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Cours de Psychologie Générale pour Humanités

Le cours de psychologie générale pour les élèves des Humanités Pédagogiques couvre divers aspects de la psychologie, y compris ses définitions, méthodes et domaines d'application. Il aborde également la psychophysiologie, les comportements humains, ainsi que l'importance de l'école et de la classe dans le processus éducatif. L'objectif principal est de fournir aux élèves une compréhension approfondie des concepts psychologiques et de leur application dans le contexte éducatif.
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Cours de Psychologie Générale pour Humanités

Le cours de psychologie générale pour les élèves des Humanités Pédagogiques couvre divers aspects de la psychologie, y compris ses définitions, méthodes et domaines d'application. Il aborde également la psychophysiologie, les comportements humains, ainsi que l'importance de l'école et de la classe dans le processus éducatif. L'objectif principal est de fournir aux élèves une compréhension approfondie des concepts psychologiques et de leur application dans le contexte éducatif.
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COURS DE

PSYCHOLOGIE
GENERALE
Destiné aux élèves de la 1ère, 2ème et 3ème des Humanités Pédagogiques
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PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE PREMIERE DES HUMANITES


PEDAGOGIQUES
0. ITRODUCTION DU COURS
0.1. OBERVATION PSYCHOPEDAGOGIQUE
Objectif
a. La classe
b. L’école
c. L’enseignant
d. L’apprenant
e. Les relations Maître – Elève

0.2 OBJECTIF DU COURS

CHAPITRE I PSYCHOLOGIE

Objectif
I.1. Généralités

I.2. Définition des concepts psychologiques

I.3. Les méthodes utilisées en psychologie

I.4. Relations de la psychologie avec les autres sciences

I.5. Histoire de la psychologie

I.6. Domaines de la psychologie

I.7. Sortes de psychologie

CHAPITRE II PSYTCHOPHYSIOLOGIE OU LA NEUROPSYCHOLOGIE

Objectif
II. 1. Généralités

II.2. Différents appareils

II.3. Application pédagogique sur le système nerveux

CHAPITRE III LES ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DU COMPORTEMENT HUMAIN


III.1. La vie active

III.2. La vie affective

III. 3. La vie cognitive ou représentative


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III.4. La personnalité

III.5. Le caractère

CHAPITRE IV LA VIE ACTIVE

Objectif

IV.1. LES TROPISMES


a. Exemples
b. Notion
c. Classification (sortes) des tropismes

IV. 2. LES REFLEXES


a. Exemples
b. Notion
c. Caractéristiques des réflexes
d. Importance des réflexes
e. Sortes des réflexes
f. Différence entre arc réflexe et acte réflexe

IV.3. LES INSTINCTS


a. Faits à observer
b. Notion
c. Caractéristiques des instincts
d. Classification (sortes) des instincts
e. Facteurs des instincts
f. Lois des instincts
g. Instincts dans la vie de l’homme.
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0. INTRODUCTION GENERALE DU COURS


0.1. OBSERVATION PSYCHOPEDAGOGIQUE

Objectif
L’apprenant doit être capable de (d’) :

 Observer la classe, l’école, l’enseignant, l’apprenant ;


 Observer les relations entre Maître – Elèves ;
 Définir la classe, l’école, l’enseignant et l’apprenant.
0. La classe :
a) Notion : La classe se définit différemment :
- La classe est un endroit où est organisée les études maternelles, primaires et secondaires.
- La classe est un groupe d’élèves qui nait au début de la journée et se dissout à la fin de celle-
ci.
- La classe est un laboratoire régi par l’activité et l’action (William JAMAES).
- La classe est l’ensemble des élèves qui constituent une unité d’enseignement de même niveau
(Foulquié).
- La classe désigne les élèves, ceux qui sont habituellement enseignés ensemble (Mialaret).
- La classe est un endroit où les études primaires et secondaires se donnent.
- Bref, la classe est une entité composée des élèves de même niveau d’étude, placés sous tutelle
d’un enseignant pour recevoir une formation donnée.
b) Importance de la classe : C’est de réunir les élèves homogènes qui suivent les mêmes
enseignements d’un ou de plusieurs maîtres.
 Faire acquérir des connaissances systématiques et organisées aux élèves dans un climat sain.
 Une classe est, par définition, un atelier d’apprentissage. Elle permet à l’élève grâce à
l’échange d’expériences, de s’élever, de s’épanouir, bref de transformer plus tard en adulte
pour le bien-être dans une société.
 D’après Jean PIAGET, le fait que d’une classe, l’enfant vit les difficultés de la vie en commun,
cela développera son sens moral et social (son caractère et sa personnalité).
 La classe entant que groupe d’individus, a l’avantage de développer l’esprit d’équipe et l’esprit
communautaire.

N.B. : Les élèves homogènes sont des élèves qui ont de niveau semblable ou presque le même
niveau et même âge.

2. L’ECOLE :

a) Notion : Se définit différemment :

 Une école est une institution éducative où l’on dispense les connaissances systématiques pour
préparer les jeunes à la vie active et pratique.
 L’école est un établissement dans lequel l’on donne un enseignement collectif, programmé et
bien structuré voire formel.
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 L’école est un milieu artificiel dans lequel sont dispensées les connaissances organisées et
systématiques en vue de l’insertion des enfants dans la société.

b) Bref aperçu historique de l’école : L’école a été créée vers IVème siècle tout près de la cathédrale
par un évêque à Rome. Cette 1ère école était dénommée « école cathédrale ».

Dans nos sociétés africaines, avant la création de ces écoles du type moderne ou occidental, ce
sont des rites d’initiation, l’arbre à palabres qui tenaient lieu d’école.

c) Importance de l’école : Son importance est :

 D’éduquer et instruire les élèves.

 De donner un enseignement à un grand nombre d’enfants à la fois dans un temps bien limité
avec un minimum d’enseignants.

 Dans une société moderne, l’école est une voie obligée pour acquérir une formation de base
permettant de mieux s’adapter à la vie sociale.

Sur le plan sociologique, l’école joue trois rôles majeurs, à savoir :

 Développer des aptitudes ou des compétences capables d’exercer des tâches déterminées
dans les divers domaines de la vie.

 Contribuer à la transformation des mentalités.

 Assurer une meilleure intégration sociale.

Ainsi, ce triple rôle, une fois rempli, l’école devient un instrument au service de la société.

……………………………………………. FIN DE LA PARTIE…………………………………………………………


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CHAPITRE Ier LA PSYCHOLOGIE


I.1. GENERALITES

a. ORIGINE DU TERME PSYCHOLOGIE : Le mot psychologie provient de la composition de deux termes


grecs : « Psukhé ou psukhê » qui signifie « âme ou esprit » et « logos » qui veut dire « science, discours,
traité, étude ». Le terme psychologie a été créé par l’humaniste, philosophe et réformateur protestant
Allemand Philippe MELANCHTON (16/02/1497-19/04/1560) au 19e siècle. Mais il avait disparu et
réapparu au 18e siècle. Le concept “psychologie“ a été retrouvé comme l’entête d’un ouvrage
philosophique de l’allemand GOCLENUS vers la fin du 16ème siècle.

Le concept « psychologie » fut rependu au 18ème siècle par WOLFF, philosophe, juriste et
mathématicien allemand (24/01/1679-09/04/1754) dont ses deux traités philosophiques
publiés en latin sont : « Psychologia empirica » (1732) et « Psychologia rationalis » (1734).

Etymologiquement, la psychologie serait donc la science de l’âme soit de l’esprit.

 Les raisons qui ont poussé les psychologues à abandonner l’étude de l’âme ou de l’esprit :
Or l’âme ou l’esprit :

 Ont des significations trop diverses.

 L’âme ou l’esprit est immatériel et difficile à y accéder.

 L’âme ou l’esprit est impalpable, invisible, intouchable.

N.B. : C’est au début du XIXème siècle que la psychologie devient une discipline scientifique
autonome ne dépendant plus de la philosophie la science mère.

b. DEFINITION DE LA PSYCHOLOGIE : La psychologie est une science qui étudie le comportement


strictement observable de l’homme et de l’animal.

I.2. DEFINITION DES CONCEPTS PSYCHOLOGIQUES

a. LE COMPORTEMENT :

 Le comportement est une réaction objectivement observable d’un être vivant aux prises d’une
situation réelle.

 Le comportement est une réaction provoquée par un stimulus.

 Le comportement est une réaction de l’organisme à la prise d’un stimulus.

D’où cette définition schématique du comportement :

C= R O S
C= Comportement égale R= Réaction de O= Organisme provoquée par S= Stimulus.
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b) Le stimulus (les stimuli) : C’est tout objet, toute situation ou tout phénomène capable de
provoquer une réaction. Le stimulus a comme synonyme un excitant, un provoquant, une
cause.

c) La réaction : C’est une réponse à un stimulus. Cette réaction a une double face :

 Une face interne et non observable.

Ex. : La pensée, le raisonnement, le jugement…

 Une face externe et observable.

Ex. : Les gestes, la mimique, les pleurs, les rires…

d) La psychologie en tant qu’art : Parce que les psychologues praticiens font intervenir les
intuitions, leurs savoir-faire pour poser un diagnostic et appliquer un traitement efficace.

Ex. : Les traitements des maladies et troubles psychiques.

e) La psychologie en tant qu’étude du comportement animal :

 Parce que pour mieux comprendre le comportement de l’homme dans sa complexité on se


réfère au comportement de nos ancêtres (singes, gorilles, éléphants).

 On fait des expériences sur les animaux pour les appliquer sur l’homme.

Ex. : Les expériences faites sur le lapin, le cobaye, la souris, les chats, le singe, l’oiseau… pour
comprendre et traiter le comportement de l’homme.

f) L’objet de la psychologie : C’est l’étude du comportement.

g) Objectifs de la psychologie : Le but ou l’objectif de la psychologie est :

 De mieux comprendre la conduite humaine ;

 De juger l’homme, l’enfant ;

 D’aider l’être à vivre et à s’adapter à son milieu physique, social, culturel, professionnel ;

 De déterminer les conditions, les mécanismes et les lois de cette adaptation.

h) L’importance de la psychologie : La psychologie :

 Aide le Maître à se connaître soi-même et à comprendre facilement la conduite de ses élèves.

 Aider le Maître à adapter son enseignement au niveau des enfants et à enseigner le concret.

Le rôle du Maître est d’instruire et d’éduquer les enfants, d’aider l’enfant à développer son
intelligence, à dominer ses sentiments, ses émotions etc. D’où pour bien enseigner et bien
éduquer, la connaissance de la psychologie est utile et nécessaire aux maîtres de la classe et
d’école.
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i) Définitions de la psychologie selon les différents auteurs :

1) Edouard CLAPAREDE : La psychologie est une science de la conduite. Il est le seul à avoir fait
la confusion avec la pédagogie qu’il qualifiait comme science du comportement.

2) Saint Thomas D’AQUIN : La psychologie est l’étude de l’âme ou psychologie des facultés.

3) John DEWEY : La psychologie est la description et l’explication des états de conscience.

4) ARISTOTE : La psychologie est l’étude du monde inanimé différent du monde animé ou


psychologie vitaliste.

5) Sigmund FREUD : La psychologie est l’étude des faits conscients et inconscients.

6) John Broadus WATSON : La psychologie est l’étude du comportement strictement observable


de l’homme et de l’animal.

7) René DESCARTES et William JAMES : La psychologie est l’étude des phénomènes mentaux.
Cette définition est écartée suite à la limite de l’introspection : Méthode par laquelle on
espérait atteindre les états de conscience.

I.3. LES METHODES UTILISEES EN PSYCHOLOGIE

Sont :

a. LA METHODE D’OBSERVATION : Elle consiste à regarder avec attention un objet ou un fait


afin d’avoir une connaissance claire et précise.

 But : Relever les phénomènes à étudier.

 Avantages : L’observation permet :

 Le contact direct avec l’objet à étudier ;

 De saisir les phénomènes dans les conditions réelles et naturelles.

 Inconvénients :

 Le plus grand inconvénient de l’observation réside au fait que l’individu (observé) manifeste
un comportement artificiel lors qu’il se rend compte qu’on est en train de l’observer.

 La reproduction du phénomène observé dans les mêmes conditions est difficile, à moins de
recourir aux matériels de reproduction.

 Sortes d’observations : On distingue :

1°) L’observation interne ou l’introspection (Auto-observation, méthode subjective, psychologie


à la 1ère personne) : Elle consiste, pour un sujet, à tourner le regard vers sa vie intérieure ou à
s’observer.

Ex1 : Etudier les rêves et leurs effets dans la vie.


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Ex2 : Demander à un sorcier comment il pratique sa magie ou il jette de mauvais sorts aux gens.

 But : Est de relever les phénomènes psychologiques internes.

 Avantages : Elle permet :

 D’étudier les phénomènes appréhendables par la conscience ;

 D’observer sa propre conduite ou de se connaître soi-même ;

 C’est un contact direct avec les états de conscience ;

 De faire un examen de conscience.

 Limites ou inconvénients :

 Il y a manque d’objectivité (résultats difficilement contrôlables ou quantifiables).

 Le fait qu’elle n’est applicable ni aux touts petits enfants, ni aux animaux, ni aux anormaux
(malades mentaux, sourds-muets).

 La difficulté pour les mots utilisés qui ne traduisent pas textuellement les pensées ou les
sentiments exprimés.

 Il est difficile d’être sujet observant et sujet observé.

Ex. : Il est impossible d’être en colère et en même temps d’examiner sa colère.

 La subjectivité.

 Les phénomènes inconscients.

 Toute science doit arriver à révéler des vérités générales. Or l’introspection nous révèle que
nos propres états des sensations semblables.

Remarque : L’introspection peut être complétée par l’extrospection.

Remède : Il faut recourir à la “rétrospection“ : Elle consiste à faire revivre, grâce à la mémoire, les
états de conscience passée.

2°) L’observation externe ou l’extrospection (Méthode objective, psychologie à la 3ème


personne) : Elle consiste à observer le comportement d’autrui c’est-à-dire ses façons d’agir et
de réagir dans son milieu. C’est une méthode qui permet d’observer les phénomènes
extérieurs par les sens.

