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Droit du commerce international expliqué

Le document traite du droit du commerce international, en abordant son histoire, ses principes et ses acteurs. Il souligne l'importance de la mondialisation et les règles régissant les relations économiques internationales, ainsi que le rôle de l'OMC dans la structuration du commerce mondial. Enfin, il examine les méthodes de détermination de la loi applicable aux contrats internationaux et les implications des lois d'ordre public et de police.

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Droit du commerce international expliqué

Le document traite du droit du commerce international, en abordant son histoire, ses principes et ses acteurs. Il souligne l'importance de la mondialisation et les règles régissant les relations économiques internationales, ainsi que le rôle de l'OMC dans la structuration du commerce mondial. Enfin, il examine les méthodes de détermination de la loi applicable aux contrats internationaux et les implications des lois d'ordre public et de police.

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Droit du commerce international

Introduction générale
• Aperçu historique


1. La haute antiquité (Babyloniens et Phéniciens)
2. L'antiquité (Grèce et Rome)
international
3. Le moyen âge (XIème siècle) ou la naissance du droit du commerce
La période contemporaine L'importance des échanges, délocalisations et transfert de biens et
capitaux s'inscrit dans la perspective unitaire imposée par la mondialisation
L'organisation du commerce international
1. Par le droit international économique
2. Par le droit du commerce international
1: Le droit international économique • C'est un droit qui traduit en obligations juridiques à la charge
des Etats les
indications de la science économique (Jacquet, Delebecque, Corneloup) • Dans sa conception
restrictive, le DIE serait constitué par l'ensemble des
règles régissant l'organisation des relations internationales économiques. Pour l'essentiel des
relations macroéconomiques par opposition à des
relations microéconomiques (Carreau)
2 : Le droit du commerce international • C'est un droit qui a pour objet de déterminer les règles
applicables aux relations qui se nouent et aux opérations qui se constituent entre opérateurs
économiques lorsque ces opérations et ces relations impliquent des mouvements de biens, services
ou valeurs intéressant l'économie de
plusieurs États • C'est une situation ou une relation juridique sera régie par un corps de règles
spécifiques si elle présente un double caractère commercial et
international. • Trois précisions par rapport à l'activité économique ou commerciale, les
participants à celle-ci, l'élément d'internationalité
1. L'activité économique ou commerciale

Soit une activité juridique qui prend la forme d'un contrat ou d'une
figure sociétaire
Soit une opération matérielle
Doit nécessairement être une activité économique ou commerciale
Qu'est-ce que le commerce ?
A : La conception interne du droit de l'OHADA
- Article 2 acte uniforme sur le droit commercial général
- Article 3 acte uniforme sur le droit commercial général
b. La commercialité internationale
- Les opérations d'investissement
- Le rôle de l'OMC dans l'éclatement du champ du commercial classique. Pour l'OMC, tous les biens et
services susceptibles d'appropriation
individuelle et appréciables en monnaie font partie du champ commercial
2. Les participants à l'activité économique • Les opérateurs du CI sont avant tout des personnes
privées,
personnes physiques ou morales ayant la capacité de commerçant
• . Les États et les organismes publics qui dépendent d'eux peuvent
aussi être des acteurs du CI
3. Le caractère international
• Deux conceptions prévalent pour expliquer le caractère international
• 1. le critère juridique
• 2. le critère économique
1. Le critère juridique
Prend en compte l'existence d'éléments d'extranéité dans la relation juridique
-Nationalité
-Domicile
-Résidence
-Siège social
L'importance du critère juridique
• Tous les éléments d'extranéité n'ont pas le même poids
• Le point de vue utilisé pour apprécier l'extranéité est toujours celui d'un état
©️Conception exacte mais ne rend pas suffisamment compte de la réalité du CI
2. Le critère économique ou matériel

• L'opération est internationale quand elle ne déroule pas entièrement dans la sphère économique
d'un seul Etat (Cour cass. Arrêt Matter du 17 mai 1927). C'est le cas lorsqu'1l y a mouvement de
biens, de
services par delà des frontières Pour être international le contrat doit produire un mouvement de flux
et de reflux au-dessus des frontières, des conséquences réciproques dans un pays et dans l'autre.
L'opération doit, par ses
effets, intéressée plus d'un ordre juridique
Les méthodes du Droit du commeree international
• La problématique de l'autonomie du DCI • Les différentes sources auxquelles s'abreuve le DCI (droit
des contrats,
droit commercial, droit international privé)
La problématique du conflit des lois C'est la partie du droit international privé qui permet de
déterminer quelle loi va être appliquée au cours d'un litige présentant un ou plusieurs
éléments d'extranéité
©️Les éléments d'extranéité les plus importants sont
- Le domicile
- La nationalité
- Le lieu de conclusion du contrat
- Le lieu d'exécution ou de livraison
- Parfois la monnaie du contrat
Les conséquences de l'extranéité
©️Deux lois vont potentiellement pouvoir régir la situation juridique en
cause
©️Il s'agit de la loi du vendeur et de celle de l'acheteur
• Dés lors le juge va devoir trancher ce que l'on appelle un conflit de lois
Signification de la notion de conflit de lois • C'est la partie du DIP qui va déterminer quelle loi va être
appliquée au
cours d'un litige présentant un élément d'extranéité • La règle de conflit des lois est une règle
abstraite, indirecte qui ne permet pas de résoudre la question de fond posée mais uniquement de
déterminer
la loi compétente pour résoudre cette question de droit substantiel

Méthode de détermination de la loi applicable au contrat


• Le choix des parties : Le principe d'autonomie
• La loi applicable à défaut de choix des parties

