3
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
AVANT PROPOS
Le projet « Innovations pour l’Agriculture et l’Agro-Alimentaire
(IAAA) » mis en œuvre par la coopération allemande à travers la
Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ)
GmbH, en coopération avec l’Agence de Promotion des Investisse-
ments Agricoles (APIA) et en partenariat avec l’Office de l’Elevage
et des Pâturages (OEP) a mandaté le bureau international « GFA
Consulting group » pour mettre en œuvre la composante « Forma-
tions Innovantes dans la chaine de valeur du Lait (FIL) » qui vise à
renforcer les capacités techniques et de conseil agricole au niveau
régional et la formation des éleveurs aux bonnes pratiques d’éle-
vage.
C’est dans ce contexte que ce module a été élaboré. Il fait partie
d’une série d’autres modules conçus pour les formateurs et conseil-
lers en élevage élevage afin de contribuer à l’obtimisation de la
production laitière. Ce document technique est développé d’un
point de vue pratique et mis à disposition pour servir comme
ressource, référence et support pour la formation et le conseil aux
éleveurs bovins laitiers.
Ce module ne remplacera pas la formation agricole initiale. Ce n’est
pas un recueil de faits académiques. Il se limite à l’information
technique qui doit être mise en pratique dans les fermes laitières
afin de rendre le système de production plus rentable et durable.
Avec le développement constant de la technologie, de futures mises
à jour de ce document pourront s’avérer nécessaires. Celles-ci
seront mises à la disposition des utilisateurs et publiées sur le site
web destiné à cette fin.
Ont contribué à la production de ce module :
• M. Imad Werghi : Master trainer en «Maitrise de l‘alimentation»
• M. Joachim F. Schroeder : Coordinateur du projet FIL
• M. Nejib Ajili : Expert principal du projet FIL
• Mme Waâd Nasri: Experte Junior du projet FIL
Le design et la mise en forme de ce document ont été élaboré par:
• M. Ulrich Roth: Expert Communication/Visualisation
• Glibett: Bureau de Design graphique
La révision technique de ce document a été effectuée par :
• Des Experts du Centre d’élevage de Poisy sous la coordination de :
Dr. Thierry Hetreau.
Deuxième édition
Février 2019
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
STRUCTURE ET OBJECTIFS DU MODULE
« MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION » :
• Sous-thème 1 : Comprendre le système digestif des bovins laitiers
• Sous-thème 2 : Alimentation des vaches laitières en production et tarissement
• Sous-thème 3 : Alimentation des jeunes bovins laitiers de 0 jour à l’âge de vêlage
• Sous-thème 4 : Les indicateurs pratiques pour l’évaluation de la ration des vaches laitières
OBJECTIFS DU MODULE
Connaissances à acquérir : • Connaitre les mécanismes et principes du système et du
les participants devraient savoir processus de digestion bovine.
• Connaitre les besoins alimentaires variés des vaches
pendant le cycle de lactation et du tarissement .
• Connaitre les besoins alimentaires des veaux et jeunes
bovins.
• Connaitre les paramètres clés pour évaluer, calculer et
composer des rations équilibrées.
Compétences à acquérir : • Savoir composer et calculer des rations variées en fonction
les participants devraient être capable de des besoins des vaches et des différents fourrages dispo-
faire nibles.
• Reconnaître et identifier les problèmes les plus courants
causés par une alimentation inadaptée.
• Maîtriser les différentes phases de production et la transi-
tion entre des phases d’alimentation.
Attitudes à promouvoir : • Observation permanente de tous les animaux – contrôle
les éleveurs devraient pratiquer de jour de prise de nourriture, rumination, digestion, état général
en jour de santé.
• Enregistrement de la production, des dates de vêlage...
3
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
TABLE DES MATIÈRES
1. Sous-Thème : "Comprendre le système digestif des bovins laitiers" .................................. 6
1.1 Les caractéristiques d’un ruminant ..................................................................................................6
1.2 Fonction des principaux organes du tube digestif d’une vache laitière ....................................... 7
1.3 Les étapes de la Rumination .............................................................................................................8
2. Sous-Thème : "Alimentation des vaches laitières en production et tarissement" .............. 9
2.1 Introduction des paramètres clés pour exprimer les besoins et les valeurs fourragères .......... 9
2.2 Les besoins ......................................................................................................................................10
2.2.1 Les différents besoins alimentaires des vaches laitières.................................................................... 10
2.2.2 Valeurs nutritives des principaux aliments ......................................................................................... 11
2.2.3 Simulation d’un rationnement en annexe1 ........................................................................................ 11
2.2.4 Exemple de rations types ................................................................................................................... 11
2.2.5 Alimentation des vaches taries en gestation .......................................................................................12
2.2.6 Alimentation pré-vêlage (2 à 3 semaines avant le vêlage) ................................................................. 12
2.2.7 Alimentation des vaches après vêlage ...............................................................................................13
2.2.8 Récapitulatif des besoins totaux des vaches......................................................................................13
2.3 Les facteurs de réussite de l’alimentation des vaches laitières .................................................. 14
2.3.1 Choix et qualité des aliments..............................................................................................................14
2.3.2 Bien gérer l’alimentation au cours des phases transitoires et lors des changements des régimes .. 16
2.3.3 Conduite de l’abreuvement.................................................................................................................16
3. Sous-Thème : "Alimentation des jeunes bovins laitiers de 0 jour à l’âge de vêlage" ....... 17
3.1 Alimentation des veaux de 0 à 3 mois d’âge .................................................................................17
3.1.1 Phase colostrale ................................................................................................................................17
3.1.2 Phase allaitement - aliment lacté........................................................................................................18
3.1.3 Aliments grossiers : le fourrage ..........................................................................................................18
3.1.4 Aliment concentré ...............................................................................................................................19
3.1.5 Les conditions pour réussir l’alimentation des veaux de 0 à 3 mois d’âge ......................................... 19
3.2 Le sevrage .........................................................................................................................................20
3.3 Post sevrage à l’âge du vêlage........................................................................................................21
3.3.1 Alimentation post-sevrage à 6 mois d’âge : ........................................................................................22
3.3.2 Alimentation des génisses de 6 mois d’âge jusqu’au vêlage ............................................................. 23
4. Sous-Thème : "Les Indicateurs pratiques pour l’évaluation de la ration des vaches laitières".25
4.1 La note d’état corporel .....................................................................................................................25
4.2 Évaluation de l’état de remplissage du rumen ..............................................................................26
4.3 Evaluation de la rumination.............................................................................................................27
4.4 Evaluation de la matière fécale .......................................................................................................27
4.5 Indicateurs issus des données de la production laitière.............................................................. 28
4.6 Les risques des maladies métaboliques ........................................................................................28
5. Sous-thème complémentaire: "Mesures de soutien du gouvernement" ................................... 29
5.1 Subventions du transport des fourrages grossiers. .....................................................................29
5.2 Le développement des ressources fourragères et pastorales .................................................... 29
5.3 Programme de valorisation des sous-produits agricoles et agroindustriels ............................. 30
5.4 Le contrôle des performances ........................................................................................................ 30
4
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 - Les besoins d’entretien de vaches laitières .................................................................12
Tableau 2 - Les besoins de la production de lait de vaches laitières ..............................................12
Tableau 3 - Les besoins de croissance...........................................................................................12
Tableau 4 - Les besoins de gestation (pour vache de 600 kg, veau de 35 à 45 kg à la naissance) ....12
Tableau 5 - Valeurs alimentaires des fourrages ..............................................................................13
Tableau 6 - Exemple de rations types pour vaches laitières de 600 kg et produisant 30 litres de lait.. 13
Tableau 7 - Besoins totaux journaliers des vaches laitières ...........................................................16
Tableau 8 - Rythme de distribution du concentré de production en fonction de la qualité de la ra-
tion de base et de la qualité énergétique du concentré ...................................................................17
Tableau 9 - Rythme de distribution du concentré de production en fonction du niveau de produc-
tion et du lait permis par la ration de base.......................................................................................17
Tableau 10 - Plan d’allaitement au lait entier avec deux repas par jour .........................................20
Tableau 11 - Plan d’allaitement avec lait de remplacement distribué en 2 repas par jour ..............20
Tableau 12 - Effet de la race des génisses sur l’âge à la puberté et au premier vêlage ................24
Tableau 13 - Apports alimentaires recommandés pour les veaux d’élevage du sevrage à l’âge de 6
mois (INRA ,2007) ...........................................................................................................................25
Tableau 14 - Exemples de régimes alimentaires pour veau du sevrage jusqu’à l’âge de 6 mois .....25
Tableau 15 - Apports alimentaires recommandés pour les génisses d’élevage et capacité d’inges-
tion (d’après INRA, 2007)................................................................................................................ 26
Tableau 16 - Besoins de gestation des génisses pour un poids de veau de 45 kg (d’après
INRA, 2007)..................................................................................................................................... 26
Tableau 17 - Rations types pour des génisses laitières.................................................................27
Tableau 18 - Calcul de ration de vaches laitières ...........................................................................37
Tableau 19 - Estimation du poids à l’aide d’un mètre ruban souple ............................................... 37
5
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
1. SOUS-THÈME : « COMPRENDRE LE SYSTÈME
DIGESTIF DES BOVINS LAITIERS »
Connaissances à acquérir : • Bien connaitre le principe de la rumination et les spécifici-
les participants devraient savoir tés du système digestif des bovins.
