EESPACE VECTORIEL NORME
§1- Norme et distance
§2- Boule et sphère
§3- Topologie d’un espace vectoriel normé
§4- Suite d’un espace vectoriel normé E
§5- Application continuité des espaces vectoriels normées
§1- Norme et distance
1) Norme
Définition 1
Soit E est un K-espace vectoriel
On appelle norme sur E une application N : E → I R+¿¿ vérifiant pour tout
valeurs xy de E et tout scalaire λ de IK :
a) N (x) = 0 ¿> ¿ x = 0 ||x|| = 0 ¿> ¿ x = 0
b) N ( λx ¿ = | λ | N(x) || λx∨¿ = | λ | || x ||
c) N (x + y) ≤ N(x) + N(y) ||x + y||≤ ||x|| + ||y||
A chaque x ∈ E est associée un nombre réel appelé norme de x, designer
par ||x||
Le couple (E, N) est appelé un espace vectoriel normé (ev-n)
Une norme est souvent notée ||O|| : x → ||x||
Remarque :
∀ x ∈ E x ≠ 0=¿ N (x)>0
La droite I R1 devient un espace normé, si pour tout x ∈I R1, on pose
||x||≥ 0||x|| = 0 ¿> ¿ x = 0
|| λx∨¿ = | λ | || x ||
||x + y||≤ ||x|| + ||y||
Exemples :
a) ||x|| = |x|
b) Si dans I Rn d’éléments x = ( x 1 , x 2 ,... , x n ¿
On pose ||x|| =
√
n
∑ ¿ x 2k ∨¿ ¿
k=1
Définition 2 :
n
N i (x )=∑ ¿ x i∨¿ ¿
i=1
¿
N ∞ (x )= x i∨¿
2) Distance associée à une norme
Soit (E, N) un espace vectoriel normé, l’application d définie par :
d : E → I R +¿,(x , y)↦ d (x , y)=N (x , y)=¿∨ x− y∨¿ ¿ est appelée distance associée à la norme
2
N0
Propriété de la distance
La distance d (x, y) vérifie les propriétés suivantes
a) d (x, y) ≥ 0 d (x, y) = 0 si et seulement si x = y
b) d (x, y) = d (y, x)
c) d (x, y) ≤ d (x, z) + d (z, y)
Un ensemble X est appelé espace métrique si à tout couple de ses
éléments x, y correspond le nombre réel d (x, y) vérifiant les axiomes
de la distance
Normes usuelles sur K n
On note x = ( x 1 , x 2 ,... , x n ¿ ∈ I K , on définit trois normes
n
n
¿∨x∨¿1 N 1 (x)=∑ ¿ x i∨¿ ¿
i=1
¿∨x∨¿2 N 2 (x)=¿ ¿
¿
¿∨x∨¿∞ N ∞ ( x)= x i∨avec 1 ≤i ≤ n
Normes usuelles sur l’espace vectoriel IK[x] des polynômes
P0=¿
n
N 1 (P)=∑ ¿ a i∨¿ , N 2 (P)=¿ ¿ ¿
i=0
¿
N ∞ (P)= ai∨avec 1 ≤ i≤ n
Normes classiques sur l’espace C ([0, 1], K) des fonctions continues
à valeurs dans K
1
¿∨f ∨¿1=∫ ¿ f (t)∨dt
0
¿∨f ∨¿2=¿ ¿
¿
¿∨f ∨¿∞ = f (t)∨evec t ∈[0 , 1]
¿∨o∨¿1 – norme de la convergence en moyenne
¿∨o∨¿2 – norme de la convergence en moyenne quadratique
¿∨o∨¿∞ – norme de la convergence uniforme
Dans le cas n = 2, K = IR
Boule de centre O et de rayon r
Représentation des boules unités B1 B2 B3 associés à ces normes usuelles
n=2 K = IR B -boule
2
2
B1={(x 1 , x 2)∈ IR /¿ x 1∨+ ¿ x 2∨≤ 1 } ¿> ¿ N 1=∑ ¿ x i∨¿¿
i=1
On distingue quatre cas
Si x 1 ≥ 0 et x 2 ≥ 0 ( x 1 , x 2 ¿ ∈ B 1=¿ x1 + x 2 ≤ 1
Si x 1 ≥ 0 et x 2 ≤ 0 ( x 1 , x 2 ¿ ∈ B 1=¿ x1 −x2 ≤1
Si x 1 ≤ 0 et x 2 ≥ 0 ( x 1 , x 2 ¿ ∈ B 1=¿−x 1 + x 2 ≤ 1
Si x 1 ≤ 0 et x 2 ≤ 0 ( x 1 , x 2 ¿ ∈ B 1=¿−x 1−x 2 ≤1
n
N 1 (x )=∑ ¿ x i∨¿ ¿
i=1
(0, 1)
2 2 2
B2={(x 1 , x 2)∈ IR / x1 + x 2 ≤ 1 }
C’est le disque de centre 0 est de rayon 1
N 2 (x )=¿ ¿
2
B3={(x 1 , x 2)∈ IR /¿ x1∨≤1 ,∨x 2∨≤ 1 }
Normes équivalentes
On dit que deux normes N 1 et N 2 sur E est équivalentes si les fonctions
N1
N2
