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Effets de Site sur l'Amplification Sismique

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‫الجمـــــــهوريــــــــــــة الجــــــزائـــريــــة الديــــــــمقــــــراطــــيــــة الــــــشــــعــبــيــة‬

REPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

‫وزارة التــعــــــــليــــم الــــــعــالي و البــحـــــث العـــــلــمي‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université HASSIBA BEN BOU ALI de CHLEF

Département de Génie Civil

Mémoire

Présenté par

Mr. Hocine MERABET


Ingénieur d’Etat en Génie Civil

Pour l'obtention du diplôme de Magister


en Génie Civil

Sous le thème

Influence des Effets de Site sur


l’Amplification du Mouvement
Sismique du Sol

Soutenu publiquement devant les membres de jury

M. Miloud TAHAR ABBAS Maître de Conférences (A), Université de Chlef Président


M. Hamid AFRA Directeur de Recherches, CNERIB, Alger Examinateur
M. Mohamed HADID Maître de Conférences (A), ESNTP, Kouba Examinateur
M. Belkacem LAMRI Maître de Conférences (A), Université de Chlef Examinateur
Mme Zamila HARICHANE Maître de Conférences (A), Université de Chlef Rapporteur
Remerciements

Je remercie en premier et en dernier lieu, DIEU, tout puissant


de m’avoir accordé courage et santé pour accomplir ce modeste
travail.

Je remercie vivement Mme Zamila HARICHANE, Maître de


Conférences à l’Université de Chlef, qui a été à l’origine du
présent travail, pour sa disponibilité, assistance et conseil tout
au long de cette étude.

Je tiens à remercier M. Miloud TAHAR ABBAS, Maître de


Conférences à l’Université de Chlef, d’avoir accepté de présider
le jury d’examen.

Je remercie également M. Hamid AFRA, Directeur de


Recherches et Directeur Général au Centre National d’Etudes et
Recherches Intégrées du Bâtiments (CNERIB), M. Mohamed
HADID, Maître de Conférences à l'Ecole Supérieur des Travaux
Publics (ENSTP) de Kouba et M. Belkacem LAMRI, Maître de
Conférences à l’Université de Chlef, d’avoir accepté d’examiner
le présent travail et d’être membre du jury.

Enfin, mes sincères remerciements, sont réservés au coprs


enseignant du département de Génie Civil de l’Université de
Chlef et aux invités, qui vont m’honorer de leurs présence et
encouragements.

ii
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail, le fruit de longues


années d’études à mon père qui m’a suivi durant
mes années d’études et qui m’a encouragé pour
atteindre mon but.
Je le dédie également à ma chère mère qui m’a
toujours soutenu.

Je le dédie aussi à mon cher collègue Walid


Benzine à qui je souhaite beaucoup de réussite,
sans oublier évidemment mes collègues de travail
Megueni, Benzbida, Yasmina et Samira.

Mais dédicaces vont aussi à mon grand frère


Abdelkader et ses filles Nessrine et Sara, ainsi que
mon frère Abed et sa fille Nour el Houda.

i
vi
Remerciements ii
mmm iii
Abstract iv
Résumé v
Table de Matières vi
Liste des figures xii
Liste des tableaux xvii

Table des Matières

Introduction Générale 1

I.1. Introductions 2
I.2. Objectifs visés 2
I.3. Organisation du mémoire 3
Chapitre 1 : Etude Bibliographique 5

1.1. Introduction 6
1.2. Influence des effets de site sur les dommages des structures 6
1.2.1. Effets directs 7
1.2.2. Effets indirects 7
1.3. Méthode d’estimation des effets de site 9
1.3.1. Méthodes analytiques (théoriques) 9
1.3.2. Méthode expérimentale (empirique) 10
[Link]. Technique du Rapport Spectral Horizontal/Vertical –HVSR 10
[Link]. Technique du rapport spectral standard –SSR 12
[Link]. Technique de la fonction d'amplification spectrale (Sa/amax) 13
[Link]. Méthode de spectre de Fourier (FAS) 13
1.4. Effets de site topographiques 14
1.5. Effets de site non linaires 19
1.5.1. Aperçu général 19
1.5.2. Relation contrainte-déformation 19
1.5.3. Pris en compte des effets de site non linaire 21
1.5.4. Analyse unidimensionnelles non linaires de la réponse de site 23
1.5.5. Effet de site non linaire observés lors de séisme antérieurs 23
1.6. Conclusion 25

Chapitre 2 : Etude empirique de l’effet de site sur 26

les mouvements sismiques du sol

vii
2.1. Introduction 27
2.2. Données accélérométriques utilisées 27
2.3. Caractéristiques des mouvements sismiques forts 28
2.4. Analyse des enregistrements des mouvements sismiques 31

2.5. Intégration des mouvements sismiques 32


2.6. Caractérisations du site basée sur Vmax / amax 33
2.7. Conclusion 49

Chapitre 3 : Quantification empirique des effets de site sur le contenu 50


fréquentiel des mouvements du sol

3.1. Introduction 51
3.2. Contenus fréquentiels des signaux -Spectres de Fourier 51
3.2.1. Transformée de Fourier continue 52
3.2.2. Transformée de Fourier discrète 52

3.2.3. Spectre de Fourier 53


3.3. Applications aux signaux du séisme de Boumerdes 21 Mais 2003 55
3.4. Fonction d’amplification HVSR 56

3.5. Fonction d’amplification SSR 57

3.6. Conclusion 72

Chapitre 4 : Etude analytique des effets de site 74

4.1. Introduction 75
4.2. Méthodes d’analyse des effets de site 75
4.2.1. Analyse linéaire de la réponse sismique de site 76
4.2.2. Analyse linéaire équivalente de la réponse sismique de site 76
4.2.3. Analyse non linéaire de la réponse sismique de site 77
4.3. Détermination de la réponse du profil de sol du site étudié 77
4.4. Effets des conditions de site local sur les mouvements sismiques 78

4.5. Contraste d’impédance 80


4.6. Evaluation de la réponse d’un site 80
4.6.1. Essais géotechnique du site de Bab-Ezzouar 81
4.6.2. Essais géotechnique du site de Maradja 83
4.7. Programme utilisé 86
4.8. Applications 87
4.8.1. Fonction d’amplification 87
4.8.2. Histoire des accélérations de sol (Accélérogramme) 89
4.8.3. Spectres de réponse calculés aux sites étudiés 90

viii
4.9. Conclusion 94

Chapitre 5 : Influence des effets de site sur les spectres de réponse 95

5.1. Introduction 96
5.2. Spectre de réponse 96
5.3. Calcul du spectre de réponse 96

5.4. Quantification des effets de site sur les spectres de réponse 100
5.4.1. Effet de l’amortissement sur les spectres de réponse 100
5.4.2. Effet des conditions locales de sol sur les spectres de réponse 104
5.4.3. Effet de la magnitude sur les spectres de réponse 106
5.4.4. Effet de la durée sur les spectres de réponse 113
5.5. Rapport des spectres de réponse normalisée NHVSR 114
5.6. Conclusions 126

Chapitre 6 : Prise en compte de effets de site par les spectres 127

de réponses réglementaires et étude comparative

6.1. Introduction 128


6.2. Classification des sites selon les règlements parasismiques 128

ix
6.2.1. Règles Parasismiques Algériennes RPA99 129
[Link]. Classification des sites 129
6.2.2. Eurocode 8 131
[Link]. Classification des sites 131
[Link]. Spectre de réponse élastique 132

6.2.3. Uniform Building Code (UBC1997) 135


6..2. 3.1. Classification des sites 135

[Link]. Spectre de réponse élastique 135


6.4. Applications 137
6.5. Conclusions 140

Conclusions générales et recommandation 141

Références bibliographiques 145

x
Table des Matières

Page
Dédicaces i
Remerciements ii
‫ملخص‬ iii
Abstract iv
Résumé v
INTRODUCTION GENERALE

i.1 Introductions …………………………………………………………. 2


i.2 Objectifs visés ...………………………………………………………. 2
i.3 Organisation du mémoire ...…………………………………………… 3

CHAPITRE 1
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE SUR LES METHODES DES EFFERT DE SITE

1.1 Introduction ………………………………………………………….. 6


1.2 Influence des effets de site sur les dommages des structures ………… 6
1.2.1 Effets directs …………………………………………………………... 7
1.2.2 Effets indirects ………………………………………………………… 7
1.3 Méthode d’estimation des effets de site……………………………… 9
1.3.1 Méthodes analytiques (théoriques)…………………………………….. 9
1.3.2 Méthode expérimentale (empirique) ………………………………….. 11
1.3.1 Méthode d’estimation des effets de site……………………………… 11
[Link] Technique du Rapport Spectral Horizontal/Vertical –HVSR…………. 13
1. 3.1.2 Technique du rapport spectral standard –SSR………………………… 14
1. 3.1.3 Technique de la fonction d'amplification spectrale (Sa/amax)………. 14
1.4. Effets de site topographiques 15
1.5. Effets de site non linaires 20
1.5.1. Aperçu général 20
1.5.2. Relation contrainte-déformation 20
1.5.3. Pris en compte des effets de site non linaire 22
1.5.4. Analyse unidimensionnelles non linaires de la réponse de site 24
1.5.5. Effet de site non linaire observés lors de séisme antérieurs 24
1.6. Conclusion 25
Chapitre 2
CARACTÉRISATION DES EFFETS DE SITE SUR LES MOUVEMENTS
SISMIQUES DU SOL
2.1 Introduction…………………………………………………………. 27
2.2 Données accélérométriques utilisées…………………………………. 27
2.3 Caractéristiques des mouvements sismiques forts ……………………. 30
2.4 Analyse des enregistrements des mouvements sismiques……………... 31
2.5 Intégration des mouvements sismiques……………………………….. 33
2.6 Caractérisations du site basée sur Vmax / amax ……………………… 33
2.7 Conclusion……………………………………………………………... 50

Chapitre 3
CARACTÉRISATION DES EFFETS DE SITE SUR LE CONTENU FRÉQUENTIEL
DES MOUVEMENTS DE SOL

3.1 Introduction …………………………………………………………. 52


3.2 Contenus fréquentiels des signaux -Spectres de Fourier……………… 52
3.2.1 Transformée de Fourier continue……………………………………… 53
3.2.2 Transformée de Fourier discrète……………………………………….. 53
3.2.3 Spectre de Fourier……………………………………………………... 55
3.3. Applications aux signaux du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003… 57
3.4 Fonction d’amplification HVSR………………………………………. 58
3.5 Fonction d’amplification SSR…………………………………………. 59
3.6 Conclusion…………………………………………………………… 88

Chapitre 4
ETUDE ANALYTIQUE DES EFFETS DE SITE

4.1 Introduction …………………………………………………………. 90


4.2 Méthodes d’analyse des effets de site………………………………… 90
4.2.1 Analyse linéaire de la réponse sismique de site……………………….. 91
4.2.2 Analyse linéaire équivalente de la réponse sismique de site…………... 91
4.2.3 Analyse non linéaire de la réponse sismique de site………………… 92
4.3 Détermination de la réponse du profil de sol du site étudié…………… 93
4.4 Effets des conditions locales de site sur les mouvements sismiques….. 93
4.5 Contraste d’impédance………………………………………………… 95
4.46 Evaluation de la réponse d’un site…………………………………….. 97
4.6.1 Essais géotechniques du site de Bab-Ezzouar…………………………. 97
4.6.2. Essais géotechniques du site de Maradja……………………………. 100
4.7 Programme utilisé…………………………………………………….. 102
4.8 Applications…………………………………………………………… 104
4.8.1 Fonction d’amplification………………………………………………. 104
4.8.2 Histoire des accélérations de sol (Accélérogramme)………………….. 106
4.8.3 Spectres de réponse calculés aux sites étudiés……………………… 108
4.9 Conclusion…………………………………………………………….. 111

Chapitre 5
INFLUENCE DES EFFETS DE SITE SUR LES SPECTRES DE RÉPONSE

5.1 Introduction …………………………………………………………… 113


5.2 Spectre de réponse……………………………………………………... 113
5.3 Calcul du spectre de réponse………………………………………… 113
5.4 Quantification des effets de site sur les spectres de réponse………… 118
5.4.1 Effet de l’amortissement sur les spectres de réponse …………………. 118
5.4.2. Effet des conditions locales de sol sur les spectres de réponse………... 119
5.4.3. Effet de la magnitude sur les spectres de réponse……………………... 122
5.4.4. Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse…………... 125
5.4.5 Effet de la durée sur les spectres de réponse ………………………… 135
5.5 Rapport des spectres de réponse normalisés NHVSR…………………. 136
5.6 Conclusions……………………………………………………………. 150

Chapitre 6
PRISE EN COMPTE DE EFFETS DE SITE PAR LES SPECTRES DE RÉPONSES
RÉGLEMENTAIRES ET ÉTUDE COMPARATIVE

6.1 Introduction……………………………………………………………. 152


6.2 Classification des sites selon les règlements parasismiques…………... 152
6.2 Classification des sites selon les règlements parasismiques…………... 153
6.2.1 Règles Parasismiques Algériennes RPA99/2003……………………… 153
[Link] Classification des sites……………………………………………….. 154
6.2.2 Eurocode 8……………………………………………………………... 155
[Link] Classification des sites………………………………………………… 155
[Link] Spectre de réponse élastique………………………………………….. 156
6.2.3 Uniform Building Code (UBC1997)………………………………….. 159
6..2. 3.1 Classification des sites………………………………………………… 159
[Link] Spectre de réponse élastique…………………………………………… 160
6.4 Applications…………………………………………………………… 161
6.5 Conclusions……………………………………………………………. 166

CONCLUSIONS GENERALES

1 Conclusions………………………………………………………… 168
2 Recommandations……………………………………………………. 169

RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE
Liste des Tableaux

Tableau 2.1 : Valeurs maximales des accélérations lors du tremblement de terre de Boumerdes du 21 Mais 30
2003 aux 13 stations du Réseau Algérien d’Accélérographes dans les directions (E-W), (V)
et (N-S).
Tableau 2.2 : Caractérisation de site. 49
Tableau 4.1 : Lithologie du sondage dans le quel l’essai Down-hole est réalisé au niveau du site de 99
Bab-Ezzouar.
Tableau 4.2 : Propriétés géotechniques de sol de 9 couches sur montant sur un semi espace rigide 102
du site de Maradja.
Tableau .4.3 : Comparaison des monocouches équivalentes. 105
Tableau 5.1 : Date et magnitude des différents séismes. 124
Tableau 5.2 : Valeurs des accélérations maximales enregistrées lors du séisme de Boumerdes du 128
21 Mai 2003 (M=6.80).
Tableau 5.3 les paramètres de caractérisation de site obtenu de l'interprétation des enregistrements 149
sismiques du séisme de Boumerdes du 21 Mais 2003.
Tableau 6.1 : Classification des sites d’après le RPA99. 154
Tableau 6.2 : Périodes caractéristiques selon le RPA99. 154
Tableau 6.3 : Classification des sites d'après L'Eurocode 8. 156
Tableau 6.4 : Valeurs des paramètres décrivant le spectre de réponse élastique de type 1. 157
Tableau 6.5 : Valeurs des paramètres décrivant le spectre de réponse élastique de type 2. 158
Tableau 6.6 : Classification des sols d'après l’UBC1997. 159
Tableau 6.7 : Périodes caractéristiques des spectres moyens des composantes (E-W) et (N-S) et les 163

différents règlements parasismiques (RPA99, Eurocode8 et UBC97).

xvii
Liste des Figures

Fig.1.1 : Facteurs influant sur les caractéristiques des mouvements sismiques des sols. 7
Fig1.2 : Schématisation des effets de site directs. 8
Fig.1.3 : Spectres de réponse élastiques réglementaires des sites. 14
Fig.1.4 : Topographie superficielle. 16
Fig. 1.5 : Fonction d'amplification horizontale à la crête d'une pente simple pour une onde 17
SV inclinée.
Fig. 1.6 : Effet de site topographique lors du séisme de Dahama -Yamen 2006. 19
Fig.1.7 : Schématisation de la réponse d'un sol dans le plan (    ) lors du chargement 23
cyclique
Fig.2.1 : Stations d’accélérographes du Centre National de Recherche Appliquée en Génie 29
Parasismique.
Fig. 2.2 : Carte montrant la distribution de dépôts quaternaires (gris) et les failles actives 29
principales dans la région Alger-Boumerdes.
Fig.2.3 : Faille de Thénia et localisation du séisme du Boumerdes du 21 Mai 2003 32
Fig. 2.4 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 35
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Keddara
(Station 1).
Fig. 2.5 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et( V) en 36
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Keddara
(Station 2).
Fig. 2.6 : Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en 37
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Dar EL
Baida.
Fig. 2.7 : Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en 38
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Hussein
Dey.
Fig. 2.8 : Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en 39
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Kouba.
Fig. 2.9 : Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en 40
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Tizi Ouzou.
Fig. 2.10 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 41
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Blida.
Fig. 2.11 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 42
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Azazga.
Fig. 2.12 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 43

x
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de EL Afroun.
Fig. 2.13 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 44
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Hammam
Righa.
Fig. 2.14 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 45
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Miliana.
Fig. 2.15 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 46
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du sol du site de Ain Defla.
Fig. 2.16 : Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en 47
champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau de la réplique de
Boumerdes.
Fig. 2.17 Carte géologique structurale de la région d'Alger durant le séisme de Boumerdes 48
du 21 Mai 2003.
Fig. 3.1 : Schématisation d’un profil de sol soumis à la propagation d’une onde de 56
cisaillement de type SH.
Fig. 3.2 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissés et lissés des 61
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara1.
Fig. 3.3 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 62
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara1.
Fig. 3.4 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissés et lissés des 63
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara2.
Fig. 3.5 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 64
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara2
Fig. 3.6 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 65
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Dar ELBeida.
Fig. 3.7 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 66
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Dar ELBeida .
Fig. 3.8 : Tracées des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 67
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Hussein Dey.
Fig. 3.9 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 68
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de

xi
Boumerdes 2003 au niveau du site de Hussein Dey.
Fig. 3.10 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 69
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Kouba.
Fig. 3.11 : Tracées des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 70
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Kouba.
Fig. 3.12 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 71
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Tizi Ouzou.
Fig. 3.13 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 72
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Tizi Ouzou.
Fig. 3.14 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 73
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Blida.
Fig. 3.15 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 74
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Blida.
Fig. 3.16 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 75
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Azazga.
Fig. 3.17 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) lissées et non lissées des 76
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Azazga.
Fig. 3.18 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 77
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de EL Afroun .
Fig. 3.19 : Tracées des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 78
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de EL Afroun.
Fig. 3.20 : Tracées des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissés et lissés des 79
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Hammam.
Fig. 3.21: Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 80
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Hammam Righa.

xii
Fig. 3.22 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissés et lissés des 81
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Meliana
Fig. 3.23 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) lissées et non lissées des 81
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Meliana.
Fig. 3.24 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 82
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Ain Defla.
Fig.3.25 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 83
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau du site de Ain Defla.
Fig. 3.26 : Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des 84
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau de la réplique de Boumerdes site.
Fig.3.27 : Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des 85
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau de la réplique de Boumerdes.
Fig. 3.28 : Rapport Spectral Standard (SSR) entre les composantes E-W et N-S des 86
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
de la station de Keddara1 et celles de la station Keddara2.
Fig. 4.1 : Deux dépôts de sol identiques sur montant sur un semi espace rigide (rocheux) 94
avec des vitesses de l’onde de cisaillement différentes.
Fig. 4.2 : Effet des conditions locales sur les fonctions d’amplification. 95
Fig. 4.3 : Carte montrant les caractéristiques principales de la marge d'Alger. La géologie 98
illustre les unités principales de la chaîne Maghrebian. D1 et D4 représentent les
bassins sédimentaires, et l'étoile noire représente l’épicentre du tremblement de
terre de Boumerdes du 21 Mai 2003 .
Fig. 4.4 : Profil des vitesses de l’onde de cisaillement (a) et profil de sol (b) au site de Bab- 100
Ezzouar.
Fig. 4.5 : Fonction d’amplification des sites (Bab Ezzouar et Maradja). 106
Fig. 4.6 : Comparaison entres les accélérations calculées et enregistrées des stations de Bab- 107
Ezzouar, Maradja et Dar ELBeida des composantes (a)-(E-W) et (b)- (N-S).
Fig. 4.7 : Comparaison entre les spectres de réponse calculés à Bab -Ezzouar et Maradja et 110
ceux enregistrés au site de Dar El Beida.
Fig. 5.1 : Oscillateurs simple à un degré de liberté. 114
Fig. 5.2 : Principe d’obtention de l’intégrale de Duhamel. 115
Fig. 5.3 : Spectre de réponse en déplacement. 116
Fig. 5.4 : Spectre de réponse en pseudo-accélération. 117

xiii
Fig. 5.5 : Effet du coefficient d’amortissement sur les pseudo accélérations de 120
l’accélérogramme de la station de Keddara1- rocher.
Fig. 5.6 : Effet du coefficient d’amortissement sur les pseudos accélérations de 121
l’accélérogramme de la station de Keddara2- sol.
Fig. 5.7 : Effet du type de sol sur les spectres de réponse normalisés des composantes E-W, 123
N-S et V des stations Keddara (1), Keddara (2) et Dar EL Baida du séisme de
Boumerdes du 21 Mai 2003.
Fig. 5.8 : Effet de la magnitude sur les spectres de réponses normalisés des composantes (E- 126
W) et (N-S) pour des sites rocheux.
Fig. 5.9 : Effet de la magnitude sur les spectres de réponses normalisés des composantes (E- 127
W) et (N-S) pour des sites meubles.
Fig. 5.10 : Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un 1129
coefficient d’amortissement 5% et une distance inférieur ou égale 20km lors du
séisme de Bboumerdes du 21 Mai 2003 .
Fig. 5.11 Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un 130
coefficient d’amortissement 5% et une distance épicentral entre 20 et 50 km lors
du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 .
Fig. 5.12 Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un 131
coefficient d’amortissement 5% et une distance épicentral entre 50 et 100 km lors
du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 .
Fig. 5.13 Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un 132
coefficient d’amortissement 5% et une distance épicentral supérieur à 100km lors
du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 .
Fig. 5.14 Comparaison des spectres en pseudo accélérations normalisées pour différente 133
distances épicentrales.
Fig. 5.15 Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 138
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Keddara1.
Fig. 5.16 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 139
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Keddara2.
Fig. 5.17 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 140
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Dar EL Beida.
Fig. 5.18 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 141
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Hussein Dey.
Fig. 5.19 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 142

xiv
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Kouba.
Fig. 5.20 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 143
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Tizi Ouzou.
Fig. 5.21 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 144
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Blida.
Fig. 5.22 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 145
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de EL Afroun.
Fig. 5.23 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 146
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Hammam Righa.

