Applicabilité du règlement Bruxelles I bis
Comment apprécier le champ d’applica;on d’un texte ?
→ Un champ d’[Link] est le périmètre [Link], temporel, géographique, matériel voire
personnel du texte.
En ce qui concerne le règlement Bruxelles I : seulement 3 champs d’applica;on nous
intéressent (art 6 : car ne s’applique pas en fonc;on de la na;onalité des par;es mais en
fonc;on des critères territoriaux ou géographiques qui sont le socle du champ d’applica;on
au coté du champ matériel et temporel).
→ Champ d’[Link] temporel indiqué par le règlement : ce règlement Bruxelles I bis est
entré en vigueur à par.r du 10 janvier 2015 (avant ceGe date, applique version règlement
Bruxelles I).
Date d’entrée en vigueur (souvent antérieure) ≠ date d’entrée en applica;on :
Quand il n’est pas applicable, c’est le DIP de chaque pays qui s’applique.
En ma;ère de compétence interna;onale, l’art 6 : les règles na;onales applicables
s’appliquent non seulement au ressor;ssant de cet E et aussi aux pers domiciliées dans cet E.
Art 81 du règlement : il est applicable à par;r du 10 janvier 2015 (c’est ceGe date qui est
imp).
→ Champ d’[Link] matériel : il est applicable en ma.ère civile, commerciale.
Art 1er du règlement : il s’applique dans les ma;ères civiles et commerciales à l’exclusion de
(Peu importe la nature de la juridic;on : juridic;on admin, pénale malgré ma;ère civile et
commerciale….).
⚠ 2 exclusions :
- §1er : le règlement ne s’applique NI aux ma.ères fiscales, douanières ou admin, ni à la resp
de l’E pour des actes ou des omissions commis dans l’ex de la puissance publique (acta jure
imperii).
La resp de l’E pour les actes ou omissions commis dans la puissance publique qui résulte
d’une jp qui consistait d’abord en un arrêt de la CJUE du 4 octobre 1976. LTU
LuStransportunternehmen GmbH & Co. KG c/ Eurocontrol : porte sur l'interpréta;on de la
no;on de "ma;ère civile et commerciale" dans le cadre de la [Link] de Bruxelles de
1968.
(LTU, une compagnie aérienne allemande, contestait le paiement de redevances pour les
services de contrôle aérien fournis par Eurocontrol, une organisa:on interna:onale
responsable de la sécurité de la naviga:on aérienne. LTU refusait de payer ces redevances,
invoquant la compétence des juridic:ons civiles et commerciales, en vertu de la Conven:on
de Bruxelles. La Cour a jugé que le li:ge ne relevait pas de la "ma:ère civile et commerciale".
Elle a considéré que Eurocontrol, en tant qu'organisa:on intergouvernementale, agissait