INTRODUCTION AUX POLITIQUES
MACROÉCONOMIQUES
LICENCE 2 ÉCONOMIE
Murielle DJIGUEMDE
adjiguem@[Link]
2
Informations Générales
3
Introduction générale
• Cours le mercredi matin 8h30-11h
• 2 chargées de cours :
• Murielle DJIGUEMDE (adjiguem@[Link]) : 17/9, 24/9,
1/10, 8/10, 15/10, 22/10, 19/11, 26/11
• Patricia RENOU-MAISSANT ([Link]@[Link]) :
5/11, 12/11, 3/12, 17/12
• 3 chargés de TD
• Merci de nous contacter avec vos adresses @[Link] et …
les formules de politesse idoines !
4
Introduction générale
Objectif du cours :
• Présenter des modèles macroéconomiques
• Utiliser ces modèles pour répondre à des problématiques économiques
• Analyser l’efficacité des politiques économiques de relance
conjoncturelle vs. les politiques structurelles
• … Dans différents cadres institutionnels (économie fermée, prix fixes ou
flexibles, mode de financement de la politique économique, etc.)
5
Introduction générale
• Plan du cours
• Chapitre 1 : le modèle IS-LM et les politiques macroéconomiques
conjoncturelles
• Chapitre 2 : le modèle WS-PS et l’équilibre sur le marché du travail
• Chapitre 3 : le modèle OG-DG
• Chapitre 4 : inflation et activité économique
• Chapitre 5 : monnaie et politique monétaire
• Chapitre 6 : politique budgétaire, dette et déficit
6
Introduction générale
• Slides sur [Link]
• Intitulé du cours « Introduction à la politique macroéconomique »
• Mot de passe : MACRO25
7
Introduction générale
• Références
• Macroéconomie, de Olivier Blanchard, Daniel Cohen et David Johnson
• Macroéconomie, de Patrick Villieu
• Macroéconomie, de Gregory N. Mankiw
• Cours CORE : [Link]
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Introduction générale
• Conseils et recommandations
• Merci d’arriver à l’heure
• Téléphones en mode silencieux
• Prenez des NOTES !
• Travaillez régulièrement (chaque semaine, relire ses notes de cours,
préparer le TD…) => Cours et TD sont complémentaires !
• Osez poser des questions !
9
Introduction générale
• Applications et exercices en TD
• Les séances de travaux dirigés qui accompagnent le cours permettent de
familiariser les étudiant.e.s avec le raisonnement macroéconomique en
leur proposant :
• Des analyses de documents
• Des exercices dont la correction est supervisée par un enseignant
• Cahier de TD téléchargeable sur Coursenligne
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Introduction générale
• Evaluation
• Evaluation TD
• 2 évaluations
• Impératif d’être présent.e aux 2 évaluations
• Pas de rattrapage !
• Absence à l’une des évaluations = Note de TD non validée ! => DEF
• Examen terminal
• Ecrit sous forme de QCM, 1h
• Session 1 : du 5 au 17 janvier 2026
• Session 2 en juin 2026
• Attention ! Seule une excuse vraiment sérieuse justifie une absence aux
examens (certificat d’hospitalisation…). Un simple certificat médical n’est
pas considéré comme suffisant ! Aucune dérogation possible, c’est une
règle administrative et la décision ne dépend pas des enseignants !
11
Chapitre 1 : Le modèle IS-LM et les
politiques macroéconomiques
conjoncturelles
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Introduction et Rappels
• Qu’est-ce que la macroéconomie ?
• Etudie l’économie dans son ensemble à travers ses grands agrégats et
les relations qui existent entre elles
• Puissant outil d'analyse des politiques économiques, des relations
entre États
• Comment procède-t-elle ?
