Cours de Psychologie Générale pour Humanités
Cours de Psychologie Générale pour Humanités
PSYCHOLOGIE
GENERALE
Destiné aux élèves de la 1ère, 2ème et 3ème des Humanités Pédagogiques
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CHAPITRE I PSYCHOLOGIE
Objectif
I.1. Généralités
Objectif
II. 1. Généralités
III.4. La personnalité
III.5. Le caractère
Objectif
Objectif
L’apprenant doit être capable de (d’) :
N.B. : Les élèves homogènes sont des élèves qui ont de niveau semblable ou presque le même
niveau et même âge.
2. L’ECOLE :
Une école est une institution éducative où l’on dispense les connaissances systématiques pour
préparer les jeunes à la vie active et pratique.
L’école est un établissement dans lequel l’on donne un enseignement collectif, programmé et
bien structuré voire formel.
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L’école est un milieu artificiel dans lequel sont dispensées les connaissances organisées et
systématiques en vue de l’insertion des enfants dans la société.
b) Bref aperçu historique de l’école : L’école a été créée vers IVème siècle tout près de la cathédrale
par un évêque à Rome. Cette 1ère école était dénommée « école cathédrale ».
Dans nos sociétés africaines, avant la création de ces écoles du type moderne ou occidental, ce
sont des rites d’initiation, l’arbre à palabres qui tenaient lieu d’école.
De donner un enseignement à un grand nombre d’enfants à la fois dans un temps bien limité
avec un minimum d’enseignants.
Dans une société moderne, l’école est une voie obligée pour acquérir une formation de base
permettant de mieux s’adapter à la vie sociale.
Développer des aptitudes ou des compétences capables d’exercer des tâches déterminées
dans les divers domaines de la vie.
Ainsi, ce triple rôle, une fois rempli, l’école devient un instrument au service de la société.
Le concept « psychologie » fut rependu au 18ème siècle par WOLFF, philosophe, juriste et
mathématicien allemand (24/01/1679-09/04/1754) dont ses deux traités philosophiques
publiés en latin sont : « Psychologia empirica » (1732) et « Psychologia rationalis » (1734).
Les raisons qui ont poussé les psychologues à abandonner l’étude de l’âme ou de l’esprit :
Or l’âme ou l’esprit :
N.B. : C’est au début du XIXème siècle que la psychologie devient une discipline scientifique
autonome ne dépendant plus de la philosophie la science mère.
a. LE COMPORTEMENT :
Le comportement est une réaction objectivement observable d’un être vivant aux prises d’une
situation réelle.
C= R O S
C= Comportement égale R= Réaction de O= Organisme provoquée par S= Stimulus.
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b) Le stimulus (les stimuli) : C’est tout objet, toute situation ou tout phénomène capable de
provoquer une réaction. Le stimulus a comme synonyme un excitant, un provoquant, une
cause.
c) La réaction : C’est une réponse à un stimulus. Cette réaction a une double face :
d) La psychologie en tant qu’art : Parce que les psychologues praticiens font intervenir les
intuitions, leurs savoir-faire pour poser un diagnostic et appliquer un traitement efficace.
On fait des expériences sur les animaux pour les appliquer sur l’homme.
Ex. : Les expériences faites sur le lapin, le cobaye, la souris, les chats, le singe, l’oiseau… pour
comprendre et traiter le comportement de l’homme.
D’aider l’être à vivre et à s’adapter à son milieu physique, social, culturel, professionnel ;
Aider le Maître à adapter son enseignement au niveau des enfants et à enseigner le concret.
Le rôle du Maître est d’instruire et d’éduquer les enfants, d’aider l’enfant à développer son
intelligence, à dominer ses sentiments, ses émotions etc. D’où pour bien enseigner et bien
éduquer, la connaissance de la psychologie est utile et nécessaire aux maîtres de la classe et
d’école.
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1) Edouard CLAPAREDE : La psychologie est une science de la conduite. Il est le seul à avoir fait
la confusion avec la pédagogie qu’il qualifiait comme science du comportement.
2) Saint Thomas D’AQUIN : La psychologie est l’étude de l’âme ou psychologie des facultés.
7) René DESCARTES et William JAMES : La psychologie est l’étude des phénomènes mentaux.
Cette définition est écartée suite à la limite de l’introspection : Méthode par laquelle on
espérait atteindre les états de conscience.
Sont :
Inconvénients :
Le plus grand inconvénient de l’observation réside au fait que l’individu (observé) manifeste
un comportement artificiel lors qu’il se rend compte qu’on est en train de l’observer.
La reproduction du phénomène observé dans les mêmes conditions est difficile, à moins de
recourir aux matériels de reproduction.
Ex2 : Demander à un sorcier comment il pratique sa magie ou il jette de mauvais sorts aux gens.
Limites ou inconvénients :
Le fait qu’elle n’est applicable ni aux touts petits enfants, ni aux animaux, ni aux anormaux
(malades mentaux, sourds-muets).
La difficulté pour les mots utilisés qui ne traduisent pas textuellement les pensées ou les
sentiments exprimés.
La subjectivité.
Toute science doit arriver à révéler des vérités générales. Or l’introspection nous révèle que
nos propres états des sensations semblables.
Remède : Il faut recourir à la “rétrospection“ : Elle consiste à faire revivre, grâce à la mémoire, les
états de conscience passée.
Avantages :
Elle permet d’observer les petits enfants qui ne savent ni s’observer ni s’exprimer.
Limites ou inconvénients :
C’est un contact indirect : On n’observer pas la source interne mais seulement les
manifestations extérieures.
L’équation personnelle.
Parfois l’interprétation des faits observés peut être teintée de partis pris ou des préjugés.
3°) L’observation participative : C’est celle où le chercheur intègre le groupe (milieu naturel)
d’individus qu’il désire observer et prendre part à toutes les activités pour les étudier.
4°) L’observation ou chambre à vision unilatérale : C’est une salle aménagée de telle sorte que le
chercheur se cache et observe le sujet à travers une vitrine transparente à sens unique, sans
que l’observé s’en rende compte.
5°) L’observation spontanée ou libre : Quand on observe un phénomène sans l’avoir provoqué.
6°) L’observation provoquée : Quand un chercheur crée les conditions nécessaires pour voir les
phénomènes étudiés. Cette forme d’observation est appelée aussi « l’expérimentation ».
7°) L’observation guidée ou dirigée : Quand un expert oriente les observateurs vers les
phénomènes observés.
b. LA METHODE D’EXPERIMENTATION
Nature : Elle consiste à provoquer une situation ou une réaction des personnes en créant une
situation. L’expérimentation consiste donc à placer un ou plusieurs individus dans des
conditions nettement déterminées et propres à provoquer en eux l’apparition du phénomène
mental que l’on désire étudier. C’est une méthode essentiellement basée sur l’expérience
scientifique. Elle est l’étude des faits dans les conditions établies par le chercheur.
Ex.1 : Substituer ou remplacer un stylo… pour connaître le caractère, étude du temps des réactions.
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Ex.2 : Se présenter devant les élèves dans des habits insolites pour les effrayer afin d’étudier leur
émotivité.
But : Vérifier les rapports qui existent entre les faits observés.
Avantages : Cette méthode occupe une place de choix et est la mieux indiquée dans la
recherche en psychologie à cause de son souci :
D’apporter les preuves plus tangibles à l’aide d’instruments efficaces (tests, équipement
matériel adéquat) ;
Limites ou inconvénients :
Pour des raisons morales, certaines expériences ne peuvent être réalisées sur l’homme de
peur de porter atteinte à sa personnalité (nuire à sa santé) ;
Elle exige l’emploi d’un matériel (appareils sophistiqués) très coûteux et parfois un temps
relativement long.
4ème moment : La précision des faits ou le choix de solution appropriée (L’analyse, l’interprétation
et généralisation des résultats ou les statistiques).
La variable parasite : Qui ne dépend pas de l’expérience ou qui ne concerne pas l’expérience
elle-même comme les bruits dans la salle d’expérimentation, les poussières, la luminosité, la
température, l’état du local…
c. LA METHODE D’ENQUETE
Nature : C’est celle qui consiste à envoyer à un grand nombre de sujets un questionnaire
auquel ils auront à répondre pour avoir un aperçu ou une idée générale sur l’un ou l’autre
problème psychologique. L’enquête est une méthode qui consiste à reconstruire les faits ou
récits en rassemblant les avis et les témoignages des autres.
Ex. : Un questionnaire adressé aux enseignants pour connaître leur opinion sur les causes de la
baisse de la qualité de l’enseignement au Congo.
But : Est de réunir les faits manifestes sur un problème étudié ; par-là, elle vise à recueillir les
informations nécessaires à l’étude.
Avantage :
Limites ou désavantages :
Elle risque de fausser l’information lors que les témoignages ne sont pas confrontés avec tact
(finesse ou souplesse d’esprit) ;
Conditions du succès : L’enquête utilise pour des raisons d’efficacité les techniques suivantes :
Le questionnaire, l’interview ou l’entretien, le sondage d’opinion, etc.
d. LA METHODE CLINIQUE
Nature : C’est une méthode centrée sur la conversation libre (dialogue) entre l’enfant et le
chercheur sur un thème choisi en fonction de l’objet d’étude.
C’est celle qui étudie le cas, lesquelles études donnent des renseignements plus approfondis
et plus importants sur les sujets qui ne peuvent pas être étudiés autrement.
But : Elle est l’étude approfondie d’un cas, ou mieux encore, elle vise à poser le diagnostic
(second sens) en vue de la solution à un problème.
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Avantages :
Elle permet de recueillir les informations que le chercheur désire obtenir de l’enfant. A cet
effet, il doit alors éviter de projeter sur ce dernier sa propre façon de voir les choses.
Elle n’examine qu’une personne à la fois. D’où l’avantage de l’étudier d’une manière profonde
et de la comprendre dans sa totalité ; mais il convient de la stimuler de temps en temps pour
une meilleure réflexion.
Limites ou inconvénients :
Toutefois, cette méthode exige, de la part du chercheur, des aptitudes spéciales et une longue
expérience ;
e. LA METHODE DE PRESTATION
Nature : C’est celle qui étudie ou mesure la quantité du temps requis pour accomplir un
travail. Soit mesurer la quantité de travail fournie dans un temps déterminé.
Nature : C’est celle qui consiste à prédire la réussite scolaire et la santé mentale de l’individu.
Elle constitue les premiers principes psychologiques. Le test est une épreuve standardisée qui
permet d’apprécier les individus d’une manière objective.
Ex. 1 : Utiliser un test d’intelligence de Binet-Simon pour classer les enfants selon leur âge mental.
Ex.2 : Appliquer une épreuve de mathématique pour contrôler les connaissances dans cette
branche.
But : Apprécier les individus soit, pour identifier leurs caractéristiques communes
(connaissances, aptitudes, attitudes, intérêts) soit, pour les différencier.
Avantages :
Le test garantit l’objectivité ;
Il y a un gain de temps parce qu’on peut atteindre un grand nombre de personne à la fois ;
Il constitue un instrument efficace pour mesurer certains traits psychologiques.
Limites ou inconvénients :
Le test seul ne permet pas de recueillir toutes les informations désirées ;
L’élaboration d’un test exige du temps et assez de moyens matériels et financiers disponibles.
Conditions du succès :
Avoir un niveau des difficultés abordables ;
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Nature : La statistique est une technique basée sur l’analyse des résultats quantitatifs ou
chiffrés. Elle est utilisée pour étudier l’évolution et le niveau moyen des différentes fonctions
psychologiques ainsi que le degré de corrélation d’un groupe déterminé de sujets.
Ex.1 : Calculer les pourcentages de réussite aux examens d’Etat par Institut, option et pour
l’ensemble du pays.
But : Est de traduire les résultats obtenus en langage mathématique ou en termes chiffrés
pour tirer des conclusions judicieuses et rationnelles.
Avantages :
Elle rend les résultats quantitatifs et maniables ipso facto ;
Elle permet de tirer des conclusions objectives ou scientifiques.
Limites ou désavantages :
Puis que le chercheur doit dépasser les chiffres trouvés, l’interprétation de ces résultats pose
parfois des problèmes à l’issue de l’équation personnelle, préjugés, sentiments ou parti-pris.
N.B. : Le test et la statistique sont des techniques qui peuvent ne pas être utilisées séparément de
la méthode dite « expérimentale ».
h. LA METHODE PHENOMENOLOGIQUE : C’est celle qui fait recours à l’introspection, elle décrit
les données de la conscience et donne une explication causale ou scientifique des
phénomènes de conscience et vise leur interprétation ou signification profonde.
Aucune science ne se suffit totalement à elle-même. Toutes ont entre elles des rapports plus ou
moins étroits. Ainsi la psychologie s’appuie sur :
La Physiologie ;
La Biologie ;
La Sociologie ;
La Philosophie ;
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La Physique ;
La Pédagogie ;
La statistique ou la mathématique ;
L’éthologie.
a) Rapports avec Physiologie : Elle étudie le fonctionnement de l’organisme en lien étroit avec
son esprit.
Ex.2 : Une émotion violente peut déranger l’organisme et parfois même, provoquer la mort
instantanée.
Ex. : Les accidents chromosomiques qui se produisent pendant la grossesse peuvent être à la base
de certaines oligophrénies.
c) Rapports avec Sociologie : Elle étudie le milieu de l’enfant lequel a une influence sur son
comportement.
d) Rapports avec la Philosophie : Elle déborde le cadre restreint de l’explication du
comportement pour s’élever par le raisonnement des faits à leur cause. La philosophie
détermine la nature, l’origine et la destinée de l’homme et de ses principes.
e) Rapports avec la Physique : La physique et la psychologie sont deux sciences ayant un seul
objet matériel mais l’objet formel différent. La physique étudie l’objectivité tandis que la
psychologie s’intéresse à la subjectivité.
f) Rapports avec la pédagogie : La pédagogie est une science basée sur la connaissance de
l’enfant ; elle donne des règles à suivre pour instruire et éduquer les enfants. La pédagogie est
aussi une adaptation des principes et des règles aux circonstances, aux tempéraments et aux
caractères des enfants. Il est impossible d’exercer une action féconde sur l’enfant si l’on ignore
son âme. C’est pourquoi la psychologie s’occupe de tous les problèmes liés à la pédagogie ou
à l’éducation des enfants.
g) Rapports avec la statistique : Elle aide la psychologie à rendre les données objectives grâce
aux chiffres.
Ex. : La mesure de l’intelligence aboutit à la quantification des résultats (QI = 100). Ce QI est la
valeur d’une intelligence normale.
h) Rapports avec l’éthologie : C’est l’étude scientifique du comportement des animaux dans
leur milieu naturel, s’intéressant à leur évolution aussi bien ontogénétique que
phylogénétique. La science éthologique a pour objet l’étude des comportements instinctifs
des animaux pour arriver à comprendre certaines réactions de l’homme dans son milieu.
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Pour ARISTOTE, l’objet de la psychologie dépassait la sphère du monde inanimé pour s’étendre à
la vie en générale. ARISTOTE est considéré comme l’ancêtre de toute les sciences en général ;
et la psychologie en particulier.
b) La psychologie au moyen âge : Trois figures sont à retenir comme les représentants de la
psychologie à cette époque qui sont :
L’âme a certaines facultés comme l’intelligence, la volonté et les sensations. C’est pourquoi la
psychologie de Saint Thomas D’AQUIN fut appelée « psychologie des facultés ».
2°) René DESCARTES (31/03/1596 -11/02/1650) : Philosophe Français qui, lui aussi s’est intéressé
à la psychologie avec l’âme au centre des préoccupations. Pour lui, l’âme n’est plus considérée
comme une forme du corps mais comme unie au corps. Selon lui, l’âme et le corps sont unis
et forment un tout.
c) La psychologie scientifique : C’est au début du XIXème siècle que la psychologie est devenue
une discipline autonome vers 1865 sous l’impulsion de la méthode expérimentale introduite
en sciences humaines (en médecine) par Claude BERNARD (12/07/1813-10/02/1878). Il est
le père de la science. Grâce à l’expérimentation, la psychologie a la possibilité de provoquer
les faits, de les observer n’importe quand et dans des conditions voulues. Dès lors la
psychologie acquiert son statut de science. Cette psychologie scientifique était
essentiellement expérimentale.
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Les courants psychologiques sont des écoles psychologiques ou des tendances ou encore les
approches psychologiques comme :
1°) Le Mentalisme : Il est basé sur les dispositions psychologiques ou morales, sur l’état d’esprit.
2°) Le fonctionnalisme : Il est fondé par William JAMES (1842-1920) et John DEWEY (1859-1952).
Selon ce courant, le comportement doit être étudié dans ses fonctions et non seulement dans
ses structures.
Selon John DEWEY, la psychologie est la description et l’explication des états de conscience.
3°) Le Rationalisme : C’est une Doctrine qui affirme le primat de la raison humaine et professe la
capacité de la raison de connaître et établir la vérité.
4°) Le Behaviorisme : Selon son fondateur John Broadus WATSON (1878-1958), l’étude doit porter
sur le comportement strictement observable. Cette école insiste sur les réflexes conditionnels
comme éléments de base du comportement et l’apprentissage comme moyen d’acquisition
de tout comportement.
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Tout ce que l’homme devient est le produit de l’apprentissage (des réflexes conditionnés).
WATSON a affirmé qu’il était possible de faire d’un enfant tout ce qu’on voudrait à condition
de l’entraîner. Pour les Behavioristes, les instincts et tendances innés n’existent pas.
5°) Le Structuralisme : Représenté par FECHNER et WUNDT. Cette école est dominée par une
conception atomiste de la matière. Les psychologues structuralistes analysent le
comportement en ses éléments constitutifs. Chaque sujet était exercé à exprimer aussi
objectivement ce qu’il ressentait.
Selon cette école, le comportement est un tout, une structure et doit être étudié dans ses
composantes constitutives.
6°) L’Empirisme : C’est une Doctrine d’après laquelle la connaissance toute entière dérive de
l’expérience. L’empirisme s’oppose au rationalisme. On parle parfois de connaissance
empirique dans le sens de connaissance vulgaire, non scientifique.
7°) Le Sensualisme : C’est une Doctrine d’après laquelle toute connaissance vient des sensations
et d’elles seules. Elle est l’une des formes de l’empirisme et a été défendu par CONDILLAC et
John LOCKE.
8°) Le Positivisme : Défendu par Auguste COMPTE au XIXème siècle, il nie la valeur théorique et
pratique de la métaphysique et ramène toute la réalité à ce qui est perçu ou peut être perçu
par les sens.
9°) Le cognitivisme ou le gestaltisme (psychologie de la forme) : C’est une Doctrine selon laquelle
l’activité psychique est un tout ; c’est-à-dire une organisation indivisible qui ne peut être
analysé dans ses éléments et dans sa totalité. Elle est née entre 1910 et 1920 et est
représentée par les psychologues Max WERTHEIMER, Kurt KOFFKA (Psychologue Américain
né à Berlin en1886 et mort en 1941) et Wolf Gang KÖHLER (Psychologue Américain d’origine
Allemande né en 1887 et mort en 1967). Il est connu aussi d’avoir mené l’expérience sur les
singes. Il a étudié l’intelligence chez les singes et a utilisé le terme “insight“. Tous trois ont
fondé le gestaltisme à l’institut de psychologie de Berlin.
11°) Le Socioconstructivisme : C’est la théorie selon laquelle la société et les connaissances sont
les résultats d’une construction. C’est un courant qui met l’accent sur le rôle des interactions
sociales multiples dans la construction scolaire.
L’idéal serait d’avoir des interactions, des contacts avec les autres pour faire accroître la
maturation biologique et environnementale.
1°) KANGA KALEMBA Vita Jean : Psychologue congolais en formation. Il fut le premier à soutenir
une thèse de doctorat en psychologie en 1969 à Kinshasa. Professeur à Kisangani et à Kinshasa.
Sa vie :
Né à Kinshasa le 22 octobre 1973.
Patron de Café Malongo.
Un des membres bénéficiaires du label.
Professeur de psychologie, pédagogie et de méthodologie.
Ses travaux ou ses œuvres :
« De la philosophie et de la morale ».
« Histoire de la psychologie de peptides pygmées (ouest du bassin congolais) et pygmées du
sud Cameroun.
« Etude de deux psychologues anglais sur la santé mentale des managers ».
« Guide pour l’initiation aux méthodes… (avec MBIKAYI et Hoor NAERD).
3°) Malanda NDEM : Psychologue congolais en formation. Il est considéré comme le père de
l’orientation scolaire au Congo. Psychanalyste, il a cherché à comprendre l’homme Congolais
dans le monde de l’entreprise ou dans le milieu de travail.
Le système nerveux ;
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L’hérédité ;
Le milieu.
1) Le système nerveux : C’est un centre de commande qui reçoit les messages en provenance des
organes et dicte à l’organisme les réactions appropriées.
2) L’hérédité : Le comportement est de fois influencé par les gènes transmis des ascendants (pères)
à leurs descendants (enfants).
Ex.1 : Parmi les enfants d’un musicien, il y a plus de chances que les autres emboîtent cette
carrière.
Ex.2 : On trouve dans une même famille des chanteurs de belle voix ou des enfants qui ont un
talent excellent de football.
3) Le milieu : C’est l’ensemble de tout ce qui influence l’homme dans son comportement. On peut
distinguer le milieu physique et social.
Le milieu physique : Comprend le climat, les objets, les arbres, les reliefs, les eaux, … Le
comportement de l’individu est influencé par ce qu’il voit, touche, goûte et entend.
Le milieu social : Il comprend le milieu scolaire, professionnel, religieux, culturel… Le
comportement de l’individu est plus influencé par le groupe dans lequel il participe. C’est à
travers la société que l’on découvre la personnalité de l’individu.
On distingue :
2) Les comportements appris ou acquis : Ce sont des comportements qui se réalisent grâce à
l’apprentissage.
Ex. : Le mouvement palpébral, dresser les oreilles, faire bouger les doigts, faire bouger les bras.
1) La psychologie animale : Celle qui s’intéresse au comportement des animaux surtout en tant
qu’une approche de la conduite humaine, l’animal se prêtant mieux que l’homme à certaines
conditions de laboratoire.
2) La psychologie humaine : Celle qui s’intéresse à l’homme. Toujours dans la perspective d’un
objet d’étude, la psychologie humaine compte à son tour plusieurs variétés.
4) La psychologie sociale : Celle qui s’intéresse à l’homme en tant que membre d’un groupe avec
ce que cela comporte de conséquences sur ses conduites (interactions individu-groupe-
individu).
7) La psychologie génétique : Celle qui décrit les différents phénomènes dès l’enfance jusqu’à l’âge
adulte.
8) La psychanalyse : Celle qui explore les couches profondes de la personnalité. C’est pour cela
qu’elle est appelée psychologie des profondeurs.
9) La psychologie différentielle : Celle qui étudie les facteurs de différences individuelles qui sont
d’origine interne tout comme d’origine externe. Il s’agit donc de l’hérédité et du milieu.
b) Selon les domaines d’application : On distingue aussi 9 sortes de psychologies qui sont :
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1) La psychologie scolaire : Celle qui s’occupe des problèmes psychologiques en rapport avec la
vie scolaire. Elle étudie les problèmes d’inadaptation, d’orientation scolaire et de
réorientation scolaire, de rééducation.
2) La psychologie industrielle : Celle qui applique les principes de psychologie dans l’entreprise
pour adapter l’homme.
6) La psychologie du travail : Celle qui applique les lois et les principes psychologiques dans le
monde du travail pour l’adaptation de l’homme au travail et du travail à l’homme.
7) La psychologie sportive : Celle qui applique les principes de motivations psychologiques dans le
sport pour remonter le moral de l’individu.
2) La psychologie clinique : Celle qui recourt à la méthode clinique basée sur l’étude approfondie
de chaque sujet comme cas particulier.
4) La psychologie expériencée : Celle dite vulgaire basée sur les croyances et coutumes populaires
non liée à l’expérience.
Ex. : Ne pas manger la viande du singe pendant la grosse. Ne pas appeler quelqu’un à haute voix
la nuit.
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a) Notion :
La psychophysiologie ou la neuropsychologie est une science qui étudie les rapports entre le
psychisme (esprit) et l’activité physiologique (fonctionnement de l’organisme).
La psychophysiologie est l’étude des mécanismes physiologiques entre le psychisme et le
comportement.
La psychophysiologie comprend :
L’Anatomie : C’est l’étude de l’organisation des éléments qui composent le corps humain. Elle
se limite à décrire le corps par ses éléments constitutifs.
La physiologie : C’est l’étude de fonctionnement du corps.
b) Importance de la psychophysiologie :
Notion : Ce sont des organes qui servent pour le soutien et permettent le déplacement
(locomotion) ou le mouvement du corps.
Sortes : On distingue parmi eux :
Le squelette : C’est un système osseux comprenant 203 os.
Les muscles : Sont des organes fibreux dont la contraction produit le mouvement.
Les articulations : Ce sont des jointures entre deux os.
Les tendons : Sont des extrémités des muscles.
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Les ligaments : Ce sont des faisceaux fibreux qui unissent les os.
Notion : Ce sont des organes de sens permettant à l’homme d’entrer en contact avec le monde
extérieur pour avoir une connaissance sensible.
Sortes : On distingue parmi eux :
L’œil ou appareil visuel ;
L’oreille ou appareil auditif ;
La langue ou appareil gustatif ;
Le nez ou l’appareil olfactif ;
La peau ou l’appareil cutané.
1°) L’APPAREIL VISUEL (ŒIL) : C’est un organe de sens de la vue. Il comprend plusieurs parties
dont :
a. Les membranes de l’œil : On distingue de l’extérieur à l’intérieur des membranes qui sont :
3) La rétine : C’est la membrane interne sensible de l’œil où se forme l’image. Elle est la partie la
plus importante de l’œil où l’excitation est transmise par le nerf optique au cerveau pour
élaborer l’image.
4) Les cônes : C’est une partie de l’œil où entre la lumière diurne (du jour).
7) Les bâtonnets : C’est une partie de l’œil où entre la lumière nocturne. Ce sont des cellules
nerveuses photoréceptrices de la rétine, responsables de la vision scotopique (en lumière
faible) et en noir et blanc.
1) L’humeur aqueuse : C’est un liquide qui remplit l’espace entre la cornée et l’iris.
2) Le cristallin : C’est un élément constitutif de l’œil en forme de lentille biconvexe, placée derrière
la pupille et rattachée à la choroïde par de fins ligaments.
3) L’humeur vitrée : C’est une espèce de gelée transparente qui remplit la chambre située derrière
le cristallin jusqu’à la rétine.
N.B. : La myopie, l’hypermétropie, la presbytie et le stigmatisme peuvent être corrigés par le port
de lunette appropriées.
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La légende de l’œil
Mécanisme de l’œil : L’image des objets que nous regardons se forme sur la rétine. Le nerf
optique transmet ces impressions au cerveau où elles deviennent des sensations visuelles. A
ce moment nous voyons.
2°) L’APPAREIL AUDITIF (OREILLES) : C’est un organe de sens de l’ouïe. Elle comprend 3 parties qui
sont :
La section de l’oreille
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La légende de l’oreille
La surdité :
Mécanisme de l’oreille : Le son provient des vibrations transmises par l’air. Lors que ces
vibrations atteignent notre oreille, le tympan vibre et les vibrations sont transmises par la
chaîne des osselets jusqu’à la fenêtre ovale. Puis, elles font vibrer le liquide de l’oreille interne
dans lequel aboutissent le liquide de l’oreille interne dans lequel aboutissent les terminaisons
du nerf auditif ou nerf acoustique. Celui-ci transmet les impressions au cerveau. A ce moment
nous entendons.
N.B. : L’appareil auditif s’appelle autrement les cellules ciliées (ou sensorielles) ; ou encore les
cellules de CORTI (organe de Corti ou organe sensori-nerveux de la Cochlée).
3°) L’APPAREIL GUSTATIF (LA LANGUE) : C’est le siège du goût dont l’organe de sens est la langue.