Le principe d'autonomie
• La signification
• L'appréciation critique
La signification du principe d'autonomie • Pour les objectivistes, les parties ne peuvent que localiser
le contrat en choisissant son lieu de conclusion et d'exécution. Il revient au juge de
déduire de cette localisation le droit applicable au contrat ©️Pour les subjectivistes, la volonté des
parties est apte à déterminer aussi
bien le contenu du contrat que le droit applicable • Henri BATIFFOL en a fait la synthèse en proposant
la thèse de la localisation du contrat qui peut être résumée selon cette formule « la loi applicable au
contrat est déterminée par le juge, mais en raison de la
volonté des parties quant à la localisation du contrat »
L'appréciation critique du principe d'autonomie ©️Sécurité et prévisibilité dans la mesure où non
seulement le conflit de lois se trouve résolu de la façon la plus simple mais l'on peut même dire
qu'il se trouve prévenu. ©️Loi appropriée dans la mesure où les parties peuvent choisir la loi qui
leur paraitra la mieux adaptée à l'économie de leur contrat. ©️Par contre, des clauses complexes de
droit applicable peuvent rendre
l'exercice de l'autonomie périlleux pour les parties.
La loi applicable à défaut de choix des parties
• La prestation caractéristique
• La clause d'exception
• Les solutions propres à certains contrats
La prestation caractéristique ©️A défaut de choix, le contrat est régi par « la loi du pays avec lequel il
présente les liens les plus étroits » 1. Le contrat présente les liens les plus étroits avec le pays dans
lequel la personne débitrice de la prestation caractéristique; a, au moment de la conclusion du
contrat, sa résidence habituelle, ou s'il s'agit d'une société,
association, ou personne morale, son administration centrale. 2. La prestation caractéristique est
celle en contrepartie de laquelle le paiement est dû, celle qui confère leur physionomie à la plupart
des
contrats synallagmatiques. (vente, bail, transport, assureur) 3. Certains contrats posent problème
c'est le cas du contrat d'échange ou du
contrat de distribution sélective (concédant ou concessionnaire) Le domaine de la loi applicable au
contrat • La loi du contrat favorise la validité en la forme des actes juridiques,
régit la formation et les effets du contrat international
La validité en la forme des actes juridiques • Le principe est que les parties à un contrat international
peuvent le
soumettre ausei bien ¿ la forme prévue par une loi étrangère que celle
prévue par la loi locale
• La convention distingue selon que les contractants sont présents ou 1. s'ils sont dans le même pays
au moment de la conclusion du contrat, le Contrat est valable s'il satisfait aux conditions de forme de
la loi qui le
régit au fond ou de la loi du pays où a été conclu le contrat 2. S'ils ne se trouvaient pas dans le même
pays, le contrat est valable en la
forme si sa validité découle soit de la loi de chaque pays, soit de la loi
régissant le contrat au fond
La formation du contrat Comme en droit interne. les contrats internationaux ne sont valablement
formés que s'ils respectent certaines conditions de fond que sont la cause, l'objet, la capacité et le
consentement
Le consentement. l'obiet et la cause relèvent de la loi du contrat.
La capacité relève de la loi nationale.
Les effets du contrat
• La loi du contrat est compétente pour déterminer :
1. Les personnes liées par le contrat
2. L'interprétation du contrat
3. L'exécution des obligations nées du contrat
4. Les conséquences de l'inexécution du contrat (résiliation ou résolution)
5. Les modes d'extinction des obligations
6. Les conséquences de la nullité du contrat La limitation du principe d'autonomie: Les lois d'ordre
public et les lois de
police • Cette catégorie de règles à une grande incidence sur les contrats internationaux. Que les
parties aient ou non choisies la loi applicable, le contrat reste soumis à la contrainte de ces règles. Il
s'agit d'une possibilité
pour l'Etat de surveiller et d'encadrer les contrats internationaux.

• Deux problèmes se posent. Faire la distinction entre ces règles et poser le


problème de la qualification et de l'application de celles-ci.
Les lois de police • Ce sont des lois « dont l'observation est nécessaire pour la sauvegarde de
l'organisation politique, sociale ou économique du pays » (Francescakis) • Ce sont des règles
impératives touchant « aux intérêts essentiels de l'Etat ou de la collectivité, ou qui fixe dans le droit
privé, les bases juridiques
sur lesquelles repose l'ordre économique ou moral de la société »
Définition de la Cour de Cassation belge.
La signification des lois d'ordre public au sens du droit international • Lorsque la loi étrangère
désignée par la règle de conflit de lois heurte les conceptions juridiques ou sociales du juge, ce
dernier l'écarte comme contraire à l'ordre public international, et lui substitue la loi nationale par
le jeu de l'exception d'ordre public
Portée des lois d'ordre publie
• La défense de principes si évidents qu'ils relèveraient du droit naturel • La défense des fondements
politiques et sociaux de la civilisation (laïcité),
en France, la monogamie, par exemple. • La défense de politiques législatives spécifiques (ex. une loi
nationale admettant la polygamie, la loi marocaine qui ne permet pas d'allouer à l'épouse une
allocation suffisante après le divorce (lère civ 28 nov 2006 D 2006 IR 1011), une loi nationale qui
empêche le mariage pour des
raisons raciales ou politiques.
• Voir article 851 du Code de la famille
Portée des lois de police • Qu'elles soient identifiées a priori par le législateur ou a posteriori par le
juge, elles constituent donc l'instrument juridique ultime pour garantir l'efficacité des options
politiques d'un État dans le cadre de relations de droit privé à caractère international (ainsi en
matière contractuelle, la méthode des lois de police permet à un État de soustraire un problème
juridique donné par exemple les modalités de conclusion d'un crédit à la consommation à l'empire de
la loi d'autonomie, lorsqu'il estime devoir assurer la protection d'intérêts spécifiques, tels que ceux
du
consommateur pour reprendre l'exemple) .
L'application des lois de police
• Une distinction mérite d'être faite entre loi de police du for et loi de police

La loi de police du for


• Lejuge du for a l'obligation d'appliquer sa loi de police même si la loi du
exemple)
contrat est differente fle droit au congé payé doit être défendu par
Loi de police étrangère
©️Un principe -Lorsque les régles de conflit désignent une loi étrangère, celle-ci doit être prise
dans son entier, y compris les règles ayant un caractère de lois de police.
Une exception -En cas de conflit entre la loi de police étrangère et la loi du for, le juge du for
doit faire application de sa propre loi de police.
Moment de l'application des lois de police
• Les lois de police sont appliquées au début du raisonnement juridique. Cela veut dire que dès que
le juge du for est saisi, s'il se rend compte que l'application possible de la loi étrangère impliquerait
une violation d'une conception fondamentale du for, il décide d'écarter cette loi et de faire
application de la loi nationale. Les lois de police sont caractérisées par
une impérativité immédiate.
Moment de l'application des lois d'ordre public ®️C'est à la fin du raisonnement juridique que le juge
va appliquer une loi d'ordre public pour décider de faire échec à une loi étrangère normalement
applicable. L'ordre public au sens du droit international privé intervient quant à lui comme
mécanisme correcteur, après la
désignation de la loi étrangère.
Les opérateurs du commerce international • Le commerce international met en rapport plusieurs
opérateurs agissant à des niveaux et avec des moyens différents. Ces opérateurs peuvent être
présents au niveau national, régional ou international. Ils peuvent également être privés ou publics.
Avoir une action directe ou indirecte sur
le commerce international. • Cependant, la classification qui permettrait d'étudier tous ces
opérateurs du commerce international serait de voir quels sont les opérateurs institutionnels et les
opérateurs non institutionnels. Les premiers ayant
pris beaucoup de poids depuis l'avènement de l'OMC notamment.

