Problème MEEF Mathématiques 2020-2021
Problème MEEF Mathématiques 2020-2021
M1 - Semestre 7
Année universitaire 2020-2021
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Notations et rappels.
(i) Dans tout le sujet, la lettre K désigne indifféremment le corps Q, R ou C.
(ii) On note K[X] l’ensemble des polynômes à coefficients dans K en l’indeterminée X. Pour
n ∈ N, on note Kn [X] les éléments de K[X] de degré inférieur ou égal à n.
(iii) Soient E, F deux K-espaces vectoriels. Une application f : E → F est dite linéaire lorsque
fn = f ◦ . . . ◦ f,
| {z }
n−fois
0
Pn f = kIdE , où IdE désigne l’application identité de E. Etant donné un
avec la convention
polynôme P = k=0 ak X (avec n ∈ N et a0 , . . . , an ∈ K) on peut associer à l’endomorphisme
ci-dessus f un nouvel endomorphisme noté P (f ) : E → E défini par
n
X
P (f )(x) = ak f k (x) pour tout x ∈ E.
k=0
(v) Pour une matrice carrée A de taille n ≥ 1, on note det(A) ∈ K son déterminant et XA =
det(A − XIn ) ∈ Kn [X] son polynôme caractéristique, avec In la matrice identité de taille n.
De manière analogue, si f est un endormorphisme d’un K-espace vectoriel de dimension finie
n ≥ 1, on note det(f ) ∈ K son déterminant et Xf ∈ Kn [X] son polynôme caractéristique.
1
Exercice.
2
Montrer que B = x, f (x), . . . , f m−1 (x) est une base de E.
(a)
(b) Montrer que la matrice de l’endomorphisme f dans la base B de E est donnée par CP .
(c) En déduire que Xf = XCP .
(d) Conclure.
7. On suppose maintenant que m < n.
(a) Justifier qu’il existe n − m vecteurs em+1 , . . . , en ∈ E tel que la famille
Problème.
L’élément (x1 , . . . , xn ) est appelé vecteur des coordonnées de x dans la base β et est noté
[x]β . Etant donné k ∈ {1, . . . , n}, on note [x]k,β la k-ième coordonnée de x dans la base β,
c’est-à-dire [x]k,β = xk . On note b?k : E → K l’application qui à un vecteur x ∈ E associe sa
k-ième coordonnée dans B, autrement dit
1 Base duale
1. Montrer que l’ensemble E ? est un sous-espace vectoriel de l’ensemble F(E; K) des fonctions de
E dans K (muni de sa structure naturelle de K-espace vectoriel).
2. On suppose que E est de dimension finie n ≥ 1. On note B = (b1 , . . . , bn ) une base de E.
(a) Soit k ∈ {1, . . . , n}. Montrer que b?k ∈ E ? . Autrement dit montrer que l’application b?k : E →
K définie par
b?k (x) = [x]k,β pour tout x ∈ E
est linéaire.
3
(b) Montrer que la famille (b?1 , . . . , b?n ) est l’unique famille de E ? satisfaisant pour tout les entiers
k, l ∈ {1, . . . , n} les relations
(
? 1 si k = l,
hbk , bl iE ? ,E =
0 sinon.
(e) En déduire que (b?1 , . . . , b?n ) est une base de E ? . On l’appelle la base duale de E ? associée à
la base B = (b1 , . . . , bn ) et on la note B ? . Exprimer la dimension de E ? en fonction de celle
de E.
(f) Soit ϕ ∈ E ? et x ∈ E. Montrer que
2 Exemples
1. Soient a, b ∈ R avec a < b. Justifier que C([a, b], R) est un sous-espace vectoriel du R-espace
vectoriel de l’ensemble F([a, b], R) des fonctions de [a, b] dans R (muni de sa structure naturelle
de R-espace vectoriel). Montrer que l’application R : C([a, b], R) → R définie par
Z b
R(f ) = f (t)dt pour tout f ∈ C([a, b], R)
a
(c) Comme s’appelle la matrice de droite intervenant dans le premier membre de l’égalité ci-
dessus ? Pourquoi est-elle inversible ? A quoi correspond son inverse ?
