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INTRODUCTION GENERALE
I. PRÉSENTATION DU SUJET
La notion a d'ailleurs fait l'objet d'une importante littérature au point de conduire à une divergence d'approches.
A l'analyse, on peut s'autoriser à distinguer la conception allemande de la conception française de l'Etat de droit.
Pour MARCEL DE VILLIERS, «loin d'être réduit au simple phénomène du pouvoir, l'Etat de droit est appelé
à être analysé en tant qu'institution juridique organisée selon les règles générales et objectives » 1
L'auteur trouve dans l'Etat de droit une sorte d'autolimitation des constituants en droit positif. Plus tournée vers le
droit positif, la conception Allemande part de l'idée que la révision constitutionnelle congolaise n'existe que là où il
y a la constitution le prévoit et la limitation du pouvoir selon les dispositions pertinentes des articles 218 à 220 de
la constitution du 18 février 2006 telle que modifiée et complétée en 2011.
Cette conception cherche à soumettre le fonctionnement des pouvoirs publics et constitutionnels à un ensemble
des règles établies et dont le respect s'impose à tous. Elle n'est pas loin de celle qui préconise la naissance d'un
Etat dans lequel est effectivement garantie la liberté contre la dictature, la justice contre l'arbitraire.
Tout en reconnaissant les mérites de l'autolimitation de l'Etat par le droit, La conception française de l'Etat de droit
révèle des insuffisances d'un Etat de droit simplement légal pour proposer la mise en place d'un Etat de droit
constitutionnel.2
Cette conception met l'accent sur les valeurs du constitutionnalisme et de la démocratie. Fondé sur la conception
Allemande ou Française, l'Etat de droit est contraire à l'exercice autoritaire et illimité du pouvoir.
Pour BASUEBABU, l'Etat de Droit implique entre autre le contrôle des actes du législatif, de l'exécutif en particulier
et de la puissance publique en générale. Il pose le principe de la conformité au droit, celui de la transparence ainsi
que l'obéissance spontanée. Il convient ,à ce titre, une composante essentielle et indispensable de la démocratie .Il
a un cadre objectif mais aussi subjectif ,un régime de liberté et d'égalité .C'est celui dans lequel au moins des
1
DEVELLIER, M. Dictionnaire du droit constitutionnel, Paris, Armand-colin, 2003, p.107, cité par ESAMBO JL, constitution congolaise du 18
février 2006 à l’épreuve du constitutionnalisme, academia 2010, p.108.
2
Idem
2
grands principes du droit constitutionnel et international sont appliqués comme la séparation des pouvoirs , le
contrôle juridictionnel ,la protection des droits, la révision constitutionnelle et libertés fondamentaux et celle des
droits humains ainsi que l'égalité de tous devant la loi et son corollaire l'égalité de traitement principalement
devant le juge.3
II. CHOIX ET INTERET DU SUJET
a. CHOIX DU SUJET
Le choix du sujet, c’est la première des exigences à laquelle un chercheur, dans tous les domaines est soumis.
En effet, le choix du sujet détermine son meilleur aboutissement. Il dépend de la culture du chercheur et l’évolution
de la science. 4
Cet exercice permet à l'étudiant d'évaluer les connaissances acquises durant son parcours dans le 1er cycle mais
également d'entreprendre une recherche sur un problème ou un fait qui suscite sa curiosité ou le préoccupe enfin
de poser un diagnostic et de proposer une solution dans le cas échéant.
b. INTERET DU SUJET
D’une manière générale, on entend par intérêt du sujet l’attention favorable que l’on porte sur quelque chose.
A l’heure actuelle, notre sujet présente indubitablement un vif d’intérêt tant pratique ou social et scientifique ou
théorique.
Sur le plan pratique ou social : le sujet sous étude revêt incontestablement un grand intérêt pour le peuple
congolais en particulier et le monde entier en général. Il touche au grand problème de la nation. Etant donné que la
révision constitutionnelle est d’importance non négligeable, car il est à la base des multiples conflits entre les
différents constituant tant dérivés qu’originaires.
Sur le plan scientifique ou théorique : il était de notre souci de bien appréhender la volonté primaire du constituant
originaire manifestée lors des assises des travaux préliminaires, d’éliminer quelques zones d’ombre, pour justifier
3
DEVELLIER, M., [Link].
4
Becker WENU, Recherche guidée, éd. Connaissance, Lubumbashi, 2001, p.9.
3
sans ambiguïté de la révision constitutionnelle congolaise instituée par la constitution du 18 février 2006 telle que
modifiée en 2011. Le présent travail est très important, nécessaire pour tout chercheur scientifique que la loi est
dure mais c’est la loi.
III. ETAT DE LA QUESTION
Aucune étude si originale soit elle ne peut pas prétendre s’affranchir des liens qui l’unissent à d’autres études de la
même contrainte. La logique scientifique exige de nos jours et dans la plupart de cas, que lorsqu’on traite un sujet
scientifique, il est préférable à tout rédacteur de commencer par fréquenter des bibliothèques pour consulter les
travaux de fin d’études traités par nos prédécesseurs, d’en tirer une démarcation enfin d’éviter de revenir sur les
mêmes idées.
