Excellent 👏 tu veux donc que je te fournisse la version enrichie du speech,
où chaque diapo contient :
🔹 les équations de calcul déjà citées (ondes P, S, force sismique, spectre, etc.),
🔹 des explications détaillées de chaque formule,
🔹 des transitions fluides pour bien enchaîner ton exposé,
🔹 des suggestions d’images/vidéos pour valoriser chaque diapo.
Parfait : voici la version complète et approfondie de la partie 1 à 7, intégrant les formules
physiques et d’ingénierie.
(Ensuite, je continuerai avec la partie 8 à 13.)
🎙️PRÉSENTATION DÉTAILLÉE AVEC
ÉQUATIONS ET TRANSITIONS
SÉISME – CAS DU MAROC / DONNÉES SISMIQUES
(Module : Dynamique des structures)
🟦 Diapo 1 – Introduction : Le séisme du 8 septembre 2023
🎥 Vidéo recommandée : Reportage France 24 – Séisme au Maroc 2023
📸 Image : Village d’Ighil après le séisme, zone épicentrale.
Speech :
Bonjour à tous,
Le 8 septembre 2023, à 23h11, un séisme de magnitude 6,8 a frappé le Haut Atlas, à
proximité du village d’Ighil, situé à environ 70 km au sud-ouest de Marrakech.
La profondeur focale, de 18 km, a accentué l’effet de surface.
Les accélérations maximales du sol ont été mesurées à 0,25 g dans la zone épicentrale et
0,15 g à Marrakech.
Les pertes humaines et matérielles ont été dramatiques : plus de 2 000 morts et 60 000
bâtiments détruits ou endommagés.
Les constructions en pisé et maçonnerie non armée se sont effondrées, tandis que les
bâtiments récents conçus selon le RPS 2011 ont résisté.
➤ Cet événement illustre parfaitement deux réalités fondamentales :
1️⃣ La vulnérabilité des constructions anciennes.
2️⃣ L’efficacité des normes parasismiques modernes.
👉 Notre objectif aujourd’hui : comprendre comment la dynamique des structures permet de
mieux analyser les effets sismiques et d’y adapter la conception des bâtiments.
Transition :
Avant d’aborder la physique des séismes, voyons d’abord l’histoire du risque sismique au
Maroc.
🟦 Diapo 2 – Histoire sismique du Maroc
📸 Image : Carte des séismes historiques du Maroc.
🎥 Vidéo : INA – Séisme d’Agadir 1960 (archives noir et blanc)
Speech :
Le Maroc a connu plusieurs séismes destructeurs :
Agadir 1960 – Magnitude 5,7, plus de 12 000 morts.
Al Hoceïma 2004 – Magnitude 6,3, environ 600 morts.
Al Haouz 2023 – Magnitude 6,8, plus de 2 000 victimes.
Et même le séisme de Lisbonne 1755, ressenti jusqu’à Fès et Marrakech.
Chaque événement a marqué une étape d’évolution réglementaire :
Après Agadir, création du Règlement Parasismique Marocain (RPS).
Après Al Hoceïma, mise à jour du RPS 2000 → RPS 2011.
Ces tragédies nous rappellent que le Maroc reste hautement exposé au risque sismique.
Transition :
Mais qu’est-ce qu’un séisme exactement ? D’où vient cette énergie qui secoue le sol et met
nos structures en danger ?
🟦 Diapo 3 – Définition et origine des séismes
📸 Image : Schéma de la rupture d’une faille tectonique.
🎥 Vidéo : USGS – How Earthquakes Happen (animation)
Speech :
Un séisme est une libération soudaine d’énergie élastique accumulée dans la croûte
terrestre.
Lorsque la contrainte dépasse la résistance des roches, celles-ci se rompent brutalement,
libérant de l’énergie sous forme d’ondes sismiques.
🔹 Causes principales :
Tectonique : frottement ou rupture entre deux plaques (cas du Maroc).
Volcanique : remontée du magma.
Naturelle locale : glissements, effondrements.
Anthropique : barrages, mines, injections, explosions nucléaires.
Cette énergie, exprimée en Joules, engendre des mouvements oscillatoires du sol qui se
propagent dans toutes les directions.
Transition :
Pour comprendre la propagation de cette énergie, intéressons-nous maintenant aux différents
types d’ondes sismiques.
🟦 Diapo 4 – Types d’ondes sismiques et équations associées
📸 Image : Schéma des ondes P, S, Love et Rayleigh dans la croûte terrestre.
🎥 Vidéo : Seismic Wave Propagation Simulation (YouTube – IRIS)
Speech :
Lors d’un séisme, l’énergie libérée se déplace sous forme d’ondes mécaniques.
Ces ondes se divisent en deux grandes familles :
🔸 1. Ondes de volume
Elles traversent la Terre en profondeur.
a) Ondes P (primaires)
Ce sont des ondes de compression et dilatation, se propageant dans tous les milieux
(solides, liquides, gaz).
Leur vitesse est donnée par :
[
V_p = \sqrt{\frac{K + \tfrac{4}{3}G}{\rho}}
]
où :
(K) = module de compressibilité (Pa),
(G) = module de cisaillement (Pa),
(\rho) = densité du matériau (kg/m³).
b) Ondes S (secondaires)
Ce sont des ondes de cisaillement, perpendiculaires à la direction de propagation.