Elle est recouverte de papilles sur lesquelles se trouvent les cellules gustatives qui sont
impressionnées par des matières dissoutes. Donc, pour qu’une substance donne une saveur,
il faut qu’elle soit dissoute dans la salive.
L’acide et le salé sont perçus surtout par les bords de la langue ; l’amer par l’arrière de la langue
et le sucré par la pointe de la langue.
HENNING, chercheur Allemand, qui en 1916 a découvert six odeurs de base qui sont : -putride-
fleurie-fruitée-épicée-parfumée ou aromatique-brulée.
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La section de la langue
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La légende de la langue
4°) L’APPAREIL OLFACTIF (NEZ) : Est le centre de l’odorat dont le nez est l’organe de sens. La muqueuse des
fosses nasales est l’organe le plus important du nez où aboutissent les terminaisons du nerf olfactif.
La section du nez
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La légende du nez
N.B. : L’appareil olfactif s’appelle les cellules de Schultze du nom de Peter Guy SCHULTZ qui avait découvert
les cellules olfactives.
5°) L’APPAREIL CUTANE (LA PEAU) : C’est le centre du toucher dont l’organe principal est la peau (épiderme
et le derme). La peau humaine se compose de 2 couches : L’épiderme et le derme.
par les nerfs et par la moelle épinière au cerveau ; c’est là que ces excitations deviennent des
sensations.
1) Notion : Le système nerveux est un organe qui joue le rôle moteur dans la coordination et le contrôle de
toutes les activités du corps humain. Il comprend plusieurs organes qui jouent le même rôle et qui
forment un système nerveux.
3) Constituants du système nerveux : Il est composé d’une grande masse des cellules nerveuses appelées
« neurones. Tout neurone comprend 3 parties :
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Le neurone Bipolaire : C’est une cellule nerveuse qui a qu’une dendrite et un cylindraxe.
Ex. :
Ex. :
Le neurone unipolaire : C’est une cellule nerveuse qui a un prolongement qui bifurque en cylindraxe
et en dendrite.
Ex. :
Ex. :
1) Les neurones sensitifs ou neurones récepteurs : Ce sont des neurones qui reçoivent et enregistrent les
impressions venues des parties périphériques.
2) Les neurones moteurs ou neurones effecteurs : Ce sont des cellules nerveuses qui envoient et
conduisent l’influx nerveux vers les muscles.
L’influx nerveux : C’est un phénomène par lequel les effets de l’excitation se prolongent dans les nerfs.
Il est comparable au courant électrique qui parcourt un organe excité.
3) Les neurones d’association ou le (la) synapse : C’est une cellule nerveuse qui assure la liaison entre les
différentes zones des centres nerveux.
Le mécanisme des cellules nerveuses : Un neurone travaille c’est-à-dire il est parcouru par un influx
nerveux. Ces excitations travaillent sur l’arborescence terminale du neurone qui transmet l’influx par
le cylindraxe au noyau et aux dendrites. Les dendrites transmettent l’influx à l’arborescence terminale
d’un autre neurone.
Ex. : Les idées, les images, la volition (acte de volonté). Quant aux cylindraxes et aux dendrites, ils jouent
uniquement le rôle de conducteurs de l’influx nerveux. Les dendrites les conduisent vers le corps
cellulaire (conduction centripète) et les cylindraxes au contraire les transmettent aux cellules voisines
(conduction centrifuge).
3. Ganglion
1. Neurone
sensitif
11
Influx
9 nerveu
x Excitant
2 au niveau
de la
8 peau
(Froid,
10
7
5
7 Muscle
muscle
6
LA LEGENDE DE L’ARC-REFLEXE
Nerf moteur
Organe moteur
(muscle)
N.B. : Les nerfs sensitifs et les nerfs moteurs de réflexes s’appellent « nerfs rachidiens » différents des nerfs
crâniens qui intéressent les sensations.
4) LES SORTES DES APPAREILS NERVEUX : On distingue deux grands types de systèmes nerveux :
Notion : Le système nerveux cérébro-spinal est celui qui préside à l’unification et à la coordination de
toutes les fonctions organiques. Il est le lien nécessaire entre la vie physique et la vie psychique, entre
le corps (matière) et l’esprit.
Justification :
Il est appelé “cérébro-spinal“ parce qu’il est contenu dans deux parties : La partie cérébrale
(encéphale) et la partie spinale (canal rachidien se trouvant dans la colonne vertébrale ; ou encore
l’épine dorsale).
Rôle du système nerveux cérébro-spinal : Il a pour rôle de coordonner et de contrôler toutes les
activités volontaires et quelques mouvements involontaires ou inconscients.
Les parties principales du système nerveux cérébro-spinal : Il comprend deux parties principales :
La moelle épinière.
Ces deux parties forment « LE NEVRAXE CEREBRO-SPINAL » : qui est l’ensemble du système cérébral et dans
le système spinal.
1°) LA MOELLE EPINIERE : C’est un cordon blanc de 45 à 50 cm de longueur logé dans la colonne vertébrale.
Elle est composée d’une multitude d’innombrables de neurones. C’est dans la moelle épinière que
s’opère la liaison entre les neurones sensitifs et les neurones moteurs.
P a g e | 33
Ex. : Je mets la main dans l’eau bouillante les nerfs sensitifs transmettent l’excitation à la moelle épinière
où la liaison est directement faite avec les nerfs moteurs qui commandent les muscles avant d’avoir
eu le temps de réfléchir ; j’ai retiré la main de l’eau. Ce mouvement est appelé « mouvement réflexe ».
Un mouvement réflexe : C’est une réponse musculaire involontaire, stéréotypée et très rapide à un
stimulus.
Le/la synapse : C’est un neurone des liaisons. C’est le point où plusieurs cellules s’abouchent ou
s’anastomosent.
La plaque motrice : C’est la jonction d’une fibre nerveuse et d’une fibre musculaire.
Un influx nerveux : C’est un mécanisme comparable à un courant électrique qui parcourt un neurone
excité.
N.B. : Toute synapse constitue dans l’organisme un facteur de résistance et entraîne de ce fait, une perte
d’énergie de l’influx nerveux.
2°) LE BULBE RACHIDIEN : C’est une moelle allongée qui constitue un renflement de l’extrémité supérieure
de la moelle.
Il est très important dans la vie végétative (centre respiratoire, centre modérateur et d’arrêt du cœur,
centre sécrétoires).
3°) LE CERVELET : C’est une masse nerveuse pleine, recouvrant la face postérieure du bulbe rachidien, mais
séparée du cerveau par un double repli des méninges appelé “tente du cervelet“.
Rôle du cervelet : Le cervelet est très important dans la motricité ; il est celui qui donne aux muscles
leur ténacité, leur élasticité et leur énergie.
Ex. : Un homme blessé au cervelet présente des troubles de la marche (incoordination de mouvement
volontaire).
4°) LE CERVEAU : C’est une grande masse de 12 milliards des neurones situés dans la boîte centrale
crânienne. Il est partagé par une fente profonde en deux moitiés appelées “hémisphères cérébraux“.
Ces deux moitiés sont reliées par une épaisse bande blanche appelée “corps calleux“. Il comprend
plusieurs couches.
P a g e | 34
Le cortex cérébral : C’est la couche centrale du cerveau. Le cortex cérébral comprend les zones
suivantes :
L’aire corticale : C’est la zone du cortex cérébral jouant un rôle spécifique : commande des
mouvements, perception sensitive consciente, utilisation du langage, etc.
L’écorce grise du cerveau : C’est la zone du cortex cérébral considérée comme le siège de trois
fonctions essentielles de la vie consciente à savoir : « La sensibilité, la motricité et l’intelligence ».
Le lobe occipital : C’est la partie postérieure de chaque hémisphère cérébral. Il est le centre de la
vision.
Le lobe pariétal : C’est la partie située en regard de l’os pariétal derrière le lobe frontal. Il joue le rôle
dans la sensibilité de la peau, la connaissance du corps et de l’espace, et le langage.
Le lobe frontal : C’est une partie de chaque hémisphère cérébral située en avant du lobe pariétal et
au-dessus du lobe temporal. Il joue un rôle important dans la motricité, le langage, le comportement,
l’humeur et la prise de décision.
Le lobe temporal : C’est la partie moyenne et inférieure de chacun de deux hémisphères cérébraux où
sont localisés les centres de l’audition et du langage.
L’ablation du cerveau transforme l’animal supérieur (le vertébré) et l’homme en véritables automates, ne
réagissant plus aux excitations périphériques que par des réflexes.
1°) Les nerfs crâniens : Ce sont les nerfs qui partent et partagent de chaque côté de l’hémisphère cérébral
ou de l’encéphale. On trouve parmi ces nerfs, les nerfs de la vue (ou nerfs optiques), les nerfs de l’ouïe
(ou nerfs auditifs et acoustiques), les nerfs de l’odorat (ou nerfs olfactifs), les nerfs du goût (ou nerfs
gustatifs).
2°) Les nerfs rachidiens : Ce sont des nerfs qui partagent de chaque côté de la moelle épinière. Ils
s’échappent par les espaces laissés libres entre les vertèbres pour se rendre dans le cou, le tronc et les
membres.
3°) Les nerfs sympathiques ou nerfs vagues : Ce sont des nerfs du système nerveux sympathique. C’est un
ensemble des nerfs mixtes renfermant en même temps des fibres sensitives, des fibres motrices et des
fibres sécrétoires.
c) Selon la fonction : Les nerfs sont des cordes blanchâtres qui partent de l’encéphale ou de la moelle
épinière et qui se terminent dans les organes pour amener les informations aux nerfs crâniens et
aux nerfs rachidiens.
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1 2 3
4 4
5 5 7
La légende :
1 = La peau. 6 = Le cervelet.
2 = Le corps calleux. 7 = La moelle épinière.
3 = Le cerveau.
4 = Le bulbe rachidien.
5 = La colonne vertébrale.
DESSIN DU SYSTEME NERVEUX
Notion : C’est la partie du système nerveux qui échappe à l’influence directe de notre volonté et de
notre conscience. Elle exerce une activité à la fois involontaire et inconsciente.
Ce système est appelé autonome parce qu’il ne dépend pas ni de la volonté ni de la conscience mais son
fonctionnement dépend de l’organe lui-même qui agit sous l’effet des hormones.
Ce système est appelé végétatif parce qu’il est lié aux viscères.
1°) Le système nerveux sympathique : C’est un ensemble des nerfs mixtes renfermant en même temps des
fibres sensitives, des fibres motrices et des fibres sécrétoires.
Déclencher l’activité.
Ex. : Sous la colère on tremble, on attaque et les yeux sont grandement ouverts sous la peur, le cœur bat
trop vite ou l’on lance des cris déchirés, les pleurs et on fait la diarrhée, etc.
Conduire vers les centres gris du névraxe cérébro-spinal les impressions enregistrées par les
muqueuses des viscères. Ces impressions restent généralement inconscientes, ou n’engendrent que
des sensations vagues, indéterminées et mal localisées. C’est pourquoi on appelle encore les nerfs
sympathiques : « Nerfs vagues ».
2°) Le système nerveux parasympathique : C’est celui dont son rôle est d’imposer le calme.
Ex. : Cesser de trembler, de crier, de pleurer, de faire la diarrhée ; il rétrécit la pupille (ou la zone centrale
de l’iris de l’œil).
3°) Le système nerveux orthosympathique : Est celui qui dilate la pupille de l’œil ; il accélère le rythme
cardiaque ;
Il ralentit ou arrête les mouvements péristaltiques (des contractions qui font progresser les aliments
dans le tube digestif).
P a g e | 37
C. LE SYSTEME ENDOCRINIEN
Notion : C’est un ensemble de plusieurs organes du corps qui sécrètent dans le sang des humeurs
appelées “hormones“. Ces organes du corps s’appellent “glandes endocrines“.
Une hormone : C’est une substance chimique élaborée par une glande endocrine. Ces hormones
exercent une influence énorme sur le développement harmonieux du corps. Ils entraînent aussi un
déséquilibre très grave sur le plan mental et physique.
Il y a des hormones de croissance, les hormones sexuelles (mâles et femelles) comme l’ovule ou le gamète
femelle et le spermatozoïde ou le gamète mâle.
Ex. : La cavité crânienne a comme viscères le cerveau, la cavité thoracique a plusieurs viscères comme le
cœur, le poumon… la cavité abdominale (l’intestin, l’estomac), la cavité buccale (la langue est sa
viscère).
Une glande : C’est un organe qui sécrète dans le sang les hormones.
1°) Les glandes exocrines : Ce sont des organes qui ont un canal par lequel on sécrète les hormones.
2°) Les glandes endocrines : Ce sont des organes qui sont caractérisés par l’absence du canal excréteur.
Comme :
1) Les glandes sexuelles ou les gonades : Ce sont des testicules pour les spermatozoïdes et les ovaires
pour les ovules.
2) L’Hypophyse : C’est une glande de croissance. Elle est située dans le cerveau à la base du crâne.
Son rôle :
4) Le Thalamus : C’est un ensemble des noyaux ayant plus ou moins la même origine.
Son rôle : Il joue le rôle de relais sur les voies sensorielles de tous les influx sensitifs au cortex cérébral.
5) L’Epiphyse ou la glande pinéale : Elle est située au niveau du cerveau moyen ou sous-cortical.
Son rôle : Elle sécrète des hormones favorisant et permettant la croissance et le développement de
l’organisme.
6) La Thyroïde : Elle est située devant la trachée-artère. Elle sécrète une hormone appelée “la thyroxine“.
Son rôle :
Dans cette glande il y a un liquide appelé “iode“ qui règlemente son fonctionnement. La carence en
iode entraîne de développement de la glande ou du goitre (développement de la thyroïde).
7) Les glandes parathyroïdes : Elles constituent un ensemble de petits noyaux cellulaires se trouvant
derrière la thyroïde.
8) Le Thymus : Il est situé à la partie inférieure du cou entre le poumon et la partie supérieure du sternum.
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6
5
LA LEGENDE DU SYSTEME ENDOCRINIEN 7
1 = Hypophyse ; 2 = Hypothalamus ; 3 = Thalamus ; 4 = Epiphyse cérébral ; 5 = Thyroïde (ou glande thyroïde) ;
6 = Les glandes parathyroïdes ; 7 = Le thymus.
Eloigner l’enfant de tout ce qui pourrait susciter des inquiétudes, des soucis, … ;
Donner de bonnes habitudes d’une vie chaste (qui s’abstient des plaisirs sexuels : purs, décente,
pudique).
P a g e | 40
a) Notion : Le comportement se définit comme une réaction de l’organisme face à un stimulus déterminé.
b) Aspects du comportement humain : Le comportement humain comprend cinq aspects qui sont :
La vie active ;
La vie affective ;
La vie cognitive ;
La personnalité ;
Le caractère.
a) NATURE : La vie active représente l’ensemble des réactions que l’homme oppose à l’action de son milieu
et par lesquels il tend à s’adapter à son milieu. C’est un processus d’accommodation et d’assimilation.
b) Justification : Pour comprendre comment un homme agit et réagit à une stimulation du milieu
environnant, la psychologie nous propose d’étudier la vie active.
La taxie ;
Les tropismes ;
L’empreinte ;
L’apprentissage ;
Les réflexes ;
Les instincts ;
Les tendances ;
Les habitudes ;
La volonté ;
L’apprentissage.
1) La taxie : C’est un mouvement mécanique, simple et automatique de la paramécie qui pousse cet être
à se diriger vers tout ce qui ressemble aux aliments et à fuir tout stimulus désagréable.
2) Les tropismes : Ce sont des réactions vitales d’orientation de la part des plantes et des animaux vis-à-
vis des certains agents physiques ou chimiques.
P a g e | 41
Ex. : Quelle que soit la position de la graine de maïs, d’oranger ou d’arachide dans le sol, la plante plongera
ses racines dans le sol et la tige s’orientera vers le haut.
3) L’Empreinte : C’est un terme utilisé par KONRAD LORENZ qui entrait en contact avec les jeunes oies
qui avaient été couvées dans un incubateur. Après un long moment, ces oies n’obéissaient plus aux
cris de leur mère.
4) Les réflexes : Ce sont des mouvements ou des réactions simples, automatiques d’un organe ou d’une
partie du corps face à un excitant.
Ex. : Quand on touche un fil électrique branché au courant on retire vite sa main.
5) Les instincts : L’instinct est une disposition innée qui pousse un animal (même doué de raison) à agir
dans un sens donné et d’une manière propre, suivant sa nature et sa structure physiologique.
6) Les tendances : La tendance est une force interne, une impulsion ou un élan qui pousse l’individu vers
un objet pour satisfaire son besoin.
7) Les habitudes : Une habitude est une facilité acquise par la répétition à reproduire des actes. La plupart
des comportements humains sont des habitudes.
8) La volonté : C’est une faculté de poser des actes motivés par la raison. La volonté est un acte de
concevoir, délibérer, décider et d’exécuter un projet ou une idée.
a) Nature : La vie affective est l’ensemble des sensibilités agréables ou désagréables. Elle détermine notre
humeur, nos sentiments, toutes nos réponses aux stimulations du monde extérieur.
b) Justification : Pour comprendre comment un homme éprouve un événement et adopte une attitude
donnée dans une situation particulière, la psychologie nous propose d’étudier la vie affective.
Les émotions ;
Les sentiments ;
Les passions ;
Les conflits.
1) Les émotions : L’émotion est un état affectif violent, intense, instable et peu durable qui provient de
l’écart entre l’attente et le résultat.
P a g e | 42
Ex. : Un élève se fondre dans les pleurs pour avoir appris sa grande réussite aux Exétats.
2) Les sentiments : Le sentiment est un état affectif agréable ou désagréable peu violent, moins intense,
mais stable et plus durable qui se manifeste même à l’absence du stimulus.
Ex. : Un garçon éprouve de l’amour envers une fille très jolie et vedette.
3) Les passions : La passion est une tendance qui s’est hypertrophiée au point d’absorber à son profit
exclusif toutes nos énergies intellectuelles et affectives.
Ex. : Un enfant ayant un don musical veut toujours jouer à la guitare, à la fanfare et à imiter les orchestres.
4) Les inclinations supérieures : Sont des tendances naturelles ou innées qui nous portent spontanément
vers certains actes.
5) Les conflits : Un conflit est un état d’oppositions, de sentiments vifs entre les individus.
a) Nature : C’est l’ensemble des facultés mentales et psychiques qui permettent à l’homme de connaître
son milieu, de le percevoir, de se le représenter.
b) Justification :
Pour faire comprendre comment un homme accumule les informations provenant de son milieu de
vie, la psychologie propose d’étudier la vie cognitive.
Pour comprendre comment un homme parvient à acquérir une connaissance sensible ou rationnelle,
la psychologie nous propose d’étudier la vie cognitive.
1°) Les connaissances sensibles : Elles passent par ou sont soutenues par :
Les sens ;
La sensibilité ;
La sensation ;
La perception ;
La mémoire ;
L’imagination ;
L’attention ;
P a g e | 43
L’observation ;
L’intérêt.
1. Les sens : Le sens est une faculté qui permet à l’homme ou à l’animal d’éprouver les impressions à
travers un organe déterminé.
2. La sensibilité : Est l’aptitude d’un organe sensoriel à réagir face à un stimulus déterminé ou à recevoir
les impressions.
3. La sensation : Est un phénomène psychique qui résulte de la réaction d’un organe sensoriel face à un
stimulus simple.
4. La perception : Est une fonction cognitive de prise de conscience d’un objet ou d’un fait par laquelle
s’élabore la connaissance.
5. La mémoire : Est une faculté de fixer, de conserver, de reproduire et de reconnaître les états de
conscience antérieurs.
7. L’association des idées : Est un phénomène mental par lequel les images, idées, actes s’évoquent,
s’enchaînent et se succèdent les uns les autres.
8. L’attention : Est une concentration des facultés intellectuelles sur un objet ou sur un problème donné.
10. L’intérêt : Est le lien de concordance ou de convenance entre le sujet et l’objet capable de satisfaire la
tendance ou le besoin.
L’intelligence ;
La pensée ou la raison ;
Le jugement ;
Le raisonnement.
1. L’intelligence : Est la capacité psychique générale d’adaptation à des tâches et à des conditions de la
vie nouvelle.
2. La pensée ou la raison : Est une fonction immatérielle par laquelle nous pouvons saisir la signification
des choses, c’est-à-dire, voir les relations ou rapports entre les choses.
3. Le jugement : Est la faculté de saisir le rapport de convenance ou de disconvenance entre deux idées
ou deux choses.
III.5. LA PERSONNALITE
a) Nature : La personnalité est l’ensemble de tous les traits ou aspects de l’homme. La personnalité est
un ensemble des manières d’être d’un individu qui le caractérise et le distingue des autres individus
(Tout homme a sa propre personnalité qu’il faut respecter).
b) Justification : Pour faire comprendre le tempérament, les attitudes et le caractère d’un individu, la
psychologie préconise d’étude de la personnalité.
Le tempérament ;
Les aptitudes ;
Les attitudes ;
Le caractère.
3. Les attitudes : L’attitude est une façon de se tenir, posture d’un être.
4. Le caractère : Est la manière d’être, de penser, de sentir, de réagir face à une situation, et devoir
relativement constant d’un individu.
III.6. LE CARACTERE
a) Nature : C’est la marque personnelle d’un individu ou d’un être, son signe distinctif, ce qui permet de
définir son style, sa manière d’être. C’est un ensemble des traits permettant de distinguer un sujet
d’un autre.
b) Justification : Pour faire comprendre l’humeur, le comportement et l’aptitude bien personnelle d’un
individu, la psychologie préconise d’étudier le caractère.
L’humeur ;
Le comportement ;
L’aptitude.
1. L’humeur : Est une disposition d’esprit naturelle ou passagère qu’un homme éprouve.
Ce mot fut repris à la fin du 18ème siècle par Jacques LOEB (1859-1924) pour désigner le comportement
attractif ou répulsif des animaux soumis à l’influence de certains agents physiques ou chimiques.
Donc :
Le tropisme est une réaction vitale d’orientation de la part des plantes et des animaux vis-à-vis des
certains agents physiques ou chimiques (réaction automatique et rigoureusement déterminée).
Le tropisme peut être positif ou négatif. Il est positif lorsque l’organisme se porte vers la source
d’excitation ; il est négatif lorsque l’organisme s’éloigne de la source d’excitation.
h) Le mimétropisme ou le mimétisme : Ce sont des effets qu’ont certains animaux qui imitent la couleur
du milieu où ils trouvent pour se protéger.
k) L’Histotropisme :
Ex.1 : Un camarade pique légèrement son doigt le bras d’une personne endormie et cette dernière
retire son bras sans se réveiller.
Ex.2 : Un ami approche son doigt de votre œil ; sans que vous y songiez, vos paupières se ferment
vite.
Ex.3 : Vous avez touché le fer à repasser branché, vous retirez la main avant de penser à ce que
vous faites.
Ex. : Chez les petits enfants, les mouvements réflexes sont généralement destinés à exercer et à
fortifier les muscles et l’organisme de l’enfant.
A préparer l’enfant à exécuter plus tard des mouvements plus difficiles et plus complexes
comme la marche…
a) La loi de coordination ou de finalité : L’activité réflexe tend vers un but utile à l’organisme.
Ex. : Piquer légèrement le doigt d’une personne endormie, elle retire la main sans se réveiller.
P a g e | 47
c) La loi de facilitation : Plus un mouvement réflexe est fréquent, plus il devient rapide et
adéquat. Les réflexes les plus fréquents sont les plus faciles.
Ex.2 : Le cas des receveurs qui sautent subitement à un véhicule et ils commencent la marche.
d) La loi de sommation : Quand différents excitants tendent à provoquer une même réaction, il
y a sommation ou addition de leurs effets.
e) La loi d’irradiation : Si l’excitation est trop forte, l’influx nerveux s’écroule dans de multiples
directions et provoque des réactions très variées.
f) La loi de fatigabilité : Une excitation répétée et prolongée finit par ne plus provoquer de
réactions, à moins d’une augmentation d’intensité.
g) La loi d’inhibition : Lorsque deux excitations agissent simultanément, il arrive dans certains
cas, que l’une inhibe ou annule l’effet de l’autre.
Ex. : L’homme en présence du chien, deux tendances s’opposent soit de fuir ou de caresser le
chien ? Celle qui va se développer inhibe l’autre.
1. Les réflexes médullaires (qui ont rapport à la moelle épinière ou à la moelle des os)
Ex. : La sécrétion du suc gastrique à la suite du contact des aliments avec les parois de la muqueuse
de l’estomac.
Ex. : La pâleur du visage à la suite d’une morsure ou d’une piqûre ; les mouvements à la suite des
crampes intestinales.
Cet auteur Russe a commencé son expérience avec le chien tout en associant des éléments
suivants : La sonnerie et la viande.
But poursuivi : Il voulait créer l’automatisme chez l’homme tout comme chez l’animal par une
série d’apprentissage.
Une autre fois il sonne, il ne sort pas, mais il regarde le chien au travers les vitres, le chien se
présente à la même place sautiller en salivant comme qui dirait la viande est présente.
Faisant l’analyse de cette série d’apprentissage, nous retrouvons les explications ci-après :
e) On distingue parfois les réflexes primaires (ou physiologiques) des réflexes secondaires :
P a g e | 49
Le réflexe naturel ou inconditionnel : C’est une réaction naturelle automatique face à une
catégorie d’excitants donnés.
2. Les secondaires : Englobent aussi les réflexes conditionnels que les réflexes acquis
Le réflexe conditionnel ou artificiel : C’est une réaction provoquée par un excitant artificiel
associé à un excitant naturel.
Ex. : Conditionner un chien à saliver au bruit d’une sonnette. Conditionner l’enfant à garder silence
lors d’un repas avec les grandes personnes.
Le réflexe acquis : C’est une réaction développée suite à un mode d’éducation ou du dressage
reçu.
Ex. : Incliner légèrement la tête devant son autorité, avant de lui dire bonjour.
b) Un arc réflexe : C’est un système comprenant un neurone sensitif relié à un neurone moteur
par un neurone d’association (ou par la synapse).
c) Un acte réflexe : C’est une réaction automatique du système nerveux à l’excitant donné. C’est
une reprise ou réaction motrice ou glandulaire qui suit immédiatement sans intervention de
la conscience ni de la volonté à une excitation périphérique.
P a g e | 50
(Extrait de Valéry Radot Pasteur, « Les merveilles du corps humain », éd. Les deux corps d’or,
paris, 1960)
5 Quand nous touchons un objet brûlant,
3
la sensation de chaleur est enregistrée
et transmise via les nerfs (1) jusqu’à un
renflement de la moelle épinière,
4 appelé ganglion (2).
il provoque une contraction violente et le doigt est rapidement enlevé de la surface brûlante (acte
réflexe).
- Le message est alarmant : dans ce cas, au moment où le message part du ganglion vers le
neurone moteur (4), un autre message est déjà parti vers le cerveau (3) pour l’informer de la
situation potentiellement dangereuse.
Au moment où nous prenons conscience que la main a été brûlée et où le cerveau a enregistré la
douleur (5), la main est déjà à l’abri. Ce retrait, sans intervention du cerveau, est un acte
réflexe. L’arc réflexe, quant à lui, est un trajet de l’influx nerveux depuis le récepteur sensible
jusqu’au neurone qui commande la réponse.
Donc :
Vers les 1ères années de la vie, l’éducateur (enseignant) doit viser l’acquisition des
automatismes : L’articulation et la prononciation des mots en lecture ;
Développer chez l’enfant tous les réflexes physiques, intellectuels et moraux indispensables
dans la vie de tous les jours. Laisser l’enfant s’émouvoir librement ;
Les parents doivent savoir que certains réflexes conditionnels ou acquis risquent de porter
atteinte à la personnalité de l’enfant en créant la peur (traumatisme et frustration) ;
Combattre certains réflexes négatifs ;
Provoquer les rires pour créer une bonne ambiance en classe.