Compétences à acquérir : • Assurer un régime alimentaire conformément aux
les participants devraient être capable de principes de base de l’alimentation des ruminants.
faire
Attitude à promouvoir : • Observer et évaluer la qualité des aliments.
les éleveurs devraient pratiquer de jour • Bien observer la rumination chez le troupeau.
en jour • S’assurer de la régularité et de la disponibilité des fourrages.
Preuve pour la formation des formateurs : • Tests de reconnaissance du système digestif sur
que l'étudiant / participant a assimilé et différentes catégories de bovins.
peut appliquer le contenu • Tests sur la relation entre la nature d’alimentation et la
morphologie du rumen.
• Tests d’évaluation de la rumination dans un troupeau laitier
(visite de terrain).
Preuve pour la formation des éleveurs : • Questions sur la relation entre l’alimentation et la rumination.
que l'étudiant / participant a assimilé et • Tests de reconnaissance du système digestif sur
peut appliquer le contenu diffé-rentes catégories de bovins.
• Tests d’évaluation de la rumination dans un troupeau
(visite de ferme).
[Link] CARACTÉRISTIQUES D’UN RUMINANT :
• Un ruminant est capable de digérer les aliments contenant de fortes quantités de fibres végétales
• La digestion chez un ruminant se produit dans un réservoir spécialement adapté appelé rumen
• La prédigestion fermentaire des aliments dans le rumen est assurée par de nombreuses
espèces fermentaires de bactéries et micro-organismes :
- Les bactéries : sont les microorganismes les plus nombreux, leur concentration peut atteindre
10 milliards de bactéries vivantes/ml de jus de rumen
- Les protozoaires : 1 million par ml de jus de rumen
- Les champignons : leur concentration est estimée à 10000/ml
• Le rumen lieu de la fermentation est caractérisé par :
- Une température constante comprise entre 39 et 40 °C
- Une anaérobiose (absence d’oxygène)
- Un milieu liquide (eau + salive)
- Un pH relativement constant : entre 6 et 7
- Brassage permanant suite aux contraction ruminales favorisant le contact avec la flore micro-
bienne quasi interrompu aux substrats par les microorganismes
6
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
FONCTION DES PRINCIPAUX ORGANES DU TUBE DIGESTIF
1.2.
D’UNE VACHE LAITIÈRE
1) La bouche :
A travers la mastication, la bouche permet :
• La réduction de la dimension des particules des aliments et facilite l’attaque bactérienne (en
moyenne 8 h de mastication par jour).
• La salivation : La vache produit 160 à 180 litres/j de salive (une substance tampon contenants
du bicarbonate et du phosphate).
2) Le reticulo-rumen : lieu de fermentation :
• Le pré-estomac
- Rumen : cuve à fermentation de 130 à 180 litres. Lieu de production des acides gras volatils
qui seront absorbés par les papilles du rumen.
- Réseau : triage de particules d’aliment qui entrent et qui sortent dans le rumen (les particules <
5 mm de longueur quittent le rumen à travers le réseau vers l’omasum).
- L’omasum (feuillet) : de capacité de 10 litres : lieu d’absorption de l’eau, du sodium, phosphores
et des AGV...
3) L’abomasum (caillette) :
Lieu de digestion des bactéries, d’absorption des protéines bactériennes et de sécrétion des acides
chloridriques et des enzymes digestives.
4) L’intestin grêle (petit intestin) :
- Lieu de sécrétion d’enzymes digestives
- Lieu de digestion enzymatique des hydrates de carbones, des protéines et des lipides
- Lieu d’absorption de l’eau, de minéraux et des produits de la digestion intestinale (glucose,
acides aminés et acides gras).
5) Le caecum :
Lieu de fermentation des produits de la digestion intestinale non absorbés par celui-ci.
6) Le gros intestin :
Absorption de l’eau et formation des matières fécales.
[Link]/watch?v=E7I7qsZpgUs [Link]/watch?v=q2G1Y7UEUiw
1 Si vous avez seulement la version imprimée de ce document : écrivez exactement le lien suivant dans la ligne des
adresses de votre moteur de recherche : [Link]
7
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
Figure 1 - Les principaux organes du tube digestif d’une vache laitière
LE VOYAGE DE L’ALIMENT PAR LES QUATRES ESTOMACS DE LA VACHE
• De la bouche au RUMEN (ou panse, premier pré-estomac)
• Du RUMEN retour à la bouche à travers l’oesophage pour rumination
• De la bouche,à travers le deuxième pré-estomac, le RÉSEAU (ou Reticulum) vers le troisième
pré-estomac le FEUILLET (ou l’omasum)
• Du FEUILLET vers la CAILLETE; le vrai estomac de la vache.
Autrement dit: Le système digestif de la vache est un système extrême-
ment bien développé et efficace - c’est comme une usine avec quatre
départements - chacun avec des tâches et fonctions très spécifiques.
[Link] ÉTAPES DE LA RUMINATION
• La régurgitation du bol alimentaire, du rumen vers la bouche, par contraction du réseau
• La déglutition de la partie liquide du bol alimentaire
• La mastication dite « mérycique » caractérisé par des mouvements lents (50 à 60 par minute)
et une importante salivation
• Une phase de repos de 5 à 6 secondes entre deux phases de salivation.
• Durée de la rumination : 45 minutes et 6 à 8 périodes de rumination par jours
Plus la ration distribuée est riche en fourrages à brins longs, plus le temps de rumination est
important. Un arrêt prolongé de la rumination indique un dysfonctionnement digestif grave
8
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
EN PRATIQUE:
• Une heure après la distribution de la ration et après que le troupeau a ingéré son premier
repas, au moins le 1/3 du troupeau doit être observé entrain de ruminer. C’est un signe que
la ration est suffisamment fibreuse et que le processus digestif se passe correctement.
• 80 % de la rumination est effectuée en position couchée il est donc nécessaire de garder un
bon confort et hygiène dans les aires de couchage des vaches (paillage des aires de
couchage dans les normes)
2. SOUS-THÈME : « ALIMENTATION DES VACHES
LAITIÈRES EN PRODUCTION ET TARISSEMENT »
Connaissances à acquérir : • Connaitre les besoins et la conduite alimentaire particulière
les participants devraient savoir des vaches selon le besoin tout au long du cycle de lacta-
tion.
Compétences à acquérir : • Savoir établir et composer une ration équilibrée pour les
les participants devraient être capable de vaches en production et taries.
faire • Maitriser et gérer les phases transitoires dans l’alimentation.
Attitude à promouvoir : • Evaluation permanente de l’état des vaches.
les éleveurs devraient pratiquer de jour • S’assurer quotidiennement de la qualité et la régularité de
en jour l’alimentation et de l’abreuvement.
Preuve pour la formation des forma- • Exercices sur l‘alimentation des vaches en lactation et en
teurs : phase de tarissement.
que l'étudiant / participant a assimilé et • Tests QCM sur les bonnes pratiques en matière d’alimen-
peut appliquer le contenu tation des vaches laitières.
• Tests pratiques sur l‘évaluation de l’état corporel des
vaches (visite de terrain).
Preuve pour la formation des éleveurs : • Questions orales et discussion après proposition de
que l'étudiant / participant a assimilé et plusieurs rations alimentaires (choix des rations les plus
peut appliquer le contenu adaptées…).
• Exercices pratiques : présentation des photos ou des
vidéos montrant des vaches qui souffrent d’une mauvaise
conduite alimentaire et discussion sur les causes pos-
sibles.
• Tests pratiques lors des visites de terrain sur la relation
entre alimentation et état des vaches.
[Link] DES PARAMÈTRES CLÉS POUR EXPRIMER
-
LES BESOINS ET LES VALEURS FOURRAGÈRES
DEFINITIONS :
• UFL : ou Unité Fourragère Lait. Elle correspond à la valeur énergétique nette de lactation. Cette
unité fait référence à la valeur énergétique d'1 kg d'orge récolté au stade grain mûr.
• PDIN : Protéines Digestibles dans l'intestin grêle (PDI) permises par l'azote (N) apporté par l'ali-
ment
• PDIE : Protéines Digestibles dans l'intestin grêle (PDI) permises par l'énergie (E) apportée par
l'aliment.
• TB : C’est le taux butyreux du lait. Il correspond à la teneur en matières grasses du lait.
• TP : C’est le taux protéique du lait . Il correspond à la teneur en protéines du lait.