• Utilisation de modèles économiques :
Variables
Modèle Variables
exogènes
économique endogènes
(paramètres)
13
Introduction et Rappels
• Déterminer l’équilibre macroéconomique (variables endogènes) :
• Équilibre partiel (sur un marché)
• Équilibre général (sur l’ensemble des marchés)
Comment se forment au niveau de l’économie dans son ensemble des
variables telles que niveau de production, taux de chômage, niveau des
prix et des salaires, taux d’intérêt
14
Introduction et
Rappels
Le circuit
économique :
Met en évidence
des relations
entre les
différents agents
économiques, à
travers différents
flux
15
Introduction et Rappels
Le circuit économique :
• Permet de déterminer le produit intérieur brut (PIB) :
• valeur des biens et services finaux produits dans l’économie
à une période donnée. Y = Production
• somme des revenus distribués dans l’économie à une
période donnée. Y = Revenu
Y = C + I + G + X − IM (1)
16
Introduction et Rappels
Quelles approches pour étudier l’économie agrégée ?
• L’approche du court terme
• L’approche du moyen terme
• L’approche du long terme
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Introduction et rappels sur l’équilibre macroéconomique
Quelles approches pour étudier l’économie agrégée ?
L’approche du court terme : le terme ne se rapporte pas à une
période de temps, mais à ce qui est exogène
Variables Modèle à Variables Problème à Politique
exogènes utiliser endogènes résoudre adéquate
Prix
Salaires Emploi Effets sur le
chômage, des Politique axée
Stock de Multiplicateur Demande variations de la sur la demande
capital demande
Production
Technologie
Institutions
18
Le court terme : une approche Keynézienne
• L’approche du court terme : le terme ne se rapporte pas à une
période de temps, mais à ce qui est exogène
« Le long terme est un guide trompeur pour les affaires courantes.
A long terme nous sommes tous morts. »
[Link], A Tract on Monetary Reform, 1923
19
Le court terme : une approche Keynézienne
Les hypothèses centrales :
• Rôle clé de la demande : Grande Dépression 1936, John Maynard
Keynes a introduit l’idée de la demande agrégée et ses déterminants,
afin d’expliquer pourquoi une économie capitaliste pouvait connaitre
de façon persistante un taux de chômage élevé
• Court terme : Rigidité du niveau général des prix
20
Le court terme : une approche Keynézienne
Les objectifs :
• Expliquer le sous emploi de masse observé pendant la grande
dépression
• Montrer les déterminants de la variation du revenu à court terme
• Identifier les facteurs et les sources de déplacement de la demande
globale
21
Le court terme : une approche Keynézienne
La demande keynésienne :
• La demande totale de bien, notée Z est :
Z ≡ C + I + G + NX
• Interprétation des différentes composantes de Z :
• Consommation des ménages
C (Y , T ) = c(Y − T ) + 𝐶0
+, -
Y – T = YD : revenu disponible
T : transferts/impôts
𝐶0 : consommation incompressible ou autonome
c : propension marginale à consommer ; 0<c<1, d'après
Loi psychologique fondamentale:
« En moyenne et la plupart du temps, les hommes tendent à accroître leur consommation à
mesure que leur revenu croît, mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement de
leur revenu » (p.113)
22
Le court terme : une approche Keynézienne
La demande keynésienne :
• La demande totale de bien, notée Z est :
Z ≡ C + I + G + NX
• Interprétation des différentes composantes de Z :
• Dépenses publiques de l’État
G
• Investissement des firmes
I (Y, i )
+, -
Y : production (dépend du niveau des ventes courantes ou prévues)
i : taux d’intérêt (la firme s’endette auprès de la banque pour réaliser son
investissement et doit le rembourser)
23
Le court terme : une approche Keynézienne
La demande keynésienne :