et définies sur E \ {B} sont majorées. Cette définition peut se trouve
N2
N1
∃ α , β → α N1 ≤ N2 ≤ β N1
Remarque
1) Cette définition peut se traduire par l’ existence de deux réel α et β strictement
positifs tels que
2) On définit ainsi une relation d’équivalence sur l’ensemble des
α N 1≤ N2≤ β N1
normes de l’espace E. On vérifie qui c’est une relation réflexive
pour tout norme N
Symétrique : α N 1 ≤ N 2 ≤ β N 1
1 ≤1 N ≤ N ≤ 1 N
Donne : N 2 ≤ N 1 ≤ N 2
1 1
Transitive : α N 1 ≤ N 2 ≤ β N 1 et
β α
α ' N 2≤ N3≤ β ' N 2
α ' N 1≤ N3≤ β β ' N1
P1 – Soit (E, N) un espace vectoriel normé pour tout x et y de E :
|N(x) – N(y)| ≤ N (x – y) seconde inégalité triangulaire
x=x–y+y
N(x) ≤ N (x – y) + N (y)
N(x) – N(y)≤ N (x – y)
P2 – Produit d’espaces vectoriels normés
Soit (E, N) et (E’, N’) deux espaces vectoriels normés, on définit
trois normes classiques sur l’espace produit E X E’ par
||( x , x )|| =N ( x ) + N '(x ')
0
'
1
||( x , x )|| =(N ( x )+ N ' (x '))
0
'
2
2 2 1/ 2
||( x , x )|| =
0
'
∞
(N ( x),N '(x '))
¿
Ces 3 normes sont deux à deux équivalentes
Définition 3
Norme et distance induites
Soit (E, N) un espace vectoriel normé et F un sous espace vectoriel de E.
la restriction N F de N à F est une norme, appelée norme sur F induite par
N.
Remarque
La restriction à F 2 de la distance associée à N est la distance d f associée à
NF .
§2- Boules et sphères
1. Boule
a- Boule ouverte
La boule ouverte de centre a ∈ E et de rayon r ∈ IR +¿¿ est :
B (a, r) = {x ∈ E /N (a−x)<r }
¿∨x−a∨¿<r
b- Boule fermée
La boule fermée de centre a ∈ E et de rayon r ∈ IR +¿¿ est :
Bf (a , r )={x ∈ E /N (a−x )≤ r }
¿∨x−a∨¿ ≤ r
2. Sphère
La sphère de centre a ∈ E et de rayon r ∈ IR +¿¿ est :
S(a , r)={x ∈ E/¿ N (a−x )=r }
¿∨x−a∨¿=r
§3- Topologie d’un espace vectoriel normé
1) Ouvert - fermé
a) On appelle ouvert de E toute partie X de E non vide vérifiant
la propriété
∀ x ∈ X ∃r ∈ IR +¿ , B ( x ,r ) ∁ X ¿
b) On appelle fermé de E, toute partie de E dont le
¿
complémentaire dans E est un ouvert dans E. X fermé de E
¿> ¿ E \ X ouvert de E.
2) Point intérieur
Soit A une partie non vide de E, un point a ∈ E est dit intérieur à A s’il
∃r > 0 telle que
B (a, r) ∁ A.
L’ensemble des points intérieurs à A est appelé l’intérieur de A et noté
A
Ex :
Dans IR :
Soit A = [1, 2[, alors A = ]1, 2[
Soit B = {1, 2}, alors A = ∅
Soit C = {0}∪ ¿ 1 ,2 ¿, alors A =]1,2[
3) Point adhérent à une partie
Etant donné une partie non vide A de E, un point a ∈ E est dit adhérent
à A, si pour tout r >0 la boule B (a, r) a une intersection non vide de A.
L’ensemble des points adhérent à A est appelé l’adhérence de A et
noté A .
4) Point frontière
Etant donné une partie A non vide de E, un point a ∈ E est dit point
frontière de A s’il est adhérent mais n’est pas intérieur à A.
5) Partie dense
On dit qu’une partie A est dense dans E, si l’adhérent de A est E : A=E,
on dit qu’une partie B de A dense dans A si A∁ B
6) Point d’accumulation
On appelle point d’accumulation d’une partie A de E tout point x de E
adhérent à
A \ {x}.