Ex1. : Observer les mouvements des yeux au cours de la lecture.

Ex2 : Observer les gestes des sourds-muets pendant la communication.

 But : Est de saisir les phénomènes psychologiques externes.


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 Avantages :

 Il y a objectivité puis que plusieurs observateurs peuvent aboutir au même résultat.

 Son champ d’application est plus large que l’introspection.

 Elle permet d’étudier toutes les personnes donc de généraliser.

 Elle permet d’observer les petits enfants qui ne savent ni s’observer ni s’exprimer.

 Elle permet de contrôler plusieurs personnes.

 Limites ou inconvénients :

 C’est un contact indirect : On n’observer pas la source interne mais seulement les
manifestations extérieures.

 L’équation personnelle.

 Il difficile de saisir les phénomènes psychologiques internes.

 Parfois l’interprétation des faits observés peut être teintée de partis pris ou des préjugés.

 Remède : Il est bon de combiner l’introspection avec l’extrospection.

3°) L’observation participative : C’est celle où le chercheur intègre le groupe (milieu naturel)
d’individus qu’il désire observer et prendre part à toutes les activités pour les étudier.

4°) L’observation ou chambre à vision unilatérale : C’est une salle aménagée de telle sorte que le
chercheur se cache et observe le sujet à travers une vitrine transparente à sens unique, sans
que l’observé s’en rende compte.

5°) L’observation spontanée ou libre : Quand on observe un phénomène sans l’avoir provoqué.

6°) L’observation provoquée : Quand un chercheur crée les conditions nécessaires pour voir les
phénomènes étudiés. Cette forme d’observation est appelée aussi « l’expérimentation ».

7°) L’observation guidée ou dirigée : Quand un expert oriente les observateurs vers les
phénomènes observés.

b. LA METHODE D’EXPERIMENTATION

 Nature : Elle consiste à provoquer une situation ou une réaction des personnes en créant une
situation. L’expérimentation consiste donc à placer un ou plusieurs individus dans des
conditions nettement déterminées et propres à provoquer en eux l’apparition du phénomène
mental que l’on désire étudier. C’est une méthode essentiellement basée sur l’expérience
scientifique. Elle est l’étude des faits dans les conditions établies par le chercheur.

Ex.1 : Substituer ou remplacer un stylo… pour connaître le caractère, étude du temps des réactions.
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Ex.2 : Se présenter devant les élèves dans des habits insolites pour les effrayer afin d’étudier leur
émotivité.

Ex.3 : Etudier l’influence de la répétition sur la mémorisation.

Ex.4 : Etudier les effets de l’application sur la réussite scolaire.

Ex.5 : Etudier l’influence de l’âge sur l’intelligence.

 But : Vérifier les rapports qui existent entre les faits observés.

 Avantages : Cette méthode occupe une place de choix et est la mieux indiquée dans la
recherche en psychologie à cause de son souci :

 D’apporter les preuves plus tangibles à l’aide d’instruments efficaces (tests, équipement
matériel adéquat) ;

 De rendre les résultats quantitatifs et objectifs ;

 De neutraliser certaines variables dites parasites.

 Limites ou inconvénients :

 Pour des raisons morales, certaines expériences ne peuvent être réalisées sur l’homme de
peur de porter atteinte à sa personnalité (nuire à sa santé) ;

 Elle n’est pas conseillée en sciences occultes (magies) ou métaphysique (philosophie) ;

 Le contrôle complet de toutes les variables reste presque impossible ;

 Elle exige l’emploi d’un matériel (appareils sophistiqués) très coûteux et parfois un temps
relativement long.

 Les moments ou étapes de la méthode expérimentale :

1er moment : La présentation et observation des faits ou l’identification du problème.

2ème moment : La formation des hypothèses de solution.

3ème moment : La vérification de l’hypothèse ou l’expérimentation des solutions.

4ème moment : La précision des faits ou le choix de solution appropriée (L’analyse, l’interprétation
et généralisation des résultats ou les statistiques).

 Les variables de l’expérimentation :

 La variable indépendante : Le stimulus, la cause.

 La variable dépendante : Les résultats, les réponses, effets, les conséquences.

 La variable intermédiaire : Les sujets, les individus, les personnes.


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 La variable parasite : Qui ne dépend pas de l’expérience ou qui ne concerne pas l’expérience
elle-même comme les bruits dans la salle d’expérimentation, les poussières, la luminosité, la
température, l’état du local…

c. LA METHODE D’ENQUETE

 Nature : C’est celle qui consiste à envoyer à un grand nombre de sujets un questionnaire
auquel ils auront à répondre pour avoir un aperçu ou une idée générale sur l’un ou l’autre
problème psychologique. L’enquête est une méthode qui consiste à reconstruire les faits ou
récits en rassemblant les avis et les témoignages des autres.

Ex. : Un questionnaire adressé aux enseignants pour connaître leur opinion sur les causes de la
baisse de la qualité de l’enseignement au Congo.

 But : Est de réunir les faits manifestes sur un problème étudié ; par-là, elle vise à recueillir les
informations nécessaires à l’étude.

 Avantage :

 Elle se déroule le plus souvent sur le terrain ;

 Elle permet de connaître la vérité du problème c’est-à-dire la version réelle et valable.

 Limites ou désavantages :

 Elle risque de fausser l’information lors que les témoignages ne sont pas confrontés avec tact
(finesse ou souplesse d’esprit) ;

 Un nombre insignifiant de sujets.

 Conditions du succès : L’enquête utilise pour des raisons d’efficacité les techniques suivantes :
Le questionnaire, l’interview ou l’entretien, le sondage d’opinion, etc.

d. LA METHODE CLINIQUE

 Nature : C’est une méthode centrée sur la conversation libre (dialogue) entre l’enfant et le
chercheur sur un thème choisi en fonction de l’objet d’étude.

 C’est celle qui étudie le cas, lesquelles études donnent des renseignements plus approfondis
et plus importants sur les sujets qui ne peuvent pas être étudiés autrement.

Ex.1 : Un chercheur étudie le raisonnement verbal parlé de l’enfant pour appréhender


correctement sa logique, sa précision.

Ex.2 : Etudier un enfant énurétique ou suce-pouce et sa conséquence sur le raisonnement.

 But : Elle est l’étude approfondie d’un cas, ou mieux encore, elle vise à poser le diagnostic
(second sens) en vue de la solution à un problème.
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 Avantages :

 Elle permet de recueillir les informations que le chercheur désire obtenir de l’enfant. A cet
effet, il doit alors éviter de projeter sur ce dernier sa propre façon de voir les choses.

 Elle n’examine qu’une personne à la fois. D’où l’avantage de l’étudier d’une manière profonde
et de la comprendre dans sa totalité ; mais il convient de la stimuler de temps en temps pour
une meilleure réflexion.

 Limites ou inconvénients :

 Toutefois, cette méthode exige, de la part du chercheur, des aptitudes spéciales et une longue
expérience ;

 Il faut également adopter une attitude neutre et objective ;

 Elle rejette l’emploi des techniques conduisant à des résultats quantitatifs.

 Application aux cas particuliers.

e. LA METHODE DE PRESTATION

 Nature : C’est celle qui étudie ou mesure la quantité du temps requis pour accomplir un
travail. Soit mesurer la quantité de travail fournie dans un temps déterminé.

f. LA METHODE DES TESTS EN PSYCHOLOGIE

 Nature : C’est celle qui consiste à prédire la réussite scolaire et la santé mentale de l’individu.
Elle constitue les premiers principes psychologiques. Le test est une épreuve standardisée qui
permet d’apprécier les individus d’une manière objective.

Ex. 1 : Utiliser un test d’intelligence de Binet-Simon pour classer les enfants selon leur âge mental.

Ex.2 : Appliquer une épreuve de mathématique pour contrôler les connaissances dans cette
branche.

 But : Apprécier les individus soit, pour identifier leurs caractéristiques communes
(connaissances, aptitudes, attitudes, intérêts) soit, pour les différencier.

 Avantages :
 Le test garantit l’objectivité ;
 Il y a un gain de temps parce qu’on peut atteindre un grand nombre de personne à la fois ;
 Il constitue un instrument efficace pour mesurer certains traits psychologiques.
 Limites ou inconvénients :
 Le test seul ne permet pas de recueillir toutes les informations désirées ;
 L’élaboration d’un test exige du temps et assez de moyens matériels et financiers disponibles.
 Conditions du succès :
 Avoir un niveau des difficultés abordables ;
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 Avoir un pouvoir de discrimination très élevé ;


 Etre doté d’un degré de validité élevé ;
 Etre doté d’un degré de fidélité élevé.

g. LA METHODE DE CALCULS STATISTIQUES

 Nature : La statistique est une technique basée sur l’analyse des résultats quantitatifs ou
chiffrés. Elle est utilisée pour étudier l’évolution et le niveau moyen des différentes fonctions
psychologiques ainsi que le degré de corrélation d’un groupe déterminé de sujets.

Ex.1 : Calculer les pourcentages de réussite aux examens d’Etat par Institut, option et pour
l’ensemble du pays.

Ex.2 : Calculer la moyenne de notes obtenues

 But : Est de traduire les résultats obtenus en langage mathématique ou en termes chiffrés
pour tirer des conclusions judicieuses et rationnelles.
 Avantages :
 Elle rend les résultats quantitatifs et maniables ipso facto ;
 Elle permet de tirer des conclusions objectives ou scientifiques.
 Limites ou désavantages :
 Puis que le chercheur doit dépasser les chiffres trouvés, l’interprétation de ces résultats pose
parfois des problèmes à l’issue de l’équation personnelle, préjugés, sentiments ou parti-pris.

N.B. : Le test et la statistique sont des techniques qui peuvent ne pas être utilisées séparément de
la méthode dite « expérimentale ».

h. LA METHODE PHENOMENOLOGIQUE : C’est celle qui fait recours à l’introspection, elle décrit
les données de la conscience et donne une explication causale ou scientifique des
phénomènes de conscience et vise leur interprétation ou signification profonde.

i. LA METHODE D’ETHOLOGIE : Le terme éthologie est employé doublement, à la fois comme


science et méthode. En tant que méthode, elle a pour objet l’étude des comportements
instinctifs chez l’homme. La recherche fut réalisée par Irenaus EIBLEIBESFELDT (1928)
fondateur de l’école d’éthologie humaine. Cette méthode a été reprise par d’autres
chercheurs pour étudier les comportements instinctifs des enfants en bas âge (depuis la
naissance jusqu’à cinq ans).

I.4. RELATIONS DE LA PSYCHOLOGIE AVEC LES AUTRES SCIENCES

Aucune science ne se suffit totalement à elle-même. Toutes ont entre elles des rapports plus ou
moins étroits. Ainsi la psychologie s’appuie sur :

 La Physiologie ;
 La Biologie ;
 La Sociologie ;
 La Philosophie ;
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 La Physique ;
 La Pédagogie ;
 La statistique ou la mathématique ;
 L’éthologie.
a) Rapports avec Physiologie : Elle étudie le fonctionnement de l’organisme en lien étroit avec
son esprit.

Ex.1 : Une lésion cérébrale peut entraîner des troubles psychologiques.

Ex.2 : Une émotion violente peut déranger l’organisme et parfois même, provoquer la mort
instantanée.

b) Rapports avec Biologie : Elle explique l’influence de l’hérédité dans le développement


physique que mental d’un enfant.

Ex. : Les accidents chromosomiques qui se produisent pendant la grossesse peuvent être à la base
de certaines oligophrénies.

c) Rapports avec Sociologie : Elle étudie le milieu de l’enfant lequel a une influence sur son
comportement.
d) Rapports avec la Philosophie : Elle déborde le cadre restreint de l’explication du
comportement pour s’élever par le raisonnement des faits à leur cause. La philosophie
détermine la nature, l’origine et la destinée de l’homme et de ses principes.
e) Rapports avec la Physique : La physique et la psychologie sont deux sciences ayant un seul
objet matériel mais l’objet formel différent. La physique étudie l’objectivité tandis que la
psychologie s’intéresse à la subjectivité.
f) Rapports avec la pédagogie : La pédagogie est une science basée sur la connaissance de
l’enfant ; elle donne des règles à suivre pour instruire et éduquer les enfants. La pédagogie est
aussi une adaptation des principes et des règles aux circonstances, aux tempéraments et aux
caractères des enfants. Il est impossible d’exercer une action féconde sur l’enfant si l’on ignore
son âme. C’est pourquoi la psychologie s’occupe de tous les problèmes liés à la pédagogie ou
à l’éducation des enfants.
g) Rapports avec la statistique : Elle aide la psychologie à rendre les données objectives grâce
aux chiffres.

Ex. : La mesure de l’intelligence aboutit à la quantification des résultats (QI = 100). Ce QI est la
valeur d’une intelligence normale.

h) Rapports avec l’éthologie : C’est l’étude scientifique du comportement des animaux dans
leur milieu naturel, s’intéressant à leur évolution aussi bien ontogénétique que
phylogénétique. La science éthologique a pour objet l’étude des comportements instinctifs
des animaux pour arriver à comprendre certaines réactions de l’homme dans son milieu.
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I.5. HISTOIRE DE LA PSYCHOLOGIE

La psychologie a connu trois moments importants ou périodes à savoir :

a) La psychologie philosophique : Au début, la psychologie faisait partie de la philosophie, la


science-mère. Ainsi, pendant cette période de l’Antiquité, il y a le philosophe grec ARISTOTE
(322-284 AV. JC) comme représentant. Selon lui, la psychologie est l’étude du monde inanimé
différent du monde animé (ou psychologie vitaliste : qui se confondait avec la Biologie et la
physiologie).

Pour ARISTOTE, l’objet de la psychologie dépassait la sphère du monde inanimé pour s’étendre à
la vie en générale. ARISTOTE est considéré comme l’ancêtre de toute les sciences en général ;
et la psychologie en particulier.