Les opérateurs institutionnels:

O L'étude des opérateurs institutionnels nous permettra de voir que non seulement les organisations
internationales et assimilées mais encore
l'État et ses émanations sont actifs dans le commerce international.
Les organisations internationales ou assimilées
O Plusieurs organisations internationales ou assimilées seront étudiées ici. L'une d'entre elles, l'OMC,
a fondamentalement bouleversé les pratiques du commerce international, même si le rôle des autres
O.I n'est pas à
négliger.
L'organisation mondiale du commerce
• Un peu d'histoire
©️Les principes structurants de l'OMC
Du GATT à l'OMC • La conférence des Nations Unies pour le commerce et l'emploi, tenue à La
Havane, à Cuba, en 1947, a adopté la Charte de La Havane pour la création d'une organisation
internationale du commerce (OIC). Mais cette
organisation, pour diverses raisons, n'a pas vu le jour ©️Plusieurs Etats, avec à leur tête les USA, ont
décidé, en 1947, de détacher de l'OIC son pilier portant sur les politiques commerciales pour créer
l'instrument appelé GATT
Le GATT 1947 • Les principes du GATT furent de favoriser un commerce mondial pour lequel les droits
de douane seraient baissés à leur niveau le plus bas
possible. • Cependant, les disciplines du GATT n'étaient pas respectées et les
engagements des Etats non réciproques d'où l'existence d'un système « à
la carte »
La naissance de l'OMC • La naissance de l'OMC suite au cycle de négociations d'Uruguay est dû à
l'impossibilité de favoriser un commerce mondial avec le moins de
barrières tarifaires et non tarifaires possibles
©️L'émergence de nouveaux secteurs de commerce tels les services • L'introduction d'instruments
connexes au commerce telle droit de propriété intellectuelle.

Les principes fondamentaux de l'OMC


• Le principe de non-discrimination
• Les différents accords de l'OMC
Le principe de non-discrimination
Le traitement national.
• Le traitement de la nation la plus favorisée
Le traitement national
• Les règles nationales en matière d'imposition et de règlementations • intérieures ne doivent pable
que celui des produits nationaux ne doit pas
être appliqué aux produits importés
Le traitement de la nation la plus favorisée • Tout privilège, faveur ou immunité accordé à l'un des
Etats membres sera
immédiatement et sans concession étendu à tous les autres États membres • Le principe s'applique
aux droits de douane, aux impositions, les droits frappant les transferts de fonds, leur mode de
perception, la fiscalité
intérieure, la commercialisation des produits
Les piliers de l'OMC Le premier pilier est celui du GATT (General agreement on tariff and trade) ou
(Accord général sur le commerce et les droits de douane). Le deuxième pilier est le GATS (General
agreement on trade in services) ou l'accord général sur le commerce des services. Le troisième pilier
est le TRIPS (Trade related intellectual property rights) ou l'accord sur les
droits de propriété intellectuelle touchant au commerce . Ces trois accords forment les accords
multilatéraux de l'OMC. Ils sont
d'adhésion obligatoire.
General agreement on tarif and trade (GATT) Le rôle essentiel de cet accord est de travailler à la
réduction des droits de douane et des obstacles à la libre circulation des marchandises. La
technique utilisée pour cela est la consolidation tarifaire Certains aspects particuliers du commerce
des marchandises tels que le commerce des aéronefs civils et celui des textiles, parce que
problématiques, sont régis par des accords plurilatéraux d'adhésion
facultative.
General agreement on trade in services(GATS) • Le droit de l'OMC définit le commerce des services
comme étant «la fourniture d'un service.» Cette dernière comprenant «la production, la
distribution, la commercialisation, la vente et la livraison d'un service.» • Rappelons que
contrairement au GATT qui ne traite que des flux transfrontaliers de produits comme mode unique de
fourniture, l'AGCS, en tenant compte de la nature différente des services, détermine quatre
modes de fourniture de services
Les quatre modes de prestation de services déterminés par le GATS

• Le mode transfrontière
• La consommation à l'étranger
• La présence commerciale
O La présence temporaire de personnes privées
Le mode transfrontière ou mode 1 ©️C'est la situation où le service est fourni en provenance d'un
Etat membre vers un autre État membre. L'achat d'un logiciel informatique, la signature d'un contrat
d'assurance, des conseils transmis par courrier
électronique des Etats-Unis vers l'Italie, par exemple.
• C'est la conception classique du commerce sur le modele du GATT.
La consommation à l'étranger ou mode 2 • Le consommateur se rend à l'étranger pour consommer
auprès du fournisseur de services. C'est le cas du tourisme, de l'éducation et de la
formation et de soins de santé.
La présence commerciale ou mode 3 • Le cas d'une entreprise étrangère qui ouvre une succursale sur
le territoire d'un autre État membre pour vendre ses services dans le domaine de la
bancassurance, par exemple.
La présence temporaire de personnes physiques ou mode 4 • Le cas de fournisseurs de services
indépendants ou d'employés d'une entreprise multinationale envoyés temporairement à l'étranger
ou le consultant en informatique qui séjourne temporairement à l'étranger pour
une expertise.
Trade related intellectual property rights
L'accord se fonde sur les accords OMPI mais il va au delà. Il s'applique
notamment aux : ©️Aux indications géographiques y compris les appellations d'origine ; marques
commerciales; dessins industriels; brevets; schémas de
configuration de circuits intégrés et renseignements non divulgués.

La particularité de l'accord TRIPS • Les bénéficiaires de cet accord sont les ressortissants des États
membres
exemple :
de l'OMC. Il est donc doté à leur égard d'un effet direct. Il prévoit par
©️La durée minimale de protection des droits d'auteur est fixée à 50 ans;
• La nécessité de la lutte contre la contrefaçon ;
©️Les programmes d'ordinateur doivent être protégés comme une œuvre littéraire

L'État et ses émanations • L'activité de l'État dans le commerce international n'a cessé de croitre
depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Doté d'attributs que les personnes privées n'ont pas, la
participation de l'Etat au C.I peut des lors poser des problèmes relativement à deux points précis. 1.
Le sort des engagements pris par un État dans un contrat conclu avec des partenaires
privés étrangers. Ces contrats sont appelés contrat d'État.
° 2. La questions. Ces corent de projet (BOT)
3. La participation de l'État à une procédure de règlement des litiges hors de son
propre système judiciaire.
La notion de contrat d'État • Est appelé contrat d'État. le contrat qui lie un Etat à une personne privée
étrangère • Pour qu'un tel contrat puisse être appelé contrat d'Etat il faut qu'il porte sur un
investissement. Ce terme, malgré qu'il soit très usité, n'a pas reçu une véritable définition.
Cependant, la jurisprudence, qui en a une
définition relativement stricte, exige plusieurs critères qui sont : L'existence d'un apport, une certaine
durée d'exécution, une participation aux risques de l'opération, et dans une mesure moindre,
une contribution au développement économique de l'Etat d'accueil.
Les problèmes posés par le contrat d'Etat Les contrats d'Etat posent un sérieux problème de sécurité
juridique. En effet, l'Etat, de par ses attributs, peut prendre des mesures de puissance publique qui
peuvent autoriser un investisseur étranger à douter de la bonne fin de son opération. Pour éviter
cela, des remèdes juridiques à cette insécurité juridique peuvent être posés par l'opérateur
économique
étranger.
Les causes d'insécurité juridique • Les actes de puissance publique qui recouvrent les cas
d'expropriation, de nationalisation, de résiliation ou modification unilatérale du contrat ou des
autorisations d'investissement pour cause de changement économique.
Cette dernière situation appelle des commentaires particuliers Modification unilatérale du contrat ou
des autorisations d'investissement
pour cause de changement economique ou financier.