Fig. 5.24 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 147
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Meliana.
Fig. 5.25 : Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des 148
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 au niveau
du site de Ain Defla.
Fig. 6.1 : Spectres de réponse élastiques réglementaires pour les 4 catégories de sites 155
des Règles Parasismiques Algériennes.
Fig. 6.2 : Spectres de réponse élastiques du type 1 pour les 5 classes de sol de l’EC8. 158
Fig. 6.3 : Spectres de réponse élastiques du type 2 pour les 5 classes de sol de l’EC8. 159
Fig. 6.4 : Spectre de réponse élastique de l’UBC97. 160
Fig. 6.5 : Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W, N-S et les 164
spectres de réponse élastiques des Règles Parasismiques Algériennes.
Fig. 6.6 Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W et N-S et 164
les spectres de réponse élastiques du type 1 pour les 5 classes de sol de l’EC8.
Fig. 6.7 : Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W et N-S et 165
les spectres de réponse élastique du type 2 pour les 5 classes de sol de l’EC8.
Fig. 6.8 : Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W et N-S et 165
les spectres de réponse élastiques de l’UBC97.

xv
Introduction Générale

1. Introductions
Les tremblements de terre font partie des cataclysmes naturels qui ont toujours exercé
une grande fascination sur l’humanité. Ils sont responsables de la destruction de villes
entières et ont aussi causé la mort de millions d’hommes et souvent des conséquences
économiques désastreuses pour les pays touchés.

Les effets de sites peuvent amplifier très significativement les mouvements sismiques et
augmenter le risque des dommages et la rupture des structures. Ces effets ont été
observés lors de plusieurs séismes antérieurs. Plusieurs chercheurs se sont intéressés,
ces dernières années, à la caractéristérisation des effets de site à partir des données
accélérométriques. Ces données constituent une source de connaissance et de
compréhension très intéressante du problème d’amplification des mouvements
sismiques aux sites étudiés.

D’autre part, l’évaluation de la réponse de dépôts de sol stratifiés, à une sollicitation


sismique, constitue l’un des problèmes fondamentaux de génie parasismique. Il s’agit de
déterminer les caractéristiques du mouvement sismique au voisinage de la surface du
sol, à partir d’un mouvement d’entée à la base. Cette évaluation est indispensable à la
définition des accélérations auxquelles une structure est soumise.

La majorité des règles parasismiques, de part le monde, prend en compte ces effets de
site par l’introduction de catégories définissant des types de sols. Cependant, cette prise
en compte se révèle insuffisante ou mal adaptée pour certains sites particuliers, à la
lumière des retours d'expérience de ces dix dernières années. Les évolutions futures de
la réglementation permettront d’introduire des améliorations.

2. Objectifs visés
Le but principal du présent mémoire dont l’intitulé est « Influence des Effets de Sites
sur l’Amplification du Mouvement Sismique du Sol » est une caractérisation des effets
de site à partir d’enregistrements de mouvements sismiques en surface de sol. Cette
caractérisation est menée par des méthodes empiriques et des méthodes analytiques.

Nous avons choisi d’utiliser les données accélérométriques collectées lors d’un séisme
récent qui a secoué le nord de l’Algérie. Il s’agit du séisme de Boumerdes du 21 Mai
2003 de magnitude 6.8 sur l’échelle Richter.

2
Introduction Générale

Nous avons étudié des effets de site sur l’histoire de ces mouvements de sol, c-à-d, les
accélérations, les vitesses et les déplacements, des particules de sol et aussi sur le
contenu fréquentiel des accélérations en termes de spectre de Fourier ou leurs rapports
et également sur les spectres de réponses en pseudo accélération.

Nous avons, en dernier lieu comparé les spectres de réponses en champ proche avec,
d’une part, les Règlements Parasismiques Algériennes (RPA, version 2003) et d’autres
par deux codes parmi les plus connus dans le monde: l’Eurocode8 et l’UBC 1997.

A partir de cette étude, nous avons pu mettre en évidence la présence des effets de site
qui ont accompagné le séisme de Boumerdes aux niveaux des sites de Keddara, Dar EL
Beida et EL Afroun. Nous avons aussi constaté que dans le RPA, la fréquence
1
correspondant à est inférieure à celle des mouvements enregistrés.
T1

3. Organisation du mémoire
Ce mémoire est constitué de six chapitres qui sont organisés de la manière suivante:

Le premier chapitre est consacré à la description de différentes méthodes existantes


d’estimations des effets de site de façon numérique et analytique pour la mise en
évidence et la prise en compte de ces effets.

Puis, le deuxième chapitre est consacré à une quantification des effets de site sur les
mouvements sismiques de sol, au niveau des sites correspondants aux stations qui ont
enregistré les mouvements de sol lors du séisme du 21 Mai 2003 de Boumerdes. Cette
étude a porté sur un examen visuel des courbes représentant les accélérations, les
vitesses et les déplacements des particules de sol enregistrés lors du choc principal du
séisme de Boumerdes par les treize stations d’accélérographes en champ libre.

Le troisième chapitre est consacré à une quantification empirique des effets de site sur
le contenu fréquentiel des mouvements de sol. Dans ce chapitre nous avons étudié les
effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements sismiques du sol aux moyens
des spectres de Fourier en utilisant des données de mouvements forts, sous formes
d’accélérogrammes, et les rapports de ces spectres.

3
Introduction Générale

Toutefois, il y a un autre moyen de quantifier l’effet de site au moyen du contenu


fréquentiel ; il s’agit des spectres de réponse des mouvements des sols.

Le quatrième chapitre porte sur l’étude de l’amplification par effet de site, de façon
analytique au niveau de deux sites. L’un à Bab-Ezzouer et l’autre à Maradja à 20 et 30
km, respectivement, de la capitale Alger. Nous avons évalué la fonction d’amplification
de chacun des deux sites en surface libre en utilisant un programme numérique
(SHAKE91). Pour ce la, nous avons transféré l’accélérogramme enregistré à la station
du site rocheux de Keddara (barrage de Keddara) aux bases respectives des deux sites
de Bab-Ezzouer et Maradja. En dernier lieu, la réponse de chacun des deux sites
étudiés, en termes d’accélérations de sol et spectres de réponse, est comparée avec celle
enregistrée à un site avoisinant, lors du choc principal du séisme de Boumerdes 2003.

Le cinquième chapitre porte sur l’influence des effets de site sur les spectres de réponse.
Pour cela nous avons étudié l’effet du coefficient d’amortissement, le type de sol, la
magnitude, la distance épicentrale et la durée du séisme sur les spectres de réponse
normalisés, en utilisant les données accélérométriques du séisme de Boumerdes 2003.
Cependant, pour montrer l’effet de la magnitude sur les spectres de réponse nous avons
choisi, en plus, d’autres séismes ; ceux de Duzce et Izmit en Turquie et les séismes de
Northridge et Loma Prieta aux USA.

Le sixième chapitre porte sur une comparaison entre les spectres de réponse normalisés
obtenus en champ proche lors du séisme de Boumerdes 2003 et les spectres
réglementaires, d’une part, des Règles Parasismiques Algériennes RPA99 (version
2003) et, d’autre part, avec ceux de l’Eurocode8 et l’UBC1997. L'objectif principal de
cette étude comparative est d'étudier les différences qui peuvent être observées par
l'utilisation de différents règlements dans la prise en compte des effets de site.

4
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

1.1. Introduction
La terre est très hétérogène et sa géologie de surface variante est à l'origine des
variations significatives spatiales des mouvements sismiques. Les conditions de sol
locales peuvent produire une grande amplification du mouvement du sol lors d’une
excitation sismique. Les conditions locales de sol et les conditions géologiques sont
principalement étudiées en termes d'accélérations maximales, vitesses ou déplacements
ou encore au moyen des spectres de Fourier ou spectres de réponses.

Les conditions locales de sol influent considérablement sur les caractéristiques des
ondes sismiques pendant une excitation sismique. Les dépôts de sol meubles amplifient
les fréquences du mouvement de sol et prolongent la durée du mouvement [1]. Les
observations des mouvements forts peuvent être employées pour déterminer la période
prédominante de vibration et les propriétés dynamiques d'un site. La méthode de micro
tremblements mesure les vibrations ambiantes dans la terre. Les enregistrements des
mouvements sismiques des sols constituent la meilleure source pour estimer les effets
de site.

Vers les années 1930, le premier accélérographe d’enregistrement de mouvements forts


fut construit et installé aux sites libres dans les constructions [2]. Le premier système
automatique de numérisation de mouvement fort ‘’ accélérogramme’’ fut développé par
Trifunac et Lee (1979) [3].

1.2. Influence des effets de site sur les dommages des structures

Les mesures des dégâts dus aux tremblements de terre sont fonction de différents
facteurs. Les facteurs influençant les caractéristiques du mouvement du sol à un site
peuvent être récapitulés comme ci-dessous et sont schématisés par la figure 1.1 [1] :
 magnitude du tremblement de terre,
 distance épicentrale,
 conditions géologiques de dépôts de sol,
 direction et vitesse de propagation des ondes,
 type de sol et
 Mécanisme de la source du tremblement de terre.

6
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Réponse de la structure

Vulnérabilité de la structure

Surface topographique
Surface libre

Résonance sol / structure

Epaisseur H Stratigraphie du sol

Substratum rocheux

Hypocentre

Fig.1.1- Facteurs influant sur les caractéristiques des mouvements sismiques des sols
(Adaptés selon Lang [1]).

Les caractéristiques dynamiques de la réponse de site varient pendant une excitation


sismique. Les effets de site sismiques peuvent être divisés en deux catégories ; effets de
sites directs et effets indirects.

1.2.1. Effets directs


Dans ces conditions la dégradation de la résistance du sol lors d’une excitation sismique
est importante. Les conséquences d’une telle situation, sont la liquéfaction des sols, le
tassement sismique, la rupture superficielle ou glissement de terrain provoqué par
l’instabilité des pentes. Les effets de site directs sont les plus responsables des dégâts
des structures (Fig.1.2).

1.2.2. Effets indirects


Le sol reste stable et résiste à l’interférence du tremblement de terre ; les ondes
sismiques transmises dans le sol peuvent augmenter l’amplitude des mouvements
sismiques.

7
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Les observations tirées des dégâts de tremblements de terre antérieurs font garder à
l’esprit des effets des conditions de sol sur les mouvements sismiques. Les séismes
d’EL Asnam 1980, de Mexico 1985, et de Kobe 1995 ont montré de façon indéniable
l’importance de la prise en compte des conditions locales de sites dans la conception
parasismique des bâtiments.

Les effets de site peuvent modifier la propagation des ondes sismiques, et le contenu
fréquentiel, l’amplitude et la durée de l’excitation (effet d’amplification des couches de
sol). La topographie superficielle peut contribuer à l’apparition des effets de site
locaux. Pour identifier ces effets, les enregistrements des mouvements sismiques aux
sites sont nécessaires.

Différentes stations

Sommet

Inclinaison

Station sédimentaire
Surface libre

Masse sédimentaire

Substratum rocheux

Station rocheuse
Propagation des ondes
sismiques

Source

Fig1.2- Schématisation des effets de site directs (Adapté selon Lang [1]).

Le mouvement du sol peut varier localement en raison de la topographie ou de la


constitution du sous-sol. Les réponses des sols aux sollicitations sismiques dépendent
fortement de leurs caractéristiques géotechniques et géologiques. L’estimation des
effets de site, quoi qu’ils soient (directs ou indirects), passe par la connaissance détaillée

8
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

du sous-sol (géologie, géométrie et les caractéristiques géotechniques), et par


l’établissement d’un système sous forme de modèle géotechnique.

1.3. Méthode d’estimation des effets de site


Pour identifier les effets de site, c-à-d identifier les dégâts structuraux pendant une
excitation sismique, les études spécifiques peuvent être menées à l’échelle locale ou
régionale. Il est nécessaire de développer des techniques d’évaluation de la réponse de
site et améliorer les méthodes de simulation numérique.

Deux approches principales sont utilisées pour quantifier les effets de site: les méthodes
analytiques (théoriques) et les méthodes expérimentales (empiriques).

1.3.1. Méthodes analytiques (théoriques)


Les méthodes théoriques utilisent des données géotechniques du sol tels que les
paramètres mécaniques et dynamiques. Ces méthodes consistent à faire des hypothèses
sur le modèle géométrique de sol (unidimensionnel, bidimensionnel ou
tridimensionnel), ou selon le modèle rhéologique (comportement linéaire ou non
linéaire de sol). Dans ce contexte différentes méthodes d’analyses peuvent être menées,
que nous décrivons brièvement ci-dessous.

 Analyses non linéaire équivalente unidimensionnelle de la réponse de site


L’analyse de la réponse sismique d’un site est souvent menée en supposant que le profil
de sol correspondant au site étudié est stratifié horizontalement et d’étendue latérale
infinie. La dissipation de l’énergie dans le sol est prise en introduisant un pourcentage
d’amortissement hystérétique. Ainsi, le modèle utilisé dans ces conditions est un modèle
viscoélastique linéaire.

La prise en compte des non linéarités du sol est faite par l'approche linéaire équivalente
unidimensionnelle (1-D) de la réponse de dépôts de sol. Elle a été incorporée dans
beaucoup de programmes numériques dont le plus universel est le programme
SHAKE91 [4]. La donnée essentielle dans cette méthode est la fonction d’amplification
définie comme le rapport de l’amplitude du déplacement en un point (A) du profil de sol
ou à la surface libre (le plus souvent) et l’amplitude du déplacement à un point (B) situé

9
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

sur un affleurement rocheux hypothétique ou au niveau d’une base rocheuse, pour une
fréquence donnée. Cette fonction prend la forme ci-dessous [5], si le point B est à
l’interface d’une couche de sol homogène d’une épaisseur hi, une masse volumique  i ,
un coefficient d’amortissement  i et une vitesse de l’onde de cisaillement Vsi :

2
T j , j 1 ( ) 
(1  q )e ip1 h
 (1  q )e  ip1h

(1.1)

Ou sous la forme ci-dessous si l’amortissement dans le sol est supposé nul :

1
T j , j 1 ( ) 
cos( p1h)  iq sin( p1h)
(1.2)

w
où p1 = et
VS

1G1
q est appelé le rapport d’admittance,
 2 G2

G2 et  2 sont le module de cisaillement et la masse volumique dans le rocher.

Une fois la fonction d’amplification déterminée, on peut déterminer la réponse d’un


dépôt de sol à sa surface par convolution à une sollicitation dynamique en terme
d’accélération des particules de sol ou déformations. On en déduit ensuite la

déformation maximale, puis une déformation moyenne ( 


moy   max  
0.5 à 0.6).
;
On entame ensuite des itérations jusqu’à ce que la déformation induite soit compatible
avec celle obtenue des courbes de variations du module de cisaillement et du coefficient
d’amortissement [5].

10
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

1.3.2. Méthode expérimentale (empirique)


Les méthodes expérimentales se basent sur l’analyse des enregistrements des
mouvements de sol générés lors d’un séisme d’une certaine magnitude en un site
particulier. Dans ces méthodes, plusieurs techniques en découlent.

[Link]. Technique du Rapport Spectral Horizontal/Vertical –HVSR


La technique HVSR (Horizontal to vertical spectral Ratio), développée par Nogoshi et
Igarashi et généralisée par Nakamura, est généralement utilisée pour les enregistrements
de mouvements forts. Cette technique est maintenant largement utilisée grâce à sa
simplicité et son efficacité pour identifier la fréquence fondamentale du sol, qui est
d'habitude définie comme la fréquence du premier pic. Cela révèle l'influence de
couches de sol meubles prés de la surface.

La technique HVSR permet d’estimer la réponse de sites en procédant à la division de


l’amplitude du spectre de Fourier d’une composante horizontale par celle de la
composante verticale, pour une même station et un même événement sismique.

La méthode HVSR des mouvements forts a été présentée par Nogoshi et Igarash, en
1971) et modifiée par Nakamura, en 1989) [6]. Cette technique utilise une seule station
d’enregistrement de mouvement de sol. Le principe de cette technique consiste à
enregistrer des vibrations ambiantes du sol pendant une excitation sismique et à calculer
le rapport spectral entre la composante horizontale et la composante verticale d’une
même station. Le rapport H/V est principalement déterminé pour les ondes SH.

Les valeurs d'amplification spectrales des rapports H/V doivent être considérées comme
un indicateur relatif d'amplification locale du sol. Il y a une corrélation entre la
génération d'un pic de fréquence H/V et la rigidité des couches sédimentaires [1].
L’effet de l’amortissement du sol local peut modifier les signaux sismiques. La
composante verticale du mouvement du sol est relativement non influencée par la
structure locale, tandis que la composante horizontale contient l’onde P aux conversions
des ondes S aux discontinuités structurelles au niveau du site étudié.

11
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Des travaux récents [1] recommandent de prendre seulement la partie des ondes S du
sismogramme (accélérographe) pour l'analyse spectrale H/V. Les mouvements du sol
observés sont divisés selon un modèle d'atténuation régional basé sur le mouvement de
sol enregistré aux stations sur rocher. Les stations sur rocher sont supposées pour
n'éprouver aucun effet de site. Si la source et les effets de chemin pour une région sont
bien connus, alors cette méthode peut estimer l'amplification de site.

La technique H/V peut être appliquée pour déterminer les caractéristiques dynamiques
de dépôt sous-jacent [7]. Cette technique consiste en un calcul empirique des fonctions
de transfert TH et TV à partir d’enregistrements horizontaux et verticaux des
microtremors en surface de sol et au niveau du substratum rocheux :
S HS
TH  (1.3-a)
S HB
S VS
TV  (1.3-b)
S VB

Où SHS est le spectre de réponse horizontal du sol et S VS le spectre de réponse vertical du


sol. SHB est le spectre de réponse horizontal sur la roche et SVB le spectre de réponse
vertical sur la roche. La fonction d’effet de site modifiée peut être écrite comme [7]:

TH S HS S VB (1.4)
TSite  
TV S HB  S VS

Dans les sols fermes, la propagation des ondes est la même dans toutes les directions.
Le rapport spectral (H/V) dans la roche sera égal à un et la fonction de transfert d’un
site s’écrit [7] :

SHS
T Site  S
VS (1.5)

Tsite ou la courbe H/V montre un même pic à f 0 (fréquence fondamentale) quelque soit le
type de l'événement sismique. Si f0 et A0 (Rapport des vitesses entre le rocher et le sol)
sont connues de la courbe H/V et si la vitesse de l’onde sismique au rocher (V B) est
également connue, l'épaisseur du sol (H) peut être calculée à partir des deux
expressions:

12
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

VS VB
f0  et A0  (1.6)
4H VS

d’où
VB
H 
4 A0 f 0 (1.7)

L’énergie sismique est amplifiée en raison de l'effet topographique. Ainsi, il est


important que les effets topographiques soient considérés dans les régions fortement
sismiques.

[Link]. Technique du rapport spectral standard –SSR


La méthode du Rapport Spectral Standard (SSR -Standard Spectral Ratio) a été
largement utilisée de part le monde. La méthode du Rapport Spectral Standard est
présentée par Borcherdt, en 1970 (dans [1]).

Sa formulation consiste à calculer le rapport d'amplitude des spectres de Fourier entre


deux stations d’enregistrements. La première station d’enregistrement est sur sol et la
deuxième station d’enregistrement et sur rocher (site de référence). Ainsi, cette méthode
nécessite un site de référence (généralement rocheux) pour être appliquée. La distance
entre les deux sites doit être limitée pour avoir un champ d’ondes semblable [6].

La méthode du Rapport Spectral Standard (SSR), la plus universellement utilisée


permet de faire une comparaison des mouvements en surface de sol, enregistrés en
plusieurs sites ou stations dans la même région. L'utilité de cette technique dépend de la
disponibilité d'une station sur une roche voisine. Un large espacement entre les sites de
sismographes limite l'utilisation de cette technique [6]. Les sites étudiés devraient avoir
la même source de séisme et les effets de trajectoire. Il est supposé que la source, la
trajectoire et les effets de site sur les mouvements du sol sont séparables.

La technique du SSR est basée sur deux conditions: la nécessité d’un site de référence,
généralement rocheux ou en affleurent à la base du profil de sol du site étudié; la
deuxième condition est que le deuxième site soit aussi proche de la station étudiée et
pour un même événement sismique.

13
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

[Link]. Technique de la fonction d'amplification spectrale (Sa/amax)


La fonction d'amplification spectrale (Sa/amax) se base sur des données de tremblement
de terre pour calculer essentiellement des spectres de réponse normalisés, valeur
maximale d'accélération (Sa (T) /a), vitesse (Sv (T) /V), ou déplacement (Sd (T) /d) de
mouvement de terre.
Généralement le calcul des spectres de réponse normalisés qui concerne l'accélération
maximale de sol (Sa (T) /a) est le plus employé, parce que les données de mouvements
forts dans la plupart des cas sont disponibles en termes d’accélération de sol.

[Link]. Méthode du spectre de Fourier

En 1954, Kanai dans [1] a présenté l’application de la méthode des spectres


d'amplification de Fourier sur les données de microtremors. La première application de
cette technique a montré que le sol est qualitatif. Bard, en 1998 (dans [1]), a étudié les
spectres au moyen du bruit ambiant enregistré dans un site. Les grandes périodes ont
été attribuées aux sites meubles. La méthode d'amplification des spectres de Fourier
mène à des résultats satisfaisants sur les données de mouvements sismiques [1]
(Fig.1.3).

Fig.1.3 Spectres de réponse élastiques réglementaires des sites [8].

14
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

1.4. Effets de site topographiques


Les effets de site topographiques sont définis comme les modifications locales des
caractéristiques de la réponse sismique d’un site dues à la présence d’irrégularités
topographiques ou à des variations des propriétés mécaniques du sol. Ces modifications
induisent une amplification de la réponse du site et l’apparition d’ondes en surface [1].

Les effets topographiques, consistent en la modification des mouvements de sol dans les
zones proches des pentes. La topographie superficielle peut influencer considérablement
la fréquence et les caractéristiques d'amplification du mouvement sismique, ainsi que
les dégâts structuraux. On distingue deux types de topographie [1]: la topographie
superficielle et la topographie de sous-sol.
 La topographie superficielle, est principalement caractérisée par des
particularités montagneuses, comme la présence de la roche ou des pentes de sol
meuble. La topographie superficielle à la crête peut amplifier le mouvement
horizontal.
 La topographie du sous-sol, est causée par l’hétérogénéité latérale des couches
du sous-sol ou par la géométrie du bassin.

Les sommets des crêtes d'arête, mènent à une amplification du mouvement sismique
(Fig. 1.4). L'amplification du mouvement sismique sur les particularités topographiques
est de sorte que les effets maximaux peuvent être observés pour les longueurs d'ondes
qui sont approximativement liées aux dimensions horizontales de la forme
topographique.

Des études antérieures ont étudié l'influence de la topographie superficielle sur les
mouvements du sol en utilisant à la fois des études théoriques et expérimentales [1].

15
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Sommet

Cuvette

Fig.1.4-Topographie superficielle (Adaptés selon Lang [1]).

