv pour cette section : conserver uniquement
ce qui est nécessaire.
Dans la section résultats, l’auteur doit présenter adéquatement ses données de recherche. Il existe
plusieurs manières de faire : texte, tableaux, graphiques. Si les données peuvent être présentées en
quelques lignes, mieux vaut ne pas utiliser les graphiques. Les graphiques conviennent pour les
données se prêtant à des analyses multifacteurs (exemples : évolution temporelle des émissions de
GES depuis un écosystème, ou évolution historique des cas de paludisme d’une population africaine
vivant près d’un réservoir, ou encore évolution historique de la contamination au mercure d’une
population riveraine de l’Amazonie brésilienne). De plus, une attention particulière doit être portée
aux échelles des graphiques. Il est préférable de toujours utiliser, dans la mesure du possible, les
mêmes échelles et les mêmes unités (les unités sont généralement un critère des politiques de
publication d’une revue).
Tant les tableaux que les graphiques doivent être clairs. Ils ne doivent pas contenir trop d’idées
(généralement une illustration = une idée). Ceux-ci doivent bien identifier le lieu d’étude, les
paramètres importants (qui seront repris par la suite dans la discussion), le nombre de mesures et
les incertitudes. En bref, le lecteur doit pouvoir avoir une vision d’ensemble, juste en examinant le
tableau ou le graphique. En outre, le lecteur doit pouvoir, à partir des résultats, faire les mêmes
calculs que ceux effectués par l’auteur dans la discussion.
En ce qui concerne les illustrations, il est primordial de suivre les indications de la revue à laquelle
vous destinez l’article.
Discussion (environ 40 %)
La discussion constitue le cœur de l’article. Elle doit faire ressortir l’importance des résultats. Ainsi,
dans la discussion, l’auteur expose les conclusions qu’il peut tirer à partir des résultats. Par le biais
d’analyses statiques ou logiques (dans le cas d’un article en lien avec une recherche qualitative),
l’auteur fait ressortir les interactions entre les résultats.
Pour la rédaction de cette section, chaque paragraphe doit faire référence à une conclusion. Il est
conseillé de commencer le paragraphe par la conclusion que l’on fait suivre de la démonstration.
En outre, les conclusions et les données doivent être évaluées à la lumière des connaissances
existantes. Une attention particulière doit être portée à la revue de la littérature lors de la rédaction
de cette section. L’auteur doit aussi tirer les principales conséquences des constatations.
Enfin, la discussion est le lieu pour évoquer les autres travaux de recherche nécessaires, les mesures
supplémentaires et les nouvelles hypothèses de recherche.
Conclusion (environ 10 % du texte)
Comme son nom l’indique, cette section de l’article doit résumer les principales conclusions de la
recherche. Les lecteurs utilisent cette section pour se faire une idée de l’intérêt d’un article.
Dans la conclusion, l’auteur doit, encore une fois, vérifier le bien-fondé de l’adéquation entre les
résultats et le message. Peut-on réellement tirer de telles conclusions à partir des résultats? Quelles
preuves apportons-nous?
Bibliographie
Les sources pouvant servir dans le cadre d’un article scientifique, un travail universitaire ou un
rapport de recherche sont multiples : articles scientifiques révisés par les pairs, rapports de
recherche, mémoires soumis à une audience (exemple au bureau des audiences publiques en
environnement – Québec), documents sur un site Internet, articles d’actualité et encyclopédies. Avec
l’avènement de l’électronique, nous pouvons aussi ajouter les groupes d’intérêt (Listserv), les
groupes de nouvelles (Newsgroups), les courriels, les bases de données, les archives FTP et les
cédéroms.
Vous devez rester vigilants quant à la validité scientifique de vos références. Dans le cas des articles
révisés (publications scientifiques avec comité de lecture), un comité a fait une partie du travail pour
vous; toutefois, restez aux aguets, car un article publié peut avoir des défaillances méthodologiques
ou d’interprétations qui n’ont pas été relevées par les réviseurs ou l’éditeur. Souvent, le nom et la
réputation de la revue éditrice sont aussi importants.
Dans les autres cas, vous devez juger de la crédibilité de la source. Ainsi, les articles de journaux ne
peuvent pas servir à prouver un point que vous avancez, mais peuvent appuyer la présentation de
la problématique, surtout dans le cas d’un article d’analyse.
Toutefois, ce type de source est à éviter dans le cas d’un article scientifique, vous devrez retourner
à la source de l’information du journaliste. En ce qui concerne Internet, on y trouve du meilleur au
pire en passant par l'insignifiant et le grandiose. Si vous cherchez de l'information pour la rédaction
d'un travail universitaire, il y a fort à parier qu'avec plus ou moins d'effort, vous en trouverez sur
Internet. N'importe qui, individu, groupement, institution peut éditer sur Internet. Toutefois, il faut
faire attention car de nombreux sites Internet, contrairement aux revues électroniques scientifiques
telles que VertigO, Développement Durable et Territoires, Ecology and Society, n’ont pas
nécessairement un comité de lecture, un directeur de publication, ou des réviseurs pour faire la
sélection. Ce qui veut dire que l'on y trouve de l'information fiable et de la désinformation. Ainsi à
partir du même mot-clef, vous vous retrouverez face à des documents de statuts très différents. En
outre, l’information peut être périmée si le site n’a pas été mis à jour depuis de nombreuses années.
Dans le même ordre d’idées, si vous décidez d’y faire référence, n’oubliez pas que les informations
sur Internet sont fluctuantes et mobiles. En effet, un site peut disparaître ou changer d’adresse
Internet.