9
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
[Link] BESOINS:
2.2.1. LES DIFFÉRENTS BESOINS ALIMENTAIRES DES VACHES
LAITIÈRES
Les besoins se décomposent en:
• Besoins d’entretien (tableau 1)
• Besoins de production de lait (tableau 2)
• Besoins de croissance (pour les primipares) (tableau 3)
• Besoins de gestation (tableau 4)
Tableau 1 - Les besoins d’entretien des vaches laitières
FORMULES EXEMPLE POUR VACHE DE 600 kg
UFL 1,4 + 0,6 poids vif en kg/100 5 UFL
PDI 95 + 0,5 poids vif en kg 395 g de PDI
P 4,5 g / 100 kg de poids vif en kg 27 g de P
Ca 6 g / 100 kg de poids vif 36 g de CA
MS 15 à 20 kg
Tableau 2 - Les besoins de la production de lait des vaches laitières
UFL PDI P Ca Rapport PDI/UFL
1kg de lait standard
4 ‰ TB
32 ‰ TP
0,44 48 1,7 3,5 109
(*) Pour des teneurs différentes, if faut convertir la production en lait standard :
• 1 g en plus de TB ou TP = 1,5 % de lait en plus
• 1 g de moins de TB ou TP = 1,5 % de lait en moins
Tableau 3 - Les besoins de croissance
AGE AU PREMIER VÊLAGE UFL PDI (g) P (g) Ca (g)
24 à 28 mois 2 240 9 18
32 à 36 mois 1,3 140 6 10
Tableau 4 - Les besoins de gestation (pour vache de 600 kg, veau de 35 à 45 kg à la
naissance)
STADE DE UFL PDI P (g) Ca (g)
GESTATION
7ÈME MOIS 0,9 75 3 9
8ÈME MOIS 1,6 135 5 16
9ÈME MOIS 2,6 205 8 25
10
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
2.2.2. VALEURS NUTRITIVES DES PRINCIPAUX ALIMENTS
Le tableau 5 ci-après récapitule les valeurs nutritives des principaux aliments utilisés dans l’alimen-
tation des bovins
Tableau 5 - Valeurs alimentaires des fourrages
MS UFL/kg PDIN PDIE P CA
(% MB) MS
Foin d'avoine de qualité mé- 885 0,55 36 45 1,9 5,1
diocre
Foin d'avoine de qualité 890 0,65 56 56 1,9 5,1
moyenne
Foin d'avoine de bonne qualité 85 0,76 65 66 1,9 5,1
Luzerne en vert 185 0,72 116 90 2,2 9,8
Bersim en vert 165 0,73 110 86 3,4 18,7
Orge en vert 211 0,78 77 77 3,8 6,3
Ensilage d’avoine 260 0,69 47 48 2,4 10,4
Ensilage de mais 282 0,85 60 84 1 13
Foin de luzerne 850 0,67 115 90 1,3 3,3
Paille de blé 88 0,42 22 44 0,5 0,8
2.2.3. SIMULATION D’UN RATIONNEMENT
Voir Annexe 1
2.2.4. EXEMPLES DE RATIONS TYPES
Tableau 6 - Exemples de rations types pour vaches laitières de 600 kg et produisant 30
litres de lait
TYPE D’ALIMENT PAR JOUR QUANTITÉ (MATIÈRE BRUTE) (kg)
Ration 1
Foin d’avoine 2
Ensilage d’avoine 25
Verdure de sulla (première coupe) 30
Aliments Concentrés 9,5 N°7
Ration 2
Bersim 40
Orge en vert 20
Foin d’avoine 5
Aliments Concentrés ( 4,5 d’orge + 7,5 concentré N°7* )
Ration 3
Sorgho en vert 45
Luzerne en vert 10
Foin d’avoine 4
Aliments Concentrés 10 N°7
11
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
Ration 4
Foin d’avoine 2
Ensilage d’avoine 15
Ensilage de mais 20
Aliments Concentrés 1 kg de correcteur azoté (tourteaux de soja) +9 kg
de concentré N°7
Ration 5
Foin d’avoine 12
Aliments Concentrés 13 N°7
(*) Concentré N°7: nomenclature tunisienne de l’aliment concentré de production.
2.2.5. ALIMENTATION DES VACHES TARIES EN GESTATION
L’objectif alimentaire pendant cette phase est de couvrir les besoins d’entretien de la vache,
permettre une croissance adéquate du fœtus et assurer une bonne préparation au vêlage et
à la lactation suivante.
• La vache devrait être bien en chair. La note d’état corporel (NEC) devrait être comprise entre 3
et 3,5 avant le début du tarissement (voir figure 4).
• La vache ne devrait ni engraisser ni maigrir pendant la période de tarissement (ne jamais dépas-
ser 1 point en plus ou en moins en NEC).
EN PRATIQUE:
• Une règle empirique pour le rationnement : Alimenter une vache tarie comme une vache
qui produit 7 litres.
• La quantité de concentré à donner quotidiennement dépendra de la qualité du fourrage
grossier :
• Si le fourrage grossier est de qualité médiocre : il faut donner entre 3 à 4 kg/j de
concentré adapté pour maintenir la NEC de la vache.
• Si le fourrage grossier est de bonne qualité, on peut se limiter à 2 kg de grain par
jour.
• Si l’objectif pendant la phase de tarissement est de faire gagner les vaches 0,5 à 1 point
en état corporel, avec un fourrage de qualité moyenne, on peut tolérer un apport de 3 à 4
kg de grain par tête et par jour.
2.2.6. ALIMENTATION PRÉ-VÊLAGE (2 À 3 SEMAINES AVANT
LE VÊLAGE)
Durant cette phase, la capacité d’ingestion est faible. L’objectif alimentaire est de permettre aux
bactéries du rumen de s’adapter aux changements de rations et surtout de bien s’adapter
à l’apport d’aliments concentrés.
12
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
EN PRATIQUE :
Deux semaines avant le vêlage, on doit :
• Augmenter la quantité de concentré à raison de 200 g/j au maximum.
• Atteindre, à la date de vêlage, 5 à 7 kg de concentré par jour et par vache.
• Eviter les concentrés riches en calcium pour prévenir contre la fièvre vitulaire.
• Servir le même fourrage qui sera servi en début de lactation pour habituer la vache et
pour permettre aux bactéries du rumen de s’adapter plus précocement aux changements
de régimes alimentaires.
• Donner du foin à longues tiges (minimum 3 à 5 kg par tête par jour) pour permettre de
garder une bonne santé du rumen (développement des papilles du rumen) de la vache
et éviter les accidents au début de lactation tels que le déplacement de la caillette ou les
torsions intestinales.
2.2.7. ALIMENTATION DES VACHES APRÈS VÊLAGE
Le démarrage de la lactation est strictement lié à la bonne préparation de la vache avant vêlage tant
sur le plan alimentaire que sur le plan sanitaire. La réussite du programme alimentaire, après vêlage,
est aussi considéré comme un facteur primordial dans la réussite d’une lactation d’une vache laitière.
EN PRATIQUE :
1. Période vêlage - 4 jours après vêlage :
• On doit fournir aux vaches un fourrage de qualité (appétant), pour inciter les vaches
à ingérer le maximum.
• Il faut toujours, apporter du foin de bonne qualité pour améliorer la rumination des
vaches et éviter les problèmes et les accidents tels que la torsion d’estomac, la mé-
téorisation...
• Il faut s’assurer que la vache s’alimente bien et que son rumen reste plein (la note
de remplissage de rumen doit être au minimum égale à 2).
• Il ne faut jamais augmenter les quantités de grains (concentré) au-delà de la quantité
offerte en pré-vêlage.
2. Après 4 jours du vêlage :
Pour maximiser la production et atteindre le potentiel de la vache, il faut :
• Augmenter l’apport protéique pour atteindre un minimum de 18 % de la MS de la ration.
• Augmenter graduellement la quantité de concentré (exemple pour une vache qui doit
consommer 11 kg de cc en pic de lactation) :
- 1 kg tous les deux jours à partir du 4ème jour après vêlage jusqu’aux 8ème jour
après vêlage.
- 0,5 kg tous les deux jours entre le 9ème jour et le 15ème jour après vêlage.
- 0,3 kg tous les deux jours à partir du 16ème jour jusqu’au 20ème jour après vêlage.
- Ou aussi une augmentation journalière de 200 g/VL/j.