Des études [9] sur la propagation des ondes planes dans un demi-espace à différents
angles d’incidence  V (Fig.1.5-a), ont montré que l'amplification augmente
généralement avec l'angle de la pente et à proximité de la crête et elle est maximale pour
un rapport hauteur de la pente (H) à la longueur d'ondes (  ) H/  de l’ordre de 0,2.
Des résultats pour les ondes SV d'incidence verticale sont résumés dans la figure 1.5-b
[9]. L'amplification montrée par la figure.1.5-b peut être augmentée de façon
significative quand les ondes incidentes sont inclinées dans la crête du talus (c'est-à-
dire,  V < 0). Par exemple, dans la figure 1.5-c la pente à facettes verticales montre une
amplification supérieure de 50% par rapport aux niveaux d'amplification montrés dans
la figure 1.5-b pour un angle d'incidence vertical  V = -10 degrés. L'orientation de la
pente au niveau du site étudié par rapport à la source est incline de telle sorte que tout
train d’ondes de volume incliné se propagerait probablement dans la crête du talus
(c'est-à-dire,  V <0) [9].

Les effets de site liés au simple relief topographique font qu’une amplification des
mouvements au sommet de la crête, est due au moins partiellement à une focalisation
des ondes liée à la convexité de la surface libre. Dans les remplissages sédimentaires
récents, les ondes subissent d’importantes réflexions verticales entre la surface et le
fond du remplissage, et les interférences qui en résultent produisent des phénomènes de
résonance et d’amplification à certaines fréquences.

16
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

L'approche adoptée par l’Association Française de génie parasismique AFPS (1995),


présente un paramètre empirique complémentaire comme le facteur d'amplification
topographique dans la définition du spectre de conception pour représenter les effets
topographiques [10]. Les bassins et les dépôts qui ont rempli les vallées ont des effets
très importants sur la variation du mouvement sismique.

Les ondes sismiques se propageant vers la surface de la terre peuvent être modifiées au
niveau de la structure proche de la surface géologique et la topographie superficielle. La
plus part des études d'effets topographiques sont basées sur les interprétations de
données de mouvements faibles à travers des arêtes isolées, bidimensionnelles, qui sont
couchées sur un semi espace homogène.

Les bases de données géologiques et géotechniques seraient nécessaires pour évaluer les
effets d'amplification. En effet, des investigations géologiques et géotechniques
détaillées sont reliées à l'identification des conditions locales de sol et de leur variation
dans les directions verticale et horizontale.

Les caractéristiques des mouvements sismiques enregistrés doivent être bien définies.
Pagliaroli et al [8], ont avancé que le facteur d'amplification topographique à la crête
peut être obtenu en considérant le rapport entre l’accélération horizontale maximale
bidimensionnelle et l’accélération horizontale maximale unidimensionnelle. Les
facteurs d'amplification topographiques ainsi évalués peuvent être plus élevés que ceux
recommandés par l’Eurocode8 (25 % à 35 %). Ces sous estimations sont beaucoup plus
importantes si les valeurs spectrales sont considérées.

17
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

(a) Géométrie d’une pente simple avec onde d'incidence inclinée.

(b) Amplification horizontale à la crête pour une onde incidente verticale SV sur une pente
inclinée.

(c) Amplification horizontale à la crête d'une pente verticale pour une onde incidente SV incliné
de (-30°) à (30°).
Fig. 1.5- Fonction d'amplification horizontale à la crête d'une pente simple pour une onde SV
inclinée [8].

18
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Des effets topographiques on été observés lors de séismes antérieurs sur des
constructions placées aux sommets de colline qui ont subi des dégâts plus accentués que
ceux placés à la base tel que le séisme de Dahama-Yamen en 2006 (Fig.1.6). La
quantification d'amplification topographique est une question très difficile. La difficulté
principale réside dans l’information insuffisante sur les caractéristiques géologiques et
géotechniques de sites qui rendent problématique la séparation des effets
topographiques.

Fig. 1.6- Effet de site topographique lors du séisme de Dahama -Yamen 2006
[Link]/brgm/risque/antilles/[Link].

Des études théoriques/numériques des effets topographiques ont examiné l'amplification


à travers les arêtes isolées, bidimensionnelles, qui sont couchées sur un demi-espace
homogène [8]. Cette amplification topographique des mouvements sismiques peut être
étudiée par comparaison entre l’analyse numérique unidimensionnelle et l’analyse
bidimensionnelle.

19
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

1.5. Effets de site non linéaires


1.5.1. Aperçu général
La non linéarité des sols est un effet de site qui se traduit globalement par une
diminution de l’amplification du site sous mouvements forts par rapport à celle attendue
sous faibles sollicitations. Elle se caractérise généralement par un filtrage du contenu en
hautes fréquences et par un léger décalage vers les basses fréquences de la réponse du
site [11].

La non linéarité des sols s’observe sur des sites particulièrement meubles excités par des
mouvements forts ; donc situés près de la source. La complexité du rayonnement
sismique de la source en champ proche et l’influence de la non linéarité des sols sont
ainsi deux aspects indissociables. Il est de ce fait difficile de séparer ces deux effets à
partir de données de mouvements forts acquises en champ proche. Il est important de
souligner que la non linéarité observée sur les enregistrements de surface peut très bien
trouver son origine tout au long du parcours qui conduit l'énergie libérée par le séisme
de la source au point d'observation [11].

En pratique, la caractérisation non linéaire des sols à un site nécessite la réalisation d’un
ou de deux forages carottés (prélèvement) afin d’étudier les propriétés dynamiques des
matériaux constituant le sol. Ensuite, des essais dynamiques de cisaillement ou des
essais triaxiaux cycliques doivent être menés afin de déterminer les variations de la
rigidité et de l’amortissement en fonction de la déformation.

1.5.2. Relation contrainte-déformation


L’apparition de la non-linéarité est liée à la limite de validité des lois de comportement
élastiques linéaires. La loi de Hooke classiquement utilisée en sismologie relie
linéairement le tenseur des contraintes à celui des déformations via le tenseur des
modules élastiques et en particulier la contrainte de cisaillement à la déformation en
cisaillement via le module de cisaillement. Cette relation est raisonnable tant que la
déformation en cisaillement ne dépasse pas 10-5 [11].

D’autres lois de comportement permettent de décrire le comportement des sols sous


fortes sollicitations. Il est d’usage, dans les calculs de la réponse dynamique d’un profil

20
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

de sol, de considérer que le mouvement sismique a pour origine une onde de


cisaillement se propageant depuis le substratum. Dans ces conditions, un échantillon
pris dans la couche de sol est soumis à des cycles de charge-décharge correspondant à
ce type de sollicitation dans un appareil triaxial pour analyser son comportement.

Lorsque l’amplitude des déformations cycliques en cisaillement dépasse 10 -5 les


dissipations plastiques dans le milieu deviennent non négligeables et le module de
cisaillement diminue lorsque la déformation en cisaillement augmente. On sort du
domaine élastique et on entre dans le domaine hystérétique stabilisé (Fig.1.7). Tant que
la déformation en cisaillement reste inférieure à 10-4 la forme des cycles ne varie pas
avec la répétition du chargement et chaque cycle peut être caractérisé par le module de
cisaillement et le coefficient d’amortissement.

Dans le domaine fortement non linéaire, des changements importants de la


microstructure interviennent, engendrant des déformations irréversibles, de cisaillement
et de volume, significatives. Ces changements de microstructure se traduisent par des
variations de volume (tassement) dans les matériaux non saturés et par une
augmentation de la pression interstitielle dans les matériaux saturés. Cette augmentation
de la pression interstitielle peut conduire jusqu'à l'annulation des contraintes effectives
et donc de la résistance du sol (phénomène de liquéfaction). Ce type de comportement
engendrant des déformations irréversibles significatives qui ne peuvent pas être
abordées que par des modèles non-linéaires.

Parmi les travaux les plus cités dans la littérature, le travail de Hardin et Drnevich en
1972 dans [11] a illustré le comportement non-linéaire fort des sols mous pendant une
excitation sismique. Il est caractérisé par une diminution du module de cisaillement G
et une augmentation du coefficient d’amortissement  . Généralement le comportement
non- linéaire de sol peut être décrit par une relation entre la contrainte de cisaillement
 et la déformation  :
  G ( ). (1.8)
où G ( ) peut être définie par :

G max
G ( ) 
1   . ref
(1.9)

21
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Avec Gmax est le module de cisaillement pour une petite déformation et  ref est la
contrainte de déformation de référence.

L’équation (1.10) donne le rapport entre le module de cisaillement G et la déformation


relative  [2].
G 1
 
G max 1   .
(1.10)

avec  ,  sont des constantes selon le type de sol.

1.5.3. Prise en compte des effets de site non linaires


Le comportement du sol sous sollicitations cycliques est fortement non linéaire et
présente un caractère dissipatif qui n’existe pas dans un milieu élastique. Ces
caractéristiques se doivent d’être prises en compte pour obtenir des solutions
raisonnables. Il se caractérise par une variation à chaque instant des caractéristiques qui
sont généralement le module de cisaillement G et le coefficient d’amortissement  .
La première approximation du comportement non linéaire des sols peut être obtenue par
l’utilisation des propriétés linéaires équivalentes des matériaux. Il s’agit d’un modèle
viscoélastique linéaire équivalent. Sous chargement cyclique, les modèles
viscoélastiques font apparaître une boucle d’hystérésis. Pour ces sollicitations, le
comportement réel du sol peut être représenté par ces modèles.

Pour cela on fait appel à une procédure de linéarisation qui consiste à remplacer le
modèle non linéaire par un modèle linéaire équivalent ayant des propriétés dissipatives
plus ou moins équivalentes à celles du matériau réel. La mise en œuvre de la méthode
linéaire équivalente permet de prendre en compte les non linéarités du sol de façon
approchée en résolvant de façon itérative une suite de problèmes linéaires.

22
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

 

Fig.1.7-Schématisation de la réponse d'un sol dans le plan (    )


lors du chargement cyclique [11].

Une fois que la détermination des paramètres de ce type de modèles est réalisée, il est
nécessaire de vérifier la capacité du modèle à bien simuler la variation du module de
cisaillement et de l'amortissement pour différentes valeurs de distorsion. Cette variation
du module de cisaillement et de l'amortissement avec la distorsion est généralement
caractérisée par des courbes G-  et    permettant de définir d'une façon
significative le comportement du sol soumis au chargement cyclique.

La réponse du sol présente des cycles ou des boucles d'hystérésis comme dans la
figure.1.7. Ces boucles représentent la quantité d'énergie de déformation emmagasinée
par le sol lors du chargement. Une façon de quantifier cette énergie se fait par
l'intermédiaire du cœfficient d'amortissement du sol  . Ce coefficient est défini par la
relation suivante:

1 W 1 W
 
4 W 2 G a2

(1.11)

23
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

Où W correspond à l'aire intérieure du cycle d'hystérésis, c'est-à-dire, l'énergie de


déformation dissipée et W correspond à l'énergie imposée pour le niveau de distorsion
a.

1.5.4. Analyse unidimensionnelle non linaire de la réponse de site


La première différence entre analyse non linéaire et linéaire équivalente de la réponse
de site est que les analyses non linéaire utilisent un modèle plus réaliste pour représenter
le comportement du sol sous sollicitations cycliques. Un modèle non linéaire trace
l’évolution des boucles d’hystérésis générées dans un sol par un changement cyclique
en une manière séquentielle, tandis que le modèle linéaire équivalent approche
seulement la rigidité et l’amortissement représentatif après la séquence entière des
chargements cycliques. Une représentation plus réaliste du comportement non linéaire
des sols cycliquement chargés donne aux analyses non linéaires un avantage significatif
par rapport aux analyses de réponse sismique linéaires équivalentes pour les niveaux de
vibration sismique élevés ou les effets non linéaires sont dominants.

1.5.5. Effets de site non linaires observés lors de séismes antérieurs

L’Algérie est l’une des régions les plus actives du bassin méditerranéen où surviennent
périodiquement des tremblements de terre violents et souvent meurtriers. Les séismes
meurtriers d’Alger (1716), d’Oran (1790), de Djidjel (1856), d’El Asnam (1954 et
1980), d’autres séismes et dernièrement celui de Boumerdes (2003) en sont témoin.

le 21 Mai 2003, la région Alger-Boumerdes a été frappée par un tremblement de terre


destructif de magnitude 6,8. Une accélération maximale du sol (PGA) de 0.58g a été
enregistrée au site de keddara environ à 20 km de l'épicentre. A environ 150 m de ce
site, une valeurs maximale de 0.34g a été enregistrée. Des études sur la fonction
d’amplification au moyen de rapport HVSR a mis en évidence un facteur
d’amplification d’une valeur de 2 entre les deux stations [12].

Les observations faites sur de nombreux séismes forts (Mexico, 1985 ; Kobé, 1995) ont
montré l’importance des conditions locales de sol et des effets non linéaires sur le
mouvement sismique. Ces effets de site sont principalement dus à la géologie

24
Chapitre 1: Etude bibliographique sur les méthodes des effets de site

particulière de la zone, caractérisée par la présence de collines calcaires et d’anciennes


mangroves asséchées.

Le comportement de sol non-linéaire affecte fortement le mouvement sismique de


dépôts proches de la surface, aboutissant à la réduction de vitesse des ondes de
cisaillement. Ce qui a montré l'importance de l'utilisation des modèles de comportement
non-linéaires du sol lors des études de réponse sismique des sites. Des modèles de
comportement de sols très sophistiqués qui peuvent simuler la réponse des sols sur une
large gamme de déformations ont été développés.

1.6. Conclusion
Dans le présent chapitre, nous avons donné les différents types des effets de site :
géologique, topographique et non linéaire. Nous avons présenté les principales
techniques (ou méthodes) existantes pour estimer les effets de sites. Les techniques (ou
méthodes) d’estimation des effets de site sont classées, le plus généralement, en
méthodes analytiques (ou numériques) et méthodes empiriques (ou expérimentales).
Les effets topographiques, consistent en la modification des mouvements de sol dans les
zones proches des pentes.

Le comportement du sol sous sollicitations cycliques est fortement non linéaire. Il se


caractérise par une variation à chaque instant des caractéristiques qui sont généralement
le module de cisaillement G et le coefficient d’amortissement  . Le comportement de
sol non-linéaire affecte fortement le mouvement sismique de dépôts proches de la
surface, aboutissant à la réduction de la vitesse des ondes de cisaillement.

Nous avons exposé des cas d’effets de site qui ont accompagné des tremblements de
terre en Algérie comme dans le monde.

25
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

2.1. Introduction
Pendant un séisme, les mouvements sismiques générés en surface de couches
alluvionnaires, peuvent différer considérablement de ceux de l’affleurement rocheux. Il
est nécessaire de connaître les valeurs maximales de l’accélération, de la vitesse et du
déplacement pour caractériser la violence d’un séisme.

Dans les accélérogrammes, on peut distinguer une phase initiale pendant laquelle les
accélérations sont faibles, une phase forte, une phase modérée et une phase très faible de
retour progressif au repos. L’accélération maximale du sol peut être largement affectée
par la durée du mouvement fort prolongée et la période prédominante décalées vers une
des périodes de la couche de sol. La nature des matériaux constituant le dépôt ainsi que
les épaisseurs des couches peuvent influencer considérablement l’amplification ou la
déamplification du mouvement sismique. De plus, si ces dépôts sont dans un état lâche,
ils peuvent être le siège de tassements importants. L’orsqu’ils sont saturés, ils peuvent
perdre de leur résistance au cisaillement, ce qui peut mener à la liquéfaction.

2.2. Données accélérométriques utilisées


L’analyse de beaucoup de mouvements forts de sol enregistrés lors de tremblements de
terre qui ont secoué plusieurs régions à travers le monde ont mis en évidence la
présence des effets de site.

Pour la présente étude empirique des effets de site nous avons choisi d’analyser les
mouvements de sol enregistré lors d’un séisme récent qui a frappé rudement le nord de
l’Algérie, particulièrement la région Alger-Boumerdès. Il s’agit du séisme de
Boumerdes du 21 mais 2003 de magnitude de M=6.8 sur l’échelle Richter.

Le choc principal a causé des destructions répandues principalement dans le secteur de


la partie orientale d'Alger. Le choc principal a été ressenti jusqu’a 250 km de l'épicentre
qui a été localisé en mer.

Durant le choc principal, Beaucoup d’enregistrements ont été obtenus par le réseau
national d’accélérographes géré par le Centre de Recherche appliquée en Génie
Parasismique (CGS) (Fig. 2.1). Les stations en champ libre les plus proches de

27
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

l’épicentre, qui ont enregistré le choc principal, sont les deux stations de Keddara, à 20
km de l'épicentre (Fig. 2.2). Les deux stations de Keddara sont distantes d'environ 150
m l'une de l'autre et une différence importante entre les valeurs maximales des
accélérations a été observer ; Cette différence est certainement due à un effet de site.
Dans la station 1 les accélérations pic de sol (PGA) Est-Ouest, Nord-Sud et Verticale
sont de 0.34g, 0.25g et 0.26g, respectivement. Dans la station 2 les accélération pic de
sol (PGA) E-W, N-S et Verticale sont de 0.58g, 0.22g et 0.35g, respectivement.

L'écart très important observé entre les deux stations 1 et 2 concerne plus
particulièrement les accélérations dans la direction E-W ; ce qui pourrait s’expliquer par
la présence d'un effet de site particulièrement important au niveau de la station 1. Les
accélérations dans la direction E-W sont largement supérieures à celles dans la
direction N-S. Cette observation est valable presque au niveau de l'ensemble des
stations qui ont enregistré le choc principal (Fig. 2.1). Cette observation est
probablement reliée à l’effet de directivité de la faille [12] (Fig. 2.3).

Le niveau élevé de l'énergie libérée lors du choc principal (Mw = 6.8) explique les
niveaux d'accélération élevés, particulièrement en champs proche et intermédiaire
comme le montre le tableau 2.1.

- En champ intermédiaire: Hussein Dey, 36 Km, E-W : 0.27 g ; V : 0.09 g ; N-S : 0.23g
Dar El Beida, 29 Km, E-W : 0.52 g ; V : 0.16 g ; N-S : 0.46 g
- En champ lointain: El Afroun, 86 Km, E-W : 0.16 g ; V : 0.03 g ; N-S : 0.09 g
Blida, 72 Km, E-W : 0.046 g ; V : 0.028 g ; N-S : 0.038 g

Les sites situés sur le bassin de la Mitidja (Fig.2.1) sont classifiés comme des sols
fermes bien que les enregistrements aux stations de Dar EL Beida et EL Afroun
montrent un niveau élevé d'accélération en comparaissant avec ceux situés sur des sols
fermes.

28
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig.2.1-Stations d’accélérographes du Centre National de Recherche Appliquée en


Génie Parasismique [13].

Fig. 2.2 - Carte montrant la distribution de dépôts quaternaires (gris) et les failles actives
principales dans la région Alger-Boumerdes, la zone d'intensité maximale (IX-X) du séisme du
21 mai 2003 de Boumerdes est représente par la zone hachurée. Les stations des mouvement

29
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

forts sont représentée par des triangles remplis, remplis carrés, cercles et épais selon le type
d'enregistreur installé [12].
Tableau 2.1– Valeurs maximales des accélérations lors du tremblement de terre de Boumerdes
du 21 Mais 2003 aux 13 stations du Réseau Algérien d’Accélérographes dans les directions (E-
W), (V) et (N-S).

Distance épicentral e A(g) A(g) A(g)


Station
en (Km) Est - Ouest Verticale Nord-Sud
Keddara 1 20 0,33 0,26 0,24

Keddara 2 20 0 ,58 0,34 0,22

Dar EL Beida 29 0 ,50 0,16 0,54

Hussein Dey 36 0,27 0,08 0,23

Kouba 41 0,31 0,15 0,15

Tizi Ouzou 49 0,20 0,09 0,19

Blida 72 0,05 0,03 0,04

Azazga 75 0,09 0,05 0,12

El Afroun 86 0,16 0,03 0,09

Hammam Righa 110 0,10 0,07 0,07

Miliana 130 0,03 0,03 0,016

Ain Delay 151 0,025 0,03 0,01

2.3. Caractéristiques des mouvements sismiques forts


Les données accélérométriques qui vont nous permettre de mener la partie
expérimentale du présent travail sont enregistrées par le réseau national
d’accélérographes du CGS. Le tableau 2.1 présente les accélérations maximales du sol
enregistrées lors du tremblement de terre de Boumerdes du 21 Mais 2003 à 13 stations
dans les directions (E-W), (V) et (N-S).

Juste après le choc principal, une station numérique a été installée au niveau de
Boumerdes, à 7 Km de l'épicentre, par le CGS. Il est important de noter que lors de la

30
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

réplique du 27/05/2003 (M = 5.8), les accélérations maximales de sol enregistrées lors


de cette réplique sont les suivants :
- Composante E-W: 0.29 g
- Composante V : 0.4 g
- Composante N-S : 0.13 g

Il ressort une composante verticale extrêmement importante et largement supérieure par


rapport aux composantes horizontales. Cette dernière observation peut être expliquée
par le fait que la station se trouve en champ proche où il est admis qu’à ce niveau la
verticale peut être supérieure aux autres. Il serait intéressant de corréler cette
observation avec les types de ruptures observées à Boumerdes.

Les enregistrements des mouvements sismiques en terme d’accélérations des particules


de sol lors d’une secousse sismique se fait par les accélérographes. Ces enregistrements
d’accélérations de sol s’appellent des accélérogrammes.

2.4. Analyse des enregistrements des mouvements sismiques


L’information directe que l’on peut tirer de l’enregistrement d’un mouvement sismique
par une examinassions visuelle concerne [14]:
 l’accélération maximale,
 la durée de la vibration forte et
 la fréquence prédominante.

Les valeurs discrètes du signal sismique, tracées en fonction du temps donnent ce que
l’on appelle accélérogramme. Ces accélérogramme pour les trois composantes (E-W),
(N - S) et (V) correspondant aux différentes stations repérées dans le tableau 2.1 sont
présentés dans les figures 2.4 à 2.16.

L’analyse des ces signaux montre que chaque accélérogramme de chacune des
composantes E-W, N-S et V se compose de 4 phases:
 Une phase initiale dans laquelle les accélérations commencent très faibles (0 - 4
Sec) pour toutes les stations.

31
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

 Une phase modérées (4 - 6,25 Sec) pour les station en champ proches et
intermédiaires (Keddara1, Keddara2, Dar EL Beida, Hussein Dey et la réplique
de Boumerdes).
 Une phase riche en accélérations fortes (6,25 - 13,75 Sec) durant la quelles les
accélérations de sol maximales (PGA : Pic Ground Accélération) ont été
obtenues pour toutes les stations.
 Une quatrième phase de retour progressif au repos dans la quelles les
accélérations sont modérées (13,75 - 17,5 Sec) en suite s’affaiblissent au de là de
17,5 Sec jusqu’à 30 Sec.
La distance épicentrale et le type de sol influent considérablement sur les
caractéristiques des mouvements sismiques comme il est indiqué sur les figures 2.4 à
2.16. De plus, nous remarquons que les accélérations maximales (PGA) ont été
enregistrées pour les composantes E-W pour toutes les stations sauf la réplique de
Boumerdes, la composante verticale et largement supérieure aux composantes
horizontales.

