الجمهوريـة الجزائريـة الديمقراطيـة
الشعبيـة
وزارة التربيـة الوطنيـة
مديرية مديرية التعليم الثانوي العـام
التعليم الثانوي التقني
منهـــاج
مـادة :اللغة الفرنسية
Curriculum de français
السنة الثانية من التعليم الثانوي العام والتكنولوجي
Deuxième année secondaire
جميع الشعب
Toutes les filières
جانفي 2006
Sommaire
Préambule
1 - Finalités de l’enseignement du français.
2 - Le cadre théorique.
2.1- Linguistique de l’énonciation et approche communicative.
Le cognitivisme.
L’approche par compétences.
3 - Profil de sortie à l’issue de l’enseignement secondaire.
4 - Profil d’entrée en 2ème A.S.
5 - Profil de sortie à l’issue de la deuxième année secondaire.
6 - Les compétences disciplinaires.
6.1- Compétences de lecture
a- A l’oral
b- A l’écrit
6.2- Compétence de production
a- A l’oral
b- A l’écrit
7 - Les compétences transversales.
8 - Les contenus.
- Tableau synoptique.
- Tableaux par objet d’étude.
9 - Méthodologie et stratégies
9.1 - Démarche d’enseignement/ apprentissage.
9.1.1 – Conception
9.1.2 – Réalisation
9.2 - Evaluation.
9.2.1- Formative
9.2.2- Certificative
9.3 - Situations d’enseignement/ apprentissage.
9.4 - Utilisation des moyens didactiques.
Glossaire.
1
PREAMBULE
Le nouveau programme de français pour le secondaire s’inscrit dans
le cadre de la refonte du système éducatif. L’amélioration qualitative de ce
dernier doit se réaliser par la prise en compte des transformations que connaît
notre pays et celles que connaît le monde (mondialisation des échanges
commerciaux, développement vertigineux des technologies de l’information et
de la communication etc.). Ce constat nous oblige à voir que l’école n’est plus,
pour l’apprenant, la seule détentrice des connaissances (l’apprenant peut
parfois être « en avance » sur l’enseignant s’il est plus familiarisé avec ces
nouveaux vecteurs de transmission des connaissances) et qu’elle ne peut plus
fonctionner « en vase clos ». Cet état de fait nous interpelle sur notre
conception de l’école et nous oblige à nous interroger sur nos objectifs et sur
nos pratiques.
Dans ce cadre, les nouveaux programmes auront pour visée principale
l’utilisation de l’apprentissage du français comme moyen d’éducation à une
citoyenneté responsable et active des apprenants par le développement de
l’esprit critique, du jugement, de l’affirmation de soi. Pour réaliser cette
intention, leur conception a été guidée par la volonté de permettre aux
enseignants de :
o passer d’une logique d’enseignement à une logique
d’apprentissage, c'est-à-dire d’aller vers des démarches qui font
de l’apprenant un partenaire actif dans le processus de sa
formation, démarches qui le mèneront progressivement vers
l’autonomie. Il s’agit de mettre en œuvre des dispositifs qui lui
permettront « d’apprendre à apprendre » pour que cet
apprentissage puisse se continuer naturellement après sa sortie de
l’école. Cet apprentissage aura pour but l’installation de
2
compétences disciplinaires et de savoir-faire transversaux.
L’acquisition de ces compétences se fera plus aisément si des
savoirs disciplinaires, particuliers, peuvent être mis en relation
dans son esprit, c'est-à-dire si les enseignants s’ouvrent à
l’interdisciplinarité.
o doter les apprenants d’un outil linguistique performant, permettant
le plus de « transactions » possibles par la prise en compte de
toutes les composantes de la compétence de communication car
l’acquisition d’une langue étrangère ne peut pas se réaliser
efficacement si on distingue l’aspect « utilitaire » de l’aspect
« culturel ». Une langue maîtrisée est un atout pour la réussite
professionnelle dans le monde du travail (qui demande de plus en
plus la connaissance des langues étrangères) et le moyen le plus
objectif de connaissance de l’Autre à travers une réflexion
entretenue sur l’Identité/ Altérité.
o favoriser l’intégration des savoirs, savoir-faire, savoir être par la
mise en œuvre de l’approche par compétences. Cette dernière
permet de ne pas couper les apprenants de leur environnement
culturel et social par le transfert, à l’extérieur, des habiletés
acquises à l’école.
o développer chez les apprenants des attitudes sociales positives
comme l’esprit de recherche et de coopération ; de stimuler la
curiosité, l’envie d’apprendre par la réalisation collective de
projets. Le projet, qui obéît à des intentions pédagogiques,
constitue le principe organisateur des activités et la manifestation
des rapports dialectiques entre l’enseignement et l’apprentissage.
3
La 2ème année secondaire est une année charnière dans le cycle secondaire. Elle
a pour but de renforcer les acquis de la 1 ère année et de préparer les nouvelles
acquisitions de la 3ème année secondaire. Elle doit donc favoriser l’emboîtement
des compétences à mettre en œuvre pour réaliser l’objectif d’intégration
terminale du cycle.
1 - Finalités de l’enseignement du français
La finalité de l’enseignement du français ne peut se dissocier
des finalités d’ensemble du système éducatif. L’enseignement du
français doit contribuer avec les autres disciplines à :
la formation intellectuelle des apprenants pour leur permettre
de devenir des citoyens responsables, dotés d’une réelle
capacité de raisonnement et de sens critique.
leur insertion dans la vie sociale et professionnelle.
Sur un plan plus spécifique, l’enseignement du français doit
permettre :
l’acquisition d’un outil de communication permettant aux
apprenants d’accéder aux savoirs.
la sensibilisation aux technologies modernes de la
communication.
la familiarisation avec d’autres cultures francophones pour
comprendre les dimensions universelles que chaque culture
porte en elle.
l’ouverture sur le monde pour prendre du recul par rapport à
son propre environnement, pour réduire les cloisonnements et
installer des attitudes de tolérance et de paix.
