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Convention de divorce par consentement mutuel

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CONVENTION DE DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL

Par acte sous signature privée contresigné par avocats,


Déposé au rang des minutes d’un notaire
(Articles 229-1 et suivants du Code civil)

ENTRE LES SOUSSIGNÉS :

M. AZZEDINE TIAIBA
Né le 25/10/1969 à BORDJ GHEDIR (99)
De nationalité ALGÉRIENNE
Numéro de sécurité sociale : 169109935323809
Profession : CONTRÔLEUR TECHNIQUE AUTOMOBILE
Demeurant 17 PLACE MONGE - CHAMBÉRY (73000)

Ayant pour avocat :

Yaron ALGAZZE, exerçant à titre individuel et au sein du cabinet de Maître Raphaël


TEDGUI, en tant que collaborateur, avocat au barreau de Paris, 2 rue de Logelbach à
75017 PARIS

ET

Mme IBTISSAM TIAIBA épouse TIAIBA


Née le 03/09/1985 à M’ SILA (99)
De nationalité ALGÉRIENNE
Numéro de sécurité sociale : 285099935224555
Profession : OPÉRATEUR DE PRODUCTION
Demeurant 27 RUE SAINT EXUPÉRY - CHAMBÉRY (73000)

Ayant pour avocat :

Goundo CHERIF, exerçant à titre individuel et au sein du cabinet de Maître Laure-Eva


GABSI, en tant que collaboratrice, avocate au barreau du Val d’Oise, 62 rue du général
de Gaulle à 95880 ENGHIEN LES BAINS

1
PREAMBULE

M. TIAIBA et Mme TIAIBA, ci-après dénommés les parties qui ne sont placées sous aucun
des régimes de protection au sens de l’article 425 et suivants du Code civil, ont décidé
d’envisager la rupture de leur mariage.

Assistés chacun par leur avocat, ils ont recherché un accord sur les causes et conséquences de
leur divorce.

Ils ont été informés par leurs avocats respectifs des dispositions légales en vigueur, des
obligations et des choix en découlant pour eux.

Ils ont échangé par l’intermédiaire de leurs avocats leurs propositions réciproques.

Ils déclarent avoir négocié conformément aux articles 1112 et 1112-1 du Code civil qui
obligent à négocier de bonne foi et à une parfaite loyauté ainsi qu’à la transparence sur les
informations échangées.

Ils sont parvenus à un accord complet objet de la présente convention pour laquelle ils ont
disposé d’un délai de quinze jours de réflexion, prévu par l’article 229-4 du Code Civil,
aujourd’hui écoulé.

Les parties déclarent sur l’honneur que leur identité est conforme à celle indiquée en tête de la
présente ainsi que toutes les informations les concernant aux termes de cette convention.

Les parties, d’un commun accord, constatent la qualité de contrat à exécution instantanée des
présentes et le réputent comme tel.

Une telle qualification est déterminante de leur consentement.

DÉCLARATIONS DES ÉPOUX

A. ABSENCE DE MESURE DE PROTECTION


Les époux déclarent qu’aucun d’eux n’est concerné par aucune des mesures légales des
majeurs protégés prévues au Chapitre II du Titre du livre 1er du Code civil ni par aucune des
dispositions du Code de la Consommation sur le règlement des situations de surendettement.

B. ABSENCE DE PROCÉDURE COLLECTIVE


Les époux déclarent ne pas faire l’objet d’une procédure de redressement judiciaire ou d’une
procédure de surendettement ou de rétablissement personnel.

C. DATE ET LIEU DE MARIAGE


Les Parties se sont mariées le 31/01/2004 devant l'Officier de l'état civil de la Mairie de
Chambéry (73).

D. RÉGIME MATRIMONIAL

2
Leur union n'a été précédée d'aucun contrat de mariage de sorte que les époux sont mariés
sous le régime de la communauté légale réduite aux acquêts.

Les époux déclarent que le régime matrimonial n'a pas suivi de modification depuis lors.

E. ENFANTS
Aucun enfant n'est issu de cette union.

CONSENTEMENT DES ÉPOUX

En application des dispositions des articles 229, 229-1 et 229-3 du Code Civil, les époux
déclarent expressément qu’ils ont consenti mutuellement à leur divorce, et qu’ils se sont
entendus sur la rupture de leur mariage et de ses effets dans les termes de la présente
convention prenant forme d’un acte sous signature privée contresigné par avocats et déposé
au rang des minutes d’un notaire.