Nous remarquons également que les accélérations faibles ont été enregistrées par les
composantes N-S pour toutes les stations. Ces valeurs fortes pour les composantes E-W
et faibles pour les composantes N-S sont liées, comme il à été expliqué par les
spécialiste [12], à la direction de la faille de Thenia (Fig. 2.3), qui a causé le
tremblement de terre, ou les principaux dommages de la zone concernée ont été
observés dans cette orientation.

32
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.3 – Faille de Thénia et localisation du séisme du Boumerdes 21 Mai 2003 (M.
Meghraoui, d’après Boudiaf, http:\\[Link]).
2.5. Intégration des mouvements sismiques
Comme on a cité ci-dessus, l’information directe peut être tirée des tracés des
mouvements sismiques en termes d’accélérations des particules de sol. Cependant,
l’autre information peut être tirée de ces enregistrements après leurs intégrations dans le
domaine temporel. Celle-ci permet d’obtenir, après une 1ère intégration les vitesses des
particules de sol puis leurs déplacements, après une deuxième intégration.

Pour le calcul des vitesses et déplacement, nous avons utilisé l’algorithme des trapèzes
[15], que nous avons traduit en un programme numérique en langage Fortran. Ce
dernier nous a permis de déterminer les vitesses et déplacements à partir des
accélérations enregistrées par les différentes stations. Les valeurs maximations V max et
dmax ont été reportées ci-dessous dans le tableau 2.2. Les vitesses et déplacements ainsi
obtenus par intégration sont tracés en fonction du temps dans les figures 2.4 à 2.16.

2.6. Caractérisation de site basée sur vmax/amax


Les valeurs maximales obtenus vmax et amax vont être utilisées dans la caractérisation de
site afin de classifier les sites des différentes stations et aussi pour déterminer la période
(ou fréquence) fondamentale.

33
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

En effet, pour un mouvement harmonique, la relation entre la vitesse maximale (v max) et


l’accélération maximale (amax) est donnée par l’équation [16] :
1
v max  a max

(2.1)

ou bien

v max T

a max 2
(2.2)

Ainsi, théoriquement, le rapport vmax/amax est proportionnel à la période fondamentale.


Donovan, 1989 dans [16] a proposé d’assigner des valeurs moyennes de vmax/amax =61
cm/s/g et 122 cm/s/g à des formations rocheuse et meuble, respectivement. Le tableau
2.2 résume les valeurs de amax , vmax et dmax pour trois composantes des différentes stations
citées dans le tableau 2.1.
On y trouve également la période fondamentale obtenue du rapport vmax/amax. Une
colonne est réservée aux conditions géologiques qui sont déterminées à partir de la carte
des structures géologiques de la région d’Alger et les aires affectées par le séisme du 21
Mai 2003 (Fig. 2.17) donnée par Maouche et al [17].

L'arrangement géologique et tectonique du bassin de la Mitidja a été exposé et discuté


longuement dans les travaux précédents (Maouche et al 2004) dans [17], le sol affleure
à l'est de Boumerdes. L’histoire géologique des bassins sédimentaires algériens s’inscrit
dans le processus de géodynamique globale de la tectonique des plaques qui a structuré
l’Algérie en deux domaines: au Nord, l’Algérie alpine; au Sud, la plate-forme
saharienne.

L’Algérois est intégré dans l’Algérie alpine et est essentiellement structuré par la plaine
de la Mitidja qui est un bassin de type intra montagneux, bordé au sud par le domaine
des nappes formant l’Atlas Tellien. La série sédimentaire du bassin de la Mitidja s’étend
du jurassique au Miocène. A l'est, la Mitidja est bordée par des affleurements de socle
de type granitoïde apparaissant à Boumerdes et le long de la faille de Thénia. Le
remplissage sédimentaire quaternaire de la Mitidja représente localement une épaisseur

34
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

de 120 m. Proche des côtes se sont des sables rouges du Pliocène supérieur très
compactes qui affleurent et recouvrent les marnes plaisanciennes. C'est sur ce type de
terrain que s'est construite notamment la ville de Boumerdes.

35
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.4 - Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en champ
libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Keddara (Station 1).

36
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.5- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et( V) en champ
libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Keddara (Station 2).

37
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.6- Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en champ
libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Dar EL Beida.

38
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.7- Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en champ
libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Hussein Dey.

39
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.8- Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en champ
libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Kouba.

40
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.9- Accélérations, Vitesse et déplacement des composantes (EW), (NS) et (V) en champ
libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Tizi Ouzou.

41
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.10- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Blida.

42
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.11- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Azazga.

43
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.12- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de EL Afroun.

44
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.13- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Hammam Righa.

45
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.14- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Meliana.

46
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.15- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau du sol du site de Ain Defla .

47
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.16- Accélérations, Vitesses et déplacements des composantes (EW), (NS) et (V) en
champ libre du séisme de Boumerdes 2003au niveau de la réplique de Boumerdes.

48
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Fig. 2.17 - Carte géologique structurale de la région d'Alger durant le séisme de Boumerdes du
21 Mai 2003 (d’après Maouche et al. [17]).

Tableau 2.2- Caractérisation de site.

49
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

Station/Distance Composante amax vmax dmax Période d max Conditions


a max .
(km) en en en fondamental v max géologiques

(cm/s²) (cm/s) (cm) en (s)


E-W 331.55 17.95 35.92 0.340 663.47
Keddara 1/20 N-S 246.40 15.79 8.44 0.402 131.70
Quaternaire
V 260.14 12.51 10.95 0.302 227.70
E-W 577.40 18.84 31.17 0.205 955.28
N-S 224.95 15.70 7.70 0.438 110.33 Quaternaire
Keddara 2/20
V 244.74 11.32 3.98 0.290 86.05
E-W 501 40.78 18.74 0.511 230.23

Dar El Beida/29
N-S 537.45 28.23 33.95 0.330 646.35
Quaternaire
V 164.14 11.23 5.79 0.430 84.63
E-W 269.50 18.56 10.44 0.432 151.59
Hussein Day/36 N-S 231.60 18.20 8.80 0.494 111.98 Quaternaire
V 85.94 8.12 4.21 0.593 44.56
E-W 311.90 15.75 6.95 0.317 137.63
Kouba/41 N-S 148.30 20.30 12.93 0.860 94.46
Quaternaire
V 151 8.33 4.65 0.346 84.29
E-W 195.20 10 17.70 0.322 345.50
N-S 192 6.53 2.40 0.214 70.57
Tizi Ouzou/49 Quaternaire
V 87 6.82 2.94 0.492 37.50
E-W 46.35 3.35 1.02 0.454 14.11

Blida/72 N-S 38.62 3.38 1.12 0.550 12.80


V 28.53 1.45 0.70 0.319 13.77 Quaternaire
E-W 86 12.25 3.51 0.895 24.64
Azazga/75 N-S 120 14 4.35 0.733 37.29
Quaternaire
V 46.30 8.74 6.11 1.185 32.37
E-W 164 5.06 0.44 0.195 14.26
El Afroun/86
N-S 90.93 5.40 0.32 0.373 5.39
Quaternaire
V 30.70 1.24 0.11 0.254 2.72
E-W 105 10.40 5.18 0.622 52.30
Hammam
N-S 73.50 12.51 7.54 1.069 44.30 Quaternaire
Righa/110
V 67.23 5.48 2.74 0.512 33.62
E-W 25.7 1.94 0.63 0.474 8.35

50
Chapitre 2 Caractérisation des effets de site sur les mouvements sismiques du sol

N-S 16.50 1.72 3.85 0.655 36.93


Miliana/130 Quaternaire
V 31.24 2.28 2.43 0.458 33.30
E-W 25 1.36 3.36 0.342 61.76
N-S 10 1.22 2.51 0.766 20.57
Ain Defla/151 Quaternaire
V 33 1.57 1.86 0.299 39.10

2.4. Conclusion
Dans le présent chapitre, nous avons tenté de mettre en évidence la présence de l’effet
de site qui accompagne les tremblements de terre en utilisant des donnés d’un séisme
réçent en Algérie. Il s’agit du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 de magnitude égale
à 6,8.

Nous avons déterminé les caractéristiques des mouvements sismiques enregistrés, par
une lecture visuelle des tracés des accélérations des particules de sol. Les accélérations
sont les données accélérométriques obtenues aux différentes stations
d’[Link] intégration directe de ces accélérations dans le domaine temps
nous a permis d’obtenir les vitesses et déplacements des particules de sol.

Les rapports vmax/amax ont permis d’estimer les périodes fondamentales des différents
sites étudiés et de les caractériser.

Remerciements
Les donnés accélérométriques utilisées dans la présente étude nous ont été fournies par
Dr Hamid Afra, Directeur de recherches et Directeur Général au Centre National de
Recherches intégrées aux Bâtiments à Souidania (CNERIB) et Dr Nasser Laouami,
Directeur de Recherches au Centre de Recherche Appliquée en Génie Parasismique à
Alger (CGS). Qu’ils trouvent ici notre gratitude et sincères remerciements.

51
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

3.1. Introduction
Il est bien connu que la nature du sol modifie le mouvement sismique. Cette
modification est plus importante pour les sols meubles. Elle est caractérisée aussi par
l’amplification des mouvements sismiques ou leurs contenus fréquentiels. Pour
quantifier cette influence, il est très important de déterminer la fonction d’amplification
du sol.

Dans ce chapitre nous allons caractériser et quantifier l’effet de site à l’aide d’une étude
empirique en utilisant deux techniques différentes; la première technique consiste à
établir une fonction de transfert ou d’amplification d’un site donné pour une même
station d’enregistrement de mouvements du sol lors d’une secousse sismique. Il suffit de
calculer le module du rapport spectral entre une composante horizontale (E-W ou N-S)
et la composante verticale de la même station. Il s’agit du rapport spectral Horizontal
/Vertical (Horizontal to Vertical Spectral Ratio –HVSR).

La deuxième technique consiste à calculer une fonction de transfert ou d’amplification


d’un site généralement meuble, par rapport à un site de référence, site rocheux .Il s’agit
de calculer le rapport spectral standard entre une composante du premier site et la même
composante du deuxième site pour un même événement sismique (Standard Spectral
Ratio-SSR).

Dans le présent chapitre nous allons étudier les effets de site sur le contenu fréquentiel
des mouvements sismiques du sol en terme des spectres de Fourier de ces mouvements
aux leurs rapports à travers les fonctions d’amplification. Toute fois, il y a un autre
moyen de quantifier l’effet de site au moyen du contenu fréquentiel ; il s’agit des
spectres de réponse des mouvements des sols.

3.2. Contenus fréquentiels des signaux -Spectres de Fourier


Une analyse détaillées basée sur les techniques de traitement du signale est effectuée sur
l’ensemble des mouvements sismiques enregistrés par le réseau national
d’accélérographes.

52
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

L’estimation des effets de site en utilisant la technique des rapports spectraux est
effectuée pour toutes les stations d’enregistrement du séisme de Boumerdes, afin
d’évaluer la fréquence fondamentale et l’amplification maximale.
Ayant une excitation sismique obtenue à la base rocheuse ou au niveau de tout point
d’un profil de sol d’un site donné (Fig. 3.1), il est intéressant de déterminer le contenu
fréquentiel de cette excitation afin de savoir dans quelle gamme de fréquences cette
excitation est énergétique. La donnée du spectre de Fourier permet d’avoir une idée
immédiate sur la bande de fréquences où l’amplitude du mouvement est maximale.
Ceci peut être obtenu en utilisant la transformée de Fourier Rapide ‘’FFT’’ (Fast Fourier
Transform).

3.2.1. Transformée de Fourier continue

Si f et une fonction continue dans le temps, sa transformée de Fourier dans le domaine


fréquentiel s’écrit [15] :

F   f t e
 it
dt


(3.1)

Ou la transformée de Fourier inverse s’écrit:


1
f t    Fe
i t
d
2 

(3.2)

3.2.2. Transformée de Fourier discrète


Si la fonction f est définie par N valeurs consécutives enregistrées (échantillons) avec
un intervalle de temps ∆t (pas d’échantillonnage), on peut définir une transformée
discrète. Dans notre cas, la fonction f(t) est un séisme de projet défini par un
t  à la surface du sol ou du substratum rocheux, son contenu
accélérogramme y
 . Les N valeurs consécutives de l’accélérogramme sont :
fréquentiel est y

y K  yt K 
(3.3)

avec t k  k .t ; k = 0,1,……., N-1.

53
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Posons :

T  N.t (3.4)

où T et la durée totale (blancs compris) de l’accélérogramme. Les valeurs des


fréquences discrètes sont :

n
fn  ; n= -N/2,…….,N/2
T
(3.5)

ou bien en terme de pulsations,

2
n  .n
T
(3.6)

d’où

y
   yt e
 i n t
dt


(3.7)

Qui s’écrit :

N 1
y  t  y K e  i 2 Kn / N
k 0
(3.8)

N 1
La somme  y
k 0
K e  i 2 Kn / N est appelée « Transformée de Fourier Discrète » de N

valeurs y K ,

soit

N 1
H n  t  y K e  i 2 Kn / N
k0

(3.9)

54
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

d’où

y  t.H n
(3.10)

La formule de la transformée de Fourier inverse s’écrit [15] :

1 N 1
y K  
N k0
H n e  i 2 Kn / N

(3.11)
Le calcul de la transformée de Fourier fait intervenir un nombre d’opérations
proportionnel à N2. Comme dans le domaine du génie parasismique, le nombre
d’opérations et de l’ordre de plusieurs milliers, il serait donc judicieux de faire appel à
un algorithme plus développé, il s’agit de la transformée de Fourier rapide (FFT: Fast
Fourier Transform) [15]. Le but de son utilisation est de réduire le nombre
d’opérations ; le nombre utilisé par la FFT doit être dans ce cas un multiple d’une
puissance de 2.

3.2.3. Spectre de Fourier


La relation (3.1) peut s’écrire sous la forme :

F    E  e  i    C    i.S  

(3.12)

avec E  le spectre d’amplitude de Fourier

E   C2  S


2

(3.13)

Ayant obtenu le spectre de Fourier de l’accélérogramme au niveau du substratum


..
rocheux y N 1 ( ) , on peut obtenir celui au toit de n’importe quelle couche

..
y j ( ) par convolution selon la relation suivante :

55
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

.. ..
y j ( )  y N 1 ( ).T j , N 1 ( )

(3.14-a)
ou
.. ..
y j ( )  y N 1 ( ).T * j , N 1 ( )

(3.14-b)

T j , N 1 ( ) est la fonction d’amplification calculée en prenant le rapport des

amplitudes des déplacements au toit d’une couche j du profil de sol et au niveau de

l’interface de la couche N et le rocher sous-jacent (Fig. 3.1) [5]. T * j , N 1 ( ) est la


fonction d’amplification calculée en divisant l’amplitude du déplacement à la à la
surface d’une couche j par celle à la surface de la base rocheuse supposée en
affleurement (Fig. 3.1).
..
L’accélérogrammes dans la couche (j) y ( z j , t ) et éventuellement à la surface libre

..
y (0, t ) , est obtenu par la transformée de Fourier inverse tel que :

.. N /2 
y ( z j , t )  Re  y ' ' j ( )ei n t 
 n 0 
(3.15)

Cette équation permet de connaître en tout point du profil de sol l’accélération, la


vitesse et le déplacement par intégration (division par  et  2 ), la déformation de
cisaillement  j et, à l’aide de loi de comportement, la contrainte de cisaillement  xz
dans une couche j.

56
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Fig. 3.1- Schématisation d’un profil de sol soumis à la propagation d’une onde de
cisaillement de type SH.

3.3. Applications aux signaux du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003


L’algorithme de la transformée de Fourier rapide (FFT ), incorporé dans une subroutine
écrite en langage Fortran [15], a été appliqué aux signaux des trois composantes (E-W),
(N-S) et (V) des 13 stations qui ont enregistré le séisme de Boumerdes. Les spectres de
Fourier des signaux ainsi obtenus sont montrés sur les figures 3.2-a à 3.20-a.

L’analyse des spectres de Fourier obtenus montre :


 Un contenu fréquentiel riche dans un intervalle de fréquences de 4 à 17 Hz pour
les composantes (E-W) et (V) pour la station de Keddara1 et dans un intervalle
de fréquences de 4 à10 Hz pour la station de Keddara 2.

57
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

 Au le site de Dar EL Beida, on constate un contenu fréquentiel plus riche que


pour les deux stations de keddara1 et keddara2 dans un intervalle de fréquence
de 1 à 10 Hz pour les composantes (E-W) et (N-S).
 Pour les sites de Hussein Dey, Kouba, Tizi-Ouzou, Azazga et Hammam Righa
un contenu fréquentiel moyen autour de 2 à 8 Hz pour les composantes (E-W) et
(N-S) est observé.
 Les deux sites de EL Afroun et celui sur lequel on a enregistré la réplique de
Boumerdes (distance de 7 km de l’épicentre) montre un contenu fréquentiel
moyen par rapport à celui de la station de Dar EL Beida. Un contenu fréquentiel
autour de 4 à 8 Hz pour les deux composantes E-W et N - S respectivement, est
observé.
 Aux autres sites Blida, Méliana et Ain Defla, le contenu fréquentiel et très faible
par rapport à ceux des autres sites pour toutes les composantes E-W, N-S et V.

Particulièrement, pour la composante N-S de la station de keddara2 (Fig.3.4-a), on


remarque que le spectre de Fourier est relativement riche en fréquences dans un
intervalle de 10 à 18 Hz. On remarque également que les spectres de Fourier de la
station de Dar EL Beida sont nettement plus riches en fréquences par rapport aux autres
stations.

3.4. Fonction d’amplification HVSR


La méthode HVSR détaillée dans le chapitre 1 est appliquée ici pour calculer la fonction
d’amplification pour chaque site ; Keddara 1, Keddara 2, Dar EL Beida, Hussein Day,
Kouba, Tizi Ouzou, Blida, Azazga, EL Afroun, Hammam Righa, Meliana, Ain Defla et
celui de la réplique de Boumerdes.

La méthode HVSR est formulée du fait que les conditions de sol n’affectent pas la
composante verticale, mais affectent les composantes horizontales. Cette fonction est
calculée en divisant l’amplitude du spectre de Fourier de la composante horizontale E-

58
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

W (ou N-S) de la station d’enregistrement par l’amplitude du spectre de Fourier de la


composante verticale de la même station, c à d pour le même site.

Les courbes HVSR obtenues correspondants aux différentes stations 3.3, 3.4, dans cet
ordre.
Dans chacune de ces figures on présente d’abord la fonction d’amplification HVSR telle
qu’a été obtenue par le calcul, appelée non lissée ; puis on présente la fonction
d’amplifications lissée. En effet, le calcul direct de la fonction d’amplification à partir
du rapport spectral donne des courbes très parasitées à cause du bruit additif aux
mesures et du calcul numérique discret de la transformée de Fourier. Ces courbes
présentent de nombres pics (Figures 3.2-a, 3.3-a jusqu’a 3.20-a et 3.27-a), d’où la
difficulté de localiser les fréquences modales ou bien les modes de vibration.

A cet effet, il est nécessaire de lisser la fonction d’amplification HVSR. Le lissage


consiste à recalculer la valeur d’un point d’une courbe à partir d’une moyenne pondérée
de plusieurs points situés de part et d’autre du point considéré. Il existe plusieurs
techniques de lissage ; nous avons retenu ici la technique de la fenêtre triangulaire qui
pondère les valeurs des points de la courbe par une fonction triangulaire définie par
[18] :

f i
F  fi   1 , pour f i  f0
f0
(2.14)

La technique du lissage a été appliquée aux valeurs des courbes des figures (3.2-a, 3.3-
a) à (3.20-a, 3.27-a). Les fonctions d’amplification ainsi lissées sont présentées sur les
figures (3.2-b et 3.3-b) à (3.20-b et 3.27-b).

L'analyse des courbes des fonctions d’amplification (HVSR) en champ proche


(Keddara) fait ressortir un contenu fréquentiel riche en haute fréquence pour la station1
et une fréquence centrale autour de 4 Hz pour la station de Keddara2. Pour la station
Keddara1, des investigations géophysiques permettront de confirmer la présence
d'effets de site qui expliquerait la valeur élevée de l'accélération enregistrée.

59
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Pour ce qui est de la station de la réplique de Boumerdes, la fréquence centrale est entre
1 et 2 Hz. Cependant l'analyse par la méthode HVSR fait ressortir une fréquence
fondamentale autour de 0.7 Hz, ce qui dénote l'existence probable d'une couche
alluvionnaire.

Une conclusion préliminaire, à partir du contenu fréquentiel au rocher (Keddara 2) et


celui à Boumerdes montre l'absence du phénomène de résonance au niveau de la
fréquence fondamentale, ce qui est plutôt favorable.

Pour les constructions édifiés sur rocher, il est probable, vu le contenu fréquentiel au
rocher (Keddara 2), que le phénomène de résonance soit survenu pour les constructions
qui ont des fréquences a partir de 4 Hz.

3.5. Fonction d’amplification SSR


La fonction d’amplification SSR (Standard Spectral Ratio) est appliquée pour montrer
l’amplification du mouvement sismique d’un site par rapport à un autre. En d’autres
termes, la fonction d’amplification SSR va nous permettre de mettre en évidence
l’amplification par effet de site.

Le calcul de la fonction d’amplification SSR consiste à diviser l’amplitude du spectre de


Fourier d’une composante d’une station d’enregistrement, c-à-d d’un site, par
l’amplitude du spectre de Fourier de la même composante d’une deuxième station
d’enregistrement et ce pour un même événement sismique.

Parmi toutes les stations d’accélérographes présentées dans le tableau 2.1, une seule est
référenciée par les spécialistes comme station de référence; c-à-d les enregistrements
des mouvements de sol à cette station sont supposés sur site rocheux. Il s’agit de la
station de Keddara2. Par cette procédure nous avons obtenu des courbes perturbées que
nous avons présentées sur la figure 3.28.

La procédure de lissage, mentionnée ci-dessus, a permis de tracer aussi les courbes


lissées de la fonction SSR. A partir de cette figure, nous remarquons que le facteur
d’amplification qui représente le module du rapport spectral entre la composante E-W
(ou N-S) de la première station à la même composante E-W (ou N-S) de la deuxième
station s’est approché d’une valeur de 10 à la fréquence (29,7Hz) pour la composante E-

60
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

W (Fig.3.28 (E-W)) et a dépassé la valeur de 10 à une fréquence de (43 Hz) pour la


composante N-S (Fig. 3.28 (N-S)).

Cette valeur élevée du facteur d’amplification spectral laisse croire à une présence
certaine d’un effet de site au site de Keddara1. Nous pouvons conclure aussi, à travers
ces simples applications et en absence d’études détaillées de sol, que le site de
Keddara1 (Station 1) est probablement constitué d’une couche de sol d’épaisseur et de
caractéristiques mécaniques faibles par rapport aux couches adjacentes [19].

61
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.2- Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b) des
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara1.

62
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(b)- HVSR lissée.

Fig. 3.3 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b) des
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes
2003 au niveau du site de Keddara1.

63
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

(a)- Spectre de réponse lissée.

