Réponse d'un Système Linéaire en Physique
Réponse d'un Système Linéaire en Physique
Pour un système linéaire la relation liant l’entrée à la sortie est un équation différentielle
linéaire :
d e(t) d2e(t) d3e(t) d s(t) d2s(t) d3s(t)
s(t) = Ke(t)+K1 dt +K2 +K 3 + … +L 1 +L 2 +L 3 +… (1)
dt2 dt3 dt dt2 dt3
que les mathématiciens écrivent
s(t) = Ke(t)+K1e’(t)+K2 e’’(t)+K3e’’’(t)+ … +L1s’(t)+L2s’’(t)+L3s’’’(t)+ …
que certains physiciens écrivent s = Ke+K1e• +K2•• e +K3•••e + … +L1 s• + L2•• s +L3•••
s +…
La résolution d’une telle équation différentielle est très compliquée ; c’est la seule méthode si
le signal à l’entrée est quelconque.
chimiques … … … … …
optiques … … … … …
3e=Ri+s
amplificateur ds
R i(t) d’où, comme i = C dt , l’équation différentielle
3 ds
est 3 e = RC dt +s
e(t) = RC = 2s s(t)
et sa transformée de Laplace est
E(p) 3 S(p)
1 + 2p
s(t)
masse M
le théorème fondamental de la dynamique dit que la somme des forces est nulle :
d2s(t) ds(t) de(t)
M + f + k s(t) = k e(t) + f
dt2 dt dt
f
1+kp
S(p) k+fp 1 + 0,2 p
d’où T(p) = E(p) = = =
k + f p + M p2 1 + f p + M p2 1 + 0,2 p + 0,01 p2
k k
S(p) 1 + 0,2 p
T(p) = =
E(p) 1 + 0,2 p + 0,01 p2
vitesse de rotation L
R dI
U = E + RI + Ldt
E = K
couple moteur Cmot
d
J + f = K I
dt
U = K + R I
(p) K
[ (R J p + R f ) + K2 ] (p) = K U(p) puis =
U(p) (K2 + R f ) + RJ p
et finalement
K
(p) K2 + R f
la transmittance du moteur s’écrit T(p) = ==
U(p) RJ
1+ p
K2 + R f
Le moteur est un système du premier ordre.
Donc la réponse indicielle est exponentielle.
K
Le numérateur donne l’amplification en régime permanent 2
K +Rf
RJ
et le dénominateur nous permet de calculer la constante de temps = 2 .
K +Rf
Exemple numérique :
hypothèses :
U
la constante du moteur vaut K = = 0,5 V / rad / s (ou N m / A),
la résistance de l’induit R = 10, le coefficient de frottement visqueux f = 0,02 N m / rad / s
et le moment d’inertie J = 0,01 kg m2.
solutions :
K
L’amplification statique vaut alors 2 = 1,11 rad / s / V
K +Rf
RJ
et la constante de temps = 2 = 0,22 s
K +Rf
(p) 1,11
et la fonction de transfert s’écrit T(p) = = .
U(p) 1 + 0,22 p
Si la grandeur d’entrée est e(t) = E sin t alors on obtient en sortie s(t) = S sin ( t + ).
La transformée cissoïdale donne les images complexes E(j) et S(j) de e(t) et de s(t) :
Écrivons que E(j) = E e jt = E (cos t+jsin t)
et S(j) = E e(jt+) = E(cos(t+) + jsin(t+)).
La méthode pour trouver la réponse s(t) que donne le système au signal e(t) comportera les
étapes suivantes :
- à partir de e(t), calculer E(p) à l’aide des tables de Laplace
- calculer S(p) = E(p) . T(p)
- trouver l’originale s(t) de S(p) par la méthode de décomposition en éléments simples.
Une représentation dans le plan complexe permet une meilleure compréhension des
propriétés d’un système et est utilisée dans certaines méthodes de calculs (méthode d’Evans
pour la recherche de l’originale).
Comme la fonction de transfert T(p) est, à la constante K près,
entièrement définie par les pôles et les zéros,
on représente dans le plan complexe les zéros par des ronds O Im
et les pôles par des croix X.
S(p) 2p+3 Ré
Par exemple T(p) = E(p) = 2
p + 5 p + 10
p + 1,5
= 2 ( p + 2,5 - j 1,94)( p + 2,5 + j 1,94 )
il y a un seul zéro valant z1 = 1,5 et deux pôles complexes conjugués :
p1 = - 2,5 + j 1,94 et p2 = - 2,5 - j 1,94
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Physique Appliquée - HASSENBOEHLER page 7 / 22
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si les pôles
sont
imaginaires le
régime est
oscillatoire.
Pour calculer A on utilise la propriété que les valeurs finales des réponses indicielles
doivent être les mêmes.
lim lim lim
D’après le théorème de la valeur finale, s(t) = p.S(p) = p.E(p)T(p).
t+ p0 p0
132 A lim 1 132 lim 1 A
Donc (p + 1)(p + 6)(p + 22) (p + 1) si p.p . (p + 1)(p + 6)(p + 22) = p.p .(p + 1) .
p0 p0
132 A 132 A
Il reste (0 + 1)(0 + 6)(0 + 22) = (0 + 1) 1 x 6 x 22 = 1 A = 1
1
T(p) en régime permanent
(p + 1)
Pour la réponse indicielle on trouve s(t) = 1 - 1,257 e-t + 0,275 e-6t - 0,017 e-22t et s’(t) = 1 - e-t.
