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Formation sur l'hygiène hospitalière

Ce manuel de formation sur l'hygiène hospitalière, élaboré par le ministère de la santé de la République Démocratique du Congo avec le soutien de l'USAID, vise à améliorer la qualité des services de santé en renforçant les capacités du personnel. Il aborde les concepts de base de l'hygiène hospitalière, les infections nosocomiales, et propose des mesures pour améliorer l'hygiène dans les établissements de santé. La formation est destinée à tous les acteurs impliqués dans la gestion de l'hygiène hospitalière et comprend des méthodes d'apprentissage interactives.

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Formation sur l'hygiène hospitalière

Ce manuel de formation sur l'hygiène hospitalière, élaboré par le ministère de la santé de la République Démocratique du Congo avec le soutien de l'USAID, vise à améliorer la qualité des services de santé en renforçant les capacités du personnel. Il aborde les concepts de base de l'hygiène hospitalière, les infections nosocomiales, et propose des mesures pour améliorer l'hygiène dans les établissements de santé. La formation est destinée à tous les acteurs impliqués dans la gestion de l'hygiène hospitalière et comprend des méthodes d'apprentissage interactives.

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RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE

MODULE DE FORMATION SUR L’HYGIÈNE


HOSPITALIÈRE
A l’intention des prestataires de soins
1ère édition

Juin 2012

Ce manuel a été élaboré conjointement par différentes directions du ministère de la santé impliquées dans la
gestion de l’hygiène hospitalière, sous la direction de la Direction Nationale de l’hygiène et avec l’appui
financier de l’USAID, dans le cadre du Projet de Santé Intégré (PROSANI)
PRINCIPE D’OR

La saleté appelle la saleté


mais,
la propreté appelle le respect!

Car c’est la propreté (environnement sans déchets) qui


donne la joie et la santé!

Les déchets : c'est l'affaire de tous!

Il faut vivre dans un environnement propre, loin de


bruit car, ce dernier perturbe le sommeil et la santé.

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MODULE DE FORMATION SUR L’HYGIENE HOSPITALIERE
INTRODUCTION

Contexte et justification

Objectifs

Objectif Général

Cette formation va contribuer à l’Amélioration de la qualité des services dans les formations
médicales grâce au renforcement des capacités du personnel en stratégies de l’hygiène
hospitalière

Objectifs Spécifiques

L’apprenant qui aura suivi cette formation devra être capable de :


1. Se familiariser avec les concepts de base ainsi que les principes de l’hygiène hospitalière ;
2. Mettre en place un comité de salubrité et d’hygiène dans sa formation médicale ;
3. Identifier les problèmes courants d’hygiène dans sa formation médicale ;
4. Démontrer l’importance des infections nosocomiales au sein de sa formation médicale/lieu
de travail ;
5. Mettre en place des mesures d’hygiène appropriées pour l’amélioration de l’hygiène à
l’hôpital ou son lieu de travail;
6. élaborer un plan d’action réaliste pour l’amélioration de l’hygiène dans sa formation
médicale ou lieu de travail

Les cibles de la formation

Cette formation est destinée à tous les personnels et agents impliqués dans la planification et
l’exécution des activités en rapport avec l’hygiène hospitalière. Il s’agit des membres du comité de
gestion, du personnel soignant (professionnels de santé), des agents de maintenance, des
représentants des utilisateurs (population).

Méthodologie

Les tâches des différents acteurs impliqués dans les activités de l’hygiène hospitalière ont été
préalablement identifiées et décrites. La plupart relèvent du domaine procédural. Ainsi les
techniques pour leur apprentissage comprendront principalement les exposés interactifs, les
démonstrations et contre démonstrations, les discussions, les pratiques sur terrain, les jeux de rôle…

Structuration du module

Le module comprend six chapitres à savoir :


Chapitre I : Concepts de base et principes de l’hygiène hospitalière
Chapitre 2 : Problèmes d’hygiène dans les hôpitaux de la RDC
Chapitre 3 : Organisation et fonctionnement d’un comite de salubrité et d’hygiène (CSH)
Chapitre 4 : les infections nosocomiales

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Chapitre 5 : Mesures appropriées pour l’amélioration de l’hygiène à l’hôpital ou au lieu
de travail
Chapitre 6 : élaborer un plan d’action réaliste pour l’amélioration de l’hygiène dans sa
formation médicale ou lieu de travail
Chaque chapitre sera introduit par un guide contenant des informations pédagogiques utiles
pour orienter les participants dans leur apprentissage. Les informations essentielles sont
présentées sous forme des fiches techniques. Celles-ci reprennent l’essentiel de la démarche
pour une procédure technique ainsi que les informations utiles à connaître par l’apprenant.
Liens

Ce module vient compléter les modules de formation en management des soins de santé
primaires destinés à la formation de base en management pour les équipes cadres de zone de
santé

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Chapitre 1 : CONCEPTS DE BASE ET PRINCIPES DE L’HYGIENE HOSPITALIERE
INTRODUCTION

La maîtrise des concepts de base et des principes de l’hygiène hospitalière est indispensable aux
acteurs de ce programme pour mieux accomplir leurs tâches. Ce chapitre répond à ce besoin en
donnant les informations essentielles que tous ceux qui sont impliqués dans le programme
doivent absolument maîtriser.

OBJECTIFS

Objectif Spécifique
A la fin de ce chapitre les participants doivent être capable se familiariser avec les concepts de
base ainsi que les principes de l’hygiène hospitalière.

Objectifs Opérationnels
Lorsqu’il aura à se familiariser avec les concepts de base ainsi que les principes de l’hygiène
hospitalière, le participant devra
(1) expliquer en termes opératoires :
- la différence entre propreté et hygiène
- les Infections nosocomiales
- l’asepsie
- l’auto-infection
- l’héro-infection
- la xéno-infection
- l’infection croisée
(2) décrire les différentes composantes de l’hygiène hospitalière, à savoir:
- les bâtiments et ouvrages
- l’organisation et la gestion des services adaptés à l’hôpital :
- Hygiène des locaux
- Hygiène de l’eau
- Evacuation des déchets
- Hygiène des mains et du personnel
- Hygiène des soins
- Hygiène de l’alimentation
- Hygiène de l’air
- Hygiène des espaces extérieurs

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Activités d’apprentissage

Durée totale : 1H30

Activité Technique Matériels Durée


Les participants repartis en 4 groupes de 6 Travail en Bloc notes 45 mn
personnes au maximum : groupes : Stylos
donnent la différence entre propreté et brainstorming Flipcharts
hygiène, définissent en leurs propres termes,
les Infections nosocomiales, l’asepsie, l’auto-
infection, l’héro-infection, la xéno-infection et
l’infection croisée ; (2 groupes)
décrivent en leurs propres termes les
différentes composantes de l’hygiène
hospitalière : les bâtiments et ouvrages,
l’organisation et la gestion des services adaptés
à l’hôpital : hygiène des locaux, hygiène de
l’eau, l’évacuation des déchets, hygiène des
mains et du personnel, l’hygiène des soins,
l’hygiène de l’alimentation, l’hygiène de l’air et
l’hygiène des espaces extérieurs. (2 groupes)
Restitution des groupes et feedback Plénière : Flipchart et/ou 45 mn
Présentations vidéoprojecteur
Discussions
synthèse

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FICHE TECHNIQUE 1.1. DEFINITION DES QUELQUES TERMES

Différence entre La propreté est extérieure, visible à l’œil nu. Elle se définit en termes
propreté et d’absence de la saleté et d’impureté visible ; tandis que l’hygiène vise la
hygiène réduction du nombre de micro-organisme et de leur transmission. L’hygiène
est l’ensemble des mesures de prévention des infections nosocomiales. Ces
mesures sont de deux ordres :
- Les mesures systématiques qui sont des précautions d’hygiène à
prendre automatiquement. Exemple : nettoyer et désinfecter les
locaux, emploi systématique des instruments et dispositifs de soins
stériles pour tout acte invasif.
- Les mesures individualisées, qui sont à prendre au cas par cas selon
le patient concerné ou la situation de l’hôpital. C’est par exemple,
l’isolement d’un malade contagieux, d’un malade particulièrement
réceptif aux infections ou réaction en cas d’épidémie dans un
service.
Hygiène : a) Elle est une politique visant à prévenir lutter cotre et contrôler l’I
hospitalière grâce :
- A des mesures et des techniques évitant l’apparition et la
transmission des m.-o. pathogènes ;
- A u ensemble d’actions intéressant la propreté la salubrité le choix
des produits et des matériels la dispensation de soins les circuits la
chaîne alimentaire…
- à des comportements individuels et collectifs.
b) Elle est un ensemble des comportements dans toutes les disciplines
de l’hôpital. C’est une approche systémique du milieu où toutes les
fonctions vont tendre vers u même objectif : « éviter la propagation
des germes ou infection croisée ». Cet objectif entraîne des
réflexions des recherches des analyses méthodiques. Ces actions
auront toutes un dénominateur commun : le patient.
Infection : Toute infection contractée dans un établissement de soins est appelée
nosocomiale infection nosocomiale ou hospitalière, qu’elle ait été transmise par un
malade, par le personnel, par l’environnement ou par du matériel de soins
que les symptômes apparaissent lors du séjour ou après.
L’asepsie : Consiste en la prévention de la contamination par les microbes. Elle fait
appel à la désinfection de l’environnement (tenue de travail, mains du
soignant), à l’utilisation de matériel stérile en cas d’acte invasif, la rigueur de
la technique, et l’antisepsie des tissus du patient.
Antisepsie : Idem désinfection mais pour les milieux vivats
Décontamination : Opération au résultat momentané permettant d’éliminer ou de tuer le
micro-organisme et / ou d’inactiver les virus indésirables supportés par les
milieux contaminés
stérilisation : Elimination durable par destruction de tous les germes vivats de toute
nature présent sur u objet parfaitement nettoyé ou un milieu inerte
contaminé
Auto-infection : Contamination du malade par ses propres germes. Le patient s’infecte ou se
contamine par ses propres germes. Les « portes d’entrée » sot les lésions
des muqueuses les lésions cutanée. Les germes seront ceux de la peau des
muqueuses du tractus digestif etc.(Auto-infestation pour les parasites). Ce
mécanisme est favorisé par la dissémination des germes du patient dans
son environnement par l’utilisation de traitement pouvant altérer
l’immunocompétence. Il développe des pathologies strictement endogènes.

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Hétéro-infection : C’est l’infection du patient par les germes d’un autre malade ou d’un
soignant par dissémination des germes (la contamination est manu portée
ou aéroportée). On parle d’hétéro-infestation quand il s’agit des parasites.
Ces infections sont dites « croisées ». C’est le mode de contamination le
plus fréquemment retrouvé lors d’épidémies.
Xéno-infection : Ce mode de transmission est u peu à part
Cette infection est due :
- Soit à un dysfonctionnement technique d’un matériel (autoclave…)
destiné à la protection des patients qui ne remplissant plus son
office les laisse en contact avec des germes qui ne devraient en
principe pas faire l’objet d’une infection au vu des mesures prises
pour les prévenir ;
- Soit à une erreur commise dans l’exécution des procédures de
traitement du matériel médico-chirurgical.
Infection croisée : Infection du malade par les germes d’u autre malade (par la contamination
manu portée ou aéroportée).
Infection : C’est toute infection provoquée ou contractée par le soignant ou par un
iatrogène traitement médical (ou encore par les soins infirmiers).
B : Toute infection iatrogène est nécessairement nosocomiale mais toute IN
‘est pas nécessairement iatrogène.
Epidémie : Propagation subite et rapide d’une maladie par contagion à un grand
nombre de personnes d’une région. (Choléra ; Ebola…)
Endémie : Persistance dans une région d’ure maladie qui se manifeste en permanence
ou périodiquement. (Paludisme…).
Pandémie : Epidémie qui s’étend sur u ou plusieurs continents. (Sida pneumonie
atypique grippe aviaire…).
Rémanence ou : Dont l’action persiste après application. Un produit d’entretien doit avoir u
effet rémanent bon effet rémanent.
Fonction : U processus qui permet de retenir les liquides biologiques mais plus le sang
d’essuyage à travers les gants suite leur élasticité lors d’une piqûre accidentelle.

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FICHE TECHNIQUE 1.2. COMPOSANTES DE L’HYGIENE HOSPITALIERE

CONDITIONS DE BASE
Les conditions de base préalables pour permettre la réalisation des mesures d’hygiène
comprennent :
1° les bâtiments et ouvrages

- La conception des locaux doit tenir compte du risque nosocomial (bloc opératoire,
chambre d’isolement,…) et doit garantir la réalisation des mesures d’hygiène et
d’entretient des locaux.
- Les dispositifs pour la distribution d’eau, les sanitaires (lavabo, éviers, vidoirs, latrines,
douches) ainsi que le réseau d’évacuation des Us2es (égout, fosse septique ou puits
perdu) doivent permettre les actes d’hygiène sans être des vecteur microbiens.
- L’affection des locaux doit être faite en tenant compte du risque nosocomial

Classification des locaux suivant les risques infectieux


- Zone 1 : pas d’accueil des malades. Il s’agit des bureaux, des services administratifs, du
magasin
- Zone 2 : zone de circulation et accueil de malades non infectieux ou non hautement
sensibles : couloirs, halls, circulation, salle d’attente, consultation externe, buanderie,
aire de lavage.
- Zone 3 : « propre » : accueil des malades infectés et des patients pouvant être sensibles
on peut citer : Hospitalisation, chambre d’isolement septique, urgence, salle
d’accouchement, laboratoire, radiologie, service de stérilisation, salle d’eau et sanitaires,
la cuisine centrale.
- Zone 4 : zone ultra propre. On devra éviter tout rapport des germes extérieurs dans ces
services : Bloc opératoire, chambre d’isolement protecteur, services spécialisés avec des
personnes sensibles (brûlés, immunodéprimés, sous chimiothérapie cancéreuse)

2° l’organisation et de la gestion des services adaptés à l’hôpital

Il s’agit d’une organisation des services visant la prise de conscience par tout le monde du
risque de contamination nosocomiale. Ceci exige que :
- Le personnel soit formé, supervisé et motivé. Il faut aussi que chacun connaisse ce qu’il
doit faire et qui se référer (descriptif de poste et protocole).
- Les matériels, dispositifs et consommables nécessaires à la pratique d’hygiène soient
disponibles de façon permanente.
- Les malades et leurs familles (gardes- malades) soient impliqués dans la gestion du risque
nosocomiale.

COMPOSANTES DE L’HYGIENE HOSPITALIERE

Hygiène des locaux

Les locaux doivent être utilisés conformément à l’usage prévu et maintenu propres :
a) Affection des locaux
(i) Les bâtiments de consultation doivent proches de l’entrée principale. On y trouvera :
- Les services de consultation pré natal et pré- scolaire séparés des consultations de
malades (enfants d’un côté et adulte de l’autre côté)
- Le guichet de la pharmacie, le laboratoire pour les examens externes, la salle d’attente
(ii) Les bâtiments d’hospitalisation : Ils doivent se trouver à quelques mètres du bâtiment de
consultation ; bloc opératoire doit être placé entre la médecine d’un côté et la chirurgie

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de l’autre suivi éventuellement par les urgences. A l’annexe de ce bâtiments (en aval du
vent) un abri pour la cuisine. En aval des services d’hospitalisation et à plus de 30 mètres
de la source d’eau : les latrines et les douches. Un peu plus en aval encore, les locaux
d’isolement :
(iii) Les bâtiments techniques : bureaux, buanderie, magasin sont situés vers la sortie et
en aval des autres bâtiments. Un peu plus en aval encore, l’incinérateur, morgue et
stockage des déchets.
b) Organisation des circulations
Les circulations seront réglementées par panneaux et par des barrières pour limiter les
passages dans les zones à haut risque (bloc opératoire, salle d’accouchement,
réanimation, chambre d’isolement).
L’orientation au niveau des consultations sera telle que les consultants sains (CPN, CPS,…)
durant leur séjour hospitalier jusqu’à la sortie.
En hospitalisation, le stockage et la préparation du matériel de soins et des médicaments
doivent être faits dans un local « propre » séparé du local « sale » réservé au stockage et
au nettoyage du matériel de soins.
c) A ménagement des locaux
Les locaux doivent être aménagés de façon à faciliter le maintien de la propreté et de
l’hygiène par un nettoyage efficace des sols et surfaces. Pour ce faire :
- Les murs doivent avoir un revêtement lisse facilement lavable et de couleurs pas trop
claires.
- Les ouvertures entre plafond et faux plafond ou toit doivent être impérativement
fermées par des grillages.
- Les fenêtres doivent être plus grandes que possible pour la lumière et l’aération, avec
pare-soleil extérieur et possibilité de fermer.
- En plus des escaliers, prévoir des rampes d’accès et des portes suffisamment larges
(>1m) pour les handicapés.

Hygiène de l’eau

(i) Approvisionnement
Il peut être assuré à partir d’un robinet (adduction à un réseau), d’un puit (forge) ou
d’une citerne (captage d’eau de pluie).
L’idéal serait d’avoir un point d’eau dans chaque salle de soins, et dans chaque
chambre d’isolement. Mais il faut tenir compte des avantages et des inconvénients.
La présence d’un point d’eau une salle d’hospitalisation, facilite le lavage des mains
du soignant entre les malades mais, il peut devenir un lieu sale s’il est mal utilisé par
les malades et leurs familles et constituer ainsi, une charge de travail pour le
nettoyage journalier. Il peut également être cause d’une consommation excessive et
non contrôlée de l’eau.

(ii) Traitement de l’eau


Si l’eau fournie offre une garantie de potabilité, il est inutile d’envisager un
quelconque traitement. L’hôpital doit seulement demander au fournisseur de lui
fournir chaque fois les résultats des contrôles faits pour se rassurer. Si la potabilité de
l’eau qui est fournie n’est pas assurée ou si l’hôpital se fournie lui-même de l’eau à
partir d’une citerne par exemple, l’eau doit être systématiquement contrôlée et
traitée une teneur de 0,5 à 0,9mg/I de chlore résiduel est un indicateur de l’absence
des germes pathogènes dans l’eau.
Dans ce cas le goût de l’eau est conservé tandis que lorsque cette teneur est
dépassée (à partir de 1mg/I) le goût devient désagréable.

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A titre de rappel, pour qu’une eau soit dite potable on considère trois types des
critères :
1° Organoleptique : l’eau doit avoir un goût agréable c'est-à-dire « insipide ».
2° Physicochimique : l’eau doit être lipide, inodore et ne contenir aucune substance
chimique toxique.
3° Microbiologique : l’eau ne doit pas contenir des germes pathogènes.
(iii) Maintenance et entretien des réservoirs et du réseau pour garantir
l’approvisionnement et la qualité de l’eau il est indispensable de désinfecter les
réservoirs et les conduites régulièrement tous les 6 mois et a chaque coupure d
eau par exemple.

Evaluation des déchets

(i) Elimination des déchets liquides (excréta, eaux usées )


Ils doivent être évacués sans pollution de l’environnement, les excréta doivent être
évacués directement ou indirectement dans la fosse à latrines
Les eaux usées seront évacuées par un système de drainage (canaux) vers le puits perdu
ou la fosse septique ou encore directement dans une fosse à ordures.
(ii) Elimination des déchets solides.

- On regroupe les déchets solides de l’hôpital en trois grandes catégories


- Les déchets d activités de soins souillés par les liquides biologiques parmi les quels les
piquants et les coupants présentant un risque nosocomial particulièrement important.
- Les déchets d’activités de soins spéciaux, qui présentent un risque mais non infectieux.
- Les déchets ménagers, assimilables aux ordures ménagères habituelles.

L’évacuation de tous ces déchets et leur destruction doivent garantir la sécurité des
soignants et des usagers et la protection de l’environnement dans lequel ils sont
éliminés. Ce qui demande :
- Une collecte sélective protégée sur le lieu de production ;
- Un stockage et un transport sécurisés ;
- Une destruction appropriée non polluante.
Hygiène des mains et du personnel

Les mains sont un vecteur majeur des infections hospitalières,( plus de la moitié des
infections nosocomiales est transmise par les mains). Le lavage et la désinfection des
mains sont d’une grande importance dans la prévention des infections hospitalières. Les
lavage des mains doit être systématique avant et après tout acte septique après la
toilette, avant et après le repas. Plusieurs procédures peuvent être utilisées selon le
risque infectieux et les moyens disponibles. L’hygiène du personnel concerne plus
généralement la tenue. Le port des bijoux, notamment aux mains, est déconseillé. Les
vêtements de ville doivent être complètement recouverts par la blouse. Les règles
d’hygiène du personnel sont plus strictes dans les locaux à hauts risque (bloc opératoire,
salle d’accouchement, réanimation, chambre d’isolement), et doivent faire l’objet des
procédures écrites.

Hygiène des soins

L’hygiène des soins est un élément de base de la qualité des soins. Elle vise la protection
des patients et même du soignant contre toute contamination accidentelle due aux
techniques des soins.

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En plus de l’antisepsie des mains, l’hygiène des soins est assurée par l’utilisation du
matériel stérile pour tout soin invasif, par l’utilisation du matériel propre et désinfecté
pour les autres soins, et par des techniques aseptiques.
L’antisepsie cutanée du patient entre également en ligne de compte y compris pour des
actes banals comme l’injection intramusculaire ou la perfusion. L’hygiène du drap et du
linge du patient entre dans cette catégorie. Si le linge est lavé par la famille, un lieu sera
aménagé à cet effet, et le linge séchera suspendu à des fils plutôt que posé par terre. Le
linge sera repassé. si c’est l’hôpital qui lave le linge, il sera désinfecté en fin de lavage par
javellisation et repassé.

Hygiène de l’alimentation

Elle vise à assurer une alimentation saine aux malades et à leurs familles (gardes). Si la
cuisine est assurée par l’hôpital, le lieu et les instruments de préparation doivent être
maintenus propres selon les règles d’hygiène alimentaire. Dans le cas où c’est la famille
qui fait la cuisine, la mise à disposition des familles d’un lieu pour la préparation et la
vaisselle, des poubelles et un lieu muni d’étagères pour garantir l’hygiène de
l’alimentation à l’hôpital. L’interdiction de la vente de produits alimentaire à l’hôpital
évite la circulation de personnes et d’aliments dans les zones de soins.

Hygiène de l’air

Elle ne concerne que le bloc opératoire, les salles d’accouchement, et le service de


réanimation. L’entrée des courants d’air par les fenêtres, les ventilateurs et le balayage
sont déconseillés à cause du brassage ou mise en suspension des poussières. En plus, la
chaleur peut rendre difficile les conditions de séjour et de travail en ces endroits. En
pratique, pour réduire la circulation des poussières dans les zones « propres et ultra
propres», on a deux possibilités
- La climatisation, lorsqu’elle est possible elle se fera sans courant d’air. Ce qui
demande que les filtres à mousse soient remplacés par un léger tissu qu’on peut
changer régulièrement
- Le maintien des locaux dans un état de propreté rigoureuse par un nettoyage régulier

Hygiène des espaces extérieurs


Ils doivent être protégés des intrusions par la clôture extérieure de l’hôpital. Leur
propreté est assurée par un service d’entretien qui assure le nettoyage (ramassage des
déchets trainants et des poubelles), le maintien de l’herbe courte s’il y en a, et l’entretien
des espaces verts.
Les eaux de ruissellement doivent être collectées, canalisées et évacuées.
Hygiène vestimentaire

- Le Personnel revêt une tenue de travail : blouse à manches courtes, tuniques, pantalon,
chaussures. La tenue propre et adaptée est changée tous les jours et chaque fois que
c’est nécessaire. Elle est impérativement lavée par l’hôpital.

- Les chaussures exclusivement réservées à l’hôpital sont peu bruyantes, confortables,


lavables, de préférence blanches. La tenue contribue à la prévention de la transmission
des infections croisées, à la qualité du soin et de la prestation, au respect de la personne
soignée et à la qualité de l’image de l’hôpital
- La tenue n’est pas seulement vestimentaire, elle s’accompagne également du respect de
certains principes : hygiène corporelle, cheveux propres, courts ou attachés, pas de

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bijoux sur les mains et les avant-bras, absence de vêtements civils sous la tenue de
travail, ne pas fumer en dehors des lieux réservés à cet usage (pas en public).

NB : La tenue professionnelle est portée exclusivement dans l’enceinte de l’hôpital. Pour


sortir de l’hôpital, se rendre à la cafétéria, le personnel revêt impérativement sa
tenue de ville. La blouse toujours fermée à manches courtes ou retroussées pour
faciliter l’hygiène des mains. Si le travail est très salissant ou risque de se
contaminer, porter un tablier protecteur. Pensez à :
Un bonnet qui enveloppe complètement les cheveux,
Le masque couvrant le nez et la bouche. Il doit être renouvelé tous les jours ou de
préférence chaque fois que l’on retourne dans la chambre,
Porter les souliers faciles à désinfecter ou à usage unique,
Enlever la montre, bague, laisser le portable et le trousseau de clés avant d’entrer
dans la chambre d’isolement.

Fréquence et les règles de changement de tenue

Personnel de soins : quotidiennement et chaque fois que la tenue visiblement est


souillée ;
Personnel administratif sans contact avec patient : deux fois par semaine.

Règles à observer :
- Hhygiène des mains rréalisée avant d’enfiler et après avoir retiré sa tenue
professionnelle ;
- Blouse au vestiaire ou pliée dans un sac pour être lavée le soir à la maison ;
- Idéalement : blouse lavée à une température > à 60°C.

Hygiène comme système


a) Acteurs
L’hygiène hospitalière met e évidence l’influence mutuelle être l’homme et son
environnement. L’hygiène s’intéresse en effet aux hommes mais également aux milieux
dans lesquels ils vivent ainsi qu’au rapport qui existe entre ces deux entités ; On peut doc
ainsi résumer cette conception dans la figure 1.1.
Ces acteurs sont :
- Les malades : personnes fragiles vulnérables opérés brûlées immunodéprimées
nourrissons nouveau-nés prématurés grands vieillards…
- Les soignants : personnel médical et paramédical mais également personnels administratif
et technique.
- N.B. : le technicien de surfaces (ex. garçon et fille de salle) occupe une place non
négligeable dans le maintien de l’hygiène hospitalière dans u hôpital.
- Les visiteurs : leurs mouvements à l’hôpital doivent être réglementés (horaire de visite).
b) Contexte
Il s’agit ici de l’hôpital. C’est u lieu géographique, riche d’interactions sociales et de
disciplines où interviennent des compétences diverses ainsi que de multiples techniques
scientifiques.
Il est le lieu des flux permanent, un point stratégique important où vont se rencontrer des
populations saines, des malades infectés ainsi que ceux avec des pathologies variées
s’accompagnant d’une flore microbienne dont le risque de gravité peut être plus ou moins
grand.

