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Introduction à la pathologie chirurgicale

Ce document présente une introduction à la pathologie chirurgicale, définissant les pathologies nécessitant une intervention chirurgicale, classifiant les actes selon leur urgence, et décrivant le rôle crucial des infirmiers dans le processus de soin. Il aborde également les notions d'asepsie et d'antisepsie, ainsi que les infections chirurgicales, les plaies, abcès et brûlures, et les principes de prise en charge associés. Enfin, il traite des fractures, luxations et entorses dans le cadre de la chirurgie orthopédique et digestive.

Transféré par

Laurent D'oré MPARARA
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Introduction à la pathologie chirurgicale

Ce document présente une introduction à la pathologie chirurgicale, définissant les pathologies nécessitant une intervention chirurgicale, classifiant les actes selon leur urgence, et décrivant le rôle crucial des infirmiers dans le processus de soin. Il aborde également les notions d'asepsie et d'antisepsie, ainsi que les infections chirurgicales, les plaies, abcès et brûlures, et les principes de prise en charge associés. Enfin, il traite des fractures, luxations et entorses dans le cadre de la chirurgie orthopédique et digestive.

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Chapitre I.

Introduction à la pathologie chirurgicale

🎯 Objectifs d’apprentissage

À la fin de ce module, l’étudiant(e) sera capable de :


• Définir ce qu’est une pathologie chirurgicale.
• Classer les actes chirurgicaux selon leur urgence.
• Décrire le rôle de l’infirmier(ère) dans la chaîne de soins chirurgicaux.

1. Définition de la pathologie chirurgicale

Une pathologie chirurgicale est une affection (maladie) nécessitant, pour sa


prise en charge, un acte opératoire (chirurgical) afin de diagnostiquer, traiter
ou corriger une anomalie anatomique, fonctionnelle ou traumatique.

Exemples :

• Appendicite aigue→ appendicectomie


• Fracture déplacée → réduction et ostéosynthèse
• Abcès → incision et drainage

2. Classification des actes chirurgicaux

 Urgence chirurgicale: Doit être réalisée dans un délai très court (< 6 h)
ex: Occlusion intestinale, péritonite
 Chirurgie semi-urgente: Intervention nécessaire, mais pas immédiate (24-
48 h)
ex: Hernie étranglée, abcès chaud
 Chirurgie programmée (élective): Planifiée à l’avance, patient stable
ex: Goitre, kyste mammaire, cataracte

3. Rôle de l’infirmier(ère) en chirurgie

a. Avant l’opération (préopératoire)


• Préparer psychologiquement et physiquement le patient.
• Vérifier les examens préopératoires (bilan, groupe sanguin, etc.).
• Assurer le jeûne et l’hygiène préopératoire.
• Transmettre les informations au chirurgien et anesthésiste.

l’anesthésie peut être :


 Locale
 Loco-régionale
 Générale
b. Pendant l’opération (bloc opératoire) (si impliqué(e))
• Aide à la mise en place du patient.
• Aide au champ opératoire (infirmier(e) circulant(e) ou instrumentiste).
• Contrôle du matériel.

c. Après l’opération (postopératoire)


• Surveillance des paramètres vitaux (PA, pouls, température,
respiration).
• Évaluation de la douleur.
• Soins de plaie et surveillance du pansement.
• Prévention des complications : infection, embolie, saignement,
escarre.
• Éducation du patient sur les soins post-chirurgicaux.

🧠 À retenir

« La chirurgie sauve, mais c’est le soin infirmier qui guérit. »

Chapitre II. Notion d’Asepsie et antisepsie

1. Définitions
• Asepsie : Ensemble de méthodes visant à empêcher la contamination
d’une zone, d’un objet ou d’un patient par des micro-organismes.
→ But : prévenir l’infection.
→ Principe : empêcher les microbes d’entrer.
• Antisepsie : Application de produits chimiques (antiseptiques) sur les
tissus vivants pour détruire ou réduire les micro-organismes.
→ But : diminuer les germes présents.
→ Principe : tuer les microbes présents.

