Analyse des fonctions et dérivées MPSI
Analyse des fonctions et dérivées MPSI
o orrigé
26 janvier 2022
Exer i e 1 (* à **)
représentative y admet une tangente horizontale. Pour les plus ourageux, on peut al uler
1 2 1 + 2x − 2x2 + x4 x+
2
x
1
f1′′ (x) = 3 ex+ + 1 − 2 ex+ =
x
x
1
x
x4
e , mais ça ne sert pas à grand
1
x
hose puisqu'on n'arrivera pas à déterminer les ra ines du numérateur pour en déduire la
onvexité. Les variations sont par ontre fa iles à étudier, on peut al uler les valeurs des
extrema lo aux : f1(−1) = e−1−1 = e12 , et f1(1) = e2 . On peut dresser le tableau de variations
suivant (les limites aux innis ne posent au un problème) :
x −∞ −1 0 1 +∞
+∞ ❍ ✟ +∞
✯
❍ ✟
1 ❍ 2✟
❥
f1 e
✟ ✯
✟ e2 ❍❍
✟ ❥
❍
0 0
1
12
11
10
0
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
• La fon tion f2 est dénie et C ∞ sur R∗ ( e qui est dans le ln étant toujours stri tement
positif). Elle est de plus manifestement paire et a essoirement à valeurs positives. En posant
1
X = 2 , qui a pour limite 0 quand x se rappro he des innis, et en utilisant la limite
x
lassique X→0
lim
ln(1 + X)
x
= 1, on obtient que lim f (x) = 1. En 0, é rivons plutt que
x→±∞
x2 + 1
f2 (x) = x2 ln
x2
(expression qui est dénie sur R∗ omme
= x2 ln(x2 + 1) − x2 ln(x2 )
f (x)). Le premier terme a pour limite 0, le deuxième aussi (par roissan e omparée), don
on peut f2 par ontinuité en 0 enposant
prolonger f2 (0) = 0. Passons à la dérivée : f2 (x) =
′
1 −2 1 1 1
2x ln 1 + 2 + x2 × 3 ×
x x 1 = 2x ln 1 + 2 − 2
x x +1
. Pas de problème pour
1+ x 2
la limite en 0, la même te hnique que tout à l'heure (pour le produit de 2x par le ln, l'autre
mor eau tendant fa ilement vers 0) permet de prouver que x→0 lim f2′ (x) = 0, don par théorème
du prolongement de la dérivée (je me dispenserai de le iter pour les fon tions suivantes), la
fon tion f2 est dérivable en 0, et f2′ (0) = 0. Pour les variations, e n'est pas si simple, sur
R+ , la dérivée est du signe de g(x) = ln 1 + 2 − 2
1 1
x x +1
. La dérivée de ette fon tion g
2 2
vaut g′ (x) = − x(1 +2 x2) + (1 +2xx2 )2 = 2x x(1
− 2(1 + x )
2
+x ) 2
=
−2
x(1 + x2 )2
. La fon tion g est don
dé roissante sur R+∗, de limite nulle en +∞, don elle est positive sur ]0; +∞[. La fon tion
f2 est don roissante sur [0, +∞[, et par parité, dé roissante sur ] − ∞, 0]. Résumons nos
diérents al uls dans un tableau de variations :
x −∞ 0 +∞
1 1
❅ ✒
f2 ❅
❘
❅
0
2
1
0
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4
• La fon tion f3 est dénie sur [−1, 1] (puisqu'il faut avoir −1 6 x2 6 1 pour que l'arccos
soit déni), mais a priori C ∞ seulement sur ] − 1, 1[. La fon tion est de plus paire. Pas de
prolongement par ontinuité à étudier (ni de limites pour f3, ontentons-nous de signaler
que f3(−1) = f3(1) = 0). Passons don tout de suite √
au al! ul de la dérivée : f3 (x) =
′
−2x 1 − x2
2x arccos(x2 )+(x2 −1)× √ = 2x arccos(x2 ) + √ . Cette dérivée est fa ilement
1 − x4 1 + x2
√
positive sur [0, 1], et la fon tion est dérivable en 1, ave f3′ (1) = 2(arccos(1) + 0) = 0. La
fon tion admet par ailleurs un minimum en 0, de valeur f3(0) = − arccos(0) = − π2 . Une
allure de la ourbe :
1
0
−1 0 1
−1
−2
• La fon tion f4 est dénie et ontinuesur R+ , de lasse C ∞ sur ]0; +∞[ (à ause de la ra ine ar-
rée). Cal ulons la dérivée : f4′ (x) = 2√1 x − √x e−x = 12−√2x x
e−x . En 0, ette dérivée a une
limite innie, la fon tion f4 n'est don pas dérivable,maisla ourbe admet en 0 une tangente
verti ale. La fon tion est par ailleurs roissante sur 0, 12 et dé roissante ensuite, ave pour
r
1 1 −1 1
maximum f4
2
=
2
e 2 =√ . Si on est ourageux, on peut en haîner sur le al ul de
2e
√
la dérivée se onde pour étudier la onvexité : f4′′ (x) =
1 1 1
− √ − √ − √ + x e−x =
4x x 2 x 2 x
4x2 − 4x − 1 −x
√ e . Cette dérivée se onde est du signe de 4x2 − 4x − 1, dont le dis riminant
4x x √ √
vaut ∆ = 16 + 16 = 32, et qui admet don deux ra ines x1 =
4+
8
32
=
1+ 2
2
, et
3
√ √
1− 2
< 0. La ourbe hangera don de on avité au point d'abs isse 1+ 2
x2 = (et d'or-
√2 −x1 2
donnée x1e , que l'on ne her hera pas à expli iter, je ne parle même pas de la tangente
dont la pente sera horrible). Ce point n'est pas indiqué sur la ourbe qui suit (par sou i de
lisibilité) :
1
0
0 1 2 3 4
• La fon tion f5 est dénie et ontinue sur [−1, 1], mais a priori C ∞ seulement sur ] − 1, 1[.
√ 2
Pour hanger, dérivons : f5′ (x) = − 1 − x2 + (1 − x) × √−2x 2 = −(1 − √x ) − x(12
− x)
=
2 1−x 1−x
2x2 − x − 1
r
(x − 1)(2x + 1) 1−x
√ = √ = −(2x + 1)
1+x
. En −1, ette expression a une limite
1 − x2 1 − x2
innie, il y aura une tangente verti ale ; par ontre en 1, la limite est nulle,
la fon tion est don
dérivable en 1 et f5′ (x) = 0. Par ailleurs, la fon tion est roissante sur 0, 21 , et dé roissante
r √
ensuite. Elle admet pour maximum f5 − 2 = 2 4 = 4 . On peut en haîner sur la
1 3 3 3 3
√ √ √
−2 1 − x2 + (2x+1) √ 1+x + (2x+1)√ 1−x
dérivée se onde : f5′′(x) = 2 1−x
1+x
2 1+x
4
1
0
−1 0 1
La fon tion f6 est dénie et C ∞ sur ]0, 1[∪]1, +∞[. Comme x→0 = 1, on peut prolonger
1
• lim e ln(x)
f6 par ontinuité en 0 en posant f6 (0) = 0. En 1, on al ule sans di ulté lim f6 (x) = 0 et
x→1 −
lim f6 (x) = +∞. On peut don prolonger par ontinuité à gau he en 1 en posant f6 (1) = 0,
x→1 +
on en déduit par roissan e omparée que x→1 lim f6′ (x) = 0. La fon tion admet don en 1 une
−
5
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
0 1 2 3 4 5
• La fon tion f7 est dénie et ontinue sur ] − ∞, −1] ∪ [0, +∞[ mais C ∞ seulement sur ] −
√
∞, −1[∪]0, +∞[ a priori. On peut i i al uler dire tement f7′ (x) = x + x2 + √
x(1 + 2x)
=
2
2 x+x
√
2x + 2x2 + x + 2x2 3x + 4x2 (3 + 4x) x
√
2
= √
2
= √ si x > 0. Sur l'autre intervalle, f7′ (x) =
2 x√+ x 2 x+x 2 1 + x
(3 + 4x) −x
√ . En tout as, on a une limite innie, don une tangente verti ale, en −1, et
−2 −1 − x
une limite nulle en 0, où la fon tion est don dérivable ave une tangente horizontale. La
dérivée est par ailleurs positive sur ha un des deux intervalles où f7 est dénie. Une allure
de ourbe :
5
0
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
−1
−2
−3
−4
−5
x
• La fon tion f8 est dénie et C ∞ sur R+∗. De plus, en utilisant le fait que x→0
lim
e −1
x
= 1
(limite lassique), on obtient x→0
lim f8 (x) = 0, et on peut prolonger f8 par ontinuité en 0 en
6
posant f8(0) = 0. Passons au al ul de la dérivée, pour laquelle on posera au numérateur
3√ x x √ 3
√ x(e − 1) − x e x(3ex − 3 − 2xex )
x x = x pour se simplier la vie : f8′ (x) = 2 .