(d) Application. Ici, n = 3, b1 = e1 + 2e2 + e3 et b2 = e1 + e2 + e3 et b3 = 3e1 + e3 . Montrer
que (b1 , b2 , b3 ) est une base de R3 . Déterminer sa base duale.
4
4. Dans cette question, on considère une fonction f : [a, b] → R définie sur un intervalle [a, b] de R
avec a < b, ainsi qu’un entier m ≥ 1 et (m + 1)-réels de [a, b] x0 < x1 < . . . < xm .
(a) On introduit l’application Φ : Rm [X] → Rm+1 définie par
(i) Vérifier que L0 , . . . , Lm sont des éléments de Rm [X]. Déterminer Lk (xl ) pour des entiers
k, l ∈ {0, . . . , m}.
(ii) Montrer que L = (L0 , . . . , Lm ) est une base de Rm [X].
(iii) Etablir que
Xm
P (X) = f (xk )Lk (X)
k=0
(iv) Soit L? = (L?0 , . . . , L?m ) la base duale de L. Pour Q ∈ Rm [X] et k ∈ {0, . . . , m} déter-
miner L?k (Q).
est une forme linéaire de E. On note fv (·) = hv, ·i. En déduire que l’application Φ : E → E ?
définie par
Φ(v) = hv, ·i pour tout v ∈ E
est bien définie.
2. Montrer que Φ est linéaire et bijective.
3. Conclure que
E ? = {hv, ·i : v ∈ E} .
4. Application. Pour n ≥ 1 entier, donner une description explicite des formes linéaires de Rn et
de Mn (R).
5
4 Bidual algébrique
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie. Le dual algébrique du K-espace vectoriel E ? est
appelé bidual algébrique de E et est noté E ?? .
1. Pour x ∈ E, montrer que l’application Jx : E ? → K définie par
J : E → E ??
x 7→ Jx : E ? → K
ϕ 7→ Jx (ϕ) = hϕ, xiE ? ,E .
5 Base antéduale
Dans cette partie, E est un K-espace vectoriel de dimension finie égale à n ≥ 1. On note J
l’isomorphisme canonique de E avec son bidual algébrique E ?? et Jx l’image de x par J pour x ∈ E.
Soit (ϕ1 , . . . , ϕn ) une base de E ? . Soit (ϕ?1 , . . . , ϕ?n ) sa base duale associée (qui est donc une base de
E ?? ).
1. Justifier qu’il existe b1 , . . . , bn ∈ E tels que
6 Hyperplans
Dans cette partie, E est un K-espace vectoriel. On appelle hyperplan vectoriel de E le noyau de
toute forme K-linéaire de E non nulle. Autrement dit, une partie H de E est un hyperplan vectoriel
de E s’il existe ϕ ∈ E ? non nulle telle que
6
1. On veut montrer que (i) ⇒ (ii). On suppose donc que H = ker(ϕ) pour une forme linéaire
ϕ : E → K non nulle. Soit v ∈ E tel que ϕ(v) 6= 0.
(a) Montrer que H ∩ Kv = {0E }.
(b) Soit x ∈ E. Montrer que y = x − ϕ(x)
ϕ(v) v ∈ H.
(c) Conclure que E = H ⊕ Kv.
2. Montrer la réciproque (ii) ⇒ (i).
3. On suppose que E est de dimension finie non nulle égale à n. Exprimer la dimension des
hyperplans vectoriels de E en fonction de n.
4. On suppose ici que E = R3 et H = (x, y, z) ∈ R3 : x + y + z = 0 . Justifier brièvement que H
Proposition 1 Soient f, g : E → K deux formes linéaires non nulles sur E. Alors, f et g sont
proportionnelles si et seulement si elles ont le même noyau, c’est-à-dire
7
Corrigé
Exercice.
D’autre part, si la famille (x, f (x), . . . , f m−1 (x), f m (x)) est libre dans E, alors m + 1 ∈ Λ et
ceci contredit le fait que m est le plus grand élément de Λ. On a donc bien
4. Le caractère lié de la famille (x, f (x), . . . , f m−1 (x), f m (x)) obtenu ci-dessus nous donne l’exis-
tence de (λ0 , . . . , λm ) ∈ Km+1 \ {0Km+1 } tel que
m
X
λk f k (x) = 0E ,
k=0
ou de manière équivalente,
m−1
X
m
λm f (x) = − λk f k (x).
k=0
La liberté de la famille (x, f (x), . . . , f m−1 (x)) entraîne évidemment λm 6= 0 et il suffit alors de
poser pour chaque k ∈ {1, . . . , m − 1} ak = −λ−1 m λk pour aboutir à
m−1
X
m
f (x) = ak f k (x).
k=0
Pm−1 Pm−1
En notant P = k=0 ak X k − X m , nous observons que P (f ) = k=0 ak f k − f m puis
m−1
X
P (f )(x) = ak f k (x) − f m (x) = 0E .
k=0
8
Il vient sans difficultés
1 −X 0 ... 0
..
0 1 −X
.
det(CP − XIm ) = (−1)m+1
a0 det
.. .. ..
0 . . . 0
..
..
. . 1 −X
0 0 ... 0 1
−X 0 0 ... 0
..
0 1 −X
.
+ (−1)m+2
a1 det
.. .. ..
+
0 . . . 0
..
. 0 1 −X
0 0 ... 0 1
...
−X 0 0 0 ...
..
1 −X 0 .
+ (−1)2m−1 am−1 det
.. .. ..
0 . . . 0
..
. 1 −X 0
0 0 ... 0 1
−X 0 0 ... 0
..
1 −X 0 .
2m
+ (−1) (am−1 − X)det
.. .. .. .
0 . . . 0
..
. 1 −X 0
0 0 ... 1 −X
6. (a) La famille B = (x, f (x), . . . , f m−1 (x)) est une famille libre de E de cardinal m = n = dim E :
c’est donc une base de E.
(b) Pour obtenir la matrice de l’endomorphisme f dans la base B, il suffit d’utiliser la première
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égalité donnée par la Question 4 :
(c) Etant donné un endomorphisme g : E → E, on rappelle que pour toute paire (B, B 0 ) de
bases de E, on a l’égalité
det MatB (g) = det MatB0 (g),
où MatB (g) (resp. MatB0 (g)) désigne la matrice de g relativement à la base B (resp. à la
base B 0 ). Cette valeur commune à toutes les bases de E est appelé déterminant de g, noté
det(g). On a donc
XCP (f ) = (−1)m+1 P (f ).
Il reste à évoquer l’égalité P (f )(x) = 0E pour conclure que Xf (f )(x) = XCP (f )(x) = 0E ,
i.e., l’endomorphisme Xf (f ) est nul sous réserve que m = n.
7. (a) La famille (x, f (x), . . . , f m−1 (x)) est une famille libre de E qui n’est toutefois pas une base
de E puisque son cardinal est égal à m < n = dim E. Le théorème de la base incomplète
nous dit alors que nous pouvons compléter cette famille en une base de E, i.e., nous pouvons
trouver n − m vecteurs de E, notés em+1 , . . . , en , tels que
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où (comme il est d’usage) la notation ∗ désigne un scalaire quelconque. Ceci revient bien sûr
à dire que cette même matrice s’écrit comme demandé, à savoir :
CP A
,
0 B
1 Base duale
1. La fonction nulle 0F (E;K) est evidemment un élément de E ? . Soient x? , y ? ∈ E ? , λ, µ ∈ K fixés.
Nous allons montrer que z ? := λx? +µy ? qui est évidemment un élément de F(E; K) est linéaire,
i.e., λx? + µy ? ∈ E ? . Fixons donc u, v ∈ E et α, β ∈ K et notons w = αu + βv. La définition de
la loi + sur F(E; K) permet d’écrire
11
Il reste alors à observer que
n
X
b?k (λx + µy) = b?k ( [λx + µy]l,B bl ) = [λx + µy]k,B
l=1
et
n
X n
X
λb?k (x) + µb?k (y) = λb?k ( [x]l,B bl ) + µb?l ( [y]l,B bl ) = λ[x]k,B + µ[y]k,B
l=1 l=1
Supposons qu’il existe une famille (ϕ1 , . . . , ϕn ) de E ? telle que pour tout k, l ∈ {1, . . . , n}
(
1 si k = l,
hϕk , bl iE ? ,E =
0 sinon.
et
n n
* +
X X
hϕk , xiE ? ,E = ϕk , [x]l,B bl = [x]l,B hϕk , bl iE ? ,E = [x]k,B
l=1 E ? ,E l=1
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(e) Les questions (c) et (d) ci-dessus montrent que (b?1 , . . . , b?n ) est une famille libre et génératrice
de E ? , i.e., est une base de E ? . Ceci nous dit en particulier que E ? est de dimension n sur
K.
(f) L’égalité désirée s’obtient en écrivant
* n +
X
?
hϕ, xiE ? ,E = hϕ, bk iE ? ,E bk , x
k=1 E ? ,E
n
X
= hϕ, bk iE ? ,E hb?k , xiE ? ,E
k=1
n
X
= hϕ, bk iE ? ,E [x]k,B
k=1
n
X
= [ϕ]k,B? [x]k,B
k=1
= [ϕ]B? × ([x]B )T .
2 Exemples
1. La fonction nulle 0 : [a, b] → R est évidemment un élément de C([a, b], R). D’autre part, étant
données deux fonctions f, g : [a, b] → R continues sur [a, b] et deux réels λ, µ, nous savons que
la combinaison linéaire λf + µg est encore continue sur [a, b]. Tout ceci justifie que C([a, b], R)
est un sous-espace vectoriel des fonctions de [a, b] dans R, noté F([a, b]; R).
Le fait que R : C([a, b], R) → R soit une forme linéaire découle de la linéarité de l’intégration
au sens de Riemann, i.e., de l’égalité
Z b Z b Z b
(αϕ + βψ)(t)dt = α ϕ(t)dt + β ψ(t)dt
a a a
pour toutes fonctions ϕ, ψ : [a, b] → R Riemann intégrables sur [a, b] et pour tout réel α, β.
2. Soient λ, µ ∈ R. De l’égalité évidente
Cette dernière égalité montre que <(·) : C → R est une forme linéaire sur le R-espace vectoriel
C. D’autre part, en remarquant que
<(i2 ) = −1 6= 0 = i<(i),
nous voyons que la partie réelle n’induit pas une forme linéaire sur le C-espace vectoriel C.
3. (a) Soit k ∈ {1, . . . , n}. L’inclusion b?k ∈ (Rn )? et le fait que (e?1 , . . . , e?n ) soit une base du R-
espace vectoriel (Rn )? nous assurent en particulier de l’existence et l’unicité d’une famille
(pk,l )1≤l≤n de réels telle que
b?k = pk,1 e?1 + . . . + pk,n e?n .
(b) Soient k, l ∈ {1, . . . , n}. En évaluant la k-ième égalité de la question précédente en bl , il
vient
hb?k , bl iE ? ,E = pk,1 he?1 , bl iE ? ,E + . . . + pk,n he?n , bl iE ? ,E .
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En vertu de la Question 2(b), ce qui précède s’écrit encore
(
1 si k = l,
pk,1 [bl ]1,C + . . . + pk,n [bl ]n,C =
0 sinon.
La relation matricielle attendue en découle.
(c) La matrice
[b1 ]1,C . . . [bn ]1,C
.. ..
. .
[b1 ]n,C . . . [bn ]n,C
est une matrice de passage (et donc inversible !) : plus précisément, c’est la matrice de
l’application IdRn : Rn → Rn où l’ensemble/espace vectoriel de départ Rn est muni de la base
B et où l’ensemble/espace vectoriel d’arrivée Rn est muni de la base C. Pour k ∈ {1, . . . , n},
sa k-ième colonne exprime les coordonnées de bk dans la base canonique C. Cette matrice
est inversible d’inverse la matrice de l’application IdRn : Rn → Rn où l’ensemble/espace
vectoriel de départ Rn est muni de la base C et où l’ensemble/espace vectoriel d’arrivée Rn
est muni de la base B : pour k ∈ {1, . . . , n}, la k-ième colonne de cette matrice exprimera
alors les coordonnées de ek dans la base B.
(d) Un calcul élémentaire montre que
1 1 3
det 2 1 0 = 2 6= 0.
1 1 1
Ceci confirme que (b1 , b2 , b3 ) est une base de R3 . Toujours de manière élémentaire, on montre
que
−1
1 1 3 1 2 −3
1
2 1 0 = −2 −2 6
2
1 1 1 1 0 −1
Il suffit alors d’appliquer la question précédente pour obtenir que la base duale (b?1 , b?2 , b?3 ) de
(b1 , b2 , b3 ) est donnée par b?1 = 12 (e?1 + 2e?2 − 3e?3 ), b?2 = 21 (−2e?1 − 2e?2 + 6e?3 ) et b?3 = 21 (e?1 − e?3 ).
4. (a) (i) La linéarité de Φ découle directement de l’égalité
valable pour tout k ∈ {1, . . . , m}, pour tout P, Q ∈ R[X] et pour tout λ, µ ∈ R.
(ii) Un polynôme à coefficients réels de degré inférieur ou égal à m ayant m + 1 racines
est nécessairement nul. Puisque Φ est linéaire son injectivité est équivalente à l’égalité
ker Φ = {0} elle-même équivalente à l’inclusion ker Φ ⊂ {0}. Etant donné P ∈ ker Φ,
nous voyons que P est un polynôme à coefficients réels de degré au plus m et ayant au
moins m + 1 racines en vertu des égalités
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(b) (i) Les polynômes L0 , . . . , Lm sont chacun des produits de m polynômes à coefficients réels
de degré 1 : ils sont donc des polynômes à coefficients réels de degré au plus m. D’autre
part, on a tout de suite (
1 si k = l,
Lk (xl ) =
0 sinon.
(ii) Puisque Rm [X] est de dimension m + 1 sur R, il suffit d’établir que (L0 , . . . , Lm ) est une
Pm de Rm [X] pour conclure qu’elle est une base de Rm [X]. Soient λ0 , . . . , λm ∈ R
famille libre
tels que k=0 λk Lk (X) = 0. Cette égalité entre polynômes et la Question 4(b)(i) donnent
tout de suite
Xm
λk Lk (xl ) = λl = 0 pour tout l ∈ {0, . . . , m} .
k=0
On conclut que la famille (L0 , . . . , Lm ) est libre.
(iii) Pour obtenir l’égalité souhaitée, il suffit de remarquer que le polynôme Q := m
P
k=0 f (xk )Lk (X)
est de degré inférieur ou égal à m et satisfait Q(xl ) = f (xl ) pour tout l ∈ {0, . . . , m}.
(iv) Soit Q ∈ PR m [X] et k ∈ {0, . . . , m}. Puisque L est une base de Rm [X], on peut écrire
m
Q(X) = j=0 λj Lj (X) pour un certain (λ0 , . . . , λm ) ∈ Rm+1 . En évaluant cette expres-
sion en xk , il vient λk = Q(xk ), i.e., L?k (Q) = Q(xk ).
On rappelle que l’on peut définir un produit scalaire sur Mn (R) en posant pour chaque A, B ∈
Mn (R), hA, Bi := tr(AT B). En appliquant une nouvelle fois la question précédente, on obtient
(Mn (R))? = Φ ∈ F(Mn (R), R) : ∃A ∈ Mn (R), ∀M ∈ Mn (R), Φ(M ) = tr(AT M ) .
En procédant par double inclusion, il est clair que ce dernier ensemble s’écrit encore
(Mn (R))? = {Φ ∈ F(Mn (R), R) : ∃B ∈ Mn (R), ∀M ∈ Mn (R), Φ(M ) = tr(BM )} .
15
4 Bidual algébrique
1. Soit x ∈ E. L’inclusion Jx ∈ E ? provient de l’égalité
Jx (λϕ1 + µϕ2 ) = (λϕ1 + µϕ2 )(x) = λϕ1 (x) + µϕ2 (x) = λJx (ϕ1 ) + µJx (ϕ2 ),
J(λx1 + µx2 )(ϕ) = λJ(x1 )(ϕ) + µJ(x2 )(ϕ) = (λJ(x1 ) + µJ(x2 ))(ϕ)
dim E ?? = dim E ? .
Il résulte de ceci que l’application linéaire injective J : E → E ?? est en fait bijective, i.e., un
isomorphisme de K-espaces vectoriels.