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.4 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara2.

64
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

(a)- HVSR lissée.

(b)- HVSR non lissée.

Fig. 3.4 - Tracée des Amplitudes des Spectres de Fourier lissés des composantes (E-W,
N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du
site de
Dar EL Beida (a) et leurs fonctions d’amplification HVSR lissée et non lissés (b).

(a)- HVSR non lissée.

(b)- HVSR non lissée.


Fig. 3.5 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b) des
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes
2003 au niveau du site de Keddara2

65
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.6 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Dar EL Beida.
.

66
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

(a)- HVSR non lissées.

Composante E-W

(a)- HVSR lissées.

Fig. 3.7 - Tracées des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Dar EL Beida.

67
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.8 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Hussein Dey.

68
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissées.

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR lissées.

Fig. 3.9 - Tracées des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Hussein Dey.

69
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante N-S

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.10- Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Kouba.

70
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissées.

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR lissées.

Fig. 3.11- Tracées des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Kouba.

71
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.12 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Tizi Ouzou.

72
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(b)- HVSR lissée.


Fig. 3.13 - Tracées des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Tizi Ouzou.

73
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de réponse lissée.

Composante E-W

Composante N-
S

Composante V

(b)- Spectre de réponse non lissée.

Fig. 3.14 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Blida .

74
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(b)- HVSR lissée.


Fig. 3.15 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Blida .

75
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.16 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées et lissées des
composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Azazga .

76
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(c)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(d)- HVSR lissée.

Fig. 3.17 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées et lissées des
composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes
2003 au niveau du site de Azazga .

77
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.18 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de EL Afroun .

78
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(b)- HVSR lissée.

Fig. 3.19 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de EL Afroun.

79
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.20 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Hammam.

80
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(b)- HVSR lissée.

Fig. 3.21 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Hammam Righa.

81
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante EW

Composante NS

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.

Fig. 3.22 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Meliana .

82
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

(b)- HVSR non lissée.


Fig. 3.23 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Meliana .

83
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.


Fig. 3.24 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Ain Defla .

84
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a)- HVSR non lissée.

Composante N-S

Composante E-W

(b)- HVSR lissée.

Fig. 3.25 - Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau du site de Ain Defla .

85
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(a)- Spectre de Fourier non lissée.

Composante E-W

Composante N-S

Composante V

(b)- Spectre de Fourier lissée.


Fig. 3.26 - Tracés des Amplitudes des Spectres de Fourier non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W, N-S et V) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau de la réplique de Boumerdes site .

86
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

(a)- HVSR non lissée.

(b)- HVSR lissée.


Fig. 3.27- Tracés des fonctions d’amplifications (HVSR) non lissées (a) et lissées (b)
des composantes (E-W et N-S) des accélérations en champ libre du séisme de
Boumerdes 2003 au niveau de la réplique de Boumerdes .

87
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

Composante E-W

Composante N-S

(a) SSR non lissé

Composante E-W

Composante N-S

(b) SSR lissé

Fig. 3.28- Rapport Spectral Standard (SSR) entre les composantes E-W et N-S des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau de la station
de Keddara1 et celles de la station Keddara2.

88
Chapitre 3: Caractérisation des effets de site sur le contenu fréquentiel des mouvements de sol

3.6. Conclusion
Nous avons appliqué les différentes méthodes empiriques utilisées universellement dans
l’estimation de l’effet de site. Nous avons pu mettre en évidence un effet de site très
prononcé au niveau du site de keddara1, au niveau de la crête du barrage de Keddara, à
travers les valeurs élevées du facteur d’amplification spectral (SSR).

L'analyse des contenus fréquentiels des signaux enregistres en champ proche (Keddara)
fait ressortir un contenu fréquentiel riche en haute fréquence avec une fréquence
centrale autour de 4 Hz pour la station de Keddara1. L’application de la méthode
HVSR fait ressortir un type de sol rocheux. Pour la station de Keddara1, des
investigations géophysiques permettront de confirmer la présence d'effets de site qui
expliqueraient la valeur élevée de l'accélération enregistrée.

Pour ce qui est de la station de Boumerdes, la fréquence centrale est entre 1 et 2 Hz.
Cependant l'analyse par la méthode HVSR fait ressortir une fréquence fondamentale
autour de 0.7 Hz, ce qui dénote l'existence probable d'une couche alluvionnaire. En
effet, la fréquence de résonance varie entre 0.2 (pour les dépôt épais ou pour des
matériaux extrêmement mous) et 10Hz ou plus (pour des couches très fines de dépôt de
sol) selon Pitilahis [19].

Une conclusion préliminaire, à partir du contenu fréquentiel du mouvement sismique


au rocher (Keddara 1) et celui à Boumerdes montre l'absence du phénomène de
résonance au niveau de la fréquence fondamentale, ce qui est plutôt favorable.

89
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

4.1. Introduction
La connaissance de la réponse sismique d’un profil de sol à une sollicitation sismique
constitue l’un des problèmes fondamentaux du génie parasismique. Cette dernière est
impérative dans la mesure où les couches constituant ce même profil doivent servir
d’assise à d’éventuels ouvrages, qui doivent résister à des événements sismiques. Cette
réponse se caractérise par la connaissance de la fréquence fondamentale de vibration de
la couche en surface pour la comparer à celle de l’ouvrage afin d’atténuer le phénomène
de résonance.
Si l’accélération au niveau du substratum rocheux est connue, quelle est donc la valeur
de l’accélération sismique en terme d’accélération ou spectre de réponse à prendre en
compte dans le calcul sismique.

Dans le présent chapitre nous allons étudier l’amplification par effet de site, de façon
analytique. Pour cela, nous choisirons des sites dont les propriétés de leurs profils de sol
sont connues. Puis nous procédons à l’évaluation de leurs réponses en surface libre, en
termes d’accélérations de sol et de spectres de réponse, suite à une excitation sismique
générée à leurs bases (mouvement de référence).

4.2. Méthodes d’analyse des effets de site


Le profil de sol local en un site donné peut avoir un effet important sur les mouvements
sismiques du sol. Les conditions locales du sol peuvent affecter l’intensité, le contenu
fréquentiel et la nature de l’excitation sismique. Les analyses de la réponse sismique de
site sont généralement basées sur l’hypothèse de la propagation verticale de l’onde de
cisaillement à travers des couches de sol horizontales uniformes d’étendue latérale
infinie.

L’influence des mouvements verticaux des ondes de compression, des conditions de sol
latérales non uniformes, la variation incohérente et spatiale des mouvements de sol sont
typiquement non intégrées dans les analyses conventionnelles de la réponse sismique de
site. L’évaluation uniquement de l’impact de la propagation verticale des ondes de
cisaillement dans une analyse de réponse de site est conséquente avec les exigences des
règlements et codes [20].

90
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Les techniques d’analyse de la réponse de sol sont nombreuses. Elles diffèrent dans les
hypothèses simplificatrices sur lesquelles se reposent, dans la représentation des
relations contrainte-déformation du sol et dans les méthodes d’intégration de l’équation
de mouvement.

Le développement des méthodes existantes d’analyses de la réponse dynamique a en un


processus évolutif progressif stimulé par les besoins en pratique et le développement
dans la connaissance du comportement fondamental des sols sous sollicitations
cycliques dérivé des observations en champ et d'essais au laboratoire. Ces méthodes
peuvent être classées, de façon générale, en trois catégories : (1) Analyse linéaire, (2)
Analyse linéaire équivalente et (3) Analyse non linéaire [5].

4.2.1. Analyse linéaire de la réponse sismique de site


L’analyse linéaire, grâce à sa simplicité, a été extensivement utilisée pour étudier
analytiquement la réponse dynamique de dépôts de sol. Conforme aux solutions
analytiques, l’analyse linéaire est dérivée pour des géométries et propriétés de sol
idéalisées, c-à-d en supposant que le dépôt de sol est constitué d’une couche uniforme
de rigidité soit constante ou variable avec la profondeur de sorte qu’elle peut être
exprimée par des fonctions mathématiques. Cependant, en général, le sol ne se
comporte pas élastiquement et ses propriétés peuvent changer dans l’espace. Dans de
telles situations, les solutions analytiques ne sont plus possibles et des techniques
numériques telles que la méthode des éléments finis ou celle des différences finies sont
utilisées.

4.2.2. Analyse linéaire équivalente de la réponse sismique de site


La méthode dite (linéaire équivalente) développée par Seed et Idriss vers la fin des
années 60 et le début des années 70 et implantée depuis dans des codes de calcul
(SHAKE [4], FLUSH [21],..), est l’une des plus utilisées actuellement dans l’analyse
des profils de sol sous sollicitations dynamiques. Elle est adaptée dans l’évaluation de la
réponse de profils de sol soumis à un mouvement du à la propagation verticale d’ondes
de cisaillement de type SH.

La simplicité du modèle linéaire équivalent unidimensionnel, la qualité des résultats


fournis et la rapidité des calculs liés à la possibilité de résolution dans le domaine

91
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

fréquentiel ont eu fait on outil de calcul apprécié des ingénieurs et dont l’utilisation est
devenue aujourd’hui quasi universelle dans les bureaux d’études [5].

Cette méthode a été formulée sur le modèle masse-ressort de dépôts de sables reposant
sur une base rigide au niveau de laquelle les mouvements sismiques sont appliqués.
Cette méthode a été généralisée au modèle de propagation avec frontières absorbantes
(ou de transmission) d’énergie. Dans le nouveau modèle l’excitation sismique peut être
générée en tout point du modèle.

Les données de base (input) de SHAK91 concernent le profil de sol, les paramètres de
sol et le mouvement imposé sous forme d’accélérogramme. Les paramètres de sol
utilisés dans SHAK91 incluent la vitesse de l’onde de cisaillement ou le module de
cisaillement initial et la masse volumique de chaque couche de sol. Des courbes, reliant
la réduction du module de cisaillement et le coefficient d’amortissement visqueux
équivalent à la déformation de cisaillement pour chaque type de sol, sont également
utilisées.

4.2.3. Analyse non linéaire de la réponse sismique de site


Une analyse non linéaire est généralement performée en utilisant un modèle discret
comme les modèles en éléments finis ou masse-ressot, et en menant une intégration pas
à pas dans le domaine temps de l’équation de mouvement.

Une analyse non linéaire ou avancée de la réponse sismique de site est nécessaire si une
ou plus des conditions suivantes s’imposent : (1) le projet considéré est d’une
importance cruciale ; (2) des conditions de frontières irrégulières sont à modéliser ; (3)
le projet inclut un talus fondé sur un site de sol nécessitant des études spéciales ; et (4)
une analyse plus exacte qu’une analyse linéaire – équivalente unidimensionnelle de
réponse sismique de site est désirée [5].

La première différence entre les analyses non linéaires et linéaire - équivalentes de la


réponse de site est que les analyses non linéaires utilisent un modèle plus réaliste pour
représenter le comportement du sol sous sollicitations cycliques.

92
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

4.3. Détermination de la réponse d’un profil de sol d’un site


L’objectif de cette étude est d’estimer la variabilité de l’amplification du signal
sismique due aux effets de site. Dans ce but, nous proposons une simulation numérique
1D pour modéliser la réponse du sol. La variabilité de l’amplification pourrait être
évaluée en effectuant des simulations numériques pour différentes combinaisons des
paramètres de la colonne de sol et une sélection d’accélérogramme échelonnés à
différents amax (accélération maximale ou pic).

Dans cette partie, le mouvement de référence (sur rocher) transféré de la station


d’enregistrements vers le site étudié, est appliqué à la base du profil de sol de ce dernier.
La réponse du profil de sol du site étudié en termes d’accélérations et spectres de
réponse peut être obtenue en utilisant la théorie de la propagation des ondes dans les
milieux stratifiés. L’hypothèse couramment admise en génie parasismique est que le
mouvement imposé à la base d’une structure dans le calcul dynamique de celle-ci est dû
à la propagation verticale ascendante d’une onde de cisaillement de type SH (Figure 3.1
avec N+1 = 0) dans le profil de sol sur lequel se pose la structure. Cette théorie de
propagation d’onde a été traduite numériquement par plusieurs programmes, entre
autres, le programme SHAKE91 [4], COMSISOL et COMSIS98 [20].

4.4. Effets des conditions locales de sol sur les fonctions d’amplification
L’influence des conditions de sol et la géologie locale des sites sur l’intensité des
mouvements sismiques est menées depuis plusieurs années. Les constructions situées
sur des sols rocheux ne sont pas affectées.

Les conditions locales des sites peuvent profondément influencer toutes les
caractéristiques importantes (amplitude, contenu fréquentiel et la durée de la forte
vibration). Ces influences dépendent des propriétés géométriques et matérielles de la
surface, la topographie du site et les caractéristiques de l’excitation introduite.

La nature des effets de site locaux peut être illustrée selon plusieurs cas ; l’analyse
analytique de la réponse de sol, ou par la mesure des mouvements de sol en surface de
sites avec différentes conditions de sol.

93
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Les paramètres de sol qui peuvent influencer les mouvements sismiques sont, la densité
(  ) et la vitesse des ondes de cisaillement (vS) des matériaux proches de la surface ;
faibles par rapport à ceux en profondeur. La conservation de l’énergie élastique des

ondes nécessite que le flu de l’énergie (  .v S .u ' 2 ) à partir de la surface de sol soit
constant [22]. Autrement, si  et vS diminuent lorsque les ondes s’approchent de la
surface, l’accélération doit augmente.

On considère, par exemple, deux dépôts de sol montrés sur la figure 4.1. Leur
géométrie et identique, mais les vitesses de propagation des ondes de cisaillement sont
différentes.

Vs=100m/s Vs=400m/s
H=4m H=4m

  146 Kg / m3   146 Kg / m3
Vs  1600m / s Vs  1600m / s

Site A Site B

Fig. 4.1 – Deux dépôts de sol identiques sur montant un semi espace rigide (rocheux)
avec des vitesses d’onde de cisaillement différentes.

Si chaque site est assumé pour être linéairement élastique, l’amplification de chaque site
est illustrée sur la figure 4.2. Cette fonction d’amplification est évaluée en utilisant le
programme SHAKE91. Clairement, le dépôt de sol le plus meuble (Site A) présente
une amplification à une fréquence basse par rapport au site ferme (Site B).

94
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Fig. 4.2 –Effet des conditions locales sur les fonctions d’amplification.

En effet, la fréquence fondamentale a l’expression [5] :

Vs
f0 
4H
(4.1)

où H est l’épaisseur de la couche.

4.5. Contraste d’impédance


L'impédance est définie par l'expression ci-dessous

I   .VS . cos  (4.2)

Où  est la densité ( kg / m 3 ), VS la vitesse de l’onde de cisaillement (m/s) et 


l'angle d'incidence de l'onde sismique [19]. Près de la surface (   0 ), on a :

I   .VS (4.3)

95
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Les différences dans l'impédance sont importantes. Si l'impédance devient plus petite, la
résistance au mouvement diminue et son amplitude augmente (loi de la conservation de
l'énergie). Cependant, une grande partie de l'énergie augmentée est absorbée en raison
de l'amortissement du sol meuble.

Dans la terre, les changements de l'impédance se produisent principalement dans la


direction verticale. Ils augmentent la pression et la température avec la profondeur à
partir de la surface du sol.

Le contraste d'impédance est défini comme [19]:

 2 .Vs 2
C 4.4)
1 .Vs1

ou  1 et Vs1 sont la densité et la vitesse de l’onde de cisaillement dans une couche


sédimentaire et  2 et Vs 2 sont la densité et la vitesse dans le rocher adjacent.

Un grand contraste d'impédance entre des sols meubles recouvrant le substratum


rocheux provoque de fortes réflexions. Les ondes sismiques se réfléchissent et se
réfractent dans les différentes couches de sol recouvrant le rocher. Ces ondes
s’interférent entre elles, ce qui peut résulter en une résonance (fréquence propre ou
fondamentale du sol).

L’amplitude des picks de la résonance est principalement reliée au contraste


d’impédance entre les couches en surface et le rocher sous-jacent, à l’amortissement
matériel des sédiments et les caractéristiques du train d’onde (type d’onde, angle
d’incidence, champ proche ou loin,…)[19].

Pour les cas traités ci-dessus (Fig. 4.1) l’amplification à la fréquence de résonance
(fréquence fondamentale) est donnée par l’expression :

2
A0 
1
 0,5 i
C
(4.5)

96
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

où C est le contraste d’impédance et  i est l’amortissement matériel des sédiments.


Pour des cas de faibles amortissements (   0 ), l'amplification maximale est le double
du contraste d’impédance.

Une autre observation intéressante est lorsque la longueur d’onde  , donnée par [19] :

  Vs1.T
(4.6)

H
est beaucoup plus longue que l’épaisseur de la couche (signifiant que  0 ),
Vs1

l’amplitude des déplacements en surface est doublée. Ceci est connu en terme de
‘’l’effet de surface libre’’ et causé par la réflexion des ondes sismiques en arrivant à la
surface de la terre [19].

4.6. Evaluation de la réponse d’un site


L’amplification par des conditions de sol local peut être obtenue en comparant les
mouvements sismiques sur différents sites. Les enregistrements des mouvements
sismiques lors du séisme de Boumerdes du 21 mais 2003 de magnitude 6.8 peuvent être
utilisés. Les variations des mouvements de sol sont définies en termes de l’accélération
horizontale maximale et la réponse spectrale.

La marge Algérienne (Fig. 4.3) est une région sismique active, où pendant le dernier
siècle, plusieurs tremblements de terre de forte magnitude ont eu lieu [17]. Parmi ces
séismes le séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003 en est le plus catastrophiques,
reçemmet. A cet effet, nous allons évaluer la réponse de deux sites avec des donnés
géotechniques et géométriques connues et différentes. Un site situé à Bab-Ezzouar à 20
km de la capitale Alger et le site de Maradja situé à 20 km de l’épicentre du séisme de
Boumerdes 2003.

4.6.1. Données géotechnique du site de Bab-Ezzouar

97
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Dans le cadre d'un programme complet d'enquête géotechnique du site de Bab-Ezzouar


entre Novembre 2005 et Janvier 2006 [23], des sondages et des échantillonnages ont été
réalisées. La synthèse des résultats des sondages carottés ont permis de révéler que sous

une couche de remblai d’épaisseur variable de 1,0 à 6,0 m, le site destiné à recevoir le
siège de CMA-CGM est constitué d’une formation d’alluvions représentée par des
argiles brunâtres à beiges, graveleuses, limoneuses, marneuses en profondeur
surmontant un horizon de grès et sables fins consolidés et parfois grésifiés. La
formation argileuse est compacte, de consistance raide en générale.

Fig. 4.3-Carte montrant les caractéristiques principales de la marge d'Alger. La géologie illustre
les unités principales de la chaîne Maghrebian. D1 et D4 représentent les bassins sédimentaires,
et l'étoile n
oire représente l’épicentre du tremblement de terre de Boumerdes 2003 [24].

L’essai Down Hole a été réalisé en décembre 2005, selon la norme ASTM
D4428/D4428M. Cet essai permet la détermination des vitesses des ondes de
cisaillement pour une tranche de terrain localisée au voisinage d’un sondage et pour une
direction verticale de propagation des ondes, par la méthode Down-Hole.

98
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

La méthode down-hole consiste à mesurer les vitesses des ondes de compression (V p) et


des ondes de cisaillement (Vs) d’une entitée géologique entre la surface du sol et la
position du capteur dans le sondage. Cette technique permet aussi la détermination des
caractéristiques géodynamiques du terrain lesquelles sont destinées le plus souvent à
l’analyse dynamique des sols et par la suite, à la modélisation du comportement d’une
structure et de son terrain par rapport aux vibrations (d’origine sismique ou autres…).

La distribution des vitesses des ondes de cisaillement, en fonction de la profondeur à


partir de la surface du sol est la suivante :
- 300 m/s entre 00,0 à 04,0 m
- 540 m/s entre 05,0 à 13,0 m
- 1450 m/s entre 14,0 à 46,0 m

Ces valeurs des vitesses sont tracées en fonction de la profondeur H sous la surface du
sol dans la figure 4.4. La lithologie du sondage dans lequel l’essai Down–hole est
réalisé et présenté dans le tableau 4.1.

Tableau 4.1- Lithologie du sondage dans le quel l’essai Down-hole est réalisé au niveau du site
de Bab-Ezzouar.

N° Profonde Epaisseur Désignation de la Poids Vitesse des ondes de Amortissement


Couch ur de la couche volumiqu cisaillement Vs(m/s) estimé (%)
e H (m) couche e (kg/m3)
(m)
Remblai (argile,
1 3,00 3,00 blocs, herbe et 2000 0300,00 10,0
brique)
Argile brune
2 6,00 3,00 graveleuse et 2170 0352,17 10,0
présence de galets
Argile beige
3 13,80 7,80 compacte marneuse 2100 0540.00 10,0

Limon argileux
4 16,30 2,50 rougeâtre 2115 0801,59 10,0

99
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

5 - - Rocher (Sable) 2215 1450,00 00,0

Remblai

Argile brune
graveleuse

Argile beige
compacte marneuse

Limon argileux
rougeâtre

(a)- Profil des vitesses de l’onde S(m/s) (b)- Profil de sol


Substratum Rocheux

Fig. 4.4- Profil des vitesses de l’onde de cisaillement


(a) et profil de sol (b) au site de Bab-Ezzouar.

Les vitesses des ondes de cisaillement VS varient entre 300 et 1400 m/s jusqu’à la
profondeur de 49 mètres. Ces valeurs reflètent la nature stratigraphique des formations
attribuées par le carottage et traduisent une amélioration relative des caractéristiques
élastiques des sols en allant de plus en plus en profondeur. Selon le RPA 99 [24], la
formation de grès et de sables consolidés est classée dans la catégorie S 1, site rocheux.
Les investigateurs [23] ont recommandé de classer le terrain dans la catégorie S 2 à
cause de la présence d’une couche d’argile.

4.6.2. Données géotechnique du site de Maradja


Des essais géotechniques au laboratoire, tels que les essais triaxiaux et les essais
eodométriques ont été effectués sur des noyaux de sédiments situés à Maradja environ
30 km de l'épicentre du tremblement de terre de Boumerdes du 21 Mai 2003 de
magnitude Mw = 6.8.

100
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Le sol étudié se compose de sédiments et de dépôts probablement volcaniques. Dans le


site étudié, le dépôt de sol est caractérisé par une largeur variable, entre 11 et 30 km à
l'ouest et de largeur de 1 à 8 km à l'est d'Alger [25].

Plusieurs bassins sédimentaires sont liés par la base de la pente et les écartements
profonds (D1, D2, D3 et D4 dans la figue.4.3). Les analyses sédimentaires et
géotechniques ont été effectuées au laboratoire pour définir la lithologie et les propriétés
physiques et mécaniques des sédiments. Les images de rayon X obtenues pour
différentes profondeurs illustrent les différentes couches qui sont composées de
sédiments, et les mesures des poids spécifique pour chaque couche du sédiment.