2 - Le cadre théorique
2.1 - Linguistique de l’énonciation et approche communicative
Les deux premiers cycles de l’enseignement ont permis
d’installer la notion de texte. Les apprenants ont été confrontés, dans le
4
cycle moyen, au texte considéré comme une superstructure dans
laquelle l’exploitation des marques intertextuelles explicitées leur
permettaient d’intégrer ce texte dans la classification opérée par une
typologie et d’inférer alors une visée textuelle.
Le programme de 2ème AS comme son prédécesseur accorde une
place plus importante à la linguistique de l’énonciation qui pose
comme préalable qu’il faut distinguer ce qui est dit (contenu du texte
et son intention informative) de la présence de l’énonciateur dans son
propre discours. Ainsi, tout discours porte la marque de son
énonciateur. En interrogeant ces traces d’énonciation, en se posant des
questions sur :
- le contexte d’énonciation (lieu, temps de
l’allocution),
- les modalités d’inscription du locuteur et de
l’allocutaire dans l’objet – texte,
- l’opacité ou la transparence d’un texte,
- le degré d’objectivation du discours,
- la focalisation (sur l’objet, le locuteur,
l’allocutaire),
l’information contenue dans un texte sera appréhendée à un autre niveau
de réflexion qui fera prendre conscience au fur et à mesure à
l’apprenant qu’un locuteur est déterminé psychologiquement,
idéologiquement, culturellement comme il l’est lui-même ; que le
référent dont parle le locuteur n’est pas le réel mais un réel filtré par lui ;
que le locuteur adresse toujours son message à un (ou des)
allocutaire(s) ciblé(s).
Cette prise de conscience en amènera une autre : une
compétence de communication n’est pas seulement la conjugaison de
deux composantes (compétence linguistique et compétence textuelle).
Pour être acquise, la compétence de communication doit intégrer
d’autres compétences dont :
la compétence sémiotico-sémantique (les systèmes associés au
linguistique comme la gestuelle, la ponctuation, la graphie…)
la compétence situationnelle et sociale ( connaissance du référent,
dont on parle, connaissance de l’univers…)
la compétence pragmatique (savoir-faire concernant la mise en
œuvre d’objets de communication conformes aux conditions
matérielles, sociales, psychologiques…).
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2.2 - Le cognitivisme
Les concepts qui éclairent la nature des connaissances à
transmettre et les méthodes à utiliser sont à la base de ce programme :
Le conflit cognitif, né de l’interaction entre le sujet et le milieu
constitue le mécanisme responsable des modifications des
structures cognitives.
L’élaboration des structures de connaissance est progressive,
selon des paliers et des stades.
Le déséquilibre cognitif chez le sujet se fait non seulement entre
le sujet et le milieu, mais également par la prise de conscience
d’un désaccord interindividuel.
Les difficultés d’un apprentissage se situent d’une part au niveau
de la structuration du savoir et d’autre part au niveau de la
démarche intellectuelle qui permet d’atteindre ce savoir.
Les théories cognitivistes considèrent la langue non comme un
savoir « inerte » mais comme une construction intellectuelle dans
laquelle l’apprenant doit s’impliquer, en mobilisant toutes ses
ressources.
2.3 - L’approche par les compétences
Le programme ne peut plus être alors basé sur la logique d’exposition
de la langue mais structuré sur la base de compétences à installer.
La compétence est la mise en œuvre d’un ensemble de savoirs,
de savoir-faire et d’attitudes permettant d’identifier et d’accomplir un
certain nombre de tâches appartenant à une famille de situations, qu e
ces dernières soient disciplinaires ou transversales. Une famille de
situations requiert les mêmes capacités ou les mêmes attitudes,les
mêmes démarches pour résoudre les problèmes.
A ce titre le projet qui obéit à une intention pédagogique et qui
permet l’intégration des différents domaines (cognitif, socio-affectif) à
travers des activités pertinentes est le moyen d’apprentissage adéquat.
3 - Profil de sortie à l’issue de l’enseignement secondaire
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Les apprenants, au terme du cursus, auront :
acquis une maîtrise suffisante de la langue pour leur permettre
de lire et de comprendre des messages sociaux ou littéraires ;
utilisé la langue dans des situations d’interlocution pour
différents buts en prenant en compte les contraintes de la vie
sociale ;
exploité efficacement de la documentation pour la restituer sous
forme de résumés, de synthèses de documents, de compte
rendus, de rapports ;
adopté une attitude critique face à l’abondance de l’in formation
offerte par les média ;
produit des discours écrits et oraux qui porteront la marque de
leur individualité (que ces discours servent à raconter, à exposer,
à rapporter des dires ou à exprimer une prise de position) ;
appréhendé les codes linguistique et iconique pour en apprécier
la dimension esthétique.
Objectif Terminal d’Intégration (pour le cycle)
Produire un discours écrit/oral relatif à une situation problème de
la vie sociale en respectant les contraintes de la situation de
communication ainsi que l’enjeu et en s’impliquant nettement (discours
marqués par la subjectivité).
4 - Profil d’entrée en 2ème A.S.
L’apprenant est capable de :
- comprendre et interpréter des textes écrits en vue de les restituer sous forme
de résumé à l’intention d’un ou de plusieurs destinataires précis ;
- produire un texte écrit/oral sur un des thèmes choisis pour l’année en
respectant la situation de communication et l’enjeu communicatif et en
mettant en œuvre un modèle étudié.
5 - Profil de sortie à l’issue de la deuxième année secondaire
(OIT)
7
Produire un discours écrit/oral sur un des thèmes choisis pour l’année en
respectant la situation de communication et l’enjeu communicatif et en
choisissant le modèle le plus adéquat parmi les modèles étudiés.
Compétences à installer en deuxième année secondaire
Ces compétences seront installées grâce à la mobilisation des
différentes ressources : capacités (ensemble de savoirs et de savoir-faire ,
fruits d’une activité intellectuelle stabilisée), objectifs et contenus (présents
dans les différents objets d’étude).
Comprendre et interpréter des discours oraux en tant que
récepteur ou en tant qu’interlocuteur.
Produire des messages oraux en situation de monologue ou
d’interlocution pour donner des informations, pour plaider une
cause ou la discréditer, ou bien pour raconter des événements
réels ou fictifs.