N.B. : Donc ARISTOTE a voulu réduire la psychologie à la Biologie et à la physiologie.

b) La psychologie au moyen âge : Trois figures sont à retenir comme les représentants de la
psychologie à cette époque qui sont :

1°) Saint Thomas D’AQUIN (28/01/1225-07/03/1274) : Philosophe, docteur de l’église, français


qui est né en Italie. Comme ARISTOTE considère la psychologie comme étude de l’âme. L’âme
est définie ici comme un tout, un principe immédiat qui est à l’origine de tous nos actes. C’est
l’âme qui fait sentir l’homme, qui est à l’origine du développement de l’homme, qui le fait agir
dans un sens ou dans un autre.

L’âme a certaines facultés comme l’intelligence, la volonté et les sensations. C’est pourquoi la
psychologie de Saint Thomas D’AQUIN fut appelée « psychologie des facultés ».

N.B. : Donc, il va orienter la psychologie à l’étude des facultés.

2°) René DESCARTES (31/03/1596 -11/02/1650) : Philosophe Français qui, lui aussi s’est intéressé
à la psychologie avec l’âme au centre des préoccupations. Pour lui, l’âme n’est plus considérée
comme une forme du corps mais comme unie au corps. Selon lui, l’âme et le corps sont unis
et forment un tout.

N.B. : Donc, Descartes va orienter la psychologie vers un nouveau concept « conscient ».

3°) David HUME (7/5/1711-25/08/1776) : Philosophe, économiste et historien écossais qui va


supprimer l’âme comme objet, ainsi la psychologie devra centrer ses efforts sur les activités
mentales devant être étudier par les méthodes de la physique.

c) La psychologie scientifique : C’est au début du XIXème siècle que la psychologie est devenue
une discipline autonome vers 1865 sous l’impulsion de la méthode expérimentale introduite
en sciences humaines (en médecine) par Claude BERNARD (12/07/1813-10/02/1878). Il est
le père de la science. Grâce à l’expérimentation, la psychologie a la possibilité de provoquer
les faits, de les observer n’importe quand et dans des conditions voulues. Dès lors la
psychologie acquiert son statut de science. Cette psychologie scientifique était
essentiellement expérimentale.
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 Ses bâtisseurs ou ses représentants : sont :


 Gustave Théodor FECHNER ;
 Wilhelm WUNDT ;
 Ivan Petrovich PAVLOV.

a) Gustave Théodor FECHNER (19/04/1801-18/11/1887) : Par la méthode expérimentale, il va


étudier le problème de la mesure de la stimulation et de la sensation, établir le rapport entre
ces deux données. Ses travaux de recherche étaient orientés vers la psychophysique.

N.B. : FECHNER est le père de la mesure en psychologie appelée « la psychométrie ».

b) Wilhelm WUNDT (16/08/1832-31/08/1920) : Il est considéré comme le père de la psychologie


expérimentale pour avoir créé le 1er laboratoire de la psychologie expérimentale en Allemagne
de l’Est à LEIPZIG.

c)Ivan Petrovich PAVLOV (14/09/1849-27/02/1936) : Physiologiste Russe qui a étudié le lien


d’association existant entre les stimuli d’origine physiologique et les réactions psychiques. Ses
études ont abouti à la découverte de la notion de « réflexe conditionné ». Dans ce courant de
la psychologie scientifique, plusieurs travaux de recherche ont été réalisé donnant lieu à des
diverses tendances considérées aujourd’hui comme les grandes écoles de la psychologie
moderne.

1) LES GRANDS COURANTS PSYCHOLOGIQUES

Les courants psychologiques sont des écoles psychologiques ou des tendances ou encore les
approches psychologiques comme :

1°) Le Mentalisme : Il est basé sur les dispositions psychologiques ou morales, sur l’état d’esprit.

2°) Le fonctionnalisme : Il est fondé par William JAMES (1842-1920) et John DEWEY (1859-1952).
Selon ce courant, le comportement doit être étudié dans ses fonctions et non seulement dans
ses structures.

N.B. : Les fonctionnalistes ont utilisé les méthodes expérimentales.

Selon John DEWEY, la psychologie est la description et l’explication des états de conscience.

3°) Le Rationalisme : C’est une Doctrine qui affirme le primat de la raison humaine et professe la
capacité de la raison de connaître et établir la vérité.

Il a été fondé par René DESCARTES.

4°) Le Behaviorisme : Selon son fondateur John Broadus WATSON (1878-1958), l’étude doit porter
sur le comportement strictement observable. Cette école insiste sur les réflexes conditionnels
comme éléments de base du comportement et l’apprentissage comme moyen d’acquisition
de tout comportement.
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Tout ce que l’homme devient est le produit de l’apprentissage (des réflexes conditionnés).
WATSON a affirmé qu’il était possible de faire d’un enfant tout ce qu’on voudrait à condition
de l’entraîner. Pour les Behavioristes, les instincts et tendances innés n’existent pas.

N.B. : Les Behavioristes ont utilisé la méthode d’observation externe ou l’extrospection.

5°) Le Structuralisme : Représenté par FECHNER et WUNDT. Cette école est dominée par une
conception atomiste de la matière. Les psychologues structuralistes analysent le
comportement en ses éléments constitutifs. Chaque sujet était exercé à exprimer aussi
objectivement ce qu’il ressentait.

Selon cette école, le comportement est un tout, une structure et doit être étudié dans ses
composantes constitutives.

N.B. : Les Structuralistes ont utilisé la méthode d’observation interne ou l’introspection.

6°) L’Empirisme : C’est une Doctrine d’après laquelle la connaissance toute entière dérive de
l’expérience. L’empirisme s’oppose au rationalisme. On parle parfois de connaissance
empirique dans le sens de connaissance vulgaire, non scientifique.

7°) Le Sensualisme : C’est une Doctrine d’après laquelle toute connaissance vient des sensations
et d’elles seules. Elle est l’une des formes de l’empirisme et a été défendu par CONDILLAC et
John LOCKE.

8°) Le Positivisme : Défendu par Auguste COMPTE au XIXème siècle, il nie la valeur théorique et
pratique de la métaphysique et ramène toute la réalité à ce qui est perçu ou peut être perçu
par les sens.

La métaphysique est une branche de la philosophie qui recherche rationnellement la connaissance


de l’être absolu (l’esprit, Dieu), des causes de l’univers et des principes.

9°) Le cognitivisme ou le gestaltisme (psychologie de la forme) : C’est une Doctrine selon laquelle
l’activité psychique est un tout ; c’est-à-dire une organisation indivisible qui ne peut être
analysé dans ses éléments et dans sa totalité. Elle est née entre 1910 et 1920 et est
représentée par les psychologues Max WERTHEIMER, Kurt KOFFKA (Psychologue Américain
né à Berlin en1886 et mort en 1941) et Wolf Gang KÖHLER (Psychologue Américain d’origine
Allemande né en 1887 et mort en 1967). Il est connu aussi d’avoir mené l’expérience sur les
singes. Il a étudié l’intelligence chez les singes et a utilisé le terme “insight“. Tous trois ont
fondé le gestaltisme à l’institut de psychologie de Berlin.

N.B. : Les cognitivistes ont utilisé la méthode phénoménologique c’est-à-dire l’introspection


intuitive.

10°) Le constructivisme ou le constructionnisme : C’est la théorie selon laquelle la connaissance


est le résultat d’une construction qui dépend de l’interaction de la maturation biologique et
de l’environnement. Selon ce courant, l’acquisition des connaissances est plus durable lors
qu’on suscite les éléments faisant partie du champ social dans lequel l’apprenant vit. Il a été
fondé par Jean PIAGET avec ses disciples Paul FRAISSE et INHELDER.
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11°) Le Socioconstructivisme : C’est la théorie selon laquelle la société et les connaissances sont
les résultats d’une construction. C’est un courant qui met l’accent sur le rôle des interactions
sociales multiples dans la construction scolaire.

L’idéal serait d’avoir des interactions, des contacts avec les autres pour faire accroître la
maturation biologique et environnementale.

2) LAFORMATION DES PSYCHOLOGUES EN RDC

a) QUELQUES FIGURES DE LA PSYCHOLOGIE EN RDC

1°) KANGA KALEMBA Vita Jean : Psychologue congolais en formation. Il fut le premier à soutenir
une thèse de doctorat en psychologie en 1969 à Kinshasa. Professeur à Kisangani et à Kinshasa.

 Ses travaux ou œuvres :


 « Essai de la psychologie du primitif » (avec IYEKI).
 « Questions des méthodes et d’orientation des recherches en psychologie ».
 « Destinée de la psychologie : édition université de Liège, 1905 ».
 « Manifestation de la dépendance culturelle ».
 « Problèmes sociaux congolais de psychologie (avec Erny Pierre), 1971 ».
 « Revues Zaïroises de psychologie et de pédagogie (avec Kaja Kabongo), 1974 ».

2°) NKUMBU MALONGO Maurice Didier : Psychologue congolais en formation.

 Sa vie :
 Né à Kinshasa le 22 octobre 1973.
 Patron de Café Malongo.
 Un des membres bénéficiaires du label.
 Professeur de psychologie, pédagogie et de méthodologie.
 Ses travaux ou ses œuvres :
 « De la philosophie et de la morale ».
 « Histoire de la psychologie de peptides pygmées (ouest du bassin congolais) et pygmées du
sud Cameroun.
 « Etude de deux psychologues anglais sur la santé mentale des managers ».
 « Guide pour l’initiation aux méthodes… (avec MBIKAYI et Hoor NAERD).

3°) Malanda NDEM : Psychologue congolais en formation. Il est considéré comme le père de
l’orientation scolaire au Congo. Psychanalyste, il a cherché à comprendre l’homme Congolais
dans le monde de l’entreprise ou dans le milieu de travail.

I.6. LES FACTEURS DETERMINANTS LE COMPORTEMENT

Notre comportement est commandé et influencé par :

 Le système nerveux ;
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 L’hérédité ;
 Le milieu.

1) Le système nerveux : C’est un centre de commande qui reçoit les messages en provenance des
organes et dicte à l’organisme les réactions appropriées.

2) L’hérédité : Le comportement est de fois influencé par les gènes transmis des ascendants (pères)
à leurs descendants (enfants).

Ex.1 : Parmi les enfants d’un musicien, il y a plus de chances que les autres emboîtent cette
carrière.

Ex.2 : On trouve dans une même famille des chanteurs de belle voix ou des enfants qui ont un
talent excellent de football.

3) Le milieu : C’est l’ensemble de tout ce qui influence l’homme dans son comportement. On peut
distinguer le milieu physique et social.

 Le milieu physique : Comprend le climat, les objets, les arbres, les reliefs, les eaux, … Le
comportement de l’individu est influencé par ce qu’il voit, touche, goûte et entend.
 Le milieu social : Il comprend le milieu scolaire, professionnel, religieux, culturel… Le
comportement de l’individu est plus influencé par le groupe dans lequel il participe. C’est à
travers la société que l’on découvre la personnalité de l’individu.

I.7. CLASSIFICATION DES COMPORTEMENTS

On distingue :

1) Les comportements innés ou non appris : Ce sont des comportements indépendants de


l’expérience du sujet, très précoce.

Ex. : Les réflexes, les instincts

2) Les comportements appris ou acquis : Ce sont des comportements qui se réalisent grâce à
l’apprentissage.

Ex. : Rouler à vélo ; piloter l’avion ou un navire ; conduire un véhicule.

3) Les comportements explicites, observables, apparents, externes : Ce sont les comportements


que l’on peut directement observer.

Ex. : Le mouvement des lèvres, la mimique, le mouvement palpébral.

4) Les comportements implicites, non observables, internes : Ce sont des comportements


dissimulés à l’œil nu ; cachés.

Ex. : Le mouvement de l’estomac, la sécrétion du pancréas.

5) Les comportements simples : Ce sont des comportements faciles à faire ou à reproduire.


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Ex. : Le mouvement palpébral, dresser les oreilles, faire bouger les doigts, faire bouger les bras.

6) Les comportements conscients : Ils font intervenir l’attention, la volonté, la conscience.

Ex. : Aider un orphelin ou une vieille grand-mère.

7) Les comportements inconscients : Ce sont des comportements qui se déroulent


indépendamment de nos facultés.

Ex. : Le rêve, le somnambulisme, le cauchemar (rêve pénible dominé par l’angoisse).

I.8. LES DOMAINES DE LA PSYCHOLOGIE

La science psychologique s’est considérablement développée, et elle a donné naissance à plusieurs


disciplines regroupées selon l’objet, les secteurs d’application et les méthodes utilisées.

I.9. LES SORTES DE PSYCHOLOGIES

a) Selon l’objet : On distingue 9 sortes de psychologies qui sont :

1) La psychologie animale : Celle qui s’intéresse au comportement des animaux surtout en tant
qu’une approche de la conduite humaine, l’animal se prêtant mieux que l’homme à certaines
conditions de laboratoire.

2) La psychologie humaine : Celle qui s’intéresse à l’homme. Toujours dans la perspective d’un
objet d’étude, la psychologie humaine compte à son tour plusieurs variétés.

3) La psychologie générale : C’est un aperçu général des problèmes psychologiques, de leurs


processus généraux des méthodes d’investigation.

4) La psychologie sociale : Celle qui s’intéresse à l’homme en tant que membre d’un groupe avec
ce que cela comporte de conséquences sur ses conduites (interactions individu-groupe-
individu).

5) La psychologie pathologique : Celle qui s’intéresse au comportement morbide (malade) des


individus.

6) La psychologie de l’enfant et de l’adolescent : Celle qui s’intéresse à l’évolution de l’enfant


jusqu’à l’adolescent.

7) La psychologie génétique : Celle qui décrit les différents phénomènes dès l’enfance jusqu’à l’âge
adulte.

8) La psychanalyse : Celle qui explore les couches profondes de la personnalité. C’est pour cela
qu’elle est appelée psychologie des profondeurs.

9) La psychologie différentielle : Celle qui étudie les facteurs de différences individuelles qui sont
d’origine interne tout comme d’origine externe. Il s’agit donc de l’hérédité et du milieu.

b) Selon les domaines d’application : On distingue aussi 9 sortes de psychologies qui sont :
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1) La psychologie scolaire : Celle qui s’occupe des problèmes psychologiques en rapport avec la
vie scolaire. Elle étudie les problèmes d’inadaptation, d’orientation scolaire et de
réorientation scolaire, de rééducation.