2. Principes de l’asepsie

a) Hygiène du personnel
• Lavage des mains (eau + savon ou solution hydroalcoolique)
• Port de gants, masque, blouse propre, coiffe

b) Stérilisation du matériel
• Par autoclave (vapeur), chaleur sèche ou gaz
• Tout ce qui entre en contact avec un site stérile doit être stérilisé

c) Champ opératoire
• Préparation de la peau avec antiseptique
• Draps stériles, instruments stériles
3. Principes de l’antisepsie

a) Choix de l’antiseptique
• Dépend de la zone à traiter : peau, plaie, muqueuse
• Exemples :
• Chlorhexidine (Hibitane) : efficace, large spectre, usage cutané
• Bétadine (Povidone iodée) : bonne efficacité, attention aux allergies à
l’iode
• Alcool 70 % : action rapide, ne pas utiliser sur les plaies

b) Règles d’utilisation
• Nettoyer avant d’ appliquer un antiseptique
• Respecter le temps de contact (minimum 1 à 2 minutes)
• Ne jamais mélanger deux antiseptiques (risque de réaction chimique)

5. Risques en cas de non-respect


• Infections nosocomiales
• Retards de cicatrisation
• Augmentation de la morbidité et mortalité

Résumé
• Asepsie : empêcher les microbes d’entrer → stérilisation, hygiène
• Antisepsie : tuer les microbes présents → usage d’antiseptiques
• Les deux sont complémentaires, surtout en chirurgie et soins invasifs

Lavage des mains


Chapitre III: Infections chirurgicales

🎯 Objectifs pédagogiques

À la fin de ce module, l’élève sera capable de :


• Définir ce qu’est une infection chirurgicale.
• Identifier les principales infections rencontrées en chirurgie.
• Reconnaître les signes cliniques d’une infection chirurgicale.
• Expliquer les mesures de prévention et le rôle infirmier.

🦠 1. Définition

Une infection chirurgicale est une infection localisée ou généralisée qui


survient après un geste chirurgical, souvent au niveau du site opératoire.
📌 On parle aussi d’infection du site opératoire (ISO).

🔍 2. Classification
① Superficielle Peau, tissu sous-cutané ex: abcès, suppuration
② Profonde Muscle, fascia, cavité opérée Abcès profond, péritonite
③ Systémique / généralisée Organes à distance, septicémie
Infection sur cathéter, choc septique

👀 3. Signes cliniques
 Rougeur, douleur, chaleur, œdème autour de la plaie
 Écoulement purulent
 Fièvre (> 38 °C)
 Retard de cicatrisation
 Mauvaises odeurs
 Indices biologiques : GB ↑, CRP ↑

💊 4. Traitement
 Antibiothérapie adaptée (selon antibiogramme si possible)
 Drainage des collections purulentes
 Soins locaux : pansement, désinfection
 Parfois reprise chirurgicale (en cas de nécrose ou d’abcès profond)

5. Prévention des infections

Mesure Exemples
 Hygiène des mains: ex: Lavage avant/après tout soin
 Asepsie opératoire: ex: Champs stériles, stérilisation
 Antibioprophylaxie Avant chirurgie à haut risque infectieux
 Préparation cutanée du patient:ex: Rasage, antisepsie
 Surveillance post-opératoire ex: Température, aspect de la plaie

6. Rôle infirmier
 Préparer un environnement propre et stérile
 Appliquer rigoureusement les règles d’asepsie
 Identifier les signes d’infection précocement
 Réaliser les soins de plaie selon les protocoles
 Participer à l’éducation du patient (hygiène, signes à surveiller)
 Collaborer avec l’équipe médicale pour l’adaptation du traitement.

chapitre IV. PLAIES, ABCÈS ET BRÛLURES

Objectifs :
• Comprendre les définitions de plaie, abcès et brûlure.
• Identifier les signes cliniques.
• Connaître les principes de prise en charge.
• Acquérir les bases nécessaires à la pratique infirmière ou technique.

1. PLAIES

🔹 Définition :

1. Les plaies (complété)


a) Définition
• Solution de continuité de la peau, causée par un agent externe
(coupure, choc, piqûre, etc.).
Une plaie est une rupture de la continuité de la peau (et parfois des tissus
sous-jacents)

🔹 Types de plaies :
 Plaie simple : coupure sans lésion profonde.
 Plaie compliquée : plaie infectée, hémorragique ou atteignant
nerfs/vaisseaux/os.
 Plaie ouverte/fermée, contuse, incisée, lacérée, par balle, etc.