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Figure 1.1. Définition schématique de l’hygiène hospitalière

Système

Les acteurs L’environnement : Hôpital


HYGIENE

L’hôpital, par sa structure, sa concentration de malades, de pathologies et de germes, réunit toutes


les conditions nécessaires au développement des IN. C’est ce danger d’infection appelé également
« hospitalisme infectieux » qui va conduire aux règles d’hygiène calculées, réfléchies et approuvées.
L’hygiène hospitalière va s’attacher ainsi à harmoniser les rapports être l’homme malade et l’hôpital
(Environnement).

Enoncer l’importance de l’hygiène hospitalière

Les soins de santé doivent tout naturellement être exécutés qu’avec rigueur hygiène et asepsie.
Pourtant aujourd’hui, on recense 75 % des infections nosocomiales (IN) qui pourraient être évitées
en observant les principes élémentaires d’hygiène et l’asepsie.
L’hygiène est o seulement u gage de sécurité pour le patient comme pour le professionnel de santé,
mais aussi garantie d’une prestation et protège ainsi le professionnel de santé et le client. Ex. : une
équipe qui se préoccupe de comprendre pourquoi tout à coup, 2 ou 3 patients présentent une
infection au même germe, a toutes les chances d’évoluer et d’apporter une solution à ce problème.
Si u message doit être retenu c’est bien celui-ci : « ce malade sur ce lit ou devant moi, c’est moi
demain. C’est un peu mon reflet. Je lui dois le meilleur de moi-même et de mes gestes ». Elle est à
cet effet appeler à : « guérir parfois soulager souvent et consoler toujours ».
NB : la rapidité ‘exclut pas le « bien faire ». Le soignant ne doit pas sous prétexte d’urgences, oublier
les règles fondamentales comme : réalise l’hygiène des mais décontaminer les tables ou la paillasse
chariot de pansement…, prendre de bonnes mesures d’isolement etc.

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Chapitre 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT D’UN COMITE DE
SALUBRITE ET D’HYGIENE (CSH)
OBJECTIFS

Objectif spécifique

A la fin de ce chapitre la participant devra être capable de mettre en place un comité de


salubrité et d’hygiène dans sa formation médicale ;

Objectifs opérationnels

Lorsqu’il aura à mettre en place un comité de salubrité et d’hygiène dans sa formation médicale,
le participant devra être capable :

1. d’organiser le comité de salubrité et d’hygiène dans son hôpital


2. de faire fonctionner ce comité

Activités d’apprentissage

Durée totale : 1H45

Activités Techniques Matériels Durée


Les participants repartis en groupes (par hôpital) Au cours du Travail Fiche 45 mn
procèdent à la lecture et l’examen du texte de de groupe : technique
référence de la fiche technique Lecture individuelle Bloc notes
Ils l’adaptent ensuite à la réalité de leur hôpital Discussions Stylos
brainstorming Flipchart
markers
Les participants présentent le produit de leur Plénière : Flipchart/vidé 60 mn
réflexion présentations oprojecteur
Discussions
synthèse

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FICHE TECHNIQUE 2.1. ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT D’UN COMITE DE SALUBRITE
ET D’HYGIENE (CSH)

TACHE : Organiser et rendre fonctionnel le Comité de Salubrité et d’Hygiène


(CSH) à l’Hôpital
Responsable : Comité de Gestion de l’Hôpital
Lieu : Hôpital
Fréquence : une fois
Matériels/équipements/ : toute la documentation disponible sur l’hygiène hospitalière
outils requis

Définition opératoire: Installer le Comité de Salubrité et d’Hygiène qui aura pour rôle de
promouvoir, de faire appliquer et de contrôler les mesures d’hygiène
au sein de l’hôpital.

Justification : L’installation du CSH est indispensable pour le pilotage d’un


programme d’hygiène au sein d’une formation médicale

Procédures d’exécution: Définir les attributions du CSH


Déterminer la composition du CSH
Sélectionner les membres du CSH
Déterminer les structures et fonctionnement du CSH
Faire installer le CSH par l’autorité politico-administrative de l’entité
où est situé l’hôpital

Critères de qualité: Membres répondant au profil (voir informations essentielles)


Installation des membres par l’autorité politico-administrative

Critères d’évaluation : CSH fonctionnel

Informations essentielles

Définition.

Le comité de salubrité et d’Hygiène « CSH » est l’organe de décision et de coordination des activités
d’hygiène et salubrité au sein d’une formation médicale
Le but principal d’un comité de salubrité et d’hygiène est de protéger les acteurs et usagers des
formations médicales ainsi que les communautés environnantes contre le risque nosocomial.

Attributions.
Le CSH est appelé à :
- Fixer ensemble avec le comité de gestion de l’hôpital, un budget nécessaire pour les activités
d’hygiène
- Suivre l’exécution du budget en vue de la disponibilisation du matériel et des produits dans les
services.
- Organiser des rencontres de formation et sensibilisation du personnel sur l’hygiène hospitalière
- Veiller à ce que les descriptifs des postes soient définis et affichés dans les différents services ;
- Etablir la liste des produits et matériels nécessaires à l’hygiène ;
- A faire connaître chaque fois les résultats de ses analyses de la situation à l’ensemble des acteurs
de son hôpital ;

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- Faire un rapport à la direction de l’hôpital des décisions arrêtées et des difficultés rencontrées en
prenant soin de tenir toutes les parties prenantes.
- Planifier les actions à mener, suivre et évaluer leur exécution et leur impact.

Composition.

Le CSH doit être une équipe hétérogène, peu nombreuse (3 à 7 personnes suivant l’importance du
programme et la taille de la formation médicale). Le CSH doit être une équipe permanente
(disponible). On doit y trouver trois catégories de membres :
- Un membre d’office de part sa qualification : le technicien d’assainissement, qui jouera le rôle de
coordonateur technique ;
- Les membres élus par leurs pairs (représentants les différents services concernés par l’hygiène de
l’hôpital) : médecin, pharmacien, infirmier soignant, infirmier chef de service, autres
paramédicaux, sages-femmes, administratifs, personnel d’entretien,
- Les membres consultatifs : médecin directeur, administrateur gestionnaire, directeur de nursing,
- Un ou Deux représentants de la population

Critères pour devenir membre du CSH :


- Volontariat
- Motivation pour changer la situation
- Disponibilité pour ce travail
- Compétence

Structures

Cellules du CSH :
- Cellule d’assainissement de la cour dont la mission consiste à maintenir la cour et les alentours
propres et hygiéniques,
- Cellule d’entretien des installations sanitaires pour assurer la propreté et l’hygiène des latrines,
douches et aires de lavages,
- Cellule de maintenance des ouvrages, gestion d’eau et hygiène alimentaire. Sa mission sera de
garantir l’approvisionnement régulier et la qualité de l’eau, (2) assurer la gestion des eaux usées,
et l’approvisionnement en aliments au sein de l’hôpital ;
- Cellule de nettoyage des salles et bureaux, elle assurera la propreté et l’hygiène des locaux
(sols, surfaces, mobilier…),
- Cellule de stérilisation et blanchisserie. Sa mission consistera à garantir la stérilité des matériels
et dispositifs de soins et de chirurgie ainsi que la propreté et l’hygiène des linges
N .B.: les institutions ayant des effectifs très réduits ou celles où le volume de travail est moins
important : une ou deux cellules peuvent être mises en place et cumuleront toutes les
attributions.

Coordination
Un président nommé parmi les membres élus pour assurer la direction du comité ainsi que la
coordination du programme d’hygiène à l’hôpital.
Un vice-président en la personne du technicien d’assainissement, il assiste le président et assure
la coordination technique ainsi que la supervision des activités.
Des chefs de cellule(s) nommés parmi les membres élus et qui sont responsables de la gestion du
programme d’hygiène dans leurs cellules respectives (micro planification, exécution et
rapportage)
Un membre consultatif : médecin directeur, Administrateur ou un délégué de la direction
Fonctionnement

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Tous les deux mois sera tenue une réunion ordinaire du CSH sur invitation du président. En cas
d’urgence, le président peut convoquer les membres du CSH en réunion extraordinaire si
nécessaire.
Chaque réunion du CSH est sanctionnée par un procès-verbal signé par le président et contre
signé par le délégué de la direction de l’hôpital et ce en deux copies.
Chaque décision prise doit être accompagnée des mesures pratiques pour sa réalisation.

Éléments du contrôle de l'activité du CSH

 Rapports des actions positives proposées par le comité


 Plan d'action pour la prévention et la désinfection hospitalières;
 Programme de formation du personnel et d'éducation permanente.
 Respect strict du règlement intérieur et du chronogramme d’activités (un plan d’action
annuel;
 Rapport d’évaluation. (mensuelle, semestriel ou annuel)

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FICHE TECHNIQUE 2.2. SUPERVISION DES ACTIVITES D’HYGIENE A L’HOPITAL

TACHE Superviser les activités d’hygiène à l’hôpital


Responsable : : Membre du CSH : le Technicien d’Assainissement (Médecin
Hygiéniste)
Lieu : A l’hôpital
Fréquence : Selon un calendrier préétabli
Matériels/équipements requis : Canevas de supervision, Blouse, combinaison, bottes, gants,
masques, bonnets, bloc note, stylos…dépendant du service à
superviser
Définition opératoire : Contrôler l’exécution des tâches de maintien d’hygiène pour
s’assurer qu’elles se font suivant les normes
Justification : améliorer la qualité des activités d’hygiène à l’hôpital
Procédures d’exécution : - Observer les équipes/personnels/agents au travail
- Noter les points forts et les points faibles dans le
comportement, dans la disponibilité des intrants et
équipements dans l’exécution des techniques
- Féliciter pour les points forts
- Amener les équipes à trouver des solutions pour les
points faibles
- Faire le feedback après la visite de supervision
Critères de qualité : Style de supervision approprié, utilisation des supports
appropriés
Critères d’évaluation : Description des étapes d’une supervision, qualité du rapport de
supervision

Informations clés

DIMENSION DE LA SUPERVISION
Il faut toujours garder à l’esprit que :
(1) superviser c’est :
- Guider les gens
- Motiver
- Apporter un soutien
- Aider le personnel à identifier les problèmes
- Les aider à résoudre les problèmes.
(2) cela implique de s’assurer :

1°) de l’Adéquation des objectifs (ceux-ci répondent bien aux besoins) = Supervision-
Gestion.
2°) du respect des normes, standards= Supervision Contrôle

3°) de la motivation du personnel=Supervision- Appui


4°) de l’amélioration des performances et des compétences du personnel= Supervision
formative

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STYLES DE SUPERVISION

Le superviseur autocratique
est celui qui dit : « faites ce que je vous dis de faire ».
il cherche à tout voir, tout savoir, tout comprendre, être partout, ne délègue pas
la responsabilité et confond souvent autorités en imposant la discipline.
s’inspirer de ce style autoritaire :
- Pour les tâches qui exigent coordination et cohérence, et particulier lorsqu’il s’agit
- d’un programme employant un grand nombre d’exécutants ;
- Pour des tâches nécessitant les mesures immédiates, par exemple un cas d’urgence
- épidémie, catastrophe,…)
- Avec des exécutants ayant des compétences ou une expérience limitée ;
- Avec des exécutants dont on sait qu’on ne peut compter sur eux.
N.B. une supervision autocratique ne réussit généralement que lorsqu’on veut superviser de près le
subordonné

La supervision anarchique ou « laisser- faire » :


Elle correspond au mot d’ordre « faites ce que vous voulez ».
Le superviseur fait confiance à ses employées et à l'extrême, les laisse faire, avec pour
conséquence prévisibles un manque de coordination des activités, la négligence de tâches
importantes, de doubles emplois et une perte d‘intérêt dans le travail.

Le superviseur démocrate
Il dira « mettons-nous d’accord sur ce que nous allons faire ».
Il cherchera un équilibre entre les besoins des usagers, ceux du personnel et les exigences du
programme.
elle convient plus particulièrement :
- Au travail qui demande de la créativité, par exemple la recherche,
- A des gens hautement compétents et expérimentés ;
- A des gens ont on sait qu’on peut compter sur eux,
- A des gens qui veulent bien prendre des responsabilités et des décisions.

Le choix du style de supervision :


dépend en partie de la personnalité du superviseur,
dépendra surtout des circonstances, des nécessités du travail et des capacités des
travailleurs : La plupart des gens préfèrent travailler sous une direction démocratique, cela
ne veut pas dire pourtant que le style démocratique soit toujours le meilleur. Dans certaines
circonstances, la supervision doit se faire autoritaire en ce sens que les instructions données
ne peuvent être discutées. Un certain « laisser-faire » pourra aussi être recommandé dans la
mesure où il sera bon de faire confiance à ses employés et de leur laisser une certaine marge
de manœuvre dans leur travail, conditions d’un plus grand intérêt, voire de plus de
motivation dans le travail.

QUOI SUPERVISER?

Il s’agit d’observer, sans intervenir dans l’exécution des tâches impliquées, notamment sous l’angle :
- du savoir-faire (technique, gestionnaire, …),
- de l’attitude (à l’égard des usagers, des collègues, ….),
- de l’organisation des ressources (du lieu de travail, de l’équipement),
- de l’utilisation des ressources (temps, fournitures, ).

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FAIRE LA RETRO-INFORMATION

Après s’être entretenu individuellement avec les membres concernés de l’équipe, le responsable
de la supervision va, en réunion plénière des personnels du service :
récapituler la liste de pointage ;
résumer les remarques faites
présenter ses observations sur l’exécution des tâches pendant la supervision au lieu
de travail, il en fera le résumé, soulignera les aspects positifs et donnera ses
conclusions en indiquant les composantes des connaissances, des attitudes et du
savoir-faire qui demandent a être améliorées.
Par ce « feedback » (information en retour) le Superviseur apportera des informations très utiles à
son équipe. Il contribuera à sa motivation et à l’amélioration de sa performance.
Le Superviseur aura ainsi donc :
- discuté ouvertement avec les exécutants les appréciations apportées.
- évalué les progrès accomplit par l’exécutant.
- communiqué des recommandations en tenant compte des problèmes identifiés
et des objectifs du programme
- communiqué les éléments à consigner dans le cahier de supervision.

TECHNIQUES DE LA SUPERVISION
Définition : ensemble des moyens auxquels le superviseur fait appel dans sa méthodologie
pour constater les écarts.
Techniques utilisées :
- Observation
- Analyse documentaire
- Entretien
- Questionnaire.

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Chapitre 3 : LES PROBLEMES D’HYGIENE DANS LES HOPITAUX EN RDC
OBJECTIFS

Objectif spécifique

A la fin de ce chapitre, le participant devra être capable d’identifier les problèmes courants
d’hygiène dans sa formation médicale ;

Objectifs opérationnels

Lorsqu’il aura à identifier les problèmes d’hygiène courants dans sa formation médicale, le
participant devra être capable de distinguer :

1. les Problème d’organisation du système de santé


2. les Problème de financement
3. les Problème d’organisation des services
4. les Hygiène dans le contexte culturel
5. les Des fausses sécurités
6. les problèmes structurels et infrastructurels
7. les problèmes matériels
8. les problèmes humains
9. les problèmes politiques

ACTIVITES D’APPRENTISSAGE

Durée totale : 6 H

Activités Techniques Matériels Durée


Prendre part active aux exposés interactifs sur Exposés interactifs Flipchart et/ou 60 min
les problèmes courants de l’hygiène hospitalière vidéoprojecte
ur
Visite des participants à l’hôpital pour identifier Pratique guidée en L’hôpital et ses 120 min
les problèmes groupes services
Rapport par les participants des visites à l’hôpital Plénière Flipchart 180 min
Discussions Vidéoprojecte
synthèse ur

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FICHE TECHNIQUE 3.1. PROBLEMES D’HYGIENE DANS LES HOPITAUX

EXPLICATION DES PROBLEMES D’HYGIENE

Les problèmes de l’hygiène dans nos formations médicales sont multiples, ils touchent tous les
secteurs de la vie hospitalière. On peut les regrouper en quelques grandes caractères : les problèmes
liés aux bâtiments, aux équipements, aux dispositifs et consommables, aux comportements du
personnel, des malades et de leurs familles. Les causes de tous ces problèmes d’identifiés sont liés
aux

PROBLEMES D’ORGANISATION DU SYSTEME DE SANTE

Le dysfonctionnement de la pyramide sanitaire et l’insuffisance de la technicité peuvent faire que les


malades désertent certains formations au niveau primaire pour aller encombrer les hôpitaux où la
qualité des soins n’est toujours pas meilleure mais où la technicité est peut être supérieure. Les
conséquences sont telles que le risque de contamination nosocomiale est très élevé à cause de la
proximité de nombreux malades infectés. Le maintien de la propreté dans les salles et la gestion du
flux seront difficiles.

PROBLEMES DE FINANCEMENT

Le déséquilibre budgétaire crée par la charge du personnel souvent en nombre élevé dans la plupart
des formations, fait que les dépenses d’entretien sont négligées au profil des primes et acquisitions
plus techniques demandées par les médecins. Il faut aussi compter l’absence de subsides et la faible
capacité d’autofinancement.

PROBLEMES D’ORGANISATION DES SERVICES

Le manque d’intérêt des médecins aux questions d’hygiène n’est pas considéré par la direction
comme une priorité pour envisager des formations ou pour décider des allocations budgétaires.
Il y a aussi le fait que bon nombre du personnel soignant l’est devenu non par vocation mais par
orientation scolaire ou par profit. La confusion entre la propreté et l’hygiène, fait que les activités
d’hygiène soient perçues comme des taches ménagères, dévalorisantes, et non comme faisant partie
intégrante des soins.
Le manque d’habitude de travail ou d’automatisme qui peuvent faire que le personnel soignant et
celui d’entretien posent d’une manière systématique des actes hygiéniques. Il n’y a toujours pas de
descriptifs de poste ni de protocoles, ce qui fait que personne ne se sent responsable de la propreté
ou de l’hygiène à l’intérieur ou à l’extérieur des locaux.
Le manque d’encadrement du personnel est déterminant pour la qualité de l’hygiène. L’hygiène est
souvent meilleure dans les structures plus petites que dans les grands, dans les structures privées
que publiques, parce qu’il y a un encadrement ( un rapprochement à la hiérarchie) et une supervision
efficace du personnel. Il faut compter aussi la faible rémunération qui fait que le personnel pratique
une activité parallèle rémunératrice au détriment des actes non valorisables tels que l’entretien des
locaux, l’administration,…

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L’HYGIENE DANS LE CONTEXTE CULTUREL

La question du comportement à risque est le point central de l’hygiène à l’hôpital. Les autres aspects
précédemment évoqués jouent un rôle dans le manque d’hygiène, mais n’expliquent pas tout. Le fait
que le microbe ne soit pas visible à l’œil nu rend leur existence abstraite dans plusieurs cultures. Ceci
est valable tant chez le personnel de santé que chez les malades et leurs familles. Par contre, dans
toutes les cultures, les gens manifestent de nombreuses pratiques d’hygiène dans leur vie
quotidienne. Par exemple l’hygiène corporelle, l’hygiène de l’environnement, les soins d’esthétique,
etc… mais on peut se demander pourquoi les hôpitaux chez nous sont souvent malpropres ? C’est
parce que :
1. L’hôpital est perçu comme un espace public anonyme ?
2. Traditionnellement, la maladie vient d’un mauvais sort, la notion de contagion est
difficilement comprise ?
3. Plusieurs contradictions existent entre les pratiques traditionnelles et les règles d’hygiène à
l’hôpital ?
4. Les gens se comportent à l’hôpital comme s’ils étaient à la maison ? ce qui fait que les
pratiques d’hygiène qu’ils ont à l’hôpital n’ont rien de différent de celles qu’ils sont à la
maison.
5. L’ignorance de certaines méthodes, par exemple ; la méconnaissance de l’utilisation des
balais avec manche, de poubelles… ?

DES FAUSSES SECURITES

Certaines procédures d’hygiène autrefois recommandées mais aujourd’hui devenue obsolètes sont
parfois encore utilisées. Par exemple : la désinfection des instruments par flambage à l’alcool ou la
désinfection des chambres entre deux patients par les rayons ultra violet ou par brumisation de
formol. Ces procédés sont aujourd’hui abandonnés car peu efficaces. Continuer à les pratiquer peut
donner un faux sentiment de sécurité, et représenter un cout inutile en matériel et consommables.

DIFFÉRENTES CAUSES DU FAIBLE NIVEAU D’HYGIÈNE


Si les soignants et les techniciens de surfaces ne reconnaissent plus leur place et sont devenus
insensibles à l’hygiène alors, l’hôpital devient un danger non seulement pour les patients qui
viennent chercher guérison à leurs maux mais aussi pour eux-mêmes soignants et les autres acteurs.
Les causes peuvent être :
• structurelles et infrastructurelles;
• matérielles et financières;
• culturelles;
• politiques et organisationnelles;
• humaines (comportementales, communicationnelles…);
• Autres causes (techniques…).
Et pourtant, dans nos hôpitaux, il y a des points très positifs !
a) Causes structurelles et infrastructurelles
Inadaptation :
• des bâtiments hospitaliers et des équipements sanitaires (mauvaise construction de l’hôpital et
du service. Ex. de buanderie, de stérilisation…)
• des systèmes d'approvisionnement en eau;
• des systèmes d'élimination des déchets;

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• des latrines;
• Des poubelles…
b) Causes structurelles
• Nombreux accompagnants du patient (hôpital est devenu comme un lieu de deuil avec plusieurs
gardes-malades) ;
• Sur-occupation des lits : promiscuité des malades ;
• Augmentation du nombre de malades hospitalisés sensibles à l’infection Ex. : prématurés, brûlés
graves, patients sidéens,…
• Insensibilité ou négligence!
c) Causes financières et matérielles
Contraintes financières majeures et chroniques (plus de subvention aux hôpitaux, toujours à la
recherche de financement) :
• manque d’argent;
• pénurie en personnel ;
• Mauvaise utilisation ou manque des gants (soins, de ménage…) et des produits ;
• problème de la maintenance à long terme ;
• difficultés logistiques ;
• problèmes d’approvisionnement des produits et du matériel.
• Utilisation de matériel mal désinfecté (plateau, paillasse, chariot, potence…)

d) Causes humaines
• Manque de valorisation du technicien de surfaces et de toutes les activités relatives à l’H.H.
• Manque de motivation (matérielle, financière…);
• Absence de soutien et d'encadrement;
• Manque de moyens de protection adéquats;
• Conditions de travail très difficiles;
• Perception de la notion de «propre» et de « sale» différente d'une culture à l'autre... génère des
conflits; pas de comité d’hygiène ;
• Problèmes de régionalisme, tribalisme, compétence et performance, conflits éternels,
• Mauvais chef, mauvais gestionnaire, mauvais manager.

e) Causes politiques
• Le système de santé non adapté, problème d’assurance-maladie ;
• Manque de politique de formation en hygiène;
• Personnel non recyclé ou non sensible ou sensibilisé en matière d’hygiène;
• Mauvaise répartition de revenu (recettes);
• Non respect des heures de visite ;
• Manque de dynamisation des mutuelles de santé.

On peut ajouter d’autres problèmes


• La difficulté face aux changements
• Le découragement « rien ne change… »
• L’âge du personnel ou mauvaise utilisation de ce personnel (« garage »);
• Les grèves qui cassent le rythme de travail
• La ponctualité et le respect des heures du travail ;
• Les plaintes à tout moment du personnel;
• Mauvaise perception du ménage par le technicien de surfaces.
• A peine, la présence de cours d’hygiène dans le cursus de la formation (mais VH insignifiant de
biosécurité) ;

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• Problème d’hygiène personnelle Mauvaise préparation du futur opéré;
• Asepsie non rigoureuse observée surtout au bloc par les techniciens de surfaces;
• Le manque des protocoles
• Le personnel est en nombre insuffisant malgré la présence des stagiaires qui pouvaient aider
même les TS… (Beaucoup de points à la fin).

Et pourtant … dans les hôpitaux de la RDC,


• Les moyens existent mais sont ignorés ou non ou mais mal utilisés;
• Les gens motivés sont très présents;
• Les soignants se cotisent pour acheter du savon et font le ménage…

5.1 Principales conséquences d'un faible niveau d'hygiène

a) Pour les hôpitaux


• Milieux insalubres ;
• Cas d’insolvables (insuffisance des mutuelles).. ;
• Augmentation du taux des infections hospitalières
• Coûts, gaspillages financiers
• Charge de travail accrue
• « Image négative de l’hôpital " auprès de la communauté
• Il faut renouveler le matériel qui coûte cher ;
• Les hôpitaux ne sont plus des milieux promoteurs de la santé;
• Présence de la saleté, de mauvaises odeurs,
• Les patients ne savent plus manger aisément, mal à l’aise à cause de toilettes et douches
insupportables (pas de papier hygiénique: utilisation de sachet, feuille verte à la cour…)
• L’argent qui devrait servir à la paie, pour les primes sert pour l’achat de peinture, du matériel à
cause de mauvaise maintenance (les poubelles sont sales et négligées…)
• Les toilettes sont bouchées par manque de papier hygiénique (usage de compresses…)

b) Pour les patients


• Infections hospitalières
• Augmentation de la durée de séjour
• Augmentation du coût de l’hospitalisation
• Inconfort, nombre pléthorique des patients

c) Pour la communauté
• Risque de propagation d'épidémies ;
• Augmentation du coût ;
• Mauvaise perception de l’hôpital par la communauté ;

d) Pour les techniciens de surfaces


• Risque de contracter une infection hospitalière ;
• Conditions de travail plus difficiles (exposition aux infections et aux maladies) ;

Toutefois, nous devons savoir que: « Dans la vie, il n'y a pas de problèmes et d’obstacles, il n'y a que
des défis et des épreuves».