2.2.8. RÉCAPITULATIF DES BESOINS TOTAUX DES VACHES
Les besoins totaux des vaches laitières selon la phase de production et la quantité du lait produit
sont donnés dans le tableau suivant :
13
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
Tableau 7 - Besoins totaux journaliers des vaches laitières
Vache de 600 kg UFL PDI (g P (g Ca (g QUANTITÉS
INGÉRÉES
CAPACITÉ
D’INGESTION
Rapport
PDI
Kg MS (1) UEL UFL
Vache tarie gestante
- Avant le 7ème mois de 5,0 395 27 36 79
gestation 80
- 7ème mois de gestation
- 8ème mois de gestation
( 11 à 15 ) (11,5 à 15,5) 80
- 9ème mois de gestation 79
Valeurs calculées pour une ration à base
d’ensilage de maïs de bonne qualité
Vache tarie gestante
Taux butryeux en g par kg
32 36 40 44
3,0 2,5 2,5 2,5 6,1 515 30 47 84
5,5 5,5 5,0 4,5 7,2 635 35 57 (11 à 15) (11,5 à 15,5) 88
8,5 8,0 7,5 7,0 8,3 755 40 67 91
11,5 10,5 10,0 9,5 9,4 875 45 78 13,4 15,3 93
14,0 13,5 12,5 12,0 10,5 995 50 89 14,2 15,6 95
17,0 16,0 15,0 14,0 11,6 1115 54 100 15,1 15,9 96
20,0 18,5 17,5 16,5 12,7 1235 58 108 15,9 16,2 97
22,5 21,5 20,0 19,0 13,8 1355 62 115 16,7 16,5 98
25,5 24,0 22,5 21,0 14,9 1475 66 123 17,6 16,7 99
28,5 26,5 25,0 23,5 16,0 1595 71 130 18,4 17,0 100
31,5 29,5 27,5 26,0 17,1 1715 73 135 19,2 17,2 101
34,0 32,0 30,0 28,5 18,2 1835 75 140 20,1 17,5 101
37,0 34,5 32,5 30,5 19,3 1955 77 145 20,9 17,7 101
40,0 37,0 35,0 33,0 20,4 2075 80 150 21,7 17,9 102
42,5 40,0 37,5 35,5 21,5 2195 82 155 22,5 18,1 102
45,5 42,5 40,0 37,5 22,6 2315 85 160 23,4 18,3 102
48,0 45,5 42,5 40,0 23,7 2435 88 165 - 18,5 103
51,0 48,0 45,0 42,5 24,8 2555 91 170 - 18,7 103
Corrections pour une 0,6 50 5 6 0,8 à 1,5 1 83
variation de poids vif de
100 kg
[Link] FACTEURS DE RÉUSSITE DE L’ALIMENTATION DES
VACHES LAITIÈRES
2.3.1. CHOIX ET QUALITÉ DES ALIMENTS
a - La ration de base :
La ration de base doit être constituée par au moins 70 % d’aliments fourragers de bonne qualité.
• Les fourrages distribués doivent être bien conservés et de bonne qualité hygiénique (absence
de moisissure et non contaminés par les mycotoxines).
14
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
• Les fourrages doivent être récoltés dans des bonnes conditions et doivent être de hautes quali-
tés nutritives (exemple pour le foin d’avoine le stade de coupe doit être le stade floraison-stade
laiteux).
• Eviter d’alimenter les vaches avec des fourrages indigestibles (exemple : un foin récolté stade
épiaison–stade pâteux).
• Eviter les rations basées à 100 % d’herbes jeunes (> 20 kg par jour) = avec taux de MS <15
% et taux de cellulose < 15 %). Si une ration se base sur de l’herbe jeune, le transit digestif sera
rapide ce qui peut causer :
- Des diarrhées
- Des carences chez le troupeau, surtout en magnésium (tétanie d’herbage)
- Des chutes de production par manque d’énergie (taux de MS Ingérée faible) et par des
problèmes digestifs (problème de rumination par manque de cellulose)
• Le taux de MS de la ration de base doit être compris entre 35 et 50 % pour maximiser la matière
sèche ingérée et satisfaire les besoins énergétiques des vaches.
• Eviter le hachage des fourrages pour favoriser la rumination.
• En phase de démarrage de la lactation, pour subvenir aux besoins énergétiques élevés des
vaches et tenant compte de la faible capacité d’ingestion des vaches, il faut choisir des aliments
de haute valeur énergétique.
b - L’alimentation en concentré :
• Taux de concentré dans la ration totale : Pour favoriser la rumination et éviter l’acidose ruminale ,
le taux de MS des aliments concentrés (grains) ne doit pas dépasser 30 % par rapport à la MS
de la ration totale.
• Le rythme de distribution à partir du concentré de production dans la ration : il peut être déduit
soit en fonction de la qualité de la ration de base soit en fonction du niveau de production du
troupeau (voir Tableaux 8 et 9)
• Lorsque la ration contient une quantité importante de concentré (pour des vaches avec une
production élevée), il est recommandé de distribuer ce concentré en plusieurs fractions pour
maitriser le pH du rumen ; par exemple si on doit distribuer 12 kg de concentré, on peut distribuer
le concentré sur 4 repas de 3 kg.
• De préférence, l’aliment concentré doit être distribué après la distribution d’un aliment grossier
tel que le foin (à éviter de distribuer l’aliment concentré juste avant ou après la verdure dont le
taux de MS < 20 %)
Tableau 8 - Rythme de distribution du concentré de production en fonction de la qualité
de la ration de base et de la qualité énergétique du concentré
RATION DE BASE RYTHME DE DISTRIBUTION DU CONCENTRÉ
(APPORTANT PAR kg BRUT)
Qualité Lait permis par la ration 1,0 UFL 0,9 UFL
de base à partir des UFL
avant correction
Médiocre <5 1 / 2,2* 1/2
Moyenne 5 à 10 1 / 2,4 1 / 2,2
Bonne 10 à 15 1 / 2,8 1 / 2,2
Excellente > 15 1/3 1 / 2,8
Remarque: un kg de concentré permet la production de 2,2 L de lait.
15
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
Tableau 9 - Rythme de distribution du concentré de production en fonction du niveau de
production et du lait permis par la ration de base
LAIT PERMIS PAR NIVEAU DE PRODUCTION DU TROUPEAU
LA RATION DE 5000 kg 6000 kg 7000 kg 8000 kg
BASE
5 1 / 2,5 1 / 2,2 1 /2,0
10 1 / 3,0 1 / 2,5 1 / 2,2 1 / 2,0
15 1/3 1 / 2,5 1 / 2,2
20 1/4 1 /3 1 / 2,5
25 1/3
2.3.2. BIEN GÉRER L’ALIMENTATION AU COURS DES PHASES
TRANSITOIRES ET LORS DES CHANGEMENTS DE RÉGIMES
Les changements de régimes ou de rations doivent se faire de façon progressive durant au moins
deux semaines et cela par :
• Le maintien de certains aliments (par exemple un minimum de foin).
• L’évolution progressive dans l’introduction de certains aliments (exemple lors de l’introduction de
la verdure).
• La quantité maximale de l’aliment introduit doit être atteinte dans 15 jours de son introduction
• Il faut toujours revoir l’apport de la nouvelle ration (en UFL, PDIE, PDIN, Ca, P ...).
EN PRATIQUE :
• On doit très bien planifier le calendrier alimentaire ainsi que les superficies fourragères
destinées à l’alimentation du troupeau et établir le bilan fourrager
• Pour assurer l’ingestion maximale, il y a quelques recommandations pratiques
Saison chaude : Servir la moitié des fourrages pendant la nuit
La vache devrait avoir accès à la nourriture pendant 20 heures par jour
Ne jamais donner plus que 2,5 à 3 kg de concentré par repas
2.3.3. CONDUITE DE L’ABREUVEMENT
• Pour maximiser la consommation en matière sèche, il faut absolument que l’eau d’abreuvement
soit à volonté et de bonne qualité hygiénique
• Prévoir 3 à 5 litres d’eau pour chaque litre de lait produit.
• Besoin journalier en eau pour une vache produisant 30 l de lait :
o 15 °C = 100 l
o 30 °C = 130 l
• Pour éviter la concurrence sur les abreuvoirs : il faut que la longueur d’abreuvoir disponible per-
mette l’abreuvement d’au minimum 25 % des vaches à la fois, avec au minimum deux points
d’abreuvement.
• Pour la stabulation entravée, prévoir un abreuvoir individuel automatique entre deux vaches.
• Distribuer du sel (NaCl) 50 /VL/j. Ceci aide à la consommation d’eau et favorise la salivation.
16
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
3. SOUS-THÈME : « ALIMENTATION DES JEUNES BOVINS
-
LAITIERS DE 0 JOUR À L’ÂGE DE VÊLAGE »
Connaissances à acquérir : • Connaitre les besoins d’alimentation particuliers des
les participants devraient savoir jeunes bovins pour obtenir une vache productive sans
altérer son potentiel.
Compétences à acquérir : • Savoir établir et mettre en œuvre un plan d’alimentation
les participants devraient être capable de correspondant aux besoins spécifiquesdes veaux et des
faire génisses.
Attitude à promouvoir : • Prendre soin et être attentif aux veaux et génisses, assurer
les éleveurs devraient pratiquer de jour la régularité de l’alimentation et le respect de l’hygiène.
en jour
Types de Preuve : POUR LES FORMATEURS :
Preuve que l'étudiant / participant a assi- • Exercice d’application du plan d’alimentation.
milé et peut appliquer le contenu
Types de Preuve : POUR LES ÉLEVEURS :
Preuve que l'étudiant / participant a assi- • Exercice d’évaluation de l’état des veaux lors des visites
milé et peut appliquer le contenu de fermes.
[Link] DES VEAUX DE 0 À 3 MOIS D’ÂGE
3.1.1. PHASE COLOSTRALE :
Le veau doit recevoir le lait de la première traite, appelé colostrum dans les 2 à 3 heures suivant la
naissance (la perméabilité de l’intestin aux anticorps est maximale dans les 3 premières heures de
vie de veau et elle disparait après 24 heures de vie).
LES CARACTÉRISTIQUES DU COLOSTRUM :
• Riche en immunoglobulines ou anticorps (6 g/100g contre 0,1 g/100 g dans le lait entier).
LE RÔLE DU COLOSTRUM :
• Immunitaire : apporte les anticorps sous forme d’Immunoglobulines
• Nutritif : apporte les besoins nutritifs du veau (énergie, protéines, minéraux..)