Chacun des avocats signataires s’est assuré du consentement libre et éclairé de son client.

CONDITIONS RELATIVES AUX ÉPOUX

A. NOM MARITAL

Les Parties conviennent, conformément aux dispositions de l'alinéa 1 de l'article 264 du Code
civil, que Mme IBTISSAM TIAIBA perdra l'usage de son nom marital au prononcé du
divorce et reprendra son nom de jeune fille.

B. RÉSIDENCE DES ÉPOUX ET DOMICILE CONJUGAL

Les époux conviennent de fixer leurs domiciles respectifs aux adresses suivantes :

- M. AZZEDINE TIAIBA résidera au 17 PLACE MONGE - CHAMBÉRY (73000)

- Mme IBTISSAM TIAIBA réside au 27 RUE SAINT EXUPÉRY - CHAMBÉRY


(73000)

Il est rappelé aux Parties que si l'une d'elles est débitrice d'aliments, elle doit notifier son
changement d'adresse dans le délai d'un mois au créancier de l'obligation alimentaire,
conformément à l'article 227-4 du Code pénal.

S'agissant du domicile conjugal :

Les Parties conviennent que la jouissance de leur domicile conjugal, bien locatif, sera
attribuée à Mme IBTISSAM TIAIBA.
En conséquence, les Parties conviennent également que le droit au bail sera accordé à Mme

3
IBTISSAM TIAIBA.
Il est conseillé à M. AZZEDINE TIAIBA de délivrer congé au bailleur par LRAR afin de
faire cesser toute solidarité quant au paiement des loyers et charges liées au bail.

C. EFFETS PERSONNELS ET VÊTEMENTS

Effets personnels, vêtements, meubles, objets personnels

Les parties déclarent qu’elles sont en possession de leurs vêtements et objets personnels.

Les Parties déclarent qu'elles n'ont pas de biens indivis à partager.

Véhicules

Les Parties sont propriétaires :

- D'une automobile de marque BMW de modèle X1, immatriculée AT427BT. La carte grise
de ce véhicule est au nom de M. AZZEDINE TIAIBA. La valeur vénale de ce véhicule, telle
que déclarée par les Parties, est de 8000 euros.
Les Parties conviennent d'attribuer ladite automobile à M. AZZEDINE TIAIBA qui va
bénéficier de l'automobile sans qu'il n'y ait lieu à faire décomptes entre les Parties à ce titre.

- D'une automobile de marque Renault de modèle CLIO 4, immatriculée EN013TG. La carte


grise de ce véhicule est au nom de Mme IBTISSAM TIAIBA. La valeur vénale de ce
véhicule, telle que déclarée par les Parties, est de 10000 euros.
Les Parties conviennent d'attribuer ladite automobile à Mme IBTISSAM TIAIBA qui va
bénéficier de l'automobile sans qu'il n'y ait lieu à faire décomptes entre les Parties à ce titre.

D. PRESTATION COMPENSATOIRE

❖ M. TIAIBA est contrôleur technique automobile et indique percevoir des revenus


s’élevant à la somme annuelle de 21600 euros, soit un revenu mensuel moyen de
1800 euros. L’avis d’impôt 2023 sur les revenus de l’année 2022, fait apparaître des
revenus s’élevant à la somme annuelle de euros.

❖ M. AZZEDINE TIAIBA indique que ses charges mensuelles s'élèvent à un montant


total de 81 euros.

❖ Mme TIAIBA est opérateur de production et indique percevoir des revenus s’élevant à
la somme annuelle de 21600 euros, soit un revenu mensuel moyen de 1800 euros.
L’avis d’impôt 2023 sur les revenus de l’année 2022, fait apparaître des revenus
s’élevant à la somme annuelle de 27323 euros.

4
❖ Mme IBTISSAM TIAIBA indique que ses charges mensuelles s'élèvent à un montant
total de 321 euros.
La prestation compensatoire est destinée à compenser la disparité de situation de patrimoine
que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives.

Les époux se sont séparés le 19/09/2021.

Il n'existe pas de sacrifice de carrière pour l'un ou pour l'autre des époux.