P a g e | 51
L’instinct est une disposition innée qui consiste à se comporter d’une certaine manière propre
à l’espèce et selon l’état organique.
Ex.1 : Dès l’éclosion de l’œuf, les poussins obéissent aux cris de leur mère la poule et se mettent à
picorer les graines.
Ex.2 : Les petits canards couvés par la poule se jettent hardiment dans la flaque d’eau qu’ils
rencontrent, sans se soucier des cris de leur mère adoptive la poule.
Ex. : Le conformisme sur le plan social ; la chasse chez le chien pour attraper les gibiers.
Ex. : La nage est facilitée chez l’homme par les paumes des mains et les plantes des pieds. Le
caneton lui n’a pas besoin d’apprentissage pour nager.
Ex. : Cas du porc à qui on ne peut jamais apprendre à être propre car il se salit en tout instant.
Ex. : Quelque que soit l’apprentissage, on ne réussira pas à faire nager la poule à cause de ses
pattes non palmées et ses plumes perméables à l’eau.
a) Inné (innéisme) : C’est-à-dire sans apprentissage préalable (contrairement à l’habitude qui est
une tendance acquise). En effet, bien souvent, elle s’exerce dès le début de la vie et avant
toute possibilité d’apprentissage préalable.
Ex. : Le poussin au sortir de l’œuf picore, le caneton, lui, se lance aussitôt dans l’eau.
P a g e | 52
Ex. : La conduite du chat capturant une souris est totalement différente de celle de l’araignée
s’emparant d’une mouche à travers la toile d’araignée.
Uniforme : L’instinct est le même pour chaque animal appartenant à la même espèce.
Ex.1 : Tous les pigeons sauvages ont le même plumage et construisent les nids de la même façon.
Ex. : Ce nid est construit d’une façon propre à l’hirondelle et que l’autre d’une façon propre au
pigeon.
c) Invariable : L’acte instinctif reste le même à travers le temps et l’espace. Il n’y a pas de progrès
notable. L’instinct est immuable, inchangeable surtout chez les animaux inférieurs.
Ex. : Les abeilles d’aujourd’hui construisent de la même façon que celles d’il y a des siècles.
Ex.1 : La poule qui continue à couver des œufs de plâtre qu’on a substitués aux œufs réels.
Ex.2 : L’abeille qui continue à remplir une ruche de miel, alors qu’elle est trouée et le miel s’écoule.
Ex.3 : L’instinct sexuel chez l’animal qui s’accouple avec la femelle qui l’a engendré.
e) Finalité : En général, tout instinct conduit à un but utile, soit à l’individu, soit à la race, donc au
service des besoins vitaux.
a) Les facteurs internes : Sont liés à l’organisme comme la nature des organes, l’état organique
général, l’état de maturation suffisant, aspects morphologiques.
b) Les facteurs externes : Ils se manifestent en dehors de l’individu et ont leur source dans le
milieu.
a) La loi d’individualisation ou spécialisation des instincts : Tout instinct qui s’est satisfait une
fois dans un endroit ou dans un objet, l’animal tend à s’y complaire exclusivement ; il se forme
une habitude qui précise l’instinct et le renforce dans ce sens.
Ex. : L’oiseau qui revient pondre ses œufs au même endroit que l’autre fois.
P a g e | 53
b) La loi de caducité des instincts : Une tendance instinctive ne se fixe que pour autant qu’elle a
l’occasion de s’exercer. Certains instincts auxquels le sujet ne se livre pas disparaissent.
Ex.2 : Un chat qu’on nourrit artificiellement pendant plus de 5 mois et qu’on n’a jamais mis en
contact avec les souris ne réagit plus.
Ex.3 : Le poussin tenu 10 jours après la naissance loin de la poule (sa mère) ne la suit plus.
Ex. : Un enfant en présence d’un chien est poussé par deux tendances opposées : la fuite ou le
désir de caresser l’animal. Si l’enfant a cultivé la caresse dès le départ la fuite disparaît.
Chez l’homme, l’activité instinctive à l’état pur n’existe pas, si ce n’est au tout début de la vie. Par
contre, les animaux sont presque exclusivement conduits par leurs instincts. Chez l’homme la
capacité d’apprendre vient modifier le comportement instinctif et lui enlève son caractère
rigide, au point qu’on a pu parler d’une régression de l’instinct. En effet, contrairement aux
animaux, l’homme varie son logement, sa nourriture, dans le temps et dans l’espace.
Les instincts sont donc modifiés, influencés par l’intelligence et la volonté, par l’expérience
personnelle et celle d’autrui, par les habitudes acquises.
Tendance à s’affirmer, à se faire valoir : Celle qui pousse l’homme aux rivalités, à la jalousie,
au désir de posséder, etc.
L’instinct de reproduction ou de procréation : C’est le désir inné d’avoir des enfants. Cet
instinct est très puissant chez les Bantous, surtout que celui qui n’a pas d’enfants est plus ou
moins méprisé par ses voisins.
L’instinct maternel ou parental : Toute mère prend soin et protège son enfant : Des mamans
se sont jetées dans l’eau ou dans le feu pour sauver leur enfant.
Mais c’est surtout chez les petits enfants que les comportements instinctifs se manifestent d’une
façon assez spontanée, assez pure. Pourquoi ? Parce que chez les enfants, il n’y a pas encore de
réflexion, pas d’expériences, pas assez de volonté pour s’opposer à la poussée des instincts.
Chez l’enfant, on a :
a) L’instinct de nutrition : Dès sa naissance, l’enfant sait sucer : il ouvre la bouche et suce tout
ce qui y entre.
b) L’instinct de jeu et de mouvement : L’enfant bouge continuellement. Il joue avec ses mains,
les différentes parties de son corps ; puis avec d’autres objets. Un enfant qui ne joue pas est
malade ou se trouve dans un état anormal.
c) L’instinct d’imitation : L’enfant entend et voit ce qui se passe. Par après et sans même y
songer, il se met à imiter ce qu’il a entendu ou vu.
De tout ce que nous avons parlé, surtout au sujet de l’enfant, il est facile de comprendre les
conclusions suivantes :
La nécessité pour le maître de donner le bon exemple : Pour ses élèves, il est le modèle parfait ;
ils le regardent et l’imitent sans y songer. Il est important que les maîtres du degré élémentaire
soient compétents et capables, parce que ce sont eux qui donnent aux enfants leurs premières
habitudes.
Il ne faut pas vouloir tenir les enfants trop tranquilles : Ils aiment et ont besoin de mouvement ;
de longues explications les fatiguent vite ; faites-les faire : Ecrire, dessiner, chanter, parler, …
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Il est facile de comprendre que c’est inutile et même dangereux de vouloir forcer le tout petit
enfant à la marche, en voulant lui apprendre à marcher, les jambes peuvent se déformer :
Jambes crochues.
Enfin, ne pas vouloir tout faire pour l’enfant, toujours l’aider. Laissez-le se débrouiller d’abord
tout seul ; aidez-le quand il ne réussit absolument pas.
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La tendance est une force interne qui pousse l’individu vers un objet extérieur pour satisfaire
son besoin.
Ex.1 : En sortant de l’école affamé à midi, dès que nous apercevons des mangues mûres sur le
manguier, nous avons tendance d’aller cueillir des mangues pour manger. De même pour à
boire, pour se laver, pour fumer, etc.
Ex.2 : Souvent dans nos bouches, l’expression « mon cœur » veut ceci, désire cela, exprime la
tendance qui nous pousse à telle ou telle chose.
N.B. : Toutes les tendances de l’homme se ramènent à une base fondamentale : C’est la tendance
à vivre et à se développer.
2) La tendance acquise : Elle est suscitée par un besoin secondaire. C’est-à-dire un besoin
créé par l’homme lui-même, qui a donné naissance à une habitude contractée.
2) La tendance inconsciente : Elle est suscitée par un besoin non reconnu comme tel.
2) La tendance mauvaise : Elle est suscitée par un objet moralement défendu. Elle nous
pousse vers le mal.
a) L’obstacle : C’est la difficulté qui empêche la tendance d’atteindre son objet. Quand un
objet nous manque et que nous sentons en nous un désir très grand de l’atteindre : notre
tendance se révèle.
Ex. : En l’absence ou au manque d’une personne aimée, d’une cigarette (signe de la tendance à la
domination).
a) Les tendances personnelles : Elles ont pour but la conservation de l’individu et la défense
de ses intérêts vitaux.
Mais aussi :
L’instinct alimentaire ;
L’instinct de défense ou de protection ;
La curiosité.
b) Les tendances sexuelles et familiales : Elles se rapportent à la conservation de l’espèce,
aux relations des sexes, à la vie familiale.
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Ex. : Un élève qui a échoué aux examens d’Etat, il dira nous avons raté nombreux et les professeurs
ne donnaient pas d’ailleurs très bien cours ; ils sautaient certains chapitres.
C’est dès les débuts qu’il faut écarter de l’enfant les actes qui lui feraient contracter des habitudes
mauvaises et lui apprendre à faire ceux que l’on désire le voir faire plus tard.
Une habitude déjà formée est difficile à corriger. L’éducation des tendances chez l’enfant
se fera à toute occasion favorable ; l’enseignement religieux y contribue beaucoup. Pour les
enfants, les petites règles de se montrer respectueux, sont de bons moyens d’éduquer les
tendances. Les bons exemples entraînent les enfants, beaucoup plus que les discours et les
réprimandes.
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Ex.1 : Un élève apprend à écrire : tout son corps est en activité. Plus tard il écrira couramment et
sans effort aucun.
Ex.2 : Un homme qui apprend à rouler à vélo, pour la première fois, il est heurté à des difficultés
énormes cherchant où pédaler et comment orienter le guidon. Mais au fur et à mesure qu’il
pratique, en s’exerçant chaque fois, la tâche devient de plus en plus facile qu’auparavant, l’homme
roule normalement.
Les habitudes donnent à l’homme une certaine facilité à faire les actes ;
Elle facilite l’adaptation ;
Dans la vie humaine, l’habitude facilite la répétition des actes ;
Elle rend plus facile et plus automatique l’exécution des tâches.
Ex. : Qui tue par l’épée périra par l’épée ; le vol, les injures, les bagarres…
L’enchaînement d’actes ;
Ex. : Apprendre à parler exige que l’enfant prononce d’abord les sons, puis les mots, les mots-
phrases et finalement une ou plusieurs phrases.
La baisse de la conscience ;
Ex. : Un cycliste qui apprend à rouler à bicyclette, au début toute sa conscience, son attention
restent fixées sur le guidon, les pédales et le devant. Plus tard, avec la maîtrise, il est capable de
rouler sans porter beaucoup d’attention, parfois sans tenir le guidon.
2) Les mauvaises habitudes : Qui ne se conforment pas aux règles établies par la société.
3) Les habitudes morales : Sont en rapport avec les manières d’être (obéissance, de travail,
d’endurance, de politesse, de respect, …).
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4) Les habitudes sociales : Sont relatives à la vie en groupe ; vivre avec les autres, l’hospitalité,
etc.
L’enseignant devra apprendre à l’élève à s’exercer seul au moyen des exercices pratiques
et des devoirs. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ».
Développer, par des récompenses, de bonnes habitudes physiques, intellectuelles, morales
et sociales, et combattre par des punitions ou conseils de mauvaises habitudes.
Rendre le plus automatiques possibles certains apprentissages, comme la lecture, l’écriture
et le calcul mental.
On dit souvent que « la répétition est la mère de la science » ; ainsi, les exercices, les
entraînements, les essais-erreurs et les automatismes et la créativité.
Le changement des habitudes exige de longs exercices et nécessite une certaine prise de
conscience et un contrôle permanent de l’acte.
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Ex.1 : Un élève entre dans la salle d’examen avec ses cartouches, le professeur André NGOY
l’attrape et lui donne zéro.
Ex.2 : Frappé par la beauté d’une fille, un garçon décide de la prendre en mariage.
Au sens large du mot, un acte volontaire est un acte prévu, prémédité, délibéré, précédé
d’une décision.
La volonté est plus importante des facultés car c’est elle qui dirige toutes les autres facultés.
Elle exerce un contrôle permanent sur la sensibilité.
Elle aide l’intelligence à acquérir des connaissances en attaquant les obstacles.
Ex. : Nous étudions même ce qui ne nous intéresse pas aux premières vues.
La volonté est toute dans la vie morale. C’est elle qui nous prépare le bonheur ou le
malheur.
Elle commande l’attention, source de tout progrès.
Elle est à la base du mérite ou du démérite, puis qu’elle nous rend responsable de nos
actes.
La volonté a, en plus, l’avantage de développer l’autonomie (esprit d’indépendance) et la
personnalité par l’affirmation de soi.
a) La conception ou l’idée de l’acte : C’est le fait de se représenter l’acte avant qu’il ne soit
posé ou exécuté.
Maintenir l’attention sur tel groupe des raisons et lui faire abandonner tel autre. C’est au
cours de cette phase qu’intervienne le double aspect de la volonté : L’inhibition et la
décision.
c) La décision : C’est le choix entre deux ou plusieurs possibilités. Elle tranche le conflit mental
en cours après avoir pesé le pour et le contre par prise de la décision. La décision joue un
rôle capital dans la pratique ou au sens strict du terme « volonté ».
d) L’exécution : C’est la mise en action de la décision prise ; en un mot, passer à l’acte. Dans
l’acte volontaire, la décision est donc le point capital. Toutefois, c’est l’exécution qui prouve
la sincérité de la décision. L’exécution peut suivre ou ne pas suivre immédiatement. La
volonté ici intervient que pour maintenir l’idée de la décision.
a) Intelligente : Elle connaît le but vers lequel elle tend, elle prévoit les moyens à utiliser et
les conséquences possibles de l’acte.
b) Réfléchie : Elle n’obéit pas aveuglément à une impulsion spontanée, mais elle cherche et
pèse ses motifs d’agir.
c) Libre : Elle est capable de décider, de choisir telle solution plutôt qu’une autre.
d) Capable de décider : De choisir telle solution plutôt qu’une autre.
e) Droite et éclairée : Elle est dirigée vers la véritable fin de l’homme, le bien moral, la vertu.
Une volonté qui se détourne de cette fin et s’applique à vouloir le mal, elle devient
perverse.
f) Douce te calme : La résolution est prise sans hâte, l’exécution est sage et prudente.
g) Energique : Elle est ferme (délibération), elle a un caractère résolu, du « je veux ou je ne
veux pas » (décision), elle a un caractère du courage, la constance, la persévérance
(exécution).
h) La volition : C’est l’acte par lequel la volonté se détermine à quelque chose. La puissance
de la volonté comme qualité se manifeste dans les actions proprement dites.
4) Spéciale : Elle est parfaite dans le 4) S’exerce dans des domaines différents.
domaine qui lui est propre, non dans les
domaines différents.
5) Intermittente : Elle se manifeste qu’à 5) Se manifeste à tout instant.
certaines époques.
a) L’énergie organique : L’acte volontaire est plus facile quand le corps est disposé à l’effort
musculaire aisé.
b) Les tendances et les désirs : Les mobiles ou facteur affectif. On ne peut vouloir qu’en
s’appuyant sur une tendance ou sur un désir.
c) Les motifs ou facteurs intellectuels : ils doivent avoir une certaine intensité.
d) Les automatismes ou les habitudes : Ils sont importants dans la phase d’exécution.
e) Le facteur culturel et social : L’éducation, le milieu et la culture.
Ex. : On injurie quelqu’un, il garde silence au lieu de réciproquer d’emblée, puis se met à délibérer
avant d’agir.
Ex. : Sachant que les rapports sexuels entre frère et sœur constituent de l’inceste, l’individu rejette
toute pensée de cette nature dans l’inconscient.
N.B. : Grâce à ce pouvoir inhibiteur l’acte n’est plus une obéissance automatique et aveugle aux
tendances mais devient un acte réfléchi et consenti.
L’inhibition chez l’enfant : Elle n’existe pas au début de la vie. Chez l’enfant tout est
spontanéité. La volonté frein s’éveille peu à peu entre 10 et 12 ans.
L’inhibition sociale prend diverses formes : pudeur, respect humain, peur due « qu’en dira-t-on ».
L’inhibition morale se forme elle aussi. La volonté inhibitrice ne sera efficace qu’à la fin de
l’adolescence. Alors le jeune sera maître de sa pensée et de ses émotions.
b) La décision : C’est prendre une certaine position au lieu d’être indécis. Elle consiste à
trancher le conflit qui peut se présenter entre les possibilités.
La décision peut être difficile surtout lors qu’elle porte sur l’orientation de notre vie, sur les valeurs
essentielles de la vie.
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La valeur de cette force dans les motifs, est jugée par l’intelligence. La volonté a le pouvoir de ne
pas permettre à l’intelligence de considérer certains motifs qui ne lui plaisent pas.
La décision chez l’enfant : La décision n’existe pas au début de la vie, l’enfant agit par
impulsion.
Sa conduite est réactive. L’enfant prend des décisions vers 10 ans lorsque l’inhibition aura fait son
apparition. Celles-ci seront prises sans beaucoup d’hésitations, car l’enfant ne réfléchit pas aux
difficultés, il ne voit pas tous les aspects du problème.
a) L’hésitation : C’est l’incapacité de pouvoir prendre une décision. L’homme hésite trop, la
raison voit trop claire et prend le dessus sur la volonté qui devient incapable de se
prononcer.
b) L’entêtement : Quand la volonté résout de poursuivre son chemin quel que soit l’obstacle
rencontré.
c) Le caprice : C’est le défaut d’une volonté instable et hésitante du manque d’assurance et
de fermeté.
d) La velléité : C’est la difficulté ou l’incapacité de pouvoir passer à l’acte après décision (cas
d’abandon).
e) L’impulsivité : C’est la facilité de passer à l’action, le plus souvent sans réfléchir, sans faire
appel à la raison. L’impulsif n’a pas le temps de réfléchir, il n’y a pas le temps chez lui ni la
place de délibération.
N.B. : Pour poser des vrais actes de la volonté, il manque à un impulsif le pouvoir d’inhibition.
On distingue :
L’aboulie des impulsifs : qui ne savent pas dire “non“ aux tendances impulsives. Qui ne
connaissent pas la délibération.
L’aboulie des intellectuels : qui se perdent dans des délibérations sans fin et ne savent
pas dire « oui » devant une décision à prendre.
L’aboulie des obsédés : celle des gens à idées fixes.
L’hyperboulie : C’est l’excès de la volonté.
Ex. : Celle des entêtés, des boudeurs, des gens qui ayant pris une décision ne veulent pas en
démordre (abandonner une opinion, un avis).
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g) Cas de conflit entre les choix : C’est lorsque l’individu est dans l’impasse ou l’embarras
(dilemme).
Entre deux possibilités de forces égales, la prise de décision devient parfois difficile.
Ex. : Devant un choix entre deux fiancées ayant même degré de beauté, de gentillesse, même
niveau d’études, on est parfois embarrassé.
h) Le parti-pris : La décision prise peut ne pas être le produit d’une délibération préalable
mais plutôt des sentiments, préjugés, etc.
Ex. : Un professeur décide d’annuler l’interrogation d’une fille qui triche ; le soir, l’élève le corrompt
à la maison et il fait autre chose que ce qui a été déclaré en classe.
a) La volonté rationnelle : Une qualité humaine qui consiste à prévoir les conséquences de
certains actes.
Ex. : L’homme digne de ce nom est capable d’établir le bilan de ses actes, de les raisonner et les
analyser.
Elle est anormale, elle se base sur des sentiments d’infériorité et d’impuissance sur le besoin de
« faire mieux » que les autres, d’être le plus grand, le plus fort. Les éducateurs névrosés qui
donnent avec autoritarisme ont cette volonté.
Socialement l’Allemagne Hitlérienne fut un exemple de cette volonté puissante. Cette volonté
puissante (la mauvaise) est très rependue.
Autres exemples de la volonté puissante : le désir de compétition, besoin de surpasser les autres,
de dominer, d’émulation, …
Les qualités principales de la volonté sont la rectitude et l’énergie, l’éducation a une double
mission :
La volonté doit dominer le corps : c’est-à-dire exiger des enfants une tenue énergique,
l’amour du travail, le courage de ne pas se plaindre d’une petite fatigue, d’un mal de tête,
de la chaleur.
Le bon maître donne à ses enfants la conscience du sacrifice de faire volontairement des
choses qu’on n’aime pas et à ne pas faire certaines choses qu’on aime.
Rendre la volonté droite :
Le premier devoir du maître est d’éclairer la raison, d’apprendre aux enfants le bien et le
mal.
Il faut apprendre aux enfants, surtout aux impulsifs, à réfléchir avant d’agir.
Il faut leur donner la joie de l’effort et celle du bien accompli par la création de bonnes
habitudes.
Ex. : L’apprentissage de la langue au cours d’une causerie ou en discutant avec les camarades.
4) L’apprentissage incident : C’est celui qui est réalisé par l’individu accomplissant une tâche
sans se proposer de la mémoriser.
5) L’apprentissage par essais-erreurs : C’est celui qui survient au cours d’une série de
nombreux essais (tâtonnements) auxquels l’individu s’est livré suite à la pression d’un
besoin.
6) L’apprentissage moteur : C’est un apprentissage par action.
7) L’apprentissage par imitation : C’est celui qui se fait par influence sociale des groupes, des
foules ou par suggestion.
8) L’apprentissage par accoutumance : C’est celui dont l’activité est réduite aux réactions
physiologiques. L’organisme s’adapte aux conditions du changement climatique.
9) L’apprentissage par dressage : L’homme ou l’animal changent leur comportement, suite à
une pression ou une contrainte extrême exercée sur le milieu dans lequel ils vivent.
10) L’apprentissage par association : C’est celui qui permet d’apprendre en associant des
événements. Il s’agit surtout de l’approximatif, de la similitude et de la ressemblance qui
stimulent et facilitent cet apprentissage.
11) L’apprentissage par observation ou par imitation : Cet apprentissage est fort lié aux
expériences faites par Albert BANDURA qui a étudié l’apprentissage par imitation
(observation) dans une école d’enfants (garçons et filles) en 1960.
Un groupe d’enfants avait vu le modèle de comportement d’un adulte agressif, de torture à ceux
qui sont inférieurs à lui, de bagarre, etc. Pendant qu’un autre groupe d’enfants n’était pas soumis
à l’observation de ces modèles. D’où, ils sont épargnés à adopter ce comportement tandis que le
1er groupe d’enfants imite l’adulte.
Ainsi, Albert Bandura et ses collègues ont montré que les enfants pouvaient apprendre le
comportement pervers à partir des affiches. Ce résultat conduit à la conclusion selon laquelle, la
télévision et les films de violence apprennent la violence aux enfants.
Lors que le comportement change ou subit une transformation, il ne peut plus être expliqué par
l’instinct, ni par la maturation, ni par l’état de l’organisme.
Ex. : La maladie, la drogue sont des états organiques temporaires qui modifient le comportement.
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Le conditionnement classique ;
Le conditionnement opérant ou instrumental.
a) Le conditionnement classique : Ce mode d’apprentissage a été découvert par le Russe Ivan
Petrovich PAVLOV. On l’appelle aussi le conditionnement pavlovien. Pavlov a utilisé le chien
comme sujet d’expérience et il s’est intéressé à la salivation comme réflexe chez les chiens.
Les expériences qu’il a organisées avaient pour but de comprendre le lien entre stimulus-réponse
(S-R) ou entre la nourriture et la salivation.
La viande est un stimulus qui provoque la salivation. Pavlov présentait la viande au chien vers la
fin de la sonnerie (à la 11e seconde après avoir sonné pendant 10 secondes).
Ainsi :
Après plusieurs répétitions (viande + son), le chien continuait à saliver. Plus tard, Pavlov sonnait
sans présenter de la nourriture (viande) au chien mais le chien salivait toujours.
Il résulte de la connexion entre la réponse (la réaction) et la conséquence qui s’en suit. Il y a alors :
THORNDIKE constata que le chat n’utilisait pas le raisonnement pour résoudre le problème
(sortir de la boîte) mais il procédait par “essais et erreurs“. THORNDIKE formula ainsi la loi de
l’effet : “les réponses ou les réactions suivies des conséquences satisfaisantes ou positives sont
retenues et transformées en habitude ; son contraire, c’est-à-dire, les réactions ou les réponses
suivies des conséquences non satisfaisantes ou négatives sont éliminées du répertoire de l’animal.
Autrement dit, un acte réussi est renforcé, encouragé (récompensé) tandis qu’un acte échoué est
combattu (punition).
THORNDIKE a formulé la 2e loi de l’exercice : qui peut être expliqué clairement en termes du
principe de Lamarck. Selon cette conception, un organe qui n’exerce pas s’atrophie, par contre,
celui qui s’exerce se développe. En un mot, “le développement est fonction de l’exercice“.
Ex.1 : Un jeune adolescent qui veut développer sa musculature, ses biceps, se livre à des exercices
intenses.
Ex.2 : Un enfant qui se livre à l’exercice des sens éveille son jugement, écrit Rousseau.
Cette boîte noire est composée d’un levier et d’une barre placée au mur d’en face. Le fond
de la boîte était en métal, et un choc électrique pouvait être administré aux pattes du rat.
Les petits morceaux de nourriture étaient présentés à l’animal dans une tasse. Lors que le
rat appuyait par hasard sur le levier, la nourriture lui était présentée. Le rat avait tendance à
appuyer souvent sur le levier. Ce comportement, Skinner l’appela “le renforcement positif“
(récompense) ; lors que le rat appuie sur le levier plusieurs fois pour arrêter (pendant 10 minutes)
le choc électrique qu’il recevrait à ses pattes à chaque seconde, Skinner l’appela “le renforcement
négatif“ (punition).
A cet effet, on peut augmenter ou diminuer les chances de donner une réponse lors qu’on utilise
le renforcement ou récompense (excitant positif) et la punition (excitant négatif).
Donc, récompenser par exemple l’élève quand il réussit, le punir quand il échoue.
1°) La théorie des facultés : L’esprit humain posséderait un ensemble des facultés. Par l’exercice,
ces facultés peuvent être développées, à la façon dont les exercices corporels développent la
musculature. Et ce développement des facultés est la plus primordiale de l’éducation
intellectuelle ; la matière est accessoire. Cette théorie affirme donc l’existence du transfert. Elle
engendra, en pédagogie, ce qu’on appelle le formalisme didactique.
2°) La théorie des représentations (associationnisme) : Toute la vie psychique ne sera qu’un tissu
d’associations d’images ou des représentations qui se créent suivant la loi de contiguïté. Au point
de vue pédagogie, cette théorie se concrétisa dans le “matérialisme, ou encore dans
l’intellectualisme, l’encyclopédisme, le didactisme Herbartien et la méthode des cinq étapes
formelles : Préparation, intuition, intellection, généralisation et application“.
Cette théorie nia catégoriquement l’existence du transfert : “on n’apprend que ce que l’on aperçoit
et rien d’autre“(Herbart). Cette théorie fut développée par l’école de philosophie Ecossaise. La
quantité des représentations compte, et leur solide fixation par la répétition (apprentissage
mnémonique). C’est la pédagogie d’Herbart domina l’enseignement au 19e siècle et persista même
jusqu’à nos jours.
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3°) La théorie de l’apprentissage social : D’après Albert BANDURA (né en 1925), la théorie du
modelage est un processus fondamental de la personnalité. Dans cette théorie, l’individu observe
les patterns comportementaux des autres dans son environnement et les imite.
4°) La théorie du renforcement : John DOLLAR (1900-1980) et Neal E. MILLER (né en 1909) ont
compris que les comportements qui sont récompensés sont retenus et l’individu a tendance à les
produire. Les comportements qui sont des approuvés sont écartés.
N.B. : Ces deux lois ne se manifestent qu’à condition que l’individu soit disposé à apprendre (loi de
la bonne disposition).
L’âge ;
L’intelligence ;
La motivation.