Comprendre et interpréter des discours écrits pour les restituer
sous forme de comptes rendus objectifs ou critiques, à l’intention
d’un (des) destinataire(s) précis, pour exprimer une réaction face
à ces discours ou pour agir sur le destinataire.
Produire un texte en relation avec les objets d’étude et les thèmes
choisis, en tenant compte des contraintes liées à la situation de
communication et à l’enjeu visé.
6 - Les compétences disciplinaires
6.1 - Compétences de compréhension
a- A l’oral
Comprendre et interpréter des discours oraux en tant que récepteur ou en
tant qu’interlocuteur.
- Capacités et objectifs d’apprentissage à l’oral
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’oral
Savoir se positionner Adapter sa modalité d’écoute à l’objectif.
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en tant qu’auditeur
Anticiper le sens Exploiter les informations données par le professeur, avant écoute
d’un message d’un texte, pour émettre des hypothèses sur le contenu du message
oral, sur la fonction du message (narrative, argumentative…).
Retrouver les Distinguer les éléments constitutifs de la situation de
différents niveaux communication.
Repérer la structure dominante d’un message oral.
d’organisation d’un
Séquentialiser le message pour retrouver les grandes unités de sens.
message
Elaborer des Identifier les informations contenues explicitement dans le message.
significations Identifier le champ lexical dominant.
Repérer les marques de l’énonciation.
Interpréter oralement un schéma, un tableau ou des données
statistiques.
Interpréter un geste, une intonation, une mimique.
Distinguer le fictif du vraisemblable, du vrai.
Mettre en évidence l’implicite par la connaissance du contexte.
Etablir des relations entre les informations pour faire des déductions,
des prédictions.
Se construire une image du locuteur.
Réagir face à un Prendre position par rapport au contenu.
discours Découvrir l’enjeu discursif.
Evaluer le degré d’objectivité (ou de subjectivité) et le justifier.
Juger du type de rapport que le locuteur entretient avec
l’auditeur.
b- A l’écrit
Comprendre et interpréter des discours écrits pour les restituer sous forme
de comptes rendus objectifs ou critiques, à l’intention d’un (des) destinataire(s)
précis, pour exprimer une réaction face à ces discours ou pour agir sur le
destinataire.
Comprendre c’est se poser en tant que lecteur, établir des interactions entre un
discours et ses propres connaissances, que ces connaissances concernent le contenu, les
structures typiques, le lexique, la syntaxe, la pragmatique. C’est ensuite, à partir de
connaissances générales, élaborer des hypothèses, confirmer ou réfuter celles-ci sur la base
des informations rencontrées dans le texte. C’est faire un aller-retour constant entre les
différents niveaux de traitement de l’information (du mot, à la phrase, à l’énoncé, au texte, au
contexte et vice-versa).
- Capacités et objectifs d’apprentissage à l’écrit
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’écrit
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Savoir se positionner Définir son objectif de lecture (lire pour résumer, pour le
en tant que lecteur plaisir, pour accroître ses connaissances…).
Adapter sa modalité de lecture à son objectif. (lecture littérale,
inférentielle, sélective…).
Anticiper le sens Exploiter les informations relatives au paratexte et à l’aire
d’un texte. scripturale du texte dans son ensemble pour émettre des
hypothèses sur son contenu et sur sa fonction (argumentative,
narrative…).
Retrouver les - Distinguer les éléments constitutifs de la situation de
différents niveaux communication.
- Repérer la structure dominante du texte.
d’organisation d’un
- Repérer les énoncés investis dans la structure dominante.
texte. - Repérer la progression thématique.
- Retrouver les facteurs assurant la cohésion du texte.
- Séquentialiser le texte pour retrouver les grandes unités de
sens.
Elaborer des - Identifier les informations contenues explicitement dans le
significations texte.
- Distinguer les informations essentielles des informations
accessoires.
- Regrouper des éléments d’information pour construire des
champs lexicaux.
- Expliquer les ressemblances ou les différences à plusieurs
niveaux (emploi des temps, focalisation, diversité des
énoncés : description, énoncés au style direct et indirect…).
- Expliquer l’influence des constructions syntaxiques sur le
texte.
- Repérer les marques de l’énonciation.
- Interpréter un schéma, un tableau ou des données statistiques.
- Expliquer le rapport entre le linguistique et l’iconique.
- Distinguer le fictif du vraisemblable, du vrai.
- Mettre en évidence l’implicite par la connaissance du contexte.
- Etablir des relations entre les informations pour faire des
déductions, des prédictions.
…/…
- Se construire une image du scripteur.
Réagir face à un - Prendre position par rapport au contenu.
texte. - Découvrir l’enjeu discursif.
- Justifier la transparence ou l’opacité du texte.
- Evaluer le degré d’objectivité (ou de subjectivité) et le justifier.
- Juger du type de rapport que le scripteur entretient avec le
lecteur.
6.2 - Compétences de production
a- A l’oral
Produire des messages oraux en situation de monologue ou
d’interlocution pour donner des informations, pour plaider une cause ou la
discréditer, ou bien pour raconter des événements réels ou fictifs.
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- Capacités et objectifs d’apprentissage à l’oral
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’oral
Définir la finalité du message oral
Activer des connaissances relatives à la situation de
communication.
Activer des connaissances relatives au domaine de référence dont on
Planifier son doit parler.
propos. Sélectionner les informations nécessaires à partir d’une
documentation pour faire son exposé.
Choisir le niveau de langue approprié.
Adapter le volume de la voix aux conditions matérielles de la
situation de communication.
Adapter son propos à son auditoire.
Arrimer son propos au propos de l’interlocuteur.
Assurer la cohésion du message pour établir des liens entre les
informations (en situation d’exposé).
Organiser son
Utiliser adéquatement les supports annexes (en situation d’exposé).
propos. Prendre en compte les réactions non verbales de son interlocuteur
pour ajuster son propos (en situation d’interlocution).
Respecter le temps imparti.
Produire des phrases correctes au plan syntaxique (en situation
d’exposé).
Utiliser la
Utiliser le lexique adéquat à la thématique, à la finalité de l’oral.
langue d’une Etablir le contact avec l’interlocuteur.
façon Maintenir une interaction en posant des questions pour négocier le
appropriée sens d’un mot, demander un complément d’information, demander une
explication, montrer son intérêt (« et alors ? » ; « et après ? »…).
