D31 - BE FI-CDG - Octobre 2025 - Sujet.
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Dossier 1 – Plan de financement
1. Tableau des ressources et emplois (partie “en compte”)
Montant ( Montant (
Ressources Emplois
€) €)
Capacité d’autofinancement 20 000 Dividendes à payer 3 000
Investissements (achats bruts
Cessions d’immobilisations 5 000 15 000
15 000)
Remboursement d’emprunt
Nouvel emprunt à long terme 4 000 6 000
long terme
Augmentation de capital (variation
2 000 Variation du BFR* 7 000
capitaux propres)
Total ressources 31 000 Total emplois 31 000
ΔBFR = Δ stocks (+ 7 000) + Δ créances (+ 4 000) – Δ dettes explo. (– 4 000) = + 7 000
2. Commentaires
La capacité d’autofinancement de 20 000 € couvre une partie des besoins d’investissement.
Le solde est financé par un nouvel emprunt de 4 000 €, par la cession d’actifs pour 5 000 € et
par une augmentation de capital de 2 000 €.
Le Besoin en Fonds de Roulement augmente de 7 000 €, en raison de l’accroissement des
stocks et des créances clients, ce qui pèse sur la trésorerie.
Enfin, l’entreprise a remboursé 6 000 € d’emprunts et versé 3 000 € de dividendes.
Dossier 2
1:
Mois Octobre Novembre Décembre
Solde d’ouverture 56 577 –31 933 –46 315
Encaissements
- Créances 30/09 136 200 75 000 45 000
- Ventes N (50 % TTC) 185 945 167 350 158 053
Total encaissements 322 145 242 350 203 053
Décaissements
- Fournisseurs 30/09 130 125 75 000 0
- Achats N (40 % TTC) 59 502 44 627 66 940
- Achats N (60 % mois ant.) 0 89 254 66 941
- Charges externes 21 528 23 322 25 116
- Salaires nets 60 000 60 000 63 000
- Charges sociales (mois suivant) 33 000 33 000 34 650
- Dettes fiscales/sociales 97 500 0 0
- Dettes diverses 42 000 15 000 0
Total décaissements 443 655 340 203 256 647
Solde mensuel –121 510 –97 853 –53 594
Trésorerie cumulé fin de mois –31 933 –46 315 –99 909
Question 2 :
La trésorerie de l’entreprise SATURNE 2 sur le premier trimestre de l’exercice N présente
une situation globalement déficitaire. Le solde d’ouverture positif de 56 577 € se dégrade
rapidement sous l’effet des importants décaissements d’octobre (fournisseurs, dettes fiscales
et sociales, salaires). Les encaissements issus des ventes, bien que réguliers, restent
insuffisants pour compenser les sorties de fonds mensuelles. Ainsi, la trésorerie devient
négative dès octobre (–31 933 €) et atteint –99 909 € à fin décembre. Cette évolution traduit
un déséquilibre entre les flux entrants et sortants, accentué par le poids des charges fixes et le
règlement simultané des dettes d’ouverture. L’entreprise devra envisager un financement
court terme ou une renégociation des délais fournisseurs afin de rétablir l’équilibre de sa
trésorerie.
Dossier 3
Question 1 :
• D = 3 540 t/an
• C₀ = 2 458,33 €
• h = 1 €/t·semaine ⇒ h annuel=1×50=50 €/t·an
on a :
Pour N = 10
• K(10)=24583€
• H(10)=8850€
• Coût total = 33 433 €
Ce programme de 10 commandes ne correspond pas à l’optimum car il ne minimise pas la
somme K(N)+H(N)
Question 2 :
Modèle de Wilson :
ℎ𝐷
𝑁∗ = √
2𝐶0
Remplaçons :
50 × 3540
𝑁∗ = √ = √36,0 = 6
2 × 2458,33
Nombre optimal de commandes : 6/an
Coût total minimum
88500
𝐶𝑇 (6) = 2458,33 × 6 + = 14750 + 14750 = 29500€
6
Coût minimum annuel ≈ 29500 €
Économie réalisée
33433€ − 29500€ = 3933€/𝑎𝑛
En réduisant le nombre de commandes de 10 à 6 par an, SATURNE 3 économiserait
près de 4000 €.