• Cette situation renvoie à l'imprévision qui est la possibilite de modifier


les clauses contractuelles par suite de modification des circonstances
économiques.
O L'imprévision a été rejetée dans les pays de tradition juridique française. Ce principe a été posé par
la jurisprudence Canal de Craponne en 1876 en ces termes : « dans aucun cas, il n'appartient aux
tribunaux, quelque equitable que puisse leur paraître leur décision, de prendre en considération le
temps pour circonstances pour modifier les conventions des parties et substituer des clauses
nouvelles à celles qui ont été librement acceptées par les contractants. » Ceci en raison du principe
de
l'intangibilité des contrats.
Les remèdes à l'insécurité juridique ©️L'investisseur peut insérer dans son contrat avec l'Etat
plusieurs clauses
telles que :
• La clause d'intangibilité
• La clause de révision
• La clause d'indexation
La clause d'intangibilité
• Garantir le maintien des clauses contractuelles initiales. • L'Etat ne pourra pas modifier les
dispositions contractuelles
unilatéralement.
La clause de révision Encore appelée clause de hard-ship, la clause de révision est la stipulation du
contrat par laquelle les parties s'engagent à renégocier le contenu de la convention en cas de
changement des circonstances économiques postérieures à sa conclusion. La clause est donc
dépourvue de tout caractère économique, puisqu'elle se contente d'imposer aux parties une
renégociation de bonne foi des conditions du contrat, sans les contraindre
de parvenir à un accord.
La clause d'indexation ©️La clause d'indexation, dite parfois clause « d'échelle mobile », est la clause
faisant varier le prix du contrat par parallélisme avec un indice de référence. Elle joue donc
automatiquement, sans qu'un nouvel accord des parties ne soit nécessaire, puisque toute variation
de l'indice de référence
entraine une révision du prix contractuel.
L'immunité de juridiction des Etats étrangers • Le principe de l'immunité de juridiction permet à un
Etat ou à ses démembrements d'échapper à la compétence des tribunaux d'un Etat étranger, sauf
renonciation. Ce principe tire son fondement de la
souveraineté et de l'égalité des Etats. Conséquence: un Etat ne pouvait s'ériger juge d'un autre Etat
sans son
consentement pour un acte accompli dans l'exercice de sa souverainete.

La limitation du principe • le juge du for fera une distinction selon la nature de l'acte accompli par
l'Etat étranger. Si l'Etat « agi en tant que souverain en vertu de sa supériorité politique appelée
puissance publique » il pourra revendiquer
l'immunité de iuridiction. De tels actes sont appelés des actes jure imperi • Par contre, s'il agit en non
souverain suivant les données du droit privé, en se plaçant sur le même pied que les personnes
privées, alors il sera
traité comme tel. Il s'agit des actes jure gestioni
©️Sur la distinction acte jure imperi et acte jure gestioni, V. CA Dakar, F. T.
Dieye c. CRDI, 21/08/2009.
Conséquence de la distinction • L'immunité de juridiction est fondée "sur la nature de l'activité et
non sur
la qualité de celui qui l'exerce. ©️L'acte de "puissance publique" doit être un acte "accompli dans
l'intérêt d'un service public". Ces actes sont: les opérations d'emprunt, de nationalisation, actes
d'exécution de traités internationaux, marché de
fourniture ou de travaux etc.
L'immunité d'exécution ©️Il s'agit d'une conséquence de l'immunité de juridiction. Elle met son
bénéficiaire à l'abri de toute mesure d'exécution ou même simplement conservatoire sur les biens
qu'il possède à l'étranger. Elle n'est pas
absolue.
Les limitations à l'immunité d'exécution • lorsque le bien saisi a été affecté à l'activité économique ou
commerciale
de droit privé donnant lieu à la demande
©️lorsque les biens font partie d'un patrimoine affecté à une activité
principale relevant du droit privé
L'arbitrage d'un contrat d'Etat • La forme d'arbitrage la plus utilisée dans les différends entre Etats et
investisseurs étrangers est l'arbitrage institutionnel abrité par le centre international pour le
règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) crée par la Convention de Washington
du 18 mars 1965. Cette convention met en place un centre d'arbitrage dont elle fournit les règles de
fonctionnement c'est-à-dire le règlement de procédure. La Convention «institue également un
mécanisme d'exécution des sentences arbitrales entre les Etats membres plus efficace que celui
qui résulte du droit commun de l'arbitrage international.»
La compétence du CIRDI
Les litiges entre Etat contractant et un ressortissant d'un autre Etat
investissement.
contractant relativement à un litige contractuel portant sur un
• Un principe: il faut l'existence d'un clause compromissoire.