Compte tenu des situations respectives des époux, décrites ci-avant et des déclarations des
époux et des éléments d'appréciation définis par les articles 270 et 271 du Code civil et pour
des raisons personnelles à chacun des époux, les Parties conviennent qu'il n'y a pas lieu au
versement d'une prestation compensatoire.

En outre, les Parties ont été informées du fait que l'une des deux aurait éventuellement pu
obtenir dans le cadre d'une procédure de divorce judiciaire une prestation compensatoire, elle
y renonce expressément et de manière irrévocable, en cela elle ne suit pas les conseils de son
avocat qu'elle décharge de toute responsabilité quant à la prestation compensatoire.

Article 270

« Le divorce met fin au devoir de secours entre époux.


L’un des époux peut être tenu de verser à l’autre une prestation destinée à compenser, autant
qu’il est possible, la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie
respectives. Cette prestation a un caractère forfaitaire. Elle prend la forme d’un capital dont
le montant est fixé par le juge.
Toutefois, le juge peut refuser d’accorder une telle prestation si l’équité le commande, soit en
considération des critères prévus à l’article 271, soit lorsque le divorce est prononcé aux torts
exclusifs de l’époux qui demande le bénéfice de cette prestation, au regard des circonstances
particulières de la rupture. »

Article 271

« La prestation compensatoire est fixée selon les besoins de l’époux à qui elle est versée et les
ressources de l’autre en tenant compte de la situation au moment du divorce et de l’évolution
de celle-ci dans un avenir prévisible.
A cet effet, le juge prend en considération notamment :
▪ La durée du mariage ;
▪ L’âge et l’état de santé des époux ;
▪ Leur qualification et leur situation professionnelles ;
▪ Les conséquences des choix professionnels faits par l’un des époux pendant la vie
commune pour l’éducation des enfants et du temps qu’il faudra encore y consacrer ou
pour favoriser la carrière de son conjoint au détriment de la sienne ;
▪ Le patrimoine estimé ou prévisible des époux, tant en capital qu’en revenu, après la
liquidation du régime matrimonial ;
▪ Leurs droits existants et prévisibles ;
▪ Leur situation respective en matière de pensions de retraite en ayant estimé, autant
qu’il est possible, la diminution des droits à retraite qui aura pu être causée, pour

5
l’époux créancier de la prestation compensatoire, par les circonstances visées au
sixième alinéa. »

Les parties reconnaissent expressément avoir été informées que la prestation


compensatoire est fixée au moment du divorce et qu’ils ne pourront formuler de
demande ultérieure à ce titre.

E. LES IMPÔTS

En application de l’article 1691 bis du Code général des impôts, modifié par la Loi
n°2016-1547 du 18 novembre 2016, article 50 du Code général des impôts, les époux sont
solidairement responsables en matière de taxe d’habitation et d’impôts sur le revenu.

I. – Les époux et les partenaires liés par un pacte civil de solidarité sont tenus solidairement
au paiement :
1° De l'impôt sur le revenu lorsqu'ils font l'objet d'une imposition commune ;
2° De la taxe d'habitation lorsqu'ils vivent sous le même toit.
II. – 1. Les personnes divorcées ou séparées peuvent demander à être déchargées des
obligations de paiement prévues au I ainsi qu'à l'article 1723 ter-00 B lorsque, à la date de la
demande :
a) Le jugement de divorce ou de séparation de corps a été prononcé ou la convention de
divorce par consentement mutuel prenant la forme d'un acte sous signature privée contresigné
par avocats a été déposée au rang des minutes d'un notaire ;
b) La déclaration conjointe de dissolution du pacte civil de solidarité établie par les
partenaires ou la signification de la décision unilatérale de dissolution du pacte civil de
solidarité de l'un des partenaires a été enregistrée au greffe du tribunal judiciaire ;
c) Les intéressés ont été autorisés à avoir des résidences séparées ;
d) L'un ou l'autre des époux ou des partenaires liés par un pacte civil de solidarité a
abandonné le domicile conjugal ou la résidence commune.

Pour la période antérieure au dépôt de la présente convention au rang des minutes d’un
notaire, les époux déclarent comprendre qu’ils sont solidairement tenus entre eux du paiement
de cet impôt par application des dispositions ci-dessus.

En conséquence, il a été rappelé aux époux, lesquels l’ont bien compris que, en cas de
redressement fiscal portant sur une période d’imposition commune, ils sont solidairement
tenus au paiement envers l’administration fiscale.