2) La psychologie industrielle : Celle qui applique les principes de psychologie dans l’entreprise
pour adapter l’homme.

3) La psychologie commerciale : C’est une exploitation de la psychologie dans le commerce


(publicité, techniques pour approcher les clients).

4) La psychologie médicale : C’est une exploitation de la psychologie du malade dans le processus


thérapeutique (lui redonner confiance, l’inciter à vaincre son mal…).

5) La psychologie professionnelle : C’est un usage de techniques et instruments de la psychologie


pour connaître les aptitudes des individus afin de les orienter vers les sections d’études ainsi
que les professions correspondant à leurs aptitudes et à leurs caractères.

6) La psychologie du travail : Celle qui applique les lois et les principes psychologiques dans le
monde du travail pour l’adaptation de l’homme au travail et du travail à l’homme.

N.B. : La psychologie industrielle n’est qu’une branche de la psychologie du travail.

7) La psychologie sportive : Celle qui applique les principes de motivations psychologiques dans le
sport pour remonter le moral de l’individu.

8) La psychologie communautaire : Celle qui s’intéresse au comportement de l’individu au sein du


groupe social ayant des intérêts communs.

9) La psychologie environnementale : Celle qui étudie le comportement à travers les éléments


naturels et artificiels qui constituent le cadre de vie d’un individu.

c) Selon les méthodes utilisées : On distingue 4 sortes de psychologies qui sont :

1) La psychologie expérimentale : Celle qui utilise la méthode expérimentale dans l’étude du


comportement. Cette approche consiste à soumettre un groupe de sujets à un traitement dit
expérimental et à évaluer les effets de ce traitement sur le comportement.

2) La psychologie clinique : Celle qui recourt à la méthode clinique basée sur l’étude approfondie
de chaque sujet comme cas particulier.

3) La psychologie psychanalytique : Celle qui sert d’approche psychanalytique fondée sur la


connaissance de l’inconscient considéré comme source de l’explication de toute conduite
surtout des conduites pathologiques.

4) La psychologie expériencée : Celle dite vulgaire basée sur les croyances et coutumes populaires
non liée à l’expérience.

Ex. : Ne pas manger la viande du singe pendant la grosse. Ne pas appeler quelqu’un à haute voix
la nuit.
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CHAPITRE IIème LA PSYCHOPHYSIOLOGIE OU LA NEUROPSYCHOLOGIE


(ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE)
II.1. GENERALITES

a) Notion :

 La psychophysiologie ou la neuropsychologie est une science qui étudie les rapports entre le
psychisme (esprit) et l’activité physiologique (fonctionnement de l’organisme).
 La psychophysiologie est l’étude des mécanismes physiologiques entre le psychisme et le
comportement.

Le système nerveux est considéré comme un gouvernement de notre corps. Ce centre de


commande reçoit les messages en provenance des organes et dicte à l’organisme les réactions
appropriées.

La psychophysiologie comprend :

 L’Anatomie : C’est l’étude de l’organisation des éléments qui composent le corps humain. Elle
se limite à décrire le corps par ses éléments constitutifs.
 La physiologie : C’est l’étude de fonctionnement du corps.

b) Importance de la psychophysiologie :

 La psychophysiologie permet la description du corps par ses éléments constitutifs.


 Elle permet l’étude et l’explication du fonctionnement du corps.
 Elle permet de comprendre l’origine ou la base du comportement.
 Elle permet d’établir des rapports entre l’esprit et le fonctionnement du corps.

II.2. DIFFERENTS APPAREILS

Le corps humain comprend 3 grands appareils généraux qui sont :

 Les appareils locomoteurs ;


 Les appareils sensoriels ;
 Les appareils nerveux.

Ces appareils mettent l’homme en communication avec le monde extérieur.

a) LES APPAREILS LOCOMATEURS

 Notion : Ce sont des organes qui servent pour le soutien et permettent le déplacement
(locomotion) ou le mouvement du corps.
 Sortes : On distingue parmi eux :
 Le squelette : C’est un système osseux comprenant 203 os.
 Les muscles : Sont des organes fibreux dont la contraction produit le mouvement.
 Les articulations : Ce sont des jointures entre deux os.
 Les tendons : Sont des extrémités des muscles.
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 Les ligaments : Ce sont des faisceaux fibreux qui unissent les os.

b) LES APPAREILS SENSORIELS

 Notion : Ce sont des organes de sens permettant à l’homme d’entrer en contact avec le monde
extérieur pour avoir une connaissance sensible.
 Sortes : On distingue parmi eux :
 L’œil ou appareil visuel ;
 L’oreille ou appareil auditif ;
 La langue ou appareil gustatif ;
 Le nez ou l’appareil olfactif ;
 La peau ou l’appareil cutané.

1°) L’APPAREIL VISUEL (ŒIL) : C’est un organe de sens de la vue. Il comprend plusieurs parties
dont :

 Les organes accessoires : sont :


 L’orbite : C’est la cavité osseuse logeant l’œil.
 Les paupières : Ce sont des voiles membraneux, au-dessus du lobe oculaire. Elles étendent les
larmes sur l’œil.
 Les cils : Ce sont des poils des paupières. Ils permettent d’arrêter les poussières et les lumières
trop vives.
 Les sourcils : Ce sont des saillies arquées, revêtues de poils, au-dessus de l’orbite de l’œil. Ils
empêchent la sueur du front de couler dans les yeux.
 La glande lacrymale : C’est un petit organe se trouvant dans le coin supérieur de l’orbite de
l’œil. Elle sécrète les larmes par clignement des paupières.
 Les 6 muscles attachés sur le globe de l’œil : Ils permettent à l’œil de regarder dans toutes les
directions.
 Le globe oculaire : C’est l’ensemble des parties essentielles de l’œil. Il comprend :
 Les membranes ;
 Et les milieux transparents.

a. Les membranes de l’œil : On distingue de l’extérieur à l’intérieur des membranes qui sont :

1) La sclérotique : C’est un blanc de l’œil.

2) La choroïde : C’est le noir de l’œil et riche en vaisseaux sanguins.

3) La rétine : C’est la membrane interne sensible de l’œil où se forme l’image. Elle est la partie la
plus importante de l’œil où l’excitation est transmise par le nerf optique au cerveau pour
élaborer l’image.

4) Les cônes : C’est une partie de l’œil où entre la lumière diurne (du jour).

5) La pupille : C’est un orifice central de l’iris de l’œil.

6) L’iris : C’est la partie ou la membrane colorée de l’œil.


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7) Les bâtonnets : C’est une partie de l’œil où entre la lumière nocturne. Ce sont des cellules
nerveuses photoréceptrices de la rétine, responsables de la vision scotopique (en lumière
faible) et en noir et blanc.

b) Les milieux transparents de l’œil : sont :

1) L’humeur aqueuse : C’est un liquide qui remplit l’espace entre la cornée et l’iris.

2) Le cristallin : C’est un élément constitutif de l’œil en forme de lentille biconvexe, placée derrière
la pupille et rattachée à la choroïde par de fins ligaments.

3) L’humeur vitrée : C’est une espèce de gelée transparente qui remplit la chambre située derrière
le cristallin jusqu’à la rétine.

 Les défauts de l’œil :


 La myopie :
 L’hypermétropie :
 La presbytie :
 La cécité :
 Le stigmatisme : qui déforme les images.
 Le daltonisme : qui est une confusion des couleurs surtout le rouge et le bleu.
 La diplopie : c’est un défaut qui permet de percevoir doublement un objet.
 La tritanopie : c’est la confusion sur le bleu et le jaune.

N.B. : La myopie, l’hypermétropie, la presbytie et le stigmatisme peuvent être corrigés par le port
de lunette appropriées.

La section de l’œil humain


8

7
1 2

6 5
9
4
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La légende de l’œil

1 = La rétine ; 2 = La tache aveugle ; 3 = Le nerf optique ; 4 = L’humeur vitrée ; 5 = La cornée


transparente ; 6 = La lentille ; 7 = La pupille ; 8 = L’iris ; 9 = La sclérotique.

 Mécanisme de l’œil : L’image des objets que nous regardons se forme sur la rétine. Le nerf
optique transmet ces impressions au cerveau où elles deviennent des sensations visuelles. A
ce moment nous voyons.

2°) L’APPAREIL AUDITIF (OREILLES) : C’est un organe de sens de l’ouïe. Elle comprend 3 parties qui
sont :

 L’oreille externe : Elle comprend :


 Le pavillon : qui reçoit les vibrations de l’air.
 Le conduit auditif : tapissé de cils et de glandes qui sécrètent le cérumen. Le cérumen est une
matière jaunâtre et graisseuse qui garde au tympan sa souplesse et lui permet de vibrer plus
facilement.
 Le tympan : C’est une membrane qui renferme le conduit auditif et sépare l’oreille externe de
l’oreille moyenne.
 L’oreille moyenne : Elle se trouve dans le rocher du temporal ; elle communique avec l’arrière-
bouche par un canal, appelé trompe d’Eustache ; l’oreille moyenne est donc remplie d’air. La
trompe d’Eustache est un conduit qui unit l’oreille moyenne au rhino-pharynx. L’oreille
moyenne est séparée de l’oreille externe par le tympan et de l’oreille interne par deux fines
membranes qui ferment deux orifices : la fenêtre ovale et la fenêtre ronde. Entre le tympan
et la fenêtre ovale, se trouve la « chaîne des osselets ».
 L’oreille interne : Elle comprend plusieurs cavités très compliquées ; c’est pourquoi on lui a
donné le nom de « labyrinthe ». Ces cavités sont remplies d’un liquide où flottent des sacs
membraneux qui répètent la forme des cavités. Dans ces membranes aboutissent les
terminaisons du nerf auditif. L’oreille interne comprend :
 Le vestibule ;
 Les 3 canaux semi-circulaires : qui sont placés tous 3 au-dessus du vestibule ;
 Le limaçon : qui est enroulé en forme de spirale.

La section de l’oreille

9 7 8
6
9

1
2
5
1
4 3
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La légende de l’oreille

1 = Le tympan ; 2 = Le nerf auditif ; 3 = La trompe d’Eustache ; 4 = La fenêtre ronde ; 5 = La fenêtre


ovale ; 6 = La chaîne des osselets ; 7 = L’oreille moyenne ; 8 = L’oreille interne ; 9 = L’oreille
externe ; 10 = Le limaçon.

 Les principaux défauts de l’ouïe : sont :

 La surdité :

 L’hyperacousie : C’est un défaut de l’audition dû à la vieillesse et caractérisé par une


hypersensibilité auditive.

 Mécanisme de l’oreille : Le son provient des vibrations transmises par l’air. Lors que ces
vibrations atteignent notre oreille, le tympan vibre et les vibrations sont transmises par la
chaîne des osselets jusqu’à la fenêtre ovale. Puis, elles font vibrer le liquide de l’oreille interne
dans lequel aboutissent le liquide de l’oreille interne dans lequel aboutissent les terminaisons
du nerf auditif ou nerf acoustique. Celui-ci transmet les impressions au cerveau. A ce moment
nous entendons.

N.B. : L’appareil auditif s’appelle autrement les cellules ciliées (ou sensorielles) ; ou encore les
cellules de CORTI (organe de Corti ou organe sensori-nerveux de la Cochlée).

3°) L’APPAREIL GUSTATIF (LA LANGUE) : C’est le siège du goût dont l’organe de sens est la langue.
Elle est recouverte de papilles sur lesquelles se trouvent les cellules gustatives qui sont
impressionnées par des matières dissoutes. Donc, pour qu’une substance donne une saveur,
il faut qu’elle soit dissoute dans la salive.

 Sortes de saveurs : On distingue 4 sortes de saveurs qui sont :


 L’acide ;
 Le salé ;
 Le sucré ;
 L’amer.

L’acide et le salé sont perçus surtout par les bords de la langue ; l’amer par l’arrière de la langue
et le sucré par la pointe de la langue.

HENNING, chercheur Allemand, qui en 1916 a découvert six odeurs de base qui sont : -putride-
fleurie-fruitée-épicée-parfumée ou aromatique-brulée.
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La section de la langue

1 4

3 2

La légende de la langue

1 = Les dents ; 2 = Les papilles ; 3 = Les cellules gustatives ; 4 = La bouche.

 Les défauts de la langue :


 L’agueusie : C’est la perte du goût.
 La mutité (muet) : C’est l’incapacité de parler.
 Mécanisme de la langue : Les cellules gustatives sont en rapport avec les terminaisons du nerf gustatif.
Celui-ci transmet les impressions gustatives au cerveau. A ce moment nous goûtons.

4°) L’APPAREIL OLFACTIF (NEZ) : Est le centre de l’odorat dont le nez est l’organe de sens. La muqueuse des
fosses nasales est l’organe le plus important du nez où aboutissent les terminaisons du nerf olfactif.

La section du nez

1
2

3
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La légende du nez

1 = Le centre cérébral de l’odorat

2 = L’organe de l’odorat (la muqueuse nasale)

3 = Les cellules du nerf olfactif.

N.B. : L’appareil olfactif s’appelle les cellules de Schultze du nom de Peter Guy SCHULTZ qui avait découvert
les cellules olfactives.

 Les défauts du nez :


 L’anosmie : C’est la perte de l’odorat.
 L’épistaxis : C’est le saignement nasal.
 L’rhinoplastie : C’est l’intervention plastique au niveau du nez.
 Mécanisme du nez : Ma compagne mange une orange. Les particules odorantes émises sont
transportées par l’air jusqu’à la muqueuse et impressionnent le nerf olfactif. Celui-ci transmet cette
impression au cerveau. A ce moment nous sentons l’odeur.

5°) L’APPAREIL CUTANE (LA PEAU) : C’est le centre du toucher dont l’organe principal est la peau (épiderme
et le derme). La peau humaine se compose de 2 couches : L’épiderme et le derme.

