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Thermographie : Analyse des Déperditions Énergétiques

Le document présente les activités d'une équipe dédiée à l'analyse thermographique au sein du LNE, mettant en avant l'utilisation de la thermographie pour détecter les déperditions énergétiques des bâtiments et les îlots de chaleur urbains. L'équipe utilise des techniques aériennes et terrestres pour cartographier les déperditions de chaleur et sensibiliser les collectivités sur l'importance de l'isolation. De plus, elle s'intéresse à l'analyse des nuisances lumineuses causées par l'éclairage extérieur, en fournissant des données précises pour aider les collectivités à améliorer la gestion de l'éclairage public et privé.

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Thermographie : Analyse des Déperditions Énergétiques

Le document présente les activités d'une équipe dédiée à l'analyse thermographique au sein du LNE, mettant en avant l'utilisation de la thermographie pour détecter les déperditions énergétiques des bâtiments et les îlots de chaleur urbains. L'équipe utilise des techniques aériennes et terrestres pour cartographier les déperditions de chaleur et sensibiliser les collectivités sur l'importance de l'isolation. De plus, elle s'intéresse à l'analyse des nuisances lumineuses causées par l'éclairage extérieur, en fournissant des données précises pour aider les collectivités à améliorer la gestion de l'éclairage public et privé.

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Slide 5 :

Merci Jean-Rémy !

Et bien je vous propose de rentrer tout de suite dans le quotidien de notre petite équipe dédiée
"cadatres énergétiques", intégrée au département photonique du LNE. Historiquement, nous avons
mis le pied à l'étrier par le biais de l'analyse thermographique et ce, à partir de capteurs développés
au sein du laboratoire. Je vous passe l'historique et le développement mais sachez que l'activité liée à
l'analyse des déperditions énergétiques de l'habitat par imagerie infrarouge (aérienne pour les
toitures, terrestre pour les façades) a connu un essort depuis le milieu des années 2000 et concerne
encore aujourd'hui une grande partie de nos prestations pour les collectivités.

Plus récemment, l'utilisation de la thermographie dans l'approche et la détection des îlots de chaleur
urbains a été pratiquée. Il s'agit là d'un sujet particulièrement montant pour les collectivités. Nous
allons y revenir plus tard dans cette présentation.

Depuis presque 10 ans maintenant, nous sommes également missionnés par l'organisme CPCU
(délégataire du service public de chauffage à Paris), pour analyser et surveiller annuellement
l'ensemble du réseau de chaleur de Paris (soit plus de 500 km linéaire) par thermographie terrestre
(avec un système d'acquisition monté sur un véhicule laboratoire).

Depuis 2017, nous avons décidé de sortir un peu de notre zone de confort infrarouge et nous
pencher sur l'utilisation de captations aériennes visibles pour identifier les nuisances lumineuses liées
aux éclairages extérieurs (au sens public + privé). Nous avions commencé par la ville de Paris et
sommes d'ailleurs toujours mandatés pour réaliser les images et l’analyse de façon périodique.

Enfin, pour élargir nos activités dans le domaine de la production de données et de cartes, nous
avons aussi une activité liée à ce qu'on appelle communément les opérations de cadastres solaires.
Je m’étendrai sur celles-ci en fin de présentation

--> entre 1 min 30 et 1 min 45

Slide 6 :

A présent voici un petit focus sur notre activité thermographie infrarouge. Je le disais, deux échelles
d'observation, l'aérien et le terrestre. Le plus démocratisé reste le survol aérien à basse altitude qui
permet en un temps relativement court (4 à 8 heures de vol) de cartographier exhaustivement un
territoire (type Communauté de Communes ou d'Agglomération) pour analyser les déperditions de
chaleur par les toitures, un poste intéressant d'intervention pour les particuliers pour les travaux
d'isolation. Bien sûr, la cible préférentielle est l'habitat individuel.

Pour le collectif ou parfois pour préciser les déperditions de façades sur un échantillon de maisons,
on déploie la thermographie terrestre par camion. Il s'agit d'ailleurs du même camion utilisé pour
surveiller le réseau de chaleur de Paris.

Ce qu'il faut retenir au sens large sur la thermographie c'est qu'elle permet des analyses relatives sur
l'état d'isolation, la définissant comme un outil d'aide à la décision pour le déclenchement de travaux
tout en constituant un puissant outil de sensibilisation pour amener les administrés d'un territoire à
s'intéresser à cette thématique et notamment prendre RDV avec les services délivrant des conseils
neutres et gratuits.

--> 1 min
Slide 7 :

Ces projets de thermographie sur un territoire sont bien rodés depuis déjà quelques années et
consistent en une succession de 4 grandes phases pour une durée type d'un an (en général de
l'automne-hiver à l'automne de l'année suivante). Il y a d'abord toute la phase d'acquisition des
données infrarouges pendant la période hivernale, et de nuit exclusivement (celle qui met le plus à
rude épreuve car, gourmands que nous sommes, nous cherchons en plus des créneaux météo
cléments en pleine hiver dans des conditions de vol soumises à autorisations).

Mais ça se passe généralement bien et nous disposons de toutes nos données vers fin mars pour
entamer la seconde phase, celle du traitement des images et de préparation des cartes d'analyse.

Vous le voyez, on ne s'arrête pas là et on intègre une phase essentielle dédiée à l'interprétation des
images et au transfert de compétences, une étape indispensable pour utiliser pertinemment les
images et aboutir à un succès sur le territoire.

Enfin, nous organisons, en relation avec la carte d'identité de la collectivité (ses habitudes de
communication, sa typologie de territoire), les modes de diffusion de résultats auprès des
administrés.

Pour mener tout ce travail à bien, nous disposons de toutes les compétences en interne,
développement de capteur, thermique, géomatique (cartographie numérique et traitement
d'images), communication. Notre spécificité vient du fait que nous ne sommes pas avionneur à la
base mais spécialistes dans la mesure tout en travaillant avec un partenaire aérien (le même et de
confiance depuis près de 15 ans).

--> 1 min 20

Slide 8 :

Voici donc à quoi cela ressemble...

Il faut savoir qu'une thermographie n'est pas une donnée colorée à la base, il s'agit là d'une
information qu'on lui attribue en cours de traitement. Non, l'image brute obtenue est en réalité une
image en niveaux de gris (avec un très grand nombre de niveaux d'informations numériques). On
réduit cette dernière sur la palette de couleurs qui va être la plus parlante pour l'oeil humain, tout
simplement pour rendre les résultats interprétables et en corrélation avec un jeu de couleurs ancré
dans les habitudes (le bleu pour le froid, le rouge pour le chaud). Toujours dans un souci d'améliorer
l'appréhension de la donnée, on procède à une extraction des résultats dans les emprises des
bâtiments exclusivement, avec des biais maîtrisés (décalage des sources de données, informations
manquantes, etc...) Ce qui nous donne le produit le plus couramment délivré en thermographie
aérienne des bâtiments et que vous voyez au centre de la diapositive.

Cependant nos vieilles habitudes de métrologues ne sont jamais loin et on va toujours associer à la
lecture de l'image, un cheminement d'interprétation rigoureux pour raccorder au mieux la couleur
avec un état d'isolation. Et ce n'est pas aussi simple que d'assimiler un élément bleu comme un
élément strictement bien isolé et inversement. Il y a des facteurs d'influence à prendre en compte
pour arriver au bout de l'exercice (la présence de l'habitant, le type de combles, l'environnement
proche). Et ce sont les RDV avec les habitants ou les experts du territoire qui vont permettre d'utiliser
le plus justement possible ces images et délivrer une double interprétation : l'isolation générale de la
toiture et les défauts locaux sur lesquels il serait opportun d'intervenir.
Cette nécessité d'interprétation à 4 mains si je peux m'exprimer ainsi est facilitée par l'aspect
sensibilisation de l'image. Informé sur l'opération par le biais des outils de communications, le grand
public est naturellement intrigué et intéressé pour en savoir plus et découvrir l'image et bien plus
enclun à prendre RDV lorsqu'on lui annonce que la confidentialité des données le concernant est
respectée.

--> 2 min

Slide 9 :

Malgré les précautions d'usage dont je vous ai parlé, il reste pertinent de vous illustrer la puissance
de l'image et ce que permet de mettre en évidence la thermographie une fois les facteurs de
pondération levés.

Vous observez ici un lotissement pavillonnaire, récent au moment où la thermographie avait été
effectuée constitué de logements cossus construits sur le même cahier des charges (combles
aménagés, etc...). Une fois la thermographie drapée, nous nous sommes aperçus d'une franche limite
entre les deux blocs ouest et est de ce lotissement. Pour l'opérateur, le phénomène pose
immédiatement question. Les signatures ne diffèrent que dans les maisons et non sur le reste de
l'image (jardins, routes, etc.), il paraît donc rapidement clair qu'il s'agit de niveaux de déperditions
différents.

Lors de la réunion de restitution, les élus nous ont confirmé que le lotissement avait été scindé en
deux et confié à deux promoteurs distincts. Il apparaît clairement ici que les niveaux de déperditions
diffèrent et peuvent être lié à des qualités d'isolation différentes.

--> 1 min

Slide 10 :

Au-delà d'analyse des déperditions de l'habitat avec la thermographie, d'autres thématiques peuvent
être étudiées avec cet outil, notamment une plus récente concernant l'étude et la détection des ilots
de chaleurs urbains. C'est un sujet sensible et qui intéresse de plus en plus les collectivités.

Donc les ilots de chaleur, qu'est ce que c'est, et bien ce sont des zones géographiques à taille variable
correspondant à des élévations locales de températures. Je ne vous apprends rien, l'ADEME
notamment accompagne régulièrement les territoires dans la mise en oeuvre de politiques orientées
Climat - Air - Energie.

Au-delà des enjeux d’adaptation au changement climatique avec les thématiques que je vous ai
présenté précédemment, on touche ici une problématique directement sanitaire vis à vis des
personnes fragiles et sensibles aux fortes températures (enfants et personnes séniors). Il s'agit donc
ici d'enjeux de protection de la santé publique.

Connaître l'inventaire, donc le nombre d'ilots, leur localisation, leur emprise, est important pour que
les collectivités puissent agir en conséquence notamment pour limiter et réduire les ilots de chaleur,
créer éventuellement des ilots de fraicheurs en jouant notamment sur la végétalisation des espaces
publics, un moyen de faire baisser les températures sur ces espaces à l'inverse des environnements
constitués uniquement de bitume, chaussée et façades d'immeubles renfermant et restituant la
chaleur emmagasinée.
C'est un sujet sur lequel nous sommes en constante évolution et nous discutons avec plusieurs
entités (bureaux d'étude, etc.) sur des méthodologie complètes alliant acquisition de données et
déploiement de capteurs au sol.

La technique utilisée et éprouvée jusqu'ici en termes d'analyse géographique via des outils déportés,
est la suivante : Effectuer une double acquisition infrarouge aérienne en période caniculaire et à deux
temporalités différentes, la première en début de nuit là où les températures seront les plus élevées
et la seconde en fin de nuit là où l'inertie est maximale. On procède ensuite au différentiel des
relevés pour constituer une image filtrée et classée mettant en évidence les zones ayant le plus
restituées de la chaleur au cours de la nuit.

--> 2 min

Slide 11 :

Voici à présent une autre de nos thématique d'étude et pour le coup nous sortons du domaine de
l'infrarouge pour s'intéresser au domaine du visible avec l'analyse des nuisances lumineuses par
cartographie aérienne et nocturne des éclairages extérieurs. J'insiste sur le "extérieur" car il n'y a pas
que l'éclairage public qui est à l'origine des éclairages dirigés vers le ciel, le secteur privé à un impact
non négligeable également.

Alors qu'entend on par nuisances lumineuses, et bien celà fait référence à la lumière artificielle
excessive, mal orientée, gênante qui induit des effets reconnus comme l'éblouissement par exemple.
Le plus connu est le halo lumineux, cet effet de dôme lumière qu'on trouve au-dessus des grandes
villes et qui masque les étoiles, mais nous avons aussi la lumière intrusive qui pénètre dans les
habitations et les chambres a des horaires non souhaités et la sur-illumination avec une multitude de
points éclairés dans un espace restreint.

Tout cela amène à des impacts reconnus pour certains, en cours de précisions pour d'autre sur la
santé humaine (impact reconnu sur la qualité du sommeil, en cours d'étude pour des maladies sur le
long terme), la consommation énergétique bien évidemment (même en pensant que le
remplacement par la LED induit un abaissement de la consommation, on assiste à un effet rebond
avec la démultiplication des points étant donné que c'est moins cher...), impact sur la biodiversité
évidemment avec plusieurs études de cas en cours en fonction des espèces et, comme je le
mentionnais une altération de l'observation du ciel nocturne.

Dans ce contexte, il y a des besoins évidents des collectivités en termes d'identification des sources
de nuisances (notamment les points dirigés vers le ciel) et de diffusion des résultats et sensibilisation
de tous les acteurs du territoire par le biais d'outils de communication visuels et puissants.

Je rappelle qu'en France nous baignons dans un contexte règlementaire particulièrement étoffé. Je
fais notamment référence à l'arrêté des nuisances lumineuses de décembre 2018 qui a introduit une
notion de temporalité d'utilisation de la lumière artificielle et une extension des prescriptions
techniques (interdiction d'éclairer le ciel, etc.) au secteur privé.

--> 2 min
Slide 12 :

Vous pouvez voir désormais les différents sujets que l'on peut aborder par le biais de la cartographie
aérienne des éclairages extérieurs. Il s'agit bien sûr d'une vision exhaustive de l'ensemble du parc et
c'est sa première force car elle délivre notamment des premières informations sur les éclairages
d'origine privée. C'est un secteur pour lequel les services éclairages des territoires ont un manque de
données.

Plus spécifiquement, il peut être possible de se pencher sur l'identification et localisation des
éclairages dirigés vers le ciel, les problèmes éventuels de non uniformité de l'éclairage le long des
axes routiers (pouvant être source de situations accidentogènes), les différences de températures de
couleurs et de sources utilisées au sol (intéressant pour le suivi des travaux de rénovation), le sujet
bien connu des éclairages intenses de parkings et ce parfois même en cœur de nuit malgré l'arrêté
ministériel. Vous voyez notamment ici l'éclairage puissant et dirigé vers le ciel d'un haut vent de
station service (où est l'intérêt ?). Des études de trames noires sont également possibles (vérifier que
les corridors de déplacement des espèces se trouvent bien dans la pénombre) et enfin des survols
multiples pour soit vérifier l'impact des extinctions / abaissements avec deux vols la même nuit) soit
l'analyse de l'impact des travaux de rénovation sur le moyen / long terme avec des vols pluri-annuels.

--> 1 min 10

Slide 13 :

Parmi les territoires qui travaillent avec nous sur cette thématique il y a notamment la ville de Paris,
que nous avons d'abord cartographié en 2017 avant de repasser cette année. Nous leur avons
d'ailleurs livré les résultats il y a moins d'une semaine et avons pu notamment procéder à des
comparatifs intéressants, la ville ayant effectué un grand nombre d'amélioration de l'aménagement
lumière depuis.

Sur cette image vous voyez la mosaïque unique et en couleurs natuelles qui avait été réalisée en
2017. Elle permet une analyse à grande résolution spatiale, à savoir 30 cm et le repérage de plusieurs
éclairages de haute intensité donnant lieu à réflexion, aussi bien dans le secteur public comme vous
pouvez le voir avec la place de l'étoile et le grand palais que dans le secteur privé notamment avec
des éclairages particulièrement intenses au niveau d'un grand hôtel parisien.

--> 45 sec

Slide 14 :

Au-delà de la mise en forme de l'image d'éclairage, nos études intègrent des traitements
complémentaires permettant des analyses ciblées et constituant des documents de travail pour les
collectivités.

En premier lieu, nous avons coutume de fournir une seconde version de la mosaïque "éclairage" non
plus en couleurs naturelles mais sur une palette 256 niveaux allant du bleu au rouge, un petit peu à
l'image de ce que l'on vu tout à l'heure avec la thermographie. L'intérêt d'un tel traitement est de
disposer d'une image pour laquelle les plus fortes intensités sont facilement mises en évidence. C'est
notamment une image qui permet d'effectuer des analyses macroscopiques et de sélectionner les
zones d'intérêt devant être étudiées avec l'image plus fine présentée avant.
Deuxièmement, nous effectuons un traitement permettant d'isoler, d'identifier et de géolocaliser
tous les points de haute intensité dépassant un seuil défini. Du coup les pixels de l'image
correspondant sont sélectionnés et simplifier par un point de localisation. Ceci constitue ce qu'on
pourrait appeler une carte de point chauds prioritaires à étudier.

Selon les données géographiques dont dispose les territoires et qui nous sont fournies, nous pouvons
même être en mesure d'effectuer un premier dégrillage en classant ces points selon leur origine
d'émission (public ou privé), permettant de sensibiliser et d'impliquer tous les acteurs du territoire.

--> 1 min 10

Slide 15 :

Ce que je vous ai présenté jusqu'ici relève du domaine de la prestation pour les collectivités
territoriales. Mais sur ce sujet particulier des nuisances lumineuses, nous revêtons aussi une
casquette plus orientée recherche et développement et coopération scientifique internationale.

C'est un sujet très brûlant également au niveau européen et des groupes de travail ont commencé à
se former pour à la fois mettre en place les méthodologies scientifiques d'analyse et promouvoir une
réglementation au niveau de l'Union Européenne.

Nous faisons notamment parti d'un comité technique au niveau de la CIE (la Commission
Internationale de l'Eclairage) pour définir les méthodes d'approche scientifiques de la pollution
lumineuses. Nous sommes impliquées dans des conférences et workshops internationaux.

Nous pilotons un second groupe de travail européen sur ce même sujet mais orienté spécifiquement
métrologie européenne. Nous avons notamment préparé des propositions de projets et présenté nos
ambitions auprès d'Euramet (l'association européenne des instituts nationaux de métrologie).

Au niveau national, nous intervenons régulièrement en congrès et conférences pour le compte de


l'AFE (Association Française de l'éclairage), la FNCCR (Fédération nationale de Collectivités
Concédantes et Régies), etc.... Notre rôle est de présenter les solutions d'imagerie pour l'étude des
nuisances lumineuses en présentant les bonnes pratiques d'utilisation d’une image aérienne (ce
qu'on peut faire et ne pas faire).

Enfin sachez que nous terminons actuellement un projet de métrologie française pour lequel nous
développons un démonstrateur d’un nouveau système d'acquisition aérien permettant de
cartographier les éclairages en intégrant plus de mesure, notamment les températures de couleurs,
ce qui permet un lien direct avec les prescriptions techniques de l'arrêté ministériel de 2018.

--> 1 min 45
Slide 16 :

Je vais terminer en vous présentant une autre grande thématique pour nos interventions type
"cadastres énergétiques" et qui concerne le cadastre solaire. Il s'agit d'opérations de cartographie et
analyses précises des gisements et potentiels solaires, à l'échelle de cibles type bâtiments, parkings,
etc... allant jusqu'à l'identification et la hiérarchisation des projets les plus propices sur un territoire.

Sur cette thématique particulière, nous travaillons depuis plusieurs années en groupement avec le
bureau d'étude VALOEN en défendant un modèle économique spécifique, à savoir, et ça paraît une
évidence, que les collectivités territoriales deviennent propriétaires des résultats et maîtrisent
intégralement leur diffusion. De ce fait, nous demeurons indépendants de tout intérêt financier sur
les projets et travaux engagés.

--> 45 sec

Slide 17 :

Je souhaiterais à présent vous expliquer la méthodologie que nous avons mis en place afin de
délivrer des résultats de cadastres solaires les plus justes et pertinents possibles.

De notre point de vue, un cadastre solaire doit permettre de répondre à 3 questions fondamentales
pour une cible donnée :

La première : "est-ce que j'ai suffisamment de gisement solaire ?

Ce qui me permet une parenthèse terminologique. Le gisement solaire (aussi appelé irradiation)
correspond à la quantité d'énergie solaire reçue à un endroit défini et pour une période définie. C'est
véritablement la composante mesurable et quantifiable. A ne pas confondre avec le potentiel solaire
qui se rapporte à la notion de production, laquelle étant totalement dépendante de la technologie de
panneaux utilisés (prise en compte d'un coefficient de rendement spécifique). Donc calcul du
gisement, première étape indispensable. Pour que ce gisement soit pertinent, il faut pouvoir le
pondérer avec les masques locaux et les ombres portées. C'est pourquoi il est impérativement
calculé à partir d'une donnée 3D du territoire modélisant le sursol (bâtiment et végétation). Nous
utilisons notamment les modèles 3D fins (25 à 50 cm) mis à disposition par l'IGN. Sur la carte
obtenue, les valeurs des pixels de l'image correspondent à un gisement exprimé en KWh/m².an.
Nous élaborons également 12 cartes complémentaires à l'échelle mensuelle (nous disposons donc de
13 valeurs de gisement en tout point du territoire).

Deuxièmement, est-ce que je dispose de suffisamment de surface propice pour la cible concernée ?

Pour répondre à cette question, nous avons développé une procédure de traitement permettant de
numériser automatiquement toutes les surfaces ou éléments intra-toitures (ce qui se rapporte à des
pans mais même en plus précis). C'est une donnée entrante qui n'existe pas et qu'il faut donc
fabriquer. Pour ce faire, on part de la description globale des bâtiments (en gros un rectangle une
toiture) à partir de couches classiques mises à disposition par l'IGN ou la DGFIP) et on segmente les
toitures en suivant les ruptures de niveaux de gisement à partir de l'image précédent. Celà nous
permet au final de faire remonter la moyenne ou la médiane du gisement solaire dans chaque
élément de toiture, d'identifier ceux qui présentent les meilleurs gisements, les surfaces associées et
de procéder à tous les calculs aboutissant au potentiel de prodution et à la puissance photovoltaïque
ou thermique.
Enfin, la faisabilité et le succès d'un projet va aussi dépendre des contraintes externes de mises en
oeuvre. On peut avoir identifier une cible parfaite au niveau de son potentiel sans pour autant être
en mesure de lancer concrètement un projet, par exemple lorsque la cible se trouve à proximité d'un
monument historique.

D'où la question Quelles sont les contraintes et leur impact cumulé ?

Pour ce faire, on procède à des analyses géographiques en croisant nos résultats avec une multitude
de bases de données concernant par exemple, la localisation des sites patrimoniaux remarquables, le
périmètre de 500 m autour des monuments historiques, etc. afin d'obtenir pour chaque cible des
attributs binaires (1 ou 0, oui ou non) pour chaque contrainte. Cela nous permet de dresser des notes
pour chaque cible avec un indice de gestion de projet englobant la pertinence technique du projet vs
sa complexité.

--> 3 min

Slide 18 :

Rapidement ici, vous avez un aperçu de ce que peux donner une carte d'analyse des cibles d'un
territoire avec les bâtiments, les parkings, et les parcelles ciblées pour l'agrivoltaïsme.

Toujours dans un souci d'ouvrir le plus possible les vannes et de ne pas faire appel à des logiciels
verrouillés, toutes les cartes, images et données d'analyse sur les cibles type polygones font l'objet
de livrables indépendants et compatibles avec la solution libre de droits la plus couramment utilisée,
QGIS.

--> 30 sec

Slide 19 :

Pour terminer cette présentation, nous voulions vous dire quelques mots sur nos développements en
cours.

Aujourd'hui nous réfléchissons à apporter une information normalisée et cadrée pour tous les
territoires français (départements, syndicats d'énergie, communauté de communes ou
d'agglomération). Etant en contact direct et réguliers avec les territoires, nous constatons des
disparités dans les possibilités de lancer en propre des opérations de cadastres solaires. Pour que
tous puissent bénéficier d'informations de qualité, maximiser le déclenchement de projets sur le
territoire français et répondre aux obligations de solarisation, nous avons imaginé de délivrer un
cadastre solaire sur 3 niveaux.

Un premier niveau national qui consisterait à précalculer le cadastre solaire sur tous les
départements mais garantissant la réponse aux 3 questions citées précédemment (donc les cartes de
gisement, les données d'analyse sur les bâtiments et parkings et la compilation de toutes les
contraintes pour chaque cible). Les données pourraient être mises à disposition à consultation
gratuite via un outil HESPUL (association spécialisée dans le développement des énergies
renouvelables et de l’efficacité énergétique avec qui nous avons actuellement des échanges
techniques particulièrement encourageants). D'ailleurs cette association ne vous est pas inconnu
puisqu'elle est soutenue par l'ADEME via le portail ENR.

Pour faire le lien avec la DGEC, il y a actuellement une couche d'information pré-calculée et
disponible mais qui se limite à une information de gisement solaire sur plan horizontal (c'est à dire
sans prendre en compte les masques et les ombres portées) et ne permettant pas d'analyse
segmentée sur un bâtiment par exemple.

Au delà de ce niveau 1, un second niveau permettrait de proposer à la carte les livrables intégrables,
traitements complémentaires et tableaux d'analyse pour toute collectivité souhaitant aller plus loin,
un peu à l'image de nos prestations actuelles.

Enfin, nous réfléchissons à un niveau 3 qui permettrait de s’interfacer avec un outil d’étude
d’opportunité poussé appartenant à un acteur de référence et de confiance.

--> 1 min 45

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