• La demande totale de bien, notée Z est :
Z ≡ C + I + G + NX
• Interprétation des différentes composantes de Z :
• Exportations nettes => en économie ouverte
NX = X – IM
La fonction de demande de biens (Z), dépend du revenu Y (Variable
endogène)
24
Le court terme :
une approche
Keynézienne
La demande
keynésienne :
S déterminée de
manière résiduelle
comme partie du
revenu disponible
non consommée :
S = YD -C
25
Le court terme : une approche Keynézienne
La demande keynésienne :
Remarques sur l’analyse macroéconomique de la consommation (C) :
• Représentation « frustre » des comportements de consommation
• Cette fonction de consommation ne rend par exemple pas compte de
toutes les fluctuations de la consommation
>> D’autres déterminants de la consommation pris en compte par
les économistes (et les sciences sociales)
Hypothèse du cycle de vie
Revenu permanent
…
26
Le court terme : une approche Keynézienne
La droite à 45o et la demande agrégée :
La production/offre/revenu Y s’adapte à la demande (Z) :
• Les prix sont fixes, l’équilibre sur le marché des biens est garanti par un
ajustement de l’offre
• La production réagit passivement à la demande
• La fonction d’offre est une droite à 45 degrés dans le plan revenu
(production), demande agrégée
• Deux façons équivalentes d’écrire l’équilibre sur le marché des biens et
services :
• Offre = Demande globale
• Epargne = Investissement
27
L’équilibre keynesien
La droite à 45o et la demande agrégée :
Fonction de demande ZZ ≡ Z (Y ) pour une valeur donnée de i
• Y C
• Y I
• Y ZZ (croissante)
28
L’équilibre keynesien
Écart déflationniste :
• Aucun mécanisme ne garantit que le revenu d’équilibre = revenu de plein
emploi (𝑌𝑃𝐸 )
• Si investissement faible, alors chômage important et gaspillage de ressources
nationales*
29
L’équilibre keynesien
Écart déflationniste :
• Aucun mécanisme ne garantit que le revenu d’équilibre = revenu de plein
emploi (𝑌𝑃𝐸 )
• Nécessaire d’avoir une relance pour augmenter la demande effective
30
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur :
• Quels facteurs affectent le revenu d’équilibre ?
Multiplicateur keynésien : toute variation du revenu d’équilibre (Y),
induite par la variation d’une unité de la demande autonome (ZZ)
►Chaque choc engendre un effet multiplicateur sur le revenu
d’équilibre
►Considérons l’effet d’une baisse de l’investissement sur l’économie
31
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode graphique
►Considérons l’effet d’une baisse de l’investissement (I) sur
l’économie
i I : 𝑍𝑍1 se déplace vers le
bas pour donner 𝑍𝑍2
L’équilibre passe de 𝐴1 à 𝐴2
𝐴1
i => I => Y => C => I :
la baisse initiale de
𝐴2 l’investissement (I), entraine
une baisse plus importante de
la production (Y). C’est l’effet
mutiplicateur
32
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode algébrique
►À partir de l’équilibre keynésien, on a :
Y = ZZ
Y=C+I+G
Posons 𝐼 = 𝐼0 − 𝛼𝑖, avec 𝛼 > 0
Y = c(Y − T ) + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺s
Y − cY = −cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
Y 1 − c = −cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
−cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
Y=
(1 − c)
1
Avec > 0, car 0 < 𝑐 < 1
1−𝑐
33
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode algébrique
►Multiplicateur de l’investissement (𝑘𝐼 ) :
variation du revenu d’équilibre consécutive à une variation de
l’investissement (I), ceteris paribus
−cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
Y=
(1 − c)
∆𝐼
∆Y =
(1 − c)
1
𝑘𝐼 =
(1 − c)
34
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode algébrique
►Multiplicateur des dépenses publiques (𝑘𝐺 ) :
variation du revenu d’équilibre consécutive à une variation des