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Chapitre 4 : LES INFECTIONS NOSOCOMIALES
OBJECTIFS
Objectif spécifique

A la fin de ce chapitre, le participant devra démontrer l’importance des infections nosocomiales


au sein de sa formation médicale/lieu de travail ;

Objectifs opérationnels
Lorsqu’il aura à démontrer l’importance des infections nosocomiales au sein de sa formation
médicale/lieu de travail, le participant devra être capable de :

1. Définir en termes opératoires les infections nosocomiales


2. Expliquer l’épidémiologie des infections nosocomiales
3. Identifier les principales infections nosocomiales
4. décrire la conduite à tenir devant une épidémie d’infections nosocomiales

ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
Durée totale : 2H45

Activités Techniques Matériels Durée


Exposé introductif du facilitateur Exposé
interactif
Les participants repartis en groupes (par formation Travaux de Flipchart 60 mn
médicale) répondent aux questions suivantes : groupe et/ou
Définir ce que c’est une infection nosocomiale vidéoprojecte
Quelles sont les infections qui sont courantes dans vos ur
formations médicales ? Bloc notes
Quelles sont les situations à risque appropriées à votre stylos
formation (lister) pour telle ou telle catégorie
d’infections hospitalières que vous venez d’énumérer ?
Au regard des situations à risque et des réalités de votre
formation médicale, quelles sont les mesures
appropriées pour prévenir ces infections (voir FT )
rubrique prévention et ressources nécessaires)
Calculez le taux d’incidence et de prévalence des
infections nosocomiales
Les réponses à ces questions seront présentés sous
forme d’un tableau à sept colonnes : types
d’infection, réservoir, mode de transmission,
situation à risque, niveau des risques et personnes
exposées, mesure de prévention et moyen
nécessaire.
Présentation des travaux des groupes en plénière Plénière Flipchart 90 mn
Discussions et/ou
Mise en vidéoprojecte
commun ur
Présentation synthèse du facilitateur sur les infections Présentation- Vidéo 15 mn
nosocomiales Dias projecteur

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FICHE TECHNIQUE 4.1. NOTION DE BASE SUR LES INFECTIONS

NOSOCOMIALES

DEFINITION

(1) Une infection nosocomiale a comme synonyme « infection acquise à l’hôpital » ou


« infection hospitalière ». Dérivé du grec nosokoméone = hôpital. C’est infection contractée
dans un établissement de soins et qui n’était ni présente ni en incubation à l’admission du
malade endéans 48 heures.
(2) Une infection nosocomiale est une IAS (Infection Associée aux Soins) contractée en
établissement de santé.
(3) Toute infection contractée dans un établissement des soins est appelée infection
nosocomiale ou hospitalière, qu’elle ait été transmise par un malade, par le personnel, par
l’environnement ou par du matériel de soins, que les symptômes apparaissent lors du
séjour ou après.

SPECIFICITE DE L’HÔPITAL EN TANT QUE LIEU A HAUT RISQUE

La concentration à un même lieu d’un grand nombre de malades est déjà un grand facteur de
risque. D’autant plus que la plupart des malades sont porteurs de maladies transmissibles. En
plus, le fait de pratiquer sur ces personnes des actes invasifs tels, des perfusions, les
sondages, la révision utérine, les interventions chirurgicales, les piqûres… augmentent encore
le risque d’infection.

EPIDEMIOLOGIE DES INFECTIONS NOSOCOMIALES

1. Distribution

Souvent méconnu, le problème d’infection nosocomiale est quasi – les hôpitaux de tous les
pays du monde. C'est-à-dire même là où le niveau d’hygiène est très élevé. Suivant le
contexte, ce problème est à la fois rare et fréquent.

En face par exemple, trois enquêtes menées dans des hôpitaux en 1993, en 1995 et en1996
ont démontré l’existence de ce problème. La prévalence a été respectivement de 9,9% de
4,7% et de 6,7%.

A Yaoundé (Cameroun) une étude rétrospective réalisée dans le cadre d’une thèse en 1997,
montre que 54% des opérés ont eu une infection post- opératoire

2. Détermination de l’importance des infections nosocomiales

Pour mesurer l’importance des infections nosocomiales. On recourt à deux types


d’indicateurs :

- Taux de prévalence ou prévalence instantanée (en %) = nombre des cas


présents un donné/ Nbre de patients présents ce jour là.
- Taux d’attaque ou incidence cumulée(en %) = Nbre de N.C apparus pendant une
période donnée/ Nbre de exposées au risque durant la période.

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3. Classification des infections nosocomiales

Suivant leur mode de transmission, on classe les différentes infections hospitalières en


cinq groupes :

1ère groupe : les maladies contagieuses à transmission principale directe


Il s’agit de la rougeole, la rubéole, la varicelle, les oreillons, les méningites à
méningocoque ou à pneumocoque, la tuberculose, la grippe, toutes les infections
respiratoires aiguës, les conjonctivites, la gale et les mycoses cutanées.

*principal réservoir : l’homme


*mode de transmission : - surtout direct, de personne à personne par contact ou par l’air
- peut être aussi indirect par les objets personnels.
*Situation à risque :
- La proximité des malades et des personnes réceptives dans les chambres, en
salle d’attente.
- Le matériel partagé pour les soins et le matériel hôtelier peuvent être des
vecteurs
- L’hygiène insuffisante des mains et de l’environnement
Ce risque est plus élevé dans certains services tels : PMI, pédiatrie, urgences,
pneumologie, réception des patients infectés par le VIH.

*prévention :
- Isolement géographique en hospitalisation
- Une conception ou réorganisation adaptée des salles d’attente
- Hygiène des mains et de l’environnement
- Vaccination systématique ou à l’occasion d’une épidémie.

2ème groupe : les maladies transmissibles par le sang et les liquides biologiques
On peut citer : hépatites virales B et C, l’infection à VIH, les fièvres hémorragiques
à virus EBOLA. Le principal réservoir est humain, mais on peut trouver
transitoirement les microbes de ces maladies dans l’environnement et sur les
mains. En cas de souillure par du sang.

*Mode de transmission :
- celle peut être assurée par tout matériel souillé de
sang suite à une piqûre, coupure ou contact avec
des lésions de la peau ou avec les muqueuses
- par la transfusion mal ou non contrôlée.

*Situation à risque :
- non – respect des mesures de précautions universelles (blouse,
gants, lunettes),
- mauvaise stérilisation
- non – respect de l’usage unique
- service où le contact avec le sang est fréquent et banalisé.
Maternité, chirurgie et urgence, dialyse, etc…
- élimination sans précautions de déchets de soins souillés de
sang (y copris les placentas)
Les risques concernent autant les soignants et les personnes du voisinage que les
malades.

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*prévention :
1. les mesures de prévention reposent d’abord sur le respect de
précautions universelles (standard) c'est-à-dire :
- la disponibilité permanente dans les services et au dépôt de l’hôpital de
matériels et consommables stériles ainsi que des vêtements protecteurs
- le strict respect de l’usage unique (stérile ou non stérile)
- la désinfection de matériel souillé par les liquides biologiques
- la stérilisation du matériel à usage invasif
2. L’hygiène efficace des mains et de l’environnement
3. Un choix judicieux du matériel et une bonne organisation du
circuit des déchets y copris le cadavre,
4. La vaccination dans certains cas (hépatite viral B en
particulier)

3ème groupe : maladies à réservoir environnent

Les maladies diarrhéiques en général (en particulier le choléra, la typhoïde, les shingelloses,
l’amibiase), la poliomyélite, virale A, le tétanos.

Le principal réservoir est l’environnement : eau, terre ou alimentation contaminée, mais on


trouve transitoirement les germes responsables sur les mains.

La transmission se fait : - par l’absorption d’eau ou d’aliments contaminés.

- par les mains sales ou par tout matériel souillé à la suite

Les situations à risque :

1. Nettoyage insuffisant du matériel souillé


2. Mauvaise stérilisation
3. Hygiène des mains défectueuses
4. Elimination sans précaution de déchets de soins d’effluents liquides contaminés.
Les risques concernent donc autant les soignants et personnes du voisinage que les
malades.
Prévention :
1) Contrôle régulier de la qualité de l’eau, des opérations de nettoyage des locaux de
l’élimination des déchets
2) Une organisation des services et des circuits de circulation adaptée
3) Un choix judicieux du matériel, consommables et du circuit des déchets
4) Une hygiène efficace des mains et de l’environnement
5) Une stérilisation (sécurisante) efficace
6) La vaccination contre certaines de ces maladies : tétanos, poliomyélite

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4ème groupe : les maladies transmissibles par un vecteur

Paludisme, dengues et autres arboviroses, trypanosomiases, onchocercose et autre filariose.


Le réservoir est humain.
La transmission se fait par insecte piqueur. Occasionnellement on peut observer des cas
d’inoculation accidentelle au cours d’un soin avec du matériel contaminé.
En zone endémique, le risque de contamination existe à l’hôpital comme dans la population.
Prévention :
1. Utilisation des moustiquaires et la pose de grillage sur les ouvertures.
2. Elimination des points de stagnation de l’eau
3. Désinsectisation

5ème groupe : Les infections classiquement nosocomiales

Il s’agit des infections à caractère nosocomial spécifique. Les plus fréquentes sont :

Les infections du site opératoire, les infections sur cathéter, les infections urinaires et les
pneumopathies communautaires.

Les réservoirs sont multiples : humain, environnemental, avec un rôle important des mains et des
matériels.

La fréquence de ces infection est liée aux capacités défense des patients : à leur état immunitaire
(infection HIV par exemple), à la chronicité, à l’état nutritionnel, au niveau d’hygiène individuel. Elle
est aussi liée à la nature de soins (invasifs), à leur gravité u au niveau élevé de la technique et à leur
durée ? C’est pourquoi la chirurgie et la réanimation sont considérées comme des services à haut
risque de ces maladies.

Les situations à risques associées sont dues à l’insuffisance de l’asepsie : stérilisation, désinfectant,
antisepsie, hygiène des mains, hygiène de l’environnement, le réemploi du matériel à usage unique,
stérile, ou non stérile, erreurs dans la technique de soin.

*prévention :

- Elle repose sur le respect strict d’une asepsie adaptée au soin :


- Stérilisation efficace, nettoyage et désinfectant du matériel et des locaux, antisepsie, emploi
correct de l’usage unique, hygiène correcte des mains, rigueur dans la technique
NB : l’annexe ll résume la description épidémiologique de différentes catégories des infections
nosocomiales

5. Les principales infections nosocomiales

Les infections nosocomiales sont nombreuses et variées. On cite les :


 Infections urinaires
 Infections de plaies
 Infections respiratoires
 Infections sur cathéters intraveineux
 Bactériémie et septicémie

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 Autres types : ces infections touchent
Les os et articulations (ostéites) ;
Le système cardio-vasculaire (endocardites) ;
Le système nerveux (méningites) ;
Les infections sur l’œil et la sphère ORL ;
Les infections sur la peau et les muqueuses ;
Les toxi-infections alimentaires.

En France, la fréquence des IN est estimée à 8% de toutes les pathologies confondues et


peut atteindre 30% dans les unités de réanimation. Selon l’enquête nationale de prévalence de
2006, la répartition par site d’infection est la suivante :
 Infections urinaires (30,3%) ;
 Infections pulmonaires (14,7%)
 Infections du site opératoire (14,2%) ;
 Infections peau-tissus (10,2%) ;
 Infections bactériémie et septicémie (6,4%) ;
 Infections sur cathéters (2,8 %) ;
 Autres infections (7,6%).

Quant à la RDCongo, aucune enquête nationale n’a été menée dans ce sens pour des
raisons multiples. Mais, certaines données sur la prévalence et l’incidence des IN, existent dans
quelques structures de santé de Kinshasa qui ont collaboré avec la CEPPHY de l’ISSI.

6. Les facteurs de risques des infections nosocomiales

a) Risques liés au malade

L’état initial du patient conditionne l’efficacité de ses moyens de défenses et


augmente le risque d’acquérir une infection nosocomiale :

 pathologies chroniques (VIH, cancers, diabète, incontinence, diabète, insuffisance


rénale et hépatique…) ; certaines pathologies aiguës (les brûlés, polytraumatisés…) ;
 état nutritionnel perturbé (dénutrition favorise les infections, l’obésité favorise les
abcès de paroi post-opératoires) ;

 l’âge (les extrêmes de la vie entraîne un déficit immunitaire : plus de 50% des IN
surviennent chez les personnes de plus de 60 ans).

b) Risques infectieux liés aux soins :

 interventions chirurgicales,

 actes invasifs [augmentent le risque d’infections nosocomiales : endoscopie


(VHC), sondage vésical, intubation endotrachéale, pose du cathéter pour
perfusion ou alimentation parentérale ; matériel orthopédique et implants] ;

 traitements lourds : antibiothérapie diminue la résistance à l’infection,


corticothérapie prolongée, radiothérapie, chimiothérapie anticancéreuse...

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Risques infectieux liés à l’environnement (air et eau).

a. Les causes des infections hospitalières


Plusieurs causes sont étroitement liées :
La méconnaissance des problèmes infectieux nosocomiaux et le manque de
formation du personnel hospitalier en matière de prévention ;
L’hôpital, où l’on trouve en permanence une concentration de micro-
organismes dans l’environnement.
L’augmentation du nombre de patients sensibles à l’infection (prématurés,
nnés, personnes âgées, pathologies chroniques, certains traitements
(radiothérapie, chimiothérapie…), personnes porteuses de prothèses ou
d’implants, les états nutritionnels perturbés…
L’hyperspécialisation des techniques de soins (+++ soignants sur un patient, son
déplacement vers des services spécialisés) ;
Les insuffisances dans l’organisation (des conceptions architecturales
inadaptées, des désinfections insuffisantes, une stérilisation inefficace et
l’hygiène des mains défectueuse, mauvais isolement…);
Les actes invasifs
La résistance des bactéries aux antibiotiques.

b. Les mesures préventives des infections nosocomiales


a) Mesures institutionnelles : mettre sur pied un comité d’hygiène
b) Mesures d'hygiène des soins
 Utilisation des antiseptiques
 Prévention des infections, site par site
 Prévention de la diffusion des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques
c) Mesures concernant la formation
 Formation initiale des personnels médicaux et paramédicaux
 Formation continue
 Thèmes : bon usage des antibiotiques, accidents par exposition au sang (AES)
d) Mesures concernant les dispositifs médicaux
 Utilisation de l'usage unique
 Pré-désinfection, nettoyage, désinfection ou stérilisation
 Dispositions spécifiques (endoscopes)

e) Mesures concernant l'architecture, les locaux, les circuits et les matériaux


 Architecture adéquate, organisation spatiale et fonctionnelle ;
 Entretien et désinfection des locaux
 Circuits des personnes et des matières inertes ;
 Maîtrise du risque "travaux"

f) Mesures concernant l'environnement


 Maîtrise de la qualité de l'eau et de l’air
 Maîtrise de l'élimination des déchets d'activité de soins

g) Mesures épidémiologiques
 Surveillance épidémiologique des infections nosocomiales
 Gestion et maîtrise d'un phénomène épidémique ou inhabituel
 Suivi d'indicateurs microbiologiques (bactéries multi-résistantes)

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c. Conduite à tenir face à une épidémie d’infections nosocomiales
 Objectif : identifier l’IN afin de mettre en place une stratégie d’action qui stoppe le
processus.

 Démarche :
Etre informé rapidement (promptitude et complétude des données) : les équipes
doivent être suffisamment formées afin qu’il n’y ait pas rétention d’information par
sentiment de culpabilité.
Identifier les causes : définir les cas infectés avec précision dans le temps et l’espace
en précisant l’étendue géographique, recueillir les caractéristiques générales des
patients atteints (âge, sexe, diagnostic original, signes cliniques, signes biologiques à
l’entrée, types d’interventions chirurgicales, traitement en cours et étude
bactériologique pour identifier les germes en cause) ;
Analyser les raisons et les moyens : formuler les hypothèses :
s’agit-il d’une épidémie réelle ou d’une fausse alerte ?
s’agit-il d’un problème retrouvé de manière constante selon les intervenants
auprès des malades ?
Quel est le mode de transmission de ces germes ?
Toutes les données doivent être prises en compte pour parfaire l’analyse et
déterminer les mesures à mettre en place.
Etablir une stratégie : l’enquête bien menée doit permettre de confirmer ou
d’infirmer les hypothèses. Mais, il ne faut pas attendre le résultat de cette enquête
pour mettre en place des mesures de prévention (isolement et traitement des
malades et revoir les pratiques professionnelles : l’hygiène des mains, l’hygiène et la
désinfection des locaux du matériel, la préparation de l’opéré, l’hygiène des malades,
la qualité de soins, la sensibilisation etc.)
Evaluer : l’enquête se poursuivra de manière à valoriser le personnel si les mesures
s’avèrent efficaces, le retour de l’information (feed-back) est important et formateur.
Il permet d’évaluer la justesse des mesures prises.
Réajuster : si l’épidémie persiste, si elle « reflambe », il faudra recommencer la
démarche et connaître le point de rupture.

Bon à savoir :
 L’hôpital, conçu pour mieux soigner et guérir le malade, peut devenir un danger pour celui
qui vient y chercher un remède à ses maux. Un équilibre précaire doit résulter de tous les
facteurs étudiés : micro-organismes, sources de contamination, voies de transmission et
vulnérabilité du sujet.

 L’efficacité de la prévention repose autant sur la compétence du personnel chargé de lutter


contre l’infection que sur l’application minutieuse et inlassable des techniques éprouvées.
L’absence d’infection douloureuse pour le malade, culpabilisante pour le personnel, sera la
preuve de l’application de bonnes pratiques d’hygiène.

 Il s’agira, en fait, d’un ensemble de mesures, de règles de disciplines et de comportements.


Cette discipline qui n’est pas un ensemble de rites empiriques, mais bien une application
de données expérimentales.

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Chapitre 5 : MESURES APPROPRIEES POUR L’AMELIORATION DE L’HYGIENE A
L’HOPITAL OU AU LIEU DE TRAVAIL
OBJECTIFS

Objectif spécifique

A la fin de ce chapitre, le participant devra être capable de mettre en place des mesures
d’hygiène appropriées pour l’amélioration de l’hygiène à l’hôpital ou son lieu de travail;

Objectifs opérationnels

Lorsqu’il aura à mettre en place des mesures d’hygiène appropriées pour l’amélioration de
l’hygiène à l’hôpital ou son lieu de travail , le participant devra être capable de :

décrire les Stratégies d’amélioration de l’hygiène à l’hôpital


procéder correctement :
au nettoyage et désinfection des locaux
au nettoyage et désinfection d’autres objets que le matériel médical
au nettoyage et désinfection du matériel médical
à la stérilisation
à la gestion de l’eau
à la gestion des déchets
à l’application des précautions standards
à l’usage et retrait des gants
au port des vêtements protecteurs (et les habits de travail)
à mettre la propreté des espaces extérieurs
à la lutte contre les vecteurs de maladie
à la gestion des autres diverses tâches en rapport avec l’hygiène

ACTIVITES D’APPRENTISSAGE

Durée totale : 29H45

Activités Techniques Matériels Durée


Travaux de groupe (par formation Travaux de Bloc notes 45 mn
médicale):lecture individuelle des différentes groupe : Stylos
stratégies pour l’amélioration de l’hygiène Lecture individuelle Flipcharts
hospitalière, puis, par brainstorming les Brainstorming Vidéoprojecte
participants donnent les différentes stratégies ur+ lap top
pour l’amélioration de l’hygiène dans leur
formation médicale. Ils donnent leur avis sur la
faisabilité ou non de chaque stratégie et
proposent des alternatives possibles. Ils font
ressortir des textes de référence ou de
propositions émises, le but, le domaine ou la
cible d’application, les ressources nécessaires et
la procédure ou les techniques à suivre pour
chaque stratégie retenue. En plus les participants

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vont démontrer qu’ils sont capables de
responsabiliser par écrit le personnel à n’importe
quel poste des tâches en rapport avec l’hygiène.
Les questions auxquelles les groupes doivent
répondre sont :
quelles sont les solutions à prendre pour
améliorer l’hygiène dans nos institutions
médicales ;
trouvez-vous que les stratégies ci-dessous
reprises sont réalisables dans le contexte actuel
de votre institution ; si non proposez une
solution alternative adaptée ;
pourquoi doit-on pratiquer telle ou telle
stratégie ?
qu’est-ce que chacune de ces stratégies implique
comme moyen pour sa mise en place dans vos
institutions ?
de quelle manière comptez-vous procéder pour
réaliser chacune des stratégies ?
quelles sont les éléments essentiels d’un
descriptif de poste et donnez-en quelques
exemples ?
Présentation des travaux de groupe en plénière Plénière Vidéoprojecte 60 mn
présentations ur+ lap top
Démonstration sur terrain (hôpital) des Démonstrations Equipements 28 H
différentes mesures pour l’amélioration de et intrants
l’hygiène hospitalière spécifiques
pour chaque
technique

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A. NETTOYAGE ET DESINFECTION DES LOCAUX

FICHE TECHNIQUE 5.1. GENERALITES SUR LE NETTOYAGE ET DESINFECTION DES LOCAUX

Buts de l’entretien des locaux Concourir à l’hygiène générale d’un établissement de soins par la
à l’hôpital réduction du niveau de contamination de l’environnement.
L’entretien des locaux est un des maillons de la chaîne de
prévention des infections nosocomiales.

Le nettoyage : opération d’entretien et de maintenance des locaux et des


équipements dont l’objet principal est d’assurer un aspect agréable
(notion de confort) et un niveau de propreté (notion d’hygiène).

Le nettoyage-désinfection: résulte de l’utilisation d’un produit détergent-désinfectant qui


associe en une seule opération nettoyage et désinfection.

Les objectifs de l’entretien Assurer un niveau de propreté;


des locaux Assurer l’esthétique;
Maintenance;
Réduire le niveau de contamination microbienne.
En réalité, 95% des bactéries se trouvent sur le sol ou sur les
surfaces horizontales

Définition de trois aspects du • L’assainissement: c’est le ménage, et l’élimination de


bionettoyage toute souillure ainsi que des déchets polluants.
• La décontamination ou nettoyage désinfection : c’est
l’application d’un produit qui va répondre aux normes
et débarrasser les surfaces des germes résidents et
transitoires.
• La maintenance: c’est un paramètre souvent oublié,
mais elle va permettre une bonne conservation des
locaux et des revêtements.

Principes généraux recommandés concernant l’opération de nettoyage des locaux

Dans un établissement de soins, il existe une aérobio-contamination. Les germes sont


soulevés avec la poussière, on dit qu’ils sédimentent sur les surfaces, c’est-à-dire murs, sols,
mobiliers. Ainsi, les germes qui sont sur le sol ne doivent pas être remis en suspension ;

Pratiquer uniquement le balayage humide : le nettoyage permet la réduction de 80 % des


germes environ et le nettoyage avec un désinfectant permet la réduction de 95 % des
germes. S’il faut l’utilisation de l’eau de Javel : Nettoyer d’abord, rincer ensuite et
désinfecter enfin à l’eau de Javel (respecter les dilutions, utiliser les solutions fraîchement
préparées :
Commencer par les locaux les moins contaminés (chirurgie propre) vers les plus contaminés
(chirurgie sale);
Aller du propre vers le sale et du haut en bas;
Toujours nettoyer avant de désinfecter.

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Les recommandations suivantes s’appliquent quelles que soient les techniques d’entretien utilisées.
Elles restent valables dans toutes les zones:
Porter une tenue vestimentaire propre et adaptée;
Pratiquer une hygiène des mains (lavage simple ou SHA) en début et en fin des opérations de
nettoyage;
Le port des gants de ménage assure la protection du personnel lors de la plupart des actions
d’entretien. (gants individuels, lavés chaque jour et désinfectés);
Jamais toucher les poignées de porte avec les gants;
Ranger le matériel dans local réservé pour cet usage;
Enlever les toiles d’araignées (matériel adapté), utiliser les insecticides et déodorants ;
Eviter les animaux domestiques, éduquer les patients et les familles ;
Assurer les réparations : Les WC sont souvent bouchés ; les chasses d’eau ne fonctionnent
pas ou laissent des inondations et des robinets coulent 24h/24 ;
Obliger les employeurs à remettre des moustiquaires aux fenêtres (paludisme…)
Fermer les portes et vider les poubelles le soir (chaque jour).

Précautions d’emploi des produits à respecter

Porter des gants obligatoirement.


Ne pas mélanger les produits:
Respecter les indications d’utilisation;
Renouveler les solutions selon les indications du fabricant
Etiqueter, dater, et fermer les flacons ou pulvérisateurs contenant les produits nécessitant
une dilution
Respecter les dates de péremption.
Ne jamais verser l’eau dans le produit lors des dilutions, verser lentement le produit dans
l’eau: éviter la formation de mousse;
Former et informer les utilisateurs sur la nature des produits manipulés et sur les précautions
à prendre en cas de projection.

Locaux d’un établissement de soins selon le risque infectieux

L’entretien des établissements de soins doit prendre en compte la diversité des locaux. Les activités
pratiquées, le type de patient ou le type d’acte médical effectué influencent les exigences du
nettoyage-désinfection. Un exemple de classification des zones à risque en milieu hospitalier est
proposé ci-après:

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Tableau 5.1 Différentes zones et leur entretien

Zone I : n’accueillant Zone II : regroupe les Zone III : L’objectif sera Zone IV : Technique
pas de malade ; les secteurs de malades d’éviter la propagation des et méthode de
exigences d’hygiène non infectieux ou non germes pour des patients travail tendront à
sont à rapprocher de hautement sensibles. plus fragiles obtenir une ultra
celle d’une simple propreté en évitant
collectivité l’apport de germes
extérieurs
• Hall d’honneur • Circulation • Pédiatrie, • Néonatologie,
• Bureaux • Halls • Soins intensifs, • Bloc opératoire
• Services administratif. • Ascenseurs • Urgences • Services des brûlés
• Services • Montées d’escaliers, • Salles de travail, • Immunodéprimés,
économiques. • Salles d’attente • Secteurs d’hospitalisation • Service greffe
• Services techniques • Consultation court séjour, • Chimiothérapie,
(maintenance), extérieure • Laboratoires, • Oncologie
• Maison de retraite, • Maternité • Radiologie • Onco-hématologie
• Résidences pour • Unité • Hémodialyse,
personnes âgées. d’hébergement • Réanimation
pour personnes • Exploration
âgées, fonctionnelle,
• Service long et • Stérilisation centrale
moyen séjour, (côté propre)
• Cure médicale, • Salles d’eau
• Psychiatrie, • Toilettes
• Stérilisation centrale • Cuisine
(zone lavage)
Nettoyage quotidien Nettoyage- Nettoyage-désinfection Nettoyage-
désinfection quotidien voire désinfection
quotidien pluriquotidien pluriquotidien et
étape de
désinfection

En pratique, l’entretien est réparti en 3 zones (respecter la fréquence de nettoyage). Bref, l'hôpital
peut être divisé en 3 parties :
Les zones de type administratif : Nettoyage 3 fois/semaine, désinfectants inutiles ;
Les zones d'hébergement des malades : Nettoyage chaque jour ;
Les zones à haut risque (salles d’opérations, bloc accouchements…).

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Méthodes et techniques de nettoyage des locaux

Méthodes Nettoyage (détergent);


Nettoyage associé à une désinfection:
- Soit : Nettoyage et désinfection en deux opérations (détergent puis
désinfectant)
- Soit : Nettoyage-désinfection en 1 opération (détergent-désinfectant).
En dehors de la maintenance
Techniques
Il existe principalement quatre techniques d’entretien des locaux:
a) Les techniques de dépoussiérage:
Essuyage humide des surfaces
Balayage humide
Nettoyage par aspiration.
b) Les techniques de lavage des sols:
Lavage manuel
Lavage mécanisé
c) Les techniques de traitement des sols;
d) La technique d’entretien par la vapeur.

NB: Le terme « surfaces » regroupe toutes les surfaces autres que le sol : surfaces
verticales (murs, parois…) et surfaces horizontales (plans de travail, mobilier).