Ces dispositions rappelées, tout autre accord des époux ne sera pas opposable à
l’administration fiscale et n’aura d’effets que dans leurs rapports.

La déclaration de revenus au titre de l'année 2022 a été effectuée en commun. Les Parties
paieront l'impôt du prorata de leurs revenus au titre de cette année.

Les déclarations de revenus au titre de l'année du divorce et des années ultérieures seront
effectuées séparément et chacun des époux règlera l'impôt afférent à sa déclaration.

Les époux déclarent qu'il n'existe plus de dette fiscale au regard de la taxe d'habitation et
foncière relatives à leur ancien domicile conjugal.

6
F. AVANTAGES MATRIMONIAUX

Les époux sont avisés qu’en application de l’article 1096 alinéa 2 du Code civil les donations
de biens présents ne sont révocables que dans les conditions des articles 953 à 958 du Code
Civil.

Les époux entendent procéder à la révocation des donations qu’ils auraient pu mutuellement
se consentir et notamment toute donation au dernier vivant.

Connaissance prise des dispositions de l’article 265 du Code Civil, les parties révoquent
expressément toutes les donations et avantages matrimoniaux prenant effet à la dissolution du
mariage ou au décès de l’une des parties ainsi que toutes dispositions à cause de mort
accordées par une des parties envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union.

Article 265 du code civil dispose :

« Le divorce est sans incidence sur les avantages matrimoniaux qui prennent effet au cours du
mariage et sur les donations de biens présents quelle que soit leur forme.
Le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent
effet qu'à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l'un des époux et des
dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de
mariage ou pendant l'union, sauf volonté contraire de l'époux qui les a consentis. Cette
volonté est constatée dans la convention signée par les époux et contresignée par les avocats
ou par le juge au moment du prononcé du divorce et rend irrévocables l'avantage ou la
disposition maintenus.
Toutefois, si le contrat de mariage le prévoit, les époux pourront toujours reprendre les biens
qu'ils auront apportés à la communauté. »
Article 1096 du code civil dispose :
« La donation de biens à venir faite entre époux pendant le mariage est toujours révocable.
La donation de biens présents qui prend effet au cours du mariage faite entre époux n'est
révocable que dans les conditions prévues par les articles 953 à 958.
Les donations faites entre époux de biens présents ou de biens à venir ne sont pas révoquées
par la survenance d'enfants. »

G. ASSURANCE VIE

Il est rappelé que le bénéfice des contrats d’assurance vie devient irrévocable lorsqu’il a été
accepté par le bénéficiaire.

Les époux déclarent n’avoir souscrit aucune assurance vie ayant pour bénéficiaire l’un ou
l’autre, pour le cas de décès de l’un ou l’autre.

7
Ils ajoutent qu’il ne dépend de la communauté aucun contrat d’assurance sur la vie permettant
l’attribution d’un capital, d’une rente ou de quelque avantage que ce soit, en cas de rachat
d’assurance ou à l’expiration du contrat, les seuls contrats n’étant pas visés par cette
déclaration étant les contrats d’assurance-décès ou invalidité temporaire garantissant le
versement d’un capital ou d’une rente uniquement en cas de survenance d’un événement
pendant une période déterminée tels que notamment décès, invalidité chômage par exemple
pour un emprunt.

H. LIQUIDATION DU RÉGIME MATRIMONIAL

1. Sur la liquidation des biens immobiliers

Les époux ne sont propriétaires d'aucun bien immobilier commun.

2. Sur la liquidation des crédits des parties

Les Parties déclarent qu'elles n'ont aucun crédit l'une vis-à-vis de l'autre ou vis-à-vis de tiers.

3. Sur la liquidation des dettes des parties

Les parties n’ont aucune dette l’une vis-à-vis de l’autre ni vis-à-vis de tiers.

4. Sur le partage en numéraire

Les Parties entendent préciser qu'elles n'ont pas de biens indivis à partager.

LOI APPLICABLE

En application de l’article 5 du Règlement « Rome III » (Règl. UE no 1259/2010, du 20 déc.