 L’épiderme : C’est une couche de la peau composée de 2 autres couches :


 La couche cornée : Elle est composée de cellules mortes : Ces cellules se détachent sous forme de
pellicules.
 La couche muqueuse : Elle est composée de cellules vivantes. Cette couche renferme les pigments qui
colorent la peau.
 Le derme : C’est une couche de la peau qui se compose d’un tissu élastique. On y trouve :
 Les poils : chaque poil est logé dans une dépression de l’épiderme, sa racine est nourrie par des
vaisseaux sanguins et il sort par un pore de la peau.
 Les glandes sébacées : Elles sécrètent une matière huileuse, le sébum, qui garde à la peau sa souplesse
et qui rend les poils luisants.
 Les muscles horripilateurs : Sont fixés à la racine du poil et en dessous de l’épiderme ; ils peuvent
soulever les poils et provoquer “la chair de poule“.
 Les glandes sudoripares : Sont des tubes très minces contournés à leur base en spirale et qui s’ouvrent
à la surface de la peau par une petite ouverture appelée pore. Les glandes sudoripares sont entourées
de vaisseaux sanguins. Les glandes retirent de ces vaisseaux de l’eau qui contient une petite quantité
de matières nuisibles : C’est la sueur.
 Les vaisseaux capillaires : sont un peu dispersés partout dans la peau et nourrissent la peau et les
poils.
 Les nerfs : se terminent par les corpuscules du tact qui sont logés dans les papilles du derme.
 La graisse : est une réserve de nourriture qui nous protège contre le froid.
o Les défauts de la peau :
 L’analgésie : C’est un défaut de la peau qui est insensible à la douleur.
 L’hypoderme : C’est la couche profonde de la peau qui contient les matières colorantes appelées
“pigments“. La diminution ou l’absence de pigments provoque l’albinisme. Un albinos a la peau et le
système pileux blancs, morts et blafards et les yeux rougeâtres.
o Mécanisme de la peau : Les corpuscules du tact sont situés sous l’épiderme. Ils sont sensibles aux
excitations de douleur, de contact, de pressions, de chaleur, de froid. Ces excitations sont transmises
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par les nerfs et par la moelle épinière au cerveau ; c’est là que ces excitations deviennent des
sensations.

c) LES APPAREILS NERVEUX

1) Notion : Le système nerveux est un organe qui joue le rôle moteur dans la coordination et le contrôle de
toutes les activités du corps humain. Il comprend plusieurs organes qui jouent le même rôle et qui
forment un système nerveux.

2) Siège du système nerveux : Généralement, il se situe au centre du crâne.

3) Constituants du système nerveux : Il est composé d’une grande masse des cellules nerveuses appelées
« neurones. Tout neurone comprend 3 parties :

 Un noyau volumineux : clair et dépourvu d’un nucléole ;


 Une masse cytoplasmique : pourvue de gros grains de chromatine ;
 Des prolongements plus ou moins nombreux ; parmi lesquels on distingue :
 Les dendrites (arbre) : Ou prolongements gros, courts et ramifiés du cytoplasme de la cellule nerveuse.
 Le cylindraxe ou l’axone (fibre nerveuse) : Long et de même calibre sur toute sa longueur. Le
cylindraxe constitue une fibre nerveuse, chaque fibre est isolée des fibres voisines par une couche de
matières graisseuses dont “la myéline“.

DESSIN DE LA CELLULE NERVEUSE OU DU NEURONE


1

7
4
5 6

LA légende de la cellule nerveuse ou du neurone

1 = Grains de chromatine ; 2 = Le cylindraxe ou l’axone ; 3 = L’arborescence terminale ; 4 = Le collatéral ; 5


= Le noyau ou le soma ; 6 = Les neurofibrilles ; 7 = Les dendrites (ou prolongements protoplasmiques
ou cytoplasmiques).

FORME DES CELLULES NERVEUSES

 Le neurone Bipolaire : C’est une cellule nerveuse qui a qu’une dendrite et un cylindraxe.

Ex. :

 Le neurone Multipolaire : C’est une cellule nerveuse qui a de nombreux prolongements.


P a g e | 30

Ex. :

 Le neurone unipolaire : C’est une cellule nerveuse qui a un prolongement qui bifurque en cylindraxe
et en dendrite.

Ex. :

 Le neurone araignée : C’est une cellule nerveuse pathologique ou malade.

Ex. :

SORTES DE NEURONES OU DES CELLULES NERVEUSES

On distingue 3 sortes de neurones :

1) Les neurones sensitifs ou neurones récepteurs : Ce sont des neurones qui reçoivent et enregistrent les
impressions venues des parties périphériques.

2) Les neurones moteurs ou neurones effecteurs : Ce sont des cellules nerveuses qui envoient et
conduisent l’influx nerveux vers les muscles.

 L’influx nerveux : C’est un phénomène par lequel les effets de l’excitation se prolongent dans les nerfs.
Il est comparable au courant électrique qui parcourt un organe excité.

3) Les neurones d’association ou le (la) synapse : C’est une cellule nerveuse qui assure la liaison entre les
différentes zones des centres nerveux.

N.B. : Ces trois sortes de neurones forment « l’arc-réflexe ».


P a g e | 31

 Le mécanisme des cellules nerveuses : Un neurone travaille c’est-à-dire il est parcouru par un influx
nerveux. Ces excitations travaillent sur l’arborescence terminale du neurone qui transmet l’influx par
le cylindraxe au noyau et aux dendrites. Les dendrites transmettent l’influx à l’arborescence terminale
d’un autre neurone.

Les excitants internes proviennent de :

 L’état physiologique du corps de l’individu ;

Ex. : La faim, la soif, la fièvre, l’intoxication.

 L’état psychologique de l’individu.

Ex. : Les idées, les images, la volition (acte de volonté). Quant aux cylindraxes et aux dendrites, ils jouent
uniquement le rôle de conducteurs de l’influx nerveux. Les dendrites les conduisent vers le corps
cellulaire (conduction centripète) et les cylindraxes au contraire les transmettent aux cellules voisines
(conduction centrifuge).

DESSIN D’UN ARC REFLEXE DANS SA COMPLEXITE

3. Ganglion
1. Neurone
sensitif
11
Influx
9 nerveu
x Excitant
2 au niveau
de la
8 peau
(Froid,

10

7
5
7 Muscle
muscle
6

LA LEGENDE DE L’ARC-REFLEXE

1 = Le neurone sensitif ou récepteur ; 2 = Le neurone d’association ou la synapse ; 3 = Le ganglion nerveux


ou spinal ; 4 = L’interneurone (un ou plusieurs neurones) ; 5 = Le neurone moteur ou effecteur ; 6 = La
racine antérieure motrice ; 7 = Le nerf rachidien mixte ; 8 = La substance grise ;

9 = La substance blanche ; 10 = La corne antérieure ; 11 = La corne postérieure.

N.B. : - Le muscle est appelé aussi effecteur ;

- La peau constitue le récepteur ;

- Le neurone sensitif est appelé aussi la branche sensitive ;

- Le neurone moteur est appelé aussi la branche motrice.


P a g e | 32

DESSIN D’UN SCHEMA SIMPLE D’UN ARC REFLEXE


Nerf sensitif
Organe sensoriel
(peau)
Centre nerveux
ou la moelle
épinière

Nerf moteur
Organe moteur
(muscle)
N.B. : Les nerfs sensitifs et les nerfs moteurs de réflexes s’appellent « nerfs rachidiens » différents des nerfs
crâniens qui intéressent les sensations.

4) LES SORTES DES APPAREILS NERVEUX : On distingue deux grands types de systèmes nerveux :

 Le système nerveux cérébro-spinal ;

 Le système nerveux végétatif ou autonome.

A. LE SYSTEME NERVEUX CEREBRO-SPINAL OU ENCORE SYSTEME NERVEUX CENTRAL

 Notion : Le système nerveux cérébro-spinal est celui qui préside à l’unification et à la coordination de
toutes les fonctions organiques. Il est le lien nécessaire entre la vie physique et la vie psychique, entre
le corps (matière) et l’esprit.

 Justification :

 Il est appelé “central“ parce qu’il occupe le centre du crâne ;

 Il est appelé “cérébro-spinal“ parce qu’il est contenu dans deux parties : La partie cérébrale
(encéphale) et la partie spinale (canal rachidien se trouvant dans la colonne vertébrale ; ou encore
l’épine dorsale).

 Rôle du système nerveux cérébro-spinal : Il a pour rôle de coordonner et de contrôler toutes les
activités volontaires et quelques mouvements involontaires ou inconscients.

 Les parties principales du système nerveux cérébro-spinal : Il comprend deux parties principales :

 L’encéphale : est composé du cerveau, du cervelet et du bulbe rachidien.

 La moelle épinière.

Ces deux parties forment « LE NEVRAXE CEREBRO-SPINAL » : qui est l’ensemble du système cérébral et dans
le système spinal.

1°) LA MOELLE EPINIERE : C’est un cordon blanc de 45 à 50 cm de longueur logé dans la colonne vertébrale.
Elle est composée d’une multitude d’innombrables de neurones. C’est dans la moelle épinière que
s’opère la liaison entre les neurones sensitifs et les neurones moteurs.
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 Rôle de la moelle épinière :

 Conduire vers l’encéphale certaines excitations thermiques et douloureuses, sucrées et amères, ou


acides.

 Engendrer directement certain mouvement réflexe c’est-à-dire le mouvement musculaire produit


comme réaction du cerveau.

Ex. : Je mets la main dans l’eau bouillante les nerfs sensitifs transmettent l’excitation à la moelle épinière
où la liaison est directement faite avec les nerfs moteurs qui commandent les muscles avant d’avoir
eu le temps de réfléchir ; j’ai retiré la main de l’eau. Ce mouvement est appelé « mouvement réflexe ».

 Un mouvement réflexe : C’est une réponse musculaire involontaire, stéréotypée et très rapide à un
stimulus.

 Le/la synapse : C’est un neurone des liaisons. C’est le point où plusieurs cellules s’abouchent ou
s’anastomosent.

 La plaque motrice : C’est la jonction d’une fibre nerveuse et d’une fibre musculaire.

 Un influx nerveux : C’est un mécanisme comparable à un courant électrique qui parcourt un neurone
excité.

N.B. : Toute synapse constitue dans l’organisme un facteur de résistance et entraîne de ce fait, une perte
d’énergie de l’influx nerveux.

2°) LE BULBE RACHIDIEN : C’est une moelle allongée qui constitue un renflement de l’extrémité supérieure
de la moelle.

 Rôle du Bulbe rachidien :

 Il relie la moelle épinière à l’encéphale.

 Il est très important dans la vie végétative (centre respiratoire, centre modérateur et d’arrêt du cœur,
centre sécrétoires).

3°) LE CERVELET : C’est une masse nerveuse pleine, recouvrant la face postérieure du bulbe rachidien, mais
séparée du cerveau par un double repli des méninges appelé “tente du cervelet“.

Le cervelet n’intervient en aucun des organes des sens.

 Rôle du cervelet : Le cervelet est très important dans la motricité ; il est celui qui donne aux muscles
leur ténacité, leur élasticité et leur énergie.

 Le cervelet est l’organe coordonnateur des mouvements volontaires.

Ex. : Un homme blessé au cervelet présente des troubles de la marche (incoordination de mouvement
volontaire).

4°) LE CERVEAU : C’est une grande masse de 12 milliards des neurones situés dans la boîte centrale
crânienne. Il est partagé par une fente profonde en deux moitiés appelées “hémisphères cérébraux“.
Ces deux moitiés sont reliées par une épaisse bande blanche appelée “corps calleux“. Il comprend
plusieurs couches.
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 Les couches du cerveau : Sont :

 Le cortex cérébral : C’est la couche centrale du cerveau. Le cortex cérébral comprend les zones
suivantes :

 L’aire corticale : C’est la zone du cortex cérébral jouant un rôle spécifique : commande des
mouvements, perception sensitive consciente, utilisation du langage, etc.

 L’écorce grise du cerveau : C’est la zone du cortex cérébral considérée comme le siège de trois
fonctions essentielles de la vie consciente à savoir : « La sensibilité, la motricité et l’intelligence ».

 Les lobes : On distingue quatre types de lobes :

 Le lobe occipital : C’est la partie postérieure de chaque hémisphère cérébral. Il est le centre de la
vision.

 Le lobe pariétal : C’est la partie située en regard de l’os pariétal derrière le lobe frontal. Il joue le rôle
dans la sensibilité de la peau, la connaissance du corps et de l’espace, et le langage.

 Le lobe frontal : C’est une partie de chaque hémisphère cérébral située en avant du lobe pariétal et
au-dessus du lobe temporal. Il joue un rôle important dans la motricité, le langage, le comportement,
l’humeur et la prise de décision.

 Le lobe temporal : C’est la partie moyenne et inférieure de chacun de deux hémisphères cérébraux où
sont localisés les centres de l’audition et du langage.

L’ablation du cerveau transforme l’animal supérieur (le vertébré) et l’homme en véritables automates, ne
réagissant plus aux excitations périphériques que par des réflexes.

 LES TYPES DES NERFS

a) Selon l’origine : On distingue :

1°) Les nerfs crâniens : Ce sont les nerfs qui partent et partagent de chaque côté de l’hémisphère cérébral
ou de l’encéphale. On trouve parmi ces nerfs, les nerfs de la vue (ou nerfs optiques), les nerfs de l’ouïe
(ou nerfs auditifs et acoustiques), les nerfs de l’odorat (ou nerfs olfactifs), les nerfs du goût (ou nerfs
gustatifs).

2°) Les nerfs rachidiens : Ce sont des nerfs qui partagent de chaque côté de la moelle épinière. Ils
s’échappent par les espaces laissés libres entre les vertèbres pour se rendre dans le cou, le tronc et les
membres.