Manifester ses réactions par l’intonation, par des interjections.
Reformuler les propos de l’autre pour vérifier sa compréhension.
Reformuler son propre propos quand c’est nécessaire.
Utiliser la syntaxe de l’oral.
Soigner sa prononciation pour éviter que l’auditoire ne fasse des contresens.
Respecter le schéma intonatif de la phrase.
b- A l’écrit
Produire un texte en relation avec les objets d’étude et les thèmes choisis, en
tenant compte des contraintes liées à la situation de communication et à l’enjeu
visé.
Ecrire c’est se poser en tant que producteur d’un message à l’intention d’un ou de
lecteurs particuliers. C’est donc mobiliser ses savoirs et savoir-faire selon les contraintes
sociales et culturelles de la communication. C’est faire des choix stratégiques élaborés à des
niveaux successifs.
- Capacités et objectifs d’apprentissage à l’écrit
Capacités Objectifs d’apprentissage à l’écrit
Planifier sa Définir la finalité de l’écrit (ou respecter la consigne donnée).
production au Choisir une pratique discursive (ou respecter la consigne).
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Activer des connaissances relatives à la situation de
communication.
Activer des connaissances relatives au domaine de référence
plan pragmatique dont on doit parler.
Sélectionner les informations nécessaires à partir d’une
et au plan du
documentation.
contenu. Se faire une idée du lecteur de l’écrit pour sélectionner les
informations les plus pertinentes.
Faire un choix énonciatif.
Choisir une progression thématique.
Choisir le niveau de langue approprié.
Mettre en œuvre le modèle d’organisation suggéré par une
consigne ou le modèle d’organisation le plus adéquat à la situation de
communication.
Faire progresser les informations en évitant les répétitions, les
contradictions.
Organiser sa
Assurer la cohésion du texte par un emploi pertinent des
production. temps et par l’établissement de liens entre les informations.
Insérer harmonieusement les énoncés narratifs, descriptifs, les
énoncés au style direct et indirect.
Assurer la présentation (mise en page) selon le type d’écrit à
produire.
Produire des phrases correctes au plan syntaxique.
Utiliser la langue Utiliser le lexique adéquat à la thématique, à la finalité de
d’une façon l’écrit.
appropriée. Utiliser de manière adéquate les signes de ponctuation pour
faciliter la lecture de l’écrit.
Utiliser une grille d’auto évaluation pour détecter ses erreurs à
différents niveaux.
Définir la nature de l’erreur :
- mauvaise prise en compte du lecteur ;
- mauvais traitement de l’information (contenu) ;
Réviser son écrit. - cohésion non assurée ;
- fautes de syntaxe, d’orthographe ;
- non respect des contraintes pragmatiques.
Mettre en œuvre une stratégie de correction :
- mettre en jeu diverses opérations (suppression, addition,
substitution, déplacement).
NB. Les capacités se développant avec le temps et se prêtant à un ensemble non
déterminé de contenus, les objectifs d’apprentissage recouvrent tout le cursus et englobent les
différents objets d’étude. Le professeur sélectionnera donc les objectifs en fonction :
de l’objectif assigné à la lecture ou à l’écoute,
de l’objet d’étude,
du niveau des apprenants,
du support qu’il a choisi.
7- Compétences transversales
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Les énoncés de « compétences transversales » ne font référence à aucune
discipline, à aucun domaine particulier, ils ne portent que sur des démarches
mentales ex :
- résoudre des situations problèmes,
- maîtriser des démarches,
- prendre et traiter de l’information.
Une compétence disciplinaire doit être travaillée dans les autres disciplines
pour devenir transversale (exemple : le résumé).
La compétence transversale n’est transférable que si les enseignants
construisent et proposent en permanence des situations permettant, dans des
contextes différents, l’application des mêmes traitements cognitifs.
8- Les contenus :
Les contenus ont été sélectionnés, et leur progression sur l’année (et sur le
cycle) a été établie sur la base :
De la prise en compte des types d’ancrage énonciatif.
- Enonciation du discours oral, énonciation « actuelle », manifesté par
Je/Ici/Maintenant.
- Enonciation du discours écrit, celui-ci étant ancré dans une situation
explicitée par le contexte et dont le référent textuel est
le Je /Ici/Maintenant
Ex : Le reportage.
- Enonciation du récit, énonciation « non actuelle », Il/ Passé simple ou
passé composé/ Imparfait).
- Enonciation du discours scientifique qui présente les faits comme vrais
(Présent atemporel). Ex : Le discours objectivé.
Du respect d’une approche de type spiralaire : il s’agit d’arriver
progressivement à l’acquisition des formes discursives en transférant des
savoirs et savoir-faire acquis sur les discours les plus simples aux discours
les plus complexes.
Du croisement entre formes discursives et intentions communicatives.
Du passage d’objets d’étude dans lesquels les traces de l’énonciation sont
perceptibles à des discours dans lesquels il s’agit de découvrir l’instance
discursive.
De la prise en compte des manifestations tant orales qu’écrites de la
langue dans les différents supports que l’apprenant peut rencontrer dans
son environnement extra scolaire (articles de presse, affiches, B.D. …)
Des possibilités cumulées des objets d’étude à offrir un échantillon des
faits de langue (qui sera complété en 3ème As).
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Les contenus sont d’abord présentés dans un tableau synoptique puis
traités de façon détaillée dans des tableaux relevant de chaque objet d’étude.
Les techniques d’expression qui doivent faire l’objet d’un apprentissage
systématique, seront développées dans le guide d’accompagnement.
Le tableau synoptique montre la progression sur l’année. Il est toutefois
à noter que le fait poétique ne fera pas l’objet d’un enseignement apprentissage
ramassé (une période déterminée de l’année scolaire) mais d’un enseignement
distribué (cf. programme de 1ère AS).
Le « fait poétique » ne constitue pas un objectif de maîtrise mais un
objectif d’enrichissement. Outre la fonction esthétique de ce type de messages à
laquelle il faudra sensibiliser les apprenants, les différents supports (chansons,
dictons, poèmes, images, B.D., calligrammes) peuvent servir à de nombreuses
activités. (Voir tableau synoptique).