O La pratique du CIRDI prend désormais en compte l'existence d'un Traité


bilatéral d'investissement (TBI) pour se déclarer competent.
Le droit applicable au fond du litige
• La loi d'autonomie ou bien
©️La loi de l'Etat d'accueil de l'investissement ou bien
• La lex mercatoria
La reconnaissance et l'exécution de la sentence • Pour obtenir la reconnaissance et l'exécution d'une
sentence sur le territoire d'un Etat contractant, la partie intéressée doit en présenter copie certifiée
conforme par le Secrétaire général au tribunal national compétent
ou à toute autre autorité que ledit Etat contractant aura désigne à cet effet. Chaque Etat contractant
fait savoir au Secrétaire général le tribunal compétent ou les autorités qu'il désigne à cet effet et le
tient informé des changements éventuels. (3) L'exécution est régie par la législation concernant
l'exécution des jugements en vigueur dans l'Etat sur le
territoire duquel on cherche à y procéder. » La sentence est obligatoire à l'égard des parties et ne
peut être l'objet d'aucun appel ou autre recours, à l'exception de ceux prévus à la présente
Convention. Chaque partie doit donner effet à la sentence conformément à ses termes, sauf si
l'exécution en est suspendue en vertu des dispositions de la présente Convention. (2) Aux fins de la
présente section, une « sentence » inclut toute décision concernant l'interprétation, la révision ou
l'annulation de la sentence prise en vertu des articles 50, 51 ou 52.
Le financement de projet ©️Il s'agit d'un prêt dont le financement n'est assuré que par la réussite du
projet auquel il est affecté. Ce financement est utilisé dans les domaines les plus variés : industries
lourdes, exploitation d'énergie, de minerais, télécommunication, exploitation d'autoroute etc.
L'opération peut
correspondre à un BOT ou à un B2o)
Le Built operate transfer ou BOT
©️Le BOT, en Français, construction, exploitation, transfert d'infrastructure (CET) est né en Grande
Bretagne suite à constat de l'Etat de
l'impossibilité de financer toutes les infrastructures d'utilité publique. C'est ainsi qu'il a été fait appel
au secteur privé pour aider au financement de certaines infrastructures. De là est né ce que l'on
appelle le partenariat
public-privé.
Dans sa conception, ce partenariat doit être gagnant-gagnant puisque chacune
Le BOT au Sénégal
des parties, aussi bien l'Etat que l'opérateur privé, doit tirer profit de l'opération • Appelé CET-
Construction-exploitation-transfert- il est prévu par la loi
dite BOT votée par l'Assemblée nationale le 13 février 2004.
©️Plusieurs questions seront étudiées.
- Le champ d'application de la loi ;
-Les relations entre les parties :
-la nature du contrat
• Exécution des contrats, litiges, sanctions et résiliations. Le champ
La nature du contrat ; d'application de la loi CET Le champ d'application de la loi CEI procède par la
détermination des contrats et des infrastructures qui sont pris en compte, de même qu'elle procède à
la détermination des contrats exclus et des infrastructures dont l'admission est soumise à des
conditions.
Le champ d'application positif Deux éléments doivent être distingués. Les contrats pris en compte,
d'une part,
et les infrastructures prises en compte, d'autre part.
Les contrats pris en compte Sont pris en compte tous les contrats par lesquels l'État, une collectivité
locale, un établissement public ou une société à participation publique Majoritaire, dit autorité
concédante, confie à un tiers, dit opérateur du projet, tout ou partie des missions suivantes : le
financement d'une infrastructure
d'utilité publique, sa conception, sa construction, son exploitation, son entretien. Ces contrats
peuvent également prévoir le transfert des infrastructures réalisées
par l'opérateur du projet à l'autorité concédante au cours ou au terme du contrat.
Les infrastructures prises en compte • Seules sont prises en compte les infrastructures constituant
des dépendances du domaine public artificiel ou destinées à constituer de
telles dépendances.
La notion de domaine public artificiel • Le domaine public, c'est-à-dire les biens dont l'Etat et ses
composantes
sont propriétaires, a deux composantes. • Le domaine public naturel constitué par les phénomènes
naturels. Il est
composé du domaine public maritime et du domaine public fluvial. • A côté le domaine public
artificiel résulte du travail de l'homme (ports,
digues, aéroports, gares etc.) • Pour qu'un bien fasse partie du domaine public artificiel, il faut qu'il
soit la propriété de l'Etat, qu'il soit affecté à l'usage direct du public ou
affecté à un service public.
Les contrats exclus Sont exclus les contrats passés par une autorité concédante avec une personne
morale de droit public ou avec une société à participation publique majoritaire
de l'Etat du Sénégal • Les infrastructures en question Les infrastructures contenues sur le
domaine public naturel sont en principe exclues par la loi • Les contrats portant sur des
infrastructures de moindre valeurs ainsi que
les contrats passés par les collectivités locales sont soumis aux dispositions de la présente loi sous
réserve d'adaptations prévues par On a l'impression d'un changement de critère. Avant C'était
domaine public
naturel-domaine public artificiel. Or pour certains contrats, Il est question de
l'importance de l'infrastructure
Les parties au contrat CET • Il s'agit de l'Etat ou de ses démembrements appelé partie concédante. De
la partie privée, appelée opérateur du projet.
La partie concédante
• Il s'agira de voir les droits et obligations de la partie concédante.
Droits et obligations de la partie concédante • Obligation de sélectionner l'opérateur de projet par
appel à la concurrence
internationale (sauf pour les contrats de gré à gré prévus par l'article 20
de la loi BOT) ©️Obligation de passer par BOT les contrats qui entrent dans le champ
d'application de la loi BOT.
L'opérateur de projet ©️L'opérateur du projet doit se constituer, après la signature du contrat CET,
sous forme d'une société de droit sénégalais. • L'opérateur de projet doit garantir la bonne exécution
de ses obligations contractuelles, notamment sous forme d'apports techniques, de garanties
financières adéquates et de participation de la ou des sociétés pré qualifiées aux fonds propres et
quasi fonds propres de l'opérateur du
projet.
©️Obligation de transférer l'infrastructure à la fin du contrat En cas de changement des circonstances
économiques, l'opérateur peut obtenir de l'Etat un rééquilibrage du contrat
L'exécution du contrat ©️Il sera question de voir l'exécution à proprement dite, la question de la
révision et les litiges pouvant advenir • L'exécution des contrats CET L'opérateur du projet est
responsable personnellement de l'exécution du contrat CET. Il peut néanmoins confier la réalisation
de certaines de ses obligations à des tiers placés sous sa
responsabilité. ©️L'autorité concédante peut établir des relations contractuelles directes
avec les institutions ayant financé tout ou partie du projet.
La révision des contrats CET ©️Le droit de révision appartient aux parties. Pour des motifs différents.
Elle
est prévue par l'article 24 de la loi BOT.
Les litiges ©️Une première procédure est prévue devant le conseil des infrastructures
pour un règlement à l'amiable du différend. Le conseil des Infrastructures (organe mis en place par la
loi BOT) est l'organe compétent pour statuer sur les recours. statue à brefs délais, en dernier recours
et suivant la procedure qu'il fixe, sur les contestations ayant pour objet de faire corriger, avant la
signature du contrat CET, des irrégularités observées
dans la conduite de la procédure de sélection de l'opérateur du projet. • Les litiges liés à la passation,
à l'exécution ou à l'interprétation des parties pouvant et alement recourir à l'arbitrage tel que prévu
par les
disposition de l'acte uniforme sur le droit de l'arbitrage.
Le reglement d'un litige du commerce international
• Le recours à une juridiction étatique
• Le recours à l'arbitrage
Le recours au juge étatique • Les règles de compétence ont été étudiées pour la plupart mais il y a
des principes fondamentaux dégagés par des lois sénégalaises notamment à
travers le Code de procédure civile et le Code de la famille.
Les règles du Code de la famille: la compétence internationale Les règles posées par l'article 853 CF
donnent compétence aux tribunaux sénégalais pour toute action dans laquelle le demandeur ou le
défendeur a
la nationalité sénégalaise au moment de l'introduction de l'instance.
Les règles du Code de procédure civile: la compétence spéciale Il s'agit des dispositions 34 à 36 de ce
code. Elles dégagent des règles de
compétence relatives à plusieurs matières notamment : • En matière personnelle ou mobilière, le
défendeur est assigné devant le
tribunal de son domicile • En matière immobilière, devant le tribunal du lieu de situation de
l'immeuble
©️S'il s'agit d'une société, devant le tribunal du lieu du siège social (article
34 CPC)
©️En matière commerciale, l'article 35 CPC pose des règles alternatives de
compétence. Le défendeur peut être assigné devant :
- Le tribunal de son lieu de domicile - Devant celui dans le ressort duquel la promesse a été faite et la
marchandise livrée
-
Devant celui dans le ressort duquel le paiement devait être exécuté.