3°) Les nerfs sympathiques ou nerfs vagues : Ce sont des nerfs du système nerveux sympathique. C’est un
ensemble des nerfs mixtes renfermant en même temps des fibres sensitives, des fibres motrices et des
fibres sécrétoires.

c) Selon la fonction : Les nerfs sont des cordes blanchâtres qui partent de l’encéphale ou de la moelle
épinière et qui se terminent dans les organes pour amener les informations aux nerfs crâniens et
aux nerfs rachidiens.
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XVI. DESSIN DU SYSTEME NERVEUX

1 2 3

4 4

5 5 7

La légende :
1 = La peau. 6 = Le cervelet.
2 = Le corps calleux. 7 = La moelle épinière.
3 = Le cerveau.
4 = Le bulbe rachidien.
5 = La colonne vertébrale.
DESSIN DU SYSTEME NERVEUX

LA LEGENDE DU SYSTEME NERVEUX

1 = La peau ; 2 = Le cerveau ; 3 = Le corps calleux ; 4 = Le Bulbe rachidien ; 5 = Le cervelet ; 6 = La moelle


épinière ; 7 = La colonne vertébrale.

N.B. : - Le cerveau : C’est le centre de la pensée, la sensibilité et de la volonté.

 Le cervelet : C’est le centre de l’équilibre et des actes volontaires.

 Le Bulbe rachidien : C’est le centre des actes involontaires.


P a g e | 36

 La moelle épinière : C’est le centre des réflexes.

B. LE SYSTEME NERVEUX VEGETATIF OU AUTONOME

 Notion : C’est la partie du système nerveux qui échappe à l’influence directe de notre volonté et de
notre conscience. Elle exerce une activité à la fois involontaire et inconsciente.

Ce système est appelé autonome parce qu’il ne dépend pas ni de la volonté ni de la conscience mais son
fonctionnement dépend de l’organe lui-même qui agit sous l’effet des hormones.

Ce système est appelé végétatif parce qu’il est lié aux viscères.

 Rôle du système nerveux autonome ou végétatif : C’est de commander et de contrôler certaines


activités involontaires.

Ex. : La digestion, la respiration, la circulation du sang et certaines émotions.

Le système autonome tient sous sa dépendance directe toute la vie végétative.

 Sortes de système nerveux autonome : Il comprend trois systèmes qui sont :

1°) Le système nerveux sympathique : C’est un ensemble des nerfs mixtes renfermant en même temps des
fibres sensitives, des fibres motrices et des fibres sécrétoires.

 Rôle du système nerveux sympathique :

 Déclencher l’activité.

Ex. : Sous la colère on tremble, on attaque et les yeux sont grandement ouverts sous la peur, le cœur bat
trop vite ou l’on lance des cris déchirés, les pleurs et on fait la diarrhée, etc.

 Conduire vers les centres gris du névraxe cérébro-spinal les impressions enregistrées par les
muqueuses des viscères. Ces impressions restent généralement inconscientes, ou n’engendrent que
des sensations vagues, indéterminées et mal localisées. C’est pourquoi on appelle encore les nerfs
sympathiques : « Nerfs vagues ».

2°) Le système nerveux parasympathique : C’est celui dont son rôle est d’imposer le calme.

Ex. : Cesser de trembler, de crier, de pleurer, de faire la diarrhée ; il rétrécit la pupille (ou la zone centrale
de l’iris de l’œil).

 Il ralentit le rythme cardiaque ;

 Il stimule les mouvements de l’intestin.

3°) Le système nerveux orthosympathique : Est celui qui dilate la pupille de l’œil ; il accélère le rythme
cardiaque ;

 Il ralentit ou arrête les mouvements péristaltiques (des contractions qui font progresser les aliments
dans le tube digestif).
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C. LE SYSTEME ENDOCRINIEN

 Notion : C’est un ensemble de plusieurs organes du corps qui sécrètent dans le sang des humeurs
appelées “hormones“. Ces organes du corps s’appellent “glandes endocrines“.

 Une hormone : C’est une substance chimique élaborée par une glande endocrine. Ces hormones
exercent une influence énorme sur le développement harmonieux du corps. Ils entraînent aussi un
déséquilibre très grave sur le plan mental et physique.

Il y a des hormones de croissance, les hormones sexuelles (mâles et femelles) comme l’ovule ou le gamète
femelle et le spermatozoïde ou le gamète mâle.

 Un viscère : C’est un organe contenu dans une cavité du corps.

Ex. : La cavité crânienne a comme viscères le cerveau, la cavité thoracique a plusieurs viscères comme le
cœur, le poumon… la cavité abdominale (l’intestin, l’estomac), la cavité buccale (la langue est sa
viscère).

 Une glande : C’est un organe qui sécrète dans le sang les hormones.

 Types de glandes : On distingue deux types de glandes à savoir :

1°) Les glandes exocrines : Ce sont des organes qui ont un canal par lequel on sécrète les hormones.

Ex.1 : Les glandes salivaires : qui sécrètent la salive.

Ex.2 : Les glandes lacrymales : qui sécrètent les larmes.

Ex.3 : Les glandes sudoripares : qui sécrètent la sueur.

Ex.4 : Les mamelles ou les mammaires : qui sécrètent du lait.

Ex.5 : Les glandes sébacées : qui sécrètent les poils.

Ex.6 : Les muqueuses : qui sécrètent la morve.

Ex.7 : Les reins : qui sécrètent l’urine.

2°) Les glandes endocrines : Ce sont des organes qui sont caractérisés par l’absence du canal excréteur.
Comme :

1) Les glandes sexuelles ou les gonades : Ce sont des testicules pour les spermatozoïdes et les ovaires
pour les ovules.

2) L’Hypophyse : C’est une glande de croissance. Elle est située dans le cerveau à la base du crâne.

 Son rôle : Elle sécrète plusieurs hormones hypophysaires.

 Elle régularise les réactions des autres glandes.

 Son insuffisance provoque :

 Un développement anormal du squelette et des organes de reproduction ;

 Elle cause des troubles intellectuels.


P a g e | 38

 Son excès provoque : L’exagération du développement du corps ou de quelques-unes de ses parties.

3) L’Hypothalamus : C’est une configuration ou un ensemble de petits noyaux à la jonction de l’encéphale


et du thalamus. Il est aussi en connexion avec de nombreuses structures cérébrales.

 Son rôle :

 Il est important dans la régulation nerveuse des fonctions endocrines ;

 Il contrôle et intègre les activités du système nerveux autonome ;

 Il est relié aux émotions de rage et de colère ;

 Il intervient dans la régulation des comportements sexuels ;

 Il règle l’ingestion des aliments et des liquides ;

 Il maintient l’état de veille et des différents aspects du sommeil.

N.B. : Il est le centre de commande de l’émotion.

4) Le Thalamus : C’est un ensemble des noyaux ayant plus ou moins la même origine.

 Son rôle : Il joue le rôle de relais sur les voies sensorielles de tous les influx sensitifs au cortex cérébral.

 Il intègre les sensations douloureuses et thermiques ;

 Il reçoit aussi les informations motrices en provenance du cortex.

5) L’Epiphyse ou la glande pinéale : Elle est située au niveau du cerveau moyen ou sous-cortical.

 Son rôle : Elle sécrète des hormones favorisant et permettant la croissance et le développement de
l’organisme.

6) La Thyroïde : Elle est située devant la trachée-artère. Elle sécrète une hormone appelée “la thyroxine“.

 Son rôle :

 Elle règlemente l’énergie nécessaire à l’organisme ;

 Elle est influencée par l’hypophyse.

 Son insuffisance entraîne :

 Le crétinisme ou l’intelligence non développée avec trouble de caractère et déformation physique.

 Dans cette glande il y a un liquide appelé “iode“ qui règlemente son fonctionnement. La carence en
iode entraîne de développement de la glande ou du goitre (développement de la thyroïde).

7) Les glandes parathyroïdes : Elles constituent un ensemble de petits noyaux cellulaires se trouvant
derrière la thyroïde.

 Leur rôle : Elles contrebalancent les effets de la thyroïde.

8) Le Thymus : Il est situé à la partie inférieure du cou entre le poumon et la partie supérieure du sternum.
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 Son rôle : Il protège et contrôle les maladies infectieuses ou transmissibles.

9) Le pancréas : Il sécrète l’insuline (ou hormone régulatrice du sucre de l’organisme).

N.B. : L’insuffisance ou l’excès de l’insuline provoque le diabète.

LE DESSIN DU SYSTEME ENDOCRINIEN


4 3

6
5
LA LEGENDE DU SYSTEME ENDOCRINIEN 7
1 = Hypophyse ; 2 = Hypothalamus ; 3 = Thalamus ; 4 = Epiphyse cérébral ; 5 = Thyroïde (ou glande thyroïde) ;
6 = Les glandes parathyroïdes ; 7 = Le thymus.

II. 3. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DU SYSTEME NERVEUX OU DE LA PSYCHOPHYSIOLOGIE

Vu l’importance du développement du système nerveux, parents et éducateurs se feront un devoir


rigoureux de veiller à l’hygiène corporelle des enfants.

a) Quelques règles d’hygiène corporelle :

 Surveiller la croissance physique de l’enfant et de l’adolescent, comme le poids, la taille, la santé, … ;

 Assurer à l’enfant un sommeil suffisant ;

 Appliquer les exercices physiques ;

 Prévenir les maladies et les infirmités.

b) Quelques règles d’hygiène mentale et morale :

 Eviter à l’enfant le surmenage et les malmenages intellectuels ;

 Eloigner l’enfant de tout ce qui pourrait susciter des inquiétudes, des soucis, … ;

 Donner de bonnes habitudes d’une vie chaste (qui s’abstient des plaisirs sexuels : purs, décente,
pudique).
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CHAPITRE IIIème LES ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DU COMPORTEMENT


HUMAIN
III.1. GENERALITES

a) Notion : Le comportement se définit comme une réaction de l’organisme face à un stimulus déterminé.

b) Aspects du comportement humain : Le comportement humain comprend cinq aspects qui sont :

 La vie active ;

 La vie affective ;

 La vie cognitive ;

 La personnalité ;

 Le caractère.

III.2. LA VIE ACTIVE

a) NATURE : La vie active représente l’ensemble des réactions que l’homme oppose à l’action de son milieu
et par lesquels il tend à s’adapter à son milieu. C’est un processus d’accommodation et d’assimilation.

b) Justification : Pour comprendre comment un homme agit et réagit à une stimulation du milieu
environnant, la psychologie nous propose d’étudier la vie active.

c) Les réactions de la vie active : Sont :

 La taxie ;

 Les tropismes ;

 L’empreinte ;

 L’apprentissage ;

 Les réflexes ;

 Les instincts ;

 Les tendances ;

 Les habitudes ;

 La volonté ;

 L’apprentissage.

1) La taxie : C’est un mouvement mécanique, simple et automatique de la paramécie qui pousse cet être
à se diriger vers tout ce qui ressemble aux aliments et à fuir tout stimulus désagréable.

2) Les tropismes : Ce sont des réactions vitales d’orientation de la part des plantes et des animaux vis-à-
vis des certains agents physiques ou chimiques.
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Ex. : Quelle que soit la position de la graine de maïs, d’oranger ou d’arachide dans le sol, la plante plongera
ses racines dans le sol et la tige s’orientera vers le haut.

3) L’Empreinte : C’est un terme utilisé par KONRAD LORENZ qui entrait en contact avec les jeunes oies
qui avaient été couvées dans un incubateur. Après un long moment, ces oies n’obéissaient plus aux
cris de leur mère.

4) Les réflexes : Ce sont des mouvements ou des réactions simples, automatiques d’un organe ou d’une
partie du corps face à un excitant.

Ex. : Quand on touche un fil électrique branché au courant on retire vite sa main.

5) Les instincts : L’instinct est une disposition innée qui pousse un animal (même doué de raison) à agir
dans un sens donné et d’une manière propre, suivant sa nature et sa structure physiologique.

Ex. : Aussitôt être mis bas, le caprin se met à marcher.

6) Les tendances : La tendance est une force interne, une impulsion ou un élan qui pousse l’individu vers
un objet pour satisfaire son besoin.

7) Les habitudes : Une habitude est une facilité acquise par la répétition à reproduire des actes. La plupart
des comportements humains sont des habitudes.

Ex. : La lecture, le langage, la marche, conduire un engin…

8) La volonté : C’est une faculté de poser des actes motivés par la raison. La volonté est un acte de
concevoir, délibérer, décider et d’exécuter un projet ou une idée.

Ex. : Préparer une cartouche pour tricher à une interrogation.

III.3. LA VIE AFFECTIVE

a) Nature : La vie affective est l’ensemble des sensibilités agréables ou désagréables. Elle détermine notre
humeur, nos sentiments, toutes nos réponses aux stimulations du monde extérieur.

b) Justification : Pour comprendre comment un homme éprouve un événement et adopte une attitude
donnée dans une situation particulière, la psychologie nous propose d’étudier la vie affective.

c) Les réactions de la vie affective : Sont :

 Les affects élémentaires : Le plaisir et la douleur ; la joie et la peine ; l’aise et le malaise ;

 Les émotions ;

 Les sentiments ;

 Les passions ;

 Les inclinations supérieures ;

 Les conflits.

1) Les émotions : L’émotion est un état affectif violent, intense, instable et peu durable qui provient de
l’écart entre l’attente et le résultat.
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Ex. : Un élève se fondre dans les pleurs pour avoir appris sa grande réussite aux Exétats.

2) Les sentiments : Le sentiment est un état affectif agréable ou désagréable peu violent, moins intense,
mais stable et plus durable qui se manifeste même à l’absence du stimulus.

Ex. : Un garçon éprouve de l’amour envers une fille très jolie et vedette.

3) Les passions : La passion est une tendance qui s’est hypertrophiée au point d’absorber à son profit
exclusif toutes nos énergies intellectuelles et affectives.

Ex. : Un enfant ayant un don musical veut toujours jouer à la guitare, à la fanfare et à imiter les orchestres.

4) Les inclinations supérieures : Sont des tendances naturelles ou innées qui nous portent spontanément
vers certains actes.

Ex. : La tendance à rendre service, à mentir…

5) Les conflits : Un conflit est un état d’oppositions, de sentiments vifs entre les individus.