dépenses publiques (G), ceteris paribus
−cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
Y=
(1 − c)
∆𝐺
∆Y =
(1 − c)
1
𝑘𝐺 =
(1 − c)
35
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode algébrique
►Multiplicateur fiscal (𝑘 𝑇 ) :
variation du revenu d’équilibre consécutive à une variation des impôts
(T), ceteris paribus
−cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
Y=
(1 − c)
−𝑐 ∆𝑇
∆Y =
(1 − c)
−𝑐
𝑘𝑇 =
(1 − c)
−𝑐 1
−𝑐 <
< 0 car 0 < 𝑐 < 1 Ainsi, 1−𝑐 1−𝑐
1−𝑐
𝑘 𝑇 < 𝑘𝐺
36
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode algébrique
►Multiplicateur du budget équilibré (𝑘𝐵𝐸 ) :
variation du revenu d’équilibre consécutive à une variation des impôts
(T) et des dépenses publiques, ceteris paribus
−cT + 𝐶0 + 𝐼 + 𝐺
Y=
(1 − c)
−𝑐 ∆𝑇 + ∆𝐺
∆Y =
(1 − c)
−𝑐 + 1
∆Y =
(1 − c)
𝑘𝐵𝐸 = 𝑘 𝑇 + 𝑘𝐺 = 1
37
L’équilibre keynesien et le multiplicateur
Le multiplicateur : méthode algébrique
►Exemple de calcul :
38
Le marché des biens et services et la courbe IS
De l’équilibre keynésien à l’équilibre sur le marché des biens et services
𝐴1
𝐴2
39
Le marché des biens et services et la courbe IS
De l’équilibre keynésien à l’équilibre sur le marché des biens et services
• La courbe IS est le lieu de combinaison du taux d’intérêt et du
revenu réel compatible avec l’ équilibre sur le marché des biens
Construction : équilibre entre offre et demande de biens avec i et Y
endogènes
• La courbe IS est décroissante : relation négative entre le taux
d’intérêt et la production
40
Le marché des biens et services et la courbe IS
La courbe IS : méthode graphique
𝐴1
𝐴2
𝐴2
𝐴1
41
Le marché des biens et services et la courbe IS
La courbe IS : méthode algébrique
►À partir de l’équilibre keynésien, on a :
Y = ZZ
Y=C+I+G
Posons 𝐼 = 𝐼0 − 𝛼𝑖, avec 𝛼 > 0
Y = c(Y − T ) + 𝐶0 +𝐼0 − 𝛼𝑖 + 𝐺
𝛼𝑖 = cY−Y−cT+ 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
𝛼𝑖 = Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
i= (IS)
𝛼
42
Le marché des biens et services et la courbe IS
La courbe IS : méthode algébrique
𝑐−1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 +𝐺
i= ด Y+
𝛼 𝛼
𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒 à 𝑙′𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑒
Déplacement de la courbe IS
Tout facteur qui à taux d’intérêt (i) donné, fait varier la production
d’équilibre (Y), crée un déplacement parallèle de IS (vers la gauche ou
vers la droite)
Ex : variation de G,
: variation de T
Toute variation de c et/ou de 𝛼 entraine une modification de la pente
de la courbe IS
43
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Les fonctions économiques de la monnaie :
• Unité de compte : permet d’exprimer les prix des biens
et des services
• Intermédiaire des échanges : permet de réaliser des
transactions (achat/vente), pour contracter/rembourser
une dette
• Réserve de valeur : c’est un « lien entre le présent et le
futur », selon John Maynard Keynes (1883 – 1946)
44
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Confrontation entre offre de monnaie réelle et demande de
monnaie réelle
• L’offre de monnaie : M o /P
M o : valeur nominale de la masse monétaire
M o /P : valeur réelle de la masse monétaire
P : niveau des prix
• Demande de monnaie (M d /P) et préférence pour la liquidité :
résulte des arbitrages entre dépôts, liquidités/titres
• Motif de précaution et de transaction : 𝐿1 (𝑌)
• Motif de spéculation : 𝐿2 (𝑖)
M d /P = L (Y, i )
+, -
45
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
• Offre de monnaie M o /P exogène
• L’équilibre est obtenu par l’égalité entre offre et demande de
monnaie
46
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
• Offre de monnaie M o /P exogène
• Le revenu (Y) est une variable endogène qui modifie la