2010) :

1. Les époux peuvent convenir de désigner la loi applicable au divorce et à la séparation de


corps, pour autant qu’il s’agisse de l’une des lois suivantes :

a) La loi de l’État de la résidence habituelle des époux au moment de la conclusion de


la convention ; ou

b) La loi de l’État de la dernière résidence habituelle des époux, pour autant que l’un
d’eux y réside encore au moment de la conclusion de la convention ; ou

c) La loi de l’État de la nationalité de l’un des époux au moment de la conclusion de la


convention ; ou

d) La loi du for.

En l’espèce, les époux rentrent dans l'une des catégories prévues ci-dessus.

8
Dès lors, les époux désignent la loi française comme applicable à leur divorce.

Les époux déclarent que leur attention a été attirée par leurs Conseils respectifs sur la
problématique liée à la reconnaissance de la présente convention à l’étranger.

Les époux déclarent être parfaitement informés de ce que le divorce par consentement mutuel
extra-judiciaire signé en France n’est pas obligatoirement reconnu en tant que tel dans le pays
dans lequel le mariage a été célébré et de leur obligation corrélative de solliciter, si tel n’est
pas le cas, un jugement de divorce dans ce pays pour obtenir une transcription du divorce par
les autorités locales sur l’acte de naissance local, ainsi que pour faire reconnaître et exécuter
le divorce sur le territoire local. Les époux confirment faire leur affaire personnelle de la
procédure éventuelle à mener auprès des autorités locales pour le prononcé et l’exécution du
divorce ainsi que pour la transcription du divorce sur les actes d’état civil locaux, dont l’acte
de naissance des parties. Ils réitèrent qu’ils déchargent expressément leurs conseils respectifs
de toute responsabilité et de toute obligation professionnelle à ce titre, de sorte que la
responsabilité civile professionnelle des avocats des parties ne pourra être recherchée si la
procédure d’exécution et de transcription sur les actes d’état civil dans le pays dans lequel le
mariage a été célébré n’aboutissait pas.

DATE D’EFFET DU DIVORCE

Conformément à l’article 262-1 du Code Civil, la date des effets du divorce, dans les rapports
entre les époux en ce qui concerne leur patrimoine, est fixée soit :
- à la date à laquelle la convention réglant l'ensemble des conséquences du divorce
acquiert force exécutoire, à savoir à la date du dépôt de la convention au rang des
minutes du Notaire en application des dispositions de l’article 229-1 alinéa 3 du code
Civil.
- à une date antérieure décidée par les époux.
Les époux conviennent de fixer la date des effets du divorce à la date à laquelle la convention
réglant l'ensemble des conséquences du divorce acquiert force exécutoire, à savoir à la date du
dépôt de la convention au rang des minutes du Notaire en application des dispositions de
l'article 229-1 alinéa 3 du code Civil, et que le divorce sera opposable à l'égard des tiers au
jour de la transcription sur l'acte de mariage conformément aux dispositions de l'article 262 du
Code Civil.

DELAI DE REFLEXION

La lettre recommandée électronique est considérée comme le remplaçant numérique du


courrier recommandé postal (décret n° 2018-347 du 9 mai 2018 relatif à la lettre
recommandée électronique. Le prestataire utilisé est le portail AR24, achemineur de lettres
recommandées électroniques qualifiées en France, étant rappelé que l’article L100 I. du Code
des postes et des communications électroniques dispose que : « L'envoi recommandé
électronique est équivalent à l'envoi par lettre recommandée, dès lors qu'il satisfait aux
exigences de l'article 44 du règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil
du 23 juillet 2014 sur l'identification électronique et les services de confiance pour les
transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE.
Dans le cas où le destinataire n'est pas un professionnel, celui-ci doit avoir exprimé à
l'expéditeur son consentement à recevoir des envois recommandés électroniques.»
9
Les époux autorisent expressément leurs Avocats respectifs à leur envoyer des
correspondances recommandées électroniques valant envoi de lettres recommandées
conformément aux dispositions de l’article L 100 I. précité.
Par ailleurs, aux termes de l’article 1126 du Code civil tel qu'issu de l'ordonnance n°
2016-131 du 10 février 2016 aux termes desquelles : "Les informations qui sont demandées en
vue de la conclusion d'un contrat ou celles qui sont adressées au cours de son exécution
peuvent être transmises par courrier électronique si leur destinataire a accepté l'usage de ce
moyen."
A ce sujet, les parties déclarent accepter expressément que les informations et documents
relatifs à la conclusion des présentes leur soient communiqués par courrier électronique
(email).