Les thèmes proposés en 2ème As aideront l’apprenant à appréhender
l’histoire de l’humanité à travers les différentes civilisations et les grandes
réalisations scientifiques et technologiques.
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TABLEAU SYNOPTIQUE
Pratiques discursives Objets d’étude Notions clés Techniques Thématiques
et intentions d’expression (savoirs civilisationnels)
communicatives
I/ Les discours
- la prise de notes à I – Les
La démarche scientifique partir de l’écrit ou
Exposer pour o Le discours -démarche inductive :
grandes
démontrer ou pour objectivé de l’oral réalisations
*observation
présenter un fait, une *hypothèse scientifiques et
notion, un phénomène. *expérimentation techniques
*règle ou loi générale
-démarche déductive :
*théorème/postulat L’aérospatiale
*raisonnement déductif - le compte rendu (la conquête
*résultat (déduction objectif ou critique spatiale)
logique)
Les modes d’exposition du Les médias et
Dialoguer pour o Le discours récit (représentation ou - les représentations télécommunication
raconter. relation d’événements graphiques s
théâtral (ne
portée par les paroles)
concerne que les
classes de lettres)
La notion d’argument (les La médecine
différents types - l’exposé oral
Argumenter pour d’arguments : orientés vers
plaider une cause ou la raison, orientes vers la
sensibilité)
la discréditer. II- Voyages et
o Le plaidoyer et explorations à
le réquisitoire travers l’histoire
universelle
- la fiche de lecture
II/ La relation
d’événements
Les différentes
1. Relater pour se o La nouvelle La focalisation (mode de civilisations
représenter un d’anticipation vision du narrateur)
monde futur. Noyaux et catalyses
- le dossier Les grands sites du
Les fonctions des discours documentaire passé
2. Relater pour o Le reportage
investis dans le reportage
informer et agir touristique/Le récit (commentaire, description,
sur le de voyages explication, information) Le patrimoine
destinataire. Passage de l’image au universel
texte et inversement
(itinéraire ou plan)
15
III/ Exprimer Calligrammes La connotation et la
Textes et images dénotation.
son individualité L’interprétation du
« le fait message
poétique » iconographique
N.B : à étudier
durant l’année.
TABLEAUX PAR OBJET D’ ETUDE
Le discours objectivé
Niveau discursif Niveau textuel Niveau phrastique
Visée démonstrative c- L’induction : Le présent de vérité générale
expérimentation, et les conditionnels (passé
observation, description, et présent) employés dans
Démarches et une principale avec une
hypothèses,
procédés de la règle générale ou loi. subordonnée introduite par
démonstration si.
La déduction : postulat, L’hypothèse avec les
théorème, expressions
Situation raisonnement ; résultat. lexicalisées ; « si nous
d’énonciation du Syllogismes et considérons que… » ; « en
sophismes. admettant que… »
texte démonstratif
Les déictiques et le La nominalisation (comme
et degré système anaphorique. procédé explicatif et
d’implication de Les connecteurs anaphorique)
l’énonciateur réthorico- logiques qui L’expression lexicale de la
(ce qui montre la différence ponctuent le texte. cause/conséquence
entre objectif et objectivé) Les types de Les reformulations
progression : explicatives.
-à thème constant,
-à thème dérivé.
Le champ lexical relatif au
domaine considéré
(géographie, sociologie,
philosophie…)
Compétence transversale à privilégier :
Restituer l’information de façon objective.
Types de supports :
Textes didactiques, articles d’encyclopédies, ouvrages traitant de sujets divers
(histoire, géographie, sociologie etc.) avec une marque littéraire plus prononcée.
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Exemples d’activités Lettres Sciences
Identification d’un texte et repérage de ses X X
articulations.
Identification de la progression thématique adoptée X X
dans un texte.
Identification des étapes de la démarche inductive X X
(observation, description du phénomène, hypothèses,
règles générales ou lois) ou de la démarche déductive.
Complétion, d’un texte « démonstratif », par des X X
articulateurs logiques et ou chronologiques.
Reconstitution d’une expérience à partir de schémas, X
diagrammes tableaux etc.
Discrimination des faits liés au développement d’un X X
exposé selon des critères pertinents (chronologie,
logique). X
Etablissement du rapport texte/ représentations
graphiques. X X
Prise de notes ordonnées à partir d’un exposé (écrit
ou oral) pour en faire un compte rendu. X
Prise de notes ordonnées à partir d’une expérience
pour en faire un compte rendu. X X
Rédaction de petits textes à partir de représentations
graphiques. X
Elaboration du compte rendu d’une expérience
scientifique pour la présenter à la classe. X X
Elaboration d’un texte à partir d’une étude menée
sur un thème choisi (recherche réalisée en équipe). X
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Le discours théâtral
Cet objet d’étude ne sera abordé que dans les classes de lettres.
Niveau discursif Niveau textuel Niveau phrastique
La visée du texte Présentation et Lexique spécifique au
organisation du théâtre.
théâtral Les tournures
discours théâtral :
Théâtre et mise en interrogatives et
scène. - Tableaux, actes, scènes. exclamatives.
La double discours direct et
- Scène d’exposition ; indirect.
énonciation du texte nœud de l’action, distribution des
théâtral. dénouement (coup de temps par rapport à
Le dialogue comme théâtre) un repère énonciatif,
Didascalies moment de
mode narratif.
(indications l’énonciation.
Personnages et scéniques.) Les indices spatio-
stéréotypes. Les répliques : le temporels.
Le temps et l’espace dialogue, le
dramatique monologue, l’aparté.
La caractérisation :
portrait/caricature
selon le point de vue.
Niveaux de langue
Décors et lieux de
l’action ( lieux
évoqués et lieux
représentés)
Durée de l’action
(temps de l’action,
temps de l’histoire)
Compétence transversale à privilégier :
Favoriser la qualité de la communication.
Types de supports :
Extraits de pièces de théâtre, saynètes, synopsis de pièces, récits
respectant les trois unités (temps, lieu, action) et celles les transgressant
(théâtre moderne).
Pièces de théâtre filmées, monologues.