L’accélérogramme enregistré pendant le séisme de Boumerdes à la station de Keddara1


(Rocher) à 20 km de l’épicentre du séisme de Boumerdes, est appliqué à la base des
colonnes sédimentaires. Sur la base du diagramme donné par Idriss (1985 dans [25]),
l’accélération maximale est donnée en fonction de la magnitude (M) du tremblement de
terre et la distance à l'épicentre (d). Il permet d’estimer l’accélération maximale induite
par le tremblement de terre de Boumerdes (Mw = 6.8).

Pour une distance épicentrale d’environ de 25-30 km de l’épicentre de tremblement de


terre de Boumerdes et une magnitude Mw = 6.8, a max induite est entre 0.15g et 0.2g
[25]. Le tableau 4.2 donne les propriétés géotechniques du site de Maradja, qui
représente un profil de sol de 9 couches. Les paramètres géologiques et géotechniques
du profil de sol ont été déterminés au laboratoire.

Le site de Maradja repose sur un substratum rocheux au niveau duquel une excitation
sismique est générée et se propage à travers le profil de sol sous formes d’ondes de
cisaillement verticales ascendantes de type SH. Les caractéristiques du profil de sol sont
montrées sur le tableau 4.2. Les vitesses des ondes de cisaillement VS varient entre 150
et 300 m/s jusqu’à la profondeur de 40 mètres. Ces valeurs reflètent la nature
stratigraphique des formations attribuées par le carottage et traduisent une amélioration
relative des caractéristiques élastiques des sols en allant de plus en plus en profondeur.

101
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Tableau 4.2- Propriétés géotechniques de sol de 9 couches sur montant sur un semi espace
rigide du site de Maradja [25].

N° Profondeur Epaisseur de Désignation Poids Vitesse des Amortissemen


Couche H (m) la couche (m) de la couche volumique ondes de t
(kg/m3) cisaillement estimé (%)
Vs(m/s)
1 argile 1550 200 10,0
5 5
siliceuse
2 5.10 0.1 argile 1590 185 10,0

3 argile 1650 200 10,0


6.10 1
siliceuse
4 7.70 1.60 sable 1700 185 10,0

5 argile 1730 150 10,0


8 0.30
siliceuse
6 10.50 2.50 argile 1735 185 10,0

7 argile 1740 244 10,0


15.20 4.70
siliceuse
8 15.70 0.50 sable 1803 205 10,0

9 argile 1850 300 10,0


40 24.30
siliceuse
10 sable 2100 300 0
- -
(Rocher)

4.7. Programme utilisé


Plusieurs programmes numériques pour l’évaluation de la réponse de sol existent
(SHAKE, FLUSH, FRELAY, SEREN, DYNAFLOW...etc). La plupart de ces
programmes sont basés sur l’hypothèse que le mouvement sismique est causé par la
propagation verticale ascendante d’ondes de cisaillement à partir de la formation
rocheuse et à travers un profil de sol stratifié horizontalement. Dans ce chapitre, le
programme SHAKE91 [4] est choisi.

102
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

SHAKE 91 [4] est un programme de calcul de la réponse sismique d’un profil de sol à
stratification horizontale ; il a été développé par Schnabel et Seed à l’université de
Berkeley en Californie. Les hypothèses fondamentales du programme SHAKE 91 sont
décrites ci dessous:
- Le profil du sol est supposé infini horizontalement.
- Chaque couche du profil de sol est entièrement définie par son module de cisaillement
G, sa masse volumique  , son coefficient d’amortissement  et son épaisseur h.
- La réponse sismique du profil de sol est due à la propagation verticale d'une onde de
cisaillement.
- L’onde de cisaillement excitatrice est introduite sous forme d’un accélérogramme.
- La non linéarité du comportement de sol (variation du module de cisaillement et du
coefficient d’amortissement) est prise en compte par un schéma itératif en considérant
un comportement linéaire équivalent.

Les différentes opérations permises par le programme SHAKE 91 sont les suivantes:
- Lecture du mouvement d’excitation, détermination de sa valeur maximale et calcul de
ses périodes prédominantes.
- Lecture des données relatives au profil de sol et calcul de sa fréquence fondamentale
de vibration.
- Calcul de la contrainte et de la déformation maximales au milieu de chaque couche et
détermination des nouvelles valeurs du module de cisaillement et du coefficient
d’amortissement compatibles avec le niveau de déformation réel dans chaque couche.
- Calcul du mouvement sismique en tout point du profil à partir d’une excitation
générée au niveau du substratum rocheux ou calcul de l’excitation sismique au niveau
du substratum rocheux par déconvolution de la réponse sismique enregistrée à
n’importe quel point du profil.
- Histoire des mouvements sismiques (accélération en fonction du temps) en tout point
du profil.
- Calcul des spectres de Fourier des mouvements sismiques au toit de toutes couche du
profil de sol en fonction de la fréquence.
- Calcul des spectres de réponses des mouvements sismiques en tout point en fonction
de la fréquence ou la période.
- Calcul de la fonction d’amplification entre les toits de deux couches du profil de sol.

103
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

- Calcul des contraintes et des déformations des particules de sol en fonction du temps
dans chaque couche.

4.8. Résultats numériques


L’objectif de cette étude est d’estimer la variabilité de l’amplification du signal
sismique due aux effets de site. Dans ce but, des simulations numériques ont été mises
en oeuvre pour analyser la réponse du sol.

4.8.1. Fonction d’amplification


La fonction d’amplification ou de transfert entre la surface du profil de sol de chacun
des deux sites étudiés et la base rocheuse, supposée en affleurement rocheux est
présentée sur la figure 4.5. Les données du profil de sol utilisées sont celle présenté dans
les tableaux 4.1 et 4.2.

Après avoir calculé les caractéristiques des mounocouches équivalents aux


multicouches de Bab-Ezzouar et Maradja (Tableau 4.3), nous remarquons que le site de
Bab-Ezzouar a un contrast d’impédence (3.4) plus haut que celui du site de Maradja
(1.2). Ce qui explique les fortes amplitudes de la fonction d’amplification du site de
Bab-Ezzouar par rapport à celui de Maradja (Fig. 4.5).

Pour comparer les fonctions d’amplification des deux sites de Bab-Ezzouar et Maradja,
on a calculé la vitesse moyens, la masse volumique et le coefficient d’amortissement
pour chacun des deux profils de sol correspondants aux sites étudiés.

n n n

h i h i h i n
V    et H   hi .
i 1 i 1 i 1
in ; in ; in
hi hi hi
V
i 1

i 1

i 1
i 1

Si i i

104
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Tableau .4.3- comparaison des monocouches équivalents aux profiles de sol de Bab-

Ezzouar et Maradja.

Mono-couche Epaisseur H  (%) VS (m/s)  H  2 .Vs 2


(s)
équivalent (m) (KN/m3) Vs 1Vs1
Couche de
Bab-Ezzouar 16.30 10 451.75 2095.44 0.036 3.40

Rocher de
Bab-Ezzouar - 0 540.00 2100.00 - -

Couche de
Maradja 40.00 10 254.12 1772.74 0.157 1.20

Rocher de
Maradja - 0 300.00 2100 - -

Ayant obtenu le spectre de Fourier de l’accélérogramme au niveau du substratum

 N 1  , on peut obtenir celui au toit de n’importe quelle couche y j 
rocheux y

par la relation suivante :

y j    yN 1  .T * j , N 1  


(4.7)

L’accélérogramme dans la couche (j) y j z j , t   et éventuellement à la surface libre


y j 0, t  , est obtenu par la transformée de Fourier inverse telle que :

 N /2 
yz j , t   Re  y j  e in t 
 n 0  (4.8)

Cette équation permet de connaître en tout point du sol l’accélération, la vitesse et le


déplacement par intégration (division par  et 2 ), la déformation de cisaillement j

 j
et à l’aide de la loi de comportement, la contrainte de cisaillement  XZ .

105
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Fig. 4.5- Fonction d’amplification des sites (Bab Ezzouar et Maradja).

4.8.2. Histoire des accélérations de sol (Accélérogramme)


Dans le but d’obtenir la réponse du profil de sol étudié, en termes d’accélérations de sol,
nous avons excité le profil de sol par le mouvement de référence, c-à-d
l’accélérogramme du site de Keddara2 (rocher) transféré de la station d’enregistrement
vers les sites étudiés (Bab-Ezzouer et Maradja). Cet accélérogramme est présenté dans
la figure 2.4-a (chapitre 2).Nous avons pris les composantes (E-W) et (N-S).

Les accélérations de sol en surface libre des sites sont obtenues en utilisant le
programme SHAKE91 [4], dans le cas où le comportement du sol est supposé visco-
élastique linéaire. Les résultats obtenus sont présentés sur la figure 4.6.

Les site de Bab-Ezzouar avoisine un site expérimental (Dar El Beida) d’environ une
dizaine de kilomètres. Les accélérations enregistrées lors du choc principal dans les
directions (E-W), (V) et (N-S) sont, respectivement 0.54g, 0.16g et 0.50 g. Nous
comparons dans les figures 4.6 les accélérogrammes calculées à la surface des deux
sites (Bab-Ezzouar et Maradja) et les accélérogrammes enregistrés au site de Dar El
Beida pour les deux composantes E-W et N-S.

106
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Le site de Dar ELBeida est situé dans la ville d’Alger où une accélération maximale (E-
W) de 0.52g à été enregistrée lord du séisme de Boumerdes (21 Mai 2003).

(a) Composante (E-W)

(b) Composante (N-S)

107
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

Fig. 4.6 – Comparaison entres les accélérations calculées et enregistrées aux stations
de Bab-Ezzouar, Maradja et Dar ELBeida des composantes E-W (a) et N-S (b).
4.8.3. Spectres de réponse calculés aux sites étudiés
Le spectre de réponse en accélération, vitesse ou déplacement permet de faire intervenir
la notion du contenu en fréquences du mouvement. Son but est de caractériser un séisme
d’après la réponse d’une structure simple.

Par définition, le spectre de réponse d’un accélérogrammes exprime la réponse


maximale, en déplacement, en vitesse ou en accélération, d’un oscillateur à un degré de
liberté en fonction de sa fréquence propre, pour un coefficient d’amortissement donné.
L’intérêt de ce spectre est de permettre par une simple lecture d’évaluer le déplacement
(vitesse ou accélération) maximum d’un oscillateur quelconque, donc les effets maxima.

Cette manière de procéder est la base de la méthode la plus couramment utilisée pour le
calcul dynamique des structures. Par contre, le spectre ne fournit pas la valeur du temps
à laquelle se produit le déplacement maximum ; pour certaines applications, on doit
donc recourir à l’emploi direct de l’accélérogrammes [5].

La subroutine de calcul du spectre de réponse la plus universellement utilisée est celle


écrite par Idriss à l’université de Berkeley en 1968 en langage fortran. Elle est basée sur
les techniques présentées par Nigam et al (1968) [26]. Cette subroutine a été utilisée
dans plusieurs programmes numériques entre autres, le programme SHAKE91 [4].

Nous avons utilisé le programme SHAKE91 pour calculer les spectres de réponse en
pseudo accélération aux surfaces libres des sites étudiés (Bab-Ezzouar et Maradja). Les
résultats obtenus pour un coefficient d’amortissement de 5% sont présentés dans la
figure 4.7.

D’autre part, nous confrontons dans la même figure les spectres de réponse calculés à la
surface du site projet à ceux obtenus des enregistrements du site expérimental
avoisinant de Dar El Beida.

108
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

D’après la figure 4.7, nous remarquons que les spectres de réponse en pseudo
accélérations normalisées présentent un contenu fréquentiel riche, pratiquement dans la
même plage de fréquences.

Cependant, les amplitudes des spectres normalisés au site de Dar ELBeida sont plus
importantes du fait que ce site est plus proche à l’épicentre (29 km) par rapport aux
deux autres sites et d’autre part à la nature du sol qui doit avoir influencé ces amplitudes
spectrales.

Tandis que pour les deux sites de Bab-Ezzouar (à 20 km) et Maradja (à 43 km), les
spectres de réponse présentent des valeurs maximales qui correspondent,
approximativement, aux mêmes fréquences mais ces valeurs maximales sont plus
importantes pour le site de Bab-Ezzouar aussi proche que le site de Dar ELBeida mais
son contraste d’impédance plus important que celui du site de Maradja fait apparaître
les amplitudes maximales vers les fréquences plus hautes.

Les valeurs maximales du spectre de Bab-Ezzouar plus faibles par rapport à celles de
Dar EL Beida sont dues au caractère ferme de ce site.

109
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

(a) Composante E-W.

Composante N-S.

Fig. 4.7- Comparaison entre les spectres de réponse calculés à Bab -Ezzouar et Maradja
et ceux enregistrés au site de Dar El Beida.

110
Chapitre 4: Etude analytique de effets de
site

4.9. Conclusion
A travers les applications traitées dans ce chapitre, nous avons en premier lieu étudié
l’amplification par effet de site de façon analytique sur deux sites constitués chacun par
un monocouche de géométri identique mais de vitesse d’onde de cisaillement différents.

Nous concluons que les effets du site sont présents dans les sites meubles (V S faible) et
l’amplification se passe à des fréquences plus faibles par rapport aux sites fermes.

En deuxième lieu, nous avons étudié l’amplification des mouvements sismiques sur
deux sites en Algérie, proches de l’épicentre du séisme de Boumerdes 2003, où nous
avons excité leurs base par l’accélérogramme enregistré au site rocheux de keddara2.

Nous avons ensuite comparé les réponses aux deux sites en termes d’accélérations et de
pseudo accélérations (spectres de réponse) avec ceux enregistrés à un site proche (Dar
EL Beida) où nous avons pu mettre en évidence la présence d’un effet de site au niveau
de ce site.

Nous concluons que la nature des matériaux constituant le dépôt de sol ainsi que les
épaisseurs des couches de sol peuvent influencer considérablement l’amplification ou la
déamplification du mouvement sismique.

111
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

5.1. Introduction
Depuis leur application en 1934 par Beniuff et en 1941 par Bio et Housner [27], les spectres
de réponse ont montré leur efficacité dans le traitement des problèmes de modélisation et
d’analyse des structures soumises aux mouvements sismiques. Ils sont à base des méthodes de
calcul de l’action sismique dans les règlements parasismique (méthode statique et méthode
spectrale). Trifunac [28] a présenté un bref historique du calcul du spectre de réponse
sismique. Puis, en 2007 a présenté un autre article [29] pour commumorer le 75ém anniversaire
de la formulation du concept de la méthode du spectre de réponse.

5.2. Spectre de réponse


Le spectre de réponse est l'outil le plus approprié, développé jusqu’à présent pour exprimer la
relation de la réponse d'excitation sismique en technologie de tremblement de terre.

Le spectre de réponse en accélération, en vitesse ou en déplacement, permet de caractériser un


séisme d’après la réponse d’un oscillateur à un degré de liberté. Cet oscillateur est caractérisé
par une période propre T et un pourcentage d’amortissement critique  . Ainsi, le spectre de
réponse d’un enregistrement sismique est le tracé de la réponse maximum (accélération,
vitesse ou déplacement) d’une série d’oscillateurs simples à un degré de liberté avec le même
amortissement  et la masse m, mais de raideurs variables K i, au mouvement de sol spécifié
(accélérogramme solliciteur), en fonction de la fréquence propre f (ou la période T). L’intérêt
de ce spectre est de permettre par une simple lecture d’évaluer le déplacement (vitesse ou
accélération) maximum d’un oscillateur quelconque.

5.3. Calcul du spectre de réponse


Le spectre de réponse permet de caractériser une excitation. Il consiste en la détermination de
la réponse maximale (déplacement, vitesse ou accélération) d’une série d’oscillateurs de
différentes fréquences propres, soumis à cette même excitation. Le spectre de réponse
résultant permet alors l’évaluation de la réponse de n’importe quel système linéaire, à partir
de sa fréquence propre. L’utilisation principale est donc l’évaluation de la réponse maximale
des bâtiments lors de tremblements de terre, en supposant que la réponse est dominée par un
mode unique, ce qui est vrai dans la majorité des cas où le mode fondamental de la structure
est prédominant.

113
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Le calcul du spectre de réponse se fait en se basant sur la réponse dynamique d’un système à
un degré de liberté (DDL) tel qu’illustré sur la figure 5.1, où x(t) est la réponse en
déplacement,  0 est la fréquence propre du système et  est le pourcentage
d’amortissement.
L'équation de mouvement d'un oscillateur simple à un degré de liberté soumis à une excitation
à la base s’écrit comme suite. Un oscillateur simple est constitué d'une masse m concentrée
reliée à un point fixe par un ressort (Fig. 5.1).

Position d’équilibre statique U

P(t) m

EI

z(t) x(t)

Fig.5.1- Oscillateur simple à un degré de liberté.

On considère qu'il ne peut se déplacer que dans une seule direction et le mouvement est, dans
le cas général, amorti. On peut écrire l’équation de mouvement de cet oscillateur simple
soumis à une force variable P(t). Soit x(t) le déplacement de la masse m par rapport à la
position d'équilibre, x′(t) sa vitesse, x″( (t) son accélération.

Lors du mouvement, m est soumise à :


 Une force de rappel (Force dans le ressort)
F1(t)=-k. x(t)
 Une force résistante de l’amortissement
F2(t)=-c. x’(t)

114
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

 Une force extérieure imposée P(t)


La loi fondamentale de la dynamique s'écrit :

F1(t) + F2(t) + p(t) = m x″(t) (5.1)

Qui peut se mette sous la forme :

Mx ''  Cx '  Kx   Mz"


(5.2)

où z(t) est le déplacement du support.

En introduisant les variables :


K
 Pulsation propre de vibration  
M
C
 L’amortissement critique  
2 K .M

L’Equation (5.2) prend la forme suivante :

x ''  2x '   2 x   z '' (t )

(5.3)

La réponse temporelle à tout instant de l’oscillateur est donnée par l’intégrale de Duhamel :
t
1
x(t )   Z
''
(t )e  ( t  ) sin D (t   )d
D 0

(5.4)
ou  D la pulsation propre amortie.

115
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Fig.5.2- Principe d’obtention de l’intégrale de Duhamel.


Pour une série d’oscillateurs de période propre T et de pourcentage d’amortissement critique
variable, pour chaque réponse (equation.5.4), on ne retient que la valeur maximale de
déplacement que l’on notera SD.

S D (T ,  )  max t x (T ,  , t )

(5.5)

En reportant les valeurs SD en fonction de la période T pour des valeurs fixées de  i , on


obtient les courbes de la figure (5.3), appelées spectres de réponse en déplacement.

Fig. 5.3. Spectres de réponses en déplacement [30].

116
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Le spectre de réponse en pseudo accélération S A (T ,  ) est défini :

 
S A (T ,  )  max t  2 x (T ,  , t )   2 S D (T ,  )

(5.6)

Ceci permet de déterminer les efforts élastiques dans le système étudié lorsqu’il est multiplié
par la masse M.

De même on peut définir un spectre de pseudo-vitesse SV (T,  ). Ces grandeurs sont reliées
par :
S A (T ,  )  S V (T ,  )   2 S D (T ,  )

(5.7)

Les spectres de la figure (5.2) sont présentés sur la figure (5.4) en terme de pseudo
accélérations calculées par l’expression (5.7).

Fig. 5.4. Spectre de réponse en pseudo-accélération [30].

 Spectre enveloppe

117
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Le spectre de réponse en pseudo-accélération permet de définir, dans une zone sismique, une
sollicitation enveloppe pour le système. En effet, la variabilité du mouvement sismique est

"
grande et parmi un ensemble de sollicitations
z i (t ) , une sollicitation

"
z j (t ) peut être la plus défavorable pour une structure, alors que pour une autre

"
structure la sollicitation la plus défavorable sera représentée par
z k (t ) . Par contre,

en calculant les spectres de réponse S Ai (T ,  ) de ces sollicitations, il est possible de


définir un spectre enveloppe qui en vertu de l’équation [30]

Fmax  M .S A (T ,  )

(5.8)

Conduira aux efforts les plus élevés, la définition d'un spectre est très utile pour les
règlements de construction parasismique. Ces spectres y sont définis à partir de traitements
statistiques des spectres d'enregistrements de mouvements sismiques réels et possèdent
génialement tous des formes identiques.

On a élaboré un programme de calcul du spectre de réponses d’accélération, vitesse et


déplacement à partir des accélérogrammes réels. Pour cela nous avons utilisé la soubroutine la
plus universellement utilisée, fondée par Nigam [26].

5.4. Quantification des effets de site sur les spectres de réponse

118
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Les paramètres de tremblement de terre tels que le type de sol, la distance épicentrale, la
magnitude, la durée et les caractéristiques de la source sismique influencent la forme et
l’amplitudes des spectres de réponse.

Cependant, il est difficile de séparer ces effets et étudier l’effet de chaque paramètre
individuellement, notamment, à cause du manque des données sur les sites qui vont être
étudiés.

5.4.1. Effet de l’amortissement sur les spectres de réponse


L’amortissement est un paramètre très important dans l’étude des phénomènes vibratoires, en
particulier au voisinage de la résonance. L’influence de l’amortissement du sol sur le
mouvement sismique est remarquable et revêt plusieurs aspects qui causent une atténuation du
mouvement sismique et une dissipation d’énergie affectant l’amplitude des ondes sismiques.
Dans cette section on a étudié l’effet du coefficient d’amortissement  sur les spectres de
réponse du séisme de Boumerdes 2003 des composantes E-W, N-S et V aux niveaux des deux
stations de kedara1 et kedara2 (Figes. 5.5-5.6). Les spectres de réponse pour chaque
composante des deux stations ont été calculés pour différents coefficients d'amortissement (
  2, 5, 10 et de 15%). Les spectres de réponse représentés sur ces figures sont des spectres

normalisés. Ces spectres peuvent être interprétés comme des facteurs d’amplifications de
réponse. Ils sont obtenus en divisant le spectre en pseudo accélération S A (T ,  ) (ou
spectre de pseudo vitesse: S V (T ,  ) , spectre de pseudo déplacement ; S D (T ,  ) par
l’accélération maximal (amax) , la vitesse maximale (Vmax,) ou le déplacement maximal (dmax)
[31].

Nous constatons que pour les différentes valeurs du coefficient d’amortissement, pour chacun
des deux enregistrements des mouvements sismiques (Figes. 5.5 et 5.6), la forme du spectre
de réponse est conservée mais l’augmentation du coefficient d’amortissement diminue
l’amplitude des spectres de pseudo accélérations normalisés pour toutes les composantes des
deux stations.

5.4.2. Effet des conditions locales de sol sur les spectres de réponse
Beaucoup de chercheurs ont étudié l'influence de l'état de sol sur les spectres de réponse
normalisés. Seed et al [32] ainsi que Mohraz [33] ont présenté les courbes qui montrent l'effet
de différents types de sol sur l'amplification d'accélération d’un mouvement sismique

119
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

quelconque. La forme du spectre de réponse est très sensible à la nature du sol. En effet, les
ondes sismiques se propagent dans le rocher, puis en certains endroits à travers des sédiments
dont les caractéristiques vont influer sur le mouvement du sol enregistré en surface. Pour une
même secousse sismique les spectres de réponse seront différents selon qu’ils correspondent à
un affleurement rocheux ou à un dépôt sédimentaire.