Chaque partie affirme que cette adresse mail lui est personnelle, qu’elle en gère l’accès et
l’utilisation et assure la confidentialité de ses identifiants d’accès.
En conséquence, elle sera tenue pour auteur et seule responsable de toute action provenant de
cette adresse mail et de ses suites, sauf notification préalable de toute perte, usage abusif ou
dysfonctionnement de ladite adresse.

En application des dispositions de l’article 229-4 du Code Civil, le projet de la présente


convention de divorce a été adressé aux époux au moins quinze jours avant la signature des
présentes.

Après avoir constaté que le délai de réflexion prévu à l’article 229-4 du Code Civil était
expiré, les époux, assistés de leurs conseils respectifs, ont confirmé leur intention de consentir
mutuellement à leur divorce et ont apposé leurs signatures au bas des présentes.

DÉPÔT AU RANG DES MINUTES DU NOTAIRE

Conformément aux dispositions des articles 229-1 et 229-4 du Code civil, la présente
convention signée par les époux et leurs avocats sera déposée au rang des minutes de l’Étude
notariale de Maître Quentin FOUREZ Notaire sis à 1 Place Maréchal Gallieni 27500
PONT-AUDEMER, qui sera chargée de contrôler le respect des exigences formelles prévues
aux 1° à 6° de l’article 229-3 du Code Civil.

Les époux donnent tout pouvoir audit Notaire à cet effet.

Le Notaire devra également s’assurer que le projet de convention n’a pas été signé avant
l’expiration du délai de réflexion prévu à l’article 229-4 du Code civil.

A cet effet, sera transmis au notaire les justificatifs d’envois par lettre recommandée avec avis
de réception adressés par chacun des avocats aux époux.

Les avocats des parties sont expressément désignés pour adresser audit Notaire l’original des
présentes au plus tard dans les sept jours suivant la date de la signature de la présente
convention par les époux et leurs avocats.

Les annexes prévues par la loi et le décret font parties intégrantes du présent acte.

10
Le Notaire adressera en autant d’exemplaires que d’originaux mentionnées à la fin de la
présente convention à Maître Yaron ALGAZZE, dans le délai de 15 jours de la réception de
cet envoi, l’attestation de dépôt au rang de ses minutes, comprenant l’identité des époux et la
date du dépôt ayant conféré force exécutoire à la convention.

L’avocat adressera alors à l’avocat de l’autre partie l’attestation de dépôt délivrée par le
notaire désigné.

Chacun des avocats adressera à son client un exemplaire de la présente convention


accompagnée d’une copie de l’attestation de dépôt.

FACULTÉ DE DÉPOSER UNE REQUÊTE EN DIVORCE

Par application des dispositions de l’article 1148-2 du code de procédure civile, les époux sont
informés qu’ils disposent de la possibilité, nonobstant la signature des présentes,
d’abandonner la présente procédure à l’amiable pour aller vers une procédure de divorce
contentieuse, et ceci en déposant une requête auprès du Juge aux affaires familiales avant que
le notaire désigné ne dépose la présente convention au rang de ses minutes.

TRANSCRIPTION AUPRÈS DES SERVICES D'ÉTAT CIVIL

Maître Yaron ALGAZZE adressera l’attestation de dépôt de la convention aux services de


l’État civil du lieu de mariage, aux fins de transcription de la mention du divorce en marge de
l’acte de mariage.

A réception de la copie de l’acte de mariage portant mention du divorce, il en adressera copie


à l’avocat de l’autre partie

Chacun des avocats adressera à son client un exemplaire de l’acte de mariage portant mention
du divorce.

Les parties sont informées que le divorce est opposable aux tiers à partir du jour où les
formalités de mention en marge des actes d'état civil ont été effectuées.
Les parties sont enfin informées que les formalités de transcription du divorce à l'étranger ne
sont pas effectuées par les avocats désignés ci-dessus.
Il convient à cet égard de rappeler aux parties que la reconnaissance ou l'exequatur du divorce
enregistré en France peut être refusé par une autorité étrangère, chaque législation étant
souveraine. Dans cette hypothèse, les parties devront engager une procédure de divorce dans
ce pays étranger aux fins de divorce.