🔹 Signes cliniques :
 Douleur
 Saignement
 Écartement des berges
 Risque d’infection (rougeur, chaleur, pus…)

🔹 Prise en charge :
1. Évaluation : taille, profondeur, contamination, corps étranger.
2. Nettoyage : eau propre ou sérum physiologique.
3. Désinfection : antiseptique (ex : polyvidone iodée).
4. Suture (si plaie propre < 6h et profonde).
5. Pansement : stérile, sec ou humide selon le cas.
6. Vaccin antitétanique et/ou sérum antithétique : selon le statut
vaccinal.
7. Antibiothérapie : si risque d’infection élevé.
8. Suivi : changement de pansement, surveillance.

2. ABCÈS

🔹 Définition :

Un abcès est une accumulation de pus dans une cavité formée dans un tissu
suite à une infection bactérienne.

🔹 Signes cliniques :

 Douleur localisée
 Tuméfaction (gonflement) rouge, chaud, douloureux ( douleur
pulsatile)
NB: abcès froid:pas des signes de l’inflammation, abcès chaud: signe de
l’inflammation.
 Fluctuation (sensation de liquide)
 Fièvre (parfois)
🔹 Prise en charge :
1. Antibiotiques : en cas de fièvre ou infection généralisée.
2. Incision-drainage :
• Désinfection
• Ouverture de l’abcès
• Drainage du pus
• Rinçage et pansement
3. Soins locaux : pansements quotidiens
4. Éducation du patient : hygiène, suivi.

3. BRÛLURES

🔹 Définition :

Lésion de la peau (et parfois des tissus profonds) causée par la chaleur, un
produit chimique, l’électricité ou la radiation.

🔹 Degrés de brûlure :
• 1er degré : rougeur, douleur, pas de phlyctène (ex : coup de soleil).
• 2e degré : phlyctène, douleur intense.
• 3e degré : peau blanche , indolore (nerfs détruits), peau rigide.
•4e degré carbonisation : noir

🔹 Évaluation de la surface :
• Règle des neuf de Wallace (adultes)
🔹 Signes de gravité :
• Étendue > 10% (chez enfant) ou > 15% (adulte)
• Brûlures du visage, mainsi, périnée
• Brûlures électriques ou chimiques
• Inhalation de fumée (détresse respiratoire)

🔹 Prise en charge :
1. Refroidissement immédiat (eau à 15-25°C pendant 10-15 min)
2. Analgésie (paracétamol, morphine si nécessaire)
3. Évaluation de la gravité (surface + profondeur)
4. Soins locaux :
• Nettoyage
• Débridement
• Pansement gras (type tulle gras)
5. Réhydratation : si brûlure étendue (formule de Parkland)
6. Vaccin antitétanique
7. Transfert : vers un centre spécialisé si grave

Chapitre V. chirurgie orthopédique

Rappel: Le squelette humain


🔹 1. Fracture

Définition :

Une fracture est une rupture partielle ou complète de la continuité d’un os.

Types de fractures :
• Fermée : peau intacte.
• Ouverte : plaie en regard de la fracture.
• Simple : un seul trait de fracture.
• Comminutive : plusieurs fragments.
• Déplacée : les fragments osseux ne sont plus alignés.

Signes cliniques :
• Douleur vive, spontanée ou à la palpation.
• Impotence fonctionnelle.
• Déformation possible.
• Œdème, ecchymose.
• Crépitement osseux (rarement recherché).

Complications :
• Immédiates : hémorragie, lésions nerveuses ou vasculaires.
• Secondaires : infection (si fracture ouverte), pseudarthrose, cal
vicieux.

Prise en charge :
• Immobilisation (attelle, écharpe).
• Radiographie de confirmation.
• Réduction si nécessaire.
• Immobilisation définitive (plâtre, chirurgie).
🔹 2. Luxation

Définition :

Perte de contact permanente entre les surfaces articulaires d’un os et de son


articulation.

Localisations fréquentes :
• Épaule, coude, doigt, hanche, rotule.

Signes cliniques :
• Douleur intense.
• Déformation visible de l’articulation.
• Impotence fonctionnelle totale.
• Membre en position anormale.
• Absence de mobilité active.

Complications :
• Lésions vasculo-nerveuses.
• Luxations récidivantes (surtout à l’épaule).
• Arthrose secondaire.

Prise en charge :
• Immobilisation.
• Réduction en urgence (par professionnel formé).
• Contrôle radiologique.
• Rééducation fonctionnelle.

🔹 3. Entorse

Définition :

Lésion traumatique d’un ligament d’une articulation, sans déplacement


permanent des surfaces articulaires.