demande de monnaie
Soit une hausse de Y, avec M o /P
constante. Cela entraine :
• hausse de M d /P
• hausse de i
• qui pour finir, réduit la hausse de
M d /P, pour conserver l’égalité
avec M o /P
47
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
La courbe LM est le lieu de combinaison du taux d’intérêt et du revenu
réel compatible avec l’ équilibre sur le marché de la monnaie
Construction : équilibre entre offre et demande de monnaie avec i et Y
endogènes
La courbe LM est croissante : relation positive entre le taux d’intérêt
et le revenu
48
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode graphique :
49
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode graphique :
• Si la banque centrale décide d’offrir une quantité de
monnaie réelle M o /P, selon la relation LM, on devrait
avoir : M o /P = M d /P
• Par conséquent, si Y, alors M d /P et i
50
Le marché de la monnaie et la courbe LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode algébrique :
M o /P = M d /P
M o /P = 𝐿1 𝑌 - 𝐿2 𝑖
𝐿2 𝑖 = 𝐿1 𝑌 - M o /P
𝐿1 𝑌 − M o /P
i= (LM)
𝐿2
𝐿1 M o /P
i= Y -
𝐿ณ2 𝐿2
𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑜𝑟𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒 à 𝑙′𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑒
51
L’équilibre général et le modèle IS-LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Equilibre
Courbe IS
keynésien
Modèle IS-LM
Théorie de la
préférence pour Courbe LM
la iquidité
52
L’équilibre général et le modèle IS-LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode graphique :
53
L’équilibre général et le modèle IS-LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode algébrique :
A l’équilibre général, IS = LM
Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
𝑖= (IS)
𝛼
𝐿1 𝑌 − M o /P
𝑖= (LM)
𝐿2
Y c−1 −cT + 𝐶0 +𝐼0+𝐺 𝐿1 𝑌 − M o /P
Ce qui donne : =
𝛼 𝐿2
54
L’équilibre général et le modèle IS-LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode algébrique :
A l’équilibre général, IS = LM
Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
𝑖= (IS)
𝛼
𝐿1 𝑌 − M o /P
𝑖= (LM)
𝐿2
Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺 𝐿1 𝑌 − M o /P
𝐼𝑆 = 𝐿𝑀 ≡ =
𝛼 𝐿2
55
L’équilibre général et le modèle IS-LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode algébrique :
Y c − 1 −cT + 𝐶0 + 𝐼0 + 𝐺 𝐿1 𝑌 − M o /P
𝐼𝑆 = 𝐿𝑀 ≡ =
𝛼 𝐿2
Y c − 1 −cT + 𝐶0 + 𝐼0 + 𝐺 𝐿2 = 𝐿1 𝑌 − M o /P 𝛼
𝛼 M o /P − 𝐿 (−cT + 𝐶 + 𝐼 + 𝐺)
2 0 0 (1)
𝑌∗ =
𝛼 𝐿1 − 𝐿2 c − 1
En remplaçant (1) soit dans (IS), soit dans (LM), on trouve 𝑖 ∗
56
L’équilibre général et le modèle IS-LM traditionnel
Approche traditionnelle de LM : la Banque Centrale fixe l’offre de
monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster
Méthode algébrique :
𝐿1 𝑌 ∗ − M o /P
𝑖∗ =
𝐿2
𝛼 M o /P − 𝐿2 (−cT + 𝐶0 + 𝐼0 + 𝐺)
𝐿1 − M o /P
𝛼 𝐿1 − 𝐿2 c − 1 (2)
𝑖∗ =
𝐿2
L’équilibre général est déterminé par le couple (𝒀∗ ; 𝒊∗ ), tel
que IS = LM
57
Le marché de la monnaie et la courbe LM
Approche de LM de nos jours : la Banque Centrale cible le niveau
du taux d’intérêt et ajuste son offre de monnaie pour l’atteindre
• L’hypothèse selon laquelle la banque centrale fixe son
offre de monnaie et laisse le taux d’intérêt s’ajuster ne
reflète plus la réalité économique actuelle
• Les banques centrales ciblent directement le taux
d’intérêt souhaité et ajustent son offre de monnaie en
conséquence
• La courbe LM est donc horizontale
58
Le marché de la monnaie et la courbe LM
Approche de LM de nos jours : la Banque Centrale cible le niveau
du taux d’intérêt et ajuste son offre de monnaie pour l’atteindre
Méthode grahique :
59
Le marché de la monnaie et la courbe LM
Approche de LM de nos jours : la Banque Centrale cible le niveau
du taux d’intérêt et ajuste son offre de monnaie pour l’atteindre