3 2
2 =
(ex − 1)2 2(ex − 1)2
Le al ul de la limite de la dérivée en 0 n'est vraiment pas naturel ave les moyens dont
nous disposons a tuellement, mais on peut quand même s'en sortir : f8(x) = 2√x(ex − 1) ×
′ x
3(ex − 1)
x
x
e −1
×
x
− 2ex (vériez, je n'ai rien ajouté !), le dernier mor eau dans la pa-
renthèse tend vers 1 en utilisant la limite lassique √déjà exploitée plus haut, le deuxième
quotient juste devant aussi, et le premier, à ause du x au dénominateur, a une limite in-
nie en 0. La fon tion n'est don pas dérivable en 0, sa ourbe y admet une tangente verti ale.
Le signe de 3ex − 3 − 2xex n'a par ailleurs hélas rien d'évident, si on dérive on trouve du
3e − 2e − 2xe = e (1 − 2x). Notre expression est don roissante sur 0,
1
x x x x
2
et dé roissante
ensuite, vaut 0 en 0 et a pour limite −∞ en +∞. Elle s'annule don une fois, pour une valeur
de x supérieure à 12 et légèrement inférieure à 1 puisque 3e − 3 − 2e = e − 3 < 0. On ne
her hera pas à en savoir plus, ni à al uler la dérivée se onde de f8. Notons simplement
que la roissan e omparée permet d'armer que lim f8(x) = 0, et traçons une allure de
x→+∞
ourbe :
0
0 1 2 3 4 5
• Pour ontinuer en beauté, plein de fon tions d'un oup. Il était sous-entendu dans l'énon é que
n désignait un entier naturel, les fon tions sont don toutes dénies et C ∞ sur R∗ . Si n = 0,
la fon tion n'a pas de limite en 0, on peut trouver fa ilement deux suites
de réels tendant vers
1
0 mais dont la limite des images par f0 est diérente. Par exemple f0 = sin(2nπ) = 0
2nπ
mais f0 1 π
= 1. D'après la ara térisation séquentielle de la
π = sin 2nπ +
(2nπ + 2
limite, la fon tion f0 n'a pas de limite en 0. Toutes les autres fon tions sont par ontre
2
1
xn sin 6 xn , qui sut à assurer que lim fn (x) = 0.
x x→0
Passons à la dérivée (si n 6= 0) : fn′ (x) = nxn−1 sin
1
x
n −1
+x × 2 cos
x
1
x
= nx n−1 sin
1
x
−
1
x n−2 cos
x
. À partir de n = 3, pas de problème, tout ela va gentiment tendre vers 0 en
faisant un petit en adrement, don les fon tions fn sont alors dérivables (ave une tangente
horizontale) en 0. Pour n = 2, le premier terme tend vers 0 mais le deuxième n'a pas de limite
7
(même raison que i-dessus), la fon tion n'est pas dérivable. Enn, si n = 1, la dérivée vaut
1
sin(X) − X cos(X), où on a posé X = . Là en ore, il n'est pas di ile de onstruire des
x
suites donnant des limites diérentes pour ette expression en 0, don la fon tion n'est pas
dérivable non plus. I i, her her à al uler la dérivée se onde ou même à étudier les variations
n'a à peu près au un intérêt. Pour information, voi i une allure de la ourbe de x sin x1 aux
alentours de 0 (ave en pointillés les deux bisse tri es entre lesquelles se trouve la ourbe) :
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
−0.5 −0.4 −0.3 −0.2 −0.1 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
−0.1
−0.2
−0.3
−0.4
−0.5
8
r
√ q √ √
1
de l'autre té vaut f −√ = 1+ 2 1− 1
2 = 1+1= 2.
2
al ul de valeurs supplémentaires : on peut ajouter f (0) = 1, et bien sûr f (−1) =
f (1) = 1.
g′ (x)
tangentes en 1 et en −1 : omme on a f ′(x) = 2f (x)
, on onstate fa ilement que
lim f (x) = +∞, e qui prouve que la ourbe représentative de f admettra des tangentes
′
x→±1
verti ales en 1 et en −1. Pour la valeur √1 où f n'est pas non plus dérivable a priori,
2
al uler la limite de f ′ est beau oup plus ompliqué ar à la fois f et g′ s'annulent, et on a
au un moyen simple de déterminer la limite du quotient, on admettra don que la ourbe
aura une forme en pointe à et endroit-là.
étude de la onvexité : hum, non, en fait, ça va être vraiment trop areux, on ne peut
pas se ontenter de al uler g′′ et même e al ul-là serait assez désagréable.
On onstatera
1
sur la ourbe i-dessous que la fon tion est en fait on ave sur −1, √ , puis onvexe
2
1
sur √ ,1 .
2
ourbe : nalement, seules les variations étaient vraiment à étudier en détail avant de
tra er la ourbe :
0
−1 0 1
• C'est le genre de fon tion qu'on ne her hera pas à étudier ailleurs qu'en 0. La fon tion f10 est
toutefois C ∞ sur R∗ par théorèmes généraux. En 0, il sut d'é rire que −x2 6 f (x) 6 x2 pour
onstater que le théorème des gendarmes assure la ontinuité de la fon tion. Mais en fait,elley
est même dérivable en utlisant quasiment le même argument : τ0,f (h) = f10h(h) = h sin x1 ,
don on a l'en adrement −h 6 τ0,f (h) 6 h qui sut à assurer la dérivabilité de f10 en 0,
ave f10′ (0) = 0. Une allure de ourbe tra ée bien entendu par ordinateur ( omme toutes les
pré édentes), et sur laquelle on ne voit d'ailleurs pas grand hose malgré le zoom qui a été
ee tué sur la zone qui nous intéresse (valeurs de x omprises entre −0.4 et 0.4, de y omprises
entre −0.2 et 0.2, théoriquement on a bien sûr une innité de mi ro-sinusoïdes d'amplitude
de plus en plus faible au voisinage de 0) :
9
0
0
Exer i e 2 (*)
La fon tion f est dénie et de lasse C ∞ sur ]0, +∞[, de dérivée donnée par
a b
ln(1 + bx) − ln(1 + ax)
a(1 + bx) ln(1 + bx) − b(1 + ax) ln(1 + ax)
f ′ (x) = 1+ax
2
1+bx
= . Cette déri-
ln (1 + bx) (1 + ax)(1 + bx) ln2 (1 + bx)
vée est du signe de son numérateur, qu'on va noter g(x). La fon tion g est elle-même dérivable sur
]0, +∞[, de dérivée g ′ (x) = ab ln(1 + bx) + ab − ba ln(1 + ax) − ba = ab(ln(1 + bx) − ln(1 + ax)) > 0
puisqu'on a supposé a < b. La fon tion g est don stri tement roissante sur ]0, +∞[. De plus,
lim g(x) = 0 (les ln ont tous les deux une limite nulle), e qui prouve que la fon tion g est stri te-
x→0
ment positive sur ]0, +∞[ et don que f est stri tement roissante.
Exer i e 3 (*)
La fon tion f est bien sûr de lasse C ∞ sur ]0, 1[. Comme x→1
lim
−
1
ln(x)
= −∞, pas de prolongement
1
par ontinuité envisageable de e té. Par ontre, on a x→0 lim
ln(x)
= 0, don on peut prolonger f
+
en une fon tion ontinue sur [0, 1[ en posant f (0) = 0 (on ontinuera de noter abusivement f le
prolongement). On aura alors τ0,f (h) = h ln(h)
1
. Or, h→0
lim h ln(h) = 0− ( roissan e omparée), e qui
+
prouve que h→0lim τ0,f (h) = −∞ et que f n'est don pas dérivable en 0. Sa ourbe représentative y
+
dmettra toutefois une tangente verti ale.
Il est temps d'étudier les variations de f : ∀x ∈]0, 1[, f ′(x) = − 12 < 0, don f est bê-
x ln (x)
tement dé roissante sur tout l'intervalle. Passons don à l'étude de onvexité : ∀x ∈]0, 1[, f ′′(x) =
ln2 (x) + 2 ln(x) ln(x) + 2
2 4
= 2 3 . Le dénominateur de ette dérivée se onde est toujours négatif sur
x ln (x) x ln (x)
]0, 1[,et le numérateur s'annule lorsque ln(x) = −2, don en e12 . Plus pré isément, f sera onvexe
1 1
sur l'intervalle 0, e2 , puis on ave sur e2 , 1 . On aura don un seul point d'inexion. Cal u-
e2
1 1 1
lons f
e2
= − ,
2
et f′
e2
= −
4
, l'équation de la tangente au point d'inexion est don
10
e2 e2
1 1
= − x− .
