Titre : La Lumière au Foyer
Personnages :
* Clementine : La mère, fervente et douce.
* Yao : Le père, sceptique et parfois dur.
Lieu : Le salon modeste de leur maison à Odienné.
INTRODUCTION
(Le narrateur entre en courant, haletant, tenant une Bible serrée contre lui. Il s'arrête au
centre de la scène, regarde le public.)
NARRATEUR : Ah… Enfin ! J’ai couru, couru pour vous dire une chose essentielle ! Une
vérité oubliée… Une parole négligée… La femme chrétienne est la colonne du foyer ! Pas
seulement une présence, mais une puissance silencieuse ! Elle n’est pas là juste pour cuisiner ou
faire le ménage, non ! Elle prie, elle soutient, elle élève ! Quand elle se lève, sa maison s'élève.
Quand elle tombe, c’est souvent tout le foyer qui vacille…
Alors, je vous invite à regarder ce sketch qui a pour titre : la lumière du foyer. Suivons...
SCENE 1 : (La scène s'ouvre sur Clémentine agenouillée près d'une chaise, les mains jointes
en prière. Yao entre, visiblement de mauvaise humeur.)
YAO : Encore en train de marmonner tes incantations ? Au lieu de prier, tu ferais mieux de
t'occuper du repas. J'ai faim.
CLEMENTINE : (Se relevant doucement, un sourire triste sur les lèvres) Bonsoir, chéri. Le
repas est prêt. J'étais juste... je demandais à Dieu de veiller sur nous.
YAO : (Riant amèrement) Dieu ? Il semble bien occupé ailleurs, à en juger par nos maigres
revenus. Tes prières ne remplissent pas nos assiettes.
CLEMENTINE : La foi n'est pas une question de richesse matérielle. Elle nous donne la force
de traverser les épreuves.
YAO : Des épreuves comme tes prières incessantes qui agacent tout le quartier ? Les voisins se
moquent de moi à cause de ça, tu sais ?
CLEMENTINE : Qu’ils se moquent. J’ai foi au Dieu que je sers. Et je suis convaincu qu’un
jour, tu me donneras raison d’avoir choisi de servir le vrai Dieu
YAO : Pardon, épargne-moi tes balivernes et donne-moi à manger.
(Yao passe à table mais il ne trouve pas le repas à son goût)
YAO : Mais qu’est-ce que c’est ? Tu veux m’empoisonner ou quoi ? Hors de question que je
mange ça !
CLEMENTINE : Chéri, s’il te plait, ne t’en vas pas ! C’est ce que j’ai pu faire avec le peu de
ressource que nous avons.
YAO : Je pensais que ton Dieu était capable de multiplier le peu que nous avons.
(Yao sort de la scène, un sourire ironique sur le visage)
CLEMENTINE : Seigneur ! c’est toi qui inclines le cœur des rois. Incline le cœur de mon
époux. Révèle-toi à lui. Amen
SCENE 2 :
(La voisine voyant yao sortir furieux, entre voir Clémentine histoire de faire du commérage)
LA VOISINE : Toc ! toc ! toc !
CLEMENTINE : Qui est là ?
LA VOISINE : C’est la voisine
CLEMENTINE : Entre, ce n’est pas fermé.
LA VOISINE : Bonjour voisine ! Que se passe-t-il ? Je viens de voir ton mari sortir tout fâché
de la maison. Vous vous êtes encore disputés ?
CLEMENTINE : Non ma chère, nous ne nous sommes pas disputés. Tu as dû mal entendre.
Tout va bien.
LA VOISINE : Tu en es sûre ? Tu peux tout me dire hein, c’est pour ça qu’on est voisine.
CLEMENTINE : Je t’assure que tout va bien, t’inquiète.
LA VOISINE : OK, comme tu insistes hein, je voulais juste aider.
(La voisine sort)
SCENE 3 :
(Quelques jours plus tard. Yao rentre à la maison, le visage sombre et défait.)
CLEMENTINE : Bonsoir chéri, qu'est-ce qui ne va pas ? Tu as l'air...
CLEMENTINE : (D'une voix rauque) J'ai perdu mon travail. L'entreprise a fermé. Comme ça,
du jour au lendemain.
(Clémentine s'approche et lui prend la main. Yao la retire brusquement.)
YAO : Ne me touche pas. C'est peut-être ta faute, avec tes prières qui attirent le malheur !
CLEMENTINE : (Les yeux remplis de tristesse mais sans colère) Je suis désolée que tu
souffres, chéri. Je vais prier pour toi.
YAO : (Sarcastique) Ah oui, prie ! Ça va sûrement me trouver un nouvel emploi !
(Les jours passent. Yao est de plus en plus abattu, irritable. Clémentine continue ses prières
discrètement, sans le provoquer.)
(Un soir, Koffi est assis seul dans le salon, perdu dans ses pensées. Clémentine entre et
s'assoit près de lui, en silence.)
YAO : (Sans la regarder) Je ne sais plus quoi faire, Cléclé. J'ai cherché partout, je ne trouve
pas du travail. Personne n'embauche. On va tout perdre.
CLEMENTINE : (Doucement) Chéri... je n’ai jamais cessé de prier pour toi. Pas pour que tu
retrouves un travail comme par magie, mais pour que tu aies la force de surmonter cette
épreuve, pour que nous ayons la sagesse de prendre les bonnes décisions.
YAO : (La regardant enfin, une lueur d'interrogation dans les yeux) Tu as vraiment fait ça ?
Malgré tout ce que je t'ai dit ?
CLEMENTINE : Tu es mon mari et je veux le meilleur pour nous.
(Un long silence s'ensuit. Yao baisse la tête, visiblement ému.)
YAO : Je... je ne comprends pas ta foi. Mais... peut-être... peut-être que tu as raison. Peut-être
qu'il y a quelque chose de plus grand que ce que je vois.
SCENE 4 :
(Le lendemain, un ami de Yao, qu'il n'avait pas vu depuis longtemps, lui rend visite à
l'improviste.)
AMI : Yao ! Quelle surprise ! J'ai entendu dire que ton entreprise avait fermé. Je suis désolé.
Justement, je cherchais quelqu'un avec ton expérience pour un nouveau projet. Ça t'intéresse ?
(Yao regarde Clémentine, incrédule. Elle lui adresse un sourire doux et encourageant.)
YAO : (À son ami) Bien sûr ! J'aimerais beaucoup en savoir plus.
(Quelques semaines plus tard, Yao a retrouvé un emploi, mieux rémunéré que le précédent.
Un soir, il surprend Clémentine en train de prier.)
YAO : (S'approchant timidement) Cléclé...
CLEMENTINE : (Ouvrant les yeux, surprise) Chéri ?
YAO : Je... je voulais te dire... merci. Et... est-ce que tu pourrais... tu pourrais prier pour moi
aussi ? Pour que je sois à la hauteur de ce nouveau travail.
(Clémentine lui prend la main avec un sourire radieux.)
CLEMENTINE : Mon cœur n'attendait que ça, chéri. Prions ensemble.
(Yao s'agenouille à côté d'elle. La lumière douce du soir illumine la famille réunie.)
CONCLUSION
(Le narrateur revient, sourire aux lèvres.)
NARRATEUR : Vous voyez ? La femme chrétienne, ce n’est pas juste une étiquette. C’est une
vocation ! Elle est intercesseur, éducatrice, conseillère, bâtisseuse. Femme chrétienne… tu es
précieuse. Lève-toi et bâtis ta maison avec Christ comme fondation.
Nous vous remercions !