FRAIS DE LA PROCÉDURE

a) Coût du divorce

Chaque époux prendra en charge le règlement des honoraires de son propre avocat.

b) Droits d’enregistrement
11
Les frais notariés et fiscaux relatifs à l’enregistrement de la convention seront supportés par
moitié par les époux.

REMISE EN CAUSE DE LA CONVENTION

1-Force Obligatoire de la Convention

Les parties reconnaissent avoir été informées de ce que leur consentement au principe du
divorce et à ses conséquences, qu'elles soient juridiques, matérielles ou financières, est donné
de manière irrévocable dès la signature de la Convention et de ce que ce consentement ne peut
être unilatéralement remis en cause.

2- Intangibilité du principe du divorce


Les parties reconnaissent qu'elles ne peuvent pas contractuellement réviser les clauses de la
Convention relatives aux droits dont elles n'ont pas la libre disposition et notamment celles
qui portent sur le principe et les effets du divorce.
3- Nullité, résolution, caducité de la convention
Les parties sont informées que dans un délai de cinq ans à compter de la connaissance du vice
du consentement ou de sa cessation en cas de violence, la convention peut être annulée pas
une action judiciaire engagée à telle fin. Par ailleurs, une action en résolution ou caducité peut
également être engagée afin de mettre à néant la présente convention.
Les parties réputent actes confirmatifs de la présente convention toute exécution de celle-ci
dans le temps, à compter de sa signature en, ce et y compris la transmission au rang des
minutes d’un notaire et la transcription au registre d’état civil.
Toutefois, les parties réputent d’un commun accord que le principe du divorce,
indépendamment des conséquences juridiques, matérielles, financières ou autres qui lui
seraient attachées est acquis dès la signature de la présente et renoncent en conséquence à se
prévaloir judiciairement d’une quelconque nullité, résolution, ou caducité relative au principe
du divorce.
Cet accord sur le principe du divorce est réputé clair pour les parties, mais également impulsif
et déterminant de leur volonté de s’engager.
4- Inexécution de l'une des clauses de la convention

Les parties sont dûment informées des dispositions de l'article 1217 du Code civil aux termes
duquel :
« La partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté, ou l'a été imparfaitement, peut :
- refuser d'exécuter ou suspendre l'exécution de sa propre obligation ;
- poursuivre l'exécution forcée en nature de l'obligation ;
- solliciter une réduction du prix ;
- provoquer la résolution du contrat ;
- demander réparation des conséquences de l'inexécution.

Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts
peuvent toujours s'y ajouter. »

12
5- Changement de circonstances

Les parties sont informées qu'aux termes de l'article 1195 du Code civil « Si un changement
de circonstances imprévisible lors de la conclusion du contrat rend l'exécution excessivement
onéreuse pour une partie qui n'avait pas accepté d'en assumer le risque, celle-ci peut
demander une renégociation du contrat à son cocontractant. Elle continue à exécuter ses
obligations durant la renégociation.

En cas de refus ou d'échec de la renégociation, les parties peuvent convenir de la résolution


du contrat, à la date et aux conditions qu'elles déterminent, ou demander d'un commun
accord au juge de procéder à son adaptation. A défaut d'accord dans un délai raisonnable, le
juge peut, à la demande d'une partie, réviser le contrat ou y mettre fin, à la date et aux
conditions qu'il fixe. »

Les parties conviennent expressément d'assumer le risque d'un changement de circonstances


imprévisibles et que la convention de divorce ne pourra être remise en cause en application de
l'article 1195 du Code civil.

Les parties demeurent libres de solliciter la révision de la prestation compensatoire en


application des articles 275, 276, 276-3, 276-4 et 279 du Code civil.

6- Vices du consentement et nullité relative

Les parties sont informées des dispositions prévues aux articles 1130 du Code civil et
suivants, relatives à la nullité éventuelle de la convention en cas de vices du consentement tels
que l'erreur, le dol ou la violence et notamment l'état de dépendance.

En application de l'article 1184 du Code civil, les parties conviennent qu'aucune des clauses
de la présente convention n'est déterminante de leur consentement sur le divorce constaté.

Dès lors, elles conviennent expressément que la nullité éventuelle de l'une des clauses du
contrat n'affectera pas la validité du divorce.