• Laxatif : accélère le transit intestinal et ramollit les selles, permettant ainsi le nettoyage du tube
digestif des liquides amniotiques probablement absorbés lors de la naissance.
LES CONDITIONS DE DISTRIBUTION DU COLOSTRUM :
• Température de distribution : 39 à 38 °C.
• Quantité distribuée : A chaque repas : 4 à 5 % du poids vif du veau soit 1,5 à 2 l/veau/repas.
• Fréquence de distribution : 3 à 4 repas le premier jour. De préférence 3 repas pendant les 6
premières heures de vie pour permettre une meilleure immunité.
• Durée d’alimentation colostrale : jusqu’au 3ème jour de vie.
REMARQUE :
Le veau continue à avoir le lait non commercialisable (appelé lait de transition) jusqu’au
7ème jour de naissance.
17
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
3.1.2. PHASE D’ALLAITEMENT - ALIMENT LACTÉ
Tableau 10 - Plan d’allaitement au lait entier avec deux repas par jour
AGE EN NATURE D’ALIMENTATION NOMBRE DE REPAS VOLUME DE LAIT PAR
SEMAINES DE VEAUX PAR JOUR REPAS (L)
1 Colostrum et lait de transition 2 2 PUIS 3
2 2 3 À 3,5
3 Eau à volonté 2 3,5
4 + 2 3,5
Foin de bonne qualité à vo-
5 2 3,5
lonté
6 2 3,5
+
7 Concentré à volonté 2 3
8 2 2
9 2 2
Tableau 11 - Plan d’allaitement de veaux au lait de remplacement distribué en 2 repas par jour
AGE EN NATURE NOMBRE DE POUDRE DE LAIT VOLUME DE LAIT
SEMAINES D’ALIMENTATION REPAS PAR JOUR PAR REPAS(G) PAR REPAS(L)
1 Colostrum et lait de 2 - 2 PUIS 3
Transition
2 2 430 3,5
3 2 500 4
Eau à volonté
4 2 500 4
+
5 Foin de bonne qualité 2 500 4
6 à volonté 2 500 4
7 + 2 375 3
8 Concentré à volonté 2 250 2
9 2 250 2
3.1.3. ALIMENTS GROSSIERS : LE FOURRAGE
OBJECTIF : Les aliments grossiers contribuent au développement du rumen par leur action méca-
nique
QUALITÉ : Distribuer du bon foin, sec, récolté à un stade propice et bien conservé (exemple : foin
de ray-grass, foin de luzerne, foin de prairies permanentes)
ATTENTION: L’ensilage d’une façon générale, et surtout l’ensilage de maïs, est déconseillé chez le
veau avant 2 mois.
Mode de distribution :
• Dans un râtelier placé à 70 cm du sol, en case individuelle.
• En grand râtelier ou à l’auge, en box collectif avec une place par veau.
• Renouveler régulièrement le foin; ça suscite la curiosité des veaux.
18
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
3.1.4. ALIMENT CONCENTRÉ
L’aliment concentré doit être riche en énergie et appétant
COMPOSITION :
• Taux de cellulose : ne doit pas dépasser 10 % (pour éviter les problèmes digestifs).
• En pratique : le concentré est composé de : 60 % de céréales (maïs, orge, blé, triticlae) + 20 %
de son de blé et 15 % de sources azotées (tourteaux de soja) de + 5 % CMV.
MODE DE DISTRIBUTION :
• A volonté en plusieurs repas (pour le garder frais).
• L’auge ou le seau doivent être nettoyés régulièrement pour améliorer l’ingestion des aliments et
éviter la contamination des aliments par des agents pathogènes.
3.1.5. LES CONDITIONS POUR RÉUSSIR L’ALIMENTATION DES VEAUX
DE 0 À 3 MOIS D’ÂGE
L’IMPORTANCE DE RESPECTER L’HYGIÈNE
• Donner une eau de bonne qualité et hygiénique.
• Le lait d’allaitement doit être livré dans des ustensiles adaptés et bien nettoyés.
• Le lait d’allaitement doit avoir une température entre 38 et 39 °C.
• Procéder au nettoyage des seaux, des biberons après chaque utilisation. Ces seaux et biberons
doivent être différents de celui utilisés pour réhydrater les veaux malades ; tout ce matériel doit
être rincé puis mis à égoutter à l’envers.
LE MODE DE DISTRIBUTION DU LAIT
• Garder un bon confort pour les veaux et éviter qu’ils soient sous stress (thermique,..).
• Garder les mêmes heures d’allaitement.
• Le mode de distribution du lait : éviter la distribution du lait dans des seaux en position basse
sans tétine car le veau ingère très rapidement une grande quantité de lait, qui est en plus dans
une position qui ne favorise pas la fermeture de la gouttière œsophagienne (shunt entre l’œso-
phage et la caillette). Le seau doit être mis en hauteur et possédant une tétine, ainsi le veau
tète en position physiologique (comme un veau tète sa mère au pis), salive beaucoup plus, boit
plus lentement, satisfait sont besoin de téter et digère mieux (voir figure 2).
A ÉVITER
• Éviter de donner les laits de mammites ou provenant de vaches sous traitement antibiotique : ils
perturbent la flore intestinale et peuvent favoriser la résistance des bactéries aux antibiotique.
Même le lait riche en cellules ne possède pas la qualité nutritionnelle requise et il coagule mal.
Par ailleurs, ces laits caillent moins bien dans l’estomac du veau et provoquent des problèmes
de digestion et des diarrhées.
• Éviter de donner un lait entier trop riche en matières grasses (un taux de matières grasses su-
périeur à 4 %), car il se digère moins bien.
• Les verdures des céréales à paille (blé, orge, avoine) sont à éviter car elles sont acidogènes.
• L’ensilage d’une façon générale et surtout l’ensilage de maïs, peu appétant et chauffant rapide-
ment, est déconseillé chez le veau avant 2 mois.
OBSERVATION INTENSIVE DES VEAUX
• Il faut bien observer les veaux surtout le premier mois d’âge et plus particulièrement les 3 pre-
miers jours, car le veau est sensible aux agressions de l’environnement ; son immunité active
n’est pas totalement acquise. Les indicateurs d’observation et de suivi des veaux sont présentés
ci-dessous:
OBSERVATION DE LA CONSOMMATION INDIVIDUELLE DE LAIT :
• A observer d’un repas à l’autre et d’un jour à l’autre : le manque d’appétit est généralement signe
d’un problème de santé
19
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
OBSERVATION DE LA BOUSE DES VEAUX :
• Bouses formées : veau en bonne santé
• Bouses plâtreuses, blanchâtres : indiquent un mauvais fonctionnement de la caillette (buvée
excessive, lait trop froid, lait trop gras)
EN PRATIQUE :
Il faut revoir donc les quantités et la qualité du lait qui sont données au veau (allaitement trop
rapide, quantité du lait supérieure aux besoins, lait contenant des inhibiteurs de fermentation...)
Des problèmes potentiels:
• Bouses très liquides et jaunes : une diarrhée infectieuse (généralement accompagnée avec
une déshydratation)
• Diarrhée hémorragique (avec arrière-train souillé) : diarrhée parasitaire
En cas des problèmes mentionnés, il faut :
• Revoir le plan de nettoyage des outils utilisés pour allaiter les veaux
• Revoir l’hygiène à l’intérieur des boxes à veaux et dans l’aire de vie des veaux
• Traiter les veaux rapidement
l’action des enzimes :
Figure 2 - Allaitement: Respecter la physiologie du veau
3.2. LE SEVRAGE
a - Les conditions pour sevrer le veau
Le sevrage se fait sur la base de :
• L’âge : entre 2,5 mois et 3 mois
• Le poids vif : plus que 90 kg
• Le niveau de consommation quotidienne de concentré : le veau doit consommer plus que 2 kg de
concentré par jour.
b - Technique de sevrage
L’opération de sevrage s’effectue sur une durée d’une semaine à deux semaines (10 à 15 jours) en
utilisant la méthode suivante:
20
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
• Diminution graduelle de l’apport en lait.
• Réduction du nombre de repas lactés en un seul repas (cas d’un système d’allaitement se basant
sur deux repas).
• Vérifier que le veau consomme progressivement vers la fin du 3ème mois 2 kg de concentré/jour
• Vérifier la présence de l’eau et du bon foin à volonté.
• Si on suit le plan de deux repas : alterner les repas une fois le matin et une fois le soir pour faire
perdre au veau le réflexe et le besoin d’allaitement (cela permet d’éviter que les futures vaches
se tètent ou tètent les autres vaches).
• Eviter les changements brutaux d’alimentation : garder le même fourrage et le même concentré
de la phase lactée.
• Eviter les perturbations physiologiques telles que l’écornage, le changement de logement ou
toute autre manipulation des animaux qui pourrait générer un stress.