1
y = −
4
x− 2
e
−
2 4 4
Ci-dessous une allure de la ourbe (la tangente au point
d'inexion en pointillés rouges) :
0
0 1
−1
−2
−3
Exer i e 4 (**)
Par un al ul dire t, on trouve f ′(x) = 2nx2n−1, puis f ′′(x) = 2n(2n − 1)x2n−2 , jusqu'à f (n) (x) =
(2n)! n
2n(2n − 1) . . . (n + 1)xn = x (si on tient vraiment à faire une ré urren e pour être ultra
n!
rigoureux, on peut). Autre méthode, on é rit f (x) = g(x) × g(x), où g(x) = xn . Par la formule
n
de Leibniz, f (n)(x) = g (k) (x)g (n−k) (x). Or, par un al ul extrêmement similaire à elui des
X n
k
k=0
dérivées su essives de f , g(k) (x) = n(n − 1) . . . (n − k + 1)xn−k = (n −n! k)! xn−k . On peut don en
n n n 2
n!2
déduire que f (n)(x) = n
n! n! n n
xn . En
X X X
xn−k × xk = xn = n!
k (n − k)! k! k k!(n − k)! k
k=0 k=0
k=0
2
omparant ave la première expression obtenue, on peut identier : n! k = 0 k = (2n)!
n n
, soit
X
n!
n
n 2
(2n)! 2n
(et pour vous entrainer, à la maison, vous redémontrerez ette égalité
X
= =
k n! × n! n
k=0
par ré urren e, e qui est loin d'être trivial).
Exer i e 5 (*)
Cher hons don si le taux d'a roissement de g en a admet une limite : g(a + h) − g(a)
h
=
|f (a + h)| − |f (a)| |f (a + h)|2 − |f (a)|2
h
=
h(|f (a)| + |f (a + h)|)
. En é rivant les arrés des modules sous la forme du pro-
11
duit par le onjugué, |f (a+h)|2 −|f (a)|2 = f (a+h)f (a + h)−f (a)f (a) = (f (a+h)−f (a))f (a + h)+
f (a)(f (a + h) − f (a)). En utilisant le fait que lim
f (a + h) − f (a)
= f ′ (a) (et similairement ave
h→0 h
g(a + h) − g(a) f ′ (a)f (a) + f (a)f ′ (a) 2Re (f (a)f ′ (a))
le onjugué), on trouve don lim
h→0 h
=
|f (a)|2
=
|f (a)|2
. La
(a)f ′ (a))
fon tion g est don dérivable si f ′(a) 6= 0, et on peut alors dire que g′ (a) = 2Re |f(f(a)| 2
.
Exer i e 6 (**)
Exer i e 7 (***)
1. En al ulant les premières dérivées (on peut avantageusement ommen er l'exer i e par la
deuxième question i i), on devine que P sera un polynme de degré n. Prouvons don dire -
tement par ré urren e que f (n)(x) = (1 +Pnx(x) 2 )n+1
, où d(Pn ) = n. C'est vrai au rang n = 0
en posant brillamment P0 = 1, qui est′ bien de degré 0. Supposons la propriété vraie au rang
Pn′ (x)(1 + x2 )n+1 − (n + 1) × 2xPn (x)(1 + x2 )n
n, alors f (n+1)(x) =
Pn (x)
= =
(1 + x2 )n+1 (1 + x2 )2n+2
(1 + x2 )Pn′ (x) − 2(n + 1)xPn (x)
(1 + x2 )n+2
, qui est bien de la forme demandée en posant Pn+1 = (1 +
X 2 )Pn′ − 2(n + 1)XPn . Reste à déterminer le degré de e Pn+1 , qui est bien un polynme. Si
on nota an X n le oe ient dominant de Pn , alors elui de (1 + X 2 )Pn′ sera X 2 × nan X n−1 =
nan X n+1 , et elui de 2(n + 1)XPn sera 2(n + 1)an X n+1 , e qui donne pour Pn+1 un terme
dominant égal à −(n + 2)an X n+1 , e qui prouve que Pn+1 est de degré n + 1 (puisque n + 2
ne peut pas s'annuler).
2. Soit en utilisant les relations obtenues à la question pré édentes, soit par un al ul dire t,
on trouve f ′(x) = (1 −2x
+ x2 )2
, soit P1 = −2X , qui a bien sûr pour unique ra ine 0 ; puis
−2(1 + x2 )2 + 8x2 (1 + x2 ) 6x2 − 2
f ′′ (x) =
(1 + x2 )4
=
(1 + x2 )3
, don P2 = 2(3X 2 − 1), qui admet deux
2 3 2 − 2)(1 + x2 )2
ra ines réelles égales à − √1 et √1 ; et enn f ′′′(x) = 12x(1 + x ) −(16x(6x
+ x2 )6
=
3 3
12x + 12x3 − 36x3 + 12x 24x(1 − x2 )
(1 + x2 )4
=
(1 + x2 )4
, don P3 = 24X(1 − X 2 ), qui s'annule exa tement
trois fois, en 0, 1 et −1.
3. En eet, si f (x) = x2 1+ 1 , alors (x2 + 1)f (x) = 1. On peut ertainement appliquer la formule
12
n
de Leibniz : en ponsant g(x) = + 1, alors g(k) (x)f (n−k) (x). Or, si
n
X
x2 (f g)(n) (x)
=
k
k=0
n > 1, (f g)n (x) = 0 puisque f g estla fon tion onstante égale à 1. Par ailleurs, les dérivées
su essives de la fon tion g se al ulent très fa ilement
: g (x) = 2x, g (x)
′ ′′
= 2, et ensuite
plus rien. La formule de Leibniz se résume don à 0 g(x)f (n) (x) + 1 g′ (x)f (n−1) (x) +
n n
g (x)f (n−2) (x) = 0, soit en reprenant les notations de la première question (1 + x2 ) ×
n ′′
2
Pn (x) Pn−1 (x) Pn−2 (x)
(1 + x )2 n+1
+2nx 2
(1 + x ) n
+n(n−1)
(1 + x2 )n−1
. Quitte à tout multiplier par (1+x2 )n pour
faire disparaitre les dénominateurs, on obtient Pn (x)+2nxPn−1 (x)+n(n−1)(1+x2 )Pn−2 (x) =
0. C'est exa tement l'égalité demandée à un dé alage près (on rempla e tous les n par des
n + 1).
4. On ompare la formule qu'on vient d'obtenir : Pn+1(x) + 2(n + 1)xPn (x) + n(n + 1)(1 +
x2 )Pn−1 (x) = 0, ave elle obtenue dans la première question : Pn+1 (x) = (1 + x2 )Pn′ (x) −
2(n+1)xPn (x). On peut rempla er le Pn+1 (x) de la première équation par l'expression donnée
par la deuxième, les termes en 2(n + 1)xPn (x) s'annulent et il ne reste que (1 + x2 )Pn′ (x) +
n(n + 1)(1 + x2 )Pn−1 (x) = 0, soit Pn′ (x) = −n(n + 1)Pn−1 (x).
5. On s'en doute, la réponse est non. Supposons don que Pn admette une ra ine (au moins)
double x, alors d'après la ara térisation des ra ines doubles, Pn′ (x) = 0. La relation de la
question pré édente implique alors Pn−1 (x) = 0. Mais alors, omme Pn (x) = (1+x2)Pn−1 ′ (x)−
2nxPn−1 (x) ( 'est la relation de la première question, simplement dé alée), on aura ertaine-
ment (1 + x2 )Pn−1
′ (x) = 0, puis Pn−1
′ (x), et x sera don ra ine double de Pn−1 . Bon, mais en
suivant le même raisonnement, x sera en ore ra ine double de Pn−2, et . Allez, faisons un rai-
sonnement rigoureux : notons n0 le plus petit entier naturel pour lequel Pn admet une ra ine
double. Cet entier n'est sûrement pas égal à 0, puisque le polynme P0 n'a pas de ra ine (ni
1, 2 ou 3 d'ailleurs d'après les al uls de la deuxième question). Mais alors, si n0 > 1, d'après
le raisonnement pré édent, Pn −1 admet aussi une ra ine double (la même que Pn ), e qui
ontredit omplètement la minimalité de l'entier n0. Cet entier ne peut don pas exister, et
0 0
Exer i e 8 (***)
Comme le signale l'énon é de l'exer i e, on va faire, non pas une ré urren e sur l'entier n, mais
xer e n une bonne fois pour pour toutes et montrer par ré urren e sur k que, ∀k 6 n, la fon tion
f (k) (x) s'annule (au moins) k fois entre −1 et 1 (et même dans ] − 1; 1[ pour être pré is). C'est
évidemment vrai au rang 0 : la fon tion f s'annule au moins 0 fois sur ] − 1, 1[ (en l'o uren e,
elle ne s'annule ee tivement pas puisque f s'annule uniquement en 1 et en −1, sauf pour n = 0).