Question 3 - Stock de sécurité de 2 semaines
Consommation hebdomadaire:
3540
= 70,8𝑡/ semaine
50
Stock de sécurité :
2 semaines × 70,8 = 141,6𝑡
Coût annuel de possession de ce stock supplémentaire :
ℎ × 𝑄𝑠𝑠 = 50€ × 141,6 = 7080€
Coût du stock de sécurité : 7080 € / an
Ce coût s'ajoute au coût de gestion précédent :
29500 + 7080 = 36580€/𝑎𝑛
Le rythme optimal de 6 commandes/an ne change pas, car le stock de sécurité
n'affecte pas la fréquence d'approvisionnement.
Question 4 :
Un partenariat avec le fournisseur de papier peut réduire fortement les coûts de stockage, à
condition que :
Condition Effet attendu
Diminution du stock moyen, suppression du
Livraisons fréquentes et fiables
stock de sécurité.
Communication intégrée (EDI, Kanban,
Réactivité en cas de variation de consommation.
ordres fermes)
Réduction du coût de commande (C₀) Moins de frais administratifs par livraison.
Sécurité d’approvisionnement et meilleure
Contrat-cadre stable sur le volume
négociation des tarifs.
Diminution du délai d’acheminement et des
Proximité logistique
risques de rupture.
Si le fournisseur garantit des livraisons rapides, régulières et peu coûteuses, l’entreprise
pourra passer plus de commandes sans accroître ses coûts, ce qui réduit les stocks et
améliore la trésorerie.
Dossier 4 :
Question 1 :
Cette entreprise réalise à la fois :
• des achats-reventes de marchandises (chiffre d’affaires : 326 000 €)
• une activité de production industrielle (production de l’exercice : 53 000 €)
C’est donc une entreprise mixte, à la fois commerciale et industrielle.
Question 2 :
Calcul et ratios des principaux SIG
Montant
SIG Base de calcul Taux (%)
(€)
Marge commerciale 273 000 273 000 / 326 000 83,7 %
Production de l’exercice 53 000 (voir rubrique) —
Chiffre d’affaires total 379 000 326 000 + 53 000 —
(273 000 + 53 000–156 44,9 % (170 000/379
Valeur ajoutée 170 000
000) 000)
Excédent brut 23,8 % (90 000/379
90 000 (VA–impôts–pers.)
d’exploitation 000)
15,8 % (60 000/379
Résultat d’exploitation 60 000 EBE+repr.–dot.
000)
15,3 % (58 000/379
Rés. courant avant impôts 58 000 +PF+financ.–financ.
000)
Résultat exceptionnel 35 000 produits–charges 9,2 % (35 000/379 000)
(58 000+35 000–part– 19,3 % (73 000/379
Résultat net 73 000
impôts) 000)
Analyse détaillée
• Marge commerciale (83,7 %) Forte marge sur achats-reventes, signe d’une politique de
prix élevée ou d’un sourcing très compétitif.
• Production de l’exercice (53 000 €) Ventilation : 25 000 € vendue, 15 000 € stockée, 13
000 € immobilisée, ce qui reflète une forte capacité de production interne.
• Valeur ajoutée (44,9 %) La VA représente près de la moitié du chiffre d’affaires global,
témoignant d’une bonne création de richesse interne.
• Excédent brut d’exploitation (23,8 %) Après impôts, taxes (25 000 €) et charges de
personnel (55 000 €), l’EBE reste élevé, gage d’une exploitation rentable avant
amortissements.
• Résultat d’exploitation vs EBE Les reprises (8 000 €) et autres produits (7 000 €)
améliorent l’EBE, mais les dotations (42 000 €) et autres charges (3 000 €) le réduisent
à 60 000 €.
• Résultat courant avant impôts Intègre un petit produit financier net (–2 500 €) et une
quote-part de 500 €. L’effet financier est neutre, le cœur de métier reste dominant.
• Résultat exceptionnel (35 000 €) Apporte une contribution non récurrente significative,
souvent issue de cessions d’actifs ou de provisions.
• Résultat net (19,3 %) Très bon taux de rentabilité globale, au-dessus de la moyenne
sectorielle, témoignant d’une maîtrise à la fois des coûts d’achat, des charges internes
et des éléments financiers.