[Link] SEVRAGE À L’ÂGE DE VÊLAGE
Pendant cette période très critique, l’alimentation est pilotée selon les objectifs de poids et de crois-
sance qui sont déterminés à partir de l’objectif de l’âge au premier vêlage
Les objectifs de croissance sont fixés à partir des facteurs suivant
• La race des génisses (Tableau 12)
• L’âge objectif au premier vêlage (Figure 3)
Tableau 12 - Effet de la race des génisses sur l’âge à la puberté et au premier vêlage
RACES DES AGE À LA PUBERTÉ POIDS À LA PUBERTÉ AGE AU PREMIER
GÉNISSES VÊLAGE
250 à 280 kg
Prim’Holstein 9 - 10 mois 24 mois
(40 à 45 % du poids adulte)
275 à 305 kg
Normande 11 - 12 mois 24 à 30 mois
(45% du poids adulte)
320 à 350 kg
Montbéliard 13 - 14 mois 24 à 30 mois
(50 % du poids adulte)
320 à 350 kg
Brown Swiss 11 - 12 mois 24 à 30 mois
(50 % du poids adulte)
Figure 3 - Objectif de croissance et âge au vêlage
21
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
3.3.1. ALIMENTATION POST-SEVRAGE À 6 MOIS D’ÂGE
Les bonnes pratiques d’élevage des jeunes entre 3 mois et 6 mois d’âge :
• Les veaux doivent être regroupés en case collective, en lot homogène (selon l’âge et surtout le
poids et la conformation) : pour faciliter la gestion alimentaire et sanitaire
• Respecter les règles d’hygiène : logement propre, sec, aéré sans courant d’air, clair et réguliè-
rement entretenu (nettoyage, désinfection selon les normes avec vide sanitaire après chaque
passage d’une bande de veaux)
• De préférence ne pas dépasser les 5 veaux par box
3
• Réserver 2,5 m2 par veau et un volume d’aire de 10 à 15 m
• Les mangeoires et les abreuvoirs doivent être adaptés :
- Dimensions de l’auge : largeur de 50 à 55 cm et hauteur de 45 à 55 cm
- Dimensions de l’abreuvoir : de préférence, les abreuvoirs doivent être de type bol
(abreuvoirs automatiques)
Recommandations alimentaires (voir Tableau 13)
Tableau 13 - Apports alimentaires recommandés pour les veaux d’élevage du sevrage à
l’âge de 6 mois (INRA, 2007)
POIDS GAIN DE APPORTS JOURNALIERS CAPACITÉ
VIFS (kg) POIDS (g/j) D’INGESTION
UFL PDI P(g) Ca (g) En kg MS En UEB
90 800 2,2 275 6,8 12,3 2,0 2,4
1000 2,5 316 7,4 15,2
100 600 2,0 242 6,5 9,7 2,3 2,7
800 2,3 285 7,1 12,6
1000 2,7 326 7,7 15,5
150 600 2,8 286 7,8 11,0 3,6 3,7
800 3,2 329 8,4 13,9
1000 3,7 372 9,0 16,8
Régimes types pour veaux (du sevrage à 6 mois d’âge)
Tableau 14 - Exemples de régimes alimentaires pour veau du sevrage jusqu’à l’âge de 6 mois
RÉGIME PAILLE RÉGIME FOIN RÉGIME ENSILAGE
D’HERBE
Fourrage Paille de céréale bien Foin de graminée (avoine Ensilage d’herbe
conservée à volonté ou ray-grass) ou foin de (avoine ou autres) à plus
légumineuses (luzerne..), ou que 30 % MS très bien
d’association de graminée et conservé à volonté
de légumineuse ou de prairie
naturelle bien conservé et à
volonté
Aliment concentré • Entre 3 et 4 mois : • 3 à 4 mois 2,5 kg/j • De 3 à 6 mois d’âge :
pour veaux 2,5 kg/j • 4 à 6 mois : 3 kg/j 1 kg de concentré /j
• 4 à 5 mois : 3 kg/j à une concentration
• 5 à 6 mois :3,5 kg/j énergétique supérieure
à 0,9 UFL/kg MS et 115 g
PDI/kg.
CMV - - • 50 g/j de type avec 3,5 g
Complément minéral P, 27g Ca et 5 g Mg
et vitaminé
22
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
3.3.2. ALIMENTATION DES GÉNISSES DE 6 MOIS D’ÂGE JUSQU’AU
VÊLAGE
CALCUL DES BESOINS :
Exemple de calcul des besoins alimentaires d’une génisse de 300 kg de poids vif en moyenne
et devant soutenir une croissance de 700 g/j :
• Besoins énergétiques = (4,4UFL+ 5,0UFL)/2 = 4,7 UFL
• Besoins azotés = (404 g PDI + 446 g PDI)/2 = 425 g PDI
• Besoins en phosphore = (10,0 g +10,8)/2 = 10,4 g P
• Besoins en Calcium = (12,0 g + 14,5 g)/2 = 13,3 g Ca
• Capacité d’ingestion = 6,6 UEB
(Voir tableau 15)
Tableau 15 - Apports alimentaires recommandés pour les génisses d’élevage et capacité
d’ingestion (d’après INRA, 2007)
POIDS GMQ APPORTS JOURNALIERS CAPACITÉ
VIFS (kg) (G/J) UFL PDI P(g) Ca (g) D’INGESTION(UEB)
200 400 3,0 282 8,0 8,5
600 3,4 330 8,6 11,2 4,7
800 3,8 373 9,2 13,9
300 400 3,9 355 9,3 9,5
600 4,4 404 10,0 12,0 6,6
800 5,0 446 10,8 14,5
400 400 4,8 428 10,5 10,7
600 5,4 479 11,4 13,0 8,6
800 6,1 518 12,3 15,4
500 400 5,7 505 11,7 12,0
600 6,4 553 12,7 14,2 10,5
800 7,2 583 14,0 16,4
600 400 6,5 612 13,0 13,3
600 7,5 648 14,3 15,4 12,3
800 8,6 687 15,8 17,6
Tableau 16 - Besoins de gestation des génisses pour un poids de veau de 45 kg (d’après
INRA, 2007)
STADE DE BESOINS JOURNALIERS DE GESTATION
GESTATION UFL PDI (g) P (g) Ca (g)
6ème mois 0,6 47 1,5 1,9
7ème mois 1,1 88 2,8 3,8
8ème mois 1,8 148 4,2 6,7
9ème mois 2,9 227 5,3 9,7
23
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
RATIONS TYPE POUR DES GÉNISSES :
Le tableau 17 présente des rations types pour des génisses dont l’objectif d’âge au vêlage est com-
pris entre 28 et 30 mois d’âge
Tableau 17 - Rations types pour des génisses laitières
STADE DE POIDS (kg) 250 350 400 550
GESTATION
Objectif de 700g/j 500g/j 700g/j 500g/j
croissance
RATION 1 Foin d'avoine 5,5 kg 8 kg
Concentré N°5 * 2 kg 1,6 kg
RATION 2 Ensilage d'avoine 13 kg 19 kg
Foin d'avoine 1,2 kg 1,5 kg
Concentré N°5
RATION 3 Ensilage de maïs 7,5 kg 9,5 kg
Foin d'avoine 2,5 kg 4,5 kg
Concentré N°5 0,5 kg 0,7
RATION 4 Foin d'avoine 7 kg 10 kg
CMV * 60 g 60 g
RATION 5 Paille de blé 5 kg 7,5 kg
Concentré N°5 3 kg 3,3 kg
(*) Concentré N°5: nomenclature tunisienne de l’aliment concentré d’engraissement.
(*) CMV: complément minéral et vitaminé.
24
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
4. SOUS-THÈME : «LES INDICATEURS PRATIQUES POUR
L’ÉVALUATION DE LA RATION DES VACHES LAITIÈRES»
Connaissances à acquérir : • Connaitre les indicateurs pratiques d’évaluation
les participants devraient savoir de l’alimentation des vaches laitières.
Compétences à acquérir : • Savoir évaluer l’impact de l’alimentation sur la santé, l’état
les participants devraient être capable de corporel, la fertilité et la production laitière des vaches
faire et savoir l’adapter et l’ajuster.
Attitude à promouvoir : • Utilisation régulière des indicateurs d’évaluation
les éleveurs devraient pratiquer de jour de l’alimentation.
en jour
Types de Preuve : POUR LES FORMATEURS :
Preuve que l'étudiant / participant a assi- • Questions sur les indicateurs d’évaluation de l‘alimentation
milé et peut appliquer le contenu • Tests sur la détermination et l’utilisation pratique des indi-
cateurs d’évaluation de l‘alimentation (visite de ferme)
Types de Preuve : POUR LES ÉLEVEURS :
Preuve que l'étudiant / participant a assi- • Questions sur les indicateurs d’évaluation de l’alimentation
milé et peut appliquer le contenu • Tests sur la détermination et l’utilisation pratique des indi-
cateurs d’évaluation de l‘alimentation (visite de ferme).
[Link] NOTE D’ÉTAT CORPOREL
C’est un indicateur pour piloter essentiellement les apports énergétiques de la ration des vaches
- La note (ou score) d’état corporel permet d’évaluer d’une manière subjective la quantité de gras
sous-cutané de l’animal (voir figure 4).
• Diminue lorsque la vache ingère trop peu d’énergie.
• Augmente lorsque la prise énergétique est trop importante.
• L’état corporel est évalué sur une échelle de 5 points, 1 correspondant à un animal émacié, et 5,
à un animal obèse (voir figure 4).