On peut aussi recourir à la technique dite « à la Godille » qui est une technique de
balayage humide avec le balai habillé d’une gaze imbibée (du détergent ou détergent-
désinfectant). Elle s’effectue:
D’abord le pourtour de la chambre ou local;
Puis on repart dans un angle et on recule en formant des 8.
Procédure de La procédure de ménage est la description des étapes, des techniques et des produits
ménage ou nécessaire à l’entretien d’une chambre ou d’un lieu déterminé. Les étapes impératives
entretien des à respecter sont :
locaux - Première étape : dépoussiérage humide quotidien du matériel et du mobilier ;
chiffons de différentes couleurs selon les zones ;
- Deuxième étape : balayage humide après réfection des lits ;
- Troisième étape : lavage des sanitaires ; lavabos, WC nettoyés et désinfectés
chaque jour ;
- Quatrième étape : lavage des sols en une seule application d’un produit
détergent-désinfectant qui ne nécessitent pas de rinçage ou une application de
détergent puis rinçage, puis application d’un désinfectant.
Mécanismes de Pour obtenir une assurance-qualité en matière de nettoyage, chaque « maillon »
contrôle de de l’équipe devra être concerné, c’est-à-dire :
l’assurance- • Respecter le travail de technicien de surface et ne pas marcher sur un sol
qualité en encore mouillé ;
matière de • Connaître divers produits et procédure d’application ;
nettoyage • Avoir défini les secteurs à risques ;
• Assurer une formation au personnel d’entretien (technique de nettoyage,
utilisation des matériels et produits.
L’assurance-qualité en matière de nettoyage est vérifiée par des prélèvements
de surfaces au moins 20 à 30’ après application du détergent ou détergent-désinfectant
afin de laisser agir l’effet de rémanence.

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FICHE TECHNIQUE 5.2. ENTRETIEN DES BUREAUX

TACHE Entretenir et maintenir le bureau propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Le bureau
Fréquence : Chaque jour

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et Vim ou
(crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet,
serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup,
chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir le bureau propre.

Justification : le bureau constitue un lieu de travail. Il doit être propre et avoir un bureau propre
constitue une motivation pour le personnel.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle (si c’est
nécessaire). Nettoyer des vitres, fenêtres, faïences, l’ensemble du mobilier. Le sol fera
l’objet du nettoyage. Utiliser le balayage humide pour éviter la sédimentation des
germes à travers la poussière. Bien sécher le sol avec une serpillière et remise en
ordre.

Critères de qualité (attestant l’atteinte de la performance exigée) :


Les mobiliers et la poubelle du bureau sont propres ;
L’absence de toiles d’araignées et de mauvaise odeur ;
Les vitres ou les fenêtres et le sol sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet si possible ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en ordre.

Critères d’évaluation (vérifiant la maîtrise de la tâche) :


Le bureau est propre, la chaise, la tablette, les murs sont propres (sans poussière) ;
Les murs ou faïences sont propres (sans taches visibles…) ;
Tout est remis en ordre dans le bureau.

Infirmations clés (si nécessaire) :


Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Le bureau des administratifs ne nécessite pas d’être désinfecté, sauf des soignants ;
Le chariot n’entre pas dans le bureau à nettoyer.
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.
Attention au rangement des documents (les remettre comme tels).

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FICHE TECHNIQUE 5.3. ENTRETIEN ET MAINTIEN D’UNE CHAMBRE VIDE

TACHE Entretenir et maintenir une chambre vide propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Toute chambre vide
Fréquence : Chaque jour

Matériel/équipement : 1 paire de gants de ménage, 2 seaux, 1gobelet, les produits (détergent ou


désinfectant ou détergent-désinfectant, insecticide, Vim (ou crème à récurer),
éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet, serpillière ou torchon,
une lame de rasoir, brosse dure, brosse simple, ramassette, tête de loup, chariot ou
panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à rendre la chambre propre après le départ du
patient en vue de la préparer pour un prochain patient.

Justification: lorsque la chambre est vide suite à la sortie du patient soit suite à la guérison soit suite
au décès.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier, ouvrir les fenêtres, se laver les mains,
porter les gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les
recommandations du fabricant), ramasser les déchets traînant au sol avec la ramassette, et le
jeter dans la poubelle, enlever les toiles d’araignée, frotter à l’aide du frottoir les faïences, les
vitres ou fenêtres, table de chevet, chaise, matelas et lit, poubelle et remplacer le sac
poubelle, sol et sécher le sol. Utiliser l’insecticide avant de quitter.

Critères de qualité:
L’absence des toiles d’araignées ;
Les vitres ou fenêtres sont sans poussière ;
Le lit, le matelas, chaise, sol et faïences sont propres ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations ;
Tout est remis en ordre.

Critères d’évaluation :
Le plafond est propre (sans toiles d’araignées) ;
Le sol est propre (sans poussière ni déchet) ;
Le lit, le matelas, la chaise, table de chevet sont propres ;
Les murs ou faïences sont propres (sans tâches visibles du sang…) ;
La chambre est prête à être utilisée.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après l’ablation de gants ;
Eviter le balayage à sec et toujours réaliser le balayage humide ;
Aller du propre au sale et du haut en bas ;
Utiliser le détergent-désinfectant ou le détergent et le désinfectant.
Bien sécher le sol pour éviter la rouille autour des pieds de lit.

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FICHE TECHNIQUE 5.4. ENTRETIEN ET MAINTIEN D’UNE CHAMBRE OCCUPEE

TACHE Entretenir et maintenir une chambre des malades occupée propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Toute chambre occupée
Fréquence : Chaque jour

Matériel/équipement : 1 paire de gants de ménage, 2 seaux, 1gobelet, les produits (détergent ou


désinfectant ou détergent-désinfectant, Vim ou crème à récurer), éponge ou
frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet, serpillière ou torchon, une lame
de rasoir, brosse dure, brosse simple, ramassette, tête de loup, chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à rendre la chambre propre pendant que le patient
y est présent.

Justification tâche : le patient a ses propres germes et ces derniers peuvent s’échanger soit avec
l’environnement soit avec les germes d’autres patients. Environ 80% des germes se
posent sur les surfaces horizontales.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier, toquer la porte avant d’y entrer, saluer
les patients, ouvrir les fenêtres, se laver les mains, porter les gants, mélanger le
détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du fabricant),
ramasser les déchets traînant au sol avec la ramassette, et le jeter dans la poubelle,
frotter à l’aide du frottoir les faïences, les vitres ou fenêtres, (si nécessaire table de
chevet, chaise, matelas et lit), poubelle et remplacer le sac poubelle, sol et sécher le
sol. Dire au revoir aux patients.

Critères de qualité :
Les vitres ou fenêtres sont sans poussière ;
La chaise, sol et faïences sont propres ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations ;
Tout est remis en ordre.

Critères d’évaluation:
Le sol est propre (sans poussière ni déchet) ;
Le lit, le matelas, la chaise, table de chevet sont propres ;
Les murs ou faïences sont propres (sans tâches visibles du sang…) ;
Tout est remis en ordre dans la chambre.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après l’ablation de gants ;
Eviter le balayage à sec et toujours réaliser le balayage humide ;
Aller du propre au sale et du haut en bas ;
Utiliser le détergent-désinfectant ou le détergent et le désinfectant.

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FICHE TECHNIQUE 5.5. ENTRETIEN ET MAINTIEN DU BLOC OPERATOIRE

TACHE Entretenir et maintenir le bloc opératoire propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : le bloc opératoire
Fréquence : Chaque jour et plusieurs fois (dans la chirurgie propre et sale).
Protocole 1 : au début du programme d’intervention
Protocole 2 : entre deux interventions
Protocole 3 : en fin de journée
Protocole 4 : en fin de semaine

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots réservés au bloc, 2


seaux, 1gobelet, les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant)
et eau de Javel, vim ou crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac
poubelle ou sachet, serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure,
ramassette, tête de loup, chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à rendre le bloc opératoire propre (le désinfecter)
et l’apprêter pour une prochaine intervention.

Justification : l’opéré a ses propres germes et ses liquides biologiques (sang, pus, salives, urines…)
peuvent contaminer le bloc. Environ 80% des germes se posent sur les surfaces
horizontales. Et le fait d’inciser constitue un risque pour le patient. Prévenir le
risque infectieux.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier, se laver les mains, porter les gants,
verser un peu de Javel sur le matelas et laisser agir, mélanger le détergent dans
l’eau selon la quantité (voir les recommandations du fabricant). Le sol fera l’objet
d’un bionettoyage selon la méthode mise en œuvre dans les chambres : balayage
humide puis lavage- désinfection avec une lavette utilisée une seule fois.
Protocole 1 : au début du programme d’intervention : essuyage humide des
appareils, des surfaces, du mobilier ; cela est pratiqué avec une lavette imprégnée de
désinfectant,
Protocole 2 (entre deux interventions) : ramasser, évacuer les déchets et remplacer
le sac poubelle, bionettoyage pratiqué dans un rayon de 2 mètres autour de la table
d’opération (concerne le mobilier, l’éclairage, scialytique, le sol).
Protocole 3 (en fin de journée) : bionettoyage de l’ensemble du mobilier, du matériel
d’anesthésie-réanimation, du sol, des murs (faïences) jusqu’à 2m d’hauteur, les
vitres ou fenêtres, table de chevet, chaise, matelas et sécher le sol. Les sas d’accès,
vestiaires… sont également concernés par cette procédure de bionettoyage.
Protocole 4 (en fin de semaine) : Idem protocole 3 en ajoutant l’intérieur des
équipements (placard, tiroirs,…), la totalité de la surface des murs, le plafond de la
salle d’opération. Dans certains cas, la procédure est complétée par une désinfection
hors présence humaine (lise en œuvre d’un dispersant désinfectant non dirigé).

Critères de qualité :
Les mobiliers du bloc opératoire sont propres (nettoyer et désinfecter) ;
Les vitres ou fenêtres sont sans poussière ;
La chaise, sol et faïences sont propres ;

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La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations ;
Tout est remis en ordre.

Critères d’évaluation :
Le sol est propre (sans poussière ni déchet) ;
Le lit, le matelas, la chaise, la lampe scialytique, la tablette sont propres (sans trace
du sang) ;
Les murs ou faïences sont propres (sans tâches visibles du sang…) ;
Tout est remis en ordre dans la chambre.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après l’ablation de gants ;
Eviter le balayage à sec et toujours réaliser le balayage humide ;
Aller du propre au sale et du haut en bas ;
Utiliser le détergent-désinfectant ou le détergent et le désinfectant.
Verser le produit dans le seau contenant l’eau et jamais le contraire ;
Utiliser les sabots réservés au bloc.
Le nettoyage de matériel roulant se fait chaque jour et chaque semaine.
Ne jamais utiliser le formol.

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FICHE TECHNIQUE 5.6. ENTRETIEN ET MAINTIEN DU BLOC DE

STERILISATION

TACHE Entretenir et maintenir le bloc de stérilisation propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : le bloc de stérilisation
Fréquence : Chaque jour

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots réservés au bloc de


stérilisation, 2 seaux, 1gobelet, les produits (détergent ou désinfectant ou
détergent-désinfectant) et Vim ou (crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette,
lavettes, sac poubelle ou sachet, serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse
dure, ramassette, tête de loup, chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir le bloc de stérilisation


propre.

Justification : les DM seront utilisés dans les cavités stériles et ils exigent la rigueur dans l’asepsie
surtout dans les zones propre et stérile. Et lorsqu’ils souillés des liquides biologiques
constituent un bon milieu de culture et la formation du biofilm est plus qu’une
évidence. Il faut prévenir le risque infectieux.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle, bionettoyage
des vitres, fenêtres, faïences, l’ensemble du mobilier. Le sol fera l’objet d’un
bionettoyage selon la méthode mise en œuvre dans les chambres : balayage humide
puis lavage- désinfection avec une lavette. Bien sécher le sol avec une serpillière,
remise en ordre.

Critères de qualité :
Les mobiliers et les éviers du bloc de stérilisation sont propres ;
Les vitres ou fenêtres, la chaise, sol et faïences sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en
ordre.

Critères d’évaluation :
Le sol, les éviers, la chaise, la tablette, les murs sont propres (sans poussière) ;
Les murs ou faïences sont propres (sans tâches visibles du sang…) ;
Tout est remis en ordre dans la chambre.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale (zone stérile, zone propre et zone
sale) et du haut en bas ;
Utiliser les sabots réservés au bloc et ne jamais utiliser le formol ;
Le chariot n’entre pas dans le local à nettoyer.
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE 5.7. ENTRETIEN ET MAINTIEN DE LA SALLE

D’ACCOUCHEMENT

TACHE Entretenir et maintenir la salle d’accouchement propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : le bloc opératoire
Fréquence : Chaque jour et plusieurs fois (dans la chirurgie propre et sale).
Protocole 1 : au début du programme des accouchements ;
Protocole 2 : entre deux accouchements
Protocole 3 : en fin de journée
Protocole 4 : en fin de semaine

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots réservés, 2 seaux,


1gobelet, les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et eau
de Javel, Vim ou crème à récurer), désodorisant, éponge ou frottoir, raclette,
lavettes, sac poubelle ou sachet, serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse
dure, ramassette, tête de loup, chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à rendre la salle d’accouchement propre (la
désinfecter) et l’apprêter pour un prochain accouchement.

Justification : l’accouchée doit donner naissance à une nouvelle vie dans les conditions acceptables
d’hygiène. Le nouveau-né est fragile. Les 2 ont besoin de la protection. Cette tâche
réduit le risque infectieux chez l’accouchée et le nouveau-né.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier, se laver les mains, porter les gants,
verser un peu de Javel sur le matelas et laisser agir, mélanger le détergent ou
détergent-désinfectant dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant). Le sol fera l’objet d’un bionettoyage selon la méthode mise en œuvre
dans les chambres : balayage humide puis lavage- désinfection avec une lavette
utilisée une seule fois si possible.
Protocole 1 : au début du programme : essuyage humide des appareils (fœtoscope,
stéthoscope…), des surfaces, du mobilier ; cela est pratiqué avec une lavette
imprégnée de détergent-désinfectant ;
Protocole 2 (entre deux accouchements) : évacuer les déchets anatomiques
(placenta) ou le mettre dans un seau avec couvercle, bionettoyage pratiqué dans un
rayon de 2 mètres autour de la table d’accouchement (concerne le mobilier,
l’éclairage, le sol).
Protocole 3 (en fin de journée) : bionettoyage de l’ensemble du mobilier, du
matériel, du sol, des murs (faïences) jusqu’à 2m d’hauteur, les vitres ou fenêtres,
table d’accouchement, chaise, matelas et sécher le sol. Les sas d’accès, paravents,
tabouret, vestiaires…sont concernés par cette procédure de bionettoyage.
Protocole 4 (en fin de semaine) : Idem protocole 3 en ajoutant l’intérieur des
équipements (placard, tiroirs,…), la totalité de la surface des murs, le plafond de la
salle d’accouchement.

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Critères de qualité :

L’absence de mauvaises odeurs (du sang, du liquide amniotique…) ;


Les mobiliers du bloc d’accouchement (table…) sont propres (nettoyer-désinfecter) ;
Les vitres ou fenêtres, la chaise, sol et faïences sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre (avec couvercle pour le placenta) ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en
ordre.

Critères d’évaluation :
Le sol est propre (sans poussière ni déchet) ;
La table d’accouchement, les cloisons de séparation, la chaise, la tablette sont
propres (sans trace du sang) ;
Les murs ou faïences sont propres (sans taches visibles du sang…) ;
Tout est remis en ordre dans la salle d’accouchement.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après l’ablation de gants ;
Eviter le balayage à sec et toujours réaliser le balayage humide ;
Aller du propre au sale et du haut en bas ;
Utiliser le détergent-désinfectant ou le détergent et le désinfectant voire
désodorisant si possible.
Utiliser les sabots réservés au bloc d’accouchement.
Ne jamais utiliser le formol.

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FICHE TECHNIQUE 5.8. ENTRETIEN ET MAINTIEN DE LA SALLE DES SOINS

TACHE Entretenir et maintenir la salle de soins propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : La salle de soins
Fréquence : Chaque jour voire plusieurs fois par jour (le matin, après les soins et à la fin de la
journée).

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et vim ou
(crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet,
serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup (si
présence de toiles d’araignées), chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir la salle de soins propre.

Justification : les soins doivent être administrés dans un milieu propre. Au lieu de chercher tuer les
germes dans une plaie, c’est d’éviter d’y introduire. Il faut prévenir le risque infectieux.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle, bionettoyage
des vitres, fenêtres, faïences, l’ensemble du mobilier (chariot de soins, chaise…). Le sol
fera l’objet d’un bionettoyage selon la méthode mise en œuvre dans les chambres :
balayage humide puis détergence-désinfection avec une lavette. Bien sécher le sol
avec une serpillière et remise en ordre.

Critères de qualité :
Le chariot de soins est propre (sans tache d’antiseptiques ou autres médicaments) ;
Les mobiliers et le lavabo de la salle de soins sont propres ;
Les vitres ou fenêtres, la chaise, sol et faïences sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel d’entretien utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en
ordre.

Critères d’évaluation :
La salle de soins est propre (sans mauvaise odeur ni éclaboussures sur les murs) ;
Le sol, le chariot de soins, l’évier, la chaise, la tablette, les faïences sont propres ;
Tout est remis en ordre dans la chambre.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Ne jamais utiliser le formol ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE [Link] ET MAINTIEN DES COULOIRS

TACHE Entretenir et maintenir le couloir propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Le couloir
Fréquence : Chaque jour voire plusieurs fois par jour (le matin, à midi et à la fin de la journée).

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et Vim ou
(crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet,
serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup (si
présence de toiles d’araignées), chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir le couloir propre.

Justification : les couloirs doivent être propres. Cela reflète l’image et le sérieux en matière d’hygiène
de la structure de santé.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle, bionettoyage
des vitres, fenêtres, faïences, les chaises…. Le sol fera l’objet d’un bionettoyage selon
la méthode mise en œuvre dans les chambres : balayage humide puis détergence-
désinfection avec une lavette. Bien sécher le sol avec une serpillière et remettre tout
en ordre. Nettoyer pendant que le mouvement des acteurs n’est plus ou le faire à
moitié.

Critères de qualité :
Les chaises, sol et faïences sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel d’entretien utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en ordre.

Critères d’évaluation :
Le couloir est sans déchet au sol ;
Le couloir est propre (sans mauvaise odeur ni éclaboussures sur les murs ni toiles d’araignées) ;
Les chaises…sont propres ;

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Le couloir est nettoyé à moitié (en le divisant par deux) pour laisser passage aux patients ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE 5.10. ENTRETIEN ET MAINTIEN DES ESCALIERS

TACHE Entretenir et maintenir les escaliers


propres
Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle
Lieu : Les escaliers
Fréquence : Chaque jour voire plusieurs fois par jour (le matin, à midi et à la fin de la journée).

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et Vim ou
(crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet,
serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup (si
présence de toiles d’araignées), chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir les escaliers propres.

Justification : les escaliers doivent être propres. Cela reflète l’image et le sérieux en matière
d’hygiène de la structure de santé. Ils doivent être nettoyés et désinfectés parce que
tous les acteurs touchent par les mains et s’échangent sans le savoir.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle. Le sol fera
l’objet d’un bio nettoyage selon la méthode mise en œuvre dans le couloir : balayage
humide puis détergence-désinfection avec une lavette. Bien sécher le sol avec une
serpillière. Nettoyer pendant que le mouvement des acteurs n’est plus ou le faire à
moitié. Nettoyer toujours de haut en bas.

Critères de qualité :
Les marches pieds des escaliers sont propres (sans poussière) ;
L’absence de toiles d’araignées ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;

Critères d’évaluation :
Les escaliers sont sans déchet au sol ;
Les escaliers sont propres (sans toiles d’araignées) ;
Le matériel d’entretien utilisé est bien entretenu à la fin des opérations.

Infirmations clés :
Nettoyer toujours du haut en bas ;
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du haut en bas ;
Les escaliers sont nettoyés à moitié (en le divisant par deux) pour laisser passage aux
acteurs ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE 5.11. ENTRETIEN ET MAINTIEN DE LA DOUCHE

TACHE Entretenir et maintenir la douche propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : La touche propre
Fréquence : Chaque jour (le matin et à la fin de la journée).

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant), eau de Javel et
Vim ou (crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou
sachet, serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de
loup (si présence de toiles d’araignées), chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir la douche propre.

Justification : la douche doit être propre et constitue le lieu d’aisance pour la toilette du patient. Le
patient hospitalisé et indépendant a besoin de se laver. Lorsque celle-ci est sale, le
patient aura peur de se laver. Voire le personnel lors de garde ne sera pas en mesure
de laver. C’est le lieu où surtout les femmes s’infectent. Prévenir le risque infectieux.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, toquer la
porte avant d’y accéder, porter les gants, ouvrir les fenêtres pour aérer la douche,
mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), réaliser le bio nettoyage de faïences, des vitres, des fenêtres, du miroir, le
robinet, du bac de douche ou baignoire de l’extérieur à l’intérieur et désinfecter avec
l’eau de Javel, la porte, les poignées et le porte-savon (bien désinfecter). Le sol fera
l’objet d’un bio nettoyage selon la méthode mise en œuvre dans les chambres :
balayage humide puis détergence-désinfection. Bien sécher le sol avec une serpillière.
Remplacer le savon d’échange (si possible savon liquide) et le tapis de douche ou de
bain.

Critères de qualité:
La douche est sans mauvaise odeur d’urines ou de selles ;
Le miroir, le lavabo et le porte-savon, les vitres ou fenêtres et faïences propres ;
Le matériel d’entretien utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est
remis en ordre.

Critères d’évaluation:
La douche est prête à être utilisée, la présence de l’eau et du savon ;
Absence de mauvaise d’odeurs d’urines et le sol est bien séché.

Infirmations clés:
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Utiliser l’eau de Javel et bien désinfecter les poignées et les gants ;
Apprendre les acteurs à l’utiliser correctement et éviter d’uriner dans la douche ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE 5.12. ENTRETIEN ET MAINTIEN DES TOILETTES

TACHE Entretenir et maintenir les toilettes propres

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Les toilettes propres
Fréquence : Chaque jour voire plusieurs fois par jour (le matin, après les soins et à la fin de la
journée).
Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,
les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant), eau de Javel et
Vim ou (crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou
sachet, serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de
loup (si présence de toiles d’araignées), chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir les toilettes propres.
Justification : les toilettes doivent être propres et constituent le lieu d’aisance. Le patient hospitalisé,
après avoir mangé et bu, soit se soulager dans les toilettes. Lorsque celles-ci sont sales,
le patient aura peur de manger et de boire suffisamment. D’où, la guérison va tarder.
Voire le personnel sera tenté de rentrer chez lui en cas de diarrhée. C’est le lieu où
surtout les femmes s’infectent. Prévenir le risque infectieux.
Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, toquer la
porte avant d’y accéder, porter les gants, ouvrir les fenêtres pour aérer les toilettes,
utiliser la chasse-eau, verser l’eau de Javel et laisser agir, mélanger le détergent dans
l’eau selon la quantité (voir les recommandations du fabricant), ramasser, évacuer les
déchets pour vider la poubelle et remplacer le sac poubelle, réaliser le bio nettoyage
du lavabo, des vitres, des fenêtres, faïences, du miroir, de la cuve WC de l’extérieur à
l’intérieur (couvercle, lunettes et dans la cuve) et javelliser, nettoyer la poubelle, la
porte, les poignées et le goupillon ou brosse de toilettes (bien désinfecter). Le sol fera
l’objet d’un bio nettoyage selon la méthode mise en œuvre dans les chambres :
balayage humide puis détergence-désinfection. Bien sécher le sol avec une serpillière,
garnir la poubelle de sachet et remise en ordre. Remplacer le papier hygiénique,
Critères de qualité :
Les toilettes sont sans mauvaises odeurs d’urines ou de selles ;
La cuve, le miroir, le lavabo et le goupillon, les vitres ou fenêtres et faïences propres ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel d’entretien utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est
remis en ordre.
Critères d’évaluation :
Les toilettes sont prêtes à être utilisées ;
La présence de l’eau et du papier hygiénique ;
Absence de mauvaise d’odeurs d’urines ou de selles et le sol est bien séché.
Infirmations clés (si nécessaire) :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Utiliser l’eau de Javel et bien désinfecter les poignées et les gants.
Apprendre les acteurs à les utiliser correctement ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE 5.13. ENTRETIEN ET MAINTIEN DE LA BUANDERIE

TACHE Entretenir et maintenir le local de la buanderie propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Le local de la buanderie
Fréquence : Chaque jour

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et Vim ou
(crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet,
serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup,
chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir le local de buanderie.

Justification : le linge constitue un élément important dans la prévention des infections


nosocomiales. La propreté des locaux de ce service est un atout pour le respect du
circuit de linges propres ou sales. Ainsi, les linges du bloc, des patients et la tenue du
personnel seront gardés dans un environnement propre.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du
fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle. Nettoyer des
vitres, fenêtres, faïences, l’ensemble du mobilier. Les machines seront entretenues
selon les instructions du technicien. Faire attention avec la partie électrique. Le sol fera
l’objet du nettoyage. Utiliser le balayage humide pour éviter la sédimentation des
germes à travers la poussière. Bien sécher le sol avec une serpillière et remise en
ordre.

Critères de qualité :
Les machines et les mobiliers de la buanderie sont propres ;
L’absence de toiles d’araignées et de mauvaise odeur ;
Les vitres ou les fenêtres et le sol sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en
ordre.

Critères d’évaluation :
Le local de la buanderie, la chaise, la tablette, les murs sont propres (sans poussière) ;
Les murs ou faïences et les machines sont propres (sans taches visibles…) ;
Tout est remis en ordre dans le bureau.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Le respect du circuit propre dans le bio nettoyage puis du circuit sale ;
Le chariot n’entre pas dans le local de buanderie à nettoyer.
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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FICHE TECHNIQUE 5.14. ENTRETIEN ET MAINTIEN DE LA MORGUE

TACHE Entretenir et maintenir la morgue propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Le local de la morgue
Fréquence : Chaque jour
Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots réservés à la
morgue, 2 seaux réservés, 1gobelet, les produits (détergent ou désinfectant ou
détergent-désinfectant), eau de Javel et Vim ou (crème à récurer), éponge ou
frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet, serpillière ou torchon, une lame
de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup, chariot ou panier, masque si odeur
du formol.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir le local de la morgue


propre.
Justification : une personne peut mourir suite aux plusieurs maladies quelquefois contagieuses. Le
cadavre sera manipulé, conservé et mise en bière. Si la morgue est sale, la qualité de
conservation des cadavres est compromise.
Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants réservés pour la morgue, javelliser le lieu de préparation de cadavre, mélanger
le détergent dans l’eau selon la quantité (voir les recommandations du fabricant),
ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac poubelle. Nettoyer des vitres,
fenêtres, faïences, l’ensemble du mobilier, le lavabo et les éviers. Le bloc (tiroir) de
conservation sera entretenu selon les instructions du technicien responsable de
maintenance. Faire attention avec la partie électrique. Le sol fera l’objet du nettoyage.
Utiliser le balayage humide pour éviter la sédimentation des germes à travers la
poussière. Bien sécher le sol avec une serpillière et remise en ordre.

