Ministère de l'Agriculture, des
Ressources hydrauliques et de la Pêche Ministère de l’Enseignement Supérieur
--*-- et de la Recherche Scientifique
Institution de la Recherche et de --*--
l’Enseignement Supérieur Agricoles
École Supérieure d’Agriculture de Mograne
Département de ECONOMIE RURALE
Thème : Protection des cultures
Compte rendu :
Pratique Agronomique
Elaboré par : Encadré par :
Rihem baccar Dr. [Link] mohamed
Année universitaire : 2025-2026
Sommaire :
I. Introduction
II. Les maladies des agrumes :
a) La mineuse
b) Les pucerons
c) Les cochenilles
d) La cératite
e) Phytophthora
III. Les maladies des oliviers :
a) Teigne
b) Mouche d’olivier
IV. Conclusion :
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Table de figures :
Figure 1 : parcelle des agrumes
Figure 2 : des feuilles attaquées par la mineuse
Figure 3 : un rameau attaqué par le puceron
Figure 4 : fruits des agrumes attaqués par la cochenille
Figure 5 : photo d’une cératite
Figure 6 : : le gobe-mouche
Figure 7 : un cache contient de pesticide
Figure 8 : : des cératites piégées
Figure 9 : fruits d’agrume noire par le phytophthora
Figure 10: symptôme et photo réelle de la Teigne
Figure 11: photo réelle de la mouche de l’olivier
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I. Introduction :
Le mercredi 21/10/2025, notre classe 1ére année FI a effectué une sortie à la parcelle des
agrumes de l’école supérieure d’agriculture de morgane sous la supervision de notre
professeur Elimem Mouhamed. Il avait pour objectif d’enrichir nos connaissances sur les
méthodes des luttes contre les ravageurs des agrumes.
Figure1 : parcelle des agrumes
II. Les maladies des agrumes :
a) La mineuse :
La mineuse des agrumes est un lépidoptère dont la larve creuse des mines dans
les feuilles d’agrumes (principalement citronniers, orangers, chadèques et
mandariniers pour la Guyane). Ce papillon originaire d’Asie est présent dans la
plupart des pays producteurs d’agrumes.
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Figure 2 : des feuilles attaquées par la mineuse
-Symptômes :
La teigne pond ses oeufs dans les fleurs des agrumes, Celles-ci se dessèchent
Rapidement. La chenille ou le ver grignote l’intérieur des jeunes agrumes qui
tombent prématurément
-Les méthodes de lutte :
- Favorisez la pousse vigoureuse dès le début du printemps.
- Coupez et brulez les rameaux atteints.
-piégeage.
b)Les pucerons :
-Symptômes :
Enroulement caractéristique des jeunes feuilles et une déformation des rameaux.
Les fleurs et les jeunes fruits affectés tombent de façon prématurée.
les parasites produisent d'abondantes quantités de miellat, tombant sur les feuilles
sous-jacentes.
À cause de sa teneur en sucre, celui-ci est facilement colonisé par la fumagine.
Les fourmis se nourrissent également du miellat. En échange, elles prennent soin
des pucerons.
-Méthodes de lutte :
✓ culturale :
-évitez les excès d’azote
✓ Méthode biologique :
-laisser s’installer les insectes auxiliaires gros consommateurs de pucerons au
printemps et en été (chrysopes, coccinelles, syrphes, de nombreux hyménoptères,
punaises). Les fourmis favorisent le développement des Pucerons,
Les tenir à distance par la pose d’un collier couvert de glu .
Utiliser des décoctions de tanaisie ou de purin d’ortie dilué.
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Figure 3 : un rameau attaqué par le puceron
c) Les cochenilles : Cochenille noire :
Figure 4 : fruits des agrumes attaqués par la cochenille
LesSymptômes : est caractérisée par la présence de minuscules insectes noirs
qui se nourrissent des pousses, du feuillage et des fruits, en cas d’infestations
sévères, les cochenilles noirs sub -rectangulaires, quasi impossibles à enlever.
-Méthode biologique :
Des prédateurs tels que la coccinelle peuvent également décimer les populations
de cochenilles noires dans les conditions adéquates, de l’huile de colza ou des bio
pesticides d’origine fongique peuvent également être appliqués afin de contrôler
la cochenille noire.
d)Le cératite :
Est une petite mouche jaunâtre qui s'attaque aux fruits mûrs. Elle fait des dégâts
considérables sur les cultures de variétés précoces de clémentines, mais aussi sur
les autres variétés d'agrumes. La femelle pond ses œufs directement dans les
fruits en le déposant grâce à son ovicapre. Chaque point de piqûre sera visible sur
le fruit et provoquera une tâche s'agrandissant avec le temps. Des larves vont
ensuite se développer provoquant la pourriture et la chute du fruit.
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Figure 5 : cératite
*La lutte biologique :
-Phéromones : Substance chimique, qui, émise à dose infime par un animal dans
le milieu extérieur, provoque chez un congénère des réactions comportementales
spécifiques.
-kairomones : Substance, parfois odorante, produite par les individus d’une
espèce, qui induit, chez ceux d’une autre espèce, un comportement défavorable à
l’espèce émettrice, mais parfois bénéfique à l’espèce réceptrice.
Figure 6 : le gobe-mouche
*Le principe d’un piège à phéromones :
-Le piège des insectes se présente sous forme d’une maisonnette. Il se compose
d’une plaque engluée et d’une capsule qui contient les phéromones femelles de
synthèse. Ces phéromones sexuelles attirent les males dans les pièges, dans
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lesquels ils restent collés sur le papier englué. Les papillons ravageurs sont alors
capturés avant fécondation.