18
Exemples d’activités :
Repérage des différents moments du schéma narratif à partir d’un extrait
(acte, tableau, scène) ou d’un synopsis de pièce.
Complétion d’une scène théâtrale par des didascalies appropriées.
Transformation d’un dialogue théâtral en passage narratif.
Propositions de chutes d’une pièce d’après le début d’une intrigue.
Improvisations spontanées inspirées de scènes de la vie courante :
jeux de rôle, scènes choisies déclamées et/ou mimées.
Ecriture de petites scènes à partir de petites histoires humoristiques
Théâtralisation de scènes extraites de récits en prose.
Ecriture du canevas d’une pièce.
Elaboration d’une intrigue à partir de la lecture d’une première de
couverture.
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Le plaidoyer et le réquisitoire
Niveau discursif Niveau textuel Niveau phrastique
Visée : Ouverture et clôture du Lexique de l’opposition,
agir sur l’autre texte argumentatif. de l’adhésion, de la
concession et de la
(convaincre
Les rapports logiques restriction
persuader.) explicites et implicites. L’opposition sémantique
Situation (antonymes, champs
d’énonciation du L’organisation de lexicaux…)
discours l’argumentation : Les verbes d’opinion
- Articulateurs logiques et Modalisation lexicale
argumentatif en (verbes, adjectifs,
chronologiques
faisant apparaître (Introducteurs d’arguments, adverbes)
le degré de classement, de conclusion)
d’implication de - Arguments et contre
l’énonciateur dans arguments.
son discours.
L’opposition et la
Les deux types concession.
d’arguments
(liés à la raison ou
aux sentiments).
Compétence transversale à privilégier :
Mettre en œuvre son pouvoir de persuasion
Types de supports :
Textes à organisation rhétorico-logique, à visée argumentative, publicités.
Exemples d’activités Lettres Sciences
Identification de la trame argumentative d’un texte et X X
repérage des arguments et /ou des contre arguments.
Identification de formulations présentant des informations et X
des formulations présentant des points de vue.
Inférence de la position adverse exprimée (implicitement ou X
explicitement) dans un texte polémique.
Identification des différents types d’arguments. X X
Rédaction de contre arguments. X X
Rédaction d’introductions ou de conclusions pour compléter X X
des textes.
Elaboration d’une argumentation à partir d’arguments X X
donnés dans le désordre.
Invention de slogans incitatifs. X X
Rédaction d’argumentaires publicitaires dans le cadre de X X
campagnes de prévention ou dans le cadre de campagnes
commerciales.
Elaboration d’un discours argumentatif pour plaider ou X X
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discréditer une cause.
La nouvelle d’anticipation
Niveau discursif Niveau textuel Niveau phrastique
Visée symbolique de L’espace futuriste
Les champs lexicaux
la nouvelle (dénoncer comme indice temporel et relatifs à la science et
comme force agissante.
ou proposer un aux technologies du
Les procédés de
modèle à adopter) rationalisation : futur.
Espace et temps de -les passages explicatifs, Indices et indicateurs
temporels.
la fiction : -les passages descriptifs. La concordance des
identification des Etude des noyaux et temps.
procédés des catalyses. Les procédés de
La focalisation et les caractérisation :
d’anticipation.
modes de vision du - les adjectifs, la relative,
Prise en charge du narrateur. le complément du nom…
récit : le narrateur Chronologie :
Relation histoire/ anticipation et retour en
narration. arrière.
Etude de l’ouverture et
de la clôture de la nouvelle
(la circularité de la
nouvelle).
Compétence transversale à privilégier :
Développer la créativité
Types de supports :
Une nouvelle d’anticipation à caractère scientifique, des extraits de récits d’anticipation
d’auteurs comme J. Verne, I. Asimov, P. Boulle etc.
Exemples d’activités Lettres Sciences
Repérage de noyaux et catalyses dans une séquence en prévision X X
d’une fiche de lecture ou du résumé.
Présentation des réflexions qu’un texte d’anticipation suggère. X
Réécriture d’un récit après le changement d’une donnée
événementielle importante. X
Réécriture de passages narratifs avec changement de point de
vue. X
Description orale ou écrite, à partir d’images, de dessins, de
schémas, de l’évolution de certains outils de la vie moderne X X
(médias, transports, médecine, loisirs).
Production de petits textes descriptifs présentant un décor X X
futuriste (ville, habitat, école…).
Passage d’une BD d’anticipation à un récit. X X
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Le reportage touristique/ Le récit de voyages
Niveau discursif Niveau textuel Niveau phrastique
Visées informative Typographie et Propositions
paratexte. subordonnées relatives
et incitative du déterminatives et
Référent situationnel.
reportage. explicatives
Structure chronologique.
Subordonnée de but
Commentaires.
Les actes de parole. Comparaison,
Description statique et métaphores et
itinérante. personnification
Les formes Narration. Verbes de perception,
discursives investies Documents iconiques : adverbes, déictiques
cartes, plans, Modalités
dans le reportage.
itinéraires, feuilles de appréciatives :
route lexique mélioratif et
Le système Les marques de la péjoratif.
d’énonciation. subjectivité.
Relation texte et
image.
Compétence transversale à privilégier :
Acquérir un esprit de tolérance, d’ouverture.
Types de supports :
Reportages touristiques, carnets de voyage…
Exemples d’activités Lettres Sciences
Repérage de passages descriptifs, narratifs et commentatifs X X
dans un texte.
Tracé d’itinéraires inspirés des voyages de grands X X
explorateurs (Christophe Colomb, Marco Polo, Ibn Battuta etc.).
Comparaison de deux reportages portant sur un même site X X
(ou thème) pour en dégager la différence des points de vue et/ou
des visées.
Descriptions orales et/ou écrites de lieux à partir X X
d’illustrations diverses.
Description de l’évolution d’un lieu à travers le temps. X
Transformation d’un reportage touristique en un récit à la
troisième personne, dénué de toute subjectivité. X X
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9- Méthodologie et stratégies
9.1 – Démarche d’enseignement / apprentissage
La démarche de projet est privilégiée pour installer les compétences
visées par le programme.