7) Point isolé
On appelle point isolé d’une partie A de E tout point a de A pour lequel
il existe
r ∈ IR +¿ ¿ tel que A ∩ B(a , r ) soit réduit à {a} :
¿
a point isolé de A≤¿ ∃r ∈ IR +¿ , A ∩ B (a , r)={a }¿
¿
§4- Suites d’un espace vectoriel normé E
1) Définition
Une suite (U ¿¿ n)¿ ∈ IN est borné si et seulement s’il existe A ∈ I R +¿¿
tel que
L’ensemble B(E) des suites bornées de E est un sous espace
∀ n ∈∈¿∨U n∨¿≤ A
vectoriel de ( E )
¿
2) Suites convergentes
Soit (U ¿¿ n)¿ une suite et a un point de E, on dit que la suite
(U ¿¿ n)a ¿ pour limite a, ou converge vers a, si la suite réelle n→+∞ , ||
U n −a∨¿ a pour limite 0
lim U n=a →0
n→∞
¿> lim ¿∨U n −a∨¿=0
On écrit nlim
n→ ∞
U n=a≤¿ lim ¿∨U n −a∨¿=0
→+∞ n →+∞
3) Suite de Cauchy
Soit (U ¿¿ n)¿ une suite bornée de E, notons
δ n={ ¿∨U p−U q ∨¿ }/ p ≥ n , q ≥ n , p ≥ q
On dit que (U ¿¿ n)¿ est une suite de Cauchy si la suite réelle (δ n)
converge vers 0.
¿> ∀ ε >0 ∃n ∈∈, ∀ p ≥ n ,tel que ≥ n ,∨¿ U p −U q∨¿<ε
Soit ε n= ¿ U n + p−U n ∨¿ p ≥ n
¿
(U ¿¿ n)¿ est de Cauchy si et seulement si lim ε n=0
n →+∞
4) Valeur d’adhérence C
On dit qu’un point a de E est valeur d’adhérence de la suite (U ¿¿ n)¿
de E s’il existe une suite extraite de (U ¿¿ n)¿ qui converge vers a
5) Définition 1
Un espace vectoriel normé est dit complet si dans cet espace, toute
suite de Cauchy est convergente.
On dit alors que c’est un espace de Banach.
6) Définition 2
Une partie A de E est dite complète si toute suite de Cauchy formée
de points de A est convergente dans A.
7) Relations entre suite extraite, suite convergente et suite de Cauchy
a) Une suite convergente est une suite de Cauchy
b) Une suite extraite d’une suite convergente (U ¿¿ n)¿ est
convergente de a
§5- Etude locale des application Continuinue
Soit (E, ||o||) et (F, ||o||) deux IK – espaces vectoriels normés
Soit D∁ E D≠ ∅ F (D , F ) désigne l’ensemble des fonctions de E est F dont D est l’ensemble de la
définition
Limite
Soit f ∈ F (D , IR)et A∁ D avec a ∈ ń
On dit que f admet une limite en a suivant A, s’il existe un point b de F tel que
∀ ε > 0∃ α > 0 ∀ x ∈ A∨¿ x−a∨¿<α
¿> ¿ f (x )−b∨¿ ε
On écrit lim f (x )=b avec x∈ A
x →a
Dans le cas ou E = IR et a = +∞
On a lim f ( x)=b≤¿ se produit par
x→+∞
∀ a> 0∃ β ∈ A ∀ x ∈ A , x ≥ β ,∨f (x)−b∨¿ ε
Dans le cas ou F = IR b = +∞
lim f (x )=+ ∞ avec x ∈ A≤¿ ∀ β >0 ∃α >0 ∀ x ∈ A
x →a
||x -a|| ¿ α =¿ f (x)> β
Continuité en un point
f ∈ F (D , F ) est continue au point a de D si lim f (x )=f (a)
x →a
C’est-à-dire ∀ a> 0 ∃ α >0 tel que
||x -a|| ¿ α =¿∨f (x)−f (a)∨¿ ε
¿> ∀ a >0 ∃r > 0
f (D∩ B(a ,r )¿< B(a , ε )
Continuité sur une partie
Soit f ∈ F (D , F ) est continue sur A∁ D si f est continue en tout point de A.
Continuité uniforme
f ∈ F (D , F ) est uniformément continue sur A∁ D si ∀ ε > 0∃ α > 0 ∀ (x , y )∈ A 2
||x -a|| ¿ α =¿∨f (x)−f ( y )∨¿ ε
Homeomorphisme
Soit A une partie E, B une partie de F et f une bijection de A sur B.
On dit que f est un homeomorphisme si f est continue sur A et f −1 continue sur B