Le temps ;
L’espace : entrecouper par de moment de repos. Pour que le cerveau se régénère, il faut
se reposer pendant 20 minutes au minimum, d’où l’apprentissage concentré.
N.B. : Cependant, une motivation trop forte peut paralyser le sujet en créant l’anxiété. Sans
récompense on aboutit à l’extinction de l’apprentissage par l’inhibition.
b) La loi de l’effet : La réaction d’un organisme à une situation augmente lors qu’elle est suivie
d’un résultat favorable (effet positif). Un acte qui apporte satisfaction est maintenu, lorsqu’il ne
donne pas satisfaction, l’individu l’élimine.
c) La mémoire apprentissage : Elle a un rôle de premier plan : c’est le phénomène par lequel
j’acquiers de nouvelles connaissances en tenant compte de ce j’ai déjà enregistré.
e) Le timing : Ou programmation des apprentissages par l’éducateur est très important. Il doit
tenir compte des “périodes sensibles“ : moment où l’apprentissage est plus fructueux.
f) Le learning by doing : Apprendre en agissant est la devise de John Dewey. Selon lui, pour acquérir
une connaissance et surtout pour la maîtriser, l’élève ne doit pas se contenter d’écouter le maître
et de le voir agir ; il faut qu’il pratique.
N.B. : Cet apprentissage est du type physiologique. Il est aussi appelé accoutumance à cause de la
passivité face à l’expérience.
b) L’école Américaine : Avec les faits d’apprentissage par essais et erreurs. L’individu se trouvant
dans une situation problématique fait plusieurs essais, se trompe, recommence tout en éliminant
les tendances infructueuses…peu à peu la conduite se modifie et il arrive au succès.
Cet apprentissage est celui dans lequel l’atteinte d’une solution est conditionnée par une série
d’actes appropriés.
c) L’école Germanique : Avec l’effet d’apprentissage par insight (intuition). L’apprentissage par
insight ou intuition est souvent caractérisé par le fait que la solution est trouvée subitement et
dans sa totalité. Insight se définit comme une nouvelle manière de considérer un problème.
Dans le cas où il s’agit d’un apprentissage par la méthode des essais et erreurs, de convexe, la
courbe devient concave par rapport à l’élimination des erreurs.
S’il s’agit d’un apprentissage brusque, la courbe présente une chute verticale.
besoin
Objectif de l’élève :
produire la réponse-
curiosité
solution
élève tendance
intérêt
1. Ce qui soutient l’effort de l’activité chez l’élève, c’est l’intérêt centré sur la matière.
2. Ce qui donne l’impulsion à l’élève pour atteindre à tout prix l’objectif, c’est la tendance vers
la réponse-solution.
4. Ce qui renforce les efforts de l’élève dans cette situation, c’est le besoin de curiosité.
L’imitation favorise l’apprentissage. Le bon maître doit donner que de bons exemples.
L’environnement social entraîne l’apprentissage selon le mode du conditionnement opérant basé
sur le renforcement et l’observation du modèle.
Les parents doivent donner des récompenses à leurs enfants après avoir accompli de bons actes
et punir ceux qui font le mal.
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Devant toute situation psychique, il résulte naturellement une réaction pouvant être soit positive,
soit négative et qui constitue les deux pôles de la vie affective : le plaisir et la douleur.
L’affectivité constitue l’un des fondements de la vie psychique. Elle détermine notre
humeur, nos sentiments, nos émotions, nos passions ou toutes nos réponses aux
stimulations du monde extérieur.
a) NOTIONS :
Les phénomènes affectifs ou les affects sont des impressions agréables ou désagréables
qui accompagnent une excitation.
L’affectivité vient du verbe “affecter“ qui signifie « toucher à notre vie ». Au sens péjoratif :
“blesser, léser, porter atteinte à“.
L’affectivité est l’ensemble des affects ou des phénomènes qui ont des effets agréables ou
désagréables sur notre comportement.
L’affectivité est définie au sens restreint comme le pouvoir d’éprouver le plaisir et la
douleur d’ordre physique ou morale.
Ex.2 : En mangeant une orange, j’ai la connaissance de ses qualités de forme, de consistance
d’ordre, de goût ; j’ai en même temps une impression agréable ou désagréable.
N.B. : Ces états affectifs dans notre vie courante nous aident à ajuster notre façon de vivre par
rapport à nous-mêmes et par rapport aux autres.
Ex.1 : La joie, le plaisir du succès libèrent les énergies, stimulent l’intelligence et favorisent
l’épanouissement de la personnalité.
e) HOMEOSTASIE :
Ex.1 : Pour ne pas tomber totalement l’arbre prend une position verticale sur une pente.
Ex.2 : Pour bien dormir quand il fait froid, l’individu cherche à se couvrir.
Ex.3 : Pour se protéger contre les moustiques pendant le sommeil, les familles dorment sous la
moustiquaire.
Dans la fuite du désagréable, il ne doit pas oublier qu’une douleur momentanée peut avoir comme
conséquence un bonheur durable et que le plaisir peut conduire à la ruine (destruction) dans
certains cas.
a) Notions :
Le plaisir est un affect agréable qui résulte d’une satisfaction d’un besoin, d’une tendance.
Le plaisir est une impression ou un état agréable que l’homme recherche.
La douleur (peine) est un affect ou une impression désagréable qui résulte de la non-
satisfaction d’un besoin, d’une tendance (déception).
b) Espèces des affects élémentaires : on classe les affects élémentaires ou fondamentaux comme
suit :
Aise et malaise : Lorsqu’ils résultent de stimuli d’origine interne et que l’état affectif est
diffus, vague et le stimulus difficilement localisable.
Plaisir et douleur : Lorsque l’état affectif est intense et dû à une stimulation sensorielle ou
physique.
Joie et chagrin (peine ou douleur morale) : Lorsque l’état affectif est intense et dû à une
excitation mentale (idée, souvenir, image).
Plaisir-douleur ;
Satisfaction-déception ;
Acceptation-rejet ;
Attraction-répulsion ;
Approche-attaque ;
Agréable-désagréable ;
Aise-malaise ;
Bonheur-malheur ;
Joie-tristesse ;
Réussite-échec ;
Récompense-punition.
P a g e | 81
1°) La loi d’individualité : Le plaisir et la douleur sont relatifs aux individus. Chaque individu
éprouve le plaisir et la douleur à sa façon, selon son état de santé, son âge et son tempérament.
Ex.1 : Un excitant qui provoque du plaisir à KAZADI peut provoquer de la douleur à MUKUBU.
Ex.2 : NKULU éprouve le plaisir quand il prend du sucré que plutôt la bière.
Ex.3 : Un plaisir ou une douleur est ressentie différemment selon qu’on est adulte ou enfant ou en
bonne santé ou malade.
2°) La loi de circonstances : L’intensité d’un plaisir et d’une douleur dépend des circonstances du
moment dans lesquelles il se produit. Le plaisir et la douleur sont relatifs aux dispositions du
moment.
Ex.1 : L’échec aux examens d’Etat se ressent à peine proclamer qu’après la proclamation.
Ex.2 : Un verre d’eau glacée ne produit pas le même effet quand il fait très chaud que quand il fait
froid.
Ex.3 : Après un plaisir intense, la moindre douleur est ressentie plus que jamais.
3°) La loi de contraste : Le plaisir et la douleur se font valoir l’un, l’autre. Ils sont relatifs à l’intensité
des besoins et des inclinations.
Ex.1 : Pour un enfant choyé par ses parents, l’absence d’une chose est considérée comme un refus.
Ex.2 : Boire un verre de Coca Cola après avoir broyé dans la bouche un comprimé de la quinine ne
procure pas le même effet d’habitude.
4°) La loi d’adaptation : Tout comme le plaisir, une douleur finit par être moins ressentie, puis on
s’y adapte. Le plaisir et la douleur s’émoussent en se prolongeant.
Ex.1 : Un enfant tapé par sa maman finit par se taire et continue à manger.
Ex.2 : Imagine qu’on te sert ton plat préféré, quinze jours de suite !
5°) La loi de caducité : Le plaisir et la douleur réagissent sur les tendances auxquelles ils
correspondent. En général, le plaisir stimule la tendance ; la douleur peut affaiblir la tendance.
Ex.2 : Dans l’ardeur de la bataille le soldat s’aperçoit à peine qu’il vient d’être blessé.
Ils renseignent sur le caractère ambivalent des phénomènes de la vie : utile et nuisible.
Ils révèlent nos inclinations, la bonté ou la méchanceté, nos goûts, notre caractère.
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Ils nous renseignent sur notre état : la douleur physique nous révèle une maladie. La sensation
de fatigue nous indique qu’il est temps de nous reposer.
La joie excite l’activité : le maître créera dans sa classe une atmosphère de joie. Car la joie
favorise le travail, rend le travail plus facile, plus agréable, elle supprime l’effort et l’enfant y
met son cœur.
La souffrance a une grande valeur morale : elle nous détache de la terre ; elle nous fait réfléchir
sur le sens de la vie.
Le plaisir, la peine ou l’échec constituent aussi un facteur directeur ou orienteur qui conduit à
l’adaptation à des situations données.
Ex. : Un médicament amer, douloureux consommé vise à rétablir la santé ; souffrir pour réussir.
Ex. : Privation pour un pauvre ; renoncement à une partie de football pour rendre visite à un ami
malade.
Eduquer à choisir ses joies, à les contrôler, à les hiérarchiser, à dominer ses malaises, à
s’aguerrir.
Par voie d’introspection et d’extrospection (empathie), l’élève doit apprendre à compatir,
à consoler, à assister matériellement et moralement les autres, éviter de se moquer des
malheureux ou de manifester le sadisme.
L’élève devra apprendre à conquérir et à rechercher le bonheur (arracher au lieu de
recevoir) que de se décourager devant les difficultés.
Ex. : « Au lieu de me donner du poisson, mieux vaut m’apprendre à pêcher », disent les chinois.
Le psychologue ou l’éducateur doit savoir débloquer l’individu devant une situation difficile
par des conseils, est un remède efficace chez l’individu affecté.
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V.1. NOTION :
Le terme émotion vient du mot latin “emovere“ qui signifie “agiter, exciter, troubler“.
L’émotion est un état affectif violent, intense, instable et passager qui se manifeste devant
des situations surprenantes.
L’émotion est un état affectif violent, intense, instable et peu durable qui provient de
l’écart entre l’attente et le résultat.
L’émotion est un complexe psychophysiologique. Elle atteint l’homme dans toutes ses fonctions.
Ex.1 : Un enfant éclate de rire pour avoir appris l’histoire d’un homme rossé par sa femme.
Ex.2 : Une mère explose de colère lors qu’elle a appris que son fils unique est tapé.
a) Violentes : Apparaissent comme un choc qui agite tout le corps (force, brutalité).
b) Intenses : Le degré d’intensité de l’émotion est très élevé.
c) Passagères : Les émotions sont d’une durée momentanée.
d) Moins stables : L’émotion se présente comme un état de trouble, qui s’agite.
Décharger l’individu des événements très agréables ou pénibles. Les émotions sont à l’origine des
troubles mentaux ou psychosomatiques.
Sont :
1) La joie : est une émotion du sentiment de bonheur, de plénitude éprouvée par un individu
quand son désir (aspiration) est satisfait.
2) La colère : est une émotion qui se manifeste par l’irritation, vif mécontentement
accompagné des réactions violentes.
3) La tristesse : est un état affectif naturel ou accidentel de chagrin, de mélancolie.
4) La répulsion : est une émotion qui consiste à répugner (ou à repousser une tendance
désagréable surtout).
5) La soumission : est une émotion qui consiste à obéir à tout besoin agréable ou désagréable
de soi ou de l’extérieur.
6) La vénération : est une émotion qui consiste à éprouver du respect profond pour certaines
personnes ou choses saintes.
7) Le chagrin : est une émotion caractérisée par la souffrance morale, la tristesse, la peine.
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8) La peur : est une émotion qui se manifeste par le sentiment d’inquiétude en présence ou
à la pensée du danger.
9) La haine : est une émotion caractérisée par le sentiment de forte animosité ou de vive
répugnance.
10) L’horreur : est une émotion qui se manifeste par une violente impression de répulsion,
d’effroi, causée par quelque chose d’affreux (qui provoque la peur, la douleur, le dégoût).
11) L’indignation : sentiment de colère ou de révolte que suscite un outrage, une action
injuste.
12) La honte : émotion caractérisée par le sentiment de culpabilité, d’humiliation éprouvé à la
suite d’une action ou d’une attitude répréhensible, malhonnête.
13) La jalousie : émotion d’amour exclusif provoquant la crainte douloureuse d’une éventuelle
infidélité.
14) La frustration : émotion caractérisée par un état d’une personne, une tendance ou un
besoin fondamental n’a pu être satisfait et s’est trouvé refoulé.
15) La phobie : C’est une variété d’obsession caractérisée par la crainte d’une idée, d’un objet
ou d’une situation déterminée. Les différents comportements de la phobie sont :
La claustrophobie : C’est la peur d’un endroit fermé (salle de cinéma ou de théâtre,
ascenseur, train, voiture fermée).
L’agoraphobie : C’est la peur de se trouver en plein air ou dans un endroit non fermé (rue,
terrain, stade). Une véritable panique, accompagnée de sueur et de tremblement,
apparaît.
La zoophobie : C’est la peur des animaux (lion, léopard, éléphant, caméléon).
L’hyposophobie : C’est la peur de se trouver dans l’altitude (étage, pont jeté sur une grande
rivière ou fleuve).
La tanatophobie : C’est la peur de la mort.
La nosophobie : C’est une obsession centrée sur la crainte de la maladie.
L’éreutophobie : C’est la crainte de rougir. Ici souvent, ce sont les sujets timides et les
hyperémotifs, chez qui l’émotion produit ce phénomène.
La mysophobie : Peur de la contamination, de la saleté, des microbes.
La pathophobie : C’est la peur ou la crainte des maladies.
La Thermophobie : C’est la peur de la chaleur.
La xénophobie : C’est la peur (hostilité) envers les étrangers.
La misogynephobie : C’est la peur ou la haine envers les femmes. Car un misogyne est celui
qui hait les femmes.
La nécropolephobie : C’est la peur des tombeaux ou des cimetières.
La misèrephobie : C’est la peur de la pauvreté.
La psychosephobie : C’est la peur des malades mentaux.
La misandrie : C’est une doctrine ou attitude d’une femme ou un homme exprimant la
haine ou le mépris à l’égard du genre masculin.
L’androphobie : C’est la peur des hommes, aversion ou haine pour les hommes.
P a g e | 85
L’émotion est un complexe psychophysiologique. Elle atteint l’homme dans toutes ses fonctions.
a) Dans ses fonctions physiologiques : Elles se traduisent par un état d’excitation des
fonctions physiologiques soit par un état de dépression de ces mêmes fonctions.
Ex. : La circulation du sang, le rythme cardiaque, la dilatation des vaisseaux sanguins, la respiration,
la digestion, la sécrétion de salive, larme, la sueur, l’urine.
Le mouvement d’expression ;
1) Les émotions primaires : Lors que l’émotion est déclenchée par l’activité d’une tendance
unique.
2) Les émotions complexes : Lors que l’émotion résulte de l’activité du jeu combiné de
plusieurs tendances.
Les principales émotions complexes : sont :
La haine : Colère-peur-dégoût.
L’admiration : étonnement-soumission.
L’horreur : étonnement-peur-répulsion.
La vénération : admiration-peur-gratitude.
Le mépris : répulsion-colère-tendance à la domination.
L’aversion : peur-dégoût.
L’indignation : agressivité-peur-dégoût.
L’envie : émulation-colère.
Le respect : soumission-sympathie.
La fascination : crainte-étonnement.
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La terreur : admiration-peur.
La gratitude : tendance-soumission.
L’émotion dépend :
Ex. : dans une situation de peur, le battement du cœur se fait sous l’influence du premier et le
second amène l’individu au calme.
4. De la personnalité : les émotifs sont plus vite atteints que les non-émotifs.
Ex.1 : Une mère qui reste dans un état permanent de tristesse pour avoir perdu son fils unique qui
attendait la bourse vers un pays Européen.
Ex.2 : L’élève MWANABUTE est un homme très jaloux du succès des autres.
Ex.4 : Un garçon éprouve de l’amour envers une fille très jolie et vedette.
La durée ;
L’intensité.
Un sentiment est moins intense, moins violent mais plus durable tandis que l’émotion est plus
intense, plus violente et passagère.
On a :
Ex. : L’estime de soi, l’orgueil, la vanité, le prestige, l’anxiété, l’angoisse, le sentiment de l’honneur,
la crainte, l’émulation, la jalousie, le courage.
2. Les sentiments altruistes : sont tournés vers un autre individu. Ils sont liés à l’instinct de
socialisation.
Ex. : Le dénigrement de l’autre suite aux sentiments d’infériorité, déguisé, le rire à la toux.
Développer les sentiments moraux, esthétiques et intellectuels par des exercices physiques
et intellectuels : Combattre des sentiments égoïstes par les mécanismes d’inhibition et les
punitions.
Apprenons à l’enfant à transcender les mauvais sentiments et à se dépasser.
Par l’empathie, l’élève doit apprendre à éprouver les douleurs des autres, à les consoler et
à les assister moralement ou matériellement.
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La passion est une tendance qui s’est hypertrophiée au point d’absorber à son profit exclusif
toutes nos énergies intellectuelles et affectives.
La passion est un état affectif peu violent, instable, mais intense et durable, orienté vers un
objet exclusif et capable de donner des résultats utiles à la société.
La passion est aussi une émotion prolongée et intellectualisée, qui implique une hypertrophie
du moi, agit sur la conduite et la pensée, n’émettra plus que des jugements de valeur et où la
logique sera imparfaite.
La passion est un sentiment très actif qui envahit, qui s’accapare de la personnalité toute
entière, qui la mobilise de manière systématique en faveur de l’objet de la passion.
Ex.1 : Deux jeunes gens en fiançailles de 5 ans sans rapport sexuel, lors du dépistage de VIH SIDA,
le résultat prouve que l’homme est porteur du virus et que la fille non. Mais la fille dira pas de
problème, il me prendra en mariage quel que soit son état de santé.
Ex.2 : Un enfant ayant un don artistique veut toujours dessiner par terre, sur les murs et apprécier
les objets décorés.
Ex.3 : Un élève surdoué ou génie est à l’aise lorsqu’il lit des journaux, revues et livres.
Ex.4 : Un enfant ayant un don musical veut toujours jouer à la guitare, à la fanfare et imiter les
orchestres.
On distingue :
1) Les passions nobles : Sont celles qui nous inclinent au vrai, au beau, au bien (vertu).
Ex. : Prier, aider, servir, s’entraider, rendre visite à quelqu’un, secourir quelqu’un, soigner, donner
à manger à quelqu’un…
2) Les passions basses ou mauvaises : Sont celles qui nous poussent au mal, au vol, au vice.
Une même passion peut-être bonne ou mauvaise selon son objet ; il y a des amours légitimes et
des amours coupables, des ambitions nobles et des ambitions basses…
L’éducateur doit motiver et cultiver, par des exercices, des aptitudes des individus dans tel
ou tel domaine important de la vie.
Rendre le milieu matériel et culturel très favorable et organiser bien de manière à assurer
l’épanouissement de l’enfant dans un secteur donné.
Développer, par des exercices appropriés, l’imagination ou la créativité des enfants pour
les rendre très passionnés.
Amener le passionné à une maîtrise suffisante de soi.
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L’homme aime le BEAU, le VRAI, le BIEN, la VERTU, il a soif d’IDEAL, de connaître DIEU lui-même.
On distingue :
1) Le sentiment intellectuel (AMOUR DU VRAI) : L’amour du vrai est une tendance qui nous
pousse à rechercher la vérité et à faire la vérité.
La vérité : est une qualité de notre connaissance ; c’est l’accord de nos pensées et de notre
langage avec ce qui est réel. Elle est la qualité de ce qui est conforme de ce qu’on dit avec
ce qui est.
Le vrai : C’est ce qui est conforme au réel, ce qui exprime les choses telles qu’elles sont en
elles-mêmes.
L’enfant n’ayant pas encore de goût, profiter de toutes les occasions pour lui faire connaître
des œuvres belles, de belles harmonies…
Former son goût en l’amenant à faire des comparaisons, à choisir, à indiquer ses
préférences.
Exiger de l’ordre, de la propreté.
Aider l’enfant à réaliser de jolis dessins, des pièces de couture soignées, un jardin scolaire
où les fleurs sont placées à côté des légumes.
3) Le sentiment moral (AMOUR DU BIEN) : C’est une tendance qui nous porte vers le bien
moral et nous détourne du mal moral.
Le bien : C’est toute action qui est conforme à la raison, à la nature et à l’ordre des choses.
Dieu nous a donné l’intelligence pour connaître le Bien et la volonté pour l’accomplir.
Parfois l’intelligence est dans l’ignorance ou dans l’erreur : si cette ignorance ou cette
erreur est volontaire, il y a péché.
La volonté poursuit toujours un bien : mais souvent, au lieu de poursuivre le BIEN supérieur
que l’intelligence lui propose, elle se laisse guider par la SENSIBILITE, poursuit le bien
secondaire qu’elle lui propose, et ainsi fait le mal.
4) Le sentiment religieux (AMOUR DE DIEU) : C’est une inclination de la vertu, le goût de la
piété. Il les exhortera à fréquenter régulièrement les sacrements, à assister aux offices
paroissiaux, à y participer d’une manière active.
5) L’idéal : C’est le BEAU ou le BIEN que l’intelligence conçoit, dépouillé de toute imperfection.
L’idéal n’est pas réalisable. Mais plus notre idéal est haut, plus nous ferons d’efforts pour
l’atteindre, plus aussi notre vie sera belle, riche, féconde.
On a :
Les inclinations physiques - Les inclinations égoïstes - Les inclinations sociales - Les
inclinations supérieures - Les inclinations religieuses.
Nous ne sommes pas responsables de nos sentiments et de nos tendances mais elles ne doivent
pas nous dominer.
Ex. : Pour comprendre comment un homme parvient à acquérir une connaissance sensible ou
rationnelle, la psychologie propose d’étudier la vie cognitive.
Vivre, c’est s’adapter incessamment à son milieu, chez l’homme comme chez l’animal, cette
adaptation est conditionnée par la “vie cognitive ou représentative“.
Ces connaissances pénètrent par plusieurs voies dont deux sont les plus reconnues/
2. La raison : et les autres passent par la raison. On désigne les premières sous le nom des
connaissances sensibles ou concrètes, et les secondes, sous le nom des connaissances rationnelles
ou abstraites.
Ces connaissances sont purement sensibles chez l’animal (facultés organiques, basées sur l’activité
de sens). Chez l’homme, elles sont sensibles et rationnelles (raison, immatérielle, spirituelle…).
a) LA CONNAISSANCE SENSIBLE : C’est une voie cognitive par laquelle les informations
passent pour qu’il y ait la connaissance sensible, c’est : « L’impression sensorielle-
perception-souvenir ».
b) La connaissance rationnelle : C’est une voie cognitive par laquelle les informations passent
pour qu’il y ait connaissance rationnelle, c’est : « La perception-mémorisation-production
de l’idée ».
c) La prise de conscience : C’est une voie cognitive par laquelle les informations passent pour
qu’il y ait prise de conscience, c’est : « La sensation-les impressions sensorielles-
perception ».
d) La représentation originale : C’est une voie cognitive par laquelle les informations passent
pour qu’il y ait représentation originale, c’est : « La perception-mémorisation-
combinaison-image ».
Ces connaissances entrent par les organes de sens pour atteindre le niveau supérieur, empruntent
les facultés mentales dont la principale est la perception. Intervienne ensuite la mémoire et
l’imagination qui se cristallisent en images. La mémoire et l’imagination utilisent l’association des
idées comme moyen pour être plus fécondes.
P a g e | 95
1) LES SENS : Les sens est une faculté qui permet à l’homme ou à l’animal d’éprouver les
impressions à travers un organe déterminé.
SENSATIONS
SENS ORGANES DE SENS OBJETS SENTIS
FOURNIES
Lumière, formes
Vue Œil Visuelle
des objets, couleurs
Son, bruit,
Ouïe Oreille vrombissement, Auditive
cris
Odorat Nez Odeurs, parfum Olfactive
Goût Langue Saveurs Gustative
Froid, chaud,
Toucher Peau Tactile
température
Muscles, Position ou
Kinesthésique articulations, mouvement des Kinesthésique
tendons membres
Position,
Statique ou sens
Oreille interne orientation du Statique
vestibulaire
corps, équilibre
Viscéral ou Organes internes Faim, soif,
Interne
cénesthésique des viscères éjaculation
b) Différence entre sens et organe de sens : Le sens est une faculté qui aide l’homme à éprouver
les sensations provoquées par un agent extérieur. Mais un organe de sens est un corps cellulaire
qui reçoit et transmet cette sensation vers le cerveau.
c) Parties d’un organe de sens : Il y a 3 parties de l’organe sensoriel qui jouent un rôle considérable
dans l’élaboration de la sensation.
1°) Les parties périphériques de l’appareil récepteur : Ce sont des parties extérieures de l’organe
qui entrent en contact avec les excitants externes.
Ex. : Pour l’œil, ce sont des bâtonnets et les cônes se trouvant dans la rétine qui constituent la
périphérie.
2°) Les nerfs conducteurs : C’est par le canal des nerfs que l’impression reçue est conduite vers
l’intérieur ou vers le cerveau.
3°) Le centre nerveux : Le cerveau reçoit l’impression, commande une réaction de l’organe
sensoriel excité. On parle dès lors de la « sensation ».
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II.4. LA SENSIBILITE :
a) Notion : La sensibilité est l’aptitude d’un organe sensoriel à réagir face à un stimulus
déterminé ou à recevoir les impressions.
Ex. : Un œil n’est sensible que face à un objet ou à une couleur et à la lumière.
A. LA SENSIBILITE EXTEROCEPTIVE
Celle qui éprouve les sensations venues du dehors. On distingue parmi elles :
Le processus qui conduit à la perception du message est très complexe : l’oreille externe (pavillon,
tympan) à l’oreille interne (liquide, limaçon) pour arriver à la vibration.
La sensibilité olfactive : Les excitants olfactifs (odeurs) pénètrent dans les fosses nasales
(nez) par le nerf olfactif où ils sont transmis au cerveau.
La sensibilité cutanée : La peau est son organe sensoriel. Cette sensibilité se subdivise en
3 autres sensibilités qui sont :
o La sensibilité tactile : Celle qui renseigne sur les impressions extérieures par le contact de
la peau.
o La sensibilité thermique : Celle qui renseigne le corps sur le chaud et le froid ou sur la
température.
o La sensibilité algésique : Celle qui renseigne le corps sur la douleur. Lorsque le corps
devient insensible à la douleur, on parle alors de “l’analgésie“.
N.B. : Les sensibilités visuelles, auditives et cutanées sont d’ordre physique tandis que les
sensibilités olfactives et gustatives sont d’ordre chimique.
C’est celle qui renseigne sur les sensations diffuses ou répandues dans tout le corps.
Ex. : L’effet du courant électrique sur le corps ; les sensations sexuelles pendant l’orgasme.
Intéroceptive ;
Viscérale ou végétative.
Ex.1 : L’homme marche sans faire attention à la position et aux mouvements des jambes.
Ex.2 : Avec les yeux fermés, l’homme mange dans l’obscurité sans ignorer la position de la main à
la bouche.
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Ex.3 : Tout individu peut toucher les yeux fermés son nez ; ses oreilles ou n’importe quelle partie
du corps.
d) La mesure de la sensibilité : Elle se fait à l’aide des tests psychologiques ou des appareils
mis au point comme le campimètre, l’audiomètre, le dextérimètre.
On peut mesurer la sensibilité d’acuité visuelle, d’acuité auditive, parfois le temps de réaction.
L’acuité visuelle : C’est la capacité de l’œil à percevoir les objets placés à une certaine
distance.