- Les pièges sont installés à une hauteur de 1,5 m du côté sur la face sud-est de la
frondaison.
- Le comptage doit être effectué quotidiennement et dès que le nombre des
mouches piégées atteint 3 mouches par piège pendant 3 jours successifs il faut
déclencher un traitement biologique.
-Le piège à insecte est formé d’un gobe-mouche avec un trou au-dessous d’où
entrent les cératites.
Figure 7 : un cache contient de pesticide
Figure 8 : des cératites piégées
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e) Phytophthora cinnamomi :
-Symptômes :
✓ Sur les fruits : Apparition de taches noires, sombres et enfoncées. Ces
taches peuvent s’étendre et former des lésions circulaires ou irrégulières.
Les fruits infectés finissent par se dessécher et tombent prématurément.
✓ Sur les feuilles : Petites taches sombres qui finissent par s’étendre,
provoquant la chute des feuilles.
✓ Sur les branches : Peut causer le dépérissement des jeunes pousses
Figure 9 : fruits d’agrume noire par le phytophthora
Méthodes de lutte :
✓ Luttes culturales :
Élaguer les branches infectées et ramasser les feuilles et fruits tombés pour éviter
la propagation.
Éclaircir la canopée pour améliorer l’aération et réduire l’humidité, conditions
qui favorisent le développement des champignons.
Irriguer prudemment en évitant d’arroser le feuillage et les fruits directement.
✓ Lutte chimique :
Fongicides à base de cuivre : Appliquer un fongicide à base de cuivre en
prévention, surtout après les périodes de pluie, au printemps et en automne.
Répéter l'application toutes les deux à trois semaines en cas de forte humidité.
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III. les maladies des oliviers :
a) la Teigne:
✓ Apparence de l'insecte : L’adulte est un petit papillon nocturne,
souvent gris-brun, actif au crépuscule et la nuit.
✓ Larves : Ce sont des chenilles vert clair qui creusent des galeries dans les
feuilles ou les tiges.
✓ Dégâts visibles :
▪ Jaunissement des feuilles
▪ Taches brunes ou galeries sur les feuilles
▪ Ralentissement de la croissance des plantes
▪ Perte de rendement, surtout dans les cultures de crucifères comme le
chou
Figure 10: symptôme et photo réelle de la Teigne
✓ Méthodes de lutte contre la teigne :
▪ Méthodes préventives :
Rotation des cultures : Éviter de planter les mêmes espèces au même
endroit chaque année.
Nettoyage des débris végétaux : Les adultes hivernent dans les résidus,
donc un bon nettoyage limite leur survie
▪ Méthodes biologiques :
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Utilisation de parasitoïdes : Des insectes comme Diadegma semiclausum
ciblent les larves de teigne.
Bacillus thuringiensis (Bt) : Un bio-insecticide efficace contre les larves
sans nuire aux insectes utiles.
▪ Méthodes culturales :
Paillage et filets anti-insectes : Réduisent la ponte des adultes.
Semis échelonnés : Évitent les pics de population larvaire.
▪ Méthodes chimiques :
À utiliser en dernier recours, avec des produits homologués et en alternance
pour éviter la résistance.
b) La mouche des oliviers: (Bactrocera oleae):
✓ Apparence de l’insecte : L’adulte est une petite mouche de 4 à 5 mm,
au corps brun avec des reflets métalliques et une tache noire caractéristique
sur l’extrémité des ailes.
✓ Larves : Asticots blanchâtres sans pattes, qui se développent à l’intérieur
des olives en creusant des galeries dans la pulpe.
✓ Dégâts visibles :
• Chute prématurée des fruits
• Présence de trous de sortie sur les olives
• Pourriture interne des fruits due aux infections secondaires
• Baisse de la qualité de l’huile (acidité accrue, mauvais goût)
Figure 11: photo réelle de la mouche de l’olivier
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✓ Méthodes de lutte contre la mouche de l’olivier :
Méthodes préventives : Surveillance régulière avec des pièges
chromotropes ou olfactifs pour détecter les vols précoces. Ramassage et
destruction des fruits tombés pour limiter les sources de reproduction.
Méthodes biologiques : Utilisation de parasitoïdes comme Psyttalia
concolor pour attaquer les larves. Application de Spinosad, un
insecticide d’origine naturelle, en appâts localisés.
Méthodes culturales : Taille aérée des arbres pour limiter l’humidité
favorable au développement des larves. Récolte précoce pour éviter
l’infestation des fruits mûrs.
Méthodes chimiques : Traitements insecticides homologués, à appliquer
selon les seuils de capture et en respectant les délais avant récolte.
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IV. Conclusion :
Ce TP nous a permis d’explorer les principales stratégies de lutte contre les
ravageurs agricoles, en mettant l’accent sur deux cas concrets : la teigne des
crucifères et la mouche de l’olivier (Bactrocera oleae). À travers l’analyse de
leurs cycles biologiques, des symptômes qu’ils provoquent et des méthodes de
lutte disponibles (préventives, biologiques, culturales et chimiques), nous avons
compris l’importance d’une approche intégrée et raisonnée. La protection des
cultures ne repose pas sur une solution unique, mais sur une combinaison de
pratiques durables, adaptées au contexte agronomique et environnemental. Ce TP
renforce ainsi notre capacité à diagnostiquer les problèmes phytosanitaires et à
proposer des réponses efficaces tout en préservant les équilibres écologiques.
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