Synthèse des principes dégagés par les deux lois


• En matière commerciale internationale, les juridictions sénégalaises sont compétentes pour
connaitre de l'action dès lors que le demandeur ou le défendeur est de nationalité sénégalaise au
moment de l'introduction de l’instance. Le tribunal territorialement compétent sera déterminé en
application des règles des articles 34 à 36 du CPC. En matière commerciale, voir les règles de
compétences alternatives dégagees par l'article 35 CPC.

Le droit applicable par le juge sénégalais


• L'existence d'une loi d'autonomie
• L'existence d'une convention internationale ou d'un accord bilatéral
©️La technique de la prestation caractéristique
La loi d'autonomie
• Le contenu de la loi étrangère doit être établi par le plaideur et, au besoin, ©️Il s'agit de la loi
choisie par les parties pour régler leur litige. Elle peut être la loi du for comme une loi étrangère.
à la diligence du juge. Article 850 CF
La substitution de la loi normalement compétente
• L'exception d'ordre public
• La fraude à la loi
L'exception d'ordre public ©️La loi sénégalaise se substitue à la loi étrangère désignée comme
compétente lorsque l'ordre public sénégalais est en jeu. ©️Un droit acquis à l'étranger ne peut avoir
effet au Sénégal que s'il ne
s'oppose à l'ordre public. Article 851 CF.
La fraude à la loi • Il y a fraude à la loi lorsque les parties ont, par une utilisation volontaire des règles
de conflit, intentionnellement rendu la loi sénégalaise
incompétente. Article 851 CF.
L'existence d'une Convention internationale ou d'un accord bilatéral En l'absence d'une loi
d'autonomie, le juge recherche l'existence d'une convention internationale signée et ratifiée par le
Sénégal. Si c'est le cas, il devrait en faire application. Dans la même logique, il pourrait rechercher
l'existence d'un accord bilatéral entre le Sénégal et le pays de
la partie au procès.
La prestation caractéristique
• . A défaut de la loi d'autonomie, de convention internationale ou d'accord bilatéral, le juge devrait
pouvoir vérifier quel est le pays avec lequel le contrat présente les liens les plus étroits. Le contrat
présente les liens les plus étroits avec le pays dans lequel le débiteur de la prestation caractéristique à
son domicile ou sa résidence au moment de la conclusion du contrat. La prestation caractéristique est
celle qui donne leur physionomie à la plupart des contrats synallagmatiques. C'est celle en
contrepartie de laquelle le paiement est dû. Ex. la prestation du vendeur

Le recours à l'arbitrage
©️L'intérêt de l'arbitrage
©️La définition de l'arbitrage
• Les bases légales de l'arbitrage
• Les formes d'arbitrage

L'instance arbitrale
La composition du tribunal arbitral
• Le recours contre la sentence arbitrale
• La sentence arbitrale
L'intérêt de l'arbitrage
• Reconnaissance et exécution des sentences arbitrales
Rapidité
• Confidentialité
• Sécurité
Les inconvénients de l'arbitrage
• Une procédure onéreuse
©️Une procédure se reiciaisant de plus en plus
La définition de l'arbitrage • Il s'agit d'un mode conventionnel de règlement d'un différend (1) par
une juridiction privée investie d'un pouvoir juridictionnel ou contraignant (2)
dont le choix est déterminé par les parties (3) pour trancher un litige bien
déterminé (4)
Un mode conventionnel de règlement des différends Parce que reposant sur l'accord des parties, la
décision des parties de
recourir à l'arbitrage prend la forme d'une convention d'arbitrage.
Les conventions d'arbitrage
• La clause compromissoire
• Le compromis
La clause compromissoire La clause compromissoire est la convention par laquelle les parties à un
contrat s'engagent à soumettre à l'arbitrage les litiges qui pourraient naitre
relativement à ce contrat. La clause compromissoire doit, à peine de nullité, être stipulée par écrit
dans la convention principale ou dans un document auquel celle-ci se réfère. Elle doit également
désignée le ou les arbitres ou prévoir les
modalités de leur désignation.
Le compromis
• Le compromis est la convention par laquelle les parties à un litige né
soumettent celui-ci à l'arbitrage d'une ou plusieurs personnes
• Le compromis doit désigner les arbitres ou les modalités de leur
désignation, déterminer l'objet du litige, à peine de nullité. Il doit être constaté par écrit Une
juridiction privée investie d'un pouvoir
juridictionnel • Il s'agit d'un mode de réglement des litiges par des particuliers qui ne sont pas investis
d'un pouvoir juridictionnel préalable mais le tiennent de l'accord des parties. La sentence arbitrale,
par son caractère contraignant,s'apparente à un jugement étatique.