RECOURS À UNE PROCÉDURE AMIABLE

En cas de difficulté d'exécution des présentes et de leur suite, et notamment en cas de


survenance d'un élément nouveau, les parties conviennent de recourir avant toute saisine des
juridictions à un mode alternatif de règlement des litiges.

AFFIRMATION DE SINCÉRITÉ

Les époux déclarent avoir été informés des dispositions suivantes :

Article 1837 du code général des impôts :

« I. Celui qui a formulé frauduleusement les affirmations prescrites par les dispositions du
chapitre Ier du titre IV de la 1re partie du livre Ier et les textes pris pour leur exécution, est
puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende. Le tribunal peut également

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prononcer l'interdiction des droits civiques, civils et de famille prévue par les articles 131-26
et 131-26-1 du code pénal.
[...]
II. Les peines correctionnelles édictées au I se cumulent avec les peines dont les lois fiscales
frappent les omissions et les dissimulations.
III. Les articles 121-6 et 121-7 du code pénal sont applicables au délit spécifié au présent
article ».

Articles 121-6 et 121-7 du code pénal selon lesquels :

« Est complice d'un crime ou d'un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en
a facilité la préparation ou la consommation.
Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d'autorité ou
de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre. »
(art. 121-7)
« Sera puni comme auteur le complice de l'infraction » (art. 121-6)

Article 1477 du Code Civil selon lequel :

« Celui des époux qui aurait diverti ou recelé quelques effets de la communauté est privé de
sa portion dans lesdits effets.
De même, celui qui aurait dissimulé sciemment l'existence d'une dette commune doit
l'assumer définitivement. »

Ils affirment que le présent acte ne contient aucune information ou dissimulation frauduleuse
et qu'il n'a pas été modifié ni contredit par aucune contre-lettre.

Ils reconnaissent avoir été informés par leur conseil respectif des peines encourues en cas
d'inexactitude des éléments qu'ils ont déclarés sous leur propre responsabilité.

Les époux déclarent en outre qu’ils déchargent leurs conseils respectifs de toutes
responsabilités en cas d’ouverture d’élément d’actif ou de passif que l’un ou l’autre d’entre
eux, ou les deux, auraient omis de révéler.

Ils déclarent que leur identité est conforme à celle exposée en tête de la convention de
divorce, et qu'elles ne sont pas dans un état civique, civil ou commercial faisant obstacle à la
libre disposition de leurs biens ou à leur libre et pleine capacité ;

Au moyen de la présente convention, les époux déclarent être remplis de leurs droits et
renoncent par conséquent, expressément à élever dans l'avenir toute contestation à ce
sujet.

Ils renoncent également irrévocablement à toute demande de dommages et intérêts sur le


fondement des articles 266 et 1240 du Code Civil.

INFORMATIONS ET CONSEILS DES PARTIES

14
Les avocats des parties, après avoir donné lecture de cet acte aux parties et recueilli leurs
signatures sur ledit acte, à la date mentionnée ci-après, le contresignent, avec l'accord des
parties. Conformément à l'article 66-3-1 de la loi du 31 décembre 1971, ces contreseings
attestent que chacune d'elle a pleinement éclairé la partie qu'elle conseille sur les conséquences
juridiques de cet acte, ce que les parties reconnaissent, chacune pour ce qui la concerne.

Chacun des avocats contre signataires de cet acte a personnellement vérifié l'identité et la
capacité des signataires.

Seront annexées à la présente convention les pièces suivantes attestant de l'identité et de la


capacité des parties : pièce d'identité de chacun des époux (carte nationale d'identité ou
passeport) ; copie intégrale de l'acte de mariage, des actes de naissance des époux (datant de
moins de trois mois au jour de la signature de la convention).

Fait à,
Le

En 3 exemplaires originaux,

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NOM SIGNATURES

M. AZZEDINE TIAIBA

Mme IBTISSAM TIAIBA

Maître Yaron ALGAZZE

Avocat à la cour

Maître Goundo CHERIF

Avocat à la cour

PIÈCES ANNEXÉES

- Actes d’état civil de moins de trois mois : actes de naissance des époux, acte de mariage,
- Copie des documents d’identité
- Copie du livret de famille
- Courriers des conseils et accusés de réception des recommandés.

Les parties signataires reconnaissent avoir pris connaissance du contenu et de l’intégralité


des annexes ci-dessus visées et se dispensent mutuellement ainsi que leurs avocats de les
parapher.

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