Critères de qualité :
Les blocs de conservation et les mobiliers de la morgue sont propres ;
L’absence de toiles d’araignées et de mauvaise odeur ;
Les vitres ou les fenêtres et le sol sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en
ordre.

Critères d’évaluation :
Le lieu de la mise en bière est propre (nettoyer et désinfecter) ;
Le local de la morgue, la chaise, la tablette, les murs sont propres (sans poussière) ;
Les murs ou faïences et les réfrigérateurs de conservation sont propres (sans taches
visibles…) et tout est remis en ordre dans la morgue.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.
Le matériel et équipement de la morgue sont réservés à la morgue.

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FICHE TECHNIQUE 5.15. ENTRETIEN ET MAINTIEN DE LA CUISINE

TACHE Entretenir et maintenir la cuisine propre

Responsable : Technicien de surfaces/garçon ou fille de salle


Lieu : Le local de la cuisine
Fréquence : Chaque jour

Matériel/équipement : Tenue appropriée, 1 paire de gants de ménage et sabots, 2 seaux, 1gobelet,


les produits (détergent ou désinfectant ou détergent-désinfectant) et Vim ou
(crème à récurer), éponge ou frottoir, raclette, lavettes, sac poubelle ou sachet,
serpillière ou torchon, une lame de rasoir, brosse dure, ramassette, tête de loup,
chariot ou panier.

Définition opératoire : c’est processus consistant à entretenir et à maintenir le local de la cuisine


propre.

Justification : Manger est vital. Manger dans un environnement propre est contributif pour la
meilleure santé. Si la cuisine est sale, la qualité de la nourriture est compromise.

Procédure d’exécution: Apprêter le matériel dans le panier ou chariot, se laver les mains, porter les
gants réservés pour la cuisine, mélanger le détergent dans l’eau selon la quantité (voir
les recommandations du fabricant), ramasser, évacuer les déchets et remplacer le sac
poubelle. Nettoyer des vitres, fenêtres, faïences, l’ensemble du mobilier et les éviers.
Les machines comme cuisinières (ou les réchauds) seront entretenues selon les
instructions du technicien. Faire attention avec la partie électrique. Le sol fera l’objet
du nettoyage. Utiliser le balayage humide pour éviter la sédimentation des germes à
travers la poussière. Bien sécher le sol avec une serpillière et remise en ordre.

Critères de qualité :
Les cuisinières et les mobiliers de la cuisine sont propres ;
L’absence de toiles d’araignées et de mauvaise odeur ;
Les vitres ou les fenêtres et le sol sont propres (sans poussière) ;
La présence d’une poubelle propre et garnie de sachet ;
Le matériel utilisé est bien entretenu à la fin des opérations et tout est remis en
ordre.

Critères d’évaluation :
Le local de la cuisine, la chaise, la tablette, les murs sont propres (sans poussière) ;
Les murs ou faïences et les cuisinières sont propres (sans taches visibles…) ;
Tout est remis en ordre dans le bureau.

Infirmations clés :
Lavage des mains avant le port de gants et après avoir ôté les gants ;
Eviter le balayage à sec et aller du propre au sale et du haut en bas ;
Le respect du circuit propre dans le bio nettoyage puis du circuit sale ;
Enlever les toiles d’araignées une fois la semaine.

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B. NETTOYAGE ET DESINFECTION D’AUTRES OBJETS QUE LE MATERIEL
MEDICAL
FICHE TECHNIQUE 5.15. GENERALITES SUR LES LINGES ET VETEMENTS

1. LA GESTION DES LINGES

Le circuit de linges

En matière de circuits, que ce soit pour les linges, la fonction alimentaire, les déchets, le
matériel utilisé lors de soins, dans la construction de la plupart des hôpitaux, ces aspects ont
peu de place dans l’hygiène de l’environnement. Or, il est important de déterminer des circuits
en séparant « circuits propres » et « circuits sales ».

Tout le matériel de literie (drap, alèse, couverture, etc.) est un élément auquel le patient
attache une valeur. Le malade passe de nombreuses heures dans son lit, et il est plus agréable
lors de la réfection du lit de pouvoir l’y installer dans des draps propres, sans tâches suspectes.
Chaque patient reçoit, lors de son admission dans l'établissement de soins, du
linge propre et éventuellement des vêtements propres ;
Obliger la famille à donner du linge propre au malade.
Donner une éducation pour la santé aux acteurs (patient, famille…) sur l’hygiène de
linges.

Types de circuit des linges dans un hôpital


Le linge propre Le linge propre est acheminé par l’intermédiaire de chariots couverts,
d’armoires métalliques closes, quelquefois de paquets plus individualisés sous
housses plastiques.
Les éléments déterminants de ce circuit propre sont :
d’obtenir une bonne qualité de lavage ;
de raccourcir au maximum la liaison entre l’endroit de production et
l’endroit d’utilisation (unité de soins) ;
d’isoler au maximum le linge propre, du début de la chaîne jusqu’à l’unité
du patient.
L’entreposage et le transport du linge propre, le déposer dans des
armoires propres. Le manipuler avec des mains propres et effectuer un
inventaire journalier. Ce linge sera stocké dans l’unité, dans un endroit réservé à
cet usage, sans quantité excessive. On aura le souci de ne pas faire cohabiter
celui-ci avec le linge sale.

Le linge sale Un service de soins est toujours producteur de linge sale. Il est courant de
remarquer que les lits des malades sont entièrement refaits chaque jour, voire
plusieurs fois par jour pour certains articles (alèses), pour certains secteurs
(enfants, personnes âgées, réanimation…).Lors de la réfection du lit, le linge sale
ne doit être secoué, ni posé au sol (sac à linge de différentes couleurs). Et le
lavage des mains après manipulation de linge sale est obligatoire.

Ramassage de linge sale :


- Respecter le pré-tri pour faciliter le travail de personnel de la blanchisserie ;

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- Déposer le linge sale directement dans un sac servant à son transport,
proscrire le dépôt de linge sale au sol ou sur le mobilier de la chambre ;
- Fermer ces sacs hermétiquement et les évacuer vers le service de buanderie
au moins une fois par jour ;
Veiller à l’élimination rapide du linge très contaminé.
Le linge
opératoire La prestation linge pour le bloc opératoire revêt une importance toute
particulière, car les champs opératoires sont un des éléments de l’univers
proximal de la plaie opératoire. Ce linge sera stérile.

2. LES VETEMENTS
Eléments de la Le Personnel revêt une tenue de travail : blouse à manches
politique courtes, tuniques, pantalon, chaussures. La tenue propre et adaptée
vestimentaire est changée tous les jours et chaque fois que c’est nécessaire. Elle
est impérativement lavée par l’hôpital
Les chaussures exclusivement réservées à l’hôpital sont peu
bruyantes, confortables, lavables, de préférence blanches. La tenue
contribue à la prévention de la transmission des infections croisées,
à la qualité du soin et de la prestation, au respect de la personne
soignée et à la qualité de l’image de l’hôpital.

Principes de la La tenue n’est pas seulement vestimentaire, elle s’accompagne


politique également du respect de certains principes : hygiène corporelle,
vestimentaire cheveux propres, courts ou attachés, pas de bijoux sur les mains et
les avant-bras, absence de vêtements civils sous la tenue de travail,
ne pas fumer en dehors des lieux réservés à cet usage (pas en
public).

NB : La tenue professionnelle est portée exclusivement dans


l’enceinte de l’hôpital. Pour sortir de l’hôpital, se rendre à la
cafétéria, le personnel revêt impérativement sa tenue de ville.
La blouse toujours fermée à manches courtes ou retroussées
pour faciliter l’hygiène des mains. Si le travail est très salissant
ou risque de se contaminer, porter un tablier protecteur.
Pensez à :
Un bonnet qui enveloppe complètement les
cheveux,
Le masque couvrant le nez et la bouche. Il doit être
renouvelé tous les jours ou de préférence chaque fois
que l’on retourne dans la chambre,
Porter les souliers faciles à désinfecter ou à usage
unique,
Enlever la montre, bague, laisser le portable et le
trousseau de clés avant d’entrer dans la chambre
d’isolement.

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Fréquence et les Personnel de soins : quotidiennement et chaque fois que la
règles de tenue visiblement est souillée ;
changement de Personnel administratif sans contact avec patient : deux fois par
tenue semaine.
Règles à observer :
- Hhygiène des mains rréalisée avant d’enfiler et après avoir
retiré sa tenue professionnelle ;
- Blouse au vestiaire ou pliée dans un sac pour être lavée le
soir à la maison ;
- Idéalement : blouse lavée à une température > à 60°C.S

Indications du port d’une tenue par secteurs et actes

1. PAR SECTEUR MOYENS DE PROTECTION


SECTEURS A HAUT Bloc opératoire Pyjama
RISQUE INFECTIEUX Réanimation Surblouse (tablier)
Hématologie Coiffe
Brûlés… Masque
Surchaussures
SECTEURS Cuisine Surblouse (tablier)
« PRESTATAIRES » Lingerie Gants
Stérilisation Coiffe
Laboratoire… Masque
2. PAR ACTE MOYENS DE PROTECTION
ACTES LIES AUX SOINS Changes contaminants Surblouse (tablier) et gants
Lors d’isolement Surblouse (tablier), gants
masque, lunettes si nécessaires
ACTES LIES AUX Distribution des repas Blouse/ Tablier
PRESTATIONS Manipulation du linge sale, Blouse, masque, coiffe, gants,
des déchets surchaussures

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FICHE TECHNIQUE 5.16. NETTOYAGE DES LINGES

Tâche Nettoyer les linges


Responsable : Chargé de la Buanderie

lieu : Buanderie
Fréquence : après chaque usage
Matériels/équipements requis : détergents, eau, savons, antiseptique, liquide, fer à repasser,
autoclaves, séchoir
Définition opératoire : c’est la décontamination des linges utilisé en hospitalisation
ou en soins par lessivage avec une poudre classique que l’on
bouilli pendant 5 minutes si possible
Justification :
Procédures d’exécution : triage, désinfection, lavage, ébullition, séchage,
repassage

Critères de qualité : Respect des règles de désinfection, lavage et ébullition


Critères d’évaluation : Etat propre et stérile des linges
Informations clés : lavage, rinçage, trempage pendant 30 minutes dans la solution
à 0,1% de chlore, rinçage et séchage soigneux. Pour la chirurgie
le linge seront stérilisés par l’autoclave

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C. NETTOYAGE ET DESINFECTION DU MATERIEL MEDICAL
FICHE TECHNIQUE 5.17. DESINFECTION DES SURFACES SOUILLEES ET MATERIELS

Tâche : Désinfecter les surfaces souillées et les


matériels
Responsable : :
lieu : salles de soins, S.O, salles de travail
Fréquence : après chaque utilisation
Matériels/équipements : désinfectant (eau de javel à 2,6%) l’eau, tablettes,
requis matériels de réanimation de petite chirurgie,
poubelle étanche.
Définition opératoire : c’est rendre les matériels et le site de travail propre
Justification : empêcher la prolifération des microbes sur les
matériels et sur les surfaces de travail
Procédures d’exécution : Porter la blouse, gants, couvre-chaussettes, masques,
désinfectant imbibées sur une ouate puis, nettoyé la
surface et matériel, enlever les gants et laver les mains
avec un désinfectant puis au savon MONGANGA et
sécher les mains à l’air libre
Critères de qualité :
Critères d’évaluation :
Informations clés : Matériels propres ainsi que la surface de travail

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D. LA STERILISATION
FICHE TECHNIQUE 5.17. GENERALITES SUR LE TRAITEMENT DES DISPOSITIFS MEDICAUS

Définition d’un dispositif médical

Un dispositif médical, c’est « tout instrument (speculum, thermomètre, pinces), équipement


(aspirateur, chariot…), matière, produit, (à l'exception des produits d'origine humaine, ou
tout autre article seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant
dans son fonctionnement), destinés par le fabricant à être utilisé chez l'homme à des fins
médicales, de diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement, ou d'atténuation d'une
maladie...

L’hôpital doit avoir :


des DM pour les différentes chirurgies (par voie ouverte et par scopie);
des linges en cotton pour le confort du malade;
de différents outils qui facilitent le travail du technicien de stérilisation.

Dans un hôpital, on trouve: les brûlés, les blessés, les malades/patients/clients, les opérés,
mais aussi, des microbes.

Classification des dispositifs médicaux et leur traitement requis

Le tableau 5.1 permet de classer les dispositifs médicaux en critique, semi-critique et non
critique selon leur destination et leur risque infectieux, ce qui permet de connaître le type de
traitement à appliquer à un dispositif médical.

Tableau 5.1 : Classement des dispositifs médicaux et leur traitement requis

CLASSEMENT NIVEAU DE
NIVEAU DE TRAITEMENT
DESTINATION DU MATERIEL DU RISQUE
REQUIS
MATERIEL INFECTIEUX
Introduction dans le système
Stérilisation ou usage
vasculaire ou dans une Critique Haut risque
unique stérile*
cavité ou tissu stérile
En contact avec muqueuse Désinfection de niveau
ou peau lésée Semi-critique Risque médian intermédiaire ou
superficiellement stérilisation
En contact avec la peau
intacte du patient ou sans Non critique Risque bas Désinfection de bas niveau
contact avec le patient

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* Désinfection de haut niveau en cas d’impossibilité d’appliquer un procédé de stérilisation
et s’il n’existe pas de DM à usage unique stérile.

6.1 Niveau de risque et de traitement par grandes catégories des DM


Il existe trois niveaux de risque infectieux en fonction de la nature du tissu avec lequel le DM
entre en contact lors de son utilisation. A chaque niveau de risque correspond un niveau de
traitement permettant d'atteindre le niveau de qualité microbiologique requis (cf. Tableau
8.2).

Tableau [Link] des DM immergeables et non immergeables

a) DM immergeables b) DM non immergeables


Immersion dans une solution Pulvérisation du DM et d'un carré
détergente-désinfectante pendant 15 d'essuyage à usage unique avec une
minutes solution détergent-désinfectant
Nettoyage Nettoyer sans trop sécher (rémanence)
Rinçage
Séchage

Étapes du traitement des DM


Le traitement des DM se fait en trois grandes étapes :
- Pré-désinfection ou décontamination (+nettoyage) ;
- Désinfection et ;
- Stérilisation.

A) Décrire la pré-désinfection ou décontamination des DM

Définition
C’est le 1er traitement à effectuer sur les objets et matériels souillés dans le but de diminuer la
population de M-O et de faciliter le nettoyage ultérieur.
Opération utilisant un produit détergent-désinfectant composé de détergent et d’un principe
actif reconnu pour ses propriétés : bactéricides, fongicides et virucides (15 min de contact).
Elle constitue une étape préalable à la désinfection ou à la stérilisation. (90%). (nettoyage,
rinçage, séchage)

Pourquoi la pré-désinfection?

Faciliter l’étape de lavage en éliminant les souillures et les matières organiques;


Ralentir la multiplication des germes;
Rendre la désinfection et la stérilisation plus efficaces;
Protéger le personnel qui manipule les instruments
Éviter la contamination de l’environnement et prévenir la formation du biofilm sur les
DM.
NB : On ne stérilise bien que ce qui est propre !

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Procédures
Elle constitue une étape préalable à la désinfection ou à la stérilisation. (95%).
(nettoyage, rinçage et séchage).
Pour les DM non immergeables, il ne faut jamais sécher complètement pour
rechercher l’effet rémanent.
Pour les DM qui doivent subir la stérilisation, parfois la désinfection n’est pas
systématique.
Si la pré-désinfection n’est pas rigoureuse et selon les types d’intervention, la
désinfection est très indispensable.

Comment nettoyer?
DM immergeables : immersion dans une solution détergent-désinfectant pendant 15 mn
(nettoyage, rinçage et séchage) ;
DM non immergeables
- Pulvérisation du DM et d'un carré d'essuyage à usage unique avec une solution
détergent-désinfectant.
- Nettoyer sans trop sécher (rémanence : dont l’action persiste après application)

3 moyens de laver :
1) Lavage en machine : car le plus efficace
2) Lavage manuel
3) Lavage dans un bac à ultra- prioritaire sons

L‘efficacité du nettoyage dépend de la combinaison de plusieurs actions:


- action physico-chimique du détergent;
- action mécanique : aspersion et brassage dans une machine ou brossage
manuel;
- action thermique par le chauffage de la solution de lavage et de rinçage

Lors du déchargement de la machine, la vérification du séchage est effectuée avant le


contrôle des DM.
Lavage : Il permet l’élimination de manière mécanique des souillures ainsi que des germes déposés
sur le matériel. Le lavage du matériel permet une réduction du nombre de germes grâce à l’action :
- mécanique du frottement ;
- diluante de l’eau ;
- dissolvante du détergent.

Le lavage doit comporter trois étapes


1. Laver et frotter avec un détergent ou un détergent - désinfectant et de l‘eau propre ;
2. Rincer abondamment ;
3. Sécher soigneusement (toute humidité résiduelle facilitant une recontamination avant
stérilisation).

Le nettoyage exige de manière générale


- Une eau de bonne qualité : propre, pH neutre,… ;
- Le respect des dosages et des produits détergents et désinfectants ;
- Le matériel de lavage adapté au matériel à traiter ;
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- La surveillance du déroulement des cycles de lavage;
- L’obtention, en fin de cycle, d’un matériel propre et parfaitement sec.

NB : La stérilisation ne remplace pas le nettoyage et on ne stérilise bien que ce qui est propre.

B) Décrire la désinfection des DM

Définition

Opération au résultat momentané permettant d'éliminer ou de tuer les micro-


organismes et/ou d'inactiver les virus indésirables portés par des milieux inertes
contaminés, en fonction des objectifs fixés.
Terme générique désignant toute action à visée anti-microbienne, quel que soit le
niveau de résultat, utilisant un produit pouvant justifier in vitro des propriétés
autorisant à le qualifier de désinfectant.
Le résultat de cette opération est limitée aux micro-organismes présents au moment
de l'opération (environ jusqu’à 99%).

Procédures
L'usage du terme "désinfection" en synonyme de "décontamination" est prohibé.
Désinfection avec : un produit désinfectant type acide per-acétique ou glutaraldéhyde
(Cidex) pendant 48 heures.

C) Décrire les procédés de la stérilisation des DM

Définition
a) Stérilisation
Elle est l’opération qui met en œuvre un ensemble de méthodes et de moyens visant à
éliminer par destruction tous les m-o vivants de quelque nature (bactéries, virus,
champignons, levures) et sous quelque forme (végétative ou sporulée) que ce soit,
portés par un objet parfaitement nettoyé. (=Destruction total des M-O, 100%).
« Mise en œuvre d'un ensemble de méthodes et de moyens visant à éliminer tous les
m-o vivants, de quelque nature que ce soit, portés par un objet parfaitement nettoyé »
(Norme AFNOR).
Elle a pour de réduire 106 du nombre de m-o présents.

b) Stérile : état d’un DM exempt de tout germe ou M-O viable.


c) Charge : ensemble des objets avec leurs emballages à stériliser ou déjà stérilisés.
d) Cycle : ensemble des opérations effectuées dans un stérilisateur pour stériliser une charge.
Le cycle dure environ 1h30. Le plateau de stérilisation dure 18 min et la t° est de 134°C, la
pression est de 2 bar (cycle PRION).
e) Lot : quantité définie d'un produit fabriqué au cours d'un cycle donné de stérilisation. La qualité
essentielle du lot est son homogénéité. Chaque élément du lot sera étiqueté, numéroté et daté.
f) Contamination: processus entraînant la présence de germes sur le matériel ou la personne. Elle
s'emploie aussi pour une souillure par impureté radioactive émettant un rayonnement
dangereux.

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g) La rémanence ou effet rémanent : c’est l’effet de prolongement de l’efficacité d’un produit
(détergent-désinfectant pour la pré-désinfection ou désinfectant) ou son pouvoir de tuer,
d’inactiver ou d’inhiber les germes jusqu’à 10 à 15 minutes après son utilisation ou application
sur les DM.

Organisation architecturale
On y distingue 3 zones :
Tableau 8.5 Schématisation d’un service de stérilisation
Zone sale Zone propre Zone stérile
• Collecte des DM souillés • Contrôle
• Transport vers le service de • Emballage
stérilisation • Conditionnement • Asepsie.
• Tri • Rangement
• Nettoyage +dégraissage

Préalable à la stérilisation
- La qualité du DM stérilisé est liée à la qualité de la préparation du matériel.
Domaines d’application (ce qu’il faut stériliser)
- Tous les objets pénétrant par effraction dans le corps;
- Tous les objets pénétrant dans des cavités stériles;
- Certains objets pénétrant dans des cavités non stériles
Conditionnement des DM à stériliser
a) Composition
Chaque conditionnement doit porter les mentions :
- Nature de l’objet;
- Numéro du lot;
- Mode et date de stérilisation.;
- Date de péremption.
b) Types
Le conditionnement est fait selon le mode de stérilisation. Il peut être :
- En sachet (zone pelable, indicateur de passage, Surface papier où passe la
vapeur);
- En paquet ;
- En conteneurs ou tambours.

c) Objectifs du conditionnement
- Supporter le mode de stérilisation ;
- Assurer le maintien de la stérilité;
- Permettre l'extraction et l'utilisation de ce DM dans les conditions aseptiques;
- Participer au maintien de l'intégrité des caractères organoleptiques, physiques,
chimiques et mécaniques du DM.
d) Qualités d’un bon conditionnement
- être perméable à l'agent stérilisant;
- constituer bonne barrière microbiologique;
- résister aux chocs pouvant entraîner une dégradation mécanique de l'objet stérile
coe froissement, déchirure…;
- résister aux changements de pression qu'il va subir dans l'autoclave;
- être d'utilisation aisée.

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Durée de stérilisation
La durée de stérilité dépend:
- du type de stérilisation;
- de l’intégrité de l’emballage (mode de conditionnement) ;
- des conditions de stockage.

Traçabilité
- C’est l’aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un article ou
d’une activité au moyen d’une identification enregistrée.
- C’est aussi l’intérêt de pouvoir retrouver avec exactitude ce qui s’est passé, en cas
d’ouverture d’une enquête sur un problème infectieux. La traçabilité commence par
l’attribution, à chaque produit, d’un numéro d’identification unique.
- Il existe des logiciels de traçabilité qui utilisent le système de douchette pour enregistrer
les DM stérilisés.

Méthodes de stérilisation
- CHALEUR HUMIDE (Autoclave)
- CHALEUR SECHE (Poupinel) (déjà abandonnée en Europe);
- CIDEX (pour la désinfection de haut niveau : pour les DM thermosensibles).

NB : Pour les méthodes chimiques, souvent faire attention à cause de la toxicité de


certains produits chimiques)

1. CHALEUR HUMIDE (AUTOCLAVE)

a) Définition: C’est un procédé de stérilisation réalisée en absence d’air et en présence de vapeur


d'eau saturée sous pression (2 atmosphères). Il permet aux services de soins et aux blocs
opératoires d’obtenir du matériel stérile dans des conditions fiables.

b) Indications: Textile (linge), acier inoxydable, verre, matériel plus fragile, caoutchouc, silicone,
Goretex, matériel biosynthétique et composite, tuyaux d'aspiration.

c) Inconvénients: Impossibilité de stériliser des matériels thermosensibles comme certaines parties


des fibroscopes, les appareils équipés de manomètre, les huiles, les graisses, les poudres etc.

d) Paramètres de la stérilisation par autoclave


Un cycle de stérilisation à l’autoclave exige de déterminer trois paramètres dont le temps, la
température et la pression (Tableau 4.6).

Tableau 6.6 Paramètres de la stérilisation par autoclave

Paramètres Pression Temps d’exposition à la vapeur Température


Instruments et textiles 2 Kg 7 min 135°
Verres, caoutchoucs, plastiques 1 Kg 30 min 121°

Précautions :
- Implanter l’autoclave dans bloc opératoire ou service de stérilisation centrale ;
- Matériel doit subir une prédésinfection et doit être propre, sec et en bon état;
- Ne pas surcharger des autoclaves, ne pas remplir à plus de 2/3 de son volume ;

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- Aux mauvais emballages: utiliser le papier crêpé, gaine ou sachet, boîte spéciale;
- Éviter mauvaise disposition du matériel à stériliser;
- Veiller au bon fonctionnement de l'autoclave: vérifier dès qu'il sèche impeccablement.

Attention aux aspects ci-après:


- Surcharge des autoclaves: ne pas remplir à plus de 2/3 de son volume;
 Mauvais emballages: imperméables;
 Influence de la contamination initiale;

2. LA CHALEUR SECHE (POUPINEL)

a) Dénifition

Le Poupinel est une cuve métallique à double paroi est chauffée par des résistances
électriques à température très élevée répartie uniformément à l'intérieur grâce à des ventilateurs.

b) Indications ; instruments, matériel chromé ou nickelé, verre, métal, fraises en stomatologie,


matériel de laboratoire…

c) Inconvénients
- Noircissement des métaux par oxydation ;
- Altération du tranchant des scalpels, ciseaux ;
- Désunion des pièces d'instruments métalliques ;
- Manque d’homogénéité des températures si pas de ventilateur dans l’étuve ;
- Durée de stérilisation très longue.

Sur le plan des principes, la stérilisation par chaleur sèche permet d'obtenir l'état stérile à condition :
- D'utiliser des appareils fiables ;
- Que la mise en oeuvre soit précise ;
 Que les procédures de contrôles soient rigoureuses.

NB: Ce procédé tend à être délaissé car, il est peu sûr, le temps du traitement long, coûteux sur le
plan énergétique et il y a risques d’accidents (brûlures et incendies). En plus, le four poupinel est un
mauvais conducteur de la chaleur.

d) Précautions

• Le chargement : disposition des boîtes facilitant l’échange thermique et une répartition


homogène de la température. Le déchargement doit avoir lieu à une température
maximum de 60°C, après refroidissement dans le four, pour éviter des risques de
brûlures, de condensation et de recontamination dans l'air ambiant.
NB : Ne pas surcharger le poupinel et ne sert pas à réchauffer son repas ! ». Poupinel ≠ Microonde
• La durée: A 180° pendant 60minutes et à 160° pendant 120minutes.
• Conservation: 7 jours en moyenne et 2 mois (dans le sachet soudé et stocké dans de bonnes
conditions d’asepsie).
• Utilisation :
Entretenir et vérifier le fonctionnement des appareils ;
Ne pas ouvrir le Poupinel pendant le cycle de la stérilisation ;
Vérifier le manomètre ;
Utiliser les tests pour le contrôle de la stérilisation (ruban vireur, témoin poupinel) ;
Respecter la durée de stérilisation.