GRILLE DE NOTE D’ÉTAT CORPOREL (NEC)
NOTE BASSE : NOTE 3 - IDÉAL NOTE HAUTE :
LE SQUELETTE EST APPARENT LE SQUELETTE DISPARAÎT
Figure 4 - Note d’état corporel
25
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
4.2.ÉVALUATION DE L’ÉTAT DE REMPLISSAGE DU RUMEN
L’évaluation de l’état de remplissage du rumen permet d’obtenir les informations sur :
• La prise de nourriture de l’animal.
• La digestion.
• La vitesse de transit des aliments au cours des dernières heures.
Technique d’évaluation - La mesure s’effectue en se plaçant à l’arrière de l’animal, côté gauche :
• Le score de rumen est évalué sur une échelle de 1 à 5
• Score 1 correspondant à un flanc gauche très creux
• Score 5 correspondant à un rumen bien plein avec une continuité entre le flanc et les côtés (Figure 5)
• En pratique, et selon le stade de lactation, il faut atteindre les scores objectifs suivants:
– Score 4 : Période allant de (+200) jours après vêlage et pendant le tarissement
jusqu’a (-3) à (-2) semaines de vêlage.
– Score 3 : Période (-1) semaine avant vêlage et période allant de (+15) jours après
vêlage à 200 jours après vêlage.
– Score 2 : Score objectif minimum pour les deux semaines après vêlage.
• En pratique : si une vache possède un score de remplissage de rumen bas, par rapport à son
stade de lactation, cela indique une faible ingestion de la matière sèche par la vache et/ou un
transit trop rapide (ingestion d’herbe trop jeune et ou longueur des brins de fourrages inférieur à
10 mm).
• Le meilleur moment d’observation de l’état de remplissage de la vache est 2 h après la distribution
du repas.
4 4 4 4
3 3 3 3
2 2
1
Début du tarissement -15 jours - 1 semaine Vêlage +15 jours 200 jours 250 jours
(-8 semaines) à 3 semaines à 3 semaines
Note 1 : Triangle très prononcé approchant presque un Note 3 : Triangle aux contours flous sur les trois côtés
rectangle Note 4 : Triangle à peine perceptible
Note 2 : Triangle apparent Notre 5 : Triangle disparu
Figure 5 - Évaluation de l’état de remplissage du rumen
Adapté de «L’observation du troupeau bovin» (éditions France agricole)
26
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
[Link] DE LA RUMINATION
La rumination est évaluée par le temps de rumination: c’est un indicateur de la fibrosité (teneur en fibres)
de la ration.
• Norme : Sa durée doit être au moins égal à environ 8 heures/jour.
• Méthode d’évaluation : se base sur l’observation du troupeau.
• Au moins 50 % des vaches couchées dans des logettes doivent ruminer.
Ce taux doit par ailleurs atteindre 90 % 2 heures après l’affouragement. Si on observe des valeurs
inférieures, la ration manque alors de fibrosité.
REMARQUE :
• En pratique, le taux des vaches qui ruminent en position couchée doit atteindre 90 %
deux heures après l’affouragement. Si on observe des valeurs inférieures, la ration
• Pour améliorer la rumination chez le troupeau, Il faut que :
- L’abreuvement soit à volonté et que l’eau soit propre et de bonne qualité.
- La matière sèche, ingérée à partir de la ration de base, représente au moins
70 % de la matière sèche totale de la ration.
- Les aliments ingérés ne soient pas trop hachés
- Le dimensionnement des aires de couchage soit dans les normes
- L’hygiène au niveau des aires de couchage soit bien maitrisée (fréquence de
raclage de fumier, fréquence de paillage ...).
[Link] DE LA MATIÈRE FÉCALE
La matière fécale est le reflet de la digestion et est évaluée par l’inspection de l’apparence et de la
consistance. La fraction fécale non digérée s’évalue sur une échelle de 1 à 5) :
• Note 1: matières fécales dans laquelle aucun élément non digéré n’est visible.
• Note 5: matières fécales au sein desquelles des éléments non digérés sont facilement reconnaissables.
Score 1 : Bouse liquide correspond à un excès de protéine, d’amidon, de
minéraux ou un manque de fibre. Les vaches en diarrhées sont dans cette
catégorie.
Score 2 : Bouse qui semble liquide, elle mesure moins de 2,5 cm de
haut. Elle peut être due à un niveau de fibre bas ou un manque de fibre
fonctionnelle.
Score 3 : Score idéal, bouse ayant l’apparence d’une soupe épaisse,
d’une hauteur de 4 à 5 cm composée de plusieurs anneaux concentriques
avec une petite dépression au centre.
Score 4 : Bouse plus épaisse, elle colle aux chaussures et a une hauteur
de plus de 5 cm. Ce type de bouse est souvent caractéristique des vieilles
vaches et des vaches taries. Ce score peut-être réduit en ajoutant des
céréales ou des protéines dans la ration.
Score 5 : Bouse ferme sous forme de boules. Elle est généralement liée à
une alimentation basée de paille ou à une déshydratation.
27
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
[Link] ISSUS DES DONNÉES DE LA PRODUCTION
LAITIÈRE
• TB - L’origine de la matière grasse du lait est double : origine intramammaire (synthétisé à
partir des acides butyriques et acides acétiques = 40 %) + origine extramammaire (prélèvement
des acides gras à partir du sang = 60 %).
• TP - Origine du protéine du lait : Protéines provenant de paroi des bactéries peuplant le rumen
et protéines d’origine alimentaire.
Le taux butyreux (TB) et le taux protéique (TP) joueront un rôle très important dans le paiement du
lait à la qualité dans le futur. Les taux à atteindre pour répondre aux exigences d’un lait de qualité
en Tunisie:
• TB > 35 g/kg
• TP ≥ 32 g/kg
REMARQUE :
Pour assurer les taux requis tout au long des saisons de production, il faut :
• Satisfaire les besoins de la vache en matière sèche digestible.
• Assurer au minimum 70 % de matière sèche ingérée à partir de la ration de base.
• Satisfaire les besoins énergétiques et protéiques de la vache.
[Link] RISQUES DES MALADIES MÉTABOLIQUES
L’incidence élevée pour certaines maladies doit amener l’éleveur à vérifier les rations des animaux
Il s’agit de :
• La fièvre de lait
• L’acétonémie
• L’acidose ruminale chronique (ARC)
En suivant les règles suivantes, l’éleveur peut réduire les risques de ces maladies :
• Satisfaire les besoins des vaches en matière sèche avec minimum 70 % à partir de la ration de
base.
• Satisfaire les besoins énergétiques et protéiques des vaches.
• Assurer une bonne transition alimentaire.
• Bien préparer les vaches au vêlage.
• Bien conduire les vaches fraîchement vêlées.
REMARQUE :
• Pour redresser la situation, il faut :
• Distribuer un régime moins riche en grains et plus riche en fibres:
• Distribuer des substances à effet tampon (p. ex. 150 g bicarbonate de sodium /vache/j)
• Si l’on sert une RTM (Ration Totale Mélangée), de surveiller les repas et faire en sorte
que les vaches trient le moins possible les ingrédients dans l’auge ou le couloir d’alimen-
tation:
• Si l’on distribue des rations très riches en aliments concentrés, éviter que des vaches en
mangent beaucoup en un seul repas ou qu’elles mangent de façon irrégulière. Pour cela,
assurer à toutes les vaches un bon accès à l’aliment ou distribuer l’aliment concentré en
plusieurs fois pour réduire la quantité prise en un repas;
• Veiller à ce que les fourrages et l’ensilage soient hachés à la bonne longueur (pas moins
de 20 mm);
• Consulter un vétérinaire en cas de phase aigue.
28
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
5. SOUS-THÈME COMPLÉMENTAIRE: «MESURES
DE SOUTIEN DU GOUVERNEMENT»
[Link] DU TRANSPORT DES FOURRAGES GROSSIERS.
Organisme responsable: GIVLAIT
Ce programme vise à assurer l’approvisionnement des éleveurs du Centre et du Sud du pays en
fourrages grossiers par le biais des structures interprofessionnelles. Pour ce faire, le groupement
prend en charge 50 % du coût de transport des fourrages grossiers à condition que ce coût ne
dépasse pas 3,5 millimes/balle/km pour le foin et la paille et 50 millimes/kg/km pour les grignons
d'olive.
[Link] DÉVELOPPEMENT DES RESSOURCES FOURRAGÈRES
ET PASTORALES
Organisme responsable:
a - Avantage en nature :
Bénéficiaires: petites et moyennes exploitations
1 - Les intrants nécessaires:
Des plants d’arbustes fourragers, raquettes de cactus inerme, semences pastorales (autres que les
semences de sulla coronarium) sont fournis gratuitement
Les semences de sulla coronarium sont subventionnées à 80 % pour les programmes de ressemis
et d’amélioration de la jachère.
2- Une compensation:
(aliment pour bétail): pour compenser un manque à gagner durant la période de mise en défens
d’un parcours amélioré sur terres à vocation purement pastorales (les interventions sur terrains
agro-pastoraux ne bénéficent pas de cette compensation). Elle est estimée; selon les régions; à
l’équivalent de l’apport moyen annuel en UF/ha d’un parcours naturel.