Méthode algébrique :
i = 𝑖ҧ (LM)
60
L’équilibre général et le modèle IS-LM
Approche de LM de nos jours : la Banque Centrale cible le niveau
du taux d’intérêt et ajuste son offre de monnaie pour l’atteindre
Méthode graphique :
61
L’équilibre général et le modèle IS-LM
Approche de LM de nos jours : la Banque Centrale cible le niveau du taux
d’intérêt et ajuste son offre de monnaie pour l’atteindre
Méthode algébrique :
A l’équilibre général, IS = LM
Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
𝑖= (IS)
𝛼
i = 𝑖ҧ (LM)
Y c − 1 −cT + 𝐶0 +𝐼0 + 𝐺
𝐼𝑆 = 𝐿𝑀 ≡ = 𝑖ҧ
𝛼
Il suffit de déduire 𝑌 ∗ à partir de l’égalité
L’équilibre général est déterminé par le couple (𝒀∗ ; 𝒊∗ = 𝑖),
ҧ tel que IS =
62
Modèle IS-LM et ses implications politiques
Comment varie la production Y et le taux d’intérêt i lorsque :
• la banque centrale décide de baisser le taux d’intérêt
• le gouvernement décide de hausser les impôts
• les ménages ont des anticipations pessimistes de l’avenir
• Politique budgétaire :
• Déplacement de IS
• Glissement le long de LM
• Politique monétaire :
• Déplacement de LM
• Glissement le long de IS
63
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique budgétaire :
Le gouvernement peut mener :
• une politique de contraction budgétaire* ou consolidation
budgétaire** (hausse de T ou baisse de G) => baisse du déficit
budgétaire
• une politique d’expansion budgétaire (hausse de G ou baisse de T)
=> hausse du déficit budgétaire
Ex : Examinons l’effet d’une contraction budgétaire sur Y, ses
composantes et sur i
64
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique budgétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une contraction budgétaire sur Y, ses
composantes et sur i
a) Comment la hausse de T modifie les courbes IS et LM ?
65
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique budgétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une contraction budgétaire sur Y, ses
composantes et sur i
b) Comment s’établit le nouvel équilibre ?
Passage de A à A’
Passage de Y à Y’
i reste inchangé
T => déplacement de IS,
et LM reste inchangé
66
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique budgétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une contraction budgétaire sur Y, ses
composantes et sur i
c) Récapitulatif des effets observés
T => YD => C
Par effet multiplicateur, production
et du revenu Y
Effets de la hausse de T sur la demande agrégée
67
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique budgétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une contraction budgétaire sur Y, ses
composantes et sur i
Le multiplicateur permet d’apprécier les effets de la politique
budgétaire sur l’équilibre général
La valeur du multiplicateur diffère selon que l’économie utilise toutes
ses capacités de production ou qu’elle se trouve en récession
Si ressources pleinement utilisées, une hausse de G, déplacerait ou
évincerait une partie de la dépense privée de l’économie
La taille du multiplicateur dépendra aussi des anticipations des
entreprises et des ménages
baisse du multiplicateur par effet d’éviction : la hausse de G
s’accompagne d’une baisse des dépenses privées (causée par la hausse
de i)
68
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire :
Le gouvernement peut mener :
• une politique de contraction monétaire (hausse de i, avec baisse de
l’offre de monnaie)
• une politique d’expansion monétaire (baisse de i, avec hausse de
l’offre de monnaie)
Ex: Examinons l’effet d’une expansion monétaire sur Y, ses composantes
et sur i
69
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une expansion monétaire sur Y, ses composantes
et sur i
a) Comment la baisse de i modifie les courbes IS et LM ?