III. 4. LA VIE COGNITIVE OU REPRESENTATIVE

a) Nature : C’est l’ensemble des facultés mentales et psychiques qui permettent à l’homme de connaître
son milieu, de le percevoir, de se le représenter.

b) Justification :

 Pour comprendre comment un homme s’adapte incessamment aux conditions du milieu, la


psychologie préconise d’étudier la vie cognitive.

 Pour faire comprendre comment un homme accumule les informations provenant de son milieu de
vie, la psychologie propose d’étudier la vie cognitive.

 Pour comprendre comment un homme parvient à acquérir une connaissance sensible ou rationnelle,
la psychologie nous propose d’étudier la vie cognitive.

c) Les facultés de la vie cognitive : Elles sont regroupées en deux catégories :

1°) Les connaissances sensibles : Elles passent par ou sont soutenues par :

 Les sens ;

 La sensibilité ;

 La sensation ;

 La perception ;

 La mémoire ;

 L’imagination ;

 L’association des idées ;

 L’attention ;
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 L’observation ;

 L’intérêt.

1. Les sens : Le sens est une faculté qui permet à l’homme ou à l’animal d’éprouver les impressions à
travers un organe déterminé.

2. La sensibilité : Est l’aptitude d’un organe sensoriel à réagir face à un stimulus déterminé ou à recevoir
les impressions.

3. La sensation : Est un phénomène psychique qui résulte de la réaction d’un organe sensoriel face à un
stimulus simple.

4. La perception : Est une fonction cognitive de prise de conscience d’un objet ou d’un fait par laquelle
s’élabore la connaissance.

5. La mémoire : Est une faculté de fixer, de conserver, de reproduire et de reconnaître les états de
conscience antérieurs.

6. L’imagination : Est la faculté de se représenter mentalement les objets absents.

7. L’association des idées : Est un phénomène mental par lequel les images, idées, actes s’évoquent,
s’enchaînent et se succèdent les uns les autres.

8. L’attention : Est une concentration des facultés intellectuelles sur un objet ou sur un problème donné.

9. L’observation : Est le pouvoir de concentrer son attention sur un objet extérieur.

10. L’intérêt : Est le lien de concordance ou de convenance entre le sujet et l’objet capable de satisfaire la
tendance ou le besoin.

2°) Les connaissances rationnelles ou intellectuelles : Elles sont provoquées par :

 L’intelligence ;

 La pensée ou la raison ;

 Le jugement ;

 Le raisonnement.

1. L’intelligence : Est la capacité psychique générale d’adaptation à des tâches et à des conditions de la
vie nouvelle.

2. La pensée ou la raison : Est une fonction immatérielle par laquelle nous pouvons saisir la signification
des choses, c’est-à-dire, voir les relations ou rapports entre les choses.

3. Le jugement : Est la faculté de saisir le rapport de convenance ou de disconvenance entre deux idées
ou deux choses.

4. Le raisonnement : Est la faculté d’enchaîner les jugements en vue de conclure.


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III.5. LA PERSONNALITE

a) Nature : La personnalité est l’ensemble de tous les traits ou aspects de l’homme. La personnalité est
un ensemble des manières d’être d’un individu qui le caractérise et le distingue des autres individus
(Tout homme a sa propre personnalité qu’il faut respecter).

b) Justification : Pour faire comprendre le tempérament, les attitudes et le caractère d’un individu, la
psychologie préconise d’étude de la personnalité.

c) Les composantes de la personnalité : Sont :

 Le tempérament ;

 Les aptitudes ;

 Les attitudes ;

 Le caractère.

1. Le tempérament : Est l’ensemble des dispositions physiologiques et morphologiques qui caractérisent


l’homme.

2. Les aptitudes : L’aptitude est une disposition intellectuelle, sensorielle ou motrice.

3. Les attitudes : L’attitude est une façon de se tenir, posture d’un être.

4. Le caractère : Est la manière d’être, de penser, de sentir, de réagir face à une situation, et devoir
relativement constant d’un individu.

III.6. LE CARACTERE

a) Nature : C’est la marque personnelle d’un individu ou d’un être, son signe distinctif, ce qui permet de
définir son style, sa manière d’être. C’est un ensemble des traits permettant de distinguer un sujet
d’un autre.

b) Justification : Pour faire comprendre l’humeur, le comportement et l’aptitude bien personnelle d’un
individu, la psychologie préconise d’étudier le caractère.

c) Les composantes du caractère : Sont :

 L’humeur ;

 Le comportement ;

 L’aptitude.

1. L’humeur : Est une disposition d’esprit naturelle ou passagère qu’un homme éprouve.

2. Le comportement : Est une réaction de l’organisme provoquée par un stimulus.


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PREMIERE PARTIE : LA VIE ACTIVE


CHAPITRE IVème LES TROPISMES
IV.1. NOTIONS : La notion du tropisme a été employée pour la première fois en botanique pour
désigner les réactions d’orientation des végétaux aux excitations physiques externes.

Ce mot fut repris à la fin du 18ème siècle par Jacques LOEB (1859-1924) pour désigner le comportement
attractif ou répulsif des animaux soumis à l’influence de certains agents physiques ou chimiques.

Donc :

 Le tropisme est une réaction vitale d’orientation de la part des plantes et des animaux vis-à-vis des
certains agents physiques ou chimiques (réaction automatique et rigoureusement déterminée).

 Le tropisme peut être positif ou négatif. Il est positif lorsque l’organisme se porte vers la source
d’excitation ; il est négatif lorsque l’organisme s’éloigne de la source d’excitation.

IV.2. CLASSIFICATION DU TROPISME : On distingue :

a) Le phototropisme : C’est une orientation par rapport à la lumière.

b) L’héliotropisme : C’est une orientation par rapport à la lumière solaire.

c) L’anémotropisme : C’est une orientation par rapport au vent.

d) Le géotropisme : C’est une orientation par rapport à la terre.

e) L’hydrotropisme : C’est une orientation par rapport à l’eau.

f) L’Rhéotropisme : C’est une orientation par rapport au courant d’eau.

g) Le chimiotropisme : C’est une orientation par rapport au produit chimique.

h) Le mimétropisme ou le mimétisme : Ce sont des effets qu’ont certains animaux qui imitent la couleur
du milieu où ils trouvent pour se protéger.

Ex. : Le caméléon, la mante religieuse.

i) L’Aérotropisme : C’est une réaction ou orientation par rapport à l’air.

Ex. : La poussée de maïs.

j) L’Hoptotropisme : C’est une réaction ou orientation par rapport à l’électricité.

k) L’Histotropisme :

000000000000000000000000000000 FIN DU CHAPITRE 0000000000000000000000000000000


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CHAPITRE Vème LES REFLEXES


V.1. NOTIONS : Les réflexes sont des mouvements ou des réactions simples, automatiques d’un organe
ou d’une partie du corps face à un excitant. Les réflexes sont ordinairement automatiques, non
volontaires.

Ex.1 : Un camarade pique légèrement son doigt le bras d’une personne endormie et cette dernière
retire son bras sans se réveiller.

Ex.2 : Un ami approche son doigt de votre œil ; sans que vous y songiez, vos paupières se ferment
vite.

Ex.3 : Vous avez touché le fer à repasser branché, vous retirez la main avant de penser à ce que
vous faites.

V.2. ROLE OU IMPORTANCE DES REFLEXES

 Rendre automatique nos comportements physiques, intellectuels et moraux ;

 Défendre et protéger l’individu ;

 Régulariser ses fonctions physiologiques (ou explorer) ;

Ex. : Chez les petits enfants, les mouvements réflexes sont généralement destinés à exercer et à
fortifier les muscles et l’organisme de l’enfant.

 A préparer l’enfant à exécuter plus tard des mouvements plus difficiles et plus complexes
comme la marche…

V.3. CARACTERISTIQUES DES REFLEXES

Tout réflexe est une réaction :

a) Innée : C’est-à-dire sans apprentissage, transmise par hérédité.

b) Simple : Il se réduit à une simple contraction musculaire ou à une sécrétion glandulaire.

c) Stéréotypée : Il se produit toujours de la même façon.

d) Automatique : Il se produit fatalement chaque fois que l’excitant est donné.

V.4. LES LOIS DES REFLEXES

a) La loi de coordination ou de finalité : L’activité réflexe tend vers un but utile à l’organisme.

Ex. : Le réflexe de protection.

b) La loi de localisation : Une excitation légère en un point déterminé de l’organisme provoque


une réaction légère dans la partie excitée.

Ex. : Piquer légèrement le doigt d’une personne endormie, elle retire la main sans se réveiller.
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c) La loi de facilitation : Plus un mouvement réflexe est fréquent, plus il devient rapide et
adéquat. Les réflexes les plus fréquents sont les plus faciles.

Ex.1 : Le circuit électrique.

Ex.2 : Le cas des receveurs qui sautent subitement à un véhicule et ils commencent la marche.

d) La loi de sommation : Quand différents excitants tendent à provoquer une même réaction, il
y a sommation ou addition de leurs effets.

e) La loi d’irradiation : Si l’excitation est trop forte, l’influx nerveux s’écroule dans de multiples
directions et provoque des réactions très variées.

f) La loi de fatigabilité : Une excitation répétée et prolongée finit par ne plus provoquer de
réactions, à moins d’une augmentation d’intensité.

g) La loi d’inhibition : Lorsque deux excitations agissent simultanément, il arrive dans certains
cas, que l’une inhibe ou annule l’effet de l’autre.

Ex. : L’homme en présence du chien, deux tendances s’opposent soit de fuir ou de caresser le
chien ? Celle qui va se développer inhibe l’autre.

V.5. CLASSIFICATION DES REFLEXES

a) Au point de vue de leur localisation dans le système cérébro-spinal ou du point de vue


organique : On distingue :

1. Les réflexes médullaires (qui ont rapport à la moelle épinière ou à la moelle des os)

Ex. : Le réflexe rotulien ou le mouvement de la jambe obtenu en frappant la rotule.

2. Les réflexes bulbaires :

Ex. : L’éternuement, le vomissement, la salivation.

3. Les réflexes méso-céphaliques (du cerveau moyen) :

Ex. : Les modifications de l’expression du visage, la mimique de la douleur ou du plaisir.

4. Les réflexes corticaux :

Ex. : Le clignement palpébral, quand un objet se rapproche brusquement de l’œil.

b) Du point de vue de l’excitant : On distingue :

1. Les réflexes relevant du système autonome :

Ex. : La sécrétion du suc gastrique à la suite du contact des aliments avec les parois de la muqueuse
de l’estomac.

2. Les réflexes dépendant du système cérébro-spinal :


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Ex. : Le réflexe rotulien.

3. Les réflexes mixtes : Dépendants simultanément du système cérébro-spinal et du système


autonome.

Ex. : La pâleur du visage à la suite d’une morsure ou d’une piqûre ; les mouvements à la suite des
crampes intestinales.

c) Du point de vue de leur rôle : On distingue :


1. Les réflexes de défense :

Ex. : Le clignement palpébral

2. Les réflexes de protection :

Ex. : L’éternuement, la toux

3. Les réflexes d’exploration :

Ex. : Le dressage de l’oreille à la perception d’un bruit

d) Le réflexe conditionnel d’Ivan Petrovich PAVLOV

Cet auteur Russe a commencé son expérience avec le chien tout en associant des éléments
suivants : La sonnerie et la viande.

 But poursuivi : Il voulait créer l’automatisme chez l’homme tout comme chez l’animal par une
série d’apprentissage.

 Les étapes de ses expériences : Sont :

 Il sonne et il sort vite, appelle le chien et lui donne la viande ;

 Cela se répète plus de fois à la même heure et à la même place ;

 Une autre fois il sonne, il ne sort pas, mais il regarde le chien au travers les vitres, le chien se
présente à la même place sautiller en salivant comme qui dirait la viande est présente.

Faisant l’analyse de cette série d’apprentissage, nous retrouvons les explications ci-après :

 La sonnerie : représente l’excitant ou le stimulus conditionnel (SC).

 La viande : représente l’excitant ou le stimulus inconditionnel (SI).

 Le chien : représente le sujet de l’expérimentation (SE).

 La salivation : représente le réflexe inconditionnel (RI).

 La réaction conditionnelle du chien : représente le réflexe conditionnel (RC).

e) On distingue parfois les réflexes primaires (ou physiologiques) des réflexes secondaires :
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1. Les réflexes primaires : Sont souvent des réflexes naturels ou inconditionnels.

Ex. : La présentation d’un bon plat de nourriture provoque la salivation.

 Le réflexe naturel ou inconditionnel : C’est une réaction naturelle automatique face à une
catégorie d’excitants donnés.

2. Les secondaires : Englobent aussi les réflexes conditionnels que les réflexes acquis

 Le réflexe conditionnel ou artificiel : C’est une réaction provoquée par un excitant artificiel
associé à un excitant naturel.

Ex. : Conditionner un chien à saliver au bruit d’une sonnette. Conditionner l’enfant à garder silence
lors d’un repas avec les grandes personnes.

 Le réflexe acquis : C’est une réaction développée suite à un mode d’éducation ou du dressage
reçu.

Ex. : Incliner légèrement la tête devant son autorité, avant de lui dire bonjour.

V.6. DIFFERENCE ENTRE UN ARC REFLEXE, UN MOUVEMENT REFLEXE ET UN ACTE REFLEXE

a) Un mouvement réflexe : C’est une réponse musculaire involontaire, stéréotypée et très


rapide à un stimulus.

Ex. : Retirer la main dans l’eau bouillante.

b) Un arc réflexe : C’est un système comprenant un neurone sensitif relié à un neurone moteur
par un neurone d’association (ou par la synapse).
c) Un acte réflexe : C’est une réaction automatique du système nerveux à l’excitant donné. C’est
une reprise ou réaction motrice ou glandulaire qui suit immédiatement sans intervention de
la conscience ni de la volonté à une excitation périphérique.
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DESSIN DE L’ACTE REFLEXE

(Extrait de Valéry Radot Pasteur, « Les merveilles du corps humain », éd. Les deux corps d’or,
paris, 1960)
5 Quand nous touchons un objet brûlant,
3
la sensation de chaleur est enregistrée
et transmise via les nerfs (1) jusqu’à un
renflement de la moelle épinière,
4 appelé ganglion (2).