Ainsi, nous ne pouvons pas passer au point suivant sans toutefois reprendre quelques un de ceux auprès de qui
nous nous sommes inspirés afin de dégager notre ligne de démarcation.
IV. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESE
a. PROBLEMATIQUE
Dans le cadre de la définition de l’étude qu’il mène, un chercheur prend soin de circonscrire le contexte de son
étude en déterminant de façon précise, la portée de celle-ci.
Il devra dire concrètement de quoi va-t-il s’agir et ce qu’il va devoir faire au juste. On ne doit cependant pas croire
qu’une problématique se ramène uniquement à une série d’interrogations que l’on pose.
Elle est surtout l’expression de la préoccupation du chercheur. 5
Elle est un ensemble construit autour d’une question principale, des hypothèses de recherche et des lignes
d’analyses qui permettent de mieux traiter le sujet.
Nous avons dans les lignes qui suivent, les préoccupations qui entament le fond de notre cœur de quête.
5
WENU B., [Link], p.11.
4
En nous situant sous cet angle, nous nous sommes posé deux questions principales pour la commodité et la clarté
de notre étude.
- Est-ce que toutes les révisions constitutionnelles qu'a connue la R.D.C depuis son accession à la souveraineté
tant nationale qu'internationale ont-elles permis à asseoir un Etat de droit ? Si oui quelles en sont les
manifestations ? Si non quels en sont les obstacles et comment les surmonter ?
Telles sont les préoccupations auxquelles nous allons essayer de répondre dans la suite de ce travail.
b. HYPOTHESES
Celles-ci sont, la proposition des réponses que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche formulée en des
termes tels que l’observation et l’analyse puissent fournir une réponse et ces réponses sont provisoires.
- les révisions constitutionnelles en République Démocratique du Congo, bien qu’elles aient introduit des principes
théoriques en faveur de l’Etat de droit, n’ont pas toujours été accompagnées des réformes nécessaires pour
garantir la mise en œuvre effective. Les faiblesses des institutions, la corruption et l’instabilité politique ont
empêché une application véritable de ces révisons constitutionnelles.
V. METHODE ET TECHNIQUE
a. METHODE
Selon le petit Robert illustré, la méthode vient du latin Methodus qui veut dire la voie à suivre.
Elle est donc, définie comme étant une manière de dire, de faire, d’enseigner une chose suivant certains principes
et avec un ordre. 6
Elle peut être aussi définie comme une démarche rationnelle de l’esprit pour arriver à démontrer une vérité.
Ainsi, dans le souci de réalisé un travail efficace sur le plan scientifique, nous avons fait usage de méthode
exégétique ou juridique.
6
Petit dictionnaire illustré, 1987, p.632.
5
Cette méthode consiste dans l’interprétation des normes juridiques, interpréter un texte, revient à dégager le sens
exact et le contenu réel de la règle de droit devant une situation donnée. C’est le fait d’expliquer, de donner une
signification claire et exacte, chercher l’intention du législateur.
Ainsi, nous avons usé de cette méthode pour cerner le sens de quelques dispositions légales en rapport avec notre
travail, il s’agit d’interpréter les articles pour saisir et comprendre avec exactitude des révisions constitutionnelles
en République Démocratique du Congo prévu par la constitution selon les articles sus-évoqués.
b. TECHNIQUE
La technique est définie comme un ensemble ce procédés d’art, d’un métier ou d’une science. Les techniques sont
ainsi la fonction de l’évolution de chaque discipline et cependant des moyens mobilisés pour mener à bon port sa
recherche.
Elle est également l’ensemble de procéder employés pour produire une œuvre ou obtenir un résultat.
A cet effet, une technique de recherche n’aurait pas la pondeur épistémologique d’une méthode. Elle serait un
simple outil de collecter les données servant à induire des énoncés généraux ou o procéder aux textes empiriques.
Dans notre travail, nous avons utilisé la technique documentaire qui nous a permis de collecter les informations
dans les ouvrages et dans les documents nécessaires à la réalisation du présent travail. Mais aussi la technique
d’observation directe qui nous a permis de récolter les données relatives aux révisions constitutionnelles en RDC
sur terrain politique congolais en observant le comportement et action des acteurs politiques.
VI. DELIMITATION DU SUJET
La réalisation d’un travail scientifique suppose sa délimitation temporelle et sa délimitation spéciale.
Dans la délimitation temporelle, la présente étude va du 18 février 2006, période de l’entrée en vigueur de la
constitution sous examen jusqu’en 2025, année de la rédaction de ce travail.
Quant à la délimitation spatiale, ce travail se délimitera aux coordonnées géographiques de la République
Démocratique du Congo, pays dans lequel cette constitution est d’application.
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VII. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Notre travail est subdivisé en deux chapitres à savoir :
Le premier porte sur ………………………………..
Et le deuxième parlera sur ……………………..