Bénéficiaires: grandes fermes et Société de Mise en Valeur Agricole
1-Les intrants nécessaires
Ils sont fournis gratuitement pour seulement:
• Les plants d’arbustes.
• Les semences de médicago, fétuque, phalaris pour le programme de réensemencement.
b - Avantages en espèce :
Bénéficiaires: petites et moyennes exploitations
Pour couvrir une part des frais de préparation du sol, de mise en place et d’irrigation des arbustes
durant les deux premières années d’installation.
Bénéficiaires: grandes fermes et Société de Mise en Valeur Agricole
Les subventions en espèce ne sont pas accordées pour ces exploitations.
c - Suivi et encadrement
Pour toutes les catégories de fermes :
Le suivi et l’encadrement technique des bénéficiaires (installation, entretien, gestion, exploitation
etc …) sont assurés pour les différents types d’exploitations.
29
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
5.3. PROGRAMME DE VALORISATION DES SOUS-PRODUITS AGRICOLES ET
AGROINDUSTRIELS
Organisme responsable:
• Suivi et encadrement technique.
• Traitement des pailles de céréales à l’urée chez les éleveurs.
• Apprentissage des opérateurs à la fabrication des blocs alimentaires à partir des sous-produits
agroindustriels.
• Vulgarisation de la technique de conservation par ensilage des sous-produits agroindustriels
humides (pulpes de tomates, grignons d’olive, marc de raisin, drèche de brasserie, etc).
• Broyage et traitement à l’urée des palmes sèches dans les oasis en vue d’une utilisation ulté -
rieure dans les rations journalières d’entretien.
5.4. LE CONTRÔLE DES PERFORMANCES
Organisme responsable:
• Le contrôle laitier.
• Le contrôle de croissance.
• L’analyse des échantillons de lait et des fourrages.
30
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
ANNEXES
FICHES TECHNIQUES POUR LE MODULE « MAÎTRISE DE
L'ALIMENTATION »
LISTE DES ANNEXES :
Annexe 1: Calcul de ration des vaches laitières
Annexe 2: Estimation du poids à l’aide d’un mètre ruban souple
Annexe 3: Maladies du métaboliques
31
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
ANNEXE 1: EXEMPLE DE CALCUL DE RATION POUR
VACHE LAITIÈRE
Ration de base Valeur alimentaire
Matière sèche Encombrement Enérgie UFL Azote
PDIN PDIE
Aliments Quantité % Apport UEL/kg Apport UEL/kg Apport g/kg Apport g/kg Apport
Brut
rationnés MS MS MS MS
Ens maïs 39 31,8% 12,40 0,94 11,7 0,92 11,4 43 533 69 856
Foin luzerne 1,5 85,0% 1,28 1,33 1,7 0,65 0,8 62 79 75 96
Ens herbe 9 30,0% 2,70 1,21 3,3 0,93 2,5 92 248 69 186
Z maïs 1 86,0% 0,86 0 0,0 1,05 0,9 63 54 84 72
Z orge laminé 0,5 43,0% 0,22 0,64 0,1 1,01 0,2 79 17 93 20
Aliment à Quantité % Apport UEL/kg Apport UEL/kg Apport g/kg Apport g/kg Apport
Brut
volonté MS MS MS MS
Paille de blé 0,8 88,0% 0,7 1,54 1,0 0,42 0,3 22 15 44 29
seule
Total des
apports de la 18,1 kg MS 17,78 UEL 16,1 UFL 946,5 g 1259,0 g
ration de base
Besoin d’entre-
650 kg 5,3 UFL 420 g PDI 420 g PDI
tien vache de
Reste pour la
production de 10,8 UFL 526 g PDI 839 g PDI
lait
Diviser par
TP 32
le besoin de
TB 40 0,44 UFL 50 g PDI 50 g PDI
production 1kg
à 4%
Production de
lait permise
par la ration de 24,5 kg de lait 10,5 kg de lait 16,8 kg de lait
base
La ration est
Équilibrée Pas besoin de correcteur
0 kg entre les PDI et les UFL. Séléctionner un correc-
É
teur énergétique
13,9 kg entre les UFL et les PDIN. Séléctionner un
correcteur azoté
32
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
ANNEXE 2 : ESTIMATION DU POIDS À L’AIDE D’UN MÈTRE
RUBAN SOUPLE
Il est important de mesurer le poids des veaux pour bien déterminer leurs GMQ et évaluer l’impact
de l’alimentation sur leur croissance.
On peut mesurer le poids des génisses par :
• Bascule
• Estimation à l’aide d’un mètre ruban souple
Tableau 19 - Estimation du poids à l’aide d’un mètre ruban souple
Tour de Poids du vif (kg) Tour de Poids vif (kg)
poitrine (cm) RACES MOYENNES* PETITES RACES* poitrine (cm) GRANDES RACES* PETITES RACES*
73,7 34,9 31,3 142,2 242,7 228,6
81,3 44,9 43,5 149,9 279,0 267,2
88,9 61,7 61,7 157,5 316,2 303,9
96.5 80,3 80,3 165,1 360,2 349,7
104,1 100,7 100,2 172,7 403,2 392,4
106,7 109,3 108,4 175,3 421,8 410,5
116,8 140,2 137,0 185,4 489,4 464,5
121,9 157,4 152,9 190,5 525,3 487,2
129,5 183,3 177,8 198,1 584,2 510,3
132,1 193,7 187,8 200,7 600,6 543,5
La mesure de la circonférence de poitrine (poids vif) et de la hauteur au garrot
33
FIL | FORMATIONS INNOVANTES DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DU LAIT
ANNEXE 3: MALADIES MÉTABOLIQUES
1. LA FIÈVRE DE LAIT
-
La fièvre de lait, également appelée fièvre vitulaire ou hypocalcémie puerpérale, est une hypocalcé-
mie clinique peripartum.
Cause : il s’agit d’une chute importante, en tout début de lactation, de la concentration sanguine en
calcium.
Symptômes : Elle résulte de l’incapacité de l’animal à mobiliser ses réserves de calcium pour faire
face aux besoins accrus de la lactation.
• Elle est en effet souvent associée à :
• Une métrite.
• Un retard d’involution utérine.
• Indirectement, elle augmente également le risque de certaines pathologies, telles que les mam-
mites et les déplacements de caillette.
Recommandations :
• Bien préparer les vaches 15 à 21 jours avant le vêlage et apporter un apport calcique
et vitaminique adapté pendant cette période de préparation (assurer une légère carence
calcique pour amorcer la mobilisation de calcium à partir des os de la vache le jour de
vêlage).
• Distribuer du CMV (complément minéral et vitaminé) avec chlorure de magnésium.
• Eviter les rations trop sèches pendant la phase de préparation au vêlage (transit long
et absorption maximale des minéraux).
2. L’ACÉTONÉMIE
L’acétonémie se caractérise par une accumulation de corps cétoniques dans le sang.
Causes :
• Si le déficit en énergie en début de lactation est fort important, (par exemple lors de l’adminis-
tration d’une ration très peu énergétique), la mobilisation est massive et entraîne la formation de
corps cétoniques, qui sont toxiques pour l’animal lorsqu’ils sont produits en excès.
Symptômes :
• Chute de lait.
• Elle s’observe la plupart du temps entre la 3ème et la 6ème semaine après le vêlage.
• Les animaux atteints présentent une note d’état corporel plutôt faible.
• Baisse de la consommation des concentrés.
• Taux d’acétone très élevé dans le sang.
Recommandations pratiques :
• Assurer les besoins énergétiques des vaches lors de démarrage de lactation
• Apporter un fourrage de qualité pendant la phase de démarrage de la lactation pour
augmenter l’ingestion des vaches.
3. L’ACIDOSE RUMINALE CHRONIQUE (ARC)
L’ARC est un trouble de la fermentation ruminale qui se caractérise par des périodes prolongées
de baisse du pH ruminal au-dessous de 5,5-5,6. Un pH situé entre 6,0 et 6,4 est optimal pour la
fermentation.
Symptômes :
• Une diminution de la rumination (mastication des aliments régurgités).
• Une légère diarrhée.
• Des bouses foisonnantes contenant des bulles de gaz.
• La présence de grains non digérés ( ¼ po ou 6 mm) dans les bouses.
• Accès de fourbure.
• Perte de poids et mauvais état de chair malgré une alimentation adéquate en énergie.
• Abcès d’origine inexpliquée.
• Taux élevé de mise à la réforme.
34
DOCUMENT TECHNIQUE : MAÎTRISE DE L’ALIMENTATION
Causes :
• Un excès de concentré (matière sèche apportée à partir des aliments concentrés > 30%).
• Ingestion de grandes quantités de verdure à faible taux de cellulose (herbe jeune).
• Ingestion d’aliments trop hachés (longueur des brins < 10 mm).
Recommandations :
• Satisfaire les besoins des vaches en matière sèche totale avec un minimum de 70% des
fourrages.
• Régler le taux de concentré à des quantités ne dépassant pas 30 % de MSIT.
• Fractionner l’aliment concentré et éviter de dépasser 2,5 à 3 kg de concentré /vache/repas.
• Assurer un taux de cellulose brute dans la ration supérieur à 15 % .
35