Quelques questions pour évaluer les documents :
Qui est l'auteur du document? Son nom doit être clairement indiqué, ainsi que sa fonction s'il s'agit d'un
document émanant d'une institution.
Qui est l'éditeur responsable? Autrement dit, qui assume la responsabilité légale des informations divulguées?
Quelle est l'institution éditrice ou hébergeur du site? Est-ce une université, un centre de recherche, un
fournisseur d'accès privé, une entreprise?
Quel est le statut du document? Est-ce un article scientifique, un texte d’opinion, un document officiel, une
page d’accueil d'amateur, une page publicitaire, une offre commerciale?
Quelle est la date du document? S'il s'agit d'une publication électronique, quelle est la date de sa dernière
mise à jour?
Quelles sont les sources des informations divulguées?
Quelles sont éventuellement les références bibliographiques?
S'il s'agit de la publication électronique d'un document édité par ailleurs, quelle est l'édition papier?
S'il s'agit d'une publication électronique qui n’est pas éditée sur papier par ailleurs, est-elle supportée par un
comité de rédaction, un comité scientifique? Est-ce que les articles sont révisés par un comité de lecture (voir
les politiques de publication de la revue)?
S'il s'agit d'une publication électronique, quelle est la longévité appréhendée du site. Il ne faut pas qu’un
lecteur souhaitant vérifier les données secondaires de votre publication se retrouve sur une page ERREUR404.
La longévité d’un site peut être estimée en fonction de la crédibilité de l’organisme hébergeant le site, de la
date de création du site et de l’inclusion de la publication dans des bases de données nationales ou
internationales.
1 Les sources bibliographiques sont les sources secondaires de votre article. Les sources primaires s (...)
Quelle que soit la source, imprimée ou électronique, primaire ou secondaire1, il est nécessaire
d’établir la représentativité des données auxquelles on a recours. Dans le cas de données d’un
organisme, il est pertinent d’avoir plusieurs sources, surtout si nous parlons d’une donnée stratégique
pour l’entreprise (ex. : émissions de GES depuis une industrie). Vous devrez aussi vous assurer de
la disponibilité des documents cités et de la méthodologie.
Comment citer les sources secondaires et
rédiger la bibliographie
D’une revue à l’autre, la manière de décrire la source varie. Ainsi, dans certaines revues, l’année de
parution sera indiquée après le nom des auteurs; tandis que dans d’autres, elle le sera à la fin de la
référence. Quoi qu'il en soit, des règles indiquées par la revue dans laquelle vous souhaitez être
publié doivent être respectées pour augmenter vos chances d’être présélectionné.
En fin d’article, l’auteur doit rassembler toutes les références des titres cités, en respectant les
normes de la revue. Ainsi, à titre d’exemple, VertigO - La revue électronique en sciences de
l’environnement demande aux auteurs, pour répondre à ces normes de publication, d’utiliser les
normes bibliographiques UQAM-APA. Il est très important de lire attentivement les pages « Directives
aux [Link] » des revues pour connaître leurs exigences respectives.
Gardez en tête que le but d’une bibliographie est de permettre aux lecteurs et lectrices de retrouver
facilement la source qui les intéresse. N’hésitez pas à indiquer le plus d’éléments identificateur
possible.
Grille pour rédiger le plan d’un article
scientifique
Rédaction du message
Le message doit pouvoir se rédiger en 15 à 30 mots. Il est important de bien analyser le message
rédigé. Est-ce bien le message que nous voulons et pouvons divulguer?
Mise à jour de la banque d’articles scientifiques
La rédaction du projet nécessite des recherches bibliographiques. Afin de s’assurer que nos
connaissances sont à jour et que la rédaction de l’article tient compte des recherches les plus
récentes, une recherche bibliographique doit être réalisée avant la rédaction de l’article.
Résumé des dernières conclusions pertinentes sur le
sujet
Un article scientifique part toujours de connaissances existantes auxquelles l’auteur rajoute de
nouvelles connaissances. Ces dernières permettant d’étayer ce que nous savons ou encore de
réorienter les recherches. L’auteur doit se poser la question suivante : en quoi son message est-il
complémentaire ou innovateur?
Choix de la revue
Ce choix sera déterminant pour cibler le type de lecteurs (décideurs, politicologues, scientifiques
dans un domaine de recherche pointu, professionnels, etc.) et donc le traitement de l’information.
En outre, il est nécessaire de bien lire les politiques de la revue choisie. Lors du dépôt d'un article
pour évaluation à une revue, n'oubliez pas de l'accompagner d'un mot qui explique votre choix de
cette revue. C'est une personne qui va recevoir votre texte! Une présentation de votre texte et un
message au rédacteur en chef peuvent faire la différence.
Rédaction du plan de l’article
Mettre en évidence les liens entre la connaissance, les hypothèses de la recherche, la méthodologie,
les résultats, l’argumentaire et la conclusion. Développer une structure logique avec un fil
conducteur.
Notes
1 Les sources bibliographiques sont les sources secondaires de votre article. Les sources primaires sont
les données sources de l’article. On parle habituellement donc de sources secondaires quand on a affaire
à des analyses, interprétations, évaluations, compilations, reproductions ou commentaires faits par
d'autres personnes à partir des faits sur lesquels porte votre recherche. Ces sources secondaires vous
aident à apprécier, interpréter et analyser ce qui vous intéresse. Les sources secondaires incluent aussi les
données primaires recueillies par quelqu'un
D’abord.