Supposons que notre dérivée k-ème s'annule bien k fois, en des valeurs que l'on va noter x1, x2 , . . .,
xk vériant −1 < x1 < x2 < · · · < xk < 1. On sait par ailleurs que, omme f (x) = (1 − x2 )n ,
f ′ (x) = −2nx(1 − x2 )n−1 , puis f ′′ (x) = −2n(1 − x2 )n−1 + 2n(n − 1)x2 (1 − x2 )n−2 = (−2n(1 − x2 ) +
2n(n − 1)x2 )(1 − x2 )n−2 et . On prouve par une ré urren e fa ile que f (k) (x) = Pk (x)(1 − x2 )n−k
pour tout entier k 6 n (au-delà, ça ne mar he plus !), où Pk est un polynme que l'on ne her hera
absolument pas à expli iter (si vous y tenez, pour l'hérédité, on al ule (Pk (x)(1 − x2)n−k )′ =
(Pk′ (x)(1 − x2 ) − 2x(n − k)Pk (x))(1 − x2 )n−k−1 ). Ce qui est important pour nous, 'est e (1 − x2 )n−k
en fa teur qui assure que, si k 6 n − 1, f (k)(x) s'annule en 1 et en −1 en plus des ra ines déjà
obtenues grâ e à l'hypothèse de ré urren e. On peut alors appliquer le théorème de Rolle sur ha un
des intervalles [−1, x1 ], [x1, x2 ], . . ., [xk−1, xk ], [xk , 1]. Puisque f (k) s'annule aux deux bornes de
ha un de es intervalles, sa dérivée f (k+1) s'annule à l'intérieur de haque intervalle, e qui prouve
l'existen e de z1 ∈] − 1, x1 [, z2 ∈]x1, x2 [, . . .zk+1 ∈]xk , 1[ annulant f (k+1). On a en parti ulier prouvé
que f (k+1) s'annule (au moins) en k + 1 réels distin ts de l'intervalle ] − 1, 1[, e qui prouve l'hérédité
13
de notre ré urren e. Puisque ette hérédité fon tionne jusqu'à k = n−1, la dernière propriété obtenue
grâ e à ette ré urren e stipule que f (n) admet n ra ines distin tes dans ] − 1; 1[. Or, en tant que
dérivée n-ème d'un polynme de degré 2n, la fon tion f (n) est ertainement un polynme de degré n,
et ne peut don admettre plus de n ra ines, ni de ra ine double si elle admet déjà n ra ines distin tes.
Autrement dit, on est ertain que les n ra ines trouvées sont les seules ra ines de f (n) et qu'elles sont
simples. A essoirement, elles sont toutes dans l'intervalle ] − 1, 1[.
Exer i e 9 (**)
Puisque la ra ine arrée ne s'annule qu'en x = 1, la fon tion f est bien de lasse C ∞ sur [0, 1[. On
peut ommen er par al uler f ′(x) = − −2x2 = 3
x
2
, et surtout onstater que f ′(x) =
3
2(1 − x ) 2 (1 − x ) 2
f (x), ou en ore que (1− x )f (x) = xf (x). On applique à ette égalité la formule de Leibniz.
x 2 ′
(1 − x2 )
Pour le membre de droite, les dérivées de la fon tion identité s'annulent à partir de la dérivée
se onde,
on n'a don que deux termes dans la somme : en notant g(x) = xf (x), g(n) (x) = n0 xf (n)(x) +
× 1 × f (n−1) (x) = xf (n) (x) + nf (n−1) (x). Posons maintenant h(x) = (1 − x2 )f ′ (x) et appliquons
n
1
à nouveau la formule de Leibniz, sa hant que ette fois 'est à partir de la dérivée troisième que le
fa teur polynmial va s'annuler : h(n) (x) = (1 − x2)f (n+1) (x) − 2nxf (n)(x) − n(n − 1)f (n−1) (x) = 0.
En réorganisant les termes de l'égalité, on a don (1 − x2)f (n+1) (x) = (2n + 1)xf (n) (x) + n2f (n−1)(x).
Démontrons alors la propriété souhaitée par ré urren e double sur n. Les fon tion f et f ′ ( al ulée
plus haut) sont positives sur [0, 1[, e qui prouve la double initialisation de la ré urren e. Supposons
maintenant que f (n−1) et f (n) sont positives sur [0, 1[ (dé aler l'hypothèse de ré urren e est plus
pratique i i au vu des al uls ee tués), alors (2n + 1)xf (n) (x) + n2f (n−1)(x) est aussi positif sur
[0, 1[, don (1 − x2 )f (n+1) (x) > 0 et f (n+1) (x) > 0, e qui prouve l'hérédité de notre ré urren e.
Exer i e 10 (**)
√ √
1. Supposons don que les points A et B aient pour oordonnées ( 1 − k2 , k) et (− 1 − k2, k)
(pour que les points soient sur le er le trigonométrique, ils doivent satisfaire à l'équation
x2 + y 2 = 1), et notons (x, y) les oordonnées
√ du point C . En prenant omme√base du triangle
le té [AB] qui a don pour longueur 2 1 − k2 , l'aire du triangle est égale à 1 − k2 × |y − k|
(la hauteur du triangle orrespond simplement à la distan e entre les ordonnées des points
C et A puisque la base est par hypothèse horizontale ). Or, y varie entre −1 et 1, don
|y − k| est maximale quand y = 1 √ (si k 6 0) ou quand y = −1 (si k > 0), et l'aire maximale
re her hée est donnée par f (k) = 1 − k2 (1 + |k|).
2. La
√ fon tion f est paire, ontentons-nous de her her son maximum sur [0, 1], où f (k) =
1 − k2 (1 + k). On al ule (f n'est dérivable que sur ]0, 1[ a priori, mais 'est bien su-
√ 2 2
sant pour étudier les variations) f ′(k) = √−2k 2 (1 + k) + 1 − k2 = 1 − √k − k 2− k =
2 1−k 1−k
1 − k − 2k2
√ . Cette dérivée est du signe de son numérateur, qui a pour ra ine évidente k = −1,
1 − k2
et pour deuxième ra ine k = 12 . Elle est positive entre ses ra ines, e qui prouve que f admet
√
un maximum en 2 , de valeur f 2 = 4 . Cela orrespond au as d'un triangle équilatéral.
1 1 3 3
14
Exer i e 11 (**)
1. Posons don h : x 7→ f (x)(g(b) − g(a)) − g(x)(f (b) − f (a)). La fon tion h est évidemment
ontinue sur [a, b] et dérivable sur ]a, b[. De plus, h(a) = f (a)g(b) − f (a)g(a) − g(a)f (b) +
g(a)f (a) = f (a)g(b) − g(a)f (b), et h(b) = f (b)g(b) − f (b)g(a) − g(b)f (b) + g(b)f (a) = h(a). La
fon tion h vérie les hypothèses du théorème de Rolle, sa dérivée s'annule sur ]a, b[. Comme
ette dérivée vaut h′ (x) = f ′(x)(g(b) − g(a)) − g′ (x)(f (b) − f (a)), le point d'annulation de la
dérivée vérie exa tement l'équation de l'énon é.
2. Plaçons-nous sur un voisinage de a où toutes les hypothèses sont vériées, si on note b un
point d'un tel voisinage, il existe d'après la question pré édente un x entre a et b tel que
f ′ (x)
f (x)g(b) = g (x)f (b) (par hypothèse, f (a) = g(a) = 0), ou en ore ′
f (b)
′ ′
g (x)
=
g(b)
. Si on
fait tendre b vers a, puisque x est ompris entre a et b, x tend également vers a, don
f (b)
= l.
′(x)
lim = lim fg (x)
′
b→a g(b) x→a
3. On vérie aisément que les hypothèses de la question pré édente sont présentes : en posant
f (x) = 1−cos(x) et g(x) = x2 , f (0) = g(0) = 0, les deux fon tions sont ontinues et dérivables
′ (x)
partout, et les deux fon tions ne s'annulent pas sur ] − π; π[. Enn, fg′(x) =
sin(x)
2x
a bien une
limite nie en 0, en l'o uren e 12 en utilisant la limite lassique x→0
lim
sin(x)
x
= 1. On on lut
Exer i e 12 (**)
1. Il n'y a absolument rien à prouver, 'est la dénition de la limite (on peut toujours hoisir un
A stri tement positif quitte à le prendre volontaire trop grand ) !
2. On pose g(x) = f (x) − lx, fon tion ertainement dérivable sur [A, +∞[, et qui vérie d'après
la question pré édente |g′ (x)| 6 ε sur et intervalle. On peut don en déduire (inégalité des
a roissements nis) que, si x > A, |g(x) − g(A)| 6 ε|x − A|, puis par inagélité triangulaire
|f (x) − lx| = |g(x)| 6 |g(x) − g(A)| + |g(A)| 6 ε|x − A| + |f (A) − Al|.
15
ε
|l|
quitte à se pla er sur un intervalle [A′, +∞[ un peu plus restreint. Autrement dit, ∀ε > 0,
∃A′ > 0, ∀x > A′ ,
f (x) 2ε
lx
−1 6
|l|
. Comme 2
|l|
est une onstante, on a une propriété
équivalente à la dénition de la limite, e qui prouve que x→+∞
lim
f (x)
lx
= 1.