70
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une expansion monétaire sur Y, ses composantes
et sur i
b) Comment s’établit le nouvel équilibre ?
Passage de A à A’
Passage de Y à Y’
IS reste inchangée
i => déplacement de LM
vers le bas
71
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une expansion monétaire sur Y, ses composantes
et sur i
c) Récapitulatif des effets observés
i => I
Par effet multiplicateur, ZZ et
production Y
Effets de la baisse de i sur l’investissement
72
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une expansion monétaire sur Y, ses composantes
et sur i
c) Récapitulatif des effets observés
i => I
Par effet multiplicateur, ZZ et
production Y
Effets de la baisse de i sur la demande agrégée
73
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire :
Ex : Examinons l’effet d’une expansion monétaire sur Y, ses composantes
et sur i
c) Récapitulatif des effets observés
i => I
Par effet multiplicateur, ZZ et
production Y
Effets de la baisse de i sur la demande agrégée
74
Modèle IS-LM et ses implications politiques
La politique monétaire et trappe à liquidité :
Il existe un taux d’intérêt plancher définissant une trappe à liquidité
dans laquelle il est impossible de stimuler l’économie par la voie
Monétaire
• la hausse de l’offre de monnaie => baisse du taux d’intérêt
• les agents économiques ne voient plus de différence entre détenir des
titres (qui rapportent un taux quasi nul) et détenir des liquidités. Leur
demande de liquidité devient (virtuellement) infinie
75
Modèle IS-LM et ses implications politiques
Le policy-mix ou policy-mix monétarobudgétaire :
• Combinaison de politiques budgétaire et monétaire
• En cas de récession, politique budgétaire et monétaire peuvent être
utilisées pour augmenter le produit Y
• Politique budgétaire
expansive => IS se
déplace vers la droite
• Politique monétaire
expansive => LM se
déplace vers le bas
• Passage de A à A’
• Passage de Y à Y’
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Modèle IS-LM et ses implications politiques
Le policy-mix ou policy-mix monétarobudgétaire :
• Ex : la récession de 2001 aux Etats-Unis
Mars – décembre 2001 : récession
Figure : Taux de croissance du PIB aux États-Unis,
T1 1999 au T4 2002
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Modèle IS-LM et ses implications politiques
Le policy-mix ou policy-mix monétarobudgétaire :
• Ex : la récession de 2001 aux Etats-Unis
Réserve fédérale : baisse drastique
Des taux de fonds fédéraux
6.5% à moins de 2%
Figure : Taux des fonds fédéraux, T1 1999 au T4
2002
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Modèle IS-LM et ses implications politiques
Le policy-mix ou policy-mix monétarobudgétaire :
• Ex : la récession de 2001 aux Etats-Unis
Georges W. Bush :
• baisse de T
• hausse de G (défense + sécurité)
suite aux événements du 11
septembre 2001
Figure : Recettes et dépenses de l’Etat fédéral aux
États-Unis
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Modèle IS-LM et ses implications politiques
Le policy-mix ou policy-mix monétarobudgétaire :
• Combinaison de politiques budgétaire et monétaire
• Politique budgétaire et monétaire peuvent être utilisées dans des sens
opposés pour réduire un déficit budgétaire important tout en évitant la
récession
• Politique budgétaire
restrictive => IS se
déplace vers la gauche
• Politique monétaire
expansive => LM se
déplace vers le bas
• Passage de A à A’ puis A’’
• Passage de Y à Y’ puis Y’’
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Modèle IS-LM et ses implications politiques
Application : Équilibre de court terme en économie fermée
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Modèle IS-LM et ses implications politiques
Application : Équilibre de court terme en économie fermée