O Ce caractère contraignant permet de distinguer l'arbitrage des institutions


voisines telles que :
La médiation et la conciliation (absence de caractère contraignant,
L'amiable composition
solution proposée aux parties) ou la transaction
Le choix des arbitres ©️Le choix des arbitres est fait par les parties mais encadré par des textes
comme l'OHADA dans les États parties de l'OHADA. Cependant, tous
les réglements de procédure tiennent à avoir un nombre impair d'arbitres.
Le litige arbitrable • En droit français, seuls les litiges mettant en jeu les intérêts du commerce
international sont susceptibles de faire l'objet d'un arbitrage international. • En droit suisse, « toute
cause de nature patrimoniale peut faire l'objet
d'un arbitrage » art. 177 LDIP • En droit sénégalais, on ne peut compromettre dans toutes les
matières qui intéressent l'ordre public (art. 826-2 de la loi 98-30du 14 avril 1998 sur
l'arbitrage). • En droit OHADA, selon l'AU sur le droit de l'arbitrage, tout litige, c'est-
a-dire civil ou commercial, est arbitrable.
©️Par contre, le Traité OHADA, en sa partie IV, définit deux critères. D'abord, les litiges arbitrables
doivent être d'ordre contractuel. Ensuite, deux critères subsidiaires sont utilisés l'un relatif au
domicile et l'autre au
lieu d'exécution du contrat.
Les bases légales de l'arbitrage
• Les sources internationales de l'arbitrage
• Les sources internes de l'arbitrage
Les sources internationales de l'arbitrage • La convention CIRDI prévue par la Convention de
Washington du 14 octobre 1965 relative au règlement des différends entre Etats et
ressortissants étrangers ©️La Convention de New York de 1958 sur l'application et l'exécution des
sentences arbitrales rendues à l'étranger
• La loi type de la CNUDCI portant sur l'arbitrage commercial
• La loi type de la CCI sur l'arbitrage également
Les sources internes de l'arbitrage Il s'agit des textes de l'OHADA tels que le titre IV du Traité OHADA
ainsi que l'Acte uniforme relatif au droit de l'arbitrage
Le titre IV du Traité OHADA
©️Il y a aussi des dispositions nationales applicables à l'arbitrage
• Il s'agit de la base légale de ce que l'on appelle l'arbitrage institutionnel. En effet, la Cour commune
de justice et d'arbitrage (CCJA) de l'OHADA, en plus d'être une cour judiciaire, est également un
centre international
d'arbitrage. Cela signifie qu'autant que la CCI ou le CIRDI des parties à un litige peuvent utiliser le
règlement d'arbitrage de la CCJA. Pour cela
Quelques considérations préalables sur l'arbitrage CCJA
produire certains effets:
certaines conditions doivent être remplies qui peuvent, le cas échéant. • Précisons d'abord que la
CCJA a un rôle purement administratif car elle ne tranche pas elle-même le litige son rôle se borant à
nommer ou confirmer les arbitres choisis par les parties: la CCJA a ensuite un rôle
juridictionnel en matière d'autorité de chose jugée et d'exequatur. Les parties qui veulent soumettre
leur litige à l'arbitrage peuvent utiliser cette clause standard - « Tous différends découlent du présent
contrat
seront tranchés définitivement suivant le règlement d'arbitrage de la
Les conditions de soumission d'un litige au règlement [Link]
à ce règlement. »
CCJA de l'OHADA, par un ou plusieurs arbitres nommés conformément
• Il faut que le litige ou le différend soit d'ordre contractuel (généralement
commercial) et que Soit les parties ou l'une d'entre elles aient son domicile ou sa résidence
dans l'un des États parties de l'OHADA Ou
• Que le contrat s'exécute ou s'exécutera dans ce même espace.
©️Ces deux dernières conditions ne sont pas cumulatives Ces conditions sont limitatives de
l'extension de l'arbitrage hors de
l'espace OHADA
L'acte uniforme relatif au droit de l'arbitrage Ce texte codifie ce que l'on appelle l'arbitrage ad hoc qui
se déroule en dehors de toute institution telle que la CCJA ou la CCI. Il « a vocation à s'appliquer à
tout arbitrage lorsque le siège du tribunal arbitral se trouve dans l'un des États parties » de l'OHADA
La perspective est plus large que dans le traité puisqu'on parle de tout
arbitrage, civil ou commercial, interne ou international. ©️Toutefois, comme dans le traité, l'OHADA
réduit le champ d'application
de l'AU en indiquant que le siège du tribunal se trouve dans l'un des États
parties
Les dispositions nationales applicables • Loi n° 98-30 du 14 avril 1998 sur l'arbitrage, Livre septième,
2°m° partie
du COCC. • Décret 98-492 du O5 juin 1998 relatif à l'arbitrage interne et à l'arbitrage
international. O Décret n°98-493 du 05 juin 1998 relatif à la création d'institutions
permanentes d'arbitrage.
Articulation des dispositions Ohada avec le droit national • L'entrée en vigueur du droit Ohada
n'entraine pas ipso facto une
abrogation des dispositions nationales portant sur le même objet.

©️Les dispositions nationales restent applicables du moment qu'elles ne sont


pas contraires aux dispositions de l'Ohada conformément à l'article 10 du
Traité Ohada.
Les formes d'arbitrage
• Plusieurs formes d'arbitrage coexistent. Il y a les arbitrages
conventionnels et les arbitrages légaux.
©️Arbitrage interne et arbitrage international
O Par contre, la distinction qui nous intéresse dans le cadre de ce cours, c'est
La composition du tribunal arbitra!
celle faite entre l'arbitrage institutionnel et l'arbitrage ad hoc • Le différend peut être tranché par un
arbitre unique ou par trois arbitres
mais il y a lieu de distinguer :
• La composition du tribunal selon la CCJA
• La composition du tribunal selon l'AU
La composition du tribunal selon la CCJA • Chaque partie a le droit de choisir un arbitre sur la liste des
arbitres tenue par la CCJA, le troisième arbitre, qui lui assumera la présidence du tribunal arbitral,
étant choisi par la CCJA, à moins que les parties n'en
aient décidé autrement. ©️En cas de désaccord entre les parties tant sur le nombre des arbitres que
sur leur choix, la CCJA va se substituer aux parties
La composition du tribunal selon l'AU ©️Les arbitres sont nommés, révoqués ou remplacés
conformément à la volonté des parties. A défaut d'une telle convention ou en cas
d'insuffisance • 1. lorsque les arbitres sont trois, chaque partie nomme un arbitre et ces derniers
choisissent le troisième arbitre; si une partie ne nomme pas un arbitre ou si les deux arbitres ne
s'entendent pas sur le troisieme arbitre, la nomination est effectuée sur la demande de l'une des
parties par le juge
compétent dans l'Etat partie (juge d'appui) ©️2. en cas d'arbitre unique, si les parties ne s'entendent
pas sur le choix, la
même procédure est reprise.
La rémunération des arbitres C'est une question réglée par l'arbitrage CCJA avec un tableau et des
barèmes selon le montant du litige avec un minimum de 500 000 F CFA et un maximum de 10% de la
somme litigieuse si cette dernière ne
dépasse pas 25 000 000 de F CFA • Tandis que l'AU laisse aux parties le libre soin de déterminer le
taux de
rémunération des arbitres
L'instance arbitrale
©️Il s'agit de la séance même d'arbitrage qui est laissée à la libre appréciation des parties mais qui
reste régie par des principes fondamentaux.

La liberté des parties dans l'organisation de l'instance Distinction en loi d'arbitrage et loi applicable au
fond du litige déterminant les règles de procédure, la langue de procédure, le droit applicable au fond
du litige et même écarter certaines dispositions non
S'agissant de la procédure, les parties peuvent soit régler cette question
impératives de la loi d'arbitrage
elles-mêmes soit renvoyer à un règlement d'arbitrage préexistant.
arbitrale
Les principes fondamentaux du procès civil applicables à l'instance • Deux princines cance sudiés L'un
est suffisamment connu Le principe
du contradictoire, le principe dispositif, l'autre est un emprunt au droit
anglo-saxon : l'Estoppel.
Le principe du contradictoire • Le premier est celui du contradictoire ou le respect des droits de la
défense. Ces principes doivent se manifester dès l'introduction d'une
demande en arbitrage suivie d'une réponse. • S'agissant du règlement CCIA, il prévoit l'organisation
d'une réunion aussi rapidement que possible avec pour objectif de constater la saisine de
l'arbitre et les demandes sur lesquelles il doit se prononcer.
Le principe dispositif
• Ni ultra petita
• Ni infra petita
L'estoppel • L'estoppel est un concept récent en droit français mais usuel du droit de l'arbitrage
international et du commerce international qui renvoie de manière plus globale au devoir de
cohérence, ou bien encore au principe
selon lequel nul ne peut se contredire au détriment d'autrui.
•. L'estoppel, notion empruntée au droit anglo-saxon, est alors considéré par les tribunaux français
comme « un principe selon lequel une partie ne peut se contredire au détriment d'autrui » (Ass.
plèn., 27 février 2009, n°07- 19.841, D. 2009, p. 723, obs. X. Delpech ; D. 2009, p. 1245). Voir aussi
Cass. Civ. Jerc, 03 février 2010, n. 08-21.288 affaire Merial vs Klocke.
La sentence arbitrale
La sentence
• Le prononcé de la sentence
La sentence d'accord parties
La qualification « sentence» La sentence est l'acte des arbitres qui tranche de manière définitive en
tout
ou en partie le litige qui leur est soumis (Civ. 1*, 17 juin 2009, Rev. aro
2009. 741, note C. Chainais; 12 oct. 2011, Rev. arb. 2012. 86, note F . X train).