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f) Contrôles

1. Avant la phase de stérilisation : réduire le plus possible la contamination initiale par : l'entretien
correct du matériel + nettoyage et désinfection des dispositifs médicaux, la propreté des locaux
et une tenue adéquate du personnel ;
2. Pendant la stérilisation : vérifier les paramètres de stérilisation ;
3. Après la phase de stérilisation : contrôle des paramètres renseignements sur l'efficacité de la
stérilisation.
• Les contrôles physiques
- Enregistrement de la pression et de la température en fonction du temps
- Contrôle des cycles de stérilisation sur des graphiques journaliers
• Contrôles physico-chimiques

Il est préconisé d’utiliser les indicateurs visuels sensibles à l'action de la vapeur ou à un des
paramètres du cycle en général. Ces indicateurs sont utilisés comme témoins de virage
colorimétrique pour éviter toute confusion entre les papiers qui doivent être stérilisés et ceux qui
sont stérilisés.
Exemple : Test de Bowie : contrôle de fonctionnement de la pompe à vide

Bon Mauvais
- se fait chaque jour par autoclave avant l’activité de la journée ;
- test de pénétration de la vapeur au sein de la charge ;
- un paquet témoin de textiles au centre duquel est introduite une feuille de papier sur lequel
quatre morceaux d’un ruban adhésif indicateur ont été déposés en croix de Saint André et
autoclavés 134°C pendant 3,5 minutes;
- Si l’air a été correctement éliminée de l’autoclave, la pénétration de la vapeur est rapide et
complète, le ruban montrera un changement de couleur complet et régulier.

En dehors du test de Bowie-Dick, on peut aussi recourir aux intégrateurs ci-dessous pour contrôler la
fiabilité de l’autoclave avant de stériliser les DM.

Intégrateurs

Etat normal Etat après le cycle de stérilisation

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Contrôles microbiologiques
Témoins biologiques
- contiennent une quantité connue de spores, de bacillus stéarothermophilus;
- utilisent le degré de survie de certaines spores;
- Ex. : 20 minutes à 120°C pour détruire ces spores.
NB : Tout emballage abîmé, mouillé et/ou ouvert doit être considéré comme non stérile.

g) Stockage et distribution

Afin de garantir la stérilité du matériel stérilisé, il est indispensable que le stockage et la


distribution des produits stériles soient effectués dans de bonnes conditions.
Principes : les premières à entrer seront les 1ères à sortir dans le stock.
Durées de validité de l'état stérile

CONDITIONNEMENT DUREE
Sachet Papier / Plastique
- simple emballage 3 mois
- double emballage 6 mois
Non tissé
- double emballage 6 mois
Conteneurs
- à filtre papier 3 mois
- à soupape 3 mois

3. STERILISATION AVEC LE CIDEX


Il s’agit du glutéraldéhyde;
C’est un désinfectant : 10 minutes d’immersion des DM =inactivation des
microbes pathogènes ;
30 minutes d’immersion des DM=désinfection pour le virus d’hépatite A et le
VIH;
45 minutes= désinfection pour la TBC ; 3 heures = stérilisation des spores.
Tout ceci est possible si et seulement si les instruments ont subi une
décontamination et prédésinfection effective.
C’est une stérilisation ou désinfection de haut niveau
Pré-désinfection dans une solution détergente - désinfectante pendant 15 min
Nettoyage, rinçage et séchage
« Stérilisation » ou désinfection (48 heures) avec produit de type Cidex.
Recommandations

Stériliser du matériel, en contrôler les bonnes pratiques, contribue par leur excellence à
diminuer le risque infectieux. Ces techniques garantissant aux soignés la sécurité (besoin
fondamental) apportent un confort aux soignants et offrent une qualité dans les soins dispensés.

En pratique, utiliser le matériel à usage unique chaque fois que cela est possible et le détruire
par incinération après usage. Vérifier : les conditions de stockage, l’intégrité de l’emballage et le
scellage, le virage de l’indicateur de passage (physico-chimique) et la date de péremption.

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FICHE TECHNIQUE 5.19. IDENTIFICATION ET ENREGISTREMENT DU MATERIEL

Tâche Identification et enregistrement du matériel


Responsable : Chargé de la stérilisation

lieu : Salle de stérilisation


Fréquence : Journalière
Matériels/équipements : Registre et stylo
requis
Définition opératoire : C’est le fait de transcrire dans le registre tout
ce qu’on a reçu, donner un numéro d’ordre,
écrire son origine ou provenance, la quantité.
Justification : Pour des raisons de traçabilité, cette tâche
doit se faire avec beaucoup d’attention
Procédures d’exécution :
Critères de qualité :
Critères d’évaluation : Savoir identifier le matériel sale qui s’y
serait glissé ; savoir séparer le matériel
selon le mode de stérilisation ; connaître
les avantages et les inconvénients de
chaque mode de stérilisation

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FICHE TECHNIQUE 5.20. STOCKAGE ET DISTRIBUTION DES MATERIELS

TACHE Stocker et distribuer les matériels

Responsable : Chargé de stérilisation

lieu : Salle de stérilisation


Fréquence : Journalière
Matériels/équipements : Registre et stylo, étagère, stérilisateurs (poupinel,
requis autoclave), bandes adhésives Bloc note, stylo,
bureau.
Définition opératoire : C’est l’opération qui consiste à retirer le matériel
stérile du stérilisateur et de les ranger dans les
cases de l’étagère portant au préalable un numéro
d’ordre et le nom du service utilisateur. Le colis
posé doit porter aussi la date de la stérilisation.
Justification :
Procédures d’exécution :
Critères de qualité : Le stockage du matériel stérile doit se faire dans une
salle aérée, éclairée, dans une armoire étagée et
chaque paquet doit être daté et identifiable
Critères d’évaluation : Chargé de la stérilisation
Informations clés : Comité d’hygiène hospitalière

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FICHE TECHNIQUE 5.21. RECEPTION DES MATERIELS

TACHE Réceptionner les matériels

Responsable : Chargé de la stérilisation

lieu : Salle de stérilisation


Fréquence : Journalière
Matériels/équipements : Chariots, paniers, plateaux
requis
Définition opératoire : c’est le fait de réceptionner tous les matériels qui
arrivent des services utilisateurs ou de la buanderie
Justification :
Procédures d’exécution : Il doit rapidement voir la qualité du matériel qu’il
réceptionne ( sale ou propre), déclasser ce qui n’est
pas conforme ;
Critères de qualité : Lors de l’exécution de cette tâche, on doit
s’assurer de la tenue de protection que doit avoir
le chargé de la stérilisation( blouse, gants ) ainsi
que du matériel qui lui servira de support pour
cette tâche( chariot, …)
Critères d’évaluation :
Informations clés :

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E. A LA GESTION DE L’EAU
FICHE TECHNIQUE 5.22. GESTION CORRECTE DES EAUX

TACHE : GESTION CORRECTE DES EAUX (BOISSONS +EAU DE BOISSON)

Responsable : Equipe chargée de la gestion des eaux


Lieu : Hôpital
Fréquence : Journalière
Matériels /équipement Requis : Moto pompe, citerne, tonneaux, bidons, bassins, seaux,
carburant, groupe électrogène chlore
Définition opératoire : Règles de purification, conservation et utilisation de l eau de
boisson
Justification (situation Un hôpital sans eaux est un mouroir, la bonne gestion des
Professionnel justifiant l’application de eaux est un gage de bonne santé
la tâche) :
Procédures d’exécution : Porter la blouse, gants,bottes,masques
Allumer le moto pompe pour remplir la citerne
Connaitre le volume de citerne pour bien chlorer l eau
Respecter la dose par litre de chlore
Faire de meme pour les autres recipiants
Arreter le moto pompe après remplissage des recipiants
Avoir un robinet fonctionnel ou un recipiant propre pour
puiser l eau potable.
Critères de qualité (attestant l’atteinte Eau bien purifiée et bien conservée
de la performance exigée :

Critères d’évaluation (vérifiant la


maitrise de la tâche) Présence citerne, robinet
: Et, robinet,bidons etc………S
Informations clés L eau c est la vie

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F. GESTION DES DECHETS

FICHE TECHNIQUE 5.22. PRINCICPES DE GESTION DES DECHETS

Définition les déchets

Pour un établissement de soins, les déchets sont l’ensemble des résidus générés par les
services de soins, les services médico-techniques, les blocs opératoires mais aussi par les
services généraux, administratifs et techniques, les cuisines, les parcs et jardins.

C’est toute substance ou matière solide, liquide ou gazeuse considérée comme inutilisable
ou inconsommable (débris, résidus…) qui, résultant de l’activité humaine, est rejetée et ne
peut plus être affectée à une utilisation originale.

Tout résidu issu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute


substance, matériau, produit ou plus généralement, tout bien abandonné ou que son
détenteur destine à l ’abandon.

Un Déchet est tout objet solide, liquide ou gazeux résultant de l’activité humaine ou encore
en objet rejeté qui ne plutôt plus être affecté à son utilisation originale.

Ainsi, tout soin génère des déchets et les structures de soins sont de grands producteurs de
déchets, de différents types. Elles sont, à cet effet, responsables du traitement et de
l’évacuation des déchets qu’elles produisent.

12.1 Types des déchets hospitaliers

a) Selon état de la matière, on distingue:


• Solides (objets coupants ou pointus, verre…): provenant de toutes les unités
• Liquides (eaux usées, humeurs et les excrétions): effluents jetés à l’égout
• Atmosphériques (pollué provenant de mauvaises odeurs, C02)=gaz à effet de serre:
chaufferie, incinérateurs, stérilisation ...

b) Du point de vue provenance


Déchets infectieux :
- Déchets de laboratoire. Exemple : tissus pathologiques ;
- Sécrétions humaines. Exemple : Urines, salive, crachats, …
- Eaux usées. Exemple : Eaux excrémentielles, eaux de ménage.
Déchets dangereux : Les déchets industriels dangereux apparaissent à tous les stades du
procédé de fabrication. On a :
- Sous-produits. Exemple : résidus de distillation de laboratoire ;
- Produits de synthèse ou de réaction mal maîtrisées par excès de température ou de
pression ;
- Effluents de radiologie.

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Les déchets ménagers : Ordures ménagères, essuie-mains en papier, déchets
aDMinistratifs, déchets de repas (poubelle spécifique : sac gris). incinération
Les déchets d’activité de soins : les déchets issus des activités de diagnostic,de
suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif, dans le domaine de la
médecine (Poubelle spécifique). Traitement : incinération
Les déchets anatomiques humains : éliminés rapidement. Par incinération.
Les objets ou articles de soins ayant été en contact avec un produit biologique ou
contenant un liquide biologique : Poubelle spécifique. Dans incinération.
Les matériaux piquants ou coupants (même si non contaminés) : dans conteneurs
(ou réceptacles) pour objets piquants, tranchants : remplis au maximum aux ¾ de
leur capacité et fermés hermétiquement avant de les évacuer.
Les verres vides, flapules, verres brisés non contaminés sont déposés dans carton
de récupération pour un traitement.
NB : Ces déchets posent des problèmes : Matériaux infectés, objets coupants ou pointus, verre,
pièces anatomiques, films radiologiques, cigarettes, aérosol, piles et accumulateurs,
médicaments périmés, déchets à risques radioactifs, déchets toxiques et chimiques de
laboratoire, mercure etc.

c) Selon l’OMS, il ya déchets des services de soins (DSS) suivants


A) DSS sans risque
A1: Déchets recyclables
A2: Déchets biodégradables
A3: Autres déchets sans risque
B) DSS nécessitant une attention spéciale
B1: Déchets anatomiques humains
B2: Déchets tranchants/piquants
B3: Déchets pharmaceutiques
B3.1: D. pharmaceutiques non dangereux
B3.2: D. pharmaceutiques potentiellement dangereux
B3.3: D. pharmaceutiques dangereux
B4: Déchets pharmaceutiques cytotoxiques
B5: Sang et fluide corporels
C) Déchets infectieux et hautement infectieux
C1: Déchets infectieux
C2: Déchets hautement infectieux
D) Autres déchets dangereux
E) Déchets radioactifs

d) Déchets biodégradables et non biodégradables

e) Autre typologie de déchets


Les déchets sont classés généralement en 3 familles :
1. Les inerties, non toxiques et valorisables,
2. Les banals apparentés aux déchets ménagers,
3. Les spéciaux et toxiques, dangereux pour l’homme et son environnement.
Dans cette dernière catégorie, on trouve les déchets d’activité de soins à risques infectieux
(DASRI) mais aussi les déchets à risques chimiques et toxiques ou radioactifs.

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Les déchets d’activité de soins à risques infectieux comprennent obligatoirement :
 Les piquants et coupants ayant été ou non en contact avec les liquides biologiques,
 Les flacons de produits sanguins,
 Tout objet ou articles de soins souillés par du sang ou des liquides biologiques,
 Certains déchets de laboratoires, les déchets anatomiques non identifiables,
 Les déchets évoquant les soins.

Exemple : les couches pour enfants et protection pour adultes incontinents sont à éliminer
dans la filière des déchets ménagers et assimilés sauf si un risque infectieux existe.

12.2 Étapes d’élimination de déchets

a) DECHETS LIQUIDES
Concernant la typologie, les déchets liquides sont représentés par:
 Les eaux de ruissellement ;
 Les eaux de vannes;
 Les eaux industrielles

Origine des déchets liquides


 Les eaux : proviennent des eaux de vannes, des effluents de morgue et de ménage;
 Les liquides biologiques (urines, sang, pus…)
 Les eaux industrielles : proviennent des effluents de radiologie (fixateur, révélateur…),
des eaux résiduelles de laboratoire et du refroidissement des machines.

Evacuation et traitement des déchets liquides

1. Evacuation
L’évacuation permet de collecter les eaux usées de façon à ne pas avoir des eaux
stagnantes et à les canaliser jusqu’au site d’élimination ou de traitement sans contaminer le
milieu.
Dans l’évacuation, il y a:
• Collection: cuvettes sanitaires, les éviers, les WC, déversoirs; égouts; canal ouvert
• Réception: canalisation, drain et fosse septique

2. Traitement
• Pré-traitement (dégraissage, décantage-dessablage);
• Traitement (infiltration, lagunage, boue activée, traitement chimique).
Destination finale: ici, les déchets liquides recueillis par la canalisation, canal ouvert, égouts
ou drain ont pour destination les cours d’eau ou le sous-sol.

b) DECHETS SOLIDES
Il y a cinq étapes : tri et conditionnement, collecte, transport, stockage (entreposage) et
traitement.
1) Tri et conditionnement

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Le tri et le conditionnement des déchets nécessitent une organisation au sein de l’unité. Les choix
des contenants, une information simple largement diffusée et agrémenté de repères de couleur
facilitant l’accomplissement de ces tâches. Attention à la rupture de stock des sacs à déchets !
Dans le tri, on distingue deux de déchets : contaminés et ménagers. Des sacs de couleurs aident
au tri. Il faut l‘existence d’un protocole de tri. Le tri est important pour la sécurité des personnes, le
respect des règles d’hygiène et de l’environnement ainsi que pour le contrôle de l’incidence
économique.
 Qualités d’un tri
- Simplicité, sécurité ; cohérence ; stabilité dans le temps et évaluation permanente. Il faut
l’éducation du malade et de la famille pour l’élimination des déchets dans les chambres.

Après les soins : soit fermer le sac à déchets dans la chambre, soit déposer les déchets dans le
sac adéquat.

A partir d’un protocole de tri et par les producteurs directement.


Les emballages pour DASRI doivent constituer une barrière physique contre déchets
blessant et les micro-organismes pathogènes. Ils sont à usage unique, de couleur dominante
jaune et ils comportent le sigle « manière infectieux ».
Les boites à aiguilles. Elles doivent être étanches, disposer d’un système anti-reflux, d’une
fermeture hermétique et inviolable en fin d’utilisation, d’un système de préhension efficace
et sûr.
Les sacs recueillant les déchets mous.

2) La collecte : La collecte interne : doit permettre de limiter les manipulations à risques par le choix
de conditionnements adaptés en permettant d’isoler le déchet le plus près possible de sa
production.
3) Stockage ou entreposage : Les déchets peuvent être stockés dans les locaux intermédiaires ou
dans un local centralisé. Ces locaux doivent être conçus dans des conditions définies (local non
chauffé avec revêtement facilement lavable et équipé d’un poste de lavage des mains et d’une
aire de nettoyage et de désinfection des conteneurs. Des certains cas, ces locaux peuvent être
réfrigérés. Le lieu de stockage doit avoir une superficie adaptée, être identifié comme risque
infectieux et être protégé contre l’invasion des animaux.
Les locaux de stockage doivent:
- avoir une superficie adaptée ;
- être spécifiques, aérés et lavés quotidiennement ;
- être identifiés comme risque infectieux ;
- être protégés contre l’invasion des animaux ;

NB : Il faut écarter le matériel non utilisable loin de l’hôpital. Et les objets piquants, coupants ou
tranchant doivent faire d’une élimination spécifique, en aucun cas être éliminés directement dans
des poubelles car ils sont la cause d’accidents pour le personnel amené à manipuler et ramasser ces
sacs. Il faut des boîtes solides (imperméables), étanches, stables et dégradables.

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4) Transport : Il devra respecter la sécurité du personnel en évitant toutes manipulations et limiter
les risques en cas d’accident de la route. Pour une production supérieure à 100 kg par semaine,
les DASRI doivent être traités dans un délai de 72 H maximum. Pour une production comprise
entre 5 et 100 kg le traitement doit se faire dans les 7 jours.
Un bordereau de transport écrit est établi, ce qui permet une traçabilité du déchet, du
producteur jusqu’à son élimination. Le transporteur doit avoir une tenue adéquate et des
gants appropriés.

5) Traitement : Toute prise en charge de l’élimination des DASRI par un prestataire de service doit
faire l’objet d’une convention. Les DASRI doivent être :
- soit incinérés sur un site agréé,
- soit désinfectés par un appareil de désinfection avant élimination dans
le circuit de collecte des ordures ménagères (sauf en cas de
compostage).
Les déchets issus d’activité comportant un risque relatif à la maladie de Creutzfeldt Jakob
doivent obligatoirement être incinérés par la filière des DASRI.
Tous les déchets d’activité de soins sont potentiellement contaminés. Il est obligatoire de
mettre en place des procédures de lavage des mains, port de gants adaptés, de nettoyage et
de désinfection du matériel et des locaux ainsi qu’une prise en compte du facteur de risque
de transmission d’agents infectieux lié à la tenue vestimentaire. Incinérer les déchets la nuit!

Les pièces ou restes anatomiques peuvent être soit incinérées soit jetées dans la fosse à
placenta.
Le traitement des déchets : sera effectué soit à l’intérieur soit à l’extérieur de l’hôpital. Le
principe d’hygiène impose de traiter les déchets contaminés par l’incinérateur.

On entend par « reste anatomique humain », fœtus, placenta et membranes, parties reséquées ou
amputées. Dans cette catégorie, on classe un fœtus mort-né dont la durée de gestion est inférieure à
6 mois.
Pour l’évacuation adéquate des restes anatomiques à l’extérieur de l’hôpital, on dispose deux
possibilités :

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- soit l’incinération dans un incinérateur pour les déchets contaminés ou dans un four
crématoire ;
- soit l’enfouissement dans une partie d’un cimetière réservée à cet usage.
Il importe que l’hôpital conclut un accord de principes avec le service municipal (ou de l’état)
responsable afin de garantir que l’incinération ou l’enfouissement se déroule suivant les us et
coutumes.

Les problèmes majeurs liés à la gestion des déchets :


- Manque d’information ou information insuffisante ;
- Mauvais choix de matériel, des poubelles ;
- Supports poubelles et chariots de transport inadaptés ;
- Absence d’identification des poubelles et de localisation des poubelles ;
- Non sélection et abandon des déchets, imprudence des malades et familles ;
- Incinérateur déficient (mauvaise utilisation, panne électrique ou mécaniques…);
- Mauvaise élimination des placentas, …

12.3 Risques liés a la gestion des déchets

Les déchets hospitaliers présentent bien des risques qu’il faudrait bien gérer ! Car toute
activité de l’hôpital génère les déchets (solides, liquides et/ou gazeux). Il y a cinq risques ci-
après :
 Traumatique,
 Infectieux (concernent les patients hospitalisés, le professionnel de santé, de soins, les agents
chargés de l’élimination des déchets, l’environnement).
 Toxique, radioactif et émotionnel.
Le risque est évalué au niveau de la production, du conditionnement, de la collecte, de
l’entreposage et de l’enlèvement.

Rôle éducatif : Il faut ainsi former du personnel à cette tâche, le responsabiliser et prévenir ou
réduire la production de déchets.
La communication doit être utile pour augmenter la connaissance et permettre l’action ainsi que
d’un format adapté au destinataire car les déchets, c'est l'affaire de tous !

12.4 Définition de la gestion de l’environnement

 L’environnement est un ensemble des conditions extérieures qui agissent sur la structure et
sur le fonctionnement d’un système.

12.4.1 Éléments constitutifs de l’environnement hospitalier

Il est constitué par :

 Les éléments physiques : sont perçus par l’organisme, par exemple le climat, les
caractéristiques physico-chimiques du sol, la composition chimique de l’eau… Ces éléments
physiques constituant le biotope de l’organisme.
 Les éléments vivants qui l’entourent, c'est-à-dire les autres membres de la biocénose, avec
lesquels l’organisme entretient de très nombreux liens d’interdépendance.

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Cependant, la prise de conscience des risques pour la santé de l’homme liée à une
dégradation des facteurs de l’environnement est relativement récente. Pourtant des millions
d’individus sont soumis quotidiennement à des risques, les compartiments de
l’environnement affectés sont :
La pollution atmosphérique des villes et des zones industrielles (maladies des voies
respiratoires et risque d’équilibre planétaire), émission des gaz à effet de serre ;
L’eau douce, essentielle pour la vie et la santé. Dans les pays en développement, (en RDC,
22% de la population s’approvisionne de l’eau potable), elle est l’agent responsable de la
propagation des maladies, le paludisme, les maladies diarrhéiques, la schistosomiase ou la
filariose. Dans les pays industrialisés, les qualités de la ressource en eau sont parfois
compromises par la pollution chimique issue des activités humaines.
Les activités humaines sont responsables de la production d’une grande quantité de déchets.

On note également la pullulation des insectes vecteurs des maladies dans certains hôpitaux (cafards,
blattes, fourmis, puces, mouches, moustiques et poux), des rongeurs (rats) et les animaux
domestiques et pigeons. C’est ainsi que l’hôpital doit mettre en place des mesures pour éliminer le
risque infectieux lié à la présence d’insectes ou animaux qui peuvent véhiculer ou inoculer des
germes pathogènes dans le milieu hospitalier.

En somme, il faut savoir que :

Il appartient au comité d’hygiène dans chaque établissement de soins et en prenant en


compte la réglementation, de fixer en fonction des risques, les filières d’élimination de
certains déchets.

La saleté appelle la saleté mais, la propreté appelle le respect! Car c’est la propreté
(environnement sans déchets) qui donne la joie et la santé! Les déchets : c'est l'affaire de
tous !

Il faut vivre dans un environnement propre, loin de bruit car, ce dernier perturbe le sommeil
et la santé.

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FICHE TECHNIQUE GESTION DES DECHETS

TACHE GESTION CORRECTE DES DECHETS SOLIDES


Responsable : Equipe chargée de la gestion des déchets solides

Lieu : Hôpital

Fréquence : Journalier

Matériels / équipements requis : Fosses septiques, bacs poubelles, poubelles, blouses,


combinaisons, gants, lunettes, bonnets, W.C., puits perdus

Définition opératoire :

Justification (Situation : La bonne gestion des déchets solides, nous évite les nuisances
professionnelle justifiant l’application tel : immondices nauséabondes, mouches, cancrelats, souris,
de la tache) vermines etc…

Procédures d’exécution : Porter tout l’équipement de protection individuelle


Critères de qualité (Attestant : - Contrôler les fosses septiques et s’assurer de leur
l’atteinte de la performance exigée) fonctionnalités ;
-Contrôler les puits perdus et leurs fonctionnalités ;
-Faire le tri des déchets solides à leurs productions sur site

Critères d’évaluation (Vérifiant la : - Conserver chaque catégorie des déchets dans une poubelle
maîtrise de la tache) étanche appropriée portant une marque

Informations clés (si nécessaire) : - Regrouper les autres déchets solides pour le brûler ;
-Incinérer les déchets dangereux et hautement infectieux, tissus
humains
-Se laver le corps entier avec un savon MONGANGA

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G. PRECAUTIONS STANDARDS

FICHE TECHNIQUE 5.24. PRECAUTIONS STANDARDS


7.1 Précautions standard

Les précautions standard nés en France en 1998, remplacent les précautions universelles de
1989 et sont appelées aussi « Bonnes pratiques d’hygiène » ;
Elles sont relatives à la prévention des Accidents d’Exposition au Sang (AES) et de tout
contact avec le sang, les liquides biologiques ou tout autre produit d’origine humaine.
Elles sont à respecter systématiquement : par tout soignant, lors de tout soin et pour tout
patient (quel que soit son statut infectieux).

7.1.1 Définition des précautions standard

Appelé aussi « Bonnes pratiques d’hygiène » ce sont toutes les règles d’hygiène à respecter
systématiquement par tout soignant (stagiaire), lors de tout soin et pour tout patient quel que soit
son statut infectieux.

7.1.2 Importance et les objectifs des précautions standard

Elles servent à :
Eviter la transmission croisée des micro-organismes ;
Eviter la transmission d’agents infectieux transmissibles par le sang : de patient à patient, de
patient à soignant et de soignant à patient.

Elles visent les objectifs ci-après :


Assurer la sécurité des patients et celle des soignants;
Concerner par l’ensemble des produits d’origine humaine et pas seulement le sang;
À prévenir les accidents à exposition au sang. (AES).

7.1.3 Différentes recommandations à appliquer concernant les précautions standard

Il existe sept précautions essentielles. Elles sont énumérées dans le Tableau 12.1.