Types :
• Bénigne : étirement simple.
• Moyenne : déchirure partielle.
• Grave : rupture ligamentaire complète.

Signes cliniques :
• Douleur à l’articulation.
• Gonflement (œdème).
• Hématome.
• Mobilité conservée mais douloureuse.
• Instabilité (dans les formes graves).

Localisations fréquentes :
• Cheville, genou, poignet.

Traitement (protocole GREC) :


• Glace.
• Repos.
• Elévation du membre.
• Compression (bande de contention).
• Rééducation si entorse moyenne ou grave.
chapitre VI. Chirurgie digestive
Rappel Anatomique :

les régions de l’abdomen


1. L’ulcère gastroduodénal
① Définition : L’ulcère gastro-duodénal est une perte de substance de la
muqueuse de l’estomac (ulcère gastrique) ou du duodénum (ulcère duodénal)
atteignant la couche musculaire, provoquée par un déséquilibre entre les
facteurs agressifs (acide, pepsine, Helicobacter pylori) et les mécanismes de
défense de la muqueuse.
Bref: Plaie qui se forme dans la paroi interne de l’estomac ou dans la 1ère
partie de l’intestin (duodénum)
② Causes: bactérie, tabac, stress prolongé, certaines pathologies, prise
de médicaments (anti-inflammatoires, …)
③ Symptômes: fortes brûlures et douleur au niveau de l’épigastre à type
de crampes, calmé par le repas contrairement à la Gastrite (inflammation de
la muqueuse gastrique)
④ Risques: perforation, hémorragie
⑤ PEC: règles hygiéno-diététiques + médicaments, gastrectomie
.Si HP +: trithérapie fait de 2 antibiotiques +1 IPP
ex : Metronidazole + amoxicilline+ omeprasol
.Si HP —: antiacides: IPP (omeprasol), antihistaminique: cimetidine.
.Antispasmodiques: buscopan

2. occlusion intestinale
① Définition : Arrêt complet et permanent du cours des matières et des
gaz, dans un segment de l’intestin
② causes: un obstacle mécanique ou à un arrêt du péristaltisme.
③ Clinique :
 signes fonctionnels: triade
Douleur abdominale, arrêt de matière et de Gaz, vomissements
 signes physiques : météorisme (ballonnement)
Autres: tympanisme, défense, etc
④ PEC:
En urgence:
• Mise en place d’une sonde naso-gastrique (aspiration).
• Perfusion pour réhydratation et correction des troubles ioniques.
• Antibiothérapie (si péritonite suspectée).
• Surveillance étroite : température, diurèse, douleur.
Traitement étiologique : chirurgie si obstacle mécanique, traitement médical
si iléus paralytique.

3. la Péritonite
① Définition: La péritonite est une inflammation du péritoine.
② cause: perforation d’un organe digestif, inflammation d’un organe intra
péritonéal comme l’appendicite . Elle peut être chimique ou bactérienne
③ Signes cliniques
• Douleur abdominale intense, continue, diffuse ou localisée.
• Fièvre (souvent élevée).
• Contracture abdominale (abdomen dur, “en bois”).
• Arrêt des gaz et des selles.
• Nausées, vomissements.
• Altération de l’état général (tachycardie, hypotension, confusion…).

④ PEC: En urgence : idem occlusion

Chirurgie abdominale pour lavage du péritoine et correction de la cause


(suture d’ulcère, appendicectomie, résection intestinale…).
5. Appendicite aiguë

① Définition

L’appendicite aiguë est une inflammation de l’appendice vermiforme.

② cause: une obstruction de la lumière appendiculaire (par stercolithe,


corps étranger, lymphoïde…)____théorie de Dieulafoy.
③ Signes cliniques
• Douleur abdominale débutant souvent au niveau de l’épigastre ou du
nombril, puis migrant en FID (fosse iliaque droite).
• Fièvre modérée (38–38,5 °C).
• Nausées, vomissements.
• Perte d’appétit (anorexie).
• Contracture localisée à la palpation de la FID.
• Signe de Blumberg : douleur à la décompression brutale.
• Défense ou douleur à la mobilisation de la cuisse droite (signe de
psoïtis).
④ PEC:
• Perfusion + jeûne.
• Antibiothérapie IV.
• Appendicectomie (chirurgie) par voie ouverte ou coelioscopique.
• Si plastron : parfois traitement médical d’abord, chirurgie différée.

6. La lithiase vésiculaire

Voie biliaires :

① Définition : Présence d’un ou plusieurs calculs dans la vésicule


biliaire.
② clinique: nausées, vomissements, douleur épigastrique, voire ictère,
décoloration des selles et fièvre.
③ Risque: perforation—-péritonite
④ PEC: chirurgical avec l’ablation des calculs et /ou de la vésicule et
médical pour traiter les complications.

chapitre VII: Pathologies Urogénitales

L’unité fonctionnelle du rein est le néphron il assure l’épuration du sang par la


filtration :
Appareil reproducteur mâle

Appareil reproducteur féminin


1. Externe
2. Enterne

1. Lithiase urinaire
Définition: La lithiase urinaire est la formation de calculs (pierres) dans les
voies urinaires (reins, uretères, vessie ou urètre). Ces calculs sont faits de
sels minéraux (calcium, acide urique, etc.) qui se cristallisent.
Causes / Facteurs favorisants:
• Hydratation insuffisante
• Alimentation riche en sel, protéines, oxalates
• Infections urinaires répétées
• Anomalies métaboliques (ex : hypercalciurie, hyperuricémie)
• Antécédents familiaux
• Immobilisation prolongée
• Certaines maladies (goutte, hyperparathyroïdie)

Tableau clinique
• Douleur intense (colique néphrétique) : brutale, unilatérale, irradiant
vers l’aine
• Hématurie (sang dans les urines)
• Dysurie (difficulté à uriner), surtout si calcul bas
• Pollakiurie (urines fréquentes) en cas d’atteinte vésicale
• Fièvre si infection associée

Traitement
• Hydratation abondante
• Antalgiques et antispasmodiques (paracétamol, diclofénac, buscopan)
• Antibiotiques si infection
• Évacuation du calcul :
-Spontanée si < 5 mm
-Si calcul bloqué ou gros : lithotripsie, chirurgie (urétéroscopie,
néphrolithotomie)

3. Prévention des récidives


• Boire ≥ 2 litres d’eau/jour
• Réduire le sel et les protéines animales
• Traiter les infections urinaires précocement
En résumé :
Définition: Calculs dans les voies urinaires
Causes : Manque d’eau, alimentation, infections, troubles métaboliques
Clinique: Douleur lombaire intense, hématurie, dysurie
PEC:Douleur → examens → évacuation du calcul → prévention

2. Hypertrophie Bénigne de la prostate


Définition: L’HBP est une augmentation non cancéreuse du volume de la
prostate, fréquente chez l’homme de plus de 50 ans. Elle comprime l’urètre et
gêne la vidange de la vessie.
Causes / Facteurs favorisants
• Vieillissement (déséquilibre hormonal lié à l’âge)
• Stimulation hormonale prolongée (testostérone, DHT)
• Antécédents familiaux
• Sédentarité, obésité
Tableau clinique (signes urinaires)

Signes obstructifs :
• Jet urinaire faible
• Difficulté à démarrer la miction (hésitation)
• Goutte terminale

Signes irritatifs :
• Pollakiurie (mictions fréquentes)
• Nycturie (mictions nocturnes)
• Urgence urinaire

Prise en charge
1. Examens
• Toucher rectal : prostate augmentée de volume, souple
• Échographie pelvienne : volume prostatique, résidu post-mictionnel
• PSA (antigène spécifique de la prostate) : dépistage du cancer si
suspicion
• Analyse d’urine : éliminer une infection

2. Traitement
• Hygiène de vie : éviter café, alcool, boire modérément le soir
• Médicaments :
• Alpha-bloquants : facilitent la miction
• Inhibiteurs de la 5-alpha-réductase : réduisent le volume
• Chirurgie si échec du traitement médical :
• Résection transurétrale de la prostate (RTUP)

3. Torsion testiculaire
Définition: La torsion testiculaire est une urgence urologique due à la rotation
du cordon spermatique, ce qui compromet l’apport sanguin au testicule. Sans
traitement rapide, elle peut entraîner une nécrose testiculaire.
Causes et facteurs favorisants
 Anatomie prédisposante : Anomalie en cloche (bell-clapper deformity)
— le testicule est trop mobile dans le scrotum.
 Masturbation
 Traumatisme scrotal (parfois déclencheur)
 Activité physique intense
 Parfois spontanée, surtout chez l’adolescent

Tableau clinique
• Douleur aiguë, brutale, unilatérale, souvent nocturne
• Testicule remonté et horizontalisé ( c’est le signe du gouverneur) ,
très sensible
• Scrotum rouge, œdématié
• Absence du réflexe crémastérien (élévation du testicule à la
stimulation de la face interne de la cuisse)
• Parfois nausées, vomissements

Prise en charge (PEC)


 Urgence chirurgicale absolue : à réaliser dans les 6 heures pour sauver le
testicule.
 Aucun examen ne doit retarder la chirurgie si le tableau est typique.

Pronostic
• Si prise en charge < 6h : 90 % de chance de sauver le testicule.
• 12h : risque élevé de perte testiculaire.

4. Orchiépididymite

Définition: Inflammation aiguë ou subaiguë de l’épididyme et du testicule,


généralement d’origine infectieuse.
Causes
• Infections urinaires ou sexuellement transmissibles (IST) :
- Jeunes < 35 ans : Chlamydia trachomatis, Gonocoque
- Hommes > 35 ans : Escherichia coli (infection urinaire)
• Prostatite ou urétrite associée
• Moins fréquemment : tuberculose, virus (oreillons), médicaments
Clinique
• Douleur scrotale unilatérale, d’apparition progressive
• Gonflement et rougeur du scrotum
• Fièvre modérée à élevée
• Testicule abaissé, sensible mais encore mobile
• Réflexe crémastérien présent
• Éventuels signes urinaires : brûlures, pollakiurie

Prise en charge (PEC)


1. Antibiothérapie adaptée à l’âge et à la cause :
• Jeune adulte : Ceftriaxone + Doxycycline
• Homme > 35 ans : Fluoroquinolone (ex. ciprofloxacine)
2. Repos au lit, élévation du scrotum
3. Antalgiques, AINS
4. Recherche et traitement des partenaires si IST
5. Échographie scrotale si doute diagnostique (pour exclure torsion)

Évolution
• Généralement favorable sous traitement
• Risques si non traité : abcès, atrophie testiculaire, infertilité

Manœuvre de Prehn

La manœuvre de Prehn est un test clinique simple utilisé pour aider à


distinguer une orchiépididymite d’une torsion testiculaire.

Description

On soulève doucement le testicule atteint vers le haut (élévation manuelle du


scrotum) et on observe la réaction de la douleur.

Résultats possibles
• Soulagement de la douleur après élévation du testicule → signe de
Prehn positif → en faveur d’une orchiépididymite
• Douleur inchangée ou aggravée → signe de Prehn négatif → en
faveur d’une torsion testiculaire

5. Hydrocèle de la vaginale

1. Définition

L’hydrocèle de la vaginale est une accumulation de liquide séreux entre les


deux feuillets de la vaginale, qui est une membrane entourant le testicule.
👉 Elle forme une tuméfaction scrotale indolore et transluminable.

2. Causes / Étiologies

A. Hydrocèle congénitale (chez le nourrisson et l’enfant)


• Due à la persistance du canal péritonéo-vaginal, qui met en
communication l’abdomen et la vaginale.
• Peut être :
• Communicante : liquide entre abdomen et scrotum
• Encystée : fermeture incomplète du canal, liquide piégé

B. Hydrocèle acquise (chez l’adulte)


• Idiopathique (sans cause retrouvée) : la plus fréquente
• Secondaire à :
-Traumatisme scrotal
-Infection (orchite, épididymite, filariose)
-Tumeur testiculaire
-Chirurgie ou hernie

Clinique

Signes fonctionnels :
• Tuméfaction scrotale progressive, indolore
• Sensation de pesanteur scrotale

Signes physiques :
• Tuméfaction :
• Indolore
• Lisse, tendue, élastique
• Transluminable à la lampe (on voit la lumière à travers)
• Non réductible
• Testicule non palpable s’il y a beaucoup de liquide
4. Examens complémentaires
• Échographie scrotale : confirme le diagnostic, recherche une cause
(ex : tumeur)
• Si suspicion de filariose : test sanguin ou goutte épaisse nocturne

5. Prise en charge (PEC)

A. Chez l’enfant
• Surveillance : hydrocèle congénitale peut disparaître avant 2 ans
• Chirurgie (cure d’hydrocèle) si persistance après 2 ans ou si
volumineuse

B. Chez l’adulte
• Traitement chirurgical

6. Cancer du col de l’utérus

1. Définition

Le cancer du col de l’utérus est une tumeur maligne qui se développe à partir
des cellules du col de l’utérus, souvent au niveau de la jonction entre
l’épithélium malpighien et l’épithélium glandulaire.
2. Causes et facteurs de risque
• Infection persistante par le HPV (papillomavirus humain), surtout les
types 16 et 18 (principale cause)
• Début précoce des rapports sexuels
• Multiplicité des partenaires sexuels
• Infections sexuellement transmissibles (IST)
• Immunodépression (ex: VIH)
• Tabagisme
• Absence de dépistage (frottis ou test HPV)

3. Signes cliniques

Le cancer du col est souvent asymptomatique au début, d’où l’importance du


dépistage.

Signes à un stade avancé :


• Pertes vaginales anormales (sanglantes, nauséabondes)
• Métrorragies (saignements en dehors des règles, après rapports)
• Douleurs pelviennes
• Troubles urinaires ou digestifs (si invasion des organes voisins)

4. Diagnostic
• Examen gynécologique avec inspection du col
• Frottis cervico-vaginal ou test HPV
• Colposcopie avec biopsie
• Imagerie (échographie, IRM, scanner) pour bilan d’extension

5. Stades

Le cancer est classé selon le système FIGO (stades I à IV), selon l’extension
locale et à distance.

6. Traitement

Le traitement dépend du stade :


• Chirurgie (conisation, hystérectomie)
• Radiothérapie
• Chimiothérapie
• Parfois une association des trois (traitement combiné)

7. Prévention
• Vaccination contre le HPV (chez les filles dès 9 ans)
• Dépistage régulier (frottis tous les 3 ans à partir de 25 ans, ou test
HPV)
• Éducation à la santé sexuelle

8. Pronostic

Bon si le cancer est détecté précocement. Plus le diagnostic est tardif, plus le
pronostic est mauvais.

7. Cancer du sein

1. Définition

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe dans les cellules
du tissu mammaire, le plus souvent à partir des canaux galactophores
(cancer canalaire) ou des lobules (cancer lobulaire).
2. Épidémiologie
• C’est le cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde.
• Il peut également toucher les hommes (rare).
• Plus fréquent après 40 ans, mais peut survenir plus tôt.

3. Facteurs de risque
• Âge > 40 ans
• Antécédents familiaux de cancer du sein
• Premières règles précoces / ménopause tardive
• Absence de grossesse ou première grossesse tardive
• Obésité, tabac, alcool
• Traitement hormonal prolongé

4. Signes cliniques

Les patientes peuvent présenter :


• Une masse dure, indolore dans le sein (le plus fréquent)
• Une rétraction du mamelon
• Un écoulement mamelonnaire anormal (sanglant)
• Des modifications de la peau : aspect “peau d’orange”
• Une adénopathie axillaire (glande sous l’aisselle)

💡 Toute masse suspecte chez une femme, surtout après 40 ans, doit être
examinée !

5. Diagnostic
• Examen clinique des seins et des aisselles.
• Mammographie (radiographie du sein) : méthode de dépistage.
• Échographie mammaire : utile chez les femmes jeunes.
• Biopsie : prélèvement de tissu pour confirmer le diagnostic.
• Bilan d’extension : radiographie pulmonaire, échographie abdominale,
scintigraphie osseuse (pour rechercher des métastases).

6. Traitement

Le traitement dépend du stade du cancer :

a. Chirurgie
• Tumorectomie (ablation de la tumeur seule)
• Mastectomie (ablation du sein)

b. Chimiothérapie
• Médicaments pour détruire les cellules cancéreuses.

c. Radiothérapie
• Rayons pour détruire les cellules cancéreuses restantes.

d. Hormonothérapie
• Si la tumeur est hormonodépendante.

7. Prévention et dépistage
• Auto-examen des seins mensuel.
• Consultations régulières chez un professionnel de santé.
• Mammographie de dépistage recommandée tous les 2 ans à partir de
50 ans (ou plus tôt si facteurs de risque).
• Sensibilisation et éducation des femmes.

8. Rôle de l’ITM
• Informer les femmes sur les signes d’alerte.
• Encourager le dépistage et l’auto-examen.
• Orienter rapidement vers un médecin en cas de doute.
• Assurer le suivi postopératoire, l’observance des traitements et le
soutien psychologique.

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