De là, il y a deux possibilités :


2
1 - Le message n’est pas très
important (on ne s’est pas
brûlé gravement) :
dans ce cas un signal part d’un
ganglion vers le neurone
moteur (4) qui fait mouvoir le
membre ;

il provoque une contraction violente et le doigt est rapidement enlevé de la surface brûlante (acte
réflexe).

- Le message est alarmant : dans ce cas, au moment où le message part du ganglion vers le
neurone moteur (4), un autre message est déjà parti vers le cerveau (3) pour l’informer de la
situation potentiellement dangereuse.
Au moment où nous prenons conscience que la main a été brûlée et où le cerveau a enregistré la
douleur (5), la main est déjà à l’abri. Ce retrait, sans intervention du cerveau, est un acte
réflexe. L’arc réflexe, quant à lui, est un trajet de l’influx nerveux depuis le récepteur sensible
jusqu’au neurone qui commande la réponse.

Donc :

 Le trajet de l’influx nerveux entre 1 – 2 à 4 s’appelle l’acte réflexe ;


 Le trajet de l’influx nerveux entre 1 – 2 – 3 à 5 s’appelle l’acte réflexe ;
 Le trajet de l’influx nerveux depuis le récepteur sensible jusqu’au neurone qui commande la
réponse (cerveau) s’appelle l’arc réflexe.

V.7. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES

 Vers les 1ères années de la vie, l’éducateur (enseignant) doit viser l’acquisition des
automatismes : L’articulation et la prononciation des mots en lecture ;
 Développer chez l’enfant tous les réflexes physiques, intellectuels et moraux indispensables
dans la vie de tous les jours. Laisser l’enfant s’émouvoir librement ;
 Les parents doivent savoir que certains réflexes conditionnels ou acquis risquent de porter
atteinte à la personnalité de l’enfant en créant la peur (traumatisme et frustration) ;
 Combattre certains réflexes négatifs ;
 Provoquer les rires pour créer une bonne ambiance en classe.
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CHAPITRE VIème L’ACTIVITE INSTINCTIVE OU LES INSTINCTS


VI.1. NOTIONS : L’instinct est une disposition innée qui pousse un animal (même doué de raison) à agir
dans un sens donné et d’une manière propre, suivant sa nature et sa structure physiologique.

 L’instinct est une disposition innée qui consiste à se comporter d’une certaine manière propre
à l’espèce et selon l’état organique.

Ex.1 : Dès l’éclosion de l’œuf, les poussins obéissent aux cris de leur mère la poule et se mettent à
picorer les graines.

Ex.2 : Les petits canards couvés par la poule se jettent hardiment dans la flaque d’eau qu’ils
rencontrent, sans se soucier des cris de leur mère adoptive la poule.

VI.2. IMPORTANCE DES INSTINCTS

 L’acte instinctif conduit à des buts utiles.


 Il favorise la stabilité, l’adaptation ou l’équilibre entre les êtres d’une même espèce.

Ex. : Le conformisme sur le plan social ; la chasse chez le chien pour attraper les gibiers.

 L’instinct peut faciliter l’apprentissage d’un comportement nouveau.

Ex. : La nage est facilitée chez l’homme par les paumes des mains et les plantes des pieds. Le
caneton lui n’a pas besoin d’apprentissage pour nager.

VI.3. INCONVENIENTS DES INSTINCTS

 Les comportements instinctifs sont souvent stéréotypés ; ils n’évoluent pas.


 Si bien que l’apprentissage d’un comportement nouveau devient difficile en ce sens qu’on est
rigide aux changements.

Ex. : Cas du porc à qui on ne peut jamais apprendre à être propre car il se salit en tout instant.

 Parfois par manque de mécanisme requis.

Ex. : Quelque que soit l’apprentissage, on ne réussira pas à faire nager la poule à cause de ses
pattes non palmées et ses plumes perméables à l’eau.

VI.4. CARACTERISTIQUES DES INSTINCTS :

Tout acte instinctif est :

a) Inné (innéisme) : C’est-à-dire sans apprentissage préalable (contrairement à l’habitude qui est
une tendance acquise). En effet, bien souvent, elle s’exerce dès le début de la vie et avant
toute possibilité d’apprentissage préalable.

Ex. : Le poussin au sortir de l’œuf picore, le caneton, lui, se lance aussitôt dans l’eau.
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b) Uniforme et spécifique (Uniformité et spécificité) :

Ex. : La conduite du chat capturant une souris est totalement différente de celle de l’araignée
s’emparant d’une mouche à travers la toile d’araignée.

Uniforme : L’instinct est le même pour chaque animal appartenant à la même espèce.

Ex.1 : Tous les pigeons sauvages ont le même plumage et construisent les nids de la même façon.

Ex.2 : Tous les oiseaux construisent leurs nids.

Spécifique : L’instinct est propre à chaque espèce d’animal.

Ex. : Ce nid est construit d’une façon propre à l’hirondelle et que l’autre d’une façon propre au
pigeon.

c) Invariable : L’acte instinctif reste le même à travers le temps et l’espace. Il n’y a pas de progrès
notable. L’instinct est immuable, inchangeable surtout chez les animaux inférieurs.

Ex. : Les abeilles d’aujourd’hui construisent de la même façon que celles d’il y a des siècles.

d) Aveugle et irréfléchi (aveuglette et irréflexion) : L’animal n’aperçoit pas le but à atteindre et


continue son activité, même si elle est inutile.

Ex.1 : La poule qui continue à couver des œufs de plâtre qu’on a substitués aux œufs réels.

Ex.2 : L’abeille qui continue à remplir une ruche de miel, alors qu’elle est trouée et le miel s’écoule.

Ex.3 : L’instinct sexuel chez l’animal qui s’accouple avec la femelle qui l’a engendré.

C’est pourquoi qu’on parle de l’ignorance de but soit de la folie de l’instinct.

e) Finalité : En général, tout instinct conduit à un but utile, soit à l’individu, soit à la race, donc au
service des besoins vitaux.

VI.5. LES FACTEURS DES INSTINCTS

a) Les facteurs internes : Sont liés à l’organisme comme la nature des organes, l’état organique
général, l’état de maturation suffisant, aspects morphologiques.
b) Les facteurs externes : Ils se manifestent en dehors de l’individu et ont leur source dans le
milieu.

Ex. : La présence de l’individu du sexe opposé excite l’instinct sexuel.

VI.6. LES LOIS DES INSTINCTS

a) La loi d’individualisation ou spécialisation des instincts : Tout instinct qui s’est satisfait une
fois dans un endroit ou dans un objet, l’animal tend à s’y complaire exclusivement ; il se forme
une habitude qui précise l’instinct et le renforce dans ce sens.

Ex. : L’oiseau qui revient pondre ses œufs au même endroit que l’autre fois.
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b) La loi de caducité des instincts : Une tendance instinctive ne se fixe que pour autant qu’elle a
l’occasion de s’exercer. Certains instincts auxquels le sujet ne se livre pas disparaissent.

Ex.1 : Un enfant nourrit à la cuillère n’a plus tendance à sucer.

Ex.2 : Un chat qu’on nourrit artificiellement pendant plus de 5 mois et qu’on n’a jamais mis en
contact avec les souris ne réagit plus.

Ex.3 : Le poussin tenu 10 jours après la naissance loin de la poule (sa mère) ne la suit plus.

c) La loi de neutralisation des instincts ou de confluence : Si un objet est susceptible d’éveiller


deux tendances contraires, le fait de développer l’une, entraîne l’inhibition de l’autre.

Ex. : Un enfant en présence d’un chien est poussé par deux tendances opposées : la fuite ou le
désir de caresser l’animal. Si l’enfant a cultivé la caresse dès le départ la fuite disparaît.

[Link] SORTES DES INSTINCTS

a) Sur le plan physiologique : On distingue :


1) L’instinct alimentaire : Qui pousse l’être vivant à la recherche de la nourriture.
2) L’instinct sexuel : Qui pousse l’individu vers le sexe opposé pour le besoin de la procréation
ou de la reproduction.
b) Sur le plan social : On distingue :
1) L’instinct grégaire : Qui pousse l’individu à se comporter par imitation comme les autres êtres
du groupe (C’est l’esprit moutonnier).
2) L’instinct maternel : Qui pousse chaque mère à soigner et à protéger ses enfants.
c) Sur le plan psychanalytique : On distingue :
1) L’instinct de vie : Qui pousse chaque animal à la conservation de la vie. On peut l’appeler aussi
« l’instinct de défense » (ethos).
2) L’instinct de mort : Tout être est appelé à « mourir » (thanatos).

VI.8. LA VIE INSTINCTIVE CHEZ L’HOMME

Chez l’homme, l’activité instinctive à l’état pur n’existe pas, si ce n’est au tout début de la vie. Par
contre, les animaux sont presque exclusivement conduits par leurs instincts. Chez l’homme la
capacité d’apprendre vient modifier le comportement instinctif et lui enlève son caractère
rigide, au point qu’on a pu parler d’une régression de l’instinct. En effet, contrairement aux
animaux, l’homme varie son logement, sa nourriture, dans le temps et dans l’espace.

Les instincts sont donc modifiés, influencés par l’intelligence et la volonté, par l’expérience
personnelle et celle d’autrui, par les habitudes acquises.

On distingue chez l’homme 3 groupes de comportements de l’influence de l’instinct.

a) Pour la conservation de l’instinct : On a :

L’instinct de nutrition : Celui qui le pousse à chercher à manger et à boire…


L’instinct de défense : Qui pousse l’homme à se défendre devant le danger, à se mettre en
colère ; ou à avoir peur, à fuir.
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Tendance à s’affirmer, à se faire valoir : Celle qui pousse l’homme aux rivalités, à la jalousie,
au désir de posséder, etc.

b) Pour la conservation de l’espèce : On a :

L’instinct de reproduction ou de procréation : C’est le désir inné d’avoir des enfants. Cet
instinct est très puissant chez les Bantous, surtout que celui qui n’a pas d’enfants est plus ou
moins méprisé par ses voisins.
L’instinct maternel ou parental : Toute mère prend soin et protège son enfant : Des mamans
se sont jetées dans l’eau ou dans le feu pour sauver leur enfant.

c) Dans ses rapports avec les autres hommes ou instincts sociaux : On a :

Les instincts sociaux :


L’instinct grégaire :
La sympathie : C’est un instinct qui nous pousse à éprouver la même douleur ou la même joie
que notre prochain ; qui nous pousse à l’aider, à le défendre…
L’imitation : Qui nous porte à reproduire ce que nous voyons chez les autres.

VI.9. LES INSTINCTS CHEZ L’ENFANT

Mais c’est surtout chez les petits enfants que les comportements instinctifs se manifestent d’une
façon assez spontanée, assez pure. Pourquoi ? Parce que chez les enfants, il n’y a pas encore de
réflexion, pas d’expériences, pas assez de volonté pour s’opposer à la poussée des instincts.

Chez l’enfant, on a :

a) L’instinct de nutrition : Dès sa naissance, l’enfant sait sucer : il ouvre la bouche et suce tout
ce qui y entre.
b) L’instinct de jeu et de mouvement : L’enfant bouge continuellement. Il joue avec ses mains,
les différentes parties de son corps ; puis avec d’autres objets. Un enfant qui ne joue pas est
malade ou se trouve dans un état anormal.
c) L’instinct d’imitation : L’enfant entend et voit ce qui se passe. Par après et sans même y
songer, il se met à imiter ce qu’il a entendu ou vu.

VI.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES INSTINCTS

De tout ce que nous avons parlé, surtout au sujet de l’enfant, il est facile de comprendre les
conclusions suivantes :

 La nécessité pour le maître de donner le bon exemple : Pour ses élèves, il est le modèle parfait ;
ils le regardent et l’imitent sans y songer. Il est important que les maîtres du degré élémentaire
soient compétents et capables, parce que ce sont eux qui donnent aux enfants leurs premières
habitudes.
 Il ne faut pas vouloir tenir les enfants trop tranquilles : Ils aiment et ont besoin de mouvement ;
de longues explications les fatiguent vite ; faites-les faire : Ecrire, dessiner, chanter, parler, …
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 Il est facile de comprendre que c’est inutile et même dangereux de vouloir forcer le tout petit
enfant à la marche, en voulant lui apprendre à marcher, les jambes peuvent se déformer :
Jambes crochues.
 Enfin, ne pas vouloir tout faire pour l’enfant, toujours l’aider. Laissez-le se débrouiller d’abord
tout seul ; aidez-le quand il ne réussit absolument pas.
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DEUXIEME PARTIE : LA PSYCHOLOGIE


GENERALE POUR LA 4ème ANNEE DE
L’HUMANITE PEDAGOGIE GENERALE (2ème HPG)
PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE GENERALE DEUXIEME DES
HUMANITES PEDAGOGIQUES
CHAPITRE Ier LES TENDANCES

CHAPITRE IIème LES HABITUDES

CHAPITRE IIIème LA VOLONTE

CHAPITRE IVème LAPPRENTISSAGE

IIème PARTIE : LA VIE AFFECTIVE

CHAPITRE Vème LES EMOTIONS

CHAPITRE VIème LES SENTIMENTS

CHAPITRE VIIème LES PASSIONS

CHAPITRE VIIIème LES INCLINATIONS SUPERIEURES


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CHAPITRE Ier LES TENDANCES


I.1. NOTIONS : La tendance est une poussée interne, une impulsion ou un élan de l’être vivant vers un
objet extérieur à lui-même.

 La tendance est une force interne qui pousse l’individu vers un objet extérieur pour satisfaire
son besoin.

Ex.1 : En sortant de l’école affamé à midi, dès que nous apercevons des mangues mûres sur le
manguier, nous avons tendance d’aller cueillir des mangues pour manger. De même pour à
boire, pour se laver, pour fumer, etc.

Ex.2 : Souvent dans nos bouches, l’expression « mon cœur » veut ceci, désire cela, exprime la
tendance qui nous pousse à telle ou telle chose.

I.2. BASE OU CONDITIONS DE CHAQUE TENDