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Optimisation de l'impôt sur les véhicules en RDC

Ce document est un mémoire qui traite de la perception de l'impôt sur les véhicules en République Démocratique du Congo, en particulier à Kinshasa, et de son impact sur la mobilisation des recettes fiscales. L'auteur exprime sa gratitude envers sa famille, ses enseignants et d'autres personnes qui l'ont soutenu tout au long de son parcours académique. Le travail vise à analyser les défis de la perception de cet impôt et à proposer des solutions pour optimiser la collecte des recettes publiques.

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Optimisation de l'impôt sur les véhicules en RDC

Ce document est un mémoire qui traite de la perception de l'impôt sur les véhicules en République Démocratique du Congo, en particulier à Kinshasa, et de son impact sur la mobilisation des recettes fiscales. L'auteur exprime sa gratitude envers sa famille, ses enseignants et d'autres personnes qui l'ont soutenu tout au long de son parcours académique. Le travail vise à analyser les défis de la perception de cet impôt et à proposer des solutions pour optimiser la collecte des recettes publiques.

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EPIGRAPHE

« L’impôt est le prix à payer pour une société civilisée, à l’image de cette
pensée, l’impôt sur les véhicules en tant que contribution obligatoire, participe
non seulement au financement des infrastructures routières, mais aussi au
renforcement de l’autorité fiscale »
OLIVIER WENDELL HOLMES Jr.

DEDICACE
Je dédie ce mémoire à ma mère, Léontine Nzingula ainsi qu’à ma famille
pour leur amour et leurs sacrifices, à mes enseignants pour leurs conseils
éclairés, et à tous ceux qui croient en moi et soutiennent mes efforts.
REMERCIEMENTS
Ce travail de fin d’études est l’aboutissement d’un long parcours
académique et personnel. Il n’aurait jamais pu voir le jour sans l’intervention,
l’accompagnement et le soutien de nombreuses personnes que je tiens ici à
remercier avec toute la reconnaissance qui leur est due.
Avant tout Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à Dieu tout-
puissant, source de toute sagesse, de force et de persévérance, pour m’avoir
soutenu durant toutes les étapes de ce travail. Sans sa grâce, rien n’aurait été
possible.
Mes remerciements les plus sincères vont également à l’ensemble du
corps académique pour la qualité de la formation reçue, en particulier à mon
directeur de mon mémoire le professeur KADIMA GODE MPOYI pour ses
conseils, ses remarques constructives, sa disponibilité, ses orientations
précieuses et son implication constante tout au long de ce travail. Son
encadrement m’a permis de donner le meilleur de moi-même, et d’évoluer
intellectuellement avec méthode.
Je remercie également l’ensemble des professeurs de la faculté de la
fiscalité pour la qualité de la formation dispensée tout au long de mon cursus
universitaire. Leur savoir, leurs exigences académiques et leur dévouement ont
contribué à faire de moi un étudiant responsable et engagé.
Je tiens à remercier sincèrement mon pasteur CALEB TSHIAKA pour
ses prières ainsi son encadrement spirituel, ainsi les prières dirigées vers notre
personne nous a permis de tenir bon pendant ce parcours académique
Je tiens à exprimer ma gratitude à ma famille, particulièrement à ma
mère pour son amour inconditionnel, leur soutien moral et matériel ainsi que
leurs sacrifices pour la réussite de mes études. A mes frères, sœurs sans oublier
les syndicats, qui m’ont toujours soutenu et encouragé, je vous remercie
infiniment.
A mes camarades de promotion, à mes amis fidèles et à toutes les
personnes qui de près ou de loin, ont contribué à l’élaboration de ce travail, par
leurs conseils, leur assistance ou leurs encouragements, je vous adresse ici mes
sincères remerciements.
A tous, je dis merci du fond du cœur
A l’instar de tous les pays du monde, la République démocratique du
Congo fait régulièrement face à une gamme variée des charges d’intérêt général.
Certaines
1. INTRODUCTION GERALE
0.1Constations des faits
D’entre elles sont requises pour la sauvegarde de la souveraineté
nationale et d’autres se rapportent aux besoins du développement national. Dans
ce sens, la RDC fait recours à l’impôt en tant que ressource première et ordinaire
ou même classique de tout Etat. Balthus note à cet effet, que : tout citoyen d’un
Etat doit contribuer au soutien du gouvernement dans la proportion la plus juste
exactement mesurée par le revenu dont chacun d’eux jouit sous la protection du
gouvernement.1
C’est dans ce contexte que même ceux qui utilisent les véhicules doivent
s’inscrire dans cette logique afin de renflouer la caisse de l’Etat. Et comme cela
est le moyen de financement de l’Etat, Maurice Duverger estime que c’est ça
même les finances publiques, qu’il définit comme étant une science des moyens
par lesquels l’Etat et les autres collectivités publiques, par la répartition entre
individus des charges qui en résultent.2
Mais à la ville province de Kinshasa la perception de l’impôt sur le
véhicule connait plusieurs insuffisances tant sur le plan administratif
qu’opérationnel. Malgré l’existence d’un cadre légal et institutionnel censé
encadrer cette fiscalité, la mise en œuvre reste confrontée à des défis majeurs.
On observe une faible mobilisation des recettes attendues, due en grande partie à
l’informalité du parc automobile, en manque de collaboration entre les
institutions impliquées (DGRK, Transcom, police de circulation, etc.) à
l’absence de contrôle régulier et au non-respect des échéances par les
contribuables.
Pendant ce temps la ville province de Kinshasa ne cesse d’enregistrer
d’année en année des déficits budgétaires chroniques entrainant des
conséquences dues à l’absence des mécanismes de recevabilité et de
communication de la part de l’administration fiscale sur les réalisations ou les
services rendus grâce aux recettes réalisées, la méfiance du contribuable vis-à-
vis du fisc, etc. de ce fait, cette entité provinciale semble ne pas tirer
suffisamment profit des recettes issues de l’utilisation des véhicules sur son
étendue au regard des nouvelles stratégies de recouvrement de l’impôt y relatif.
0.2 PROBLEMATIQUE
La RDC est un pays qui regorge en son sein des énormes potentiels en
ressources naturelles et qui fait même l’objet de la convoitise par ses voisins et

1
NDJONDO CYRILE, Cours de technique de législation fiscale, G3 Comptabilité, HEC-Kin, 2018
2
BAKENDEJA WA MPUNGU, droit des finances publiques, Ed. Noraf, Kinshasa, 1997
par d’autres pays qui n’ont que les yeux rivés sur ses richesses (minérales ;
forestière ; énergétique agricole ; halieutique) parmi les objectifs de tout état
moderne, le développement économique occupe une place prépondérante. Sa
réalisation exige d’importants moyens ou ressources financières. La grande
interrogation à ce sujet consiste par l’état à déterminer le mode de mobilisation
de ses ressources pour y parvenir.
Il existe plusieurs mécanismes de maximisation des recettes auxquels
l’Etat peut recourir. Il peut procéder à la mobilisation des ressources locales
notamment à travers ses services, particulièrement les régies financières, ses
différentes directions des perceptions des recettes notamment : la DGI ;
DGRAD ; DGDA etc. … ou l’Etat peut recourir à des emprunts intérieurs.3
Malgré toutes ces différentes directions des recettes, l’Etat congolais
n’est toujours pas en mesure de maximiser ses recettes publiques, ni
d’augmenter son budget. Est-ce un problème politique ? certains auteurs
affirment que la RDC dispose des textes de fond dont le contenu s’améliore de
plus en plus et qui peuvent permettre à la longue à ses administrations fiscales,
de se doter des attributs pertinents pour contrer l’évasion fiscale. D’autres par
contre, estiment que dans un tel contexte, il faut nécessairement des réformes.
Serait-ce là un début de solution à l’épineuse question de la maximisation des
recettes publiques ?
Plusieurs questions se posent :
 Quelle est la politique mise en place en RDC pour maximiser les recettes
publiques ?
 Quid de son efficace ?
 Que doit faire la RDC pour optimiser la collecte des recettes publiques ?
0.3Objectifs
 Ici notre objectif est d’analyser la perception de l’impôt sur le véhicule
par les contribuables de la ville province de Kinshasa afin d’identifier les
facteurs influençant leur adhésion ou leur résistance à cet impôt
 Aussi évaluer l’impact de la perception de l’impôt sur les véhicules sur le
niveau de mobilisation des recettes fiscales dans la ville province de
Kinshasa
0.4 Hypothèses du travail
Dans le présent travail nous allons démonter d’une part qu’il existe avec
exactitude des institutions qui perçoivent les recettes publiques ainsi que des
mécanismes mis en place par le pouvoir central pour réglementer les ressources

3
Kasongo olenga (L), les dépenses fiscales congolaises, B.E.S.I.F, P. 17
publiques tout en garantissant le contrôle et leurs destinations résiduelles dans
leurs missions de faire fonctionner la république.4
0.3Choix et intérêt du sujet
L’impôt est un droit civique, c’est le bien-être de la nation congolaise,
l’impôt est l’un des grands bénéfices pour le financement du budget public. Ce
sujet attire notre curiosité scientifique, entant que futur fiscaliste au regard des
fraudes fiscales et l’évasion fiscale. Ce choix nous permet de connaitre l’apport
de l’impôt sur les véhicules dans la mobilisation des recettes publique.
0.4.1. Intérêt personnel
Sur le plan personnel, ce sujet nous permet d’approfondir notre
connaissance dans le domaine fiscal, ces recherches nous permettent d’enrichir
profondément le cadre qui relève par excellence, les capacités que nous avons
acquises à la haute école de commerce de Kinshasa (HEC/Kinshasa) en sigle. Ce
travail scientifique réunit notre idée à défaut des réalités de l’apport de l’impôt
sur les véhicules dans la mobilisation des recettes publique.
0.4.1 Intérêt social
La fiscalité étant l’une des ressources pour le financement de budget
public et le bien-être de la population, ce sujet attire grandement notre attention,
car l’apport de l’impôt sur les véhicules permet de maximiser les recettes au
développement du pays. Ce travail servira à tous les fiscalistes désireux d’avoir
proposé des voies et moyens pour trouver des solutions sur leurs critiques et
suggestions. Aux responsables de la DGRK de comprendre la situation de
l’apport de l’impôt sur les véhicules dans la mobilisation des recettes publiques.
0.4.2 Intérêt scientifique
Cette étude sert le cadre de référence aux générations futures dans le
domaine fiscal. Ce travail va servir des bases des données aux recherches
ultérieures dans le domaine de la fiscalité. Ce travail apporte par ailleurs un plus
dans la réflexion scientifique et de proposition des solutions à ces problèmes de
maximiser les recettes qu’accuse les régies financières en général
particulièrement la DGRK.

4
Bifami, N, les réformes fiscales communautaires en RDC : la mise en question, PUL, Lerozi, 2006, P.33
0.5. Démarche méthodologique
0.5.1 Méthode de recherche
Comme l’indique le professeur Muntu Monji, la méthode est conçue
comme : un enchainement raisonné de moyens en vue d’une fin plus
précisément comme la voie à suivre pour parvenir à un résultat.5
La méthode se définit dans le dictionnaire Larousse comme une
démarche rationnelle de l’esprit pour arriver à connaissance ou la démonstration
d’une vérité. Dans notre travail, nous allons recourir à la méthode de
comparative, comparer (c’est confronter deux ou plusieurs faits pour déceler les
ressemblances et les différences qui existent entre eux)
La méthode comparative conduit à l’explication des faits sociaux dans la
mesure où elle permet de déceler le lien de causalité ou le facteur générateur des
différences ou des ressemblances constatées entre les faits comparés
C’est à travers cette méthode que nous allons émettre un jugement, en
nous référant aux résultats des différentes recettes réalisées et celles prévues
pour notre période d’études. Nous avons d’abord observé la réalisation des
recettes de l’impôt pour une période bien précise, comparé ces recettes par après
les conséquences dans le même ordre d’idées pour voir si ces recettes
augmentent en année par année.
0.5.2Techniques
Dans le cadre du présent travail, les méthodes choisies se sont appuyées
sur la technique documentaire. Cette technique est de finie comme : l’une des
techniques permettant d’étudier ce qu’une documentation conserve
effectivement et de renseignement qu’elle offre au chercheur que nous sommes.
C’est-à-dire le contenu de la documentation. Le document a l’avantage d’être un
matériel objectif en ce qu’il soulève des interprétations différentes.
Nous avons consulté pour ce faire, des ouvrages, nos notes de cours et
tout manuel ayant un trait effectif avec l’une de variable de notre thème de
recherche, sans écarter les documentaires publiés sur le net.
0.6 Délimitation du sujet
Tout travail qui se veut être scientifique doit nécessairement se fixer des
références dans le temps et l’espace ; notre travail ne déroge pas à ce principe.

5
Ngoy T, notes du cours de méthodologie juridique, G3 Droit, UPC, Kinshasa, 2013-2014. P. 20
 Dans l’espace
Nous avons jugé bon de choisir la DGRK comme notre champ
d’investigation
 Dans le temps
Nous parlerons de la période de 2020 à 2023, une période très courte en
réalité, mais assez riche pour arriver au bout de notre étude qui est
marquée par le changement économique de la RDC et à une croissance
des recettes budgétaires.
0.7 Subdivision de travail
En dehors de l’introduction générale et la conclusion, notre travail comporte
trois chapitres :
 Le premier chapitre traite sur l’élucidation conceptuelle ;
 Le deuxième chapitre est consacré sur la présentation du champ
empirique de recherche
 Le troisième chapitre est consacré sur l’analyse des données et
interprétation des résultats
CHAPITRE 1. REVUE DE LITTERATURE
Ce chapitre se consacre sur les fondements généraux de la fiscalité. Il y
présente la définition, des objectifs, les principes et les différentes catégories
d’impôts.
SECTION 1 : APPROCHE THÉORIQUE
1.1 Définition de la fiscalité :
La fiscalité est l’ensemble des règles lois et mécanismes mis en place par
l’état pour organiser, prélever et gérer les impôts et taxes versés par les
contribuables6
1.2 Objectifs de la fiscalité
Dans le cadre de la gestion publique, la fiscalité joue un rôle central en
assurant le financement des besoins collectifs. Comme l’explique Michel
Bouvier.
Selon ce dernier, l’objectif fondamental de la fiscalité est de procurer à
l’état les ressources nécessaires à la couverture des charges publiques, mais
aussi de réguler l’économie et de redistribuer les richesses7
1.3 principes de la fiscalité
Les principes de la fiscalité jouent un grand rôle clé pour assurer
l’équité, la légitimité et l’efficacité du prélèvement de l’impôt, ces principes
incluent notamment :
 Le principe de légalité : tout impôt doit être établi par la loi
 Le principe d’égalité : devant l’impôt : chaque contribuable doit être
traité de manière équitable
 Le principe de nécessité : les impôts doivent répondre à un besoin réel de
financement public
 Le principe de clarté et de transparence : le système fiscal doit être
compréhensible pour tous
 Principe de non-rétroactivité de la loi fiscale : une loi fiscale ne
s’applique qu’à l’avenir, sauf exception clairement définie
 Principe de neutralité fiscale : l’impôt ne doit pas influencer
excessivement les décisions économiques des agents 8
1.4 TYPES D’IMPOTS
Dans tout système fiscal, la diversité des impôts permet à l’état de
mobiliser les ressources adaptées à ses besoins. Ainsi, il est essentiel de
distinguer les différents types d’impôts selon leur nature, leur assiette, et leur
mode de perception.

6
BOUVIER. M, introduction au droit fiscal général et à la théorie de l’impôt , Ed. LGDJ 2020 P. 15
7
Ibidem P. 23
8
Ibidem p. 65
A. Impôts directs
Ce sont des impôts payés directement par le contribuable à
l’administration fiscale, en fonction de ses revenus ou de son patrimoine et
l’impôt direct comprend : l’impôt réel et cédulaire sur les revenus. De ce qui suit
nous allons les deux impôts cités ci-haut.
I. L’impôt réel
C’est celui qui frappe une opération, un bien ou une somme d’argent
uniquement dans sa nature, sa valeur monétaire ou sa quantité, abstraction faite
de la personne du contribuable.9
II. L’impôt foncier
Cet impôt frappe la jouissance d’un bien immobilier ou sa propriété. La
loi dit que l’impôt foncier est assis sur deux bases : les propriétés bâties et non
bâties10.
L’arrêté ministériel n°020 du 8 octobre 1997 modifiant certaines
dispositions en matière d’impôts réel, la quelle a été modifiée par le décret-loi
n°111 /2000 du 19 juillet 2000 qui est actuellement en vigueur prévoit une
imposition mixte
Ils sont inclus dans le prix des biens ou services et sont payés de manière
indirecte par le consommateur.
III. L’impôt sur le véhicule11
Il donne lieu à l’opposition d’un timbre fiscal sur le véhicule appelé
vignette. La vignette ou le signe distinctifs dit être fixé sur le véhicule d’une
manière permanente à l’abri des intempéries, à un endroit visible de l’extérieur
et facilement accessible. L’impôt sur le véhicule frappe tout le véhicule à moteur
Le terme véhicules est utilisé ici dans le sens le plus large possible
puisqu’il ne désigne pas uniquement le véhicule automobile mais aussi les
moyens des transports par terre et par eaux. Et ce, quel que soit le mode de
propulsion utilisé en RDC.
IV. L’impôt sur la superficie des concessions minières et hydrocarbures
Il est dû par tout titulaire d’une concession de recherche ou
d’exploitation. La concession est due pour l’année entière si les éléments
existent dès le mois de janvier. L’assiette de cet impôt est constituée par la
superficie des concessions ayant pour objet les concessions servant à la
recherche des substances.12

9
Jean Lamarque, cours de droit fiscal général, notes polycopiées, université paris 2, 2001, p. 81
10
Kola Gonze, op cit pp. 23-25
11
Ibidem p. 24-25
12
Idem p. 24-25
B. Impôt cédulaire sur les revenus mobilier
Il s’agit d’un impôt qui ne frappe que les revenus produits par des
capitaux mobilier investis en RDC. L’article 13 de l’ordonnance de 1969
énumère les différentes sortes de revenus imposables à l’impôt mobilier. Ces
revenus sont de quatre ordres :
 Les dividendes et les revenus de part des associés actifs dans les sociétés
autres que par action
 Les tantièmes
 Les intérêts d’obligations et les intérêts des capitaux empruntés à des fins
professionnels
 Les redevances 13

C. Impôts cédulaires sur les revenus professionnels


Cet impôt frappe les revenus provenant des activités professionnelles
exercées sur le territoire national quand bien même bénéficiaire n’y aurait ni son
siège social ou son principale établissement administratif, ni son domicile ou sa
résidence permanente 14
D. Impôt indirect
L’impôt indirect ou impôt sur la dépense vise les revenus mais ne les
frappe pas en tant que tel. Il les saisit dans leurs emplois lors des achats des
biens ou des services ou même de la consommation, il est destiné à être supporté
en définitive par les consommateurs dans la mesure où il est systématiquement
intégré dans le prix des marchandises le contribuable le paie souvent sans s’en
rendre compte.
L’impôt indirect comprend essentiellement la taxe sur la valeur ajoutée
de ce qui suit nous allons parler de la taxe sur la valeur ajoutée.
Définition : Taxe sur la consommation ajoutée à la plupart des biens et
services.
Exemple : Lorsqu’on achète un produit, la TVA est comprise dans le prix.
- Droits d’accise
Définition : Taxes spécifiques sur certains produits (alcool, tabac, carburant).
Exemple : Une bouteille de bière inclut une taxe d’accise.
- Droits de douane
Définition : Taxes sur les biens importés.
Exemple : Un véhicule importé est soumis aux droits de douane à la frontière.

13
Idem pp.52-53
14
KOLA Gonze, op cit pp.37-39
3. Autres types d’impôts/taxes spécifiques
- Impôt professionnel
Définition : Taxe liée à l’exercice d’une activité commerciale ou artisanale.
Exemple : Une entreprise paie une taxe annuelle sur son activité.
- Taxe sur les véhicules (vignette)
Définition : Taxe annuelle payée pour la circulation d’un véhicule.
Exemple : Le propriétaire d’une voiture paie la vignette à la DGRK.
- Taxe de séjour
Définition : Payée par les personnes logées dans une commune ou une ville
touristique.
Exemple : Un hôtel facture une taxe de séjour à ses clients.
- Taxe environnementale
Définition : Destinée à compenser les effets négatifs d’une activité sur
l’environnement.
Exemple : Une entreprise polluante paie une taxe carbone

1.5 CLASSIFICATION DES IMPÔTS


1. Selon le mode de perception
- Impôts directs : Payés directement par le contribuable à l’administration.
Exemples : Impôt sur le revenu, impôt sur les bénéfices, impôt foncier.
- Impôts indirects : Inclus dans le prix des biens/services, payés indirectement.
Exemples : TVA, droits d’accise, droits de douane.

2. Selon l’objet de l’imposition


- Impôts sur le revenu : Portent sur les gains d’une personne ou entreprise.
Exemples : Salaire, loyers, bénéfices.
- Impôts sur le patrimoine : Portent sur les biens possédés.
Exemples : Impôt foncier, taxe sur les véhicules.
- Impôts sur la consommation : Portent sur l’achat ou l’utilisation de
biens/services.
Exemples : TVA, taxe sur l’électricité.
3. Selon le redevable réel de l’impôt15
- Impôts réels : Basés sur le bien ou l’activité, sans tenir compte de la situation
personnelle du contribuable. 16
Exemples : Impôt sur les terrains, taxe sur les véhicules.
- Impôts personnels : Tiennent compte des revenus, charges et situation
familiale.
Exemples : Impôt sur le revenu des personnes physiques.

4. Selon les bénéficiaires

- Impôts d’État (nationaux) : Perçus pour le budget central.


Exemples : TVA, impôt sur les bénéfices.
- Impôts locaux (provinciaux ou communaux) : Perçus par les provinces ou
communes.
Exemples : Vignette automobile, taxe sur les marchés

1.6 ROLE ET IMPORTANCE DE LA FISCALITÉ


Les rôles et l’importance de la fiscalité

La fiscalité constitue l’un des fondements essentiels de la souveraineté d’un


État. Elle joue un rôle déterminant dans le fonctionnement, le développement et
l’équilibre économique d’un pays, notamment dans un contexte comme celui de
la RDC. Ses rôles sont multiples :

1. Financement des dépenses publiques


Le rôle premier de la fiscalité est de fournir à l’État les ressources nécessaires au
financement des services publics. Ces ressources permettent de couvrir les
besoins essentiels tels que la santé, l’éducation, la justice, la défense, les
infrastructures ou encore l’administration. Sans impôts, l’État ne pourrait pas
fonctionner ni répondre aux attentes de la population. En RDC, par exemple,
une grande partie du budget national provient des impôts collectés, même si la
pression fiscale reste faible.

15
NORBERT BOKIE NDWAYA Publié en 2006 aux édition INADOF P. 22
BOUVIER, MICHEL. Introduction au droit fiscal et à la théorie de l’impôt, 15è
16

édition, LGDJ2020 P.31-34


2. Redistribution des richesses
Un État qui ne maîtrise pas ses ressources fiscales dépendra de l’aide extérieure
pour assurer son fonctionnement. Une fiscalité efficace renforce donc la
souveraineté financière et politique de l’État. En RDC, la modernisation du
système fiscal est un enjeu majeur pour réduire la dépendance budgétaire vis-à-
vis des bailleurs internationaux SECTION 2 Le fondement juridique de l’impôt
sur le véhicule en RDC repose sur plusieurs textes légaux et réglementaires qui
organisent la création, la perception et la gestion de cette taxe. Voici les
principaux :17

1. La Constitution de la RDC (2006)


- Elle établit le principe de la décentralisation et reconnaît aux provinces le
pouvoir de créer et percevoir certains impôts, dont ceux liés à la circulation
routière.

2. La Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 sur les finances publiques


- Elle répartit les compétences fiscales entre le pouvoir central et les provinces.
- L’impôt sur les véhicules est une taxe provinciale.

3. Ordonnance-loi n°69/006 du 10 février 1969 relative aux impôts cédulaires


- Elle définit certains impôts réels, dont ceux liés aux biens, comme les
véhicules.

4. Les arrêtés provinciaux (par exemple à Kinshasa)


- Chaque province (comme Kinshasa) peut fixer, par arrêté, les 18modalités de
perception de la vignette automobile, le barème selon la puissance du véhicule,
la durée de validité, etc.

5. Règlements administratifs
- Des circulaires et notes de service précisent les mécanismes pratiques de
perception (lieux de paiement, sanctions, contrôles).

Souhaites-tu que je développe cette partie pour l’intégrer dans un chapitre de ton
mémoire ?

17
Ordonnance N°69 /006 DU 10/2/1969
18
Idem
2.1 CADRE LÉGAL NATIONAL

Le cadre légal national de l’impôt sur le véhicule en RDC

L’impôt sur le véhicule en République Démocratique du Congo repose sur un


ensemble de textes légaux qui définissent son existence, sa base légale, les
modalités de perception et les institutions compétentes.

1. La Constitution de 2006
- Elle consacre la décentralisation fiscale.
- L’article 202 attribue aux provinces la compétence de percevoir certaines
taxes, notamment celles liées à la circulation routière (vignette automobile).

2. La Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 relative aux finances publiques


- Elle précise les compétences fiscales entre l’État central et les entités
territoriales décentralisées.
- Elle classe l’impôt sur les véhicules comme une ressource propre des
provinces, leur permettant de l’organiser et de l’exploiter.

3. Ordonnance-loi n°69/006 du 10 février 1969 portant code des impôts


cédulaires
- Bien qu’ancienne, cette loi reste un socle général pour les impôts réels, dont
fait partie l’impôt sur les biens comme les véhicules.

4. 19Ordonnance-loi n°88/029 du 15 juillet 1988


- Elle crée la taxe spéciale de circulation routière (TSCR), communément
appelée vignette.20

- Elle fixe la base d’imposition, les catégories de véhicules, et les modalités de


contrôle.

19
André Mbata B. Mangu, la décentralisation en république démocratique du Congo : enjeux et perspectives,
P.89, Edition 2010
Laurent ngoy Ndjibu, fiscalité provinciale en R.D. Congo P.270, Edition 2022,
20

collection : géopolitique
5. Arrêtés ministériels et circulaires
- Ces textes secondaires émanent des autorités compétentes (ministère des
Finances, ministères provinciaux) pour fixer les barèmes, modalités de
perception et sanctions.
- FISCALITÉ PROVINCIALE ET CONPETENCE DÉCENTRALISÉE
Fiscalité provinciale et compétence décentralisée en RDC
Avec la Constitution de 2006, la République Démocratique du Congo a adopté
un système de décentralisation politique et administrative qui s’accompagne
d’une décentralisation fiscale. Cela signifie que les provinces disposent
désormais de pouvoirs propres pour gérer certaines ressources fiscales,
notamment pour financer leurs missions.

1. La fiscalité provinciale
- La fiscalité provinciale regroupe l’ensemble des impôts, taxes et redevances
dont la gestion et la perception sont confiées aux provinces.
- Ces ressources sont qualifiées de ressources propres des provinces.
- L’impôt sur les véhicules (comme la vignette) est un exemple typique de
fiscalité provinciale, car il concerne la gestion locale de la circulation routière.

2. La compétence décentralisée

- La Constitution et les lois organiques définissent les compétences exclusives


ou partagées entre l’État central et les provinces.
- En matière fiscale, les provinces ont le pouvoir d’édicter des règles sur certains
impôts, de fixer des taux dans des limites définies, et d’organiser leur
perception.

La compétence décentralisée confère ainsi aux provinces un pouvoir normatif et


exécutif limité dans le domaine fiscal. Elles peuvent fixer des barèmes, définir
des modalités de perception, et organiser la collecte des impôts dans le respect
du cadre légal national. Cette organisation vise à rapprocher la gestion fiscale
des réalités locales, améliorer la performance de la collecte, et renforcer
l’autonomie financière des provinces, qui doivent financer leurs propres services
publics. En pratique, à Kinshasa, cette compétence est exercée par la Direction
Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK), chargée de la perception des
impôts sur les véhicules et autres taxes provinciales.21

Cependant, la mise en œuvre de cette décentralisation fiscale pose plusieurs


défis : la nécessité d’une administration provinciale compétente, la lutte contre
la fraude fiscale et la corruption, ainsi qu’une coordination harmonieuse avec les
autorités centrales. Malgré ces contraintes, la fiscalité provinciale constitue un
levier essentiel pour le développement local et la stabilité financière des
provinces en RDC.

2.3 TEXTES RÉGLEMENTAIRES ET CIRCULAIRE

1. Constitution de la RDC (2006)


- Article 202 : Institue la décentralisation fiscale et attribue aux provinces
certaines compétences fiscales.

2. Loi n°08/012 du 31 juillet 2008 relative aux finances publiques


- Organise la répartition des compétences fiscales entre l’État central et les
provinces.

3. Ordonnance-loi n°88/029 du 15 juillet 1988


- Instaure la taxe spéciale de circulation routière (vignette) et fixe ses
modalités générales.

4. Arrêtés provinciaux de Kinshasa


- Fixent les barèmes de la vignette automobile, les modalités de perception et
sanctions applicables dans la province.

Circulaires et notes de service

- Circulaire de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK)


- Précise les procédures pratiques de perception de la vignette automobile, les
documents requis, et les modalités de contrôle.
21
idem
- Notes de service du Ministère des Finances
- Donnent des instructions sur la mise en œuvre des textes fiscaux provinciaux,
notamment sur la lutte contre la fraude et la gestion des recettes.
SECTION 3 CADRE INSTITUTIONNEL DE LA PERCEPTION
D’IMPÔT SUR LE VÉHICULE À LA VILLE PROVINCE DE KINSHASA

Cadre institutionnel de la perception des impôts sur le véhicule à Kinshasa

La perception des impôts sur les véhicules à Kinshasa est encadrée par plusieurs
institutions clés qui interviennent à différents niveaux du processus fiscal. Ce
cadre institutionnel assure la bonne organisation, la collecte et le contrôle de cet
impôt provincial.
1. La Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK)
- C’est l’institution principale chargée de la collecte des impôts provinciaux,
dont la vignette automobile.
- Elle organise la perception, contrôle le respect des obligations fiscales et lutte
contre la fraude.
- La DGRK travaille en collaboration avec d’autres structures provinciales pour
optimiser la collecte.

2. Le Ministère provincial des Finances et Budget22


- Il définit les politiques fiscales provinciales et approuve les barèmes
d’imposition.23
- Supervise l’action de la DGRK et veille au respect de la législation fiscale.
3. Les Services de la Police de Circulation
- Participent au contrôle sur le terrain en vérifiant que les véhicules ont payé leur
vignette.
- Peuvent sanctionner les contrevenants lors des contrôles routiers.
4. Les Collectivités locales et autorités municipales
- Peuvent être associées à la sensibilisation et à la mobilisation des contribuables
au niveau local.
22
Jean – pierre Kalonji Mutombo : la fiscalité locale en RDC : Etude des mécanismes de mobilisation des
recettes à Kinshasa P.45à70, Edition 2019
23
- Soutiennent la DGRK dans la lutte contre l’évasion fiscale.
3.1 INSTITUTIONS NATIONALES IMPLIQUÉES

1. Ministère des Finances (niveau national)


- Il définit la politique fiscale nationale.
- Supervise l’élaboration des lois fiscales et leur harmonisation avec les
provinces.
- Apporte un appui technique aux provinces en matière de gestion fiscale.
2. Direction Générale des Impôts (DGI)
- Gère les impôts d’assiette nationale (ex. : impôt sur le revenu, impôt sur les
bénéfices).
- Peut collaborer avec les régies provinciales pour échanger des informations
fiscales.

3. Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA)


- Intervient à l’entrée du territoire lors de l’importation de véhicules.
- Perçoit les droits et taxes de douane sur les véhicules neufs ou d’occasion. 24
- Partage parfois les données avec les régies provinciales pour le suivi fiscal.

4. Inspection Générale des Finances (IGF)


- Organe de contrôle rattaché à la Présidence.
- Contrôle la gestion des recettes fiscales dans toutes les régies, y compris
provinciales.
- Lutte contre les détournements et les faiblesses de mobilisation.
25

5. Cour des Comptes

- Vérifie la régularité et l’efficacité de la gestion des finances publiques, y


compris des impôts collectés.

3.2 INSTITUTIONS PROVINCIALES IMPLIQUÉES


24
Jean Marie Kabeya Ilunga, système fiscal congolais : théorie et pratique P.72 à 85, Edition 2019, éditeur :
éditions universitaires africaines
25
Nyabirungu Mwene Songa, finances publiques congolaises, P.85 Edition 2014 , Editeur : le harmattan, 2014
1. Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK)
- C’est la principale régie financière de la province de Kinshasa.
- Elle organise la collecte de la vignette automobile (impôt sur les véhicules).
- Elle établit les barèmes, délivre les quittances et effectue les contrôles fiscaux.

2. Ministère provincial des Finances, Économie et Budget


- Il fixe les orientations fiscales de la province.
- Coordonne l’action de la DGRK et approuve les décisions réglementaires
(barèmes, exonérations…).
- Prépare les arrêtés fiscaux provinciaux.

3. Assemblée Provinciale de Kinshasa


- Elle vote les édits (lois provinciales) fixant les impôts, taxes et redevances.
- Elle contrôle l’exécution du budget provincial et la gestion fiscale. 26

4. Police de circulation routière (PCR)


- Collabore avec la DGRK pour le contrôle de la vignette sur les routes.
- Peut immobiliser un véhicule non en règle et dresser procès-verbal.

5. Gouvernorat de Kinshasa
- Supervise les ministères provinciaux et veille à la mise en œuvre des politiques
fiscales.
- Peut initier des campagnes de sensibilisation ou de recouvrement forcé.

3.3 COLABORATION INTERINSTITUTIONNEL

La collaboration interinstitutionnelle

La perception efficace de l’impôt sur les véhicules à Kinshasa repose sur une
collaboration étroite entre plusieurs institutions provinciales et nationales. Cette
coopération interinstitutionnelle est essentielle pour garantir la mobilisation
26
Jean omosombo Tshonda, Kinshasa : ville et environnement urbain, Edition 2011 P. 150, Editeur l’harmattan
optimale des recettes fiscales et lutter contre l’évasion. Au niveau provincial, la
Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) travaille en synergie avec
le Ministère provincial des Finances, qui définit les orientations fiscales, ainsi
qu’avec la Police de circulation routière (PCR), qui contrôle le paiement effectif
de la vignette sur la voie publique.

Par ailleurs, la Gouvernance provinciale, à travers le gouverneur, supervise et


coordonne les différentes actions en lien avec la politique fiscale. L’Assemblée
provinciale, de son côté, joue un rôle législatif en votant les édits fiscaux qui
encadrent l’impôt sur les véhicules. Au niveau national, des institutions comme
la Direction Générale des Impôts (DGI), la DGDA et l’Inspection Générale des
Finances (IGF) collaborent 27parfois en fournissant des données ou en
28
effectuant des 29audits pour améliorer la transparence et la performance du
système fiscal provincial. Cette interconnexion entre institutions permet de créer
un cadre cohérent de gestion, de suivi et de sécurisation des recettes issues de la
fiscalité sur les véhicules.

Section 4. PRÉSENTATION DE L’IMPÔT SUR LES VÉHICULES

Présentation de l’impôt sur le véhicule

L’impôt sur le véhicule, couramment appelé vignette automobile, est une taxe
provinciale perçue en République Démocratique du Congo, notamment dans la
ville-province de Kinshasa. Il s’agit d’un impôt réel, c’est-à-dire qu’il porte
directement sur la possession ou l’utilisation d’un bien, en l’occurrence un
véhicule automobile. Il est exigé annuellement auprès des propriétaires de
véhicules immatriculés, qu’ils soient particuliers, entreprises ou institutions
publiques. Cet impôt vise non seulement à générer des recettes fiscales pour
financer les infrastructures routières et les services liés à la circulation, mais
aussi à réguler le parc automobile et à responsabiliser les usagers de la route.

À Kinshasa, la perception de cette taxe relève de la Direction Générale des


Recettes de Kinshasa (DGRK), qui fixe les barèmes en fonction des catégories
de véhicules (voitures particulières, bus, camions, motos…). Le paiement de la
vignette est matérialisé par un autocollant apposé sur le pare-brise du véhicule,
27
André Mbata Mangu, droit fiscal congolais, P.87, Edition : 2005 : notes de cours Faculté de droit, université de
Kinshasa
28

29
qui sert de preuve en cas de contrôle routier. Le non-paiement expose le
contribuable à des amendes et à l’immobilisation du véhicule. L’impôt sur le
véhicule constitue ainsi une ressource importante pour la province et un levier
de gestion de la mobilité urbaine30

4.1 NATURE ET OBJECTIF DE L’IMPÔT SUR LES VÉHICULES

Nature et objectif de l’impôt sur le véhicule

L’impôt sur le véhicule, tel que pratiqué à Kinshasa, est de nature réelle,
annuelle et provinciale. Il s’agit d’un impôt réel parce qu’il porte sur un bien (le
véhicule) et non sur la personne du contribuable. Il est également annuel, car
exigé chaque année civile, et provincial, car il relève de la compétence des
provinces selon la Constitution de la RDC (article 202). Sa perception repose sur
la possession ou la mise en circulation d’un véhicule motorisé sur le territoire de
la province, sans considération du revenu du propriétaire.

L’objectif principal de cet impôt est fiscal : il permet de mobiliser des ressources
pour le financement des dépenses publiques provinciales, notamment dans le
secteur des infrastructures routières et de la sécurité routière. Il a aussi un
objectif économique et régulateur, en contribuant à la gestion du parc
automobile, en incitant au respect des normes de circulation, et en identifiant les
véhicules en situation irrégulière. À travers ce prélèvement, les autorités
provinciales cherchent donc à renforcer l’autonomie financière locale tout en
améliorant la gouvernance urbaine.

4.1 NATURE ET OBJECTIF DE L’IMPÔT SUR LES VÉHICULES

4.2 TYPES DE TAXES APPLIQEES AUX VÉHICULES

1. Taxe spéciale de circulation routière (TSCR ou vignette automobile)


- Nature : Provinciale, annuelle.
- Objet : Tout véhicule en circulation.

30
Jean Nkongolo Kabila, précis de droit fiscal congolais P.212, Edition 2015
- Finalité : Financer l’entretien des routes et la régulation du trafic.
- Perçue par : DGRK à Kinshasa.

2. Droits et taxes de douane


- Nature : Nationale.
- Objet : Véhicules importés (neufs ou d’occasion).
- Perçus par : DGDA.
- Incluent : droits de douane, taxe sur la valeur ajoutée (TVA), droits d’accises.

3. Taxe sur la mise en circulation


- Nature : Nationale ou provinciale selon les cas.
- Objet : Lors de l’immatriculation initiale du véhicule.

4. Redevance pour l'immatriculation


- Nature : Administrative.
31
- Objet : Plaques d’immatriculation, cartes grises.
- Perçue par : Le ministère des Transports ou services des immatriculations.

5. Amendes et pénalités fiscales


- Objet : Défaut de paiement de la vignette ou de non-respect des obligations
fiscales.

4.3 Mode de perception et mécanisme de recouvrement de l’impôt sur les


véhicules*

La perception de l’impôt sur les véhicules à Kinshasa est assurée principalement


par la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK). La procédure
débute par l’identification du véhicule imposable, basée sur les données
d’immatriculation fournies par le ministère provincial des Transports. Chaque
année, le propriétaire du véhicule doit se présenter dans un centre de la DGRK
ou via un point de paiement agréé pour s’acquitter de la vignette automobile,
dont le montant varie selon le type, la catégorie et la puissance du véhicule.

31
Mutombo Nkulu N’senda, finances publiques et fiscalité en RDC, P.191, Edition 2014, Editeur l’harmattan
Une fois le paiement effectué, une vignette autocollante est délivrée au
contribuable, qui doit l’apposer visiblement sur le pare-brise du véhicule. Cette
vignette sert de preuve de paiement lors des contrôles effectués sur la voie
publique par la Police de circulation routière (PCR), en collaboration avec les
agents de la DGRK.

En cas de non-paiement volontaire ou de résistance, la DGRK met en œuvre le


recouvrement forcé, conformément aux textes en vigueur. Ce mécanisme inclut
l’envoi de mises en demeure, l’application de pénalités de retard, voire la saisie
ou immobilisation du véhicule. Ces mesures coercitives visent à contraindre le
contribuable récalcitrant à régulariser sa situation fiscale, tout en renforçant la
discipline fiscale.

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DU CHAMP EMPIRIQUE


Dans ce chapitre, nous allons présenter notre champ empirique qui est la
Direction générale des recettes de Kinshasa.
2.1.1 Situation géographique
La Direction Générale des Recettes de Kinshasa se situe sur l’avenue colonel
Ebeya, quartier Golf, non loin de la Division Urbaine de Kinshasa et l’hôpital
Général de Référence de Kinshasa (EX Maman Yemo) dans la commune de la
Gombe.
2.1.2 Historique
Conformément à la constitution et les lois qui, instituant la Décentralisation en
République Démocratique du Congo, en ce qui concerne la mobilisation et
l’encadrement des recettes dues aux gouvernements provinciaux ; la ville
province de Kinshasa n’est pas restée insensible. C’est ainsi qu’il plaira à
l’autorité provinciale par son Edit n°0001/08 du 22 janvier 2008 portant création
de la Direction générale des recettes de Kinshasa, DGRK en sigle, de mettre en
place un service public provincial dont la mission essentielle est de pourvoir à la
ville-province de Kinshasa des recettes fiscales et non fiscales lui permettant de
financer ses charges. Au terme de ce texte légal, la Direction Générale des
recettes de Kinshasa exerce toutes les missions et prérogatives en matière des
recettes fiscales et non fiscale de la ville province de Kinshasa.
2.1.3 Missions et prérogatives de la DGRK
La DGRK (la Direction générale des recettes de Kinshasa) est l’administration
fiscale provinciale chargée de la mobilisation des recettes pour le compte de la
ville province de Kinshasa, ces missions et prérogatives sont :
 Mobiliser les recettes propres de la ville province de Kinshasa (impôts,
taxes, droits, redevances provinciales locales).
 Assurer le recouvrement, le contrôle et le suivi de toutes les recettes
assignées à la ville.
 Optimiser les performances fiscales en développant des stratégies
efficaces de collecte.
 Elargir l’assiette fiscale à travers l’identification des contribuables et
l’évaluation des potentialités locales.
 Contribuer à l’autonomie financière de la ville en réduisant la dépendance
aux subventions de l’état central.32
Les prérogatives sont :
 Percevoir les impôts provinciaux et locaux, notamment : impôt sur le
véhicule, taxe sur les marchés, taxe de stationnement, etc.
 Contrôler les contribuables relevant de la compétence de la ville-province.
 Elaborer des règlements fiscaux locaux en collaboration avec l’autorité
urbaine
 Elaborer des règlements fiscaux locaux en collaboration avec l’autorité
urbaine.
 Sanctionner les contrevenants au régime fiscal provincial (amendes,
pénalités, etc.).
 Gérer les bases de données fiscales de Kinshasa et assurer la traçabilité
des recettes 33
2.1.4 Objet social et la tutelle
La Direction Générale des Recettes de Kinshasa a essentiellement pour objectif
d’accroitre sensiblement le niveau des ressources financières qu’avait la ville de
Kinshasa avant 2008 afin de refonder pour redonner son image longtemps ternie
suite à l’insuffisance des moyens mis à sa disposition.
32
Ordonnance-loi n°13/001 du 23 février 2013 fixant la nomenclature des impôts, droits, taxes et redevances
des provinces et des entité territoriales
33
idem
La Direction Générale des recettes de Kinshasa est placée sous la tutelle du
Gouvernement de la ville province de Kinshasa, mais ce pouvoir est exercé par
la délégation, par le ministère provincial qui a les finances dans ses attributions.
Cette tutelle du ministère porte notamment sur les actes suivants :
 Les emprunts et prêts ;
 La canalisation sur les états des prévisions des recettes et des dépenses ;
 La désignation d’un Directeur pouvant conduire à la régie en cas
d’empêchement du DG ou du DGA ;
 L’augmentation du patrimoine de l’entreprise est approuvée par le
Gouvernement de la ville par l’entremise du Ministère provincial des
finances sur l’avis préalable du DG de la DGRK.
2.1.5 Structure et fonctionnement
[Link] Structure
La Direction Générale des recettes de Kinshasa est dirigée par un Directeur
Général assisté d’un Directeur Général adjoint, nommé par le gouverneur de la
ville, sur proposition du Ministre provincial ayant les finances dans ses
attributions.
Outre les trois catégories de Directions rattachées à la Direction Générale à
savoir :
2. La Haute Direction ou les Directions stratégiques
Hormis le DG et le DGA, il y’a trois services qui y sont attachés comme étant
des Directions stratégiques à savoir :
 Direction de L’Inspection de services (DIS) ;
 Direction d’Information et Bureautique (DIB) ;
 Direction de la Coordination d’Etudes et Contentieux (DCE).
3. Les Directions d’appui
 Direction Administrative et Services Généraux (DAS) ;
 Direction des Finances (DFI)

4. Les Directions Opérationnelles


 Direction de Gestion des Impôts provinciaux et locaux (DIM)
 Direction du contrôle et d’ordonnancement des recettes non fiscales
(DOR)
 Direction du Recouvrement (DRE)
 Direction du suivi des centres des recettes fiscales FUNA (DSF)
 Direction du suivi des centres des recettes fiscales LUKUNGA (DSL) ;
 Direction du suivi des centres des recettes fiscales Mont-Amba (DSM)
 Direction du suivi des centres des recettes fiscales TSHANGA (DST) ;
 Direction des recettes de la Gombe (DRG) ;
 Direction des recettes de BARAMBU ;
 Direction des recettes de KASA-VUBU ;
 Direction des recettes de LIMETE (DRL)
 Direction des recettes de Ngaliema (DRN).
Toutes ces Directions sont subdivisées en Division et chefs de Bureau selon
qu’il s’agisse respectivement des centres de type A ou B.

[Link]. Fonctionnement
1. Le Directeur Général
Le Directeur Général a pour rôle de superviser et de contrôler l’ensemble des
activités de la Direction Générale des recettes de la ville province de Kinshasa.
Il gère le personnel, les crédits ainsi que les biens meubles et immeubles présent
et avenir, mais à la disposition de la DGRK.
2. Le Directeur Général Adjoint
Assiste le Directeur Général dans l’exercice de sa fonction et donne ses avis sur
toutes les matières. Il remplace le DG en cas d’absence ou d’empêchement.
Hormis le DG et le DGA, il y’a d’autres services dirigés par les Directeurs qui
viennent stratégiquement en appui du DG et du DGA
3. Les Directions Stratégiques
4. Inspections des services
Elle contrôle les directions et les centres des recettes de la DGRK sur instruction
du Directeur Général et fait le contre vérification des missions de contrôle.
[Link] de coordination, Etude et Contentieux
Elle a pour rôle de mener les études en matière fiscale et non fiscale, de produire
la législation et de voter le contentieux. Dans ce service y’a un Chef de division
Unique (CDU) qui assiste le DG et le DGA.
6. Direction de l’informatique et Bureautique
Elle est chargée d’élaborer le schéma Directeur de l’informatisation de la DGRK
et sa mise en œuvre.
7. La Direction d’appui Direction Administrative et services Généraux
Elle s’occupe de :
 La gestion du personnel ;
 La gestion des biens meubles, immeubles et du charroi automobile mise à
la disposition de la DGRK.
8. Direction des finances
Elle pour attribution :
 La gestion des crédits alloués à la DGRK
 La coordination, l’harmonisation et le suivi de la gestion de la part des
généralités récemment à la DGRK
9. Les Directions opérationnelles
a) La Direction de Gestion des impôts provinciaux et locaux
Elle est chargée de toutes les missions et prérogatives concernant l’assiette et le
contrôle des impôts qui relèvent de la compétence exclusive de la ville province
de Kinshasa, surtout pour les personnes morales et des personnes physiques
ayant des biens disséminés dans la ville province de Kinshasa.
b) La Direction de Contrôle et d’Ordonnancement des recettes non
fiscales
Elle est chargée de toutes les missions et prérogatives concernant les opérations
et l’ordonnancement des taxes administratives, fiscales, rémunératoires et autres
droits ainsi que le suivi des recettes exceptionnelles, de participations et des
recettes des services émergeant aux budget annexes, relevant de la compétence
de la ville province de Kinshasa.
c) Direction du Recouvrement
Il a pour attributions :
 De définir la stratégie et de fixer les objectifs quantitatifs et qualitatifs
en matière de recouvrement ;
 De percevoir les sommes dues aux trésors urbains au titre de tous les
impôts, taxes redevances et autres droits relevant de la compétence de
la ville ;
 D’établir et d’analyser les restes à recueillir la politique en matière de
recouvrement des créances jugées irrecevables ;
 D’émettre et de gérer les imprimés relatifs aux opérations de
recouvrement ;
 De procéder à l’apurement des comptes courants des redevables des
impôts, taxes, redevance, et autres droits relevant de la compétence de
la ville ;
 D’élaborer les statistiques des recettes recouvrées et non recouvrées ;
 De mener les opérations des poursuites des restes à recouvrir les acquis
libératoires.
d) Directions des suivis des centres communaux
Ces quatre Directions sont réparties en district à savoir :
 Direction de suivi LUKUNGA ;
 Direction des recettes de LIMETE ;
 Direction des recettes de NGALIEMA ;
 Direction des recettes de KASA-VUBU ;
 Direction des recettes de BARUMBU.
Elles sont chargées d’assurer l’assiette et y contrôle y compris le recouvrement
des personnes physiques.
6. Les centres des Recettes
Ils sont chargés de mener, dans leurs essors respectivement ; les opérations
d’assiette et recouvrement des impôts provinciaux et locaux ; ainsi que celles de
l’ordonnancement et de recouvrement des taxes, redevances et autres droits dus
par les contribuables ou assujettis sélectionnés selon les critères définis par la
Direction Générale (Cfr les BCO)
Source : Direction des finances de la DGRK, 2023
CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DES DONNEES ET
INTERPRETATION DES RESULTATS
Ce chapitre analyse et explique les résultats de la recherche liés au
thème choisi.

Section 1 : Impôt sur les véhicules à Kinshasa : Les autorités publiques


devraient prêcher par l’exemple !
A tous les échelons, les autorités publiques demeurent les mieux
placées pour servir d'exemple aux citoyens kinois dans le paiement de l'impôt
sur les véhicules automoteurs (Vignette). Combien des membres du
Gouvernement central et provincial, des parlementaires, des mandataires
publics, des magistrats, des fonctionnaires de l'Administration publique, ... se
sont déjà acquitté de cette obligation fiscale ? Si cette question reste muette, les
statistiques officielles lèvent un pan de voile.

De commun accord avec les statistiques de la DGRK, près de 94% de


véhicules non en règles.

D'après l'administration fiscale de la Ville de Kinshasa, à peine 28. 000


vignettes sur les 150. 000 prévues (en termes de minimum) ont été vendues
depuis le début de l'année 2023 qui se clôture (vignette exercice 2022-2023). Ce
qui représente environ 6% des prévisions réalisées. Où seraient les 94% qui
circuleraient gratuitement ?

S'il est évident que la plus grande majorité de kinois propriétaires des
véhicules fait preuve d'incivisme fiscal, il ne pas non plus exclu que la majorité
d'autorités publiques se retrouvent dans les rangs d'insolvables. Des questions
fusent de partout : Est - ce une question de manque des moyens, de mauvaise foi
ou d'absence de patriotisme ?
Face à l'étendue du manque à gagner qu'enregistre le Trésor public
kinois, nombreux sont ces analystes qui invitent les autorités à prêcher par
l'exemple pour inciter d'autres contribuables à se mettre en règle.

1.1. Vignette Blanche pour des véhicules de l'Etat

D'après nos renseignements, les véhicules officiels de l'Etat sont


exemptés de tout paiement de la vignette. Cependant, leurs utilisateurs ont le
droit de solliciter, par écrit, à l'administration fiscale provinciale une « vignette
blanche » dont les frais administratifs seraient fixés à 5 USD par véhicule pour
disposer de l'autocollant à apposer sur le pare - brise.

Au-delà des véhicules dont l'Etat, tous les officiels de la République


étant propriétaires des véhicules à usage privé circulant à Kinshasa sont obligés
de s'acquitter de l'impôt sur les véhicules automoteurs à la DGRK.

Dans les deux cas, il y a lieu de saluer le rares d'officiels et des


particuliers kinois faisant partie des 28 000 propriétaires qui sont en règles avec
le Fisc de Kinshasa.

1.2. Nécessité d'atteindre le potentiel

D'après les mêmes statistiques officielles, le potentiel de véhicules en


circulation à Kinshasa est estimé à 400 000 voitures dont les propriétaires sont
assujettis au paiement de la vignette chaque année.

Comment la Ville - province de Kinshasa peut - elle espérer atteindre la


moyenne de ce potentiel tant que les propriétaires - contribuables (particuliers,
entreprises, autorités du pays, etc.) continueraient à se soustraire du paiement de
cet impôt ?

Voyez comment l'incivisme fiscal bat son plein avec ce genre de


comportement or la finalité d'un impôt reste la couverture des charges publiques,
si on ne le paie pas comment la ville province de Kinshasa sera construite (états
des routes, infrastructures etc.)

Au-delà de l'incivisme fiscal, il y aussi d'autres raisons qui expliquent


la faible mobilisation des recettes. Il y a notamment la crise économique qui a
frappé la RDC à partir de 2019 et qui touche les entreprises, l'inflation et la perte
du pouvoir d'achat du kinois car les impôts et taxes sont aussi payés en franc
congolais.

« La mobilisation des recettes est tellement faible que la trésorière de la


ville est chaotique », se plaint le Ministre des Finances.

1.3. Déphasage inquiétant entre Recettes Fiscales et Potentiel Fiscal !

Toute sensibilisation efficace passe également par l'engouement des uns


et des autres, sans distinction aucune, à se prêter à l'exercice. D'où, concluent
des analystes, l'interpellation vaut tout son pesant. La campagne de
recouvrement de la vignette 2020-2023 devrait être différente et chacun pourrait
ainsi exiger des comptes à l'Hôtel de Ville sur l'affectation de ces recettes.

Pour rappel, l'article 65 de la Constitution oblige tout Congolais à


remplir loyalement ses obligations vis-à-vis de l'Etat notamment celle de
s'acquitter de ses impôts et taxes. Et l'article 174 dispose que la contribution aux
charges publiques constitue un devoir pour toute personne vivant en RDC.

1.4. Le total des recettes recouvrées par la DGRK dans la ville province de
Kinshasa de 2020 à 2023

Tableau n° 1 : Prévisions et réalisations des véhicules assujettis à la vignette


exercice 2020-2023

Nombre de Véhicules Nombre de Véhicules % réalisé


prévus payés

150.000 28.000 18,6

Source : tableau élaboré par nous-même sur base des informations reçues à la
DGRK
Interprétation :

Il ressort du tableau ci-haut que l'administration fiscale de la Ville de


Kinshasa, avait prévu 150.000 véhicules qui devraient payer l'impôt sur les
véhicules, mais seulement 28 000 vignettes sur les 150 000 prévues (en termes
de minimum) ont été vendues depuis le début de l'année 2021 qui se clôture
(vignette exercice 2020-2021). Ce qui représente environ 6% des prévisions
réalisées. Où seraient alors les 94%.
Tableau n° 2 : Recette de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa de janvier à décembre 2020 (Montant en CDF).
PERIODE IF IRL RL IV TSCR CUMUL
JANVIER 131.139.991,50 152.210.330,05 161.403.274,04 928.305,71 2.385.809,48 448.067.710,78
FEVRIER 226.507.345,92 174.362.605,06 335.718.648,16 397.866 392.658 737.379.123,14
MARS 946.344.211,26 194.958.178,15 278.818.260,97 90.030,50 78.666 970.289.346,88
AVRIL 39.681.139,50 5.667.877,60 339.809.352,98 0,00 27.636 385.185.979,08
MAI 39.813.978,71 999.091,80 286.164.803,31 142.688 1.270.008 328.390.569,82
JUIN 22.992,530,68 277.760,60 274.134.523,31 0,00 0,00 297.334.814,66
JUILLET 13.891.172,96 515.536 363.642.070,90 0,00 0,00 378.048.779,86
AOUT [Link] 4.966.959,20 285.476.264,89 0,00 0,00 302.334.644,82
SEPTEMBRE 9.426.175,08 20.214.590,20 261.218.295,92 26.993.470 24.084.501 341.937.032,20
OCTOBRE 6.653.121,30 200.338.3550,30 311.927.561,83 383.517.568 353.444.637,7 [Link],13
NOVEMBRE 6.781.684,70 0,00 308.857.236,97 0,00 0,00 315.638.921,67
DECEMBRE 3.820.103 503.230 241.489.130,29 0,00 0,00 245.812.463,29
TOTAL [Link].34 755.014.708,96 [Link],64 412.069.928,21 381.683.916,18 [Link],33
% 16,8 12,6 57,4 6,9 6,3 100
Source : Bureau accueil, information et recouvrement DGRK.
Interprétation du tableau :
En considération ce tableau, il s’avère que les recettes de l’impôt sur les véhicules de 412.069.928,21 FC alors que la taxe
spéciale de circulation routière est de 380.540.916,18. Au regard du recouvrement des recettes des impôts cédés aux provinces et plus
précisément dans la ville province de Kinshasa, il ressort que l’impôt sur les véhicules ne représente qu’un faible pourcentage de
6.8% alors que la taxe spéciale de circulation routière est de 6.3%.
Interprétation du tableau :
En considérant ce tableau 2, il s'avère que les recettes sures : l'impôt foncier est de [Link],34 FC soit 16,8% ;
l'impôt sur les revenus locatifs est de 755.014.708,96 FC soit 12,6% ; la retenue locative est de [Link],64 FC soit 57,4% ;
l'impôt sur les véhicules est de 412.069.928,21 FC soit 6,9% et la taxe spéciale de circulation routière est de 381.683.916,18 FC soit
6,3%. Donc, au regard du recouvrement des recettes des impôts cédés aux provinces et plus précisément dans la ville province de
Kinshasa, il ressort que l'impôt sur les véhicules ne représente qu'un faible pourcentage de 6,9%.

Tableau n° 3 : Recettes de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa de janvier à décembre 2021(montant en CDF).
PERIODE IMPOTS CUMUL
IF IRL RL IV TS
CR
JANVIER 334.831.723 ,022 44.255.007,64 546.062.366,60 2.494.142 36.762.344,50 964.405.583,96
FEVRIER 600.063.072,95 488.761.734,46 350.021.035,64 3.368.491 1.783.976,26 [Link],31
MARS 97.364.804,80 80.382.703,73 321.553.366,54 100.225.543,60 16.595.582,36 616.122.001,03
AVRIL 54.503.710,70 24.419.463,01 417.422.812,91 108.687.058,23 17.198.078,80 622.231.123,65
MAI 28.827.612,10 36.442.721,35 266.990.669,95 56.502.225,93 238.053,20 389.001.282,53
JUIN 4.128.979,40 6.161.693,69 258.394.052,72 20.265.858,20 7.501.036,76 296.451.620,77
JUILLET 1.594.176,30 3.108.037,43 297.168.559,84 31.186.432,13 6.403.217,49 339.460.423,19
AOUT 11.788.838,60 6.978.032,60 337.781.475,18 11.854.685,50 12.012.763,70 380.415.795,58
SEPTEMBRE 10.919.062,70 2.599.550,10 318.025.403,49 8.206.359 4.286.288,60 344.036.663,86
OCTOBRE 12.076.792 34.110.771,63 343.505.805,45 777.140 10.633.285,60 401.103.794,68
NOVEMBRE 18.538.591,12 68.774.126,60 330.169.437,50 843.688,37 12.000.441,60 430.326.282,19
DECEMBRE 19.655.400,84 21.840.214,90 367.728.705,92 902.160 69.827.384,90 479.953.866,56
TOTAL [Link],73 817.834.054,14 [Link],74 345.313.783,96 195.242.453,77 [Link],34
% 17,8 12,2 61.9 5,1 3,0 100

Source : bureau accueil, informations et recouvrement


Légende :
 IF : impôt foncier ;
 IRL : impôt sur les revenus locatifs ;
 RL : la retenue locative ;
 IV : impôt sur les véhicules
 TSCR : taxe spéciale de circulation routière
 % : pourcentage.
Commentaire du tableau :
En considérant ce tableau 3, il s'avère que les recettes sures : l'impôt foncier
est de [Link],73 FC soit 17,8% ; l'impôt sur les revenus locatifs est de
817.854.054,14 FC soit 12,2% ; la retenue locative est de [Link],74 FC soit
61,9% ; l'impôt sur les véhicules est de 345.313.783,96 FC soit 5,1% et la taxe
spéciale de circulation routière est de 195.242.453,77 FC soit 3,0%. Donc, au
regard du recouvrement des recettes des impôts cédés aux provinces et plus
précisément dans la ville province de Kinshasa, il ressort que l'impôt sur les
véhicules ne représente qu'un faible pourcentage de 5,1%.
Tableau n° 4 : Recettes de la Direction Générale des recettes de Kinshasa période de janvier à décembre 2022 (Montant CDF)
PERIODE IMPOTS CUMUL
IF IRL RL IV TS
CR
JANVIER 497.962.617,50 204.430.628,61 446.094.634,59 42.090.027 [Link],70
FEVRIER 570.067.297,21 480.775.646,13 372.747.605,34 22.884.983,80 [Link],48
MARS 83.333.731,60 0 348.287.499,13 37.280.899,94 468.902.130,67
AVRIL 33.781.892,84 26.243.514,68 578.602.280,31 39.992.199,58 678.646.641,41
MAI 26.290.336,52 16.078.444,90 330.022.079,58 71.930.112,80 444.320.973,80
JUIN 44.489.762,53 4.063.727,50 445.167.584,01 54.447.291,92 548.168.365,96
JUILLET 13.129.462,50 2.267.132 648.022.715,40 23.644.677 687.063.986,90
AOUT 10.859.961 6.905.602,20 440.115.191,84 89.088.988,80 546.969.743,84
SEPTEMBRE 13.869.048,12 1.384.614 380.741.991,77 39.303.294,10 435.298.947,99
OCTOBRE 9.942.839,12 2.141.647,80 614.134.925,85 47.966.598,77 647.216.011,54
NOVEMBRE 10.030.433 21.424.512 371.777.523,02 15.151.301,30 418.383.842,32
DECEMBRE 903.626,50 10.741.862,70 349.822.523,96 7.514.233,30 368.982.246,45
TOTAL [Link],44 776.487.335,52 [Link],80 491.294.608,31 [Link],07
% 16,6 9,9 67,3 6,2 100
Source : bureau accueil, informations et recouvrement.
Légende :
 IF : impôt foncier ;
 IRL : impôt sur les revenus locatifs ;
 RL : la retenue locative ;
 IV : impôt sur les véhicules
 TSCR : taxe spéciale de circulation routière
 % : pourcentage.
Interprétation :
En considérant ce tableau 4, il s'avère que les recettes sures : l'impôt foncier est de [Link],44 FC soit 16,6% ;
l'impôt sur les revenus locatifs est de 776.487.335,52 FC soit 9,9% ; la retenue locative est de [Link],80 FC soit 67,3% ;
l'impôt sur les véhicules est de 26.754 FC soit 0,0% et la taxe spéciale de circulation routière est de 491.294.608,31 FC soit 6,2%.
Donc, au regard du recouvrement des recettes des impôts cédés aux provinces et plus précisément dans la ville province de
Kinshasa, il ressort que l'impôt sur les véhicules ne représente qu'un faible pourcentage de 0,0% (0,0000003383% <1).
Ce tableau démontre que les recettes de l'impôt sur les véhicules, au cours de l'exercice 2022 se sont amenuisées.
Tableau n° 5 : Recettes de la Direction Générale des recettes de Kinshasa période de janvier à décembre 2023 (Montant en CDF).
PERIODE IMPOTS CUMUL
IF IRL RL IV TS
CR
JANVIER 583.787.279,72 186.210.398,77 460.304.986,22 0,00 14.826.874,30 [Link],01
FEVRIER 548.062.782,63 493.594.014,42 455.508.412,81 0,00 10.639.958,00 [Link],86
MARS 107.456.311,45 18.920.566,00 363.770.173,20 2.899.989,70 10.274.463,50 503.321.453,85
AVRIL 39.913.797,70 10.697.061,91 388.594.815,15 128.731.970,50 32.411.270,50 600.348.915,76
MAI 14.630.896,88 5.763.781,80 395.424.664,59 81.289.632,21 [Link] 507.987.776,38
JUIN 15.287.640,20 3.927.812,70 400.091.248,53 68.863.567,50 6.826.310,40 494.996.579,33
JUILLET 21.189.718,90 4.034.887,80 697.777.922,64 395.626.437,50 21.640.486,55 [Link],39
AOUT 8.382.885,00 8.516.685,80 394.895.847,72 697.510.030,84 1.573.591,20 [Link],56
SEPTEMBRE 8.850.999,50 3.198.615,00 375.085.943,96 139.167.756,00 3.675.291,20 529.978.605,66
OCTOBRE 6.939.639,70 2.857.680,00 881784.222,02 32.672.052,00 15.086.403,50 939.339.997,22
NOVEMBRE 4.123.224,00 9.270.604,00 517.944.533,26 47.279.380,86 3.996.676,60 582.614.418,78
DECEMBRE 4.234.127,00 1.510.355,00 477.846.678,54 18.244.520,00 27.365.795,80 529.201.476,34
TOTAL [Link],6 74.850.463,20 [Link].64 [Link],11 159.186.922,45 [Link],08
8
% 14,1 7,7 60 16,6 1,6 100
Légende :
 IF : impôt foncier ;
 IRL : impôt sur les revenus locatifs ;
 RL : la retenue locative ;
 IV : impôt sur les véhicules
 TSCR : taxe spéciale de circulation routière
 % : pourcentage.

Interprétation :
En considérant ce tableau 5, il s'avère que les recettes sures : l'impôt foncière est de [Link],68 FC soit 14,1% ;
l'impôt sur les revenus locatifs est de 748.502.463,20 FC soit 7,7% ; la retenue locative est de [Link],64 FC soit 60,3% ;
l'impôt sur les véhicules est de [Link],11 FC soit 16,6% et la taxe spéciale de circulation routière est de 159.186.922,45FC
soit 1,6%.
Donc, au regard du recouvrement des recettes des impôts cédés aux provinces et plus précisément dans la ville province de
Kinshasa, pour la période de janvier à décembre 2023, il ressort que l'impôt sur les véhicules ne représente qu'un faible pourcentage
de 16,6%.
L'incidence de l'impôt sur les véhicules sur les recettes de la DGRK peut être analysée dans un tableau de synthèse des
recettes de ces impôts réalisés au cours de la période de 2020 à 2023 par la Direction Générale des recettes de Kinshasa.
Ce tableau se présente de la manière suivante :
Tableau n° 6 : Tableau de synthèse des recettes de la Direction Générale des Recettes de Kinshasa de 2020 à 2023 (Montant CDF)

IMPOTS PERIODE TOTAL


2020 2021 2022 2023
IF [Link],34 [Link],73 [Link],44 [Link],68 4.880.950,75
(16,8%) (20,7%) (17,8%) (24,5%) (16,6%) (26,9%) (14,1%) (27,9%) (100%) (16,1%)
IRL 755.014.708,96 817.834.054,14 776.487.335,52 748.502.463,20 [Link],82
(12,6%) (24,7%) (12,2%) (26,4%) (9,9%) (25,1%) (7,7%) (24,1%) (100%) (10,2%)
RL [Link] [Link],74 [Link],80 [Link],64 [Link],82
(57,4%) (18,4%) (61,9%) (22,2%) (67,3%) (28,4%) (60%) (31,0%) (100%) (61,8%)
IV 412.069.928,21 345.313.783,96 26.754 (0.0%) [Link],11 [Link],28
(6,9%) (17,4%) (5,1%) (14,6%) (0,0%) (16,6%) (68,0%) (100%) (7,8%)
TSCR 381.683.916,18 195.242.453,77 491.294.608,31 159.186.3922,45 [Link],71
(6,3%) (31,1%) (3,0%) (15,9%) (6,2%) (40,0%) (1,6%) (13,0%) (100%) (4,1%)
TOTAL [Link],33 [Link],34 [Link],07 [Link],08 [Link],82
(100%) (100%) (100%) (100%) (100%)

Légende :
 IF : impôt foncier ;
 IRL : impôt sur les revenus locatifs ;
 RL : la retenue locative ;
 IV : impôt sur les véhicules
 TSCR : taxe spéciale de circulation routière
 % : pourcentage.
Interprétation
En observant le tableau 6, nous constatons que par rapport aux impôts
recouvrés par la DGRK :

 En 2020, l'impôt sur les véhicules représente 6,9% ; alors que l'IF, l'IRL,
l'IR et la TSCR représentent respectivement 16,8%, 12,6%, 18,4% et
6,3%. Pour toute la période de 2020 à 2023 ; 1'TV représente seulement
17,4% alors que l'IF, L'IRL, l'IR et la TSCR représentent respectivement
20,7%, 24,7%, 57,4% et 31,1%.
 En 2021, l'impôt sur les véhicules représente 5,1% ; alors que l'IF, l'IRL,
l'IR et la TSCR représentent respectivement 17,8%, 12,2%, 61,9% et
3,0%. Pour toute la période de 2017 en 2020 : l'IV représente seulement
14,6% alors que l'IF, l'IRL, l'IR et la TSCR représentent respectivement
24,5%, 26,4%, 22,2% et 15,9%.
 En 2022, l'impôt sur les véhicules représente moins de 1% soit (0,0%) des
impôts prélevés ; alors que l'IF, l'IRL, l'IR et la TSCR représentent
respectivement 16,6%, 9,9%, 67,3% et 6,2%. Pour toute la période de
2020 à 2023 : l'IV représente seulement moins de 1% soit 0,0% alors que
l'IF, l'IRL, l'IR et la TSCR représentent respectivement 26,9%, 25,1%,
28,4% et 40,0%.
 En 2023, l'impôt sur les véhicules représente 16,6% ; alors que l'IF, P'IRL,
PIR et la TSCR représentent respectivement 14,1%, 7,7%, 60% et 1,6%.
Pour toute la période de 2020 à 2023 : l'IV représente 68% alors que l'IF,
l'IRL, l'IR et la TSCR représentent respectivement 27,9%, 24,1%, 31% et
13%.

Si l'on examine les recettes de de la Direction Générale des recettes de


Kinshasa de 2020 à 2023, on constate que la part des recettes de l'impôt sur les
véhicules est très faible, le pourcentage fluctuant entre moins 1 % et moins 20
%, et au final, l'impôt sur les véhicules ne représente que 7,8 % des recettes
totales de l'Office des Recettes de Kinshasa, soit moins de 10 % des recettes
pour la période allant de 2020 à 2023.

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