Cette mesure des sensibilités se réalise en termes de seuil d’intensité (forte ou faible).
o Le seuil absolu inférieur : C’est le minimum d’intensité à partir duquel un excitant donne
lieu à une sensation ou peut être perçu.
Ex. : Le volume minimum de 25 de la radio est celui qui est perceptible ; dépassé ce niveau, on ne
capte rien.
Ex. : Le volume maximum de 75 de la radio est perceptible ; dépassé ce niveau, il n’y a que des
bruits.
Sensation perceptible
25 75
Excitant trop faible Seuil inférieur Seuil supérieur Excitant trop fort
2°) Le seuil différentiel : C’est la petite différence qui est perceptible lors qu’on augmente ou l’on
diminue l’intensité de l’excitant parfois en grandeur.
Ex. : Un client achète du sucre de 1Kg ou de 1000g ; si on lui ajoute le pourboire de 100g, la
différence est perceptible. Cette quantité de 100g constitue le seuil différentiel ou relatif.
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Selon la loi de Weber, “le seuil différentiel est proportionnel à l’intensité initiale du
stimulus“. En d’autres termes, on perçoit la différence minimale lors que le rapport est de 1/10
comparativement à l’excitant initial.
Exercices d’application :
1) Lors d’une fête de mariage à laquelle a assisté le grand psychologue André NGOY WA NUMBI et
dont la manifestation a été agrémentée par un appareil électroménager marque « DEV » d’une
capacité de 3000 HTZ et dont le volume de la radio était de 85. Pour atteindre le seuil absolu
inférieur à sa limite nette, il faudrait passer par une opération de diminution du volume en se
servant du nombre de volume qui équivaut à :
2) Lors d’une fête de mariage à laquelle a assisté le grand psychologue André NGOY WA NUMBI et
dont la manifestation a été agrémentée par un appareil électroménager marque « DEV » d’une
capacité de 3000 HTZ et dont le volume de la radio était de 85. Pour atteindre le seuil absolu relatif
à une sensation perceptible d’une séquence de 20, il faudrait passer par une opération de
diminution du volume en se servant du nombre de volume qui équivaut à :
3) Une maman s’est retrouvée avec 13000 grammes du lait Cobel qu’elle a acheté dans un Super
shop pour ses enfants et dont au comptant elle a versé l’argent de onze kilogrammes. Déterminez
le seuil différentiel de son acte d’achat ?
La réponse est b. 2 kg. C’est-à-dire 13000 grammes – 11000 grammes = 2000 grammes ou encore
13 kg – 11 kg = 2 kg.
II.5. LA SENSATION
a) Notion : La sensation est un phénomène psychique qui résulte de la réaction d’un organe
sensoriel face à un stimulus simple. La sensation est une connaissance élémentaire qui se
manifeste suite à la réaction d’un organe de sens.
b) Différence entre sens, sensibilité et sensation : Le sens est une faculté qui excite la
sensibilité (aptitude d’un organe sensoriel) et cette dernière provoque la sensation
(phénomène psychique) suite à un stimulus extérieur.
c) Caractères des sensations : sont :
L’objectivité : L’objet perçu distinct de nous-mêmes.
L’actualité : être présent au moment de la perception.
L’aptitude à la reproduction : on peut revivre l’objet sous forme d’image.
d) Propriétés des sensations : Toute sensation possède :
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II.6. LA PERCEPTION
a) Notion : La perception est une fonction cognitive de prise de conscience d’un objet ou d’un
fait par laquelle s’élabore la connaissance.
b) Différence entre sensation et perception : La perception est considérée comme la phase
finale, organisée et interprétative du message sensoriel. C’est-à-dire, la sensation implique une
excitation du système sensitif qui entraîne des changements physiques mais la perception
implique l’interprétation et la compréhension de ce qui a été senti.
Ex. : Je sens l’odeur (sensation) et je parviens à dire que c’est la sauce de rouget ou de la viande
du bœuf (perception).
La sensation est très simple et imprécise mais la perception est complexe, parfaite, précise, plus
riche.
La perception met l’individu en contact avec les réalités du monde matériel qui l’entoure. Elle
constitue le point de départ de notre vie psychique.
1°) Condition physique : La présence d’un excitant provoque une réaction de l’organe excité.
2°) Condition physiologique : L’impression est reçue par un organe sensoriel et transmise au
cerveau par la voie des nerfs concernés. Il y a alors sensation.
e) Facteurs de la perception :
P a g e | 101
3°) La personnalité tout entière entre dans la saisie et l’interprétation du phénomène (l’attitude,
la culture, le langage et le milieu vécu).
4°) Le système ou le cadre de référence de l’objet perçu (ses caractéristiques, son contexte et
l’expérience de l’individu sur l’objet).
1°) L’illusion : C’est une perception erronée ou déformée de la réalité. Elle peut être fonction de
certains facteurs physiologiques et psychologiques, les phénomènes physiques.
L’illusion perceptive (optique, auditive) : Elle porte sur la perception proprement dite.
a b
La ligne B paraît plus longue que la ligne A alors qu’elles sont égales.
Selon le cercle est entouré d’autres petits cercles ou contient à l’intérieur un petit cercle, il paraît
plus grand que celui n’ayant pas d’éléments alors qu’ils sont égaux.
P a g e | 102
Ex.1 : Je vois passer un animal alors qu’il n’y a rien qui passe.
L’hallucination est plus fréquente chez les malades ou les individus qui délirent et au cours des
rêves.
1°) Les perceptions complexes : Une perception est complexe lors qu’elle ne dépend pas d’un seul
sens ; mais elle recourt à plusieurs sens à la fois.
2°) La perception des objets : Nous percevons chacun de sa forme et on prend un sens particulier
selon celui qui la perçoit.
3°) La perception du temps : Elle se confond avec la perception des heures indices extérieurs.
Natures de changement de temps sont : la position du soleil, l’augmentation ou la baisse de la
température.
Les indices intérieurs sont subjectifs (la faim, la fatigue, la soif, le battement du cœur).
Ex.1 : L’attente d’un événement agréable ou désagréable changera rapidement notre appréciation
de la durée.
Ex.2 : Un homme qui attend le jour de l’interrogation voit que le temps va trop vite qu’un homme
qui attend son diplôme d’Etat voit que le temps va très lentement.
Ex.1 : J’entends le bruit dans le ciel, je cherche avec la vue et l’ouïe pour situer de quel côté vient
le bruit.
Ex.2 : Je cherche pour voir l’avion qui passe en même temps, je tourne la tête.
5°) La perception du mouvement : C’est un phénomène complexe parce que le fait de voir les
objets en mouvement n’est pas une simple copie du mouvement physique.
Le mouvement induit : C’est l’illusion de mouvement d’un objet qui pourtant n’est pas du
tout en mouvement.
Le mouvement apparent : Il résulte d’une présentation rapide d’un objet ou d’une série
d’objets.
Ex. : Dans un train en vitesse, on a l’impression d’assister à un défilé rapide des arbres ; alors qu’en
réalité les arbres sont fixes, c’est le train qui passe.
1°) La loi de la proximité : Plus la distance entre les objets d’une même nature est petite, plus ces
objets ont une tendance à se regrouper et à constituer des formes. Elle stipule que quand une
série d’excitants de même nature sont rapprochés dans le temps et dans l’espace, ils nous donnent
l’impression de constituer un ensemble, une même forme.
Ex.1 :
A B
En B, les points (lignes) sont à distance inégale ne se regroupent pas. En A, les points (lignes) sont
rapprochés et se regroupent deux à deux.
Ex.2 :
A Un triangle
2°) La loi de la similarité (ressemblance ou de similitude) : Plus les objets sont semblables, plus
on a tendance à les percevoir sous une forme régulière.
Ex.1 : Les élèves qui portent les uniformes peuvent être perçus comme une unité.
Ex.2 :
B. 2 serpents
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3°) La loi de continuité du contour : Plus un objet a une certaine continuité dans sa forme, plus on
a tendance à le percevoir en entier.
Ex.1 : Quand on entend la musique malgré le bruit du ventilateur dans la maison, on va toujours
entendre la mélodie.
Ex.2 :
C. Un chapeau
Ex.3 : Tout ce qui est compris dans un contour déterminé tend à former une unité.
Ceci nous donne l’impression de
3 groupes de 2 lignes
4°) La loi de la prégnance ou des formes favorisées (de la bonne forme) : L’organisme tend à créer
la forme la plus simple. La bonne forme frappe d’emblée le bon sens des organes de sens et la
perception. La prégnance c’est la qualité de la forme perçue comme figure. La bonne forme a
tendance à s’imposer à la perception.
On constate d’une manière générale qu’un groupe d’excitants étant donné, certaines impressions
se produisent de préférence à d’autres.
Ex.2 : A B C
+
Nous avons tendance à avoir dans le dessin A, le dessin B, alors qu’il peut bien être aussi C.
Ex.3 :
D. Un cube.
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5°) La loi de perception des contours : Les formes tendent à se détacher comme ensemble limité,
structuré, ayant une unité subjective constituent une figure qui se détache au fond. Cette
perception s’appelle “perception de figure et de fond“.
2°) La perception analytique : C’est la décomposition de l’objet en ses parties. C’est le fait de saisir
les détails de l’objet.
Ex. : Les éléments qui composent une orange sont : les épluchures, les graines, le liquide sucré, la
chair.
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3°) La perception synthétique : C’est la reconstitution des éléments en un tout ou en une vue
d’ensemble.
« Rien n’entre dans la tête qui ne soit passé par les sens ». L’éducateur veillera à la bonne santé
de l’enfant et à l’hygiène de ses organes de sens.
Le procédé intuitif (concret) sera d’usage à l’école primaire (matériel didactique adéquat).
Cultiver l’esprit ou le sens d’observation et solliciter au cours d’une leçon plusieurs sens à
la fois. Donner aux élèves l’occasion de voir, d’entendre, de toucher ou de parler et même
de goûter et de sentir.
Une bonne perception dans une classe suppose un éclairage suffisant, une écriture lisible,
une voix claire et sonore, une bonne respiration…
La méthode globale en lecture élémentaire.
La perception globale des membres.
Acquisition de l’orthographe (qualité de la perception).
Les leçons d’observation.
P a g e | 107
Ex. : Un membre d’un parti restructure l’hymne national « le débout congolais » longtemps gravé
dans l’esprit pour réciter le texte.
La mémoire est la condition de toute instruction, de tout progrès. Sans la mémoire, il est
impossible d’apprendre quelque chose, de réfléchir, de penser, nous ne connaîtrons pas le
passé, nous n’aurions aucune habitude, aucune expérience, nous vivrons entièrement dans
le monde présent.
« Un élève qui est doué d’intelligence mais dépourvu de mémoire ne réussira jamais ;
tandis qu’un autre moins intelligent, mais dont la mémoire est fidèle aura du succès ».
Sans mémoire il n’y a pas de travail intellectuel possible. Elle nous donne les éléments
indispensables pour raisonner et juger ; sans elle, notre esprit serait vide. On peut dire qu’il n’y
a pas de bon jugement sans mémoire.
« Une intelligence sans mémoire est une ville sans garnison » (disait Napoléon au 19e
siècle).
« Savoir par cœur n’est pas savoir » (Montaigne au 16e siècle).
« La mémoire est une fonction générale du système nerveux » (Théodor RIBOT).
a) La réminiscence : C’est une mémoire dans laquelle le souvenir n’est pas intégral, mais
vague. Le sujet n’est pas capable de le situer dans le temps et dans l’espace.
Ex.2 : En présence d’une personne, on se dit : j’ai déjà vu cette personne, mais sans savoir où et
quand.
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Ex.3 : Après 3 ans d’inhumation de leur regrettée fille les parents se rappellent chaque fois qu’ils
voient ses amies.
c) La mémoire de reproduction : C’est celle qui permet le rappel spontané ou volontaire des
états de conscience antérieurs ou souvenirs donc en l’absence de la cause qui les a
engendrées.
Ex.1 : Quand je dis : « travaillez, prenez de la peine », et les élèves répondent, c’est le fond qui
manque le moins.
1°) La mémoire immédiate : Celle qui fixe rapidement mais les souvenirs s’effacent vite.
Ex.1 : Quand le prof est en train d’enseigner, le préfet peut l’appeler pour quelques minutes au
bureau, après l’entretien, la mémoire immédiate permettra au prof de venir continuer ses
enseignements sans perdre le fil des idées.
Ex.2 : Après avoir enseigné une leçon, le prof pose directement une interrogation, c’est la mémoire
immédiate qui permettra à l’élève de donner des réponses convenables.
2°) La mémoire médiate ou à longue échéance (la vraie mémoire) : C’est celle qui met beaucoup
de temps pour fixer, mais les souvenirs se conservent longtemps.
e) La mémoire logique : Celle qui retient les connaissances claires et essentielles après avoir
saisi le sens et la signification de la matière.
f) La mémoire sensorielle : Celle qui retient des images perçues par les sens. Elles sont
nombreuses suivant les sens.
Ex. : Le chien qui est cogné par un véhicule pousse des cris qui attristent les gens comme qui dirait
c’est une personne qu’on a cognée.
k) La mémoire sociale : C’est celle qui est liée aux cadres sociaux, à la personnalité. La perte
de cette mémoire entraîne des troubles de la personnalité.
La mémoire immédiate ;
La mémoire médiate.
La mémoire mécanique ;
La mémoire logique.
La mémoire sensorielle ;
La mémoire intellectuelle ;
La mémoire motrice.
La mémoire verbale ;
La mémoire autistique ;
La mémoire sociale.
Ex. : La façon de procéder aux répétitions : trois fois 10 minutes par jour valent mieux qu’une fois
30 minutes. Ce qui est efficace est de fractionner les temps.
L’attention et l’effort volontaire. Le facteur très important est l’effort volontaire qui peut
suppléer à l’intérêt absent.
Le non fractionnement de la matière à apprendre.
La répétition.
La persévérance dans l’effort de fixation.
La présentation du texte dans le livre ou dans le cahier : disposition, clarté, couleur, relief
aident les types visuels surtout.
b) La conservation des souvenirs : Normalement la bonne fixation aura pour conséquence
immédiate la fidèle conservation du souvenir. La fixation la plus facile est la plus durable.
La conservation courte ou très longue dépend de la qualité de la fixation. Toutefois, les
souvenirs subissent des transformations, de dégradations durant la période de
conservation surtout si le temps entre fixation et reproduction est assez long.
La conservation est meilleure que l’acquisition s’est faite au prix d’un plus grand effort (répétition
plus nombreuses). Les mémoires rebelles sont souvent les plus tenaces.
N.B. : L’oubli est nécessaire pour la pensée et aussi un bienfait pour l’homme car il rend la vie
moins dure à ceux qu’elle blesse.
c) La reproduction des souvenirs : Elle peut être spontanée ou volontaire, selon que les
souvenirs se présentent d’eux-mêmes à la conscience ou n’y apparaissent qu’à la suite d’un
effort de réflexion.
La reproduction ou l’évocation spontanée : Lors que les souvenirs se présentent d’eux-
mêmes à la conscience d’une façon brusque.
La reproduction ou l’évocation volontaire : Lors que le souvenir apparaît qu’après un effort
de réflexion.
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N.B. : Ce qui est mémorisé peut être évoqué sous deux formes, qui diffèrent selon le contenu :
a) La facilité : C’est la qualité d’une bonne mémoire qui retient vite et sans beaucoup de
peine.
b) La ténacité : C’est qualité d’une bonne mémoire qui conserve longtemps l’acquis ou les
souvenirs.
c) La promptitude : C’est la qualité d’une bonne mémoire qui rappelle instantanément ce qui
a été appris.
d) La fidélité : C’est la qualité d’une bonne mémoire qui reproduit parfaitement les
connaissances acquises. Elle est l’apanage des machines.
La mémoire de l’enfant est plus difficile que celle de l’adulte : plus de temps, plus de
répétition, mais l’oubli est moins rapide. Petit à petit la mémoire de l’enfant deviendra plus
logique, intellectuelle.
Un nouveau-né est caractérisé par la fixation et non par la mémoire de rappel.
Chez l’enfant, il y a deux sortes de mémoire : la mémoire habitude et la mémoire souvenir.
La mémoire de l’adulte est intellectuelle (mémoire des idées, des raisonnements), dépasse
largement celle de l’enfant qui manque de vocabulaire.
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Lorsque :
a) La mémoire rebelle : Elle est dite rebelle quand elle retient difficilement et après beaucoup
d’efforts.
b) La mémoire fugacite ou fugitive : C’est celle qui ne retient pas longtemps ce qu’elle
apprend. Elle perd rapidement les souvenirs. Les connaissances sont éphémères.
c) La mémoire infidèle ou l’infidélité : Elle ne produit pas parfaitement les connaissances.
Elle mélange et confond les souvenirs.
a) La réminiscence : Employée par PLATON, est un rappel brusque, vague, imprécis et pénible
de souvenirs. Le souvenir n’est pas intégral, l’état de conscience revient mais le sujet n’est
pas capable de se situer dans le passé.
b) L’oubli : C’est le phénomène par lequel les souvenirs s’effacent et se dégradent avec
l’écoulement du temps.
c) L’amnésie : C’est l’absence de la mémoire ou perte de souvenirs acquis. C’est un rappel
partiel ou perte partielle ou totale des souvenirs.
N.B. : L’amnésie rétrograde est une amnésie d’évocation mais l’amnésie antérograde est une
amnésie de fixation.
Agnosie : La perte de connaissances, on ne reconnaît plus les objets au tact, alors que les
impressions isolées émanant de ces objets restent perçues. Nous parlons de l’agnosie
tactile, de l’agnosie visuelle.
Alexie ou aphasie sensorielle optique : On voit encore les mots mais on les reconnaît plus
à la vue, alors qu’à l’ouïe on les reconnaît parfaitement.
Aphasie sensorielle acoustique ou surdité verbale : L’individu atteint d’aphasie sensorielle
acoustique entend encore les mots mais il n’en saisit plus les sens.
L’amnésie lacunaire : qui se caractérise par l’oubli des souvenirs se rapportant à une
époque donnée.
L’hypermnésie ou exaltation de la mémoire : Les souvenirs affluent à la conscience ; des
souvenirs qui semblaient perdus surgissent inopinément (ou brusquement).
Elle est à la base de la logorrhée (ou trouble de la parole se traduisant par un flux des mots rapides,
incohérents et incompréhensibles).
Confions à la mémoire des enfants ce qui est compris et expliqué ; structuré, ordonné et
bien présenté.
Il est stupide qu’un enfant récite quelque chose sans la comprendre.
L’attention facilite la mémoire, rendons nos leçons intéressantes.
C’est par les répétitions fréquentes et les applications que nous retenons.
P a g e | 114
Plus nous avons touché le sens, plus la mémorisation est facile. Recourons au procédé
intuitif.
Présentons clairement et soigneusement les textes, les résumés qui faciliteront la
mémorisation.
Exerçons la mémoire très tôt par différents exercices pour son développement.
Adressons-nous à la mémoire mécanique.
Apprenons aux enfants à étudier avec intelligence : à voir d’abord les différentes parties de
la leçon et les rapports qui les unissent.
L’enseignant doit recourir au procédé actif qui fait participer l’élève lui-même à
l’élaboration de ses connaissances.
Veillons à la répartition harmonieuse ou rationnelle des périodes de repos dans un travail
scolaire des élèves.
Evitons le verbalisme ou la transmission des connaissances trop abstraites.
P a g e | 115
Ex.1 : Vous n’avez jamais été à PEKIN ou à WINDHOEK mais vous vous en faites une image.
Ex.3 : S’inspirant de l’image de l’oiseau, le savant Léonard de Vinci a inventé ou présenté le schéma
de l’avion.
En réalité, elle ne crée rien, mais elle emprunte à l’imagination reproductrice la matière de son
activité en dissociant les éléments, puis les combinant et les transformant en structures nouvelles
et originales.
Elle constitue une puissante source d’idées, de solutions variées et originales sans lesquelles ce
monde n’aurait aucun progrès. Car, toutes les inventions et les découvertes scientifiques,
littéraires, artistiques et technologiques sont tributaires d’elle.
Elle est l’apanage de l’homme. Elle est le support de l’idée parce qu’elle lui donne une consistance
au sein de la conscience d’après FELLER.
P a g e | 116
b) ROLE DE L’IMAGINATION :
Dans la vie intellectuelle : Bien équilibrée, elle montre les choses telles qu’elles sont dans
la réalité, et dirige notre énergie en conséquence.
Dans la vie sociale : Elle facilite ou empoisonne les relations d’amitié, d’affaire. Elle peut
ne montrer que les qualités chez nos amis et que de torts chez nos ennemis.
Dans la vie artistique et littéraire : Toute œuvre est une création de l’imagination.
Dans les sciences en générale : D’après Claude Bernard, « une découverte est un rapport
imprévu ». C’est l’imagination qui crée les hypothèses, qui fournissent les moyens de les
vérifier, qui découvre l’importance du détail.
Dans l’organisme : L’imagination a une influence sur l’état de santé.
a) L’image est concrète : se rapporte aux faits qui tombent sous les sens.
La perception traite de l’objet présent alors que l’image est le reflet ou l’ombre de l’objet,
dans le même sens, l’idée en est le symbole.
La perception est plus riche en détails que l’image.
L’image est moins réelle, moins intense que la perception.
L’image est plus mobile (plastique) que la perception.
Bref, la perception est matérielle mais l’image est semi-matérielle ; et l’idée est immatérielle.
Ex.1 : L’œil produit des images visuelles (couleurs, formes d’objets, lumières).
e) L’image reproductive et l’image créée : Une image est dite reproductive lorsqu’elle est la
copie plus ou moins exacte de l’objet perçu. Une image créée est celle qui est transformée
par rapport à l’image antérieure.
Ex.1 : Monter une mise en scène sur la guerre de 80 jours (image créée).
Quand la structure des images se fait d’une façon désordonnée et capricieuse, sans aucun souci
de la réalité, l’imagination créatrice prend le nom de “fantaisie“ d’imagination créatrice
spontanée ; c’est la “folle du logis“ qui produit que la fiction.
C’est l’imagination de nos rêves, de nos rêveries. Mais quand son activité constructive est
contrôlée et dirigée par la raison et la volonté, alors elle devient une véritable réalité puissante
organisatrice de la vie. Celle des savants, des artistes, des écrivains, de tout homme de bon sens
qui mûrit un projet et y réfléchit. C’est l’imagination créatrice.
Par exemple, elle n’admet pas l’instruction de l’adulte dans ses yeux.
La seconde est celle qui est axée sur le monde intérieur, met en œuvre surtout des états
émotionnels, créés par des associations affectives. C’est l’imagination des esprits d’idéal
romanesque et utopiste.
P a g e | 118
Dès deux ans : Un chapeau, une sucette, puis laisse de cet objet, l’enfant accorde à un
autre une série d’identifications imaginaires.
Pendant toute seconde enfance l’enfant se plaît à vivre dans un univers qu’il se forge à ses
fantaisies. Plusieurs chaises en file forment un train, un couvercle circulaire est le volant d’une
auto. Il aime les histoires, celles surtout qui sont en accord avec son imagination ; tels que les
contes, de fies, il s’invente même les histoires dont il est le héros principal animiste. A cette période
caractérisée par sa pensée, montre aussi l’emprise de son imagination sur son organisation.
A travers ses créations imaginatives se font jour ses désirs, ses penchants ; ses sensations.
Manquant d’esprit critique, il distingue mal l’imaginaire du réel. Il est rare toutefois que ses
contractions imaginatives allant jusqu’à l’hallucination. Une fille de 4 ans qui joue à la poupée n’est
pas dupée, elle sait bien que ce n’est pas un vrai bébé. Nous disons souvent que l’enfant de cet
âge a plus d’imaginations que l’adulte.
Après la période imaginative de la seconde enfance, l’enfant adulte entre dans une période
réaliste où l’imagination paraît en crise. Après une ébauche d’imagination diffluente, il entre dans
une période d’imagination plastique.
a) Le rêve : Sans être pathologique, il se caractérise déjà par une incohérence de succession
d’images fugaces qui se présentent et se pressent devant l’esprit endormi et lui donnent
l’illusion de la réalité.
Sortes de rêve : On distingue :
1°) Le songe : C’est un rêve dont pour hasard les images sont cohérentes. C’est un rêve en réalité.
2°) Le somnambulisme : C’est un rêve en action. Un somnambule est un rêveur qui vit son rêve (il
est dans certains cas un symptôme névrotique).
3°) Le cauchemar : C’est un rêve pénible, terrifiant et agité. Les cauchemars sont symptômes de
certaines maladies.
b) L’utilisation d’un matériel didactique adéquat permet d’exercer les sens en créant des images
abondantes dans l’esprit de chaque élève.
e) Les jeux libres (jeu de construction, de découpage, de pliage et le graffitage), le dessin libre (jeu
d’expression graphique) et les arts (plastiques, peintures) sont des moyens les plus indiqués pour
développer l’imagination créatrice.
h) Apprendre à l’enfant à pratiquer la religion est une source par excellence d’inspiration divine
car la véritable créativité a comme fondement la liaison avec Dieu.
P a g e | 120
L’association des idées est un phénomène mental par lequel les images, idées, actes s’évoquent,
s’enchaînent et se succèdent les uns les autres.
Il est ambigu parce qu’elle apparaît à la fois comme une fonction mentale ou cognitive et
un processus ou méthode conduisant à des connaissances.
Il est vague à cause du fait qu’elle concerne non seulement les idées ou pensées, mais aussi
les images, les actes, parfois un état cognitif peut associer un état affectif ou
psychomoteur, vice-versa.
Ex.1 : Deux personnes ayant une ressemblance physique, la vue de l’une fait penser à l’autre.
Ex.2 : Le port d’une chemise avec une cordelette et des épaulettes fait allusion au militaire, celui-
ci à la guerre, etc.
a) Les associations simultanées : C’est l’apparition des idées, des images au même moment.
b) Les associations successives : L’évocation des idées, des images se fait par succession. Un
premier état en suggère un second, celui-ci un troisième, etc. C’est la forme habituelle de
nos associations d’idées.
Ex. : La vue d’un homme habillé en blanc fait penser à l’ange, ce dernier à l’Esprit-Saint, celui-ci au
paradis céleste.
d) La loi de logique : La perception de la cause évoque l’idée de l’effet. De même, lors que
nous opérons une déduction, nous avons l’impression que, dans notre esprit, le principe
« appelle » sa conséquence.
Ex. : Un individu peut avoir la nausée de croquer la viande pour avoir vu un corps humain écrasé
par un train.
L’enseignant doit faire recours au procédé intuitif pour créer des associations abondantes.
Il utilisera le procédé d’analogie (rapport de ressemblance et de dissemblance).
Il recourt à la méthode de centre d’intérêt et les répétitions fréquentes.
Le procédé interrogatif permet de développer l’esprit d’analyse des mots et de réflexion.
Cultiver la fluidité des mots, des idées par l’étude de vocabulaire, l’analyse, la lecture
journalière…
Les révisions doivent être régulières.
P a g e | 122
De par son étymologie, l’attention vient du mot latin “attendere“ qui signifie “tendre vers“.
L’attention est une concentration des facultés intellectuelles sur un objet ou sur un
problème donné.
L’attention est une orientation de l’énergie mentale vers un objet.
a) Aspect positif : C’est la focalisation de toutes les forces utiles dans la direction choisie. Ici
l’intérêt joue, l’état de santé aussi.
b) Aspect négatif : C’est l’arrêt, l’inhibition exercée sur les éléments étrangers à l’objet de
l’attention.
1) L’attention expectante : C’est une attitude d’attente dans l’apparition d’un événement et d’un
fait.
Ex. : Les archers de chasse, à l’affût sont bien armés de façon à abattre toute bête qui apparaîtrait.
1) L’attention spontanée : C’est une orientation des facultés sensorielles vers un objet sans
l’intervention de la volonté. Elle est fréquente chez les petits enfants qui observent de tout et de
rien.