Trois projets collectifs seront obligatoirement réalisés pendant l’année
scolaire. Ils seront choisis par les apprenants après négociation avec le
professeur. Les trois projets suivants sont donnés à titre d’exemple :
- Réaliser une recherche documentaire portant sur les grandes découvertes
techniques et leur évolution en ciblant (par groupes), l’aérospatiale , la
médecine, les mé[Link] en faire un compte rendu dans le cadre d’une
journée scientifique.
Ce projet vise à:
Transférer les savoir- faire acquis par l’étude du discours objectivé.
Créer des passerelles entre les différentes disciplines scientifiques et
technologiques pour le recueil d’informations ;
Faire prendre conscience de l’impact de l’évolution des domaines sus
cités dans la vie de l’homme.
- Ecrire une petite pièce théâtrale et le livret qui lui correspond pour la
présenter dans le cadre d’un échange culturel. Cette pièce, qui opposera deux
instances adverses dans un tribunal imaginaire (avec juges, jurés et témoins
à charge et à décharge) présentera un événement historique qui s’inscrirait
dans les grands tournants de la pensée humaine (par exemple : le procès de
Galilée).
Ce projet vise à :
- transférer les savoir-faire acquis par l’étude du texte argumentatif
(polémique) et du texte théâtral ;
- développer la capacité de prise de parole à l’oral.
- Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de la mort de Jules
Verne, constituer un recueil qui présenterait des nouvelles ayant pour
décor un monde futuriste.
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Ce projet vise à:
transférer les acquis obtenus par l’étude du récit ;
permettre le rapprochement avec une autre discipline, la science, la
technologie.
La démarche de projet se fait en deux temps : conception et réalisation.
9.1.1 - Conception
Parce que tout apprentissage est tributaire de l’environnement des
apprenants, de leur degré de mobilisation, de l’estime qu’ils se portent ainsi que
de la qualité de leurs relations avec le professeur, il est indispensable que
l’intitulé du projet soit négocié avec eux au niveau de la thématique et au niveau
de la forme que prendra le produit.
Quand un apprenant entre dans un apprentissage, il est porteur de
représentations et de capacités (ensemble de savoir et savoir-faire, fruits d’une
activité intellectuelle stabilisée) que l’action didactique doit s’efforcer de faire
émerger par l’évaluation diagnostique.
L’évaluation diagnostique
On propose aux apprenants une situation problème qui permettra de faire
émerger leurs représentations et l’état de leurs acquisitions. Cette évaluation
permettra de connaître les apprenants dans leur niveau pour détecter les
éléments positifs sur lesquels le professeur peut s’appuyer. Les résultats obtenus
par l’évaluation diagnostique amélioreront le plan de formation initialement
prévu par une reformulation d’objectifs plus précis et une détermination de
contenus plus adéquats.
9.1.2 - Réalisation
Pour permettre la réalisation du projet, l’enseignant choisira la
progression, les méthodes et les stratégies, la nature des activités, les exercices,
les techniques d’expression et les supports en fonction des besoins exprimés par
les apprenants pendant le déroulement du projet, ou inférés par le professeur au
vu de leurs productions dans la quotidienneté de la classe.
L’enseignement / apprentissage s’organisera en séquences. Chaque séquence
prendra en charge un savoir faire à maîtriser (un niveau de compétence) et devra
se terminer par une évaluation.
9.2 – Evaluation
9.2.1 - L’évaluation formative
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L’évaluation formative prend une place centrale dans le processus
d’enseignement apprentissage. Elle gère l’articulation dynamique qui lie les
contenus enseignés aux stratégies d’apprentissage utilisées pour leur acquisition
et les effets de régulation que cela implique. Elle facilite la gestion du projet,
l’adéquation entre les visées et les stratégies utilisées ; elle assure la qualité de
l’information au moment même de sa circulation ; elle cible principalement les
apprenants en difficulté face à la tâche proposée.
9.2.2 - L’évaluation certificative :
Toute compétence est exprimée par une performance qui satisfait à des
critères bien définis. Critérier une compétence c’est la spécifier afin d’établir en
terme d’indicateurs observables les éléments significatifs d’une bonne réussite.
La liste des indicateurs englobe des objectifs en principe déjà maîtrisés
(avant l’apprentissage) et les objectifs d’apprentissage sélectionnés pour le
projet. Cette distinction doit avoir des répercussions sur le barème de notation.
Pour savoir si une compétence est installée chez l’apprenant, il est essentiel de
concevoir une situation d’évaluation pertinente.
9.3 – Situations d’enseignement / apprentissage
Situation cible ou situation d’intégration :
Définition : C’est une situation qui permet à l’apprenant d’intégrer ses
acquisitions et de les réinvestir pour résoudre une situation- problème de
manière individuelle. Pour cela, il est amené à mobiliser ses ressources (savoirs
et savoir-faire) acquises en classe.
a - Situations d’intégration par rapport à des objets d’étude
Ex 1 : Vous avez un correspondant habitant un autre pays. Rédigez un
texte pour lui faire connaître votre région et l’inciter à venir la découvrir.
Ex 2 : Votre ville ou votre quartier croule sous les ordures. Rédigez un
texte s’adressant à vos concitoyens pour les sensibiliser et développer leur esprit
civique.
b - Situation d’intégration pour l’année (OII)
Votre lycée organise une journée d’informations sur le sida. Vous écrivez un
texte pour marquer votre participation à cet événement. Ce texte prendra la
forme que vous jugerez la plus adéquate.
9.4 - Utilisation des moyens didactiques.
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Le manuel scolaire et le document qui l’accompagne sont des outils
intentionnellement structurés en vue de favoriser les processus d’apprentissage.
Le manuel propose différents types d’activités susceptibles de permettre
la réalisation de l’apprentissage. A ce titre, il est une traduction relative du
programme. Il incombe donc aux professeurs d’en faire le meilleur usage en
tenant compte du niveau des apprenants, en d’autres termes, de l’utiliser soit
comme outil soit comme source d’inspiration pour réaliser ses propres moyens
didactiques.
L’emploi de moyens audio-visuels est recommandé :
l’écoute d’enregistrements de chansons, d’interviews, de débats radiophoniques,
la projection de films , de pièces théâtrales ou leur écoute sur cassettes , par
exemple, sont fortement conseillées dans le but d’exposer les apprenants aux
sons et à la prosodie présents dans des énoncés authentiques.