5 Base antéduale
1. Pour chaque k ∈ {1, . . . , n}, l’inclusion ϕ?k ∈ E ?? combiné au caractère bijectif de l’application
J : E → E ?? nous dit qu’il existe un (et un seul) bk ∈ E tel que
Jbk = ϕ?k .
2. Puisque B = (b1 , . . . , bn ) est une famille de cardinal n = dim E, il suffit d’établir que B est libre
Pn
pour montrer qu’elle est une base de E. Soient λ1 , . . . , λn ∈ K tels que λk bk = 0E . Il vient
k=1
par linéarité de J et par construction de b1 , . . . , bn
n
X n
X n
X
J( λk bk ) = λk J(bk ) = λk ϕ?k = 0E ?? .
k=1 k=1 k=1
Il suffit alors de revenir à la Partie 1-Question 2.(b) pour conclure que (ϕ1 , . . . , ϕn ) est la base
duale de (b1 , . . . , bn ).
16
4. Soit (c1 , . . . , cn ) une base anté-duale de (ϕ1 , P . . . , ϕn ). On note B = (b1 , . . . , bn ). Pour l ∈
{1, . . . , n}, nous voyons à travers l’égalité cl = nk=1 [cl ]k,B bk que
(
1 si k = l,
hϕk , cl iE ? ,E = [cl ]k,B =
0 sinon
et ceci traduit l’égalité bl = cl . En conséquence, la base (ϕ1 , . . . , ϕn ) admet une unique base
anté-duale, à savoir B.
6 Hyperplans
1. C’est une conséquence directe du fait que le noyau de toute application linéaire entre deux
K-espaces vectoriels F et G est un sous-espace vectoriel de F .
2. Si E est le K-espace vectoriel nul, il n’y a qu’une unique forme linéaire de E : la forme linéaire
nulle. On conclut que le K-espace vectoriel nul n’admet pas d’hyperplan vectoriel.
1. (a) Il suffit d’établir que H ∩ Kv ⊂ {0E }. Soit x ∈ H ∩ Kv. On a d’une part x = λv pour un
λ ∈ K et d’autre part
0K = ϕ(x) = ϕ(λv) = λϕ(v).
En combinant ce qui précède à ϕ(v) 6= 0, on aboutit à λ = 0K , i.e., x = 0E .
(b) L’inclusion désirée est une conséquence immédiate de la linéarité de ϕ qui permet d’écrire
ϕ(x) ϕ(x)
ϕ x− v = ϕ(x) − ϕ(v) = 0K .
ϕ(v) ϕ(v)
E ⊂ H + Kv.
Notons que l’inclusion précédente est en fait une égalité puisque l’inclusion renversée est évi-
dente. Enfin, l’égalité H ∩ Kv = {0E } permet de conclure que H et Kv sont supplémentaires
dans E, i.e.,
E = H ⊕ Kv.
2. Supposons qu’il existe v ∈ E \ {0E } tel que E = H ⊕ Kv. On note ψ le projecteur de E sur Kv
parallèlement à H, autrement dit ψ est l’application de E dans Kv satisfaisant
On vérifie immédiatement que ψ est linéaire, non nulle et de noyau H. On conclut alors que H
est un hyperplan vectoriel de E.
3. De la Question 1(c), nous déduisons que la dimension (relativement à K) de tout hyperplan de
E vaut n − 1.
4. La fonction Φ : R3 → R définie par
est évidemment une forme linéaire non nulle de R3 . Son noyau qui n’est nul autre que H est
donc un hyperplan de R3 . Il reste à voir que n’importe quel vecteur v ∈ R3 avec v ∈
/ H satisfait
3
R = H ⊕ Rv.
17
5. Seule l’implication ⇒ mérite d’être justifiée. Supposons donc que H := ker f = ker g. Puisque f
n’est pas nulle, l’ensemble H est un hyperplan vectoriel de E. Le Lemme 1 nous dit alors qu’il
existe v ∈ E non nul tel que E = H ⊕ Kv. Notons que f (v) 6= 0 et g(v) 6= 0 et posons λ = fg(v)
(v)
.
A présent, fixons x ∈ E et écrivons x = h + µv avec h ∈ H et µ ∈ K. La linéarité de f et de g
ainsi que la définition de H et de λ donnent sans difficultés
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