2) L’attention volontaire : C’est une concentration mentale qui se déclenche sous l’effet de la
volonté ou de la conscience.
Ex. : Un élève qui suit la question posée pendant la leçon avant d’y répondre.
P a g e | 123
a) Facteurs objectifs :
2) La motivation : La connaissance des motifs ou des raisons qui poussent à agir augmente le
pouvoir d’attention.
b) Facteurs subjectifs :
1) L’aptitude intellectuelle : Les élèves intelligents sont généralement plus concentrés que les
moins doués.
3) L’état affectif ou psychologique : Les émotions fortes (peur, colère) et les passions diminuent
considérablement la capacité de concentration.
a) La circulation du sang : Elle accélère le battement du cœur au début qui est un trait des
phénomènes vaso-moteurs.
b) Les phénomènes respiratoires : Ici on retient son haleine (élan).
c) Les phénomènes moteurs à la mimique de l’attention : Se caractérisant par des réactions
particulières des muscles.
Ex. : Pencher ou incliner la tête, plisser le front, abaisser ou élever les sourcils, ouvrir la bouche ou
la fermer en compressant les lèvres, l’œil grandement ouvert…
Dans la vie courante, la capacité d’attention aide l’individu à éviter des conduites maladroites
(accidents). Elle a aussi une grande importance chez les savants, artistes, techniciens, mécaniciens,
conducteurs, enseignants etc.
Ex. : La lecture d’un texte dont les écritures sont trop fines et trop rapprochées peut déformer la
vision.
L’attention spontanée se manifeste très tôt. Mais elle est fort mobile et absolument
dépendante des stimulations extérieures et sensorielles. Plus tard, l’enfant sera absorbé par les
jeux.
L’attention volontaire, quant à elle, apparaît avec les intérêts sociaux et moraux. L’enfant apprend
peu à peu à résister à l’attrait du plaisir immédiat en vue d’un bien supérieur mais éloigné. Cela se
réalise surtout à partir de la période scolaire.
En général, les psychologues reconnaissent qu’on peut éveiller l’attention de l’enfant de trois
façons successives et adaptées.
VI.9. LA DISTRACTION
La distraction ou l’inattention est une orientation des facultés mentales vers un objet autre que
celui qui est visé. Elle n’est pas l’absence d’attention comme on le croit. Elle paraît aussi comme
une exagération de l’attention.
L’inattention que d’autres appellent « attention distribuée ou multiple » est celle qui peut se
diriger sur plusieurs objets à la fois. C’est une dispersion d’attention.
a) Sortes de distraction :
1) Les inattentifs : incapables d’attention avec cause organique. Ils relèvent de la médecine.
2) Les distraits par mobilité excessive et diffusion de l’attention : Celle-ci papillonne d’un objet à
un autre. Ils sont superficiels, ne font pas d’efforts.
3) Les vrais distraits : Ils les sont par excès de concentration sur un problème qui les préoccupe.
Ce sont des “monoïdéistes“.
Le tempérament.
Les dispositions physiologiques ou affectives et morales du sujet.
L’inaptitude intellectuelle.
La faiblesse de la volonté.
Les causes objectives :
Manque d’intérêt de l’objet qui sollicite l’attention.
Manque d’objets capables de disperser l’attention.
Le maître et son enseignement : manque de vivacité.
Elle est un moyen par excellence pour accéder aux connaissances sensibles ou concrètes.
Elle a une importance capitale en psychologie et en pédagogie où on l’utilise comme
méthode.
Elle constitue une occasion offerte à l’enfant pour réfléchir, comparer, critiquer, apprécier
et trouver des relations.
Elle aide les artistes, les peintres, les dessinateurs, les architectes à apprécier et à réaliser
de bonnes œuvres.
a) Le stade d’énumération (De 3 à 7 ans) : Il est influencé par son égocentrisme, l’enfant
énumère au hasard les objets qu’il perçoit.
b) Le stade de description (De 7 à 12 ans) : L’enfant devient capable de voir les actions et les
faits globalement et les décrire.
c) Le stade d’interprétation (A partir de 12 ans au-delà) : L’enfant commence à voir, à
percevoir les relations entre les différents faits, relation de cause à effet et relation dans le
temps et dans l’espace.
a) Subjective : Elle est guidée par l’affectivité. L’enfant ne se concentre avec facilité que
sur ce qui l’intéresse ou ce qu’il aime.
b) Instable : Elle est orientée par les intérêts, les désirs et besoins du moment.
c) Fugitive : Elle ne dure pas.
d) Syncrétique ou globale : Ne voit que les incapables d’analyser. L’enfant perçoit mieux
les différences que les ressemblances parce que l’enfant aime les comparaisons.
e) Fragmentaires, superficielles, désordonnées
f) Retient ce qui frappe la conscience : C’est-à-dire qui est intéressant ou nouveau.
g) Tournée vers le jeu : Le jeu est une grande activité chez l’enfant.
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Lui demandant un effort d’attention pour aiguiser les perceptions, lui faire distinguer les
formes, les couleurs, les odeurs, les poids, la finesse des objets.
Dirigeant ses observations par des questions pour un syllabus.
Faisant observer à fond et non pour des observations superficielles.
Faisant comparer, apprécier et en noter les résultats.
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Il n’y a pas d’activité sans motif, tous nos actes posés se justifient.
Selon Edouard Claparède, l’intérêt est le lien de concordance ou de convenance entre le
sujet qui perçoit et l’objet perçu.
D’après J.F. Herbart, l’intérêt est le goût que l’on prend à un objet qui fait qu’on y trouve
du plaisir. Il est le 1er à s’appliquer à l’étude psychologique de l’intérêt comme fondement
de la pédagogie.
Selon John Dewey, l’intérêt est l’intensification du moi avec un objet qui s’adapte à ses
tendances natives.
Ex.1 : Quand vous avez soif, la boisson est capable d’étancher votre soif, vous vous intéressez de
plus que tout le reste.
a) Le besoin : Selon LACHELIER est l’état d’un être à l’égard de ce qui lui manque pour
accomplir ses propres fins.
b) La motivation : C’est un phénomène psychologique qui pousse l’individu à poser un acte
ou qui modifie les mécanismes humains à déclencher l’effort pour atteindre un but.
Selon DeLandsheere, c’est un ensemble des phénomènes dont dépend la stimulation à agir
pour atteindre l’objectif déterminé. C’est l’état général d’éveil ou d’engagement de
l’individu dans une tâche.
1) Intérêts physiologiques ou biologiques : Assurent la satisfaction des besoins du corps. Ils sont
appelés aussi “intérêts innés ou naturels“.
2) Intérêts psychologiques : Ont pour but la satisfaction des besoins qui résultent de la rupture de
l’équilibre psychique.
1) Intérêts matériels : Concernant tous les objets matériels qui satisfont les besoins.
2) Intérêts moraux : Désignent tous les objets d’ordre moral qui satisfait les besoins
psychologiques.
Ex. : Etre chef ou leader, commander, donner des ordres, jouir des honneurs militaires…
6) Intérêts religieux : sont ceux qui portent l’homme envers Dieu et la société.
a) La 1ère enfance de 0 à 3 ans : Le petit commence par consolider son équipement natif sensoriel
et moteur.
c) La 3ème enfance de 6/7ans à ± 12 ans : Période des intérêts objectifs, intellectuels. Elle est
caractérisée par :
d) L’adolescence de± 12 ans à ± 18 ans : C’est la période des intérêts supérieurs : sociaux, moraux,
religieux, esthétiques qui arrivent à la maturité. C’est l’âge des enthousiasmes inspirés par les
beautés, les biens de la nature, de la littérature, de la religion, d’un idéal. C’est l’époque de grands
désirs et des inspirations nobles que l’enfant se sent capable de réaliser.
C’est aussi l’âge de la dialectique, l’adolescent s’interroge, il devient raisonneur, discute avec
passion, exaltation de l’affectivité, émotions violentes contradictoires…
a) L’intérêt est produit dans la mesure où le maître a donné satisfaction à une des tendances de
l’enfant.
P a g e | 131
b) Connaître les intérêts des enfants est d’une importance capitale puisque l’intérêt motive
l’activité enfantine.
N.B. : Dans la vie humaine l’intérêt facilite la répétition des actes et satisfait les besoins.
Affectif :
Ses désirs, ses craintes, ses préférences, ses sentiments, ce qu’il aime, ce qui lui appartient.
Égocentrique :
Les perceptions du monde et plus précisément du milieu proche sont subjectives, faites par
rapport à lui.
L’enfant se projette dans le monde, il est curieux de tout, mais par rapport à lui.
Le maître aura pour rôle d’atténuer progressivement ces visions et pensées égocentriques.
Instable et varié :
Se baser sur l’actualité locale, régionale…
Provoquer des motifs d’attention.
Éveiller sa curiosité.
L’enfant aime :
Plus objectifs :
Tendance à comparer, à associer : son univers s’élargit.
Initiation progressive à l’analyse, à l’induction.
Début de généralisation.
Intérêt pour les récits d’imagination.
Moins égocentrique :
Début de socialisation.
P a g e | 132
Intellectuel :
Établissement de rapports, de relation.
Travail d’induction, de déduction, d’observation.
Accession aux notions de relativité, à l’abstraction mais le concret reste le point de départ.
Initiation aux synthèses, aux généralisations.
Recherches des causes, des moyens, des fins, essai de compréhension.
Social :
Conscience du groupe se marque : opposition à l’adulte.
Intérêt pour les jeux collectifs.
Universalité :
L’enfant n’est plus limité dans l’espace et dans le temps : son univers s’est
considérablement élargi.
Systématisation, classification des connaissances.
Goût pour les mises en ordre.
Bref, l’enseignement sera efficace que quand il s’adapte à la nature de l’enfant, à ses intérêts et à
leur évolution. Il est important que l’éducateur connaisse les intérêts dominants de l’enfant et leur
évolution.
Seul l’intérêt est capable de provoquer et d’entretenir chez l’enfant l’effort spontané, joyeux et
persévérant nécessaire à l’œuvre de sa formation personnelle.
b) Profiter du moment favorable : C’est-à-dire du moment où le besoin s’en fait sentir, pour
présenter à l’élève la notion qu’on veut lui faire acquérir.
c) Susciter habilement un intérêt naturel : Chez l’écolier en lui montrant que la notion à acquérir
ou l’action à exécuter correspond à un besoin naturel.
d) Susciter un intérêt dérivé : Pour une matière scolaire en faisant voir à l’élève le lien intime qui
unit ce qu’on veut lui faire apprendre à une chose qui l’intéresse naturellement.
P a g e | 133
Les pédagogues actuels sont unanimes à déclarer que l’enseignement ne peut être efficace que
dans la mesure où il s’adapte à la nature de l’enfant, à ses intérêts et à leur évolution.
Susciter habituellement l’intérêt s’il n’existe pas. Cela peut se faire d’une façon directe en
provoquant des situations qui feront surgir le besoin (éducation fonctionnelle de
Claparède) et d’une façon indirecte, en créant un lien intime entre la chose en question et
d’autres qui intéressent naturellement l’enfant.
Profiter du moment favorable pour présenter à l’enfant les notions qu’on veut lui faire
acquérir.
Aller du connu à l’inconnu. Rattacher les notions nouvelles aux notions anciennes.
Favoriser par tous les moyens l’activité de l’enfant.
S’adresser non seulement aux tendances instinctives de l’enfant, mais s’adresser aussi à
l’intelligence et au cœur de l’enfant.
P a g e | 134
La connaissance sensible ou sensorielle est la forme inférieure de la vie cognitive. Elle est
commune à l’homme et à l’animal.
La véritable connaissance humaine est la connaissance intellectuelle ou rationnelle.
Grâce à son cerveau volumineux et complexe, l’homme est l’être qui a la plus prodigieuse intelligence de
l’espèce animale. Connaître ce qui est au fond, l’intelligence a intéressé l’homme de tout le temps depuis
le philosophe, le physiologiste jusqu’au psychologue.
Etymologiquement le terme intelligence vient de deux mots latins : “Inter“ qui signifie “un
sujet de choix, de discrimination d’ordre mental“ et “legere“ qui est “une idée pratique, celle de
cueillir, de ramasser“.
a) Selon William STERNE : L’intelligence est la capacité psychique générale d’adaptation à des
tâches et à des conditions de la vie nouvelle.
b) D’après Charles SPEARMAN : L’intelligence englobe un facteur général (G) et plusieurs
facteurs spécifiques (S). C’est la théorie dite “Bifactorielle“. Le facteur G signifie ensemble
d’éléments ou caractéristiques qu’on trouve chez tous les individus et les facteurs S ou
spécifiques qui montrent la différence entre les individus.
c) Selon JOY GUILFORD : Soutient la théorie ou la conception « multifactorielle » : c’est-à-
dire l’intelligence est un tout formé de 120 facteurs variés dans leur nature et leur fonction.
d) Selon THURSTONE : Soutient lui aussi la théorie “multifactorielle“ : C’est-à-dire,
l’intelligence est un tout formé de 7 facteurs.
e) D’après Edouard CLAPAREDE : L’intelligence est l’aptitude à résoudre des problèmes
nouveaux par la pensée.
f) Selon Marc DOUGALL : L’intelligence est la capacité de faire de nouvelles adaptations.
g) Pour JOLIVET : L’intelligence se caractérise nettement comme une fonction d’organisation
mentale qui se crée les instruments appropriés à une fin et qui à ce titre même saisit et
met en œuvre des rapports.
h) Selon Alfred BINET : L’intelligence est une capacité de comprendre, d’inventer et de
résoudre des problèmes nouveaux.
i) D’après Saint Thomas D’AQUIN : L’intelligence est un tout, un ensemble des fonctions et
couvrant ce qu’on entendait par « la vie mentale ».
j) D’après la psychologie génétique : L’intelligence désigne le niveau mental atteint par
l’individu.
k) Selon la psychologie différentielle : L’intelligence désigne la capacité qu’ont les animaux
supérieurs de résoudre des problèmes, de trouver une issue convenable à des situations
nouvelles.
l) L’intelligence au sens large : C’est la faculté de connaître et de comprendre une situation,
un problème, découvrir les moyens, choisir le meilleur et organiser sa vie en fonction de ce
choix, autrement dit s’adapter.
m) En bref ou selon le sens restreint :
P a g e | 136
Ex.1 : Afin d’attraper les oiseaux ou animaux, l’homme utilise la technique de piégeage.
Ex.2 : Un chimpanzé veut cueillir une banane mais la distance étant très grande, il découvre la
solution de relier les bâtons pour mieux l’atteindre.
Ex.3 : Un professeur s’éclipse dans le système éducatif pour se faire bradeur afin de nouer les deux
bouts du mois.
La compréhension du problème.
La recherche des solutions ou moyens possibles ou encore l’invention des moyens.
La critique des solutions et choisir la meilleure ou encore la mise à l’épreuve des moyens
(censure).
Diriger, par ajustements successifs, son activité dans le sens de la fin poursuivie.
La compréhension ;
L’invention.
INSTINCT INTELLIGENCE
L’activité instinctive est : L’activité intellectuelle est :
1) innée ou héréditaire 1) héréditaire et apprise.
2) varie selon les espèces animales, 2) varie d’une personne à l’autre et selon
spécifique et stéréotypée. les situations, les personnes.
3) Somnambule : aveugle, inconsciente, 3) Réfléchie : éclairée par la raison,
irréfléchie. consciente.
4) Volontaire. 4) Volontaire et dépend en grande partie
5) Inflexible : non adaptée à des situations de l’éducation.
nouvelles, irraisonnée. 5) Flexible : adaptée à des situations
nouvelles, raisonnable.
P a g e | 137
C’est celle basée sur les connaissances rationnelles ou abstraites. C’est l’aptitude à opérer sur les
symboles, à user de la pensée formelle, à raisonner dans l’abstrait. Elle utilise les concepts ou idées
à l’aide des symboles (matériel verbal), des signes conventionnels ou langage articulé.
Ces outils sont donc le langage et le symbole. Elle est propre à l’homme.
L’utilisation des concepts (idées) permet à l’homme d’avoir une intelligence basée sur
l’abstraction et la généralisation de diverses situations qu’il rencontre. Il voit les rapports entre les
choses.
En effet, cette conceptualisation se fait par la raison ou la pensée. C’est pourquoi Edouard
Claparède l’appelle “intelligence raisonnable“.
Ex.1 : Devant deux enfants en conflit, tous fautifs, un adolescent raisonne sur base du proverbe
qu’il n’y a pas deux poids deux mesures pour leur donner une même punition ou traitement.
Ex.2 : Si je tape sur cet enfant, j’aurai des problèmes avec son père et sa mère.
1) L’intelligence générale : C’est une aptitude générale qui permet à l’individu de s’adapter à
toutes les situations.
2) L’intelligence spécifique : C’est une aptitude spécifique qui permet à l’individu de s’adapter à
des situations particulières. Il y a plusieurs formes d’intelligence spécifiques :
L’intelligence numérique : Elle rend capable de manipuler les nombres ou les chiffres.
L’intelligence verbale ou littéraire : Elle rend capable de manipuler les mots.
L’intelligence motrice : Elle rend capable d’actions ou de mouvements.
L’intelligence sociale : Consiste à comprendre et à entretenir des relations avec les autres
ou de s’adapter à la société. Cette intelligence sociale implique la compréhension des êtres
humains et la facilité de s’entendre avec eux.
L’intelligence scolaire ou scientifique : Consiste à comprendre et à résoudre les problèmes
d’ordre intellectuel ou instructif.
L’intelligence artistique : C’est l’aptitude à manipuler les objets d’arts ou à exprimer les
sentiments à travers les objets inanimés.
L’intelligence ou aptitude spatiale : C’est l’aptitude à s’orienter bien dans l’espace.
1°) L’intelligence figurative ou pensée graphique : C’est la faculté à manipuler les graphiques, les
figures, les croquis et les schémas.
2°) L’intelligence symbolique : C’est la faculté à manipuler les symboles, les signes conventionnels,
etc.
3°) L’intelligence ou pensée sémantique : Est celle qui saisit les sens et les significations des mots.
e) Selon les déficiences ou les défauts de l’intelligence : La déficience est l’insuffisance des
capacités intellectuelles. Les causes trouvent leur origine au niveau de l’hérédité et de certains
accidents biologiques survenus avant, pendant et après la grossesse.
1°) L’idiotie : C’est le fait que l’enfant est incapable de communiquer par la parole avec ses
semblables. Son Q.I. varie entre 0 et 20. Son âge mental reste inférieur ou égal à deux ans.
2°) L’imbécilité : C’est le fait que l’individu est incapable de communiquer avec son entourage par
écrit, si pas seulement par la parole. Son Q.I. tourne autour de 20 à 50. Son âge mental est inférieur
ou égal à 7 ans.
P a g e | 139
3°) La débilité : Un débile peut communiquer avec ses semblables par la parole ou par écrit.
Cependant, il présente un retard scolaire de deux ans par rapport à ses camarades de même âge.
Son Q.I. se chiffre autour de 50 à 70 ; et son âge mental ne dépasse guère 10 ans.
1°) Hérédité : C’est un phénomène biologique par lequel sont transmis des caractères physiques
et psychiques de parents à leurs enfants. Elle détermine le comportement de l’individu : succès ou
échec. Tout enfant en venant au monde apporte des potentialités (gènes) que lui ont transmises
ses parents qui déterminent le développement de son intelligence.
3°) Maturation : C’est le processus interne et naturel par lequel l’individu atteint son
développement complet. La maturation est une série de transformations physiologiques et
psychologiques qui se manifestent au cours de la croissance de l’individu.
1°) Le milieu : En psychologie, le milieu est tout ce qui influence le comportement de l’individu. Ou
“la somme totale des stimulations que l’individu reçoit dès la conception jusqu’à la mort“.
C’est ainsi qu’un enfant évoluant dans un milieu qui ne l’excite, ne le sollicite ou ne l’exerce pas,
son intelligence risque de ne pas se développer.
Ex.2 : Un enfant d’un milieu culturel aisé apprend à parler couramment l’anglais avant son entrée
à l’école. Tandis qu’un autre abandonné (loup) en forêt acquiert des manières sauvages.
3°) L’effort personnel : La volonté libre dont s’accompagne l’effort personnel est nécessaire au
développement de l’intelligence.
4°) Le langage : C’est une fonction psychique de communication de la pensée et d’expression des
sentiments par des signes.
5°) Le jeu : C’est une activité libre, spontanée et organisée dont le but est essentiellement pratique
ou utilitaire.
La facilité de la parole ;
Les résultats scolaires ;
L’habileté à tenir son plan ;
L’adaptation au milieu ;
P a g e | 141
La mesure d’intelligence vise à classer les individus objectivement par rapport à leur valeur
intellectuelle ou par rapport à leur rendement intellectuel.
Les examens ;
Les observations ;
Les tests.
Mais la façon la plus objective de mesurer l’intelligence est l’utilisation des tests.
En effet, l’intelligence de quelqu’un ne peut se mesurer qu’en fonction d’un problème à résoudre.
a) Les examens : Un examen est tout travail écrit ou oral dont l’objet est la récitation ou
l’application des connaissances acquises par l’élève sans l’aide extérieure du maître, du
manuel ou de l’instrument.
b) Les observations : L’observation consiste à regarder méthodiquement, systématiquement
et objectivement pour avoir une connaissance claire et précise sur la personnalité et les
caractéristiques de l’intelligence d’un élève.
c) Les tests :
1) Notion : Un test est une épreuve objective ayant pour but de déterminer soit le développement
mental d’un individu, soit le niveau de son savoir, soit l’existence et le degré chez lui d’une aptitude
donnée.
P a g e | 142
Le test c’est aussi une épreuve définie impliquant une tâche à remplir, identique pour tous
les sujets examinés avec une technique précise pour l’appréciation du succès et de l’échec
ou pour la notation numérique de la réussite (HENRI PIERON).
Selon CATTEL, un test est une épreuve significative pour évaluer (par rapport aux résultats
obtenus par les autres) ce dont un sujet humain est capable dans une situation donnée et
les caractéristiques de se personnalité.
Le test implique une tâche à remplir, identique pour tous les sujets examinés avec une technique
précise pour l’appréciation du succès ou de l’échec par une natation numérique. Il permet de situer
un sujet par rapport à une population.
Les règles de cotation sont univoques ou les critères d’identification doivent être les
mêmes.
1°) Les tests d’intelligence : Les tests d’intelligence générale (globale) ou de développement
mesurent l’ensemble des fonctions mentales et situent un individu par rapport à la norme de son
âge (valent surtout pour les enfants).
Ex.1 : L’échelle d’intelligence de David WESCHLER (Américain) pour les enfants (W.I.S.C.).
Ex.4 : L’échelle métrique d’intelligence de LEWIS TERMAN qui révisa l’échelle métrique
d’intelligence de Binet-Simon en 1961 à l’université Standford.
Ex.5 : L’échelle de René ZAZZO, psychologue scolaire qui a révisé l’échelle métrique d’intelligence
de Binet-Simon en 1966.
2°) Les tests d’aptitudes : Ils mesurent une capacité déterminée à réaliser telle action, la capacité
fondée sur l’aptitude. Les tests d’aptitude ou d’habileté spatiale sont les épreuves qui permettent
en évidence les aptitudes ou les talents d’individus en vue de prédire sa performance future dans
une tâche donnée.
Ils sont utilisés pour l’examen et pour sélection et orientation des individus dans la vie
professionnelle.
Ces tests sont nombreux et diversifiés. Comme les tests qui mesurent :
L’activité perceptive ;
L’adoptabilité ;
L’attention ;
Ex. : La dextérité manuelle et digitale, le G.A.T.B., le test papier crayon de représentation spatiale,
le test mécanique de RENNES.
3°) Les tests de personnalité : Ils cherchent à déterminer les traits de la personnalité, du caractère,
du tempérament, des tendances.
Les tests de personnalité sont des tests projectifs : c’est-à-dire la tendance de tous les instincts
refoulés cherchent à s’extérioriser, à se projeter.
Ex.5 : Les questionnaires ou inventeurs de la personnalité (où le sujet répond par oui ou non ou
bien il souligne une réponse).
P a g e | 144
Ex.7 : Pour les petits : on a le test du bonhomme, le test du village, le test de la famille, le test de
la maison, etc.
Les tests de rendement : qui mesurent les connaissances dans une branche.
Les tests de maturité : qui mesurent à savoir si tel enfant est prêt (mûr) pour entreprendre
tel apprentissage. Par exemple : celui de la lecture, de l’écriture ou du calcul…
N.B. :
3) Expression des résultats : Les résultats peuvent s’exprimer en l’âge mental, en âge
chronologique et en quotient intellectuel.
1°) AGE MENTAL (A.M.) : C’est le niveau de développement intellectuel d’un enfant, mesuré à
l’aide de certaines catégories d’épreuves psychométriques.
Celui-ci permet de préciser les notions de précocité et de retard intellectuel des enfants.
L’âge mental indique le niveau mental atteint par l’individu qui parvient à résoudre un
ensemble des tâches auxquelles la majorité de personnes de son temps arrivent à résoudre
correctement.
La notion d’âge mental a été exprimée par Alfred BINET et Théodor SIMON. Le test
d’échelle métrique d’intelligence de BINET-SIMON s’adressait aux enfants de 3 à 15 ans et
comportait pour chaque épreuve 5 items.
P a g e | 145
Pour contourner la difficulté d’établir la correspondance exacte d’items à mois, René ZAZZO a,
grâce à la nouvelle adaptation du test de BINET augmenté le nombre d’items par épreuve à six. La
réussite à un item correspondrait donc à 2 mois.
On commence par attribuer à l’enfant l’intelligence de l’âge dont il a réussi à tous les tests (c’est
l’âge de base). A cet âge de base on peut y ajouter autant de fois les années que le sujet a réussi
partiellement aux tests de niveau inférieur ou supérieur (c’est l’âge additionnel).
2°) L’AGE CHRONOLOGIQUE OU L’AGE REEL (A.C./A.R.) : C’est le temps écoulé depuis la naissance
de l’individu.
Remarques :
Pour chaque année d’âge on a 6 épreuves c’est-à-dire une épreuve pour 2 mois, donc, si
l’enfant réussit en partie, nous pouvons prendre chaque test réussi multiplier par 2 mois.
D’où l’âge de base = Les épreuves réussies en totalité multiplier par 12 mois.
Nous remarquons que pour trouver l’âge mental (A.M.) lors que le QI et l’âge
chronologique sont des données connues, il convient d’attirer l’attention sur le fait
qu’après la division du dividende par le nombre de mois (12 mois) de l’année, les unités
représentent les années, la valeur intermédiaire après la virgule indique les mois et les
chiffres suivants dénotent naturellement les jours qui, par l’arrondissement, peuvent être
ramenés au mois.
Un enfant normal réussit habituellement aux épreuves qui correspondent à son âge. On dit
alors que son âge mental équivaut à son âge réel, physique ou chronologique (AR/AC) d’où
AM = AR/AC.
Un enfant anormal est celui qui présente une avance ou un retard de son âge mental. Cette
catégorie englobe les enfants doués, les débiles mentaux et les faibles d’esprit.
Dire d’un enfant de 6 ans qu’il a 8 ans d’âge mental signifie intellectuellement que l’esprit
de cet enfant fonctionne comme la majorité des enfants de 8 ans ; il est précoce ou en
avance.
Dire d’un enfant de 10 ans qu’il a l’âge mental des enfants de 4 ans signifie
intellectuellement que son raisonnement est pareil à celui de la majorité des enfants de 4
ans ; il est retardé.
L’âge de base (A.B.) est le moment où l’enfant a réussi à la première épreuve d’âge inférieur
ou supérieur à son propre âge.
L’âge d’addition (A. Add.) sont les autres épreuves que réussira l’enfant tout au long de son
épreuve ; alors à chaque épreuve on doit la multiplier par 2 mois.