N.B : Vous trouverez davantage d’explications dans le document d’accompagnement.
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GLOSSAIRE
L’objectif de ce glossaire est de favoriser la compréhension du
programme. Il porte sur des notions qui peuvent être nouvelles pour une partie
des enseignants mais qui sont indispensables pour sa mise en œuvre. Il permet
également de fixer la signification des termes utilisés pour rendre les concepts
plus opératoires. Le document d’accompagnement les explicitera davantage et
prendra en charge les notions relatives à chaque objet d’étude.
Acte de parole : un énoncé a une dimension informative mais aussi une
dimension pragmatique, il veut agir sur le destinataire. Cette intention
n’est souvent pas explicite et est à découvrir, c’est l’acte de parole
(exemples : louer, conseiller, interdire, blâmer…).
- l’acte de parole peut se retrouver au niveau du texte dans sa globalité
c’est alors un macro acte de parole.
- plusieurs actes de paroles peuvent être disséminés au sein d’un même
texte.
Approche par projet : approche pédagogique dans laquelle les objectifs
d’apprentissage s’insèrent dans un plan en vue d’accomplir une
réalisation.
Champ sémantique : l’ensemble des sens que peut prendre un mot donné
(polysémie du mot). Se reporter au dictionnaire par entrée.
Champ lexical : un champ lexical se trouve à l’intérieur d’un énoncé. Il
est constitué des mots qui renvoient à un même thème.
Cohésion textuelle : c’est la propriété d’un ensemble dont toutes les
parties sont intimement unies. Un texte respectera les conditions de la
cohésion si toutes les phrases qui le composent sont chaque fois acceptées
comme des suites possibles du contexte précédent.
Cohérence textuelle : la cohésion textuelle peut être complétée au niveau
de l’analyse pragmatique par la notion de cohérence.
Ici, ce ne sont pas les éléments linguistiques du contexte qui sont
envisagés mais la situation extralinguistique ainsi que la proportion des
connaissances du monde qui interviennent dans les enchaînements
textuels.
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Démarche d’apprentissage : processus de croissance et de changement
vécu par l’apprenant, impliquant l’utilisation de ses ressources internes en
interaction avec l’environnement.
Démarche pédagogique : ensemble des interventions de l’enseignement
dans le but de favoriser la relation d’apprentissage entre l’apprenant et
l’objet d’étude.
Discours (voir texte, énoncé) :
- le discours est une suite non arbitraire d’énoncés. Il comprend aussi bien
ce qui est énoncé que la façon dont ceci est énoncé. C’est dans ce sens que
le mot sera le plus souvent utilisé.
- dans le tableau synoptique, « discours » a été utilisé pour les objectifs
d’étude qui ont une référence situationnelle par opposition au discours qui
a une référence cotextuelle. Nous préférons, pour éviter la polysémie du
mot « discours » parler de style direct, indirect au lieu de discours direct /
indirect.
Enoncé (voir discours, texte) : l’énoncé est le produit de l’acte
d’énonciation. Nous l’employons dans un sens restreint : partie de texte
sous-tendue par une intention communicative.
Implicite d’un discours :
L’implicite est tout ce qui n’est pas dit ou écrit explicitement mais que le
destinataire perçoit quand il partage les mêmes référents que le
destinateur.
Objet d’étude : l’objet d’étude est ce sur quoi se focalisent en propre les
activités et études d’un domaine du savoir, ce qui distingue ce dernier du
reste du programme.
Onomasiologie (voir sémasiologie) : étude qui part du concept pour
aboutir aux signes linguistiques qui lui correspondent.
Référence situationnelle : un discours a une référence situationnelle
quand il est ancré dans la situation de communication (je / tu / ici /
maintenant).
Référence cotextuelle : un discours a une référence cotextuelle quand il
n’est pas ancré dans la situation de communication (il / passé simple /
imparfait).
Sémasiologie (voir onomasiologie) : par opposition à l’onomasiologie, la
sémasiologie part du signe pour aller vers la détermination du concept.
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Situation d’apprentissage (ou d’exploration) : déroulement opérationnel
de la situation pédagogique pendant laquelle l’apprenant se situe dans un
cheminement conduisant à l’atteinte d’objectifs.
Situation cible (ou d’évaluation) : situation d’évaluation qui permet de
juger de l’intégration des savoirs, savoir être acquis pendant
l’apprentissage. Elle se présente comme une situation problème que
l’élève doit résoudre.
Situation de communication : elle se définit par la présence d’un
destinateur qui transmet un message à un destinataire dans un contexte en
utilisant un code et un canal (ou contact).
Situation d’énonciation : ensemble de facteurs qui déterminent la
production d’un énoncé (nombre et personnalité des participants, cadre
spatio-temporel, l’attitude de l’énonciateur par rapport au contenu de son
énoncé).
Situation d’enseignement : situation pédagogique planifiée par
l’enseignant et qui implique une transmission de savoirs.
Situation pédagogique : ensemble des composantes inter reliées
(apprenant –savoirs - enseignant) dans un milieu donné :
- relation d’enseignement (enseignant- apprenant)
- relation d’apprentissage (objet - apprenant)
- relation didactique (enseignant - objet)
Stratégie d’apprentissage : ensemble d’opérations et de ressources
planifié par l’apprenant dans le but de favoriser au mieux l’atteinte
d’objectifs dans une situation d’apprentissage.
Stratégie d’enseignement : ensemble d’opérations et de ressources
planifié par l’enseignant pour l’apprenant. Elle doit respecter trois critères
pour être efficace.
- pertinence des activités par rapport à l’objectif visé.
- prise en compte des types d’apprenants qui font l’apprentissage.
- prise en compte des processus commandés par les méthodes, les
approches pédagogiques ou l’utilisation des diverses techniques
éducatives.
Texte (voir discours, énoncé) : on appelle ici « texte » tout énoncé
compris entre deux arrêts de la communication, que cette dernière soit
écrite ou orale.
C’est la forme concrète sous laquelle se présente un discours. Il a un
auteur et une structure l’organise comme un « tout de signification ».
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