Dans le cas du séisme de Boumerdes 2003, on a présenté les spectres de pseudo-accélération


normalisées à la surface libre au niveau des stations de Keddara1 (rocher), Keddara2 (sol) et
Dar EL Beida des composantes (E-W), (N-S) et (V) dans la figure 5.7.

On peut constater que pour les composantes verticales, les spectres de pseudo-accélération
normalisés sont peu influencés par les conditions de sol et gardent globalement une forme
similaire.

Tandis qu les conditions de sol affectent les composantes (E-W) et (N-S), pour le site de Dar
ELBeida, situé dans la pleine de Métidja et distant de 29 km par rapport à l’épicentre du
séisme, les valeurs maximales des pseudo accélération sont obtenues aux plus faibles
fréquences pour les deux composantes (E-W) et (N-S) qui peut s’expliquer par l’effet de
couches de sol meubles (de caractéristique mécaniques faibles par rapport à celles des
couches sous-jacents) prés de la surface [19].

120
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)-Composante E-W

b)-Composante N-S

c)-Composante V

Fig. 5.5- Effet du coefficient d’amortissement sur les pseudo accélérations de l’accélérogramme de la
station de Keddara1- rocher.

121
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)-Composante E-W

b)-Composante N-S

c)-Composante V

Fig.5.6- Effet du coefficient d’amortissement sur les pseudo accélérations de l’accélérogramme de la


station de Keddara2- sol.
Alors que pour le site de Keddara1 (rocheux) situé à la même distance de l’épicentre (E-W)
est légèrement plus bas par rapport à celui de la même composante pour Keddara2 (sol), ce
qui est probablement du à la direction de la faille. Cependant, pour les composantes (N-S), la
valeur pic pour le site rocheux (Keddara1) est supérieure à celle du site de Keddara2 (sol),
conformément à la courbe 1.3 (chapitre1). Les maxima pour les deux sites et pour les deux
composantes (E-W) et (N-S) se passent aux mêmes fréquences.

122
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

En conséquence, lorsqu’il s’agit de choisir un spectre de réponse pour un site donné, il est très
important de connaître la nature du sol, puisque les sols durs transmettent les hautes
fréquences et les sol mous les basses fréquences [34].

Les conditions de sol gouvernent la forme du spectre de réponse. Pour des sols meubles les
courbes seraient plus plates et pendant des périodes plus grandes (approximativement de 0.5 à
3 sec).

5.4.3. Effet de la magnitude sur les spectres de réponse


La magnitude d’un séisme est un paramètre d’origine expérimentale, directement lié à
l’énergie libérée par le séisme au niveau de la source. Cette grandeur caractérise l’ampleur de
l’événement sismique au niveau du foyer.

La magnitude est calculée comme le logarithme décimal de l’amplitude des ondes sismiques
d’une certaine fréquence enregistrées sur un sismographe. Ainsi, la magnitude locale est égale
au logarithme de l’amplitude maximale enregistrée sur un sismographe de type Wood-
Anderson, ayant une période de 0.8 seconde et un pourcentage d’amortissement critique de
80%, situé à 100 kilomètres de l’épicentre. Des tables ont été construites empiriquement
permettant la détermination de la magnitude à des distances autres que 100 kilomètres.

De façon générale, la magnitude est calculée par la formule [35]:


A
M  log  f (, h)  s
T
(5.8)
où A et T sont, respectivement, l’amplitude et la période prédominante de l’onde (lues sur
l’enregistrement), f le facteur de correction fonction de la distance épicentrale  et de la
profondeur focale H; s un facteur de site.

123
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)-Composante E-W

b)-Composante N-S

c)-Composante V

Fig. 5.7- Effet du type de sol sur les spectres de réponse normalisés des composantes E-W, N-S et V
des stations Keddara (1), Keddara (2) et Dar EL Beida du séisme de Boumerdes 2003.

124
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Pour un séisme donné, il n’y a pas une magnitude unique. On distingue la magnitude des
ondes de volume M, la magnitude des ondes de surface M S, la magnitude locale ML définie
par Richter. Une magnitude peut être négative et sa valeur maximale n’est liée qu’`a la
résistance des roches.

Dans cette section nous allons étudier l’effet de la magnitude sur les spectres de réponse
d’accélération de sept stations de différentes magnitudes, deux stations en Turqué, deux aux
Etats Unis d’Amérique (USA) et trois autres en Algérie. Le tableau 5.1 donne la date et la
magnitude des séismes dans les six stations, Duzce et Izmit en Turquie, Loma Prieta et
Northing aux USA, et Keddara1, Keddara2 et Dar EL Beida en Algérie.

Tableau 5.1 : Dates et magnitudes quelques séismes.

Distance amax (m/s2)


Lieu Date Magnitude épicentrale Type de sol
(km) E-W N-S
Duzce -Bolu 12/11/99 7,2 17,6 8,08 7,46 Argile siliteuse
Loma Prieta – Gilroy 4 17/10/89 6,9 16 2,19 0,27 roche
Loma Prieta – Gilroy 6 17/10/89 6,9 19 2,09 1,66 sol
Northridge – Pacoina down 17/01/94 6,7 19 4,46 1,26 roche
Northridge – Pacoina upper 17/01/94 6,7 19 4,25 2.95 sol
Kedarra 1 21/05/03 6,8 20 3,34 2,5 roche
Keddara 2 21/05/03 6,8 20 5,8 2,2 sol
Dar El Beida 21/05/03 6,8 29 5,2 1,6 sol

Dans le passé, l'influence de la magnitude d’un tremblement de terre sur les spectres de
réponse était généralement, prise en compte en indiquant l'accélération maximale au sol à un
site. En conséquence, la forme et l’amplification des spectres obtenus étaient indépendantes
de la magnitude du tremblement de terre. Mohraz [33] a étudié l’effet de la magnitude du
séisme sur l’amplification des spectres de réponse.

La magnitude peut influencer la forme spectrale et peut être considérée en développant des
spectres réglementaires pour un site spécifique. Su et al [36] ont comparé des spectres de
réponse provenant de six séismes de magnitude allant de 3 à 8, enregistrés à Guerrero
(Mexique) sur des roches dures. Ils ont montré la forte influence de la magnitude sur la forme
des spectres de réponse et que les grands séismes génèrent beaucoup plus d’énergie aux
périodes longues (fréquences faible) par rapport aux petits séismes. Ils ont également comparé

125
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

des pseudo-accélérations normalisés moyens obtenus à 50km de l’événement sismique


provenant de séismes récentes chi-chi, Kocaeli, Landes, Kobe, Loma prita et Northridge ;
d’une part sur des sols et d’autre part sur des roches. Cette étude comparative a révélé que les
séismes de grande magnitude ont proportionalement de l’énergie aux faibles fréquences.

Nous avons étudié dans cette phase l’effet de la magnitude de séismes destructeurs qui ont
frappé des endroits de la terre durant la dernière décennie sur les spectres de réponse
d’accélérations. La figure.5.8 montre que la magnitude influence la forme spectrale des
spectres de réponse normalisés.

5.4.4. Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse


Des études récentes ont considéré l'effet de la distance épicentrale sur la forme et l’amplitude
des spectres de réponse déduits des données de séisme [36,37]. En utilisant les données du
séisme du 21 Mais 2003 en Algérie, nous avons étudié l’effet de la distance épicentrale (d) sur
les spectres de réponse en pseudo accélération normalisé pour un coefficient d’amortissement
 pris égal à 5%. Pour cela nous avons classé les sites étudiés en quatre groupes : champ

principal très proche ( d  20km ), champ proche ( 20km  d  50km ), champ intermédiaire (
50km  d  100km ) et champ loin ( d  100km ).

Le tableau 5.2 donne les valeurs des accélérations maximales enregistrées par le réseau
national d’accélérographes pendant le séisme de Boumerdes 2003, conformément aux groupe
choisis.

126
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a) (E-W) sur rocher

(b) (N-S) sur rocher


Fig. 5.8- Effet de la magnitude sur les spectres de réponses normalisés des composantes (E-
W) et (N-S) pour des sites rocheux.

127
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(c)-(E-W) sur sol

(d)-(N-S) sur sol.

Fig. 5.9- Effet de la magnitude sur les spectres de réponses normalisés des composantes (E-
W) et (N-S) pour des sites meubles.

128
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Tableau 5.2 : Valeurs des accélérations maximales enregistrées lors du séisme de Boumerdes
du 21 Mai 2003 (M=6.80).

Amax
Station/Distance Est-ouest Nord-Sud Verticale
(E-W) (N-S) (V)
(km)
Champ principal Keddara 1/20 0.34 0.24 0.26
D < 20km Keddara 2/20 0.58 0.22 0.35
Dar EL Beida/29 0.52 0.46 0.16
Champ proche Hussein Dey/36 0.27 0.23 0.09
Kouba/41 0.31 0.16 0.15
20km<D < 50km
Tizi ouzou/49 0.20 0.19 0.09
Champ intermédiaire Blida/72 0.046 0.038 0.28
50km<D < 100km EL Afroun/86 0.16 0.09 0.03

Champ loin Hammam Righa/110 0.10 0.07 0.06


D >100km Miliana/130 0.03 0.026 0.016
Ain Defla/151 0.03 0.02 0.01

Les amplitudes des spectres d’accélérations normalisés pour toutes les stations et toutes les
composantes pour les quatre groupes sont montrées sur les figures (5.10) à (5.13).

129
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)- Composante E-W

b)- Composante N-S

c)- Composante V

Fig. 5.10- Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un coefficient
d’amortissement 5% et une distance inférieur ou égale 20km lors du séisme de Bboumerdes 2003.

130
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)- Composante E-W

b)- Composante N-S

c)- Composante V
Fig. 5.11- Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un
coefficient d’amortissement 5% et une distance épicentral entre 20 et 50 km lors du séisme de
Boumerdes 2003.

131
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)- Composante E-W

b)- Composante N-S

c)- Composante V

Fig. 5.12- Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un coefficient
d’amortissement 5% et une distance épicentral entre 50 et 100 km lors du séisme de Boumerdes 2003.

132
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)- Composante E-W

b)- Composante N-S

c)- Composante V
Fig. 5.13- Effet de la distance épicentrale sur les spectres de réponse d’accélération pour un
coefficient d’amortissement 5% et une distance épicentral supérieur à 100km lors du séisme de
Boumerdes 2003.

133
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

a)- Composante E-W

b)- Composante N-S

c)- Composante V
Fig. 5.14- Comparaison des spectres en pseudo accélérations normalisées pour différente distances
épicentrales.

134
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Les ordonnées spectrales diminuent avec l’augmentation de la distance épicentrale. Puisque


les formes spectrales sont presque similaires pour la gamme de la distance épicentrale de 20 à
41 km, donc la distance épicentrale n'affecte pas de manière significative la forme spectrale
mais influe sur les ordonnées spectrales par l'atténuation de l'accélération au sol.

Dans les station E-W, N-S et V du site de Keddara1 (rocher) malgré la distance épicentrale
égale à 20km mais le pseudo spectre d’accélération et inférieur au site de Dar EL Beida et
Hussein Dey pour des distance épicentrales de 29 et 36km, respectivement. Ce qui montre
que l’amplification du spectre de réponse au rocher et inférieur par rapport aux sites
alluvionnaires. Les deux paramètres, le type de sol et la distance épicentrale influent sur
l’amplitude du spectre de réponse.

Dans la figure 5.10, en champ principal ( d  20km ), nous avons présenté deux spectres de
réponse, l’un sur sol rocheux (Keddar1) et l’autre sur sol meuble (Keddara2). La composante
verticale n’est pas réellement affectée et le pic est obtenu pour le sol ayant enregistré une
accélération maximale plus grande.

Tandis que pour les composantes horizontales, ce sont les conditions de sol qui les gouvernent
(section 5.4.2). L’accélération spectrale croit avec l’augmentation de la fréquence, atteint un
pic à environ ([Link]) pour le sol meuble,et la composante (N-S) du sol rocheux en suite
décroît vers leur amax aux fréquences élevées. Cependant pour les composantes (E-W) et (V)
de Keddara1 (rocher), les accélérations spectrales sont uniformes sur une plage de fréquences
de 3 Hz à 15 Hz puis décroient vers amax aux fréquences élevées.

Dans la figure 5.11, nous avons présenté les spectres correspondant à quatre distances
épicentrales. Toutes sont situées dans la pleine de Metidja qui signifie que leurs conditions de
sol ne changent pas radicalement.

Pour les composantes verticales, les amplitudes spectrales augmentent avec la fréquence,
atteignent un pic puis décroient vers amax moyenne. Ces amplitudes décroient avec
l’augmentation de la distance épicentrale. Pour les composantes (E-W) et (N-S) cette
variation n’est pas uniforme.

135
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Dans la figure 5.12, nous remarquons que le site d’ELAfroun, plus distant que celui de Blida,
où on a enregistré une accélération maximale plus importante, les amplitudes spectrales sont
inversent proportionnelles à la distance épicentrale.

Dans la figure 5.13, exceptionnellement, pour la composante V, on constate que les


amplitudes spectrales sont plus importantes pour le site le plus éloigné (Ain Defla). Mais pour
les champs intermédiaires (Fig. 5.12) et lointain (Fig. 5.13), les amplitudes maximales sont à
des fréquences moyennes (1 à 5Hz).

La forme du spectre de réponse est généralement similaire pour les différents groupes des
distances épicentrales. L'accélération spectrale augmente graduellement avec l’augmentation
la fréquence, atteint un maximum à environ 1 Hz puis diminue lentement vers l’accélération
maximale moyenne aux hautes fréquences. L'amplitude spectrale pour chaque groupe de
distance épicentrale diminue avec l'augmentation de la distance quelque soit le type de sol.

5.4.5. Effet de la durée sur les spectres de réponse


La duré d’un séisme est délicate à définir directement à partir de l’accélérogramme. Certains
sismologues ont proposé de la définir à partir du diagramme d’HUSIDE, qui est un moyen
commode de quantifier la variation du niveau d’excitation dans le temps. Par définition, si a(t)
est l’accélération fonction du temps, T la durée totale du séisme, la variation de l’intégrale
[35] :

t 2

 a (t ) dt
h(t )  0
T

 a (t )
2
dt
0

(5.9)
T 2

Constitue le diagramme d’HUSIDE. Le terme «  a (t )


0
dt »mesure l’énergie contenue

dans l’accélérogramme.

On peut alors définir la durée significative du séisme comme le temps requis pour passer du
niveau 5% au niveau 95% [35,38]. Par ailleurs, il y a tendance à considérer la
durée « tronquée », qui est la durée comprise entre les instants où l’accélération atteint pour la

136
Chapitre 5: Influence des effets de site sur les spectres de réponse

première et la dernière fois une valeur de (0.05g ou 0.10g). La durée du mouvement du sol
dépend du type de rupture de la faille, la direction et la vitesse de propagation de l’onde, et la
nature du sol (ferme, meuble ou rocheux).

La durée du mouvement fort sur les spectres de réponse a été étudiée par plusieurs chercheurs,
dont on cite Mohraz [33] et Tehranizadeh [37]. Il s’avére qu’une augmentation de la durée fait
que le spectre de réponse soit plus aplatis et de plus faibles pentes. Généralement
l’augmentation de la durée cause l’augmentation des amplitudes spectrales.

5.5. Rapport spectral normalisé NHVSR


Dans le chapitre 3, nous avons étudié les effets de site sur le contenu fréquentiel des
mouvements sismiques aux moyens du rapport HVSR ainsi que le rapport spectral standard
(SSR). Cependant, chacun des deux rapport spectraux HVSR et SSR dépend de la méthode de
lissage utilisée. A cet effet, nous allons utiliser, dans cette section, une deuxième méthode
pour étudier empiriquement les effets de site sur le contenu fréquentiel d’un accélérogramme
mais cette fois sur le rapport de deux spectres de réponse en pseudo-ccélération normalisé,
une composante horizontal (E-W ou N-S) et une composante verticale pour une même station.
Nous obtenons ainsi un rapport HVSR normalisé que nous notons NHVSR [16].

La méthode NHVSR est appliquée pour l’ensemble des enregistrements (Tableau 3.1) en
calculant les spectres de réponse élastiques normalisés (   5% ).
La fonction NHVSR (Rapport des spectres de réponse normalisés) est montrée sur les figures
(5.15-a à 5.25-a) en comparant NHVSR avec HVSR pour les enregistrements sur Keddara1,
Keddara2, Dar EL Beida, Hussein Dey, Kouba, Tizi ouzou, Blida, EL Afroun, Hammam
Righa, Meliana et Ain Defla.

On constate que les fonctions HVER et NHVSR sont globalement similaires mais la fonction
HVSR est plus sensible au lissage et ne peut être interprétée aussi clairement que la fonction
NHVSR. Dans NHVSR, les fréquences propres sont plus claires et leurs pics aussi.

La seconde technique pour la caractérisation des sols est basée sur le rapport (V max/amax) pour
des mouvements harmoniques.

137
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Théoriquement le rapport (Vmax/amax) est proportionnel à la période T. Donovane, (1989) dans


[16] a travaillé avec des relations d’atténuation empiriques où il a montré que cette hypothèse
est indirectement supportée par l’évidence sismologique. Il a proposé aussi que les valeurs
moyenne de Vmax/amax prennent les valeurs 61cm/s/g et 122cm/s/g au rocher et sol meuble,
respectivement.

Le tableau 5.3 donne les paramètres de caractérisation de site obtenu de l'interprétation des
enregistrements sismiques du séisme de Boumerdes du 21 Mais 2003.

Parmi les deux méthodes (HVSR) et (NHVSR), la méthode NHVSR est plus sensible aux
conditions de sol.

138
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a) -NHVSR

(b) -HVSR

Fig. 5.15- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara1.

139
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a) –NHVSR

(b) -HVSR
Fig. 5.16- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Keddara2.

140
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) –HVSR
Fig. 5.17- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Dar EL
Beida.

141
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) -HVSR

Fig. 5.18- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Hussein Dey.

142
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) -HVSR
Fig. 5.19- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Kouba.

143
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) -HVSR
Fig. 5.20- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Tizi Ouzou.

144
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) -HVSR
Fig. 5.21- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Blida.

145
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) –HVSR

Fig. 5.22- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de EL Afroun.

146
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) –HVSR
Fig. 5.23- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Hammam
Righa.

147
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) –HVSR

Fig. 5.24- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Meliana.

148
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

(a)–NHVSR

b) –HVSR

Fig. 5.25- Comparaison entre les fonctions d’amplification NHVSR et HVSR des
accélérations en champ libre du séisme de Boumerdes 2003 au niveau du site de Ain Defla.

149
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

Tableau 5.3 : les paramètres de caractérisation de site obtenu de l'interprétation des


enregistrements sismiques du séisme de Boumerdes du 21 Mais 2003.

ANHVSR
Station/ Distance v TNHVSR
T  2 max
épicentrale (km) amax
0.338 0.638 1.45
Keddra1/20 0.402 0.491 1.52

0.205 1.27 1.66


Keddra2/20 0.438 1.52 1.59

0.142 0.269 4.13


Dar ELbeida/29 0.477 0.244 2.84

0.658 0.17 4.59


Hussein Dey/36 0.503 0.17 3.99

0.366 0.68 3.63


Kouba/41 0.667 0.63 3.99

0.653 0.14 3.67


Tizi ouzou/49 0.327 0.51 3.36

0.885 0.195 1.36


Blida/72 0.545 0.147 1.814

0.194 2.00 8.57


EL Afroun/86 0.374 2.12 10.56

0.622 0.20 4.39


Hammam Righa/110 1.069 0.17 14.01

0.474 0.27 0.56


Meliana/130 0.655 0.17 1.28

0.342 0.464 2.02


Ain Defla/151 0.766 0.171 1.446

150
Chapitre 5 Influence des effets de site sur les spectres de réponse

5.6. Conclusions

Nous avons étudié dans le présent chapitre l’influence des effets de site sur les spectres de
réponses en pseudo accélération normalisés et aussi sur le rapport spectral normalisé
(NHVSR).

Nous avons montré une influence significative des effets de site locaux sur les spectres de
réponse du séisme de Boumerdes du 21 Mais 2003.

Les conditions de sol influencent la forme des spectres de réponse. Pour des sols meubles les
courbes seraient plus plates et pendant des périodes plus grandes approximativement.

Les amplitudes des spectres de réponse sont plus élevées pour les sites meubles que pour les
sites rocheux.

151
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

6.1. Introduction

Les règles parasismiques sont révisées et mies à jour en fonction de l'amélioration de la


représentation des mouvements du sol, des sols et des structures. Ces révisions sont plus
fréquentes ces dernières années. Un des principaux changements dans les règles
parasismiques se fait sur les spectres de réponse règlementaires. Les règles
Parasismiques Algériennes RPA [24] ont été également mises à jour en 2003 (après le
séisme de Boumerdes 2003).

La plupart des spectres réglementaires ont été formulés en se basant sur des données
enregistrées sur des sites alluvionnaires. Ces dernières fournissent une grande base de
données pour étudier l'influence des différents paramètres du séisme comprenant l'état
de sol sur les spectres de réponse.

L’influence des conditions locales de sol sur la forme spectrale peut aussi être montrée
au moyen des spectres réglementaires. Les codes actuels (RPA 99/2003 [24],
EUROCODE8 [39], et UBC [40]) donnent une importance à la classification des sites
en fonction des conditions de site.
Dans le présent chapitre, une comparaison entre les Règles Parasismiques Algériennes
RPA99 [24] (version 2003) et deux autres règlements parmi les plus utilisés de part le
monde, l’EUROCODE8 [39] et l’UBC1997 [40] est menée. L'objectif principal de cette
étude comparative est d'étudier les différences qui peuvent être observées par
l'utilisation des différents règlements pour estimer les effets de site selon une excitation
sismique.

6.2. Classification des sites selon les règlements parasismiques


Les effets de sites sont pris en charge dans les règlements parasismiques par
l’introduction des catégories définissant des types de sol.

Les paramètres géotechniques les plus utilisés dans les codes parasismiques, sont la
vitesse de l’onde de cisaillement et la fréquence caractéristique de site f 0. La vitesse de
cisaillement moyenne sur les trente premiers mètres de profondeur V S 30 à partir de la
surface libre est un paramètre de classification économique et efficace pour un profil de
sol peu profond.

152
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

En revanche, un profil de sol plus profond tels que les bassins sédimentaires, peut avoir
une forte influence sur l’amplification sismique qui n’est pas prise en considération si
une classification de site est basée uniquement sur des mesures à 30m de profondeur.
De ce fait, une classification de sites basée sur les deux paramètres : VS30 donnée par
l’équation (6.1) (Lussou [41]) et f0 par l’équation (6.2) et adoptée.

30
Vs 30 
n h
i V i
si

(6.1)
Vm
f0 
4 XH
(6.2)

où H représente l’épaisseur totale du profil de sol, et Vm la vitesse moyenne de


cisaillement définie par l’équation suivante [24]

h i
Vm  i
hi
V
n
i
si

où hi est l’épaisseur de la couche i du profil de sol et VSi la vitesse de l'onde de


cisaillement dans la couche i.