Elles ne se propagent que dans les solides.
Leur vitesse :
[
V_s = \sqrt{\frac{G}{\rho}}
]
➤ Exemple :
Pour un sol de densité (\rho = 1800 , kg/m³) et (G = 3×10^7 , Pa),
[
V_s = \sqrt{\frac{3×10^7}{1800}} ≈ 129 , m/s
]
🔸 2. Ondes de surface
Elles se déplacent le long du sol et sont les plus destructrices :
Ondes de Love → mouvement horizontal pur.
Ondes de Rayleigh → mouvement elliptique (vertical + horizontal).
Ces ondes sont amplifiées par les sols meubles et provoquent les plus grands déplacements
au niveau des bâtiments.
Transition :
Maintenant que nous connaissons la nature des ondes, voyons comment on mesure la
puissance d’un séisme à travers les notions d’intensité et de magnitude.
🟦 Diapo 5 – Intensité et magnitude : mesure de la force du
séisme
📸 Image : Graphique magnitude vs intensité – Échelle de Richter.
🎥 Vidéo : Sismographe en fonctionnement – CNRS
Speech :
Pour quantifier un séisme, on distingue deux grandeurs fondamentales :
🔹 L’intensité (I)
Elle traduit les effets observés sur le terrain, les bâtiments et les personnes.
Mesurée sur 12 degrés (Mercalli, MSK, EMS 92).
Exemple :
I = VI → fissures légères,
I = VIII → dommages structurels,
I = X → destructions massives.
🔹 La magnitude (M)
Elle mesure l’énergie libérée à la source.
Elle se calcule à partir des enregistrements sismiques selon la formule :
[
M = \log_{10}\left(\frac{A}{T}\right) + F(D)
]
où :
(A) = amplitude maximale de l’onde (mm),
(T) = période (s),
(F(D)) = correction selon la distance épicentrale.
➤ Exemple pratique :
Si (A = 285 mm) et (T = 50 s),
[
M = \log_{10}\left(\frac{285}{50}\right) + 1,3 ≈ 7,1
]
Plus la magnitude est élevée, plus l’énergie libérée est énorme.
Par exemple, un séisme de M=7 libère 30 fois plus d’énergie qu’un séisme de M=6.
Transition :
Ces valeurs ne sont pas uniformes à travers le Maroc. Voyons maintenant pourquoi : le
contexte géologique et tectonique du pays joue un rôle majeur.
🟦 Diapo 6 – Contexte sismique du Maroc
📸 Image : Carte tectonique du Maroc (Plaque Afrique / Eurasie).
🎥 Vidéo : CNRS – Mouvements des plaques en Afrique du Nord
Speech :
Le Maroc est situé à la frontière entre la plaque africaine et la plaque eurasienne,
deux masses continentales qui se convergent à une vitesse de 4 à 5 mm/an.
Ce mouvement engendre une activité sismique importante, concentrée dans trois grandes
zones :
1️⃣ Le Rif – au nord, où les séismes sont fréquents et peu profonds.
2️⃣ Le Haut et Moyen Atlas – zone de compression intracontinentale (séisme d’Al Haouz).
3️⃣ La région d’Agadir – bordure atlantique, siège du séisme de 1960.
Ces zones correspondent à des failles actives, comme celle de Tizi n’Test ou de Nekor.
C’est sur cette base que le RPS 2011 définit les zones sismiques officielles du Maroc.
Transition :
Découvrons justement comment ce zonage sismique influence le calcul des efforts dans les
bâtiments.
🟦 Diapo 7 – Zonage sismique du Maroc (RPS 2011)
📸 Image : Carte du RPS 2011 avec zones 0 à 3.
🎥 Vidéo : Carte animée de la sismicité marocaine (USGS Data Visualization).
Speech :
Le Règlement de Construction Parasismique Marocain (RPS 2011) classe le pays en
quatre zones sismiques, en fonction de la probabilité d’occurrence et de la sévérité des
séismes :
Zone Niveau de risque Exemples de villes Accélération de calcul (a/g)
0 Négligeable Laâyoune 0.00
1 Faible Casablanca 0.07
2 Modéré Marrakech 0.10
3 Fort Al Hoceïma, Agadir 0.17–0.20
Ces valeurs déterminent la force horizontale sismique de calcul, donnée par :
[
F_s = S \cdot m \cdot a_g
]
où :
(S) = coefficient de site,
(m) = masse de la structure,
(a_g) = accélération de zone.
➤ Exemple :
Pour Marrakech (Zone 2, (a_g = 0,10g)) et un sol de type S2 ((S = 1,4)),
[
F_s = 1,4 \times m \times 0,10g = 0,14m g
]
Cela signifie qu’une structure doit résister à une force horizontale équivalente à 14 % de
son poids.
Transition :
Une fois le zonage défini, les ingénieurs utilisent les données sismiques réelles
(accélérations, vitesses, spectres) pour dimensionner les structures — c’est ce que nous
verrons dans la prochaine partie.
Souhaites-tu que je continue avec la seconde moitié (diapos 8 à 13)
👉 incluant : spectre d’amplification, coefficient de site, équations dynamiques, étude de cas
(Al Haouz), et les solutions techniques ?