• A distinguer done de la médiation, de la transaction ou de la conciliation.


Le prononcé de la sentence arbitrale ©️Selon l'AU, les parties sont libres de fixer les règles de
procédure
sentence est rendue à la majorité des voix lorsque le tribunal est composé
de trois arbitres. ©️Selon le réglement CCJA, en l'absence de majorité, le président du
tribunal arbitral statue seul. La sentence est alors signée soit par les trois
arbitres soit par le seul président. ©️En droit francais la qualifaction « sentence » leurs est refusée en
l'absence de litige soumis au tribunal arbitral par les parties ce qui interdit de qualifier la sentence
d'accord-partie d'acte juridictionnel et donc de sentence arbitrale. Cette position est contraire à ce
qui est prévu par plusieurs Règlements de procédure internationaux d'arbitrage comme le Règlement
CIRDI, OHADA, CCI ou CNUDCI (V. Eric Loquin, L'arrêt
de mort des sentences d'accord parties, RTD com. 2013, p. 476.) • Les sentences d'accord parties
sont méconnues de l'AU et consacrées par
le règlement CCJA.
Les attributs de la sentence arbitrale La sentence arbitrale est revêtue de l'autorité de la chose jugée
dès qu'elle est rendue. Cette autorité de la chose jugée ne rend pas automatiquement la sentence
exécutoire. Pour cela, il faut que la sentence soit revêtue de l'exequatur par le juge compétent de
l'Etat partie. Cela est valable que
pour l'AU. • Le règlement CCJA pose un principe dérogatoire à l'AU. Il prévoit que la sentence rendue
peut faire l'objet d'une exécution forcée puisqu'elle a la même valeur voire une valeur supérieure aux
décisions rendues par les juridictions des Etats parties. L'exequatur d'une sentence CCJA est
accordée par la CCJA elle-même.
Le recours contre la sentence arbitrale On va distinguer les recours exclus par l'acte uniforme des
recours admis
par l'acte uniforme
Les recours exclus
L'appel
• Ils sont de trois ordres : l'appel, l'opposition et le pourvoi en cassation. ©️L'appel est exclu puisque
l'admettre serait reconnaitre la compétence du juge étatique pour réformer une décision pour la
prise de laquelle les
parties n'avaient pas entendu l'associer ab initio.
Application du principe Electa una via
©️Signification en procédure pénale
• Application à l'arbitrage
Le caractère exclusif de l'arbitrage.

1. Aucune des parties ne soulève l'existence d'une clause d'arbitrage in


• Incompétence du juge étatique • Trois exceptions sont prévues
limine litis;
2. La convention d'arbitrage est manifestement nulle:
Le juge est saisi, sur la base de certaines conditions, pour prononcer des
L'opposition
mesures provisoires ou conservatoires (V. art. 13 in fine AUDA) • L'opposition, qui est la possibilité
reconnue à la personne absente au procès, qui a été régulièrement citée à comparaitre, de s'opposer
à la
sentence rendue, est exclue pour les mêmes raisons.
Le pourvoi en cassation • Les juridictions supérieures nationales ne pouvant pas connaitre du
contentieux relatif aux actes uniformes, logiquement cette voie de recours
est fermée concernant l'arbitrage.
Les recours admis
©️L'annulation (AU) ou requête en contestation de validité (CCJA)
• La révision
• La tierce opposition
Les motifs d'annulation Tarbitre a statué sans convention d'arbitrage ou sur une convention
d'arbitrage nulle ou expirée ;
©️Le tribunal arbitral a été irrégulièrement compose ; • L'arbitre a statué sans se conformer à la
mission qui lui a été confiée soit ultra petita soit infra petita; Il s'agit d'une violation du principe
dispositif
• Le principe de la contradiction n'a pas été respecté ;
• La sentence arbitrale n'est pas motivée.
Le juge et les délais de l'annulation (Art. 27) • Ce n'est pas le tribunal arbitral mais plutôt le juge
étatique « compétent
dans l'État partie » • Les délais de l'annulation (dès le prononcé de la décision, cesse de l'être
un mois après le prononcé de la décision)
Annulation pour violation de l'obligation de révélation de l'arbitre
• L'arbitre a l'obligation de révéler ses liens avec l'une des parties. L'obligation de révélation a pour
fin de permettre le contrôle préventif de l'indépendance de l'arbitre, mais elle a également pour
fonction de préserver la confiance légitime des parties dans l'indépendance des arbitres. D'une part,
l'arbitre doit révéler les faits susceptibles de créer dans l'esprit des parties un doute sur
l'indépendance de l'arbitre. Le juge sanctionnera tout silence gardé sur de tels faits au titre de la
violation de l'obligation de révélation. D'autre part, si le fait est révélé, il appartient
au juge d'appui ou à l'institution d'arbitrage, saisi par la partie prise de doute de vérifier si ce fait
justifie la récusation de l'arbitre. (V. E. Loquin,
L'obligation de révélation de l'arbitre: que doit-il révéler ? RTD com.
2013, p. 481)
La révision ©️La révision est une voie de recours extraordinaire qui tient à rétracter un jugement
passé en force de chose jugée pour qu'il soit à nouveau statué en
fait et en droit. La rétraction sollicitée du juge se référant à un fait qui
entache la décision sans erreur de sa part. • L'erreur dont on sollicite la réparation est une erreur
involontaire des arbitres trompés qu'ils ont été par l'une des parties à l'arbitrage. Cette voie de
recours extraordinaire permet de sanctionner les diverses variétés
de faits mensongers qui ont induit l'arbitre en erreur.
La tierce opposition Une partie peut former tierce opposition à une sentence arbitrale qui préjudicie
à ses droits, alors que ni elle ni ses représentants n'ont été appelés à l'instance. Cependant, si le tiers
a été appelé à intervenir dans la procédure et qu'il ait refusé, la tierce opposition lui est fermée. Si le
tribunal arbitral ne peut plus se réunir pour examiner la tierce opposition, ce recours devrait pouvoir
être porté devant les juridictions compétentes
de l'État du siège de l'arbitrage.
• Il n'y a pas de délai pour agir.
Le juge de la tierce opposition
©️Le tribunal arbitral est compétent pour connaitre de l'action.

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