6.2.1. Règles Parasismiques Algériennes RPA99


[Link]. Classification des sites
Dans les Règles Parasismiques Algériennes RPA99 [24], les sites sont définis en
fonction de la vitesse moyenne des ondes de cisaillement sur une profondeur de 30
mètres du sol (VS,30). Ces classes sont illustrées dans le tableau 6.1. Cependant, outre les
valeurs des vitesses des ondes de cisaillement, les valeurs d’autres résultats d’essais
(pénétromètre statique, SPT, pressiomètre….) peuvent être utilisés pour classifier un
site.

153
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Tableau 6.1- Classification des sites d’après le RPA99 [24].

Type Description du site Vitesse de l'ondes de cisaillement

du site (m/s2)

S1 Rocheux Vs³800

S2 Ferme 400  Vs <800

S3 Meuble 200  Vs <400


Très meuble ou présence de
S4 3 m au moins d’argile molle 100  Vs <200

[Link]. Spectre de réponse élastique

La forme du spectre de réponse élastique normalisé en accélération en fonction de la


période T, pour un amortissement critique de 5% et sans tenir compte ni du type ni de la
qualité de l’ouvrage, se calcule à l’aide des expressions suivantes :

  1,5 * T 
1,25 * A * 1   0  T  T1
  T1 

2,5 * 1,25 * A T1  T  T2
 2
 T
2,5 * 1,25 * A 2 3  T2  T  3,0 s
  
 T 
(6.3)

Où A est l’accélération nominale au rocher pour chaque zone d'activité sismique et T1 et


T2 sont des périodes caractéristiques (Tab. 6.2).

Tableau 6.2- Périodes caractéristiques selon le RPA99 [24].

Site S1 S2 S3 S4
T1 (Sec) 0,15 0,15 0,15 0,15
T2 (Sec) 0,30 0,40 0,50 0,70

154
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Fig. 6.1- Spectres de réponse élastiques réglementaires pour les 4 catégories de sites
des Règles Parasismiques Algériennes [25].

6.2.2. Eurocode 8
[Link]. Classification des sites
La classification des sites dans la définition du spectre de réponse élastique a été
modifiée dans la nouvelle version de l'Eurocode 8 [39] selon deux points: (1) il y a
maintenant cinq classes de sites au lieu de trois, (2) les classes sont définies selon la
vitesse moyenne de l'onde de cisaillement dans les 30 mètres supérieurs du sol (VS,30),
par l'amélioration de la description de la stratigraphie et par l’introduction des valeurs
des paramètres géotechniques non inclus auparavant. Les nouvelles classes sont
illustrées dans le tableau 6.3.

La définition des deux nouvelles classes de sol est le résultat de deux modifications
fondamentales: la première est la division de l'ancienne classe A en deux catégories, A
et B ; la deuxième résulte en deux sous classes spéciales S1 et S2. Pour les sites avec des
conditions de terrain correspondant à ces dernières catégories, des études spéciales pour
la définition de l'action sismique sont nécessaires. Pour les deux catégories et
notamment pour le site S2, la possibilité d'une rupture du sol sous l'action sismique doit
être considérée.

155
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

TABLEAU 6.3- CLASSIFICATION DES SITES D'APRÈS L'EUROCODE 8 [39].


Types Description Vitesse de l'onde de
cisaillement (m/s2)
A Rocher comportant une couche superficielle d’au plus 5 m Vs ³800
de matériau moins résistant.
B Dépôt de sable très dense, de gravier ou d’argile très raide, 360  Vs < 800
d’au moins plusieurs dizaines de mètres d’épaisseurs.
Dépôts profonds de sable dense ou mi-dense, de gravier ou
C d’argile raide avec une épaisseur de plusieurs dizaines à 180  V s < 360
centaines de mètres.
D Dépôts de sol non cohésif lâche à mi-lâche, ou de sol Vs <180
cohérent principalement mou à ferme.
Couche supérieure d’alluvion avec de VS,30 des classes C
E ou D et une épaisseur variant de 5 à 20 m, sur une
matériau plus raide VS,30>800m/s
S1 Dépôts contenant une couche d’au moins 10 m d’argile Vs < 100
molle envasée (PI > 40)et forte teneure en eau.
S2 Dépôts de sols liquéfiable, d’argiles sensibles, ou tout
autre profile non inclus dans les types A-E ou S1

Où hi et VSi sont, respectivement, l'épaisseur et la vitesse de l'onde S pour la formation i,


sur un total de N couches, présent dans les 30 mètres à partir de la surface. Les sites
sont classés suivant cette valeur VS,30 si elle est disponible. Si non, le nombre NSPT
(Nombre de coups de l’essai : Standard Penetration Test) sera utilisé. Pour les sites dont
les caractéristiques se référent aux classes S1 et S2, des études spécifiques sont
nécessaires afin de déterminer les paramètres de référence.

[Link]. Spectre de réponse élastique


Le spectre de réponse élastique Se (T) pour la période de retour de référence est défini
par les expressions suivantes et les figure 6.2 et 6.3:

156
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

 T 
S c T   a g .S 1   .2,5  1 0  T  TB
 TB 

(6.4- a)
S c T   a g .S . .2,5 TB  T  TC

(6.4- b)
T 
S c T   a g .S . .2,5 c  Tc  T  TD
T 
(6.4- c)
T T 
S c T   a g .S . .2,5 c 2D  TD  T  4 sec
 T 
(6.4- d)

Où Se (T) est l'ordonnée du spectre de réponse élastique, T est la période de vibration du


système linéaire à un seul degré de liberté, avec ag l'accélération de sol de calcul pour la
période de retour de référence. TB, TC et TD sont des valeurs définissant la gamme des
périodes dans les courbes et sur le plateau formant le spectre. S est le paramètre de sol et
η le facteur de correction d'amortissement. Pour les sols des classes A, B, C, D et E, les
valeurs des paramètres S, TB, TC et TD sont donnés pour deux types de tremblements de
terre: (1) un tremblement de terre de type 1, correspondant à une magnitude MS > 5,5
(Tab.6.4). (2) un tremblement de terre d'une magnitude de type 2 correspondant à MS <
5,5 (Tab. 6.5).

Tableau 6.4- Valeurs des paramètres décrivant le spectre de réponse élastique de type 1de
l'Eurocode8 [39].

EC8 Type 1 S Tb Tc Td
Sol A VS,30>800m/s 1.00 0.15 0.40 2.00
Sol B 360<VS,30<800m/s 1.20 0.15 0.50 2.00
Sol C 180<VS,30<360m/s 1.15 0.20 0.60 2.00
Sol D VS,30<180m/s 1.35 0.20 0.80 2.00
Sol E h  20m ; VS,30 pour C 1.40 0.15 0.50 2.00
et D d’autre matériaux de
0.40
VS,30>800m/s

157
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Tableau 6.5- Valeurs des paramètres décrivant le spectre de réponse élastique de type 2 de
l'Eurocode8 [39].
EC8 Type 2 S Tb Tc Td
Sol A VS,30>800m/s 1.00 0.05 0.25 1.20
Sol B 360<VS,30<800m/s 1.35 0.05 0.25 1.20
Sol C 180<VS,30<360m/s 1.50 0.10 0.25 1.20
Sol D VS,30<180m/s 1.80 0.10 0.30 1.20
Sol E h  20m ; VS,30 pour C 1.60 0.05 0.25 1.20
et D d’autre matériaux de
VS,30>800m/s

Fig. 6.2- Spectres de réponse élastiques du type 1 pour les 5 classes de sol de l’EC8 [39].

158
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Fig. 6.3- Spectres de réponse élastiques du type 2 pour les 5 classes de sol de l’EC8 [39].

6.2..3. Uniform Building Code (UBC1997)


[Link]. Classification des sites
En 1997, l’UBC [40] à adapté une nouvelle classification contenant six types de sol
(Tab.6.6), SA jusqu’à SF. Cinq de ceux-ci SA à SE, sont considérés comme profils stables.
Les catégories de sol sont basées sur la vitesse moyenne de l’onde de cisaillement dans
les 30 premiers mètres ou moins contrairement aux éditions précédentes. UBC 1997
n’utilise pas directement les profils de sols dans l’équation de la force de cisaillement à
la base. Les classes SA à SF sont utilisées en combinaison avec le facteur de zone
sismique Z et les facteurs de proximité à la source Na et Nv [40].

Tableau 6.6 - Classification des sols d'après l’UBC1997 [40].

Type Description du site Vitesse des ondes de


de site cisaillement (m/s)
SA Roche dure Vs ³ 1500

SB rocher 760  Vs < 1500


360  Vs<
SC Sol très dense 760
SD Sol raide 180  Vs < 360

SE Sol mou Vs <180

Sol nécessitant une évaluation spécifique

159
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

[Link]. Spectre de réponse élastique


Le spectre de réponse élastique Se (T) pour la période de retour de référence est défini
par les expressions suivantes et la figure 6.4 [40]:

 1,5 C a T 
 C a   T  TB
 TB 

S e  2,5C a TB  T  TC
C
 v T  TC
T

Ca et Cv sont les coefficients sismiques et les paramètres TB et TC sont donnés par les
deux expressions suivantes :

 Cv
 TC 
2,5C a

et
T  0.2T
 B C


(6.6)

160
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Fig. 6.4. Spectre de réponse élastique de l’UBC97 [40].


6.3. Applications
L’objectif principal des applications ci-dessous est de mener une étude comparative
entre les spectres de réponse normalisés calculés à partir des accélérogrammes
enregistrés lors du séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003, d’une magnitude de 6.8 à des
stations situées à des distances épicentrales comprises entre 20 et 40km (
20km  d  40km ). Les stations répondant a cette catégorie sont : Keddara1 et
Keddara2 (d=20km), Dar EL Beida (d=29km), Hussein Dey (d=36km) et Kouba
(d=40km).

Afin de mener l’étude comparative, nous allons tracer le spectre de réponse normalisé
moyen des composante E-W, N-S et nous allons le comparer aux spectres de réponse
élastiques du l’RPA99 (version 2003) [24], Eurocode 8 [39] et UBC97 [40].

Les différences significatives dans la forme spectrale entre les données du tremblement
de terre de Boumerdes 21 Mais 2003 et les spectres réglementaires (RPA99 (version
2003), Eurocode 8 et UBC97) sont produites aux fréquences a environ 0.1 et 2 Hz pour
une distance épicentral de 40 km. Les amplitudes des spectres de réponse moyens du

161
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

tremblement de terre de Boumerdes du 21 Mais 2003 à ces distances sont sensiblement


inférieures à celles des réglementaires.

A partir de cette comparaison, nous constatons que pour les faibles fréquences (plus
longes périodes), le spectre de réponses normalisé concorde avec ceux de règles
parasismiques Algériennes et couvert par ceux-ci pour des fréquences allant de 0.3 Hz à
20 Hz.

Nous remarquons que les périodes caractéristiques T1 et T2 sont décalées par rapport à
celles du RPA.

Tandis que les spectres règlementaires de l’Eurocode 8 couvrent le spectre normalisé


moyen pour des fréquences de 0.5 Hz à 20 Hz pour les types 1 et à partir de 1Hz pour le
type 2, pour les fréquences faibles (inférieurs à 0.3 Hz ou 0.5 Hz) le spectre normalisé
moyen dépasse ceux de l’Eurocode 8.

Pour l’UBC97, les valeurs spectrales normalisées moyennes sont au dessous de celles
correspondant au classe SD, SC, SB et dépassent celles des classes SA (roche dure) et SE
(sol mou) à partir d’une fréquence voisine de 5 Hz.

Notes que par rapport à tous les règlements (RPA99, Eurocode8 et UBC97), les
fréquences caractéristiques correspondant aux périodes T1 et T2 sont décalé (Tableau
5.6).

162
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

163
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Fig. 6.5- Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W, N-S et les
spectres de réponse élastiques des Règles Parasismiques Algériennes.

164
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Fig. 6.6- Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W et N-S et les
spectres de réponse élastiques du type 1 pour les 5 classes de sol de l’EC8.

Fig. 6.7- Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W et N-S
et les spectres de réponse élastique du type 2 pour les 5 classes de sol de l’EC8.

165
Chapitre 6 Prise en compte de effets de site par les spectres de réponses réglementaires et étude comparative

Fig. 6.8- Comparaison entre le spectre de réponse moyen des composantes E-W et N-S et les
spectres de réponse élastiques de l’UBC97.
6.4. Conclusions
Les différences significatives dans la forme spectrale entre les données du tremblement
de terre de Boumerdes 21 Mais 2003 et les spectres réglementaires (RPA99-version
2003, Eurocode8 et UBC97) sont produites aux fréquences à environ 0.1 et 2 Hz pour
une distance épicentral de 40 km. Les amplitudes des spectres de réponse moyens du
tremblement de terre de Boumerdes 21 Mai 2003 à ces distances sont sensiblement
inférieures à celles des réglementaires.

A partir de cette étude, nous constatons que par rapport à tous les règlements (RPA99,
Eurocode8, UBC97) les périodes caractéristiques T1 et T2 relatives au spectre sismique
en champ proche du séisme de Boumerdes sont décalées.

166
Conclusions Générales

1. Conclusions
Le travail réalisé dans ce mémoire a visé, essentiellement, de quantifier les effets de site sur
l’amplification des mouvements sismiques des sols.

Dans un premier chapitre, nous avons mené une recherche bibliographique, particulièrement,
sur les méthodes de quantification des effets de site.

Nous avons commencés par étudier les effets de site sur les mouvements sismiques, dans le
chapitre 2. Pour cela nous avons choisi de simuler les enregistrements des mouvements de sol
pendant un séisme qui a frappé le nord de l’Algérie, récemment. Il s’agit du séisme de
Boumerdes (connu communément sous le nom du séisme de Zemouri) du 21 Mai 2003 de
magnitude 6.8 sur l’échelle de Richter. Nous avons, en effet, mis en évidence des effets de
site qui ont accompagné ce séisme à partir des valeurs maximales des accélérations (a max),
vitesses (vmax) et déplacement (dmax). Nous avons ensuite tenté de caractériser les sites étudiés
à partir du rapport vmax/amax.

Puis, dans le chapitre 3, nous avons caractérisé empiriquement, les effets de sites à partir des
méthodes couramment sollicitées par les chercheurs ; la méthode du rapport spectral
Horizontal/Vertical (HVSR) et la méthode du rapport spectral standard (SSR) en cas de
disponibilité des enregistrements des mouvements de sol sur un site de référence. Au site de
Keddara1, assumé à la crête du Barrage de Keddara une accélération de sol de 0,58g a été
enregistrée pour la composante E-W. Ce qui a laissé avoir en la présence d’un effet de site,
précisément, lorsque à environ seulement 150m de cette station assumée à la base rocheuse du
Barrage, une accélération de 0,34g (E-W) a été enregistrée. Tandis qu’aux niveaux des
stations de Dar EL Beida et EL Afroun la présence des effets de site a été attribuée à la
situation de ces deux sites dans le bassin de Métidja comme un dépôt quaternaire mou.

Nous avons également étudié, dans le chapitre 5, les effets de site sur les spectres de réponse
en termes de la distance épicentrale, la magnitude et la duré du séisme.

Puis à travers quelques exemples de monocouche nous avons montré, l’effet de site traduit en
terme de contrat d’impédance entre une couche de sol et le rocher sous-jacent. Nous avons
aussi transféré le mouvement de sol enregistré au niveau du site de Keddara (Rocher) vers

168
Conclusions Générales

deux autres sites qui ont fait l’objet d’investigations géologiques après le séisme de Keddara
où nous avons mis en évidence la présence de l’effet de site dans les sols meubles par
opposition aux sols fermes.

En dernier lieu, dans le chapitre 6, nous avons choisi de comparer les spectres de réponses en
pseudo accélération normalisés par rapport aux accélérations maximales aux sites étudiés, en
champ proches, aux spectres de réponses réglementaires.

Pour ce la, nous avons choisi de faire cette comparaison d’une part avec les spectres
élastiques des règlements parasismiques Algériennes et d’autre part avec deux autre
règlements, les plus connus, qui sont l’Eurocode 8 et l’UBC 97.

2. Recommandations
Dans cette étude empirique et analytique sur les effets de site qui accompagnent les séismes,
nous avons choisi, pratiquement, de travailler sur un seul événement sismique qui est le
séisme de Boumerdes du 21 Mai 2003.

Cependant, nous n’avons pas étudié les effets de site non linéaires qui se font efficacement à
partir d’enregistrements de mouvements forts et de mouvements faibles aux mêmes sites
étudiés.

Ainsi, la multiplication des stations d’accélérographes sur le territoire national pet la mise à
disponibilité aux chercheurs des données sismiques collectées pourrait beaucoup contribuer à
une bonne étude des effets de site et à leur intégration dans les règlements parasismiques en
vigueur afin de préserver des vies humaines lors des événements sismiques.

En revanche, en l’absence des données accélérométriques en nombre suffisant et aussi la non


disponibilité de ces données mais si elles existent, incite à simuler numériquement des
mouvements sismiques afin de pouvoir apporter une compréhension des effets de site et a les
intégrer dans les spectres de réponse dans le but d’obtenir des coefficient liés aux effets de
site pour les prendre en compte lors du dimensionnement des structures et ouvrages.

169
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Spectre Moyens RPA EC8 (Type 1) EC8 (Type 2) UBC97

E-W N-S( N 
(E  W ) 2  S1 S )² S2 S3 S4 A B C D E A B C D E SA SB SC SD SE

T1(sec) 0.06 0.078 0.05 0.15 0.15 0.15 0.15 0.15 0.15 0.2 0.2 0.15 0.05 0.05 0.1 0.1 0.05 0.05 0.1 0.10 0.1 0.2

T2(sec) 0.24 0.466 0.40 0.30 0.40 0.50 0.70 0.4 0.5 0.6 0.8 0.5 0.25 0.25 0.25 0.3 0.25 0.4 0.4 0.55 0.6 1.05

Tableau 6.7- Périodes caractéristiques des spectres moyens des composantes (E-W) et (N-S) et les différents règlements parasismiques (RPA99, Eurocode8
et UBC97).

163
‫ظاهرة تأثير التربة على تضخيم الحركة الزلزالية للأرض‬

‫ملخص‬

‫يعتبر ظاهرة تأثير التربة في تضخيم الحركة الزلزالية للأرض من الأسباب الرئيسية‬
‫للخسائر الفادحة في الأرواح والبنايات لذا يجب أخدها بعين الاعتبار في حساب القوة‬
‫الزلزالية المؤثرة على ا لبناية‪.‬‬

‫الهدف من هذه الدراسة هو إظهار خصائص تأثير التربة من خلال استعراض الطرق‬
‫المطورة في هذا المجال و تطبيقها على احد المواقع التي شهدت هذه الظاهرة‬
‫خلال زلزال بومرداس المنصرم‪ .‬التسجيلات المحصل عليها يتم تحويلها إلى موقع ثان‬
‫ذو خصائص معروفة و مراقبة تجاوبه من خلال استعراض مخططات التسارع و‬
‫طيف التجاوب ‪.‬‬

‫طيف التجاوب المحصل عليه يتم اعتماده في المقارنة بين النظام الزلزالي الجزائري)‬
‫اجل‬ ‫‪r‬‬
‫‪ (RPA99‬و الأنظمة العالمية الأكثر استعمالا ))‪ UBC 1997, Eurocode 8‬من‬
‫حساب القوة الزلزالية في قاعدة المباني و ذلك من اجل إظهار مدى حضور تأثير‬
‫التربة في هذه الأنظمة وتكميم هذا التأثير من خلال تجاوب البنايات الخاضعة للقوة‬
‫الزلزالية ‪.‬‬

‫المفتاحية ‪ :‬تأثير التربة‪ ،‬مخطط التسارع‪ ،‬طيف فورييه‪ ،‬طيف التجاوب‪ ،‬دالة التضخيم‪،‬‬
‫قوانين التهوين‪ ،‬فئة الموقع‪ ،‬الأنظمة الزلزالية‪ ،‬التجاوب الزلزالي‪.‬‬

‫‪iii‬‬
Influences des effets de site sur l’amplification
du mouvement sismique du sol

Résumé
Les effets de site sont souvent responsables de dégâts majeurs sur les sols, les structures
et les conséquences sur les vies humaines lors des tremblements de terre. Ils se doivent
donc d’être pris en compte dans les calculs parasismiques des structures.

L’objectif du présent travail est, en premier lieu, de caractériser, de façons empirique et


analytique, ces effets aux moyens des techniques universellement utilisées. Cette
caractérisation s’est portée sur des sites qui ont été à des tremblements de terres
antérieurs, en particulier ceux correspondants aux stations d’accélérographes qui ont
enregistré les mouvements de sol du séisme de Boumerdes qui a frappé le nord
d’Algérie le 21 Mai 2003 avec une magnitude de 6.8. Puis, dans une deuxième phase,
en faisant un transfert du mouvement de référence au niveau d’un site rocheux (site de
référence) vers d’autres sites dont les caractéristiques géotechniques sont disponibles,
nous avons déterminé sa réponse en termes d’accélérations et spectres de réponse, à sa
surface libre que nous avons comparé avec celle enregistré à un site avoisinant afin de
mettre en évidence des effets de site probables.

L’influence des conditions locales de sol peut aussi être montrée sur la forme spectrale
au moyen des spectres réglementaires. A cet effet, le spectre de réponse moyen en
champ proche par rapport à l’épicentre du séisme de Boumerdes est comparé, d’une
part, avec les spectres de réponses élastiques des Règles parasismiques Algériennes :
RPA99 (version 2003) et d’autre part, avec ceux de deux Règlements parmi les plus
connus : l’Euro code 8 et l’UBC97.

Mots clés: Séisme ; effet de site; mouvement de sol ; amplification ; spectre de


Fourier ; spectre de réponse; catégorie de site ; RPA, Eurocode8, UBC97.

v
Influents of site effects on seismic ground motion
amplification.

Abstract
Site effects are often responsible of major damage on soil and on structures and consequences
on human lives during earthquakes. There must well be taken into account in seismic design
of structures.

The objective of this work is, firstly, to characterize, in an empirical and analytical ways,
these effects with means of universally used techniques. This characterization went on sites
which were hit by earlier earthquakes, particularly those corresponding to stations of
accelerographs which recorded the ground movements of the Boumerdes earthquake which
struck the north of Algeria on May 21, 2003 (M=6.8). Then, secondly, by making a transfer
ground movement at referenciel site (Rock) towards other sites whose geotechnical
characteristics are available. There responses in terms of accelerations and spectra, at free
surfaces are evaluated and compared with recorded ones at neigh bay site.

Influence of local soil conditions on spectral form can also be shown by design spectrum. For
this purpose, the near-field mean response spectra of Boumerdes earthquake is compared with
the Algerian regulatory design spectra and with other two well known design spectra:
Eurocode 8 and UBC97.

Keywords: Earthquake; site effect; ground motion; amplification; Fourier spectrum;


response spectra ; site category; RPA, Eurocode 8, UBC97.

iv

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