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Tableau 7.1 Types des précautions standard

PRECAUTIONS RECOMMANDATIONS ILLUSTRATIONS


1. Si contact avec • Après piqûre ou blessure : lavage au savon
du sang ou et à l’eau, et antisepsie au niveau de la
liquides plaie.
biologiques • Après projection sur muqueuse
(conjonctive) : rinçage abondant à l’eau
propre ou au sérum physiologique
2. Hygiène des • A l’arrivée et au départ de son service
mains (lavage • Avant d’enfiler et après le retrait des gants
et friction) • Entre 2 patients
• Entre 2 activités
• Entre 2 gestes de soins différents chez un
même patient
3. Port des gants • Si risque de contact avec du sang ou tout
autre produit d’origine humaine , les
muqueuses ou la peau lésée du patient ,
1 paire de gants = notamment à l’occasion des soins à risque
1 geste = 1 de piqûre ou prélèvements sanguins , pose
patient d’une voie veineuse périphérique…)
• Lors de contact avec le sang et/ou les
liquides biologiques
• Lors de contact avec la peau lésée du
Les gants ne patient
dispensent jamais • Lors de la manipulation de tubes de
de l’hygiène des prélèvements biologiques
• Lors de la manipulation de linge et
mains
matériel souillés
• Lors de tout soin en cas de lésions sur les
mains du soignant
4. Port de • Si les soins ou manipulations exposent à
masque, un risque de projection ou d’aérosolisation
lunettes et la de sang ou tout autre liquide biologique,
surblouse (aspiration, endoscopie, accouchement,
autopsie, manipulation de linges souillés
…)
5. Désinfection du Matériel piquant, coupant, tranchant à
matériel souillé usage unique :

• Sont à éliminer IMMEDIATEMENT et SANS


AUTRE MANIPULATION dans un
conteneur adapté, situé au plus près du
soin et dont le niveau maximal de
remplissage est vérifié.

• Ne pas ré capuchonner les aiguilles, ne pas


les désadapter à la main.

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• Matériel réutilisable : vérifier que le
matériel a subi les procédures de
stérilisation avant d’être réutilisé.
6. Désinfection de • Nettoyer puis désinfecter avec de l’Eau de
surface souillée Javel® à 2,6% (ou tout autre désinfectant
approprié) les surfaces souillées par des
projections de sang ou de tout autre
produit d’origine humaine.

7. Transport de • Les prélèvements biologiques, le linge et
prélèvements les instruments souillés par du sang ou
biologique, tout autre produit d’origine humaine
linges et doivent être évacués dans un emballage
matériels étanche, fermé.
souillé, liquide
biologiques…
• Respecter les emballages prévus au
transport des diverses catégories de
matériels

7.1.4 Eléments de prévention des accidents d’exposition au sang

On définit comme accident exposant au sang (AES), tout contact percutané (piqûre, coupure)
ou muqueux (œil, bouche) ou peau lésée (eczéma, plaie) avec du sang ou avec un produit biologique
contenant du sang.
Tout AES peut être prévenu par les actions :
a. Vaccination du personnel soignant;
b. Respect des précautions générales d'hygiène = Précautions standard (appliquer pour tout
patient quel que soit son statut sérologique) et respectées par tout soignant;
c. Utilisation rationnelle d'un matériel adapté ;
d. Mise en place d'un dispositif de prise en charge des AES (cela demande des moyens) ;
e. Information et formation du personnel.

7.1.5 Conduite à tenir en cas d'accident d’exposition au sang

A) Piqûre ou blessure cutanée :

Nettoyer immédiatement la plaie à l'eau courante et au savon, rincer ;


Réaliser antisepsie avec un dérivé chloré :
- Soluté de Dakin ou eau de Javel à 9°chl. dilué à 1.2° chl : dilution 100ml d’eau de Javel dans
600ml d’eau froide ;
- ou à défaut: à l'alcool à 70° ou à la polyvidone iodée en solution dermique en assurant un
temps de contact d'au moins 5 min.

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B) Projection sur une muqueuse (en particulier au niveau de la conjonctive)
rincer abondamment ;
de préférence au sérum physiologique (ou sinon à l'eau) au moins 5 minutes.

Avant la 3ème heure (Piqûre ou blessure cutanée ou projection sur une muqueuse)
Demander le statut sérologique (VIH, VHB, VHC) et clinique du patient. Si inconnu
réaliser une sérologie après accord de celui-ci.
Appeler le médecin référent pour évaluer le risque infectieux et conseil thérapeutique
24h/24h et 7j/7j
Faire établir par un médecin le certificat de déclaration d’accident du travail
Alerter le cadre du service ou celui de garde;
Se présenter au service de médecine du travail pour les sérologies VIH, VHB, VHC et le
dosage des transaminases;
Remettre la déclaration d’accident de travail.
Le professionnel de santé devra veiller à ne pas oublier les contrôles sérologiques (8 ème
jour, à 3 mois et 6 mois) sinon il sera difficile de faire le lien de causalité entre l’AES et
la contamination.
Les traitements ARV sont proposés le plus tôt possible, de façon optimale dans les 4
premières heures et u plus tard dans les 48h post-exposition au VIH.
Il ne doit pas être proposé ou imposé de délai d’attente jusqu’à 48h aux sujets exposés
à un risque de contamination au VIH.
Dès lors qu’un traitement a été entrepris et poursuivi au delà du 4 ème jour, il doit être
maintenu pendant 4 semaines.
Il est proposé une période de 4 mois pour le suivi sérologique du sujet exposé, avec une
sérologie initiale réalisée dans les 8 premiers jours.

7.2 Précautions complémentaires

Regroupées en trois catégories, les précautions complémentaires sont fondées sur les voies
de transmission (transmission par voie aérienne, par gouttelettes ou par contact) et les
caractéristiques des bénéficiaires.

Les précautions pour prévenir la transmission par contact sont plus étendues qu'auparavant
en ce sens que, toutes les personnes qui pénètrent dans la chambre du bénéficiaire doivent
porter des gants et d'autres méthodes barrières selon la situation.

Quant aux pratiques de base, elles s'appliquent aux liquides organiques, aux sécrétions et
aux excrétions de tous les bénéficiaires. Elles tiennent compte du risque de transmission des
infections par contact avec des bénéficiaires asymptomatiques et avec des éléments
contaminés de l'environnement du bénéficiaire infecté ou colonisé.
Les trois catégories de mesures préventives complémentaires sont :
1. Précautions lors de transmission aéroportée ;
2. Précautions lors de transmission par gouttelettes
3. Précautions lors de transmission par contact

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7.2.1 Précautions "air" (A)

 Pour la transmission aéroportée par de fines particules < 5 (poussières); les mesures spécifiques
suivantes sont exigées :
Chambre individuelle, porte fermée.
En cas d'impossibilité, regroupement des malades atteints par le même micro-
organisme
Port obligatoire d'un masque de type FFP2 dès l'entrée dans la chambre
Limitation des déplacements du patient
Port d’un masque chirurgical par le patient en dehors de sa chambre
7.2.2 Précautions "gouttelettes" (G)

 Pour la transmission par des gouttelettes > 5 (salive ou sécrétions des voies aériennes
supérieures); les mesures spécifiques suivantes sont exigées :
a) Des mesures pour le patient cas source :
- Le placement en chambre individuelle, ou le regroupement avec des patient atteints de la
même pathologie dans une même ou dans un même secteur;
- Le port d'un masque chirurgical (ou dit de soit) en présence d’un tiers, utilisation des
mouchoirs jetables et une hygiène des mains fréquente ;
- La limitation des mouvements hors de sa chambre, et, le cas échéant le port d’un masque
chirurgical.

b) Des mesures pour les soignants (professionnel de santé) :


- Le port d’un masque chirurgical (ou dit de soins) et de lunettes de sécurité pour tout contact
rapproché à moins d’un mètre du patient ;
- L’hygiène des mains pour tout contact avec le cas source ou son environnement immédiat :
les SHA sont efficaces sur les agents infectieux transmis par gouttelettes.

7.2.3 Précautions "contact" (C)

 Pour la transmission par contact, les mesures spécifiques suivantes sont exigées :
Surblouse ou tablier et gants à usage unique non stériles pour tout contact direct
contaminant
Hygiène des mains obligatoire dans la chambre du malade avant et après chaque soin
et avant de sortir de la chambre
Informer les visiteurs des mesures préventives ;
Limiter le nombre des visiteurs dans la chambre.
Décontaminer les instruments, les nettoyer et stériliser selon le protocole habituel
Instrument de soins Individuel dans la chambre ou à usage unique (ex. tensiomètre,
thermomètre…) ;
Antiseptiques : flacons à réserver au malade dans la chambre ou doses unitaires ;
Dossier hors de la chambre ;
Vêtement : circuit habituel sacs fermés dans la chambre ;
Linge sale : évacué selon la filière habituelle de pré-tri, sacs fermés dans la chambre ;
Literie : protection habituelle (matelas et oreilles protégés avec des housses
étanches), nettoyages et désinfectables ; couverture lavage;
Vaisselle : nettoyer et désinfecter locaux et matériels selon le circuit habituel ;
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Sortie du malade : nettoyer et désinfecter locaux et matériels selon le protocole
habituel ;
Transport de malade : à limiter, informer le service de transport et le service receveur
des mesures préventives à mettre en œuvre.

7.3 Les isolements

7.3.1 Définition de l’isolement

L’isolement est l’ensemble de mesures prises visant à empêcher la dissémination


des agents infectieux et/ou la contamination du sujet réceptif. L’isolement est géographique
et/ou technique.

Il a pour objectifs soit de :


- Prévenir la transmission d’une maladie contagieuse.
- Prévenir la transmission de micro-organismes hospitaliers multi-résistants.
- Protéger un malade immunodéprimé de tous les micro-organismes.
Ainsi à l'heure actuelle, les modalités de l'isolement des patients, en particulier dans les
hôpitaux, non seulement des patients atteints de maladies contagieuses mais encore et
surtout des patients infectés, reste toujours une question d'actualité.

7.3.2 But et les indications de chaque type d’isolement

[Link] Isolement de contact

a) But : prévenir l’infection transmise par contact inter-humain direct ou indirect par la mise
en œuvre de mesures barrières, qui viennent en complément des précautions standard.

b) Indications
• Patients porteurs de germes multirésistants (colonisés et/ou infectés) :
entérobactéries sécrétrices de bêta-lactamase à sceptre élargi, Staph. aureus
résistant à la Méthicilline, P. aeruginosa imipénème-résistant et ou/ ticarcilline-
résistant ;
• Diarrhées bactériennes, virales ou parasitaires : typhoïde, salmonellose,
shigellose, infection à Clostridium difficile, Campylobacter, rotavirus, choléra,
Cryptosporidium ;
• Les infections cutanées : impétigo, varicelle, zona, herpès généralisé ou
néonatal, abcès drainé ;
• Les infections virales : hépatite virale A, conjonctivite virale ou d’étiologie
inconnue, bronchiolite, adénovirus ;
• Les parasitoses cutanées : gale, poux.

[Link] Isolement gouttelettes

a) But: Prévenir l’infection transmise par les sécrétions oro-bonchiques, germes se trouvant
dans les gouttelettes de salive ou de secrétions des voies aériennes supérieures (toux,

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éternuement). La transmission se fait par inhalation. Les mesures à mettre en œuvre
viennent en complément des précautions standard.

b) Indications
• Infections : adénovirus, grippe, oreillons, parvovirus B19, rubéole ;
• Coqueluche, diphtérie, scarlatine, peste pulmonaire ;
• Pneumopathie à bactéries multirésistantes ;
• Méningite bactérienne à méningocoque, Haemophilus ;
• Infections à Haemophilus influenzae : épiglottite, méningite, pneumonie ;
• Pneumonie à Mycoplasma pneumoniae ;
• Pneumopathie à Pneumocystis carinii : protéger les patients immunodéprimés.

[Link] Isolement aéroporté

a) But : prévenir les infections transmises par voie aéroportée, à savoir des fines particules
ou gouttelettes de condensation qui peuvent rester en suspension dans l’air pendant une
longue période. Les mesures à mettre en œuvre viennent en complément des précautions
standard.

b) Indications : sont par exemple


• Tuberculose pulmonaire suspectée ou confirmée jusqu’à négativation des
examens directs ;
• Rougeole, varicelle, zona généralisé et lèpre.

[Link] Isolement protecteur

a) But: protéger le malade des germes de l’environnement. La transmission du germe se fait


par contact direct ou indirect.

b) Indications
• Malades immunodéprimés :
- soit à cause de leur pathologie : prématurés, dialysés, grands brûlés, sida,
leucémiques…
- soit à la suite d’un traitement (chimiothérapie, radiothérapie, greffe de
moelle…)
Exemples :
• Niveau d’isolement et protection doit être adapté à chaque situation
particulière, et est fonction du niveau d’immunodépression du sujet. Il existe
différents isolements protecteurs selon ce niveau.

Quel que soit le type d’isolement, les principes communs à observer afin que l’isolement soit
respecté sont les suivants :
Prévenir l’ensemble du personnel, ainsi que tout intervenant extérieur ;
Informer l’ensemble du personnel de la procédure à suivre pour respecter l’isolement
(formation de l’ensemble du personnel) ;

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Prévenir le patient et sa famille de l’isolement, des conditions à respecter pour mieux
l’appliquer et de la durée de cet isolement ;
Prévoir une signalisation discrète sur la porte de la chambre.

Pour clore ce chapitre, il convient de souligner que la santé n’a pas de prix. Le professionnel
de santé est donc appelé à travailler avec prudence pour éviter tout AES. Il ne doit pas se fier
aux aspects extérieurs du patient (connaître ou pas son statut sérologique) mais, il doit
appliquer les précautions standards à tout patient sans exception et assurer la promotion
des pratiques d’hygiène et d’asepsie.

Page | 89
H. HYGIENE DES MAINS

FICHE TECHNIQUE 5.25. PRECAUTIONS STANDARDS

1. Définition de l’hygiène des mains

 Il s'agit d'un traitement des mains par un savon liquide non médicamenteux ou par un produit
(savon ou gel ou solution) ayant un spectre d'activité antimicrobien ciblé sur les micro-
organismes de la flore cutanée afin de prévenir leur transmission".
 C’est aussi un "traitement des mains artificiellement contaminées par un produit bactéricide
approprié dont l'activité est ciblée sur les microorganismes de la flore transitoire, afin de
prévenir leur transmission sans tenir compte de l'action sur la flore résidente de la peau".

Les mains constituent la voie importante de transmission des infections croisées. Les infections
nosocomiales manuportées représentent de 75 à 90 % des infections nosocomiales (selon les
différentes littératures).

Le lavage des mains constitue le premier moyen de lutte contre ces infections, à la fois sur le
plan historique (Ignaz Semmelweis en 1846) et sur le plan de l’efficacité. Il est sans moindre doute la
barrière déterminante pour limiter les IN à transmission interpersonnelle. Dans un hôpital, la
politique de lavage des mains est prioritaire et devra faire l’objet d’incitations et d’évaluations
régulières et renouvelées.

2. Équipements pour réaliser l’hygiène des mains

3.1. Pour l’hygiène des mains par lavage

• Le lavabo ou seau, la robinetterie (ou deux bassines et gobelet) et le protocole ;


• L’eau courante, serviette propre voire stérile à usage unique et/ou stérile (absorbante,
résistante, en coton et douce), à jeter dans une poubelle à pédale de préférence réservée à
cette fin.
• Le savon: liquide et propre, pH légèrement acide, qualités cosmétiques si possible.
Les pains de savon (briques) ne sont utilisés qu’à titre individuel pour la toilette, pas à
l’hôpital.
- Efficience ou gaspillage (Cétrimide coûte par rapport à la fabrication locale). (une brique de
savon râpé et dilué dans 1 Litre d’eau propre). Contrôler l’hygiène dans la fabrication locale
et il faut faire attention aux ruptures de stock.

Le distributeur à savon
- Flacon avec pompe intégrée à usage unique:
- Distributeur démontable, à commande au coude sur lequel s’adapte le flacon;
- Le flacon doit être lavé et séché entre chaque remplissage.

• Le savon antiseptique doit :


- avoir un large spectre d'action et un effet rémanent ;
- être peu irritant et peu allergisant : à base d’iodophore ou de chlorhexidine et être
contenu dans un distributeur de telle manière que la main souillée n'entre en contact
ni avec la commande ni avec l'embout de distribution.

Page | 90
• Rappels importants
- Nettoyer le distributeur de savon avant le remplissage,
- Afficher les protocoles de l’hygiène des mains,
- Installer des serviettes à usage unique ou individuel.
3.2. Pour l’hygiène des mains par friction
• La solution hydro-alcoolique ;
• Le protocole si possible pour le respect des étapes de friction.
Cette technique vise la destruction la flore transitoire et à un effet secondaire sur la flore résidente
est toutefois possible. L’application de 3 ml de SHA avec friction des mains pendant 15 à 25 secondes
donnent :
• une excellente activité bactéricide ;
• Un pouvoir désinfectant rapide après l'application.
3. Types de l’hygiène des mains
3.1. Par lavage (3 types)
a) Quand, but, comment et temps du lavage des mains par type

Lavage simple ou de lavage antiseptique ou lavage chirurgical ou désinfection


routine hygiénique chirurgicale des mains par
lavage
• Prise et fin de • Après contact avec patient • Avant intervention chirurgicale, accouchemen
service, contaminé ou matériel • Lors de soins aux patients à haut
• Entre les soins des contaminé, risque, comme les prématurés, les
patients différents, • A la sortie chez patient infecté, immunodéprimés…
• Après les soins, • Après manipulation de
• Après passage aux matériel très septique,
toilettes, • Avant et après tous les soins à
Quand
• Après souillures des risque,
mains, • Après soins aux patients
• Avant d’enfiler les atteints Hépatite B, Sida etc.
gants ; • On cherche à protéger autres
• Avant de boire, de patients d’une part et le
manger…Bref dans soignant de l’autre.
tous les cas courants
• Eliminer la flore • Eliminer la flore transitoire • Protéger le patient contre une
transitoire. puis réduire la flore infection manuportée (iatrogène) au co
But
résidente. • Eliminer la flore transitoire et
appauvrir la flore résidente.
Eau propre ou Eau courante ou propre, : eau courante (propre en suffisance
courante, savon savon liquide antiseptique, puis ou stérile ou potable contrôlée)
habituel. Rarement rincer avec ATS voire liquide antiseptique; parfois
savon-désinfectant. (hexachlorophène, cetavlon, savon antiseptique (non irritant de
Comment
Bien frotter. Sécher à savlon) préférence). Brosse, sécher à l’alcool
l’air libre ou cellulose à 70% ou laisser sécher à l’air libre.
propre. Aseptiser les mains à la
Chlorhexidine alcoolique 0,5%.
15 à 30 séc. au Minimun 1 minute. (30 séc. à 5 min.
Temps moins. Plus si les 1min)
mains sont souillées.

Page | 91
Aspects incorrects du lavage des mains
 Trop grande dose de savon et mouillage ou rinçage insuffisant ;
 Non respect du temps de friction, oubli des espaces interdigitaux ;
 Mauvais séchage des mains (linge en tissu à usages multiples, papier rugueux) ;
 Robinet refermé à mains nues ;
 Manipulation manuelle de la poubelle.
b) Objectif, technique et autres indications

Lavage simple lavage antiseptique ou lavage chirurgical ou


ou de routine hygiénique désinfection chirurgicale des
mains par lavage
• se débarrasser de toutes • Eliminer les impuretés, les • Eliminer les microorganismes
les souillures accumulées matières organiques, les transitoires et réduire au
sur les mains de même microorganismes transitoires maximum les microorganismes
Objectif que d’éliminer une partie (flore transitoire) et en résidents.
de la fore transitoire. partie les microorganismes
permanents (flore
résidente).
0. Ouvrir la robinetterie à 1. Mouiller les mains sous 1. Mouiller les mains, les poignets
l’aide du coude ; l´eau courante. et les avant-bras à l´eau
1. Mouiller les mains sous 2. Prendre une dose de savon courante.
l´eau courante. liquide antiseptique. 2. Appliquer le savon
2. Prendre une dose de 3. Frotter toutes les parties antiseptique.
savon liquide au des mains: la paume, le 3. Frotter les mains et les avant-
doseur. dos, les espaces bras pendant 1 minute pour
3. Frotter toutes les interdigitaux, les doigts, et chaque côté.
parties des mains : la les poignets. 4. Brosser soigneusement les
paume, le dos, les 4. Rincer abondamment sous ongles pendant 1 minute avec
espaces interdigitaux, l’eau. une brosse à ongles jetable
les doigts et les 5. Sécher avec une serviette imprégnée de solution
poignets. de papier à usage unique. antiseptique.
Technique 4. Rincer abondamment 6. Fermer le robinet avec 5. Rincer abondamment sous
sous l’eau (doigts au- une serviette l´eau;
dessus). 6. Savonner à nouveau avec un
5. Sécher idéalement avec savon antiseptique les mains et
une serviette en papier les avant-bras pendant 1
à usage unique. minute.
6. Fermer la robinetterie à 7. Rincer et sécher en
l'aide de la dernière tamponnant, sans frotter, avec
serviette à usage deux serviettes stériles (une
unique ou du coude ; pour chaque bras) en
7. Jeter la serviette dans commençant par les doigts, en
la poubelle sans se remontant jusqu’aux coudes.
contaminer les mains. Garder les mains au dessus des
coudes.
• Après un contact avec • Avant d´effectuer des • Avant tout acte chirurgical,
des liquides ou des techniques envahissantes d’obstétrique et de radiologie
sécrétions. (pose de cathéters, de interventionnelle
Indications
• Après un contact avec sondes vésicales…) • Avant tout geste pour lequel une
des objets environnant le • Avant et après le contact asepsie de type chirurgicale est
patient. avec des patients infectés. requise: pose d’un cathéter

Page | 92
• Après avoir enlevé les • Avant et après le contact central, rachidien, chambre
gants. avec des patients très implantable, drain pleural…
affaiblis.

3.2. Par friction (2 types)

Friction simple ou de routine Désinfection chirurgicale des mains par friction


• En début de service et entre les • Avant intervention chirurgicale, accouchement et soins
soins des patients différents, particuliers, comme prise de sang pour hémoculture, la mise
• Après les soins si les mains sont en place d’un cathéter; trachéotomie, etc.
visiblement propres, • Lors de soins aux patients à haut risque, comme les
Quand
• Après passage aux toilettes, prématurés, les immunodéprimés…
• En quittant le service,
• En cas d’urgence et pour les
visiteurs
• Eliminer la flore transitoire et • Protéger le patient contre une infection manuportée
But jamais les salissures sur les mains (iatrogène) au cours d’un acte chirurgical),
• Eliminer la flore transitoire et appauvrir la flore résidente.
• Déposer 1,5 à 3 ml de SHA 3 étapes :
(solution hydro-alcoolique) sur la 2) Lavage des mains au savon doux
paume de la main • Se mouiller les mains et les avant-bras jusqu’aux coudes.
• Frotter la paume droite contre la • Déposer deux doses de savon doux
paume gauche • Savonner les mains et espaces interdigitaux au moins 30
• Paume de la main gauche sur le secondes, puis poignets, avant-bras jusqu’aux coudes ;
dos de la main droite et vice • Brosser les ongles pendant 30 secondes ;
versa • Rincer abondamment ;
• Doigts entrelacés (Friction des • Sécher complètement pat tamponnement à l’aide d’essuie-
espaces interdigitaux) mains à usage unique non stérile.
• Dos des doigts contre paume
opposée avec les doigts emboités 3) 1ère friction avec SHA : Utiliser 4 doses de SHA soit 6ml
• Friction en rotation du pouce 1. Déposer la SHA dans le creux de la main
droit enchâssé dans la paume 2. L’étaler paume contre paume en remontant
gauche et vice versa jusqu’aux coudes
Comment • Friction en rotation avec les
3. Frictionner paume de la main droite sur le dos de la
doigts joints sur la paume gauche
main gauche avec doigts entrelacés et vice-versa
(droite)
4. Frictionner le bout des doigts dans la paume de la
• Friction du poignet droit et
gauche par des mouvements de main opposée
rotation 5. Frictionner le pourtour des ongles
6. Frictionner en rotation le pouce droit enchâssé dans
Bien frotter en jusqu’au séchage la paume gauche et vice-versa
complet. 7. Frictionner les poignets et les avant-bras jusqu’aux
coudes

4) 2ème friction avec SHA


• 2ème friction identique à la 1ère friction coudes exclus
(comme friction simple des mains) et Utiliser 3 doses de
SHA soit 4,5ml
15 séc. au plus. Plus si les mains 5 min.
Temps
sont visiblement propres.

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Des zones peu ou pas humectées par la
SHA lors de la désinfection des mains Effet de la désinfection par friction sur la flore cutanée
par friction. Ceci est visualisé grâce à
une lampe infrarouge

Avant friction Après friction

Cette image montre une friction La boîte de pétri ci-haut La boîte de pétri ci-haut
incorrecte car, il y a certaines zones présente le résultat de la présente le résultat de la
de la main où la SHA n’a pas été présence des germes sur présence des germes sur
frictionnée. les doigts de la main placée les doigts de la main placée
sur un milieu de culture sur un milieu de culture
avant la friction avec la après une friction partielle
SHA. (incorrecte) de la main

2. Indications et les contre-indications de la sha

Indications de SHA:
 Comme alternative au lavage de mains simple, s´il
n´y a pas de trace visible de matière organique quand il y a des problèmes
d´approvisionnement d´eau.
 Lors d´un changement de technique, lors du
passage d´un patient à un autre, ou si l´urgence ou l´éloignement ne permettent pas de
réaliser le lavage préalable, quand il y a des problèmes d´approvisionnement d´eau.

Contre-indications de la SHA :
 Mains visuellement souillées ;
 Mains humides ;
 Utilisation des gants poudrés ou talqués ;
 Lésion aux mains : coupure, eczéma.

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4. Différentes techniques de l’hygiène des mains1

Eléments de Lavage hygiénique ou Désinfection hygiénique


Lavage simple
comparaison antiseptique
Produit Savon simple Savon antiseptique Solution hydro-alcoolique
Elimination de la
90 % 99,9 % 99,999 %
flore transitoire
Elimination de la
Aucune action 50 % 99 %
flore résidente
Elimination des
+ + _
souillures
Durée du
30 secondes Minimum 30 secondes 10-15 secondes
traitement
Durée de la
60-90 secondes 60-90 secondes 20 secondes
procédure
Irritation des mains + ++ +

5. Raisons de non observance évoquées :

Irritation cutanée par les produits de lavage et inaccessibilité des lavabos, manque de
matériel ;
Manque de nécessaire (savon, papier, SHA) et priorité donnée aux soins aux patients ;
Manque de temps, manque de personnel ; port de gants ; la distance au point de lavage ;
Oubli et absence de pressions exercées par l’institution ;
Par les supérieurs, par les collègues et scepticisme quant à la pertinence de cette mesure.
NB : Nettoyage régulier de la robinetterie de l’évier du récipient contenant le savon.