Exer i e 13 (***)
1. Si f ′(a) = 0 ou f ′(b) = 0, on n'a plus rien à her her, supposons don que les deux inégalités
sont stri tes. La fon tion f étant ontinue sur le segment [a, b] puisque dérivable, elle y admet
d'après le théorème du maximum un maximum atteint en un ertain point c. Or, omme on a
supposé f ′(a) > 0, le taux d'a roissement τa,f prend né essairement des valeurs stri tement
positives sur un voisinage à droite de 0 (on é rit par exemple la dénition de la limite ave
f ′ (a)
ε=
2
pour obtenir un tel voisinage), e qui implique que f (x) > f (a) sur un voisinage à
droite de a. En parti ulier, on ne peut pas avoir c = a. Le même raisonnement prouve que,
omme f ′(b) < 0, la fon tion f prend des valeurs stri tement supérieures à f (b) à gau he de
b, e qui prouve qu'on ne peut pas avoir non plus c = b. On en déduit que c ∈]a, b[, et un
théorème du ours nous assure alors que f ′(c) = 0.
2. On suppose de même f ′(a) < 0 et f ′(b) > 0. Cette fois- i 'est le minimum de la fon tion qui
ne peut pas être atteint en a (on a des valeurs de f stri tement inférieures à f (a) à droite de
a) ni en b, e qui prouve à nouveau l'existen e d'un point d'annulation de f ′ sur [a, b].
3. Supposons don f dérivable sur le segment [a, b] et c ∈ [f (a), f (b)] (intervalle dans un sens
ou dans l'autre, peu importe, on suppose par sou i de simpli ité que f ′(a) 6 f ′(b)). On pose
alors g(x) = f (x) − cx, la fon tion g est tout aussi dérivable sur [a, b] et g′ (a) = f ′(a) − c 6 0,
g′ (b) = f ′ (b) − c > 0. Les questions pré édentes prouvent alors que g ′ s'annule sur l'intervalle
[a, b]. Comme g′ (x) = f ′ (x) − c, ela prouve qu'il existe un point pour lequel f ′ (x) = c, e qui
est exa tement l'énon é du théorème de Darboux.
4. Il sut de trouver une fon tion dérivable dont la dérivée n'est pas ontinue sur un segment.
Il existe
plein
d'exemples lassiques, mais rien de très très simple. Par exemple, f (x) =
1
x2 sin
x
, prolongée par ontinuité en 0 en posant f (0) = 0 est une fon tion qui onvient :
on sait que −x2 6 f (x) 6 x2 si x 6= 0, e qui sut à prouver que x→0 lim f (x) = 0 et valide don
le prolongement par ontinuité. De plus, f ′ (x)= 2x sin
1
x
− cos
1
x
(toujours si x 6= 0,
bien entendu). Cette fon tion n'a pas de limite en 0 (le mor eau de gau
he tend vers 0 par
en adrement, mais il est fa ile de réer des suitespour
lesquelles elui de droite tend vers 0
1
ou vers 1 par exemple). Pourtant, τ0,f (h) = x sin x a bien une limite nulle en 0 (toujours
le même en adrement, i i par −|x| et par |x|), e qui prouve que f est dérivable en 0 et que
f ′ (0) = 0.
Exer i e 14 (***)
1. En posant x = y = 0, on trouve f (0)(1−f (0)2 ) = 2f (0), don soit f (0) = 0, soit 1−f (0)2 = 2,
e qui est impossible ar ela impliquerait f (0)2 = −1. On peut don on lure dire tement
que f (0) = 0.
2. On xe dans l'égalité pré édente la valeur de y et on dérive pour obtenir f ′(x + y)(1 −
f (x)f (y)) − f ′ (x)f (y)f (x + y) = f ′ (x). Posons alors x = 0 et n'oublions pas que f (0) = 0
pour trouver f ′(y) − f ′(0)f (y)2 = f ′(0), soit f ′(0)(1 + f (y)2) = f ′(y), ou en ore (on peut
16
′
diviser, ça ne s'annule jamais) 1 +f f(y)
(y)2
= f ′ (0). La variable importe peu, on peut rempla er
les y par des x pour trouver la formule de l'énon é.
′
3. Notons a = f ′(0), on vient de prouver que 1 +f f(x) (x)2
= a, soit (arctan(f (x)))′ = a. Il sut
d'intégrer ette équation pour trouver arctan(f (x)) = ax + b, où a et b sont ee tivement
deux onstantes réelles.
4. Le problème de l'égalité pré édente, 'est qu'on sait bien que la fon tion arctan ne prend ses
valeurs qu'entre −1 et 1. En parti ulier, arctan(f (x)) ∈] − 1, 1[ quelle que soit la fon tion
f . On devrait don avoir, ∀x ∈ R, ax + b ∈] − 1, 1[. Ce n'est possible que si a = 0, don
si la fon tion f est onstante égale à b. Comme on sait que f (0) = 0, la onstante b est
né essairement nulle, et la fon tion f est don nulle. Ré iproquement, la fon tion nulle est
bien solution du problème posé.
fon tion f . Elle est dénie et dérivable sur R ( e qui est sous haque ra ine arrée est toujours
positif omme somme de deux arrés et même stri tement positif ar les deux arrés ne peuvent
pas s'annuler simultanément) et ∀x ∈ R, f ′(x) = p 22x − 1 2 + p 22x + 1 2 . Cette
x + (x − 1) x + (x + 1)
dérivée est trivialement positive sur l'intervalle 2 , +∞ où ha un des deux numérateurs est
1
e ients ti = n1 (dont la somme est bien égale à 1). Elle est dans le mauvais sens et sera
don vériée si la fon tion ln est on ave, ou si on préfère la remettre dans le bon sens si − ln
est onvexe, e qui est bien sûr le as (par exemple ar, en posant f (x) = − ln(x), f ′(x) = − x1
puis f ′′(x) = x12 qui est positif sur ]0, +∞[).
3. Pour simplier les al uls, on va réé rire l'inégalité légèrement diéremment : tout étant
3
positif, on peut hanger de té out e qu'on veut pour se ramener à montrer que sin (x)
cos(x)
> x3 .
3 2
Posons don f (x) = sin (x)
cos(x)
− x3 =
sin(x)(1 − cos (x))
cos(x)
− x3 = tan(x) − sin(x) cos(x) − x3 . La
fon tion f est ertainement de lasse C ∞ sur 0, π2 , e qui tombe plutt bien puisqu'on va
h h
17
la dériver quelques fois, jusqu'à obtenir une expression dont le signe n'est pas trop pénible à
obtenir : f ′(x) = 1 + tan2(x) − cos2 (x) + sin2(x) − 3x2 , trop ompliqué, f ′′(x) = 2 tan(x)(1 +
tan2 (x)) + 4 cos(x) sin(x) − 6x = 2 tan(x) + 2 tan3 (x) + 4 cos(x) sin(x) − 6x, en ore trop
ompliqué, f ′′′(x) = 2+2 tan2 (x)+6 tan2 (x)+6 tan4(x)+4 cos2 (x)−4 sin2(x)−6 = 8 tan2(x)+
6 tan4 (x) − 8 sin2 (x) en appliquant la formule cos2 (x) = 1 − sin2 (x) pour faire disparaitre
toutes les onstantes. Or, sur notre intervalle d'étude, sin(x) 6 x 6 tan(x) ( on avité du
sinus et onvexité de la tangente, qui ont une tangente ommune d'équation y = x en 0),
don 8 tan2(x) − 8 sin2 (x)h >π h0, e qui implique fa ilement f (x) > 0. La dérivée se onde f
′′′ ′′
est don roissante sur 0, 2 , et omme f ′′(0) = 0 (tous les termes sont nuls), f ′′ est don
elle-même positive. On ontinue à remonter : f ′ est roissante et f ′(0) = 0 (les seuls termes
non nuls sont le 1 et le − cos2(0) égal à −1), don f ′ est positive et f roissante. Il ne reste
plus qu'à vérier que f (0) = 0 pour en déduire la positivité de la fon tion f et l'inégalité
souhaitée.
1 2
4. Posons don f (x) = x + x = x2 + 2 + x12 . La fon tion f est dénie et de lasse C ∞
sur ]0, +∞[, et f ′(x) = 2x − x23 , puis f ′′(x) = 2 + x64 > 0, don la fon tion f est onvexe.
Appliquons l'inégalité de Jensen aux réels ai ave des oe ients tous égaux à n1 (pour avoir
n n n
!
1X 1X
une somme égale à 1) : f n ai 6 n f (ai). Comme on a de plus supposé ai = 1,
X
Exer i e 16 (**)
1. La fon tion xf est dénie et de lasse C ∞ sur R puisquex
1+ex > 1. On al ule don simplement
1
f ′ (x) =
e
1+e x
= 1−
1+e x
, puis f ′′ (x) =
e
(1 + ex )2
, qui est manifestement toujours positive.
La fon tion f est don onvexe sur R.
2. É rivons l'inégalité de Jensen pour la fon tion f , ave des oe ients égaux (et don tous
P n
égaux à n1 pour avoir une somme égale à 1) : ln 1 + e 1X
ln(1 + ey ). Les
1 n
y i i
n i=1 6
n
propriétésde la fon tion lnet de la fon tion exponentielle permettent de réé rire e i sous la
i=1
1 1
n n
! !
n n
yi = ln(xi ), e qu'on peut faire puisque les nombres sont supposés stri tement positifs) pour
re onnaître l'inégalité demandée.
3. Une astu e débile : on applique l'inégalité pré édente aux réels stri tement positifs xyk :
v v v k
u n xk u n u n
uY uY uY
1+ , puis on multiplie les deux membres de l'inégalité par
xk
1+ t
n
6 n
t n
t yk
yk yk
k=1 k=1 k=1
(qui est évidemment positif), e qui donne exa tement la nouvelle inégalité souhaitée.
18
Exer i e 17 (*)
Si P est un polynme s indé à ra ines simples, il admet n ra ines réelles distin tes (où n est le
degré du polynme) que l'on peut lasser par ordre roissant et noter a1 < a2 < · · · < an . On peut
alors appliquer le théorème de Rolle sur ha un des intervalles [ai , ai+1 ] (la fon tion polynmiale
orrespondant à P s'annule aux deux extrémités de l'intervalle et elle est bien sûr dérivable) pour
en déduire l'existen e de n − 1 réels bi tels que a1 < b1 < a2 < b2 < · · · < bn−1 < bn et ∀i ∈
{1, 2, . . . , n − 1}, P ′ (bi ) = 0. Les réels bi étant distin ts par onstru tion, le polynme dérivé P ′
admet don (au moins) n − 1 ra ines réelles distin tes. Mais omme il est de degré n − 1, il ne peut
de toute façon ademettre plus de n − 1 ra ines, e qui prouve que toutes ses ra ines sont simples et
réelles.
Exer i e 18 (**)
1. La fon tion f est C ∞ sur R, de dérivée f ′(x) = 1 − 12 x. Elle admet don un maximum en
x = 2, de valeur f (2) = 1 + (2 − 4) = , et est roissante sur ] − ∞, 2] et dé roissante
1 3
4 2
sur [2, +∞[. Les points xes sont déterminés en résolvant l'équation f (x) = x, 'est-à-dire
1 √ √
(2 − x2 ) = 0, d'où deux points xes pour x = 2 et x = − 2.
4
2. En eet, si 1 6 x 6 2, −1 6 − 21 x 6 − 12 et 0 6 f ′(x) 6 21 , don |f ′(x)| 6 12 . Quant à l'image
de [1,2] par f , omme la fon tion est roissante sur ette intervalle, elle vaut [f (1), f (2)] =
5 3
, ⊂ [1, 2].
4 2
3. C'est une ré urren e toute simple : u0 = 1 ∈ [1, 2], et si un ∈ [1, √
2], on a d'après la question
pré édente f (un) ∈ [1, 2], soit un+1 ∈ [1, 2]. Comme un ∈ [1, 2] et 2 ∈ [1, 2], et que |f ′(x)| 6
1 √ √
2
sur et intervalle, on peut appliquer l'IAF entre un et 2 et obtenir |f (un ) − f ( 2)| 6
1 √ √ √
|un − 2|. Comme f ( 2) = 2 ( 'est un point xe de f ) et f (un ) = un+1 (par dénition),
2
√ √
on a bien |un+1 − 2| 6 12 |un − 2|.
√
4. Prouvons par ré urren e Pn : |un − 2| 6 21n . Pour n = 0, la propriété P0 stipule que
√
|1 − 2| 6 1, e qui est vrai. Supposons désormais Pn vraie, on a alors d'après la question
√ √ √
pré édente |un+1 − 2| 6 12 |un − 2|, et par ailleurs, par hypothèse de ré urren e |un − 2| 6
1 √ 1 1 1
2 n
. On peut ombiner les deux inégalités pour obtenir |un+1 − 2| 6 × n = n+1 . Cela
2 2 2
prouve Pn+1 et a hève la ré urren e.
√
Comme n→+∞ lim n = 0, et 0 6 |un − 2| 6 n , le théorème des gendarmes permet d'armer
1
2√
1
√2
que n→+∞
lim |un − 2| = 0, soit lim un = 2.
n→+∞
5. On sait que l'inégalité sera vériée dès que 21n 6 10−9 , soit en passant au logarithme −n ln 2 6
9 ln 10
−9 ln 10, ou en ore n > ≃ 30. Il faut don al uler le trentième terme de la suite pour
ln 2 √
être ertain d'avoir une valeur appro hée de 2 à 10−9 près. En pratique, on onstate en fait
que le terme u19 est déjà une valeur appro hée à 10−9 près.
19
Exer i e 19 (**)
lim f (x) = 0 (pas de forme indéterminée). De plus, f est dérivable et C 1 sur
1. En eet, on a x→0 +
1
0; , de dérivée f ′(x) = ln(lnx x++1 1)
e
−1
2
=
ln x
(ln x + 1)2
, qui a également pour limite 0 en 0 (en
fa torisant par exemple par ln(x) en haut et en bas). D'après le théorème de prolongement
de la dérivée, la fon tion f est don dérivable en 0, et f ′(0) = 0.
2. On a déjà al ulé f ′, il est don fa ile de onstater que f est dé roissante sur 0; 1e et sur
1
;1 , et roissante sur [1; +∞[. On peut ainsi tra er la ourbe suivante :
e
0
0 1 2 3 4 5 6
−1
−2
3. Résolvons f (x) = x. Si on élimine la valeur 0 (qui est ee tivement un point xe de f ), on
peut simplier par x et obtenir ln x1+ 1 = 1, soit ln x + 1 = 1, don x = 1. Il y a don deux
points xes : 0 et 1.
2
4. (a) La fon tion g est C ∞ sur R+, de dérivée g′ (x) = (x + 1)(x −+ 2x(x
1)4
+ 1)
=
1−x
(x + 1)3
. Elle
admet don un maximum en 1, de valeur g(1) = 41 . Comme g(0) = 0 et x→+∞ lim g(x) = 0,
on en déduit que ∀x > 0, 0 6 g(x) 6 41 . Or, on a f ′(x) = g(ln x). Si x > 1, ln x > 0, et on
peut lui appliquer l'inégalité pré édente : 0 6 g(ln x) 6 41 , 'est-à-dire 0 6 f ′(x) 6 14 .
(b) Pour appliquer l'IAF, il faut d'abord vérier que ∀n ∈ N, xn ∈ [1, +∞[. En onstatant
que l'intervalle [1, +∞[ est stable par f , on peut le prouver par une simple ré urren e :
x0 = 2 > 1, et en supposant xn > 1, on obtient, en utilisant la roissan e de f sur [1, +∞[,
f (xn ) > f (1) = 1, don xn+1 > 1, e qui a hève la ré urren e.
On a don 1 ∈ [1, +∞[ et xn ∈ [1, +∞[. De plus, |f ′(x)| 6 14 sur [1; +∞[. En appliquant
l'IAF, on obtient don |f (xn) − f (1)| 6 |xn − 1|, soit |xn+1 − 1| 6 41 |xn − 1|.
Prouvons ensuite par ré urren e la propriété Pn : |xn − 1| 6 41n . Pour n = 0, P0 stipule
que |2 − 1| 6 1, e qui est vrai. Supposons ensuite Pn vraie, on obtient alors |xn+1 − 1| 6
1
|xn − 1| ( f plus haut) 6 × n (hypothèse de ré urren e), e qui prouve Pn+1 et a hève
1 1
4 4 4
la ré urren e.
20
( ) Comme n→+∞
lim n = 0, et 0 6 |xn − 1| 6 n , le théorème des gendarmes permet d'armer
4
1
4
1
que n→+∞
lim |xn − 1| = 0, soit lim xn = 1.
n→+∞
Exer i e 20 (***)
1. La fon tion f est dénie et de lasse C ∞ sur R∗ omme quotient de fon tions usuelles. Par
ailleurs, en tant que quotient de fon tions impaires, la fon tion f est paire.
2. On sait que x→0
lim
sh(x)
x
= 1 (et si on ne le sait pas, on le retrouve par exemple en onstatant
que sh(x)
x
est le taux d'a roissement de sh en 0, et a don pour limite ch(0) = 1 en 0),
don lim
x
x→0 sh(x)
= 1, et on peut prolonger la fon tion f en posant f (0) = 1. La dérivée de f
est f ′(x) = sh(x) −2 x ch(x) . Pas de méthode simple malheureusement pour al uler la limite
sh (x)
en 0 de ette dérivée, il faut soit utiliser des développements limités ( 'est alors très simple)
soit au moins avoir re ours à la règle de l'Hpital de l'exer i e 11. On peut alors é rire, sous
sh(x) − x ch(x) ch(x) − ch(x) − x sh(x)
réserve d'existen e de toutes es limites, x→0
lim 2 = lim
2 ch(x) sh(x)
=
sh (x) x→0
−x sh(x)
lim
x→0 2 ch(x) sh(x)
. Ce quotient a manifestement pour limite 0 en 0. La fon tion f est dé-
rivable en 0, et f ′(0) = 0. Ce n'est pas une surprise dans la mesure où la fon tion est
3
paire. Passons à la dérivée se onde : f ′′(x) = −x sh (x) − 2 ch(x) sh(x)(sh(x) − x ch(x))
=
sh4 (x)
2x ch2 (x) − 2 ch(x) sh(x) − x sh2 (x)
. Tentons une fois de plus le re ours à la règle de l'Hpital,
sh3 (x)
2 2 2 2
le quotient des dérivées vaut 2 ch (x) + 4x ch(x) sh(x) − 2 ch (x) − 22 sh (x) − sh (x) − 2x ch(x) sh(x)
3 ch(x) sh (x)
2
2x ch(x) sh(x) − 3 sh (x) 2x ch(x) − 3 sh(x) 2 x 1 1
= 2 =
3 ch(x) sh(x)
= −
3 sh(x) ch(x)
, qui a pour limite −
3
3 ch(x) sh (x) x→0
en 0, don par appl iation du théorème de prolongement de la dérivée (à la dérivée de f ), la
fon tion f est deux fois dérivable en 0 et f ′′(0) = − 13 .
Pour les urieux, ave les développements limités, on aurait simplement pu é rire e i :
1 x2
+ o(x2 ) et en déduire immédia-
x x
f (x) = = 3 = 2 = 1 −
sh(x) x→0 x + x + o(x3 ) 1 + x
+ o(x 2) 3
tement les valeurs demandées.
3 3
3. Il s'agit de résoudre l'équation ex − e−x = 2, soit e2x − 2ex − 1 = 0 quitte à multiplier par
ex . En posant X = ex , on se ramène à l'équation du se ond degré X 2 −√2X − 1 = 0, qui
√
a pour dis riminant ∆ = 4 + 4 = 8, et admet deux solutions X1 = 2 −2 8 = 1 − 2, et
√
X2 = 1 + 2. Puisque X1 < 0, on peut éliminer √ette solution, et √ garder omme unique
solution de l'équation initiale α = ln(X2 ) = ln(1 + 2). Comme 1 + 2 < e (on a environ
2, 42 à gau he, et 2, 72 à droite), α √
∈]0, 1[. Comme on sait que ch2 (α) − sh2 (α) = 1, on peut
dire que ch (α) = 2, don ch(α) = 2 ( ette fon tion ne prenant que des valeurs positives).
2
4. La fon tion g : t 7→ ch(t) − t a pour dérivée sh(t) − 1, dont on vient de voir qu'elle s'annule
uniquement en α. La fon tion g est don dé roissante √ sur ] − ∞, α] et roissante sur [α, +∞[.
Elle admet pour minimum g(α) = ch(α) − α = 2 − α > 0 puisque α ∈]0, 1[. La fon tion
g est don stri tement positive sur R. Pour démontrer les inégalités suivantes, ommençons
par poser h(t) = t ch(t) − sh(t), alors h′ (t) = ch(t) + t sh(t) − ch(t) = t sh(t) > 0. La fon tion
h est don roissante sur R+ , omme h(0) = 0, la fon tion h est positive. Posons désormais
21
1 2
i(t) = sh (t) − t ch(t) + sh(t),
on al ule i′ (t) = sh(t) ch(t) − t sh(t) = sh(t)(ch(t) − t) > 0
2
d'après le début de la question. La fon tion i est don roissante, et s'annule elle aussi en 0,
elle est positive, e qui prouve la deuxième inégalité.
5. La fon tion f étant dé roissante sur R+ , vériant f (0) = 1 et x→+∞
lim f (x) = 0 (par roissan e
omparée), elle admet né essairement un point xe sur [0, +∞[. Vous n'êtes pas onvain us ?
Posez g(x) = f (x) − x, alors g est elle aussi dé roissante sur R+ (même si 'est i i inutile
de s'en rendre ompte), vérie g(0) = 1, et g(1) = f (1) − 1 < 0, puisque f (1) < f (0) = 1,
don en appliquant le théorème des valeurs intermédiaires à la fon tion g, elle- i s'annule
entre 0 et 1, e qui orrespond àαun point xe de f . En fait, on onnait très bien e point
xe : 'est α puisque f (α) = sh(α) = α (par dénition, sh(α) = 1). La fon tion f ′ étant
majorée en valeur absolue par 12 d'après la question pré édente, on peut é rire que, ∀n ∈ N,
1 1
|f (un ) − f (α)| 6 |un − α|, soit |un+1 − α| 6 |un − α|. Par une ré urren e fa ile (et très
2 2
lassique), on prouve alors que ∀n ∈ N, |un −α| 6 21n : 'est vrai au rang 0 ar |u0 −α| = α 6 1,
et en le supposant au rang n, alors |un+1 − α| 6 12 |un − α| 6 12 × 21n 6 2n+1 1
. Une simple
appli ation du théorème des gendarmes permet alors d'armer que n→+∞ lim |un − α| = 0, don
lim un = α.
n→+∞
Problème 1 (***)
1. (a) C'est une équation
√ du se ond degré,
√ qu'on sait très bien résoudre : ∆ = 1 + 4 = 5,
−1 + 5
x1 =
2
et x2 =
−1 − 5
2
. La deuxième solution est manifestement négative,
√
quant à la première, on peut l'en adrer en partant de 4 < 5 < 9 ⇒ 2 < 5 < 3, don
1
< x1 < 1. Il y a don bien une solution unique à l'équation sur l'intervalle ]0, 1[.
2
(b) Si1
2
6 x 6 1, on a 3
2
6 x + 1 6 2, don 1
2
6 f (x) 6 .
2
3
Comme 2
3
< 1, on en déduit que
1
6 f (x) 6 1.
2
( ) La fon tion f est bien sûr dérivable sur son ensemble de dénition, et f ′(x) = − (x +1 1)2 .
En reprenant la question pré édente, si 12 6 x 6 1, on a 12 6 x +1 1 6 32 , don en élevant
au arré (tout est positif), 14 6 (x +1 1)2 6 49 , soit 12 6 |f ′(x)| 6 49 .
1
(d) Commençons par prouver par ré urren e que ∀n ∈ N, un ∈ 2
: u0 = 1 appartient
,1
bien à l'intervalle 21 , 1 . Supposons désormais que 12 6 un 6 1, alors d'après les questions
pré édentes 12 6 f (un ) 6 1, soit 12 6 un+1 6 1, e qui a hève la ré urren e.
Constatons par ailleurs que r2 est un point xe de la fon tion f : on sait que r2 vérie
r22 + r2 − 1 = 0, soit r2 (r2 + 1) = 1, don r2 =
1
r2 + 1
ou en ore f (r2) = r2.
On
peut désormais appliquer l'IAF à un et r2 , qui appartiennent tous deux à l'intervalle
1 4
, 1 ( f questions pré édentes), sur lequel on a vu que |f ′ (x)| 6 . On en déduit que
2 9
|f (un ) − r2 | 6 |un − r2 |, soit |un+1 − r2 | 6 |un − r2 |.
4 4
9 9
22
n
Montrons enn par ré urren e la propriété Pn : |un − r2| 6 94 . Pour n = 0, |u0 − r2| =
|1−r2 | 6 1 ar r2 ∈]0; 1[, e qui prouve P0 . Si on suppose Pn vériée, on peut faire le al ul
suivant en utilisant su essivement le résultat pré édent et l'hypothèse de ré urren e :
n n+1
4 4 4 4
|un+1 − r2 | 6 |un − r2 | 6 ×
9 9 9
6
9
. Cette dernière inégalité prouve Pn+1
et a hève don la ré urren e.
4 n
Comme 9 < 1, la suite 9 onverge vers 0, et le théorème des gendarmes nous permet
4
81
(d) On aimerait appliquer l'IAF à r3 et à vn en utilisant la majoration de |f ′(x)| obtenue à la
question pré édente. Il faut pour ela vérier que vn est toujours dans et intervalle, e qui
se fait en utilisant la stabilité de l'intervalle
par une ré urren e identique à elle du début
la question 1.d, et que r3 ∈ 3 , 1 et est un point xe de g. Comme 313 + 312 + 13 − 1 =
1
1 1 1 14 1
+ + −1 = − < 0, on a ee tivement r3 > ( f étude de la question a). De
27 9 3 27 3
plus, r33 + r32 + r3 − 1 = 0 ⇒ r3(r32 + r3 + 1) = 1 ⇒ r3 = f (r3), don r3 est un point xe
de f . On peut don bien appliquer l'IAF pour obtenir |f (vn ) − f (r3 )| 6 135
169
|vn − r3 |, soit
135
|vn+1 − r3 | 6 |vn − r3 |.
169
135 n
On fait ensuite notre petite ré urren e lassique pour prouver que |un − r3| 6 169
( omme dans la question 1.d, on majore |v0 − r3 | par 1 en utilisant que 13 6 r3 6 1, et le
reste de la ré urren e est identique en remplaçant les 49 par des 135
169
).
La on lusion est également la même : 135 169
< 1 don le membre de droite de notre inégalité
tend vers 0, et en appliquant le théorème des gendarmes, lim |vn − r3| = 0, 'est-à-dire
n→+∞
23
que n→+∞ lim vn = r3 .
3. (a) La fon tion hn est C ∞ sur R+, de dérivée h′n (x) = nxn−1 + (n − 1)xn−2 + · · · + 2x + 1. La
fon tion hn étant stri ement roissante sur R+ , elle y est bije tive. Comme hn (0) = −a < 0
et x→+∞lim hn (x) = +∞, on en déduit que l'équation hn (x) = 0 a bien une solution (unique
par bije tivité) sur [0, +∞[. De plus, on a hn (1) = n − a, don hn (1) > 0 si n > a. En
appliquant le théorème des valeurs intermédiaires, hn s'annule alors sur l'intervalle ]0, 1[
et tn ∈]0, 1[.
(b) C'est un simple al ul : (x − 1)hn (x) = (x − 1)(xn + xn−1 + · · · + x2 + x − a) = xn+1 + xn +
· · · + x3 + x2 − ax − xn − xn−1 − · · · − x2 − x + a = xn+1 − ax − x + a = xn+1 − (a + 1)x + a.
() Notons que hn+1 (x) = xn+1 + hn (x). Comme hn (tn ) = 0 (par dénition), on a don
hn+1 (tn ) = tn+1n > 0, don hn+1 (tn ) > hn (tn ). Comme par ailleurs on a aussi, toujours
par dénition, hn+1(tn+1) = 0, on en déduit que hn+1(tn ) > hn+1(tn+1 ). La fon tion hn+1
étant stri tement roissante sur R+ , ela implique tn > tn+1, et la suite (tn ) est don
stri tement dé roissante. Étant minorée par 0, elle est don onvergente.
(d) On vient de voir que la suite (tn ) était dé roissante, don ∀A > n, 0 < tn 6 tA , et omme
tn et tA sont tous deux stri tement inférieurs à 1, 0 < tnn 6 tnA . Fixons don A > a (de
façon à e que tA soit une onstante). Comme tA < 1 dans e as, n→+∞ lim tnA = 0. En
appliquant le théorème des gendarmes, on en déduit que n→+∞ lim tnn = 0.
(e) En reprenant la relation obtenue à la question b et en l'appliquant pour x = tn , on obtient
0 = tn+1 n − (a + 1)tn + a, soit (a + 1)tn − a = tn × tnn . Le membre de droite onvergeant vers
0 d'après la question pré édente, on a don lim (a + 1)tn − a = 0, soit lim tn = .
a
n→+∞ n→+∞ a+1
4. (a) Tout omme pour la fon tion hn , in est dérivable de dérivée stri tement positive sur R+ ,
don y est stri tement roissante et bije tive. Comme in (0) = −a < 0, et x→+∞ lim in (x) =
+∞, la fon tion s'annule né essairement une unique fois sur R+ . De plus, in (1) = n + n −
n(n + 1)
1+···+2+1−a = − a. Si n(n + 1) > 2a, on aura don in (1) > 0, et la fon tion
2
in s'annulera alors sur ]0, 1[.
k=n k=n
(b) En ore du al ul :
X X
(x − 1)2 in (x) = (x2 − 2x + 1) kxk − a(x − 1)2 = kxk+2 −
k=1 k=1
k=n
X k=n
X k=n+2
X k=n+1
X k=n
X
2kxk+1 + kxk −a(x−1)2 = (k−2)xk − (2k−2)xk + kxk −a(x−1)2 =
k=1 k=1 k=3 k=2 k=1
(n−1)xn+1 +nxn+2 −2x2 −2nxn+1 +x+2x2 −a(x−1)2 = nxn+2 −(n+1)xn+1 +x−a(x−1)2 .
( ) Même hose qu'à la question 3.c en onstatant que in+1 (x) = in (x) + (n + 1)xn+1 , don
in+1 (yn ) > in (yn ). On en déduit que in+1 (yn ) > 0, soit in+1 (yn ) > in+1 (yn+1 ) puis, par
roissan e de la fon tion in+1, yn > yn+1. La suite (yn ) est don dé roissante et minorée
par 0, elle onverge.
(d) En ore une fois, la dé roissan e de la suite donne immédiatement l'inégalité, et en xant
A à une valeur onvenable, on sait que yA < 1, don lim nyA n = 0 (un petit oup de
n→+∞
roissan e omparée i i) et, par théorème des gendarmes, n→+∞ lim nynn = 0.
Reprenons alors la relation de la question b, appliquée à x = yn , pour en déduire en passant
à la limite que n→+∞
lim yn +a(yn −1)2 = 0, soit β −a(β −1)2 = 0, soit aβ 2 −(1+2a)β +a = 0,
équation du se ond degré dont le dis riminant vaut ∆ = (1 + 2a)2√− 4a2 = 1 + 4a,
qui est toujours positif, et admet don deux ra ines β1 = 1 + 2a +2a 1 + 4a , et β2 =
√
1 + 2a − 1 + 4a
2a
. Reste à savoir laquelle des deux valeurs est la bonne. On sait que
24
0 6 β < 1. Or,√β1 > 1 (son numérateur est plus grand que son dénominateur). On a don
1 + 2a − 1 + 4a
β=
2a
.
Problème 2 (***)
1. Mon tout bête programme maison (j'ai rajouté un troisième paramètre n orrespondant au
nombre de termes al ulés) :
import [Link] as plt
def logistique(x,k) :
abs isses=[i/1000.0 for i in range(1001)℄
def f(a) :
return k*a*(1-a)
ordonnees=[f(i) for i in abs isses℄
[Link](abs isses,abs isses)
[Link](abs isses,ordonnees)
l1=[x℄
l2=[0℄
for i in range(n) :
y=f(x)
[Link](x)
[Link](y)
[Link](y)
[Link](y)
x=y
[Link](l1,l2)
return l1
2. (a) On a don pour l'instant f (x) = x(1 − x) = x − x2. La fon tion est dérivable sur [0, 1], de
dérivée f ′(x) = 1 − 2x, et on peut don dresser le tableau de variations suivant :
1
x 0 2 1
f ′ (x) + 0 −
1
4
✒ ❅
f ❅
❘
❅
0 0
f (x) − x 0 + +
25
3. (a) Cette fois- i, f (x) = 2x − 2x2 , et f ′(x) = 2 − 4x. En fait, on peut d'ores et déjà onstater
que le signe de f ′(x) ne dépend absolument pas de la valeur de k, seul le maximum de la
fon tion hangera, ainsi que le signe de f (x) − x. I i, f (x) − x = x − 2x2 s'annule quand
x = 0 et quand x = , ave un signe positif entre es deux ra ines, d'où le tableau suivant :
1
2
1
x 0 2 1
′
f (x) + 0 −
1
2
✒ ❅
f ❅
❘
❅
0 0
f (x) − x 0 + 0 −
(b) Si u0 = 0, la suite sera onstante égale à 0 puisqu'il s'agit d'un poin xe. Si u0 = 1, on
aura u1 = f (1) = 0, et la suite va don stationner à 0 à partir du rang 1.
( ) La stabilité de l'intervalle est évidentevues
les variations
de f : la fon tion est roissante et
0 et sont deux points xes, don f
1 1
= 0, . Si u0 se trouve dans et intervalle,
1
0,
2 2 2
e sera don aussi le as de tous les autres termes de la suite (ré urren e triviale), et on
aura un+1 − un = f (un ) − un > 0, don la suite est roissante. Étant majorée par 12 , elle
onverge don , et sa limite est égale à 12 (on ne peut pas onverger vers 0 en partant de
u0 > 0 pour une suite roissante).
1
(d) Dans e as, u1 ∈ 0, 2 , et la suite devient don roissante à partir du rang 1, et onver-
gera de même vers 12 . Une illustration, ette fois en partant de u0 = 109 :
26
4. (a) Les variations n'ont toujours pas hangé, le maximum de f valant maintenant 1. Les points
xes sont désormais obtenues en résolvant l'équation 3x−4x2 = 0, don on a omme points
xes x = 0 et x = 34 . De plus, f ′(0) = 4 ( ette valeur ne sera pas vraiment utilisée par la
suite, mais le fait qu'elle soit (largement) plus grande que 1 explique que 0 est un point
xe répulsif, don que la suite (un ) ne va pas pouvoir tendre vers 0, sauf dans le as d'une
suite stationnaire.
(b) En eet, le signe de f (x) − x est, omme pré édemment, positif entre les deux points
xes, don sur tout l'intervalle 0, 4 . L'énon é était impré is, si on veut une inégalité
3
stri te f (x) > x, il faut bien sûr prendre un intervalle ouvert du té de 0. Par l'absurde,
supposons don que la suite (un ) tende vers 0 en ne prenant jamais la valeur 0. Alors,
en appliquant la dénition de la limite ave ε = 21 , il existe un entier n0 à partir duquel
on aura toujours 0 < un 6 12 . Mais dans e as, ∀n > n0, un+1 − un = f (un) − un > 0,
don la suite est stri tement roissante à partir du rang n0. On a don né essairement
un > un > 0, e qui est ontradi toire ave une limite nulle (si (un ) onverge, sa limite
sera supérieure ou égale à un ). Notre hypothèse est don impossible : si (un ) tend vers 0,
0
27
Ave u0 = 0.6 et k = 3.5, on se rappro he très vite d'un y le de période 4 (sur e graphique et
les deux qui l'entourent, on a représenté les 100 premiers termes de la suite et pas seulement
les 30 premiers) :
29