On peut tracer ces courbes pour vérifier qu’elles se rejoignent rapidement.
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5 120(p+34)
par exemple, les systèmes seront définis par : T(p) = (p+3)(p+12) ou 2 )
p +7p+22
1 1 1
Pour un filtre RC, o = = et on retrouve la constante de temps bien connue = = RC.
RC o
t(s) t(s)
Le temps de réponse à 5 % :
tr5% : le temps que met un système du premier ordre pour
E u(V) passer de l’état initial (u = 0) à 95 % de l’état final : 95% E.
0,95.E Uf - 0
tr5% = ln U - 0,95U = ln 20.
tr5% f f
retenons que tr5% = 3 .
t(s)
2.3. l’intégrateur
d s(t)
L’équation différentielle d’un système physique intégrateur est . dt = Ke(t), d’où,
1
à conditions initiales nulles, la forme canonique T(p) =
p
où est la constante d’intégration.
exemple : le potentiomètre
(p) 1
T(p) = =
(p) p
2.4.1. propriétés
L’équation différentielle d’un système physique du second ordre est
d2s(t) ds(t)
2 +2mo dt +o2s(t) = K e(t), d’où, à conditions initiales nulles, la forme canonique :
dt
K
Rappelons qu’en régime harmonique T(j) = (LP2)
2
1+2jm +(j )
o o
2
Ko
2
T(p) s’écrit aussi, si on multiplie numérateur et dénominateur par o , .
2
p + 2 m o p + o
2
u(t)
m=1
m = 1,5 m1
m=2
m=4 t(s)
0
2
o
si m = 1, c’est régime critique,
il y a une racine double : p = -mo, ce cas est proche du précédent.
e2(t) Tp
d1. E
105 % E
E
95 % E
e1(t)
tm tp tr5%
Tp est la pseudo-période :
2
Tp =
o 1-m2
le dépassement d
est défini par la relation
-m
par le calcul : d1 = exp( ) le dépassement s’exprime souvent en %
1 - m2
|ln d1|
Connaissant le premier dépassement d1, on calcule m avec la relation m =
2+(ln d1)2
le temps de montée tm (ou tr, l’indice r venant de l’anglais “rise time”) est le temps que met
un système qui bascule de 0 à E, pour passer de 10 % de E à 90 % de E .
le temps de pic , qui est le temps mis pour atteindre le premier maximum,
S(p)
T(p) = = e - p.
E(p)
le ROTOR ou l’ INDUIT B
iexc
l.n.
les bobines inductrices et
le champ magnétique
Les enroulements de
l’induit sont traversés par un courant amené par le
contact glissant de balais ou de charbons sur les
lames du collecteur. Le courant entrant est appelé I
courant d’induit. La résistance des enroulements de
l’induit est de l’ordre de R = 1 à 2 . Ce courant I
traverse les N conducteurs ou brins actifs répartis
dans les encoches.
La fréquence de rotation n du rotor s’exprime habituellement en tours par minute (tr/min)
alors que la vitesse angulaire s’exprime en radians par seconde :
n(tr/min)
n(tr/s) = et (rad/s) = 2 n(tr/s).
60
Par exemple la fréquence habituelle de 1500 tr/min correspond à 25 tr/s et 157 rad/s.
R R
u r M U u r U = E + RI
E
E = K
Les pertes par effet Joule pj = ri2 + R I2 constituent la puissance perdue dans les
enroulements de la machine. R est mesuré à chaud en bloquant le rotor.
Les pertes collectives pc sont mesurées par un essai à vide dans les mêmes conditions
de vitesse et de courant d’excitation qu’en charge. Elles s’appelaient « pertes
constantes » quand les machines fonctionnaient à vitesse constante.
Pour un solide quelconque en mouvement autour d’un axe de rotation les physiciens
mécaniciens écrivent une équation différentielle nous permettant de prévoir sa position et sa
vitesse.
d2
M = m . r2 .
dt2
d
Sous la forme canonique d’une équation différentielle, on a J + f = Cmot - Crés .
dt
d
J dt + f = Cmot
J
d
+ f = K I
Cmot = K I dt
en éliminant Cmot et E
dI dI
U = E + R I + L dt U = K + R I + Ldt
E=K
K
(p) K K2 + R f
T(p) = = 2 =
U(p) (K + R f ) + ( RJ + f L ) p + L J p2 RJ+fL LJ
1+ p+ p2
K2 + R f K2 + R f
K
(p) K2 + R f
la transmittance du moteur T(p) = = .
U(p) RJ+fL LJ
1+ p+ p2
K2 + R f K2 + R f
Le moteur est un système du deuxième ordre.
1 K2 + R f
On détermine d’abord la pulsation propre o et la fréquence propre fo = .
2 LJ
RJ+Lf
Le coefficient d’amortissement est m = .
2 L J (K2 + R f)
Exemple numérique :
hypothèses :
K = 0,5 V / rad / s, R = 10 , f = 0,02 N m / rad / s et J = 0,01 kg m2.
L’inductance du moteur vaut maintenant L = 300 mH
solutions :
K
amplification statique 2 = 1,11 rad / s / V.
K +Rf