Pour conclure,
Pratiquer l’hygiène des mains de façon correcte est le moyen le plus sûr de réduire les
infections nosocomiales.
Il est indispensable que tout soignant prestant à l’hôpital comprenne l´importance d´une
hygiène des mains.
Pratiquer soigneusement l’hygiène des mains améliore la qualité des services, réduit les
risques d´infection des soignants et des patients, diminue les frais de santé, et augmente le
degré de satisfaction des patients.

1
Journal Médical suisse Swiss- NOSO (SN vol 8 n° 4 - déc 2001)

Page | 95
I. USAGE ET RETRAIT DES GANTS
J. PORT DES VETEMENTS PROTECTEURS (ET LES HABITS DE TRAVAIL)
K. PROPRETE DES ESPACES EXTERIEURS

FICHE TECHNIQUE ASSAINISSEMENT DES COURS ET ALENTOURS

TACHE Assainir la cour et les alentours


Responsable : Equipe d’assainissement

Lieu : Hôpital

Fréquence : De temps à temps

Matériels / équipements : Coupe – herbes, pèles, bèches, brouettes, râteaux, masques,


requis combinaisons, poubelles

Définition opératoire : Assainir la cour et alentours du centre hospitalier pour que les
vecteurs et la saleté disparaissent

Justification : L’assainissement des cours et alentours ;


Eloignent la présence des vecteurs et des gîtes
L’assainissement des cours et alentours, éloigne la présence des
vecteurs et des gites

Procédures d’exécution :-Porter l’équipement de protection individuelle ;


-Couper toutes les hautes herbes ;
-Combler les eaux stagnantes ;
-Entasser les herbes coupées à un endroit ;
- Enfouir les boîtes et bouteilles en verre après les avoir brisées ;
-Regrouper les pierres en un endroit
-Se laver le corps entièrement avec du savon monganga ou un
autre détergeant

Critères de qualité : La cour et les alentours sont propres

Critères d’évaluation : -La cour et les alentours sont propres ;


-Les herbes coupées sont brûlées après séchage dans le trou à
brulage
Un milieu assaini costitue un baromètre d évalution du degré d
assainissement

Informations clés : L assainissement doit être compléter par quelques notions du


développement communautaire

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L. LUTTE CONTRE LES VECTEURS DE MALADIE
FICHE TECHNIQUE LUTTE ANTIVECTORIELLE

TACHE Assurer la lutte anti vectorielle à l’hôpital

Responsable : Equipe chargée de la lutte vectorielle

Lieu : Hôpital

Fréquence : A l’occasion

Matériels / équipements : Pulvérisateur, intrant, combinaisons, casques, masques, gants,


requis lunettes, bottes

Définition opératoire : Lutter contre les vecteurs :mécaniquement, et chimiquement

Justification : Pour détruire les vecteurs nuisibles, la lutte vectorielle est une
arme puissante

Procédures d’exécution : - Porter l’équipement complet de protection individuelle


- A ajuster les brettelles du pulvérisateur ;
-Traiter toutes les surfaces, sol, mur, plafond des locaux
infectés ;
- Fermer toutes les fenêtres et portes pendant 8 heures ;
- Destruction des vecteurs
- Occuper les locaux 8 heures plutard

Critères de qualité Abscence des vecteurs


Critères d’évaluation Présence des équipements de lutte antivectorielle
Présence d intrants
Présence d équipement de protection individuelle
Informations clés Faire un bon usage du pesticide car il est dangereux

Page | 97
FICHE TECHNIQUE PLACEMENT DE LA MOUSTIQUAIRE

Tâche : Poser la moustiquaire

Responsable : Garçons et filles de salle

Lieu : au poste
Fréquence : hebdomadaire
Matériels/équipements requis :
moustiquaire, lits, matelas, nappes en plastique, grilles de
suspension, couvre lits, couverture et draps
Définition opératoire : mener une lutte contre les moustiques
Justification : participer à l’assainissement de l’hôpital en protégeant
Justifiant l’application de la tache les
malades contre les moustiques vecteurs du paludisme

Procédures d’exécution : recevoir les moustiquaires


Contrôle de l’état général de la moustiquaire
Chercher des trous dans la moustiquaire
Raccommoder à la main en utilisant le fil blanc le plutôt
possible

Arranger le lit en posant le couvre lits, draps et nappés


Poser les grilles de soutient du moustiquaire
recevoir les moustiquaires

Critères de qualité : moins des trous existent dans les moustiquaires


Critères d’évaluation : la proportion entre les trous identifiés et les trous
raccommodées

Informations clés : renforcer leurs capacités dans la couture artisanale


(coudre à la main)

Page | 98
FICHE TECHNIQUE TRAITEMENT DE LA MOUSTIQUAIRE

Tâche : Lavage et séchage des moustiquaires


Responsable : garçons et filles des salles

Lieu : au poste
Fréquence : hebdomadaire ou tous les trois jours
Matériels/équipements requis : matelas, moustiquaires, bassin, pain de savon, fil à séché
sous l’ombre
Définition opératoire : mener une lutte contre les poussières qui peuvent
amener les maladies respiratoires
Justification : assainir le milieu du travail pour prévenir les maladies
respiratoires
Procédures d’exécution : fixation d’un calendrier de nettoyage des moustiquaires
Vérification des délais
Détachement des moustiquaires poussiéreuses pour le
nettoyage
Critères de qualité :
Critères d’évaluation : propreté des moustiquaires
Informations clés :

Page | 99
M. COMMUNICATION
FICHE TECHNIQUE EDUQUER LES PATIENTS 1

Tâche : Appliquer les règles d hygiène réglementa et


directives de l’ hôpital
Responsable : Malade et garde malade
Lieu :Hôpital
Fréquence : Journalière
Matériels /équipement Requis : Règlement de l hôpital, affiche, panneau indicateur
Définition opératoire : Acte consistant à obéir et exécuter les directives, règlements
et règles d hygiènes d une formation sanitaire
Justification (situation Pour éviter la contamination des maladies il faut ; maintenir
Professionnel justifiant l’application de toutes les normes et règles d hygiènes hospitalière
la tâche) :
Procédures d’exécution : Utiliser les toilettes et douches correctement
Laver l régulièrement les mains
Jeter tous les déchets dans les poubelles
Nettoyer les ustensiles, les linges avec des détergeant et
désinfectants
Ne pas faire de bruit
Respecter l horaire de visites
Critères de qualité (attestant l’atteinte Assimilation de toutes les règles et directives lui transmises
de la performance exigée : par les prestataires

Critères d’évaluation (vérifiant la


maitrise de la tâche) Attitude du malade vis-à-vis des prestataires et sa
: collaboration dans les taches d assainissement du milieu
Informations clés Le malade et le garde malade
sont nos partenaires privilégiés, de ce fait on doit favoriser la
collaboration

Page | 100
FICHE TECHNIQUE EDUQUER LES PATIENTS 2

TACHES Démontrer les causes des maladies


aux usagers
Responsable : Tout agent appelé à communiquer

Lieu : Au poste où il reçoit les usagers

Fréquence : Journalière

Matériels / équipements requis : Photos, dessins, langage, diapositives, affiches


murales

Définition opératoire : Faire une démonstration pertinente sur les


causes liées à la maladie, non application des
normes et règles d’hygiène

Justification (Situation professionnelle justifiant : Rendre le message plus compréhensible au


l’application de la tache) niveau des usagers
Chercher l’information auprès des techniciens de
laboratoire et les médecins

Procédures d’exécution : Les dessins à réaliser, utiliser les affiches, boîte


à image pour illustration

Critères de qualité (Attestant l’atteinte de la : Application des normes et règles d’hygiène


performance exigée)

Critères d’évaluation (Vérifiant la maîtrise de : Les types d’images produits, prudence des
la tache) malades et gardes malades, la baisse de taux
d’infections + propreté, le feed back reçu sur la
démonstration, la structure du message dans les
images de démonstration, la proportion des
usagers ayant répondu correctement aux
questions du facilitateur après l’exposé

Informations clés (si nécessaire) : Pour lui faciliter la tache, on doit ajouter une
formation sur les techniques graphiques et
documentaires en termes de diapos à projeter

Page | 101
FICHE TECHNIQUE EDUQUER LES PATIENTS 3

TACHE Donner l’information a l’usager


Responsable : Tout agent appelé à communiquer

Lieu : Hôpital au poste où il reçoit les usagers

Fréquence : Journalière

Matériels / équipements requis : Langage, affiches murales, flip sharp, salle de


réunion

Définition opératoire : Donner l’information correcte et pertinente par


le message

Justification : -Rendre disponible le message sur les mesures


de prévention des maladies et sensibiliser les
usagers au respect des normes et règles
d’hygiène ;
-Utiliser les affiches, boîte à images pour
illustration

Procédures d’exécution : Sélectionner les canaux et les matériels de


diffusion pour atteindre sa cible, pertinence du
message diffusé

Critères de qualité : Le degré d’attrait des usagers par rapport aux


messages

Critères d’évaluation : -L’estimation en % de feed back obtenus des


usagers ;
-Le degré de décodage du message par les
usagers

Informations clés : En exécutant la tache, il doit aussi maîtriser les


NTC (nouvelle technologie de l’information et
communications pour enrichir ses messages)

Page | 102
FICHE TECHNIQUE EDUQUER LES PATIENTS 4

TACHE Informer sur le danger des produits d’entretien


Responsable : :PHARMACIEN

Lieu : HOPITAL(COMITE D’HYGIENE


Fréquence : PERMANENTE
Matériels/équipements requis :
Définition opératoire :
Justification : prévenir les conséquences néfaste d’utilisation de certains
produits, pesticides, détergents et désinfectants par les
prestataire et les malades
Procédures d’exécution : organiser des séances d’informations, de formations, de
sensibilisation avec les chefs des services et autres acteurs
sur les risques lies a chacun des produits
Critères de qualité : le nombre de séances réalisées avec compte rendu
la traçabilité dans les fiches de stocks
Critères d’évaluation : Absence des produits périmés
Informations clés : la traçabilité financière

Page | 103
FICHE TECHNIQUE 5 : EDUQUER LES PATIENTS

Tâche : Donner l’information a l’usager


Responsable : tout agent appelle à communiquer

Lieu : hôpital au poste qui reçoit l’usager


Fréquence : Journalière
Matériels/équipements requis : langage, affiches murales, flip charge, dalle de réunion
Définition opératoire : donner l’information correcte et pertinente par le
message
Justification : rendre disponible le message sur les mesures de
prévention
Procédures d’exécution : recevoir l’information et vérification

la traiter au niveau des usagers pour faire passer le

message

Critères de qualité : pertinence du message diffusé


Le degré d’attrait des usagers par rapport aux messages
l’estimation en % de feed back obtenus des usagers
Le degré de décodage du message par les usagers
Critères d’évaluation :
Informations clés : en exécutant la tache, il doit aussi maitriser les NTC
(nouvelle technologie de l’information et communications
pour enrichir ses messages

Page | 104
FICHE TECHNIQUE 6 : EDUQUER LES PATIENTS

TACHE DONNER LES CONSEILS AUX USAGERS


Responsable : Tout agent appelé à communiquer
Lieu :Au poste ou il reçoit les messages
Fréquence : Journalière
Matériels /équipement Requis : Rétroprojecteur, photos et dépliants
Définition opératoire : Eveiller la conscience des usagers par des conseils pertinents
sur l application des normes en hygiène
Justification (situation Eveiller la conscience sur la prise en compte des mesures
Professionnel justifiant l’application de préventives auprès des usagers en matière d hygiène
la tâche) :

Procédures d’exécution : Observation des faits en rapport avec certaines mesures et


message diffusés
Visites ou descentes sur le lieu
Invitation des usagers concernés
Conseils : choisir un sujet ou thème en rapport avec l
hygiène
Critères de qualité (attestant l’atteinte Le nombre de réunion avec les usagers
de la performance exigée : Le nombre des visites des lieux organisés
Les proportions des visites de lieux par rapport aux journées
et sujets traités

Critères d’évaluation (vérifiant la


maitrise de la tâche) Nombre des rapports élaborés par rapport au nombre des
: projets de conseils réalisés
Informations clés Tout agent appelé à
communiquer doit développer un canevas d observations
des faits sur les lieux et développer le reflexe de la recherche
des causes de déviation du message.

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N. AUTRES TACHES EN RAPPORT AVEC L’HYGIENE HOSPITALIERE
FICHE TECHNIQUE 7 : APPROVISIONNEMENT EN INTRANTS

Tâche : ACHAT DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES

Responsable : PHARMACIEN
Lieu : PHARMACIE
Fréquence : JOURNALIER
Matériels /équipements : Rayonnage, armoire, frigo, ordinateur, un dépoteur bon de
commande, un journal de caisse, bon de livraison, fiches de stock
Définition opératoire: Acte de commerce consistant à verser de l’argent ou titres de
valant espèces aux fournisseurs pour acquérir
les produit pharmaceutiques
Justification (Situation professionnelle - Pour répondre aux besoins de malades en
médicament,
Justifiant l’application de la tache: l’achat de ces produits par un spécialiste est
indispensable
Procédures d’exécution: port de la blousse, gants, bottes, cache nez, bonnet

Critères de qualité : établir un état de besoin par service


(Attestant l’atteinte de la contacter les fournisseurs pour opérer un
choix
Performance exigée) : judicieux des desinfectants, detergents,
deodorants et pesticides
Critères d’évaluation Distribuer selon les besoins
(Vérifiant la maitrise de la tache) : arranger correctement les produits
pharmaceutiques

Informations clés (si nécessaire) : tenue correct des fiches de stock


Tenue correcte des états financiers
Gérer correctement les déchets produits
Communiquer a tout le niveau en insistant sur les
risques et l’innocuité des détergeants,
désinfectants et
Pesticides utilisés dans différents services

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FICHE TECHNIQUE TRANSPORT DES PRELEVEMENTS

TACHE : TRANSPORTER LES PRELEVEMENTS BIOLOGIQUES


Lieu : Hôpital, salle d opérations
Fréquence : Journalière
Matériels /équipement Requis : Bac au x spéciaux étanches, gants, blouses, bottes, masques,
chariots
Définition opératoire : Amener au laboratoire ou à l incinérateur les prélèvements,
biologiques
Justification (situation Transporter les tissus hautement infectieux vers le laboratoire
Professionnel justifiant l’application de ou l incinérateur
la tâche) :
Procédures d’exécution : Porter la tenue de protection individuelle complète
Utiliser les bocaux spéciaux étanchés
Déposer les bocaux aux laboratoires ou à l incinérateur
Récupérer les bocaux pour les amener à la désinfection
Enlever les gants, se laver les mains avec un désinfectant et
sécher les mains à l air libre
Critères de qualité (attestant l’atteinte
de la performance exigée : Existence des bocaux spéciaux hermétiques
Existence d incinérateur
Existence de chariot

Critères d’évaluation (vérifiant la


maitrise de la tâche) Laboratoire propre
: Incinérateur opérationnel
Informations clés Eviter tout contact avec ce prélèvement hautement
infectieux

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Chapitre 6 : ELABORER UN PLAN D’ACTION REALISTE POUR L’AMELIORATION
DE L’HYGIENE DANS SA FORMATION MEDICALE OU LIEU DE TRAVAIL
INTRODUCTION

OBJECTIFS

Objectif spécifique

A la fin de ce chapitre, le participant devra être capable d’élaborer un plan d’action réaliste pour
l’amélioration de l’hygiène dans sa formation médicale ou lieu de travail

Objectifs opérationnels

Lorsqu’il aura à élaborer un plan d’action réaliste pour l’amélioration de l’hygiène dans sa formation
médicale ou lieu de travail , le participant devra être capable de :

Définir les problèmes prioritaires d’hygiène dans sa formation médicale/ou lieu de travail ;
Faire un choix judicieux des objectifs
De formuler les actions permettant la réalisation des objectifs
De savoir bien choisir l’animateur
D’organiser et de faire fonctionner un CSH
Définir des indicateurs pour la surveillance épidémiologique

Activités d’apprentissage

Durée totale : 7 H

Activités Techniques Matériels Durée


Travail de groupe (par formation médicale) : Travail de groupe : Bloc notes 3H
A partir de la liste des problèmes identifiés lors Brainstorming Flipchart
de l’analyse de la situation, choisir ceux qui sont discussions markers
prioritaires ; Vidéoprojecte
Formuler pour chaque problème retenu comme ur + lap top
prioritaire des objectifs à atteindre ;
Proposer des solutions appropriées pour chaque
problème prioritaire en tenant compte des
causes
Déterminer les activités et proposer un
calendrier de réalisation
Présentation en plénière : Plénière Flipchart 4H
Présenter les résultats sous forme d’un tableau. présentation markers
Il s’ensuivra une discussion et l’enrichissement discussions Vidéoprojecte
par les membres d’autres groupes ur + lap top

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FICHE TECHNIQUE 6.1. ELABORATION D’UN PLAN D’ACTION POUR L’AMELIORATION DE
L’HYGIENE HOSPITALIERE

PLANIFICATION D’UN PROGRAMME D’AMELIORATION DE L’HYGIENE

Partant d’une situation jugée insatisfaisante par rapport à une norme, on se propos de faire une
analyse de cette situation dans le but d’identifier tous les problèmes qui se posent et d’analyser leurs
causes. C’est la phase de diagnostic.

L’utilité d’un tel diagnostic est de permettre la formulation des réponses appropriées à la situation et
qui sont susceptibles d’amener le changement. C’est la phase qui précède la planification.

Pour mobiliser les ressources nécessaires on suscite un certain intérêt auprès des différents acteurs
et pour raison d’évaluation de leur pertinence et de leur efficacité, les solutions ou actions doivent
être présentées de façon organisée. C’est ça la planification.

1. Priorisation des problèmes

Les problèmes doivent être des problèmes prioritaires. Pour en arriver là, on devra suivre une
certaine démarche (tenir compte des critères ci-dessous).

Mais la première priorité à retenir (préalable) est la mise en place des ouvrages fondamentaux
indispensables, par exemple : bâtiment, matériels, et ressources humaines.

Critères de priorisation

1er critère : Niveau d’impact de la mesure en terme de réduction des risques infectieux.
- La mesure à prendre va occasionner ou aura un impact très important (notion de risque
et nombre d’exposés) sur la diminution de la fréquence des infections potentiels (ex : HIV,
Ebola, ….) et ce, quelque soit son coût.
ième
2 critère : Motivation des acteurs de l’hôpital. Ces acteurs sont :
- Conscients de la nécessité d’améliore le problème et désireux de le faire ;
- Conscients mais peu motivés pour changer leurs pratiques professionnelles ;
- Peu conscients des risques et de leur rôle dans la transmission des infections et peu
motivés.
ième
3 critère : Facilité de réalisation. Les réponses aux problèmes demandent.
- Un faible investissement financier, en équipement et matériel ;
- Un investissement financier important ;
- Un investissement financier et également des modifications du contexte.
4ième critère : Rapidité à la mise en œuvre des réponses.
- Les réponses au problème sont réalisables : - à court terme, - à moyen terme et – à long
terme.
5ième critère : Faisabilité des solutions par les acteurs et la visibilité des résultats.
Les réponses aux problèmes :
- Sont réalisables par les acteurs de l’hôpital eux-mêmes et apportent une amélioration
visible ;
- Demandent un effort et la volonté de changer de certains pour motiver les autres.
- Ne permettent pas d’envisager une amélioration visible.

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2. Choix des objectifs et des actions

Il est fait à partir des problèmes identifiés à l’étape précédente. Le choix des mesures à prendre
repose sur six principes qui visent à assurer l’adaptation des mesures au contexte et à la situation de
l’hôpital concerné.
(i) Principe de priorité
Commencer par les préalables indispensables en matière de bâtiments, de matériels
(fluide, équipements, consommables) et de personnel, avant d’envisager des mesures
plus sophistiquées.
Exemple : Installer premièrement des poubelles et nettoyer les sols tous les jours avant
de faire l’IEC des familles sur l’élimination des déchets, ou d’envisager un traitement de
l’air dans le bloc opératoire.

(ii) Principe de progressivité


Commencer par des actions limitées et faciles à mettre en œuvre pour permettre au
groupe de projet d’acquérir de l’expérience et de la confiance en soi. Eviter de
commencer un grand nombre d’action en même temps.

(iii) Principe de simplicité – durabilité – minimisation des coûts récurrents


Préférer les techniques simples et robustes, et induisant de faibles coûts récurrents.

(iv) Principe d’adaptation au marché local


Préférer les équipements et les consommables couramment disponibles sur le marché
local.

(v) Principe d’adaptation au contexte socio – culturel


Utiliser des équipements adaptés aux pratiques courantes donc acceptables par les
utilisateurs.
Par exemple : il peut être préférable de creuser des latrines à fosse ventilé que des W.C.
à l’occidental qui seraient bouchés ou souillés en permanence par des excréments et
enfin fermés.

(vi) Principe d’intervention institutionnelle minimale


Tant que c’est possible, s’appuyer sur les structures déjà en place (et le rendre plus
fonctionnelles) au lieu d’en créer des nouvelles.

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3. Elaboration du plan et sa validation

Pour réussir, deux conditions s’imposent :


 L’implication des personnes concernées. Elle sous – entend leur participation effective à
toutes les étapes du programme ;
 L’efficacité des mesures proposées. Cela suppose que ces mesures sont valides pour résoudre
les problèmes identifiés.
a) Plusieurs personnes représentent les différentes catégories de l’hôpital (administratif,
soignant et technique). Par exemple le comité de salubrité et d’hygiène s’il existe est mieux
placé pour cette tâche et pour la coordination (pilotage) des actions ultérieurement.
b) La validation par un expert est une garantie de pertinence des actions, elle renforce sa
crédibilité.

1. SUIVI ET EVALUATION DES ACTIVITES

L’appréciation de l’efficacité des mesures d’hygiène mises en place n’est possible que par la mesure
d’un certain nombre d’indicateurs en rapport avec les infections nosocomiales et avec la qualité de
ces mesures.

Pour ce faire, on utilise deux principaux types d’indicateurs : les indicateurs de processus et les
indicateurs de résultats. Le 3ième type est celui des indicateurs indirects qui viennent en complément
aux deux premiers.

2.1. Indicateurs de processus

Ces indicateurs servent à évaluer la qualité des moyens et méthodes mise en place pour
l’amélioration de la situation d’hygiène hospitalière c'est-à-dire la prévention des infections
hospitalières. Ces indicateurs sont employés :
1. Pour mesurer la mise en place, le suivi, la validation et le réajustement des protocoles.
Par exemple :
- La stérilisation (protocole et surveillance) ;
- Le lavage des mains et leur désinfection pour certains soins ;
- La prévention des accidents d’exposition au sang et aux liquides biologiques ;
- Les soins en maternité aux mères et aux nouveaux-nés.
2. Pour faire une surveillance active de certaines mesures, telles que :
- La qualité de l’eau ;
- L’évacuation des eaux usées ;
- L’élimination des déchets ;
- L’hygiène des locaux, et particulièrement les locaux « à haut risque » tels : les salles
d’opération, les chambres d’isolement, les salles d’accouchement, le service de
réanimation ;
- La circulation des visiteurs dans ces locaux « à haut risque » ;
- Le nombre de rongeurs et de vecteurs potentiels (moustiques, mouches, …).

Utilité des indicateurs de processus

- Les informations sur les indicateurs de processus peuvent aider à l’interprétation des
indicateurs de résultats ;
- Les indicateurs de processus permettent l’évaluation des événements rares. A titre
d’exemple : le nombre d’accidents d’exposition au sang plutôt que le nombre de sida après
accident par exposition au sang ;

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- La mesure des écarts entre l’acquis et la pratique après apprentissage peut servir à la
programmation d’une formation ;
- Mesurer les indicateurs de processus = évaluer les comportements. Par exemple : Le respect
des précautions standard.

2.2. Indicateurs de résultats

Ces indicateurs permettent de repérer et de dénombrer les infections nosocomiales. On se sert de


protocoles de définitions (cliniques). Pour chacune de ces infections (voir ci-dessous).
Les indicateurs les moins difficiles à obtenir concernent :
1. Les infections post - opératoires : écoulement purulent au niveau de la plaie ;
2. Les infections du post-partum :
- Plaie opératoire infectée (césarienne et épisiotomie doivent être classées dans les
infections de plaie opératoire) ;
- Fièvre et douleur abdominale, sensibilité utérine à la palpation, écoulement purulent
au niveau des organes génitaux.
3. Les infections du nouveau-né : infections conjonctivales, infection ombilicale y compris le
tétanos néo-natal ;
4. Les abcès post - injectionnels : l’association des signes locaux d’infection avec un écoulement
purulent parfois accompagnés de signes généraux signent une infection hospitalière ;
5. Port systématique d’équipement de protection individuelle.

2.3. Indicateurs indirects

Ils apportent des informations complémentaires. Par exemple :


- Le suivi de la consommation des antibiotiques renseigne sur la qualité de l’utilisation des
antibiotiques ;
- L’étude du suivi de la consommation des détergents, des désinfectants, des antiseptiques, des
savons, des produits de stérilisation ou dispositifs stériles donne une idée globale sur les activités
d’hygiène basées sur leur utilisation.

2.4. Organisation de la surveillance

Elle repose sur la mise en place ou désignation des agents-relais motivés, formés pour le recueil des
données épidémiologiques sous la supervision d’un encadreur motivé et compétent.
Les données ainsi recueillies au niveau de chaque service sont centralisées par le C.S.H., ce dernier
devra faire chaque fois la retro information à toutes les équipes du personnel de sa formation lors
des réunions qu’il aura à tenir à l’intention de tous les agents.

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FICHE TECHNIQUE 6.2. ELABORATION D’UN PLAN DE TRAVAIL

TACHE : CONCEVOIR UN PLAN DE TRAVAIL

Responsable : Technicien d assainissement (Médecin hygiéniste)


Lieu : Bureau comite d hygiènes
Fréquence : Journalière
Matériels /équipement Requis : Bureau, table, chaise, stylos, papiers, ordinateur, armoire et
classeurs
Définition opératoire : Décrire les activités à réaliser et fixer un temps pour chaque
activité
Justification (situation Le technicien d assainissement est la personne indiquée
Professionnel justifiant l’application de pour assurer la conception d un plan de salubrité,
la tâche) : assainissement et gestion correcte de déchets générés dans
les hôpitaux
Procédures d’exécution : Choisir les priorités
Designer les responsables de chaque équipe
Etablir une liste des équipements, outils, intrants pour la
bonne réussite des activités
Etablir un canevas de supervision
Etablir un canevas de suivi et évaluation
Faire rapport à la hiérarchie
Briefer toutes les équipes sur l importance de l hygiène
hospitalière
Critères de qualité (attestant l’atteinte Existence d un plan de travail
de la performance exigée : Présence des comptes rendus des assemblées de
sensibilisation
Existence de l équipement, outils, intrants pour l exécution
des taches.

Critères d’évaluation (vérifiant la


maitrise de la tâche) PV des réunions d évaluation
: Rapport des cellules ou services
Informations clés Diriger c est prévoir

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