QI
12 mois
Calculs de l’âge mental :
1°) Calculez et interprétez l’âge mental d’un enfant qu’on a administré les tests de Binet et Simon.
Il a réussi à tous les tests des enfants de 6 ans ; il a réussi également à 3 tests des enfants de 7 ans
et à 2 tests des enfants de 8 ans.
+ 1 an et 2 mois
C’est-à-dire cet enfant révèle le retard d’un an et deux mois par rapport à son âge mental.
2°) Calculez l’âge mental de l’élève MUSENDEKA qui a 11 ans et 5 mois et dont son QI est estimé à
90.
2e cas : Résolution
3°) Calculez et interprétez l’âge mental d’un enfant de 9 ans et 9 mois qui a u QI de 120.
P a g e | 147
Résolution
- 2 ans et 2 mois
Donc, cet enfant présente une avance de 2 ans et 2 mois par rapport à son âge mental.
N.B. : Pour interpréter les résultats d’âge mental, on fait l’âge réel moins l’âge mental (AR – AM).
4°) Un élève de 12 ans et 6 mois ne parvient pas à réussir aux tests des élèves de 10 ans, ni à ceux
de 8 ans, il obtient un quotient intellectuel de 60. Trouvez son âge mental ?
Résolution
5°) Calculez et interprétez l’âge mental d’un enfant de 9 ans et 9 mois qu’on a administré les tests
de Binet-Simon. Il a réussi à tous les tests des enfants de 7 ans et 7 mois, à 4 de ceux de 8 ans, à 3
de ceux de 9 ans, à 2 de ceux de 10 ans et à 1 de ceux de 11 ans.
Résolution
A. Add. = (4 x 2) + (3
x 2) + (2 x 2) + (1 x 2)
= 20 mois
QI = 60
P a g e | 148
-9 ans et 2 mois
0 an et 7 mois
Donc, cet enfant a un retard de 7 mois d’AM par rapport à son âge réel.
12 mois
= 9, 25
6°) Un enfant de 11 ans et 6 mois qui ne parvient pas à satisfaire aux épreuves des enfants de son
âge ni à ceux d’un âge avoisinant à son âge réel et dont son QI se chiffre à 84. Calculez son âge
mental et interprétez-le.
= 9, 66
-9 ans et 6 mois
2 ans et 0 mois
Donc, cet enfant a un retard de 2 ans d’AM par rapport à son âge réel.
1) Calculez l’âge chronologique de l’élève MUTSHIPAYI qui a 8 ans et 2 mois d’âge mental et d’un
QI de 70 et interprétez le résultat.
Résolution
AM = - 11 ans et 7 mois
-3ans et -5mois
Donc, cet enfant a une avance de 3 ans et 5 mois par rapport à son âge réel ou chronologique.
2) Un enfant qui satisfait à toutes les épreuves des enfants de 8 ans et 7 mois ; il a également
satisfait à 4/6 de 9 ans, à 3/6 de 10 ans, à 2/6 de 11 ans et 1/6 de 12 ans et dont son QI se chiffre
à 130. Calculez son âge chronologique et interprétez-le.
Résolution
Donc, cet enfant a une avance de 2 ans et 6 mois par rapport à son âge physique.
3) John a un QI de 93 et a réussi aux examens des enfants de 7 ans et 6 mois. Quel est son âge
réel ?
Résolution
4) Calculez et interprétez l’âge chronologique de l’élève TSHIBWABWA qui a 9 ans et 5 mois d’âge
mental et son QI tourne autour de 75.
Résolution
AM = (9 ans x 12 QI 75
mois) + 5 mois = 113
12 mois 12 mois
mois.
R) = 12 ans, 5 mois = 12, 556
et 5 semaines.
P a g e | 150
-3 ans et 0 mois
Donc il a une avance de 3 ans d’AM par rapport à son âge chronologique. Ou AC ≤ AM.
N.B. : L’interprétation des résultats est relative à l’âge mental ou à l’âge chronologique de
comparaison.
a) Notion : Le QI est la capacité intellectuelle exprimée en termes chiffrés pour indiquer le résultat
de toutes les stimulations à l’état actuel de l’individu.
Le terme QI a été utilisé par le psychologue Allemand William STERN entre 1911 et 1912
où il introduit la formule de QI pour dépister le retard tout comme l’avance de mieux de se référer
à l’âge chronologique ou réel de l’enfant.
Le QI a été adopté par les psychologues comme indices numériques du niveau intellectuel parce
qu’il s’avère beaucoup plus constant et plus objectif que l’âge mental.
c) Calculs de Q.I. : Avant d’arriver à la formule finale, William STERN a fait plusieurs essais des
formules :
AM
Ex. : QI =
AC
Cette formule présente une difficulté dans la résolution parce que les résultats sont donnés en
nombres décimaux. Alors, pour éviter les nombres décimaux aux chiffres avec des virgules, on
multiplie le QI par 100, d’où la formule suivante :
QI = AM (en mois)
x 100
AC (en mois)
P a g e | 151
1) Un enfant de 9 ans à qui on a administré le test de Binet-Simon, a réussi à tous les items destinés
aux enfants de 4 ans, à 3 items des enfants de 5 ans et à 2 items des enfants de 6 ans et à 1 item
des enfants de 7 ans. Son QI permet de conclure que c’est un… ?
Résolution
2) Un enfant de 8 ans a réussi aux épreuves des enfants de 7 ans et 6 mois. Quel est son QI ?
Résolution
3) KAZADI a 12 ans, elle vient de réaliser un exploit avec succès à une épreuve de son âge. Quel est
son QI ?
Résolution
4) Un enfant de 8 ans a satisfait à toutes les épreuves de son âge, à 4 épreuves su 6 de ceux de 9
ans, à 2 épreuves sur 6 de ceux de 10 ans. Calculez le QI de cet enfant et interprétez les résultats
trouvés.
Résolution
5) Un élève de 5ème H.P. a réussi à toutes les épreuves de 6ème H.P. jusqu’à réussir à l’examen d’Etat.
Trouvez son QI.
Résolution
6) Un enfant de 11 ans et 3 mois (âge réel) a réussi à tous les tests de 7 ans, 4 de 8 ans, 3 de 9 ans,
3 de 10 ans, 2 de 11 ans et 2 de 12 ans. Calculez son QI et interprétez-le.
P a g e | 153
Résolution
N.B. : La réponse est arrondie à un dixième près. Donc, cet enfant est un arriéré léger ; il a une
intelligence lente ou faible.
7) Un enfant de 7 ans et 3 mois a réussi tous les tests de 5 ans, 3 tests de 6 ans et 2 tests de 7 ans.
Résolution
8) Un enfant âgé de 8 ans a réussi tous les tests jusqu’au niveau de 7 ans ; il a également réussi 2
tests de 8 ans et un test de 9 ans. Calculez son quotient intellectuel d’après la règle de Binet-Simon
et interprétez-le.
Résolution
= 93,75
P a g e | 154
AM = (7 ans x 12 R) = 93
mois) + (2 x 2) + (1 x
2) = 90 mois.
9) Un enfant blanc de 5 ans et 9 mois d’âge réel a satisfait à toutes les épreuves de ceux de 16 ans
et 8 mois ; il a également satisfait à 5/6 de ceux de 17 ans, à 4/6 de ceux de 18 ans, à 3/6 de ceux
de 19 ans, à 2/6 de ceux de 20 ans et à 1/6 de ceux de 21 ans.
Résolution
Chaque QI varie et a ses limites inférieures et supérieures selon l’âge réel d’un individu.
Ex.1 : Les limites de variation du QI d’un sujet à un âge donné qui est égal à 140 sont ; « 136,7 et
145,7 ».
Ex.2 : Les limites de variation du QI d’un sujet à un âge donné qui est égal à 130 sont : « 126,7 et
135,7 ».
Remarques :
Les individus ayant un QI inférieur à 70 sont des débiles mentaux. Ils sont repartis en 3
catégories selon le degré de débilité : Les idiots, les imbéciles et les faibles d’esprit.
Environ 1% de la population du globe appartient à la catégorie des débiles mentaux. Ils sont
incapables de s’adapter aux conditions ordinaires de la vie sociale ou ils n’y appartiennent
que péniblement et imparfaitement. Ils ne peuvent pas suivre un enseignement primaire
et doivent être confiés à des établissements spéciaux.
Les enfants dont leur QI est plus ou moins 80 peuvent aborder les études, mais sans
beaucoup d’espoir de les terminer, ils sont marginaux : 70 à 90.
Pour faire les études primaires, il faut avoir un QI supérieur à 90 (QI ≥ 90). En ce qui
concerne les études secondaires, l’individu doit avoir un QI supérieur à 100 (QI ≥ 100).
Bref, pour orienter un enfant dans l’enseignement, il faut connaître son quotient intellectuel (QI).
Particularités et conséquences :
L’IDIOT : ne parle pas, ne comprend pas les autres. Il est incapable de se défendre contre
un danger. Il n’est ni éducable ni dressable. Il a besoin d’aide et de surveillance constante,
incapable de manger proprement, de faire sa toilette, de s’habiller, il est souvent atteint
d’infirmité psychique. Sa santé est fragile, son existence est généralement grave (meurt
avant 3 ans).
L’IMBECILE : Parle, mais son langage est incohérent, il ne peut pas lire tout comme il
n’arrive pas lui-même à communiquer par écrit, il est incapable d’autonomie sociale au
point de vue psychologique, on peut lui inculquer de bonnes habitudes dans des classes
spécialisées. A l’âge de 15 ans son âge mental se situe entre 3 et 7 ans.
LE DEBILE MENTAL : Peut écrire mais il présente un retard scolaire qui le rend inapte à
suivre la scolarité normale. Il peut atteindre un certain niveau mais lentement. Il peut
suivre une certaine formation mais dans des centres spécialisés. Il peut lire et calculer.
Cette déficience se décèle après deux ans ou trois ans avec le retard dans la marche et la
parole ou encore au début de l’école primaire où il est distrait sans initiative. Il a une vie
adulte assez autonome, peut exercer et apprendre un métier exigent beaucoup de
répétitions et d’automatismes.
LES TERNES OU ENFANTS INTELLIGENTS LENTS : Peuvent étudier jusqu’à un certain niveau
mais à un rythme lent. Ils connaissent des retards dans des acquisitions. Mais peuvent lire,
P a g e | 156
écrire et calculer. Ils sont incapables d’abstraction. Les classes spécialisées leurs sont
indiquées car dans les classes normales, ils vont d’échec en échec.
Tout ce qui a été recommandé sur l’hérédité, la maturation, le milieu, le langage, etc., peut être
résumé comme suit :
L’organisation matérielle, culturelle et ludique doit être très stimulante en vue d’un
meilleur épanouissement de l’enfant.
Le respect de périodes sensibles est vivement recommandé pour que toute éducation et
tout apprentissage aient lieu et donnent de bons résultats.
Les exercices et le pouvoir d’imitation (modèle) sont des moyens par excellence dans
l’acquisition du langage.
L’usage d’un matériel didactique adéquat est conseillé. Mais l’enseignement intuitif doit
aboutir à l’acquisition d’un matériel abstrait.
L’enseignant utilisera le procédé interrogatif et actif comme le recommande J. Piaget.
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La raison est une fonction immatérielle par laquelle nous pouvons saisir la signification des choses. C’est-
à-dire, voir les relations ou les rapports entre les choses.
Les psychologues de l’intelligence ont ramené à trois les opérations ou fonctions essentielles de la
pensée :
La conception de l’idée ;
Le jugement (ou la résolution des problèmes) ;
Le raisonnement.
a) La conception de l’idée ou l’appréhension : C’est l’acte par lequel l’esprit conçoit une idée
(concept).
b) Le jugement : Juger c’est affirmer ou nier deux idées qui sont en rapport mais qui sont
exprimées dans une proposition.
c) Le raisonnement : Raisonner c’est enchaîner les idées pour aboutir à une conclusion.
1) Exemples :
2) Définition : L’idée est la simple représentation intellectuelle d’un objet. Elle a deux caractères :
Abstrait : elle n’inclut pas les qualités individuelles, sensorielles, propres à chaque objet.
Général : s’applique à toutes les choses d’une même espèce donnée.
Ex. : Un hôpital.
Produit de l’imagination.
Représentation concrète.
La perception est le produit de sens : l’objet est présent, la représentation fidèle de la chose
réelle. Elle traite de l’objet présent. Alors que l’image est le reflet (ombre) de l’objet et
l’idée en est le symbole.
L’image est la représentation d’un objet à son absence. L’image est subjective parce qu’elle
est influencée par l’affectivité (émotions, sentiments, passions, plaisir, déplaisir…), et elle
est orientée vers le concept.
L’idée est une représentation abstraite sans faire appel aux caractères extérieurs de l’objet.
Elle est vide de sens, elle n’est pas liée au sens et elle est propre à l’homme.
La perception est plus riche en détails que l’image.
Ex. : Un selon qui est sous nos yeux se dessine avec plus de détails qu’un autre imaginé.
Ex.1 : L’image présente des formes moins nettement délimitées et des couleurs moins saturées.
Bref, la perception est matérielle tandis que l’image est semi-matérielle et l’idée est immatérielle.
L’abstraction est un acte par lequel notre intelligence perçoit un élément (qualité ou
relations) en les considérant à part ou les idées représentées n’existent comme telles que
dans l’esprit.
La généralisation est un acte par lequel l’intelligence réfléchissant sur l’idée abstraite
l’étend à un nombre illimité d’être de même natures auxquelles elle la voit applicables.
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La compréhension d’une idée est l’ensemble de qualités que contiennent cette idée.
L’extension est le nombre de sujets auxquels l’idée peut s’appliquer. Les propriétés sont en rapport
inverse, c’est-à-dire que l’une augmente quand l’autre diminue.
La compréhension d’une idée c’est un ensemble des caractères que le concept comprend.
L’extension d’une idée : définir un concept en extension c’est rechercher l’ensemble des
individus auxquels s’étend le concept donné dans une même famille.
a) Les idées empiriques : Elles expriment avant tout une expérience et en dépendent étroitement.
Ici nos idées et nos perceptions dépendent beaucoup de nous.
b) Les idées rationnelles : idées proprement dites : représentation intellectuelle des choses d’après
leurs caractères strictement essentiels.
a) L’idée individuelle ou particulière : Est celle qui est prise selon une partie de son extension lors
qu’un mot est précédé des certains adverbes ou adjectifs. C’est lors qu’on indéfini, non cité.
Ex. :
b) L’idée générale ou concept universel : L’idée générale est celle prise selon toute son extension ;
qui concerne tout le monde, qui est généralisé.
Ex. : Les filles sont des menteuses : c’est lors qu’il y a le, les, tous, tout, chaque, aucun, nul.
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Les concepts universels singuliers : Les noms propres de personnes, des familles.
Les concepts universels collectifs : ensemble, la pluralité, une troupe, la foule, la famille,
équipe…
X.10. LE JUGEMENT
1) NOTION :
Juger : c’est affirmer ou nier le rapport entre deux choses. C’est apercevoir et exprimer un
rapport entre deux idées.
Le jugement est la faculté de saisir le rapport de convenance ou de disconvenance entre
deux idées ou deux choses.
C’est aussi l’opération par laquelle l’esprit affirme ou nie une chose d’une autre.
Le jugement c’est aussi le contenu de cette opération, c’est-à-dire l’affirmation sur la
négation que l’intelligence porte sur les idées.
Le jugement implique les comparaisons ou l’établissement des rapports.
2) IMPORTANCE DU JUGEMENT
Le jugement est la base de toute activité intellectuelle. Penser, c’est d’abord juger c’est-à-
dire chercher le rapport entre les objets ou les idées. Tous les discours et le raisonnement
ne sont que les reflets de nos jugements et dépendent de leur qualité et leur justesse.
Ainsi, tout homme vaut ce que ses jugements. La valeur de nos actes et de notre vie en
générale dépendent de la valeur de nos jugements. C’est pour cela qu’on dit d’une
personne qu’elle a du bon sens quand elle sait discerner le vrai du faux, le bien du mal,
quand il sait mettre des jugements sains.
Le jugement à priori ou rationnel : Dans lequel les rapports sont saisis en dehors de tout
recours à l’expérience.
Le jugement à postériori ou empirique : Dans lequel les rapports sont saisis qu’après
recours aux faits ou aux expériences.
P a g e | 161
Le jugement immédiat : Dans lequel le rapport entre sujet et attribut est saisi directement.
Le jugement médiat : qui est la conséquence des autres jugements, et dans lequel les
rapports ne sont saisis qu’à partir d’une comparaison avec les autres jugements.
Ex. : a = b, or b = c, donc a = c.
Le jugement implicite : qui se trouve inséré dans une proposition sans y être exprimé
clairement.
Ex. : Cet élève n’est jamais capable de résoudre une simple question en classe.
4) COMPOSANTES DU JUGEMENT
Un sujet ;
Un prédicat ;
Une affirmation ou une négation.
X.11. LE RAISONNEMENT
1) NOTION : La pensée n’est en somme qu’une succession des jugements, ou une comparaison
des jugements qui aboutit à la conclusion.
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Raisonner : C’est enchaîner des jugements en vue de conclure. C’est tirer un jugement
nouveau de la comparaison d’autres jugements. Raisonner c’est tirer une vérité qu’on
n’aperçoit pas immédiatement de l’examen d’autres vérités connues.
Le raisonnement : est la faculté d’enchaîner les jugements en vue de conclure. Le
raisonnement consiste à approuver la vérité d’une autre. En d’autres termes à inférer à
l’inconnu du connu.
On l’appelle aussi discours ou pensée discursive c’est – à – dire une pensée en mouvement qui fait
des détours, des efforts pour arriver à la vérité.
C’est donc grâce à lui que les connaissances sont reliées les unes aux autres et se développent. Il
est donc l’instrument fondamental des sciences.
Son but est de découvrir des lois générales à partir des faits particuliers.
Il procède :
Du particulier au général ;
Du concret à l’abstrait ;
Des faits aux lois ;
Des constatations aux conclusions ;
De l’exemple à la règle, à la formule ;
Des effets aux causes ;
Des conséquences aux principes.
Une fille a pillé son époux pendant la nuit, c’est une congolaise.
Un enfant a été trouvé en train de chiper du sucre dans un magasin, c’est un congolais.
Donc tous les congolais sont des voleurs. L’induction est la forme de raisonnement utilisé dans les
sciences rationnelles.
b) Le raisonnement déductif ou par diction : C’est celui qui fait sortir d’une vérité générale, une
vérité particulière. Il conclut :
Du général au particulier ;
De la règle (loi ou formule) aux exemples ;
Des causes aux effets ;
P a g e | 163
Il est formé de 3 propositions dont la 3ème est la conclusion logique et les 2 premières sont des
prémisses (Grand terme et moyen terme).
Ex. :
Il va :
Du particulier au particulier ;
Des faits aux faits ;
Des exemples aux exemples ;
C’est le raisonnement que nous appliquons le plus et qui conduit généralement à l’erreur.
C’est le seul type de raisonnement de l’enfant et du débile. L’enfant conclut d’un détail à
un autre détail, d’un exemple à un autre.
C’est aussi qu’à partir de la transduction que beaucoup de théories et des hypothèses
expérimentales ont été élaborées.
d) Le sophisme : est un raisonnement qui n’est logique qu’en apparence, et conçu avec l’intention
d’induire en erreur. Certains suivent toutes les règles de la logique, mais aux conclusions fausses
ou erronées. On les appelle les sophistes.
Ex.1 :
Ex.2 :
P a g e | 164
e) Le raisonnement par l’absurde : qui consiste à affirmer quelque chose à partir de sa négation
ou en niant son existence.
Ex. :
L’homme est libre par nature et qu’il ne doit de compte à personne. Par conséquent Dieu
n’existe pas.
Or, pour que l’homme existe, il faut qu’il ait été créé par quelqu’un d’éternel.
Donc, Dieu existe.
f) Le raisonnement affectif ou logique des sentiments : C’est le type de raisonnement dans lequel
la conclusion est posée de façon définitive sans augmentation mais uniquement sur des motifs
d’ordre sentimental.
Il conduit souvent à l’erreur car il y intervient les intérêts personnels, ses sentiments qui faussent
les jugements.
a) D’ordre morale :
L’amour-propre : qui nous fait juger avec légèreté et impertinence des choses sérieuses.
L’ignorance : qui nous fait prononcer des jugements sur des sujets où nous n’avons pas de
lumières.
L’intérêt et l’affectivité : qui ne nous pousse que vers ce que nous aimons.
La passion : qui nous fait considérer les personnes d’une façon exclusive.
La volonté : qui nous détourne librement de ce qui ne nous plaît pas.
L’habitude et la paresse : qui nous empêchent de voir les choses d’une façon que par
laquelle nous sommes habitués.
b) D’ordre logique :
4) REMEDE A L’ERREUR
P a g e | 165
La personnalité est un terme complexe et difficile à définir. Complexe parce qu’elle englobe tous les traits
ou aspects de l’homme. Difficile puisqu’elle prête à confusion avec d’autres termes : la personnalité,
l’individualité, le caractère et le tempérament.
La personnalité tire ses racines du mot latin « persona » qui signifie “ masque“ que mettait
l’acteur pendant le théâtre. On appelle personnalité l’ensemble structuré des aspects
morphologiques (physiques), cognitifs et affectifs de l’individu. Ainsi on peut parler volontiers de
personnalité physique, intellectuelle et morale.
La personne ou l’individu est un être humain doué de raison et de la liberté distincte de tout autre.
La personne ou l’individu est un tout, une unité psycho-organique. Tandis que l’individualité est
l’ensemble des caractéristiques essentielles plus ou moins stables qui forment l’identité et
distinguent l’individu des autres.
Bref : L’individualité est la marque propre à chacun. La personnalité est l’ensemble des manières
d’être d’individu qui le caractérise et le distingue des autres individus (Tout homme a sa propre
personnalité qu’il faut respecter).
1) Au sens large : Elle est entendue comme une totalité ou entité comprenant tous les aspects : le
tempérament, l’intelligence, les attitudes, l’affectivité ou caractère, etc.
N.B. : L’attitude est une disposition mentale, affective et active à l’égard d’un objet déterminé.
L’expression le plus accessible des attitudes est l’opinion.
En effet, une attitude peut être positive ou négative. Avoir par exemple une attitude favorable ou
défavorable à l’égard du cours d’anglais. Les attitudes sont mesurables à l’aide des échelles de
mesure où l’individu est appelé à réagir par approbation ou désapprobation.
Le caractère.
Rôle : Le tempérament distingue l’individu des autres et exerce une grande influence sur
son caractère ou sa personnalité.
b) L’APTITUDE : C’est une disposition intellectuelle, sensorielle ou motrice. C’est à ce titre que les
psychologues, spécialistes de l’intelligence, affirment que l’intelligence est une conséquence de
plusieurs aptitudes.
L’aptitude est une disposition innée qui permet de développer la capacité d’accomplir
convenablement tâches ou travaux.
c) LE CARACTERE : C’est la manière d’être, de penser, de sentir, de réagir face à une situation, et
devoir relativement constant d’un individu. Le caractère est le signe distinctif de chaque personne.
Il est l’état psychique général, en partie inné, et en partie acquis.
Ex. : C’est ainsi que les parents refuseront la main de leur fille à un garçon ivrogne, impoli,
parasite… en disant « il a un mauvais caractère ».
On peut mesurer la personnalité et le caractère à l’aide des tests projectifs (T.A.T., Rorschach) et
des questionnaires ou inventaires de la personnalité.
P a g e | 168
Eduquer l’enfant, c’est développer sa personnalité et le conduire petit à petit vers l’autonomie à
laquelle tout homme aspire.
Etymologiquement, le terme caractère tire ses racines du mot grec “kharassein“ qui renvoie à la “marque
distincte de la personne“. Sous le terme “caractère“, on désigne en langage courant la manière d’être, de
se comporter, de réagir propre à l’individu ou au groupe.
Le caractère signifie “empreinte“ : C’est la marque personnelle d’un être, son signe distinctif, ce
qui permet de définir son style, sa manière d’être…
Selon FELLER, le caractère est “l’ensemble des dispositions congénitales qui forment le
squelette mental“ de l’individu.
Le caractère est l’ensemble des traits permettant de distinguer un sujet d’un autre. Il se traduit
par une humeur, un comportement, des aptitudes biens personnelles.
Elle nous aide à décrire les différents caractères, d’analyser les éléments dont ils se
composent ; mais avec l’intention bien arrêtée de se rendre capable de révéler.
Elle est capable de révéler aux personnes intéressées l’origine et la nature de leurs
différents traits de caractère ; afin de leur donner le moyen d’accomplir les progrès
nécessaires.
Donc l’étude du caractère est très nécessaire pour le progrès de l’homme après nous avoir révélé
les traits de nos caractères.
a) FAITS A OBSERVER : Une personne se trouvant devant moi. Qui est cet homme ? Quelle
est sa réalité profonde ? Est-il vraiment ce qu’il paraît être ? Quels sont les gens qui
l’entourent ? Comment réagit-il dans tel milieu social ? Quel est son tempérament ? Est-il
équilibré, ordonné, refoulé, dominateur, impulsif, agressif ?
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Le tempérament résulte de :
Broncho-pulmonaire ;
Gastro-intestinal ;
Cérébro-spinal.
c) Type musculaire : Tronc également réparti entre thorax et abdomen ; étages égaux de la face.
Le système nerveux :
C’est dans cette région que logerait le patrimoine instinctif, impulsif et affectif de l’individu. Une
lésion au centre cérébral peut nous amener à un changement du tempérament.
P a g e | 171
Fonctionnement des glandes endocriniens : Une trop grande ou une trop faible sécrétion
de certaines harmonies peut provoquer les troubles mentaux.
Au point de vue du caractère les « plats » sont concentrés, les ronds sont des ouverts et des dilates.
2. Les habitudes : Facteurs les plus importants qui sont constitués des dispositions que l’individu
développe par exercice (aptitude).
3. Le milieu, l’éducation et la profession : ensemble d’influences reçues des autres, de son propre
effort et de son expérience.
Ex. : On peut reconnaître un Luba par sa façon d’être et un Kasaïen par sa manière.
Selon VOLTAIRE « si l’on pouvait changer le caractère, on s’en donnerait un, on serait
maître de la nature ».
Le sens commun semble en douter s’il faut en croire le proverbe : « Changer le naturel, il
revient au galop ».
P a g e | 172
Notons d’abord que l’être humain à tout moment, réagit comme un tout solidement unifié
et non comme une somme d’éléments juxtaposés et plus ou moins bien accordés (si la distraction
n’intervient pas).
Quant à l’identité, retenons que chaque individu a sa physionomie morale propre qu’il
garde au cours de son existence, mais il s’agit là d’une unité approximative. Elle n’exclut pas
certaines transformations, variables en profondeur d’après les individus.
Le caractère est modifiable grâce à la volonté. Il l’est aussi parce que les éléments qui le
constituent peuvent être modifiés.
TAVISTES souvent que le caractère est en grande partie innée et se modifie.
L’idée d’établir une classification des caractères est très ancienne et remonte au Savant médecin
de l’antiquité HIPPOCRETE (460-375 av. J-C).
De tout temps, on a essayé de classer les hommes, selon des types d’après des éléments soit
somatiques (corps), soit psychologiques (esprit), soit psychosomatiques (corps et esprit).
1). DEFINITION : La typologie de caractère est la classification des individus à un certain nombre
de types de caractères physiques et mentaux. Elle tient compte d’un certain nombre de traits
physiques, physiologiques, affectifs, cognitifs, culturels…
Depuis l » antiquité, les médecins grecs GALIEN et HIPPOCRATE ont distingué selon la
prédominance de l’humeur 4 types de tempéraments qui correspondent aux 4 humeurs :
1°) LE SANGUIN (Sang) : Prédominance du sang pur (rouge), l’individu est caractérisé par les
éléments somatiques (corpulence) et par une activité excessive.
Excès de table, de boisson, de travail. Le genre d’homme est exposé à des infections, à la mort
subite vers la cinquantaine d’âges.
Il est « bon vivant », très sociable mais versatile (qui change suivant l’humeur du moment ou
homme sans position fixe). Il est doté d’un sens pratique mais violent. Bavard, agité, aime la vie,
la société, le mouvement. Il est du type respiratoire à prédominance cardio-thoracique.
2°) LE MELANCOLIQUE OU NERVEUX (Atrabile ou bile noire) : Prédominance du sang noir. Atrabile
ou bile noire veut dire « être de mauvaise humeur ».
C’est un type réfléchi et concentré mais très sensible, triste et renfermé. Il est insociable, il est
nerveux et émotif pessimiste, orgueilleux et replié sur soi. Son corps est maigre. Il vit souvent
jusqu’à l’âge avancé.
3°) LE COLERIQUE OU BILIEUX (Bile) : C’est le type musculo-moteur à prédominance du sang jaune-
verdâtre. La bile est un liquide jaune – verdâtre sécrété par le foie. Cette humeur reste liée aux
manifestations de colère. L’individu est très actif, dynamique, plein d’énergie, doué de volonté,
intelligent mais ambitieux, exigeant, opiniâtre et agressif, irritable et vindicatif (vengeance),
téméraire. Il se caractérise par une grande puissance de travail.
Son corps est grand et maigre : son teint jaunâtre, il est colérique et « dur au mal », il reste stoïque
et souffre sans se plaindre. Il parvient à un âge plus avancé que le sanguin.
C’est un type lourd à cause de l’abondance des graisses dont le caractère est calme, persévérant.
Il contrôle facilement ses émotions ; mais lent, calme, pondéré, centré sur le besoin végétatif,
apathique (amorphe, insensible et indifférent).
C’est un type lent, grave et irrésolu. Il semble stable et calme. Il est gras, il supporte très mal la
douleur, au moindre cas, il se croit à deux doigts de la tombe. Généralement, le lymphatique est
prédisposé à une mort prématurée.
Bref, il est très lent, méfiant, sang blanc, irrésolu, froid, concentré et maître de soi, tranquille.
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b) LA TYPOLOGIE DE KRETSHEMER
Ernest KRETSHEMER, médecin psychiatre allemand a établi une typologie à partir de la relation
entre le somatique (physique) et le psychisme (esprit) à partir de l’étude des malades mentaux.
Il est schizothyme : il a la maîtrise de soi, des réactions lentes, il n’aime pas le changement (il est
prédisposé à l’épilepsie). Manque de réalisme, il est taciturne (retiré du monde), il est prédisposé
à la schizophrénie. C’est-à-dire perte de contact avec le monde extérieur, la misanthropie (qui ne
s’intéresse pas aux autres).
2°) LE PYCNIQUE : court ou trapu, gros, au visage mou correspondant au cyclothyme. Il est plus en
largeur qu’en hauteur. Sa taille est moyenne. Le crâne, le thorax et l’abdomen sont développés en
largeur. Apparence lourde, visage plein ; mais ossature fragile. La forme générale du corps se
présente comme un tonneau, sympathique et dodu.
Il est cyclothyme : Un individu à humeur versatile ; il est tour à tour débordant d’enthousiasme et
faiblement excité par les situations nouvelles. Chez lui, les traits comme la camaraderie, le sens
social et la projection sur autrui sont fréquents.
P a g e | 175
Bref, il est humoriste, tranquille, joyeux, sociable et aimable, adaptation facile, sens de la réalité
concrète. Il est prédisposé à la psychose maniaco-dépressive (caractérisée par l’altération de la
conscience de soi, d’autrui et le sens de la réalité, de l’aliénation).
N.B. : Les termes schizoïde et cycloïde qualifient le caractère de l’individu légèrement déviant,
schizothyme et cyclothyme renvoyant au caractère normal qui s’y apparentent.
3°) L’ATHLETIQUE OU VISQUEUX : Fort et costaud, musclé, type intermédiaire mais aussi explosif.
La tête forte et haute avec un cou dégagé, le bassin et les jambes forts. Une taille souvent au-
dessus de la moyenne. Il est prédisposé à l’épilepsie : caractère soudain et imprévu de malaise.
Le thorax est bien musclé et large. La forme du visage est un ovale allongé. Il est schizothyme, type
intermédiaire, de caractère tranquille, mais qui peut parfois exploser.
1°) LES CYCLOTHYMES : Natures peu compliquées, tout en surface et d’humeur changeante. C’est
le pycnique, gai et bon vivant. Tourné vers le monde extérieur. Ouvert et très sociable. Naturel et
spontané. Heureux de vivre, réaliste, humoriste. Chaleur amicale, « cœur sur la main ». Eclats de
colère, sans rancune. Aime la nourriture, la boisson et les jolies femmes. Optimisme étonnant.
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Peut abattre un travail considérable. Activité concrète. Souvent modeste. Peu de tendances aux
refoulement.
2°) LES SCHIZOTHYMES : Tourné vers son monde intérieur. Renfermé et peu sociable. Freine ses
sentiments. Se pose des questions, idéaliste, sarcastique, ricaneur. Tendance à la froideur, à la
rancune et à la vengeance. Apprécie peu les joies extérieures de la vie. A souvent peur des femmes.
Pessimisme, activité abstraite. Fréquemment orgueilleux. Tendances aux refoulements et aux
complexes. Natures plus compliquées et plus problématiques, aux dispositions.
Les pycniques sont généralement cyclothymes, tandis que les leptosomes et les athlétiques sont
plutôt schizothymes.
3) LA TYPOLOGIE PSYCHANALYTIQUE
a) LA CLASSIFICATION DE JUNG
Carl Gustav JUNG, psychiatre et psychologue Suisse, distingue deux grands types d’hommes :
1°) LE TYPE INTROVERTI : Caractère tourné vers le dedans, ferme, peu expansif et vivant d’idée et
de principes, opportunistes. Vivants pour eux-mêmes, étrangers au monde extérieur.
2°) LE TYPE EXTRAVERTI : Caractère tourné vers le dehors, ouvert, joyeux, sympathique,
opportuniste et sociable mais irréfléchi et stupéfait. Il est tourné vers les autres.
Jung a utilisé la méthode d’intuition clinique compréhensive. Sa typologie est basée sur la
psychologie de la personnalité. Sa typologie est ainsi fondée essentiellement sur les attitudes et
les psychiques du sujet. Elle est caractérisée dans tous les deux cas par l’action compensatrice de
de l’inconscient par rapport au conscient.
b) LA CLASSIFICATION DE RIBOT
Théodule RIBOT, philosophe et psychologue expérimental français. Sa typologie est basée sur la
sensibilité et l’activité.
2°) LES ACTIFS : entreprenants et audacieux, mais souvent irréfléchis, sots et inconscients,
téméraires (hardis jusqu’à l’imprudence). La témérité est une hardiesse imprudente et
présomptueuse (orgueil).
Il distingue :
Les sensibles-actifs ;
Les apathiques-actifs ;
Les apathiques-sensibles ;
Les tempérés.
Il prétend que l’intelligence n’est pas un élément fondamental du caractère (c’est ce qui lui est
reproché).
c) LA TYPOLOGIE DE SHELDON
SHELDON, psychologue américain, qui aux années 1927 a fait ses études de la structure somato-
psychique de la personnalité à partir des individus normaux. Il a essayé par après les appliquer à
des cas psychiatriques des malades mentaux. Il arrive lui aussi à trois types physiques et trois
composantes tempéramentales :
Bref, il est caractérisé par la cérébrotonie, sociable et facile à vivre (gros, ventru).
Ses qualités vont de pair avec une grande sociabilité, jovialité, tolérance, amabilité qui
caractérisent aussi psychologiquement le type pycnique de Kretschmer et le type extraverti de
Jung.
Bref, la digestion et le bien-être sont les buts principaux de la vie. La gaieté, la gourmandise, le
désir d’affection et l’amour du prochain dominent.
Bref, la somatonie montre une prédominance de l’activité musculaire. L’action puissante est le but
de l’existence.
Les psychologues Hollandais HEYMANS et WIERSMA par la méthode d’enquête, ont élaboré une
classification qui semble être la plus scientifique. Elle a été obtenue à partir des résultats des
enquêtes auprès des individus compétents qui connaissent bien la nature de l’homme : médecins,
avocats, professeurs. Ils ont conclu à dire que le caractère peut s’exprimer par une certaine
proportion de 3 facteurs :
L’activité : est la tendance assidue à agir ou à accomplir les tâches. C’est la facilité à agir et
à accomplir ce qu’on a envie de faire (courage).
L’émotivité : est l’aptitude à réagir de façon vive devant un événement inattendu. C’est
l’aptitude à réagir aux événements d’une manière affective et émotionnelle.
Le retentissement des impressions sur l’individu ou le degré de retentissement (ou
encore la retentivité) : C’est le souvenir plus ou moins prolongé d’un événement dans le
psychisme. C’est le degré de répercussion d’un événement dans le champ de la conscience.
1°) La primarité ou le primaire : L’individu qui vit les effets du présent et oublie le passé. Il ne sait
pas se maîtriser, mais réagit directement. L’individu chez qui les représentations n’ont de
retentissement que tant qu’elles se trouvent dans la conscience claire.
Bref, en combinant ces 3 facteurs selon leur degré de présence ou d’absence, le psychologue
français LE SENNE obtient 8 caractères différents :
P a g e | 180
2. LE PASSIONNE (EAS) : Très actif, doté des capacités à triompher tous les obstacles. Il a de
nobles ambitions et le sens de responsabilité. Il est intransigeant. Pour lui rien n’est impossible.
Homme des principes et des règles, soucieux de réussite sociale. Il a la volonté ferme, quand on
veut le contrarier il devient même agressif mais affectueux lors qu’on lui obéit. Il est fidèle au
passé. Orgueilleux.
Puissance de travail : ténacité, persévérance dans la poursuite d’un but, maître de soi,
vaincre les obstacles, équilibre. Grande discipline et ponctualité.
Serviabilité, bonté, sincérité. Les passions se divisent en deux grands types : passionnés
réfléchis et passionnés accentués. Nombreux sont des passionnés réfléchis, la réflexion
tempérant leur passion. Les passionnés accentués sont plus impulsifs, plus impatients,
intolérant, fermé sur leurs idées ou leurs doctrines.
Valeur dominante : l’œuvre à accomplir.
Danger : Passion pour une mauvaise cause.
Il est esclave du présent, tendance à la violence et à la susceptibilité mais réconciliation facile. Ses
émotions ne durent pas. Il recherche des amitiés intenses et nouvelles. Il fuit la famille et recherche
des amitiés extérieures, diverses et collectives. Disposé à mentir, méfiant. Il s’adapte mal à un
travail monotone. Il a une intelligence imaginative et peu méthodique. Activité impulsive,
intermittente, inconstante. Il extériorise beaucoup par des cris, des rires retenus, des gestes
nombreux.
Parfois misanthrope ;
Fuit le bruit, l’agitation ;
Lucide, très idéaliste ;
Rumine le passé, les événements…
Individualiste, replié sur lui-même.
Il ne dissipe pas ses impressions, ses joues et ses chagrins dans le premier moment comme le
nerveux, il les prolonge longuement, le remémore, les ressasse presque sans fin. Il est profond,
rêveur, constant ; il aime la solitude et se contente d’un ou deux camarades.
Il est assez travailleur, mais prend difficilement des décisions. Il ressent profondément ce qu’il vit
et ce qu’on lui dit. Ses variations d’humeur sont assez lentes mais profondes. Il n’est pas esclave
des événements ; il essaie de les juger. Il vit rarement le présent. C’est un homme qui se souvient
et qui pense à l’avenir. Fidèle aux habitudes, il déteste le changement. On doit donc se comporter
vis-à-vis de lui avec prudence, le brusquer serait le meilleur moyen de le fermer davantage. Il devra
être pris avec douceur, compréhension et justice.
Il recherche la compagnie des femmes car sa sexualité est exigeante. Mais il ne va pas plus loin
que son plaisir. Il est opportuniste. Il est sceptique et tolérant ; goût de théories, de la portée
philosophique, des sciences et des mathématiques. Il est excellent gestionnaire mais ne tient pas
toujours sa promesse. Adaptation immédiate, spontanée ou présent.
6. LE FLEGMATIQUE (nEAS) : Patient, réfléchi, capable d’un travail soutenu. Il est indépendant,
fidèle mais peu créatif. Il est froid.
Peu bavard, il limite la conversation à l’essentiel ; ment rarement, ordonné dans son travail, il
l’accomplit avec calme et régularité, propre, capable d’effort, lent, mais sûr.
Il faut le prendre par les idées et les arguments, le tirer de la solitude. Esprit d’organisation, calme
et pondéré.
Il fait ce qui lui est vraiment imposé et rien de plus. Il remet au lendemain ce qu’il peut faire
aujourd’hui. Manque de ponctualité partout.
Ex. : LA FONTAINE.
8. L’APATHIQUE (nEnAS) : Un apathique présente un corps long étroit, sans muscles, une peau
fine et pâle, des cheveux peu abondants, un visage ovoïde, une étroite, les yeux à fleur de tête,
un regard doux et vague.
A l’école, il apprend sans comprendre et retient sans réfléchir, s’astreignant à une sérieuse
économie du peu d’énergie dont il dispose. C’est le moins compatissant et le moins serviable
des caractères.
Il est rancunier, prudent, conservateur, peu curieux, paresseux, parfois intelligent mais sans
initiative personnelle. En clair, c’est un homme taciturne, mou. Il est routinier.
e) LA TYPOLOGIE DE SPRANGER
f) LA TYPOLOGIE DE FREUD
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Sigmund FREUD, médecin et psychiatre Autrichien est le fondateur de la psychanalyse. Celle-ci est
née de la pratique médicale. Après de nombreux traitements des malades mentaux, il établit un
lien direct entre l’acte psychique et l’inconscient.
1°) LE CONSCIENT : Représente, selon FREUD tout ce qui est actuel dans l’individu. La conscience
est une part d’énergie libre à la disposition du préconscient. Son rôle est d’assurer les ajustements
plus discriminatifs. Le passage de l’inconscient vers le préconscient ou du préconscient vers le
conscient est contrôlé par une censure (arbitre).
LE PRECONSCIENT : Selon FREUD, représente tout ce qui est siège de processus intellectuel
de l’individu. Le préconscient est le siège des opérations mentales connues qui facilitent
l’apprentissage et les acquisitions.
L’inhibition de la pulsion ;
L’ajustement de la décharge ;
L’ajustement à la réalité.
2°) L’INCONSCIENT : Selon FREUD, représente tout ce qui n’est pas actuel dans l’individu ou oubli
total ou complet.
L’inconscient est le siège des pulsions innées, des désirs et souvenirs refoulés. L’inconscient est
régi par le principe de plaisirs.
L’inconscient est l’ensemble des processus qui agissent sur la conduite mais échappent à la
conscience.
Mais, d’après FREUD, la personnalité comporte trois instances (2ème théorie utopiste) :
1°) LE ÇA OU LE SUBCONSCIENT : C’est un terme créé par FREUD en 1923, est l’ensemble des
instincts, pulsions (actes refoulés et actes manqués).
Ex.1 : Un chef qui, dans son inconscient, ne voulait pas que la réunion se tienne. Prenant
solennellement la parole, il dit : « Je déclare clos… », plutôt que je déclare ouvert…
Le ça représente selon FREUD, tout ce qui peut devenir actuel dans l’individu. Le ça ou le
subconscient est ce qui régit la conscience.
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2°) LE MOI (EGO) : Est le siège de la raison, des connaissances conscientes. Il est basé sur le principe
de la réalité. Il joue le rôle de la censure ou de la barrière entre les besoins et l’action. Il contrôle
l’accès de l’instinct à la conduite.
Selon FREUD, le moi représente tout ce qui est actuel dans l’individu.
3°) LE SURMOI : Est l’ensemble des interdictions morales ou sociales (lois, normes). Il constitue le
modèle ou l’idéal et il oblige le moi à lutter contre les mauvais instincts.
Le surmoi, d’après FREUD, représente tout ce qui est interdictions sociale pour l’individu.
N.B. :
Inconscient ÇA (subconscient)
Ainsi à partir de ces trois instances de la personnalité, FREUD distingue trois types d’hommes
psycho-sexuels principaux :
1°) LE TYPE OBSESSIONNEL (PEUR) : Chez qui domine le surmoi, la crainte d’agir, d’ennui à
l’obsession.
2°) LE TYPE NARCISSIQUE : Chez qui domine le souci constant de son Moi, de sa propre
personnalité, imposant, commande les autres. Le narcissisme est une pathologie de l’imagination
où l’individu se croit être plus seul au monde.
3°) LE TYPE HEROTIQUE (PLAISIR) : Chez qui domine la fonction du Ça, les besoins instinctifs
élémentaires. Ses aspirations essentielles sont : aimer, être aimé. Cette typologie est basée sur les
étapes de la sexualité infantile.
g) LA TYPOLOGIE DE VIOLA
Giacinto VIOLA, médecin et physiologiste humaniste Italien (1870-1943) a établi une classification
très importante, car elle est basée sur des procédés statistiques et sur de très nombreuses
mensurations.
1°) LE SYSTEME DE LA VIE VEGETATIVE (ensemble des viscères) et représentée par le tronc.
N.B. : Si les systèmes a et b sont également développés, l’homme est harmonieusement normal.
Si a domine, on a affaire au type bréviligne, développé en largeur. Si b domine, on a affaire au type
longiligne, développé en hauteur.
2°) LE TYPE LONGILIGNE : Développé en hauteur, thorax allongé ; membres longs, taille élevée,
cou mince et assez long, très rapide à la course, intelligence vive, tendance au repli de soi, à la
solitude et à rêverie, le côté intellectuel l’emporte souvent.
h) LA TYPOLOGIE DE PAVLOV
Ivan Petrovich PAVLOV, physiologiste et psychologue Russe, père du réflexe conditionnel distingue
4 types d’hommes :
4°) L’INERTE : Il est peu capable d’acquérir des habitudes. Il correspond au flegmatique.
1°) LE TYPE DILATE : Visage large bien en chair, rond ou carré, se dépense sans compté, infatigable,
moins contrôlant, gourmand, combatif, coléreux, son affectivité déborde, il se marie jeune, adapté
au monde extérieur, réaliste, réussit ses projets.
2°) LE TYPE RETRACTE : Visage allongé, fermé, osseux, les organes de sens sont petits, les yeux
enfoncés dans les orbites, pas de vitalité, il est secret, son intelligence est plus profonde, manque
de souplesse d’adaptation, replie sur lui-même.
j) LA TYPOLOGIE DE MALAPPERT
Il tient compte de trois facultés de l’âme (sensibilité, intelligence et motricité) et donne six groupes
principaux :
1°) LES APATHIQUES : insensible et dynamique. On distingue les apathiques purs, actifs et
intelligents.
2°) LES AFFECTIFS : Sensible à l’excès. On distingue les affectifs sensibles et passionnés.
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3°) LES ACTIFS : parmi lesquels il y a les actifs médiocres, agités et les grands actifs (intelligents).
Alfred BINET, psychologue expérimental et père du test mental d’intelligence appelé « Echelle
métrique de Binet-Simon » créé en 1905 ; distingue quelques temps avant YUNG les deux types
d’hommes :
l) LA TYPOLOGIE DE KUNKEL
1°) LE SUBJECTIVISME : qui considère tout en fonction du « moi ». Le type pur serait le psychotique
qui ne pense qu’à lui-même jusqu’à négliger le monde extérieur (les autres).
2°) L’OBJECTIVISME : qui considère tout en fonction du « soi » de façon réalisée ou réaliste. Le
type pur serait le saint qui ne pense pas qu’à soi.
Ces deux types présentent ces attitudes presque à l’état pur : Le saint, qui ne pense pas à soi et le
fou (ou le psychotique) qui ne pense qu’à lui-même.
1°) LE TYPE MUSCULAIRE : membres et muscles développés, thorax marqué, visage rectangulaire
ou carré, sourcils bas et rectilignes, corps vêtu (poils).
2°) LE TYPE RESPIRATOIRE : le tronc petit en forme de trapèze, la cage thoracique développée en
largeur et en hauteur, visage en forme de losange, nez long et large.
3°) LE TYPE DIGESTIF : le bas du visage est plus développé que le haut, la cage thoracique courte
et large, cou court et gras, peu de pommettes.
4°) LE TYPE CEREBRAL : visage triangulaire, crâne développé, le front courbé, yeux vifs et larges,
petite bouche et mince.
Eduquer l’enfant, c’est développer son caractère et le conduire petit à petit vers l’autonomie à
laquelle tout homme aspire.
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Laissons à l’enfant et à l’adolescent une liberté et un droit d’initiative d’autant plus larges
qu’ils se rapprochent davantage de l’état adulte. L’autonomie doit se conquérir
progressivement.
Les parents doivent assurer l’éducation de base pour prévenir certaines déviations
comportementales chez leurs enfants.
Toutes les conséquences pédagogiques sur les chapitres précédents entrent en ligne de
compte aussi pour la formation de la personnalité toute entière.
Le maître fera un effort de connaître ses élèves afin de s’adapter à chacun et de mieux les
orienter.
Attitudes éducatives : créons une atmosphère quasi familiale, être modèle, créons la
confiance, donnons parfois une causerie sur le caractère, donnons régulièrement les cours
de civisme, morale, religion, créons de bonnes et fortes habitudes, exigeons des efforts
personnels, gardons son calme, employons les méthodes actives et organisons le dialogue.
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BIBLIOGRAPHIE
1. TAMISIER, J.C., Grand dictionnaire de la psychologie, Montréal, Bordas, 1999
5. MBUYAMBA KAZADI A., Manuel scolaire de psychologie 3, IVe Trimestre, L’shi. 2008
7. Pierre DACO, Les prodigieuses Victoires de la Psychologie moderne, Marabout (Belgique), éd.
Gerard & C° Vervien, 1960 et1973
V.1. NOTIONS : Les réflexes sont des mouvements ou des réactions simples, automatiques d’un organe
ou d’une partie du corps face à un excitant. Les réflexes sont ordinairement automatiques, non
volontaires. ............................................................................................................................................... 46
V.2. ROLE OU IMPORTANCE DES REFLEXES .............................................................................................. 46
V.3. CARACTERISTIQUES DES REFLEXES .................................................................................................... 46
V.4. LES LOIS DES REFLEXES ...................................................................................................................... 46
V.5. CLASSIFICATION DES REFLEXES.......................................................................................................... 47
V.6. DIFFERENCE ENTRE UN ARC REFLEXE, UN MOUVEMENT REFLEXE ET UN ACTE REFLEXE ................ 49
V.7. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES ..................................................................................................... 50
CHAPITRE VIème L’ACTIVITE INSTINCTIVE OU LES INSTINCTS......................................................................... 51
VI.1. NOTIONS : L’instinct est une disposition innée qui pousse un animal (même doué de raison) à agir
dans un sens donné et d’une manière propre, suivant sa nature et sa structure physiologique. ........... 51
VI.2. IMPORTANCE DES INSTINCTS ........................................................................................................... 51
VI.3. INCONVENIENTS DES INSTINCTS ...................................................................................................... 51
VI.4. CARACTERISTIQUES DES INSTINCTS : ............................................................................................... 51
VI.5. LES FACTEURS DES INSTINCTS .......................................................................................................... 52
VI.6. LES LOIS DES INSTINCTS .................................................................................................................... 52
[Link] SORTES DES INSTINCTS................................................................................................................ 53
VI.8. LA VIE INSTINCTIVE CHEZ L’HOMME ................................................................................................ 53
VI.9. LES INSTINCTS CHEZ L’ENFANT ......................................................................................................... 54
VI.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES INSTINCTS ............................................................................ 54
DEUXIEME PARTIE : LA PSYCHOLOGIE GENERALE POUR LA 4ème ANNEE DE L’HUMANITE PEDAGOGIE
GENERALE (2ème HPG) ................................................................................................................................... 56
PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE GENERALE DEUXIEME DES HUMANITES PEDAGOGIQUES ................... 56
CHAPITRE Ier LES TENDANCES ........................................................................................................................ 57
I.1. NOTIONS : La tendance est une poussée interne, une impulsion ou un élan de l’être vivant vers un
objet extérieur à lui-même. ...................................................................................................................... 57
I.2. BASE OU CONDITIONS DE CHAQUE TENDANCE ................................................................................. 57
I.3. IMPORTANCE DES TENDANCES........................................................................................................... 57
I.4. SORTES DE TENDANCES ...................................................................................................................... 57
I.5. MOYENS DE CONNAITRE NOS TENDANCES ........................................................................................ 58
I.6. FORMES DE TENDANCES CHEZ L’HOMME .......................................................................................... 58
I.7. COMMENT PEUT-ON EMPECHER LE DEVELOPPEMENT NUISIBLE DE CERTAINES TENDANCES ? ...... 59
I.8. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES TENDANCES .............................................................................. 60
CHAPITRE 2ème L’HABITUDE OU ACTIVITE AUTOMATIQUE ........................................................................... 61
II.1. NOTION : L’habitude est une facilité acquise par la répétition à reproduire des actes. ................... 61
II.2. IMPORTANCE DES HABITUDES :......................................................................................................... 61
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AM = QI x AC ....................................................................................................................................... 145
AM = ? ................................................................................................................................................. 146
R) = 7 ans et 5 mois ............................................................................................................................. 147
R) = 7 ans et 9 mois ............................................................................................................................. 149
R) = 8 ans ............................................................................................................................................. 149
R) = 55, 5 ............................................................................................................................................. 151
R) = 93 ................................................................................................................................................. 151
IX.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’INTELLIGENCE ...................................................................... 156
CHAPITRE Xème LA PENSEE OU LA RAISON (INTELLIGENCE CONCEPTUELLE) .............................................. 157
X.1. NOTION : .......................................................................................................................................... 157
X.2. FONCTIONS ESSENTIELLES DE LA PENSEE ........................................................................................ 157
X.3. LA CONCEPTION DE L’IDEE ............................................................................................................... 157
X.4. CARACTERES DE L’IDEE .................................................................................................................... 157
X.5. CARACTERES DE L’IMAGE ................................................................................................................ 158
X.6. DISTINCTION ENTRE IMAGE, IDEE ET PERCEPTION ......................................................................... 158
X.7. FORMATION DE L’IDEE ..................................................................................................................... 158
X.8. PROPRIETES DE L’IDEE ..................................................................................................................... 159
X.9. CLASSIFICATION DES IDEES .............................................................................................................. 159
X.10. LE JUGEMENT ................................................................................................................................. 160
X.11. LE RAISONNEMENT ........................................................................................................................ 161
X.12. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA PENSEE OU DE LA RAISON ............................................... 165
CINQUIEME PARTIE : LE SUJET PSYCHOLOGIQUE ....................................................................................... 166
CHAPITRE XIème LA PERSONNALITE ............................................................................................................. 166
XI.1. NOTION : ......................................................................................................................................... 166
XI.2. COMPOSANTES DE LA PERSONNALITE ........................................................................................... 166
XI.3. PATHOLOGIE DE LA PERSONNALITE ............................................................................................... 167
XI.4. FACTEURS DE LA PERSONNALITE .................................................................................................... 167
XI.5 MESURE DE LA PERSONNALITE ........................................................................................................ 167
XI.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA PERSONNALITE .................................................................. 168
CHAPITRE XIIème LE CARACTERE .................................................................................................................. 169
XII.1. NOTION : ........................................................................................................................................ 169
XII.2. IMPORTANCE OU ROLE DE L’ETUDE DU CARACTERE .................................................................... 169
XII.3. ELEMENTS DU CARACTERE ............................................................................................................ 170
XII.4. FACTEURS D’EVOLUTION DU CARACTERE ..................................................................................... 171
XII.5. TYPOLOGIES OU CLASSIFICATIONS DES CARACTERES ................................................................... 172
XII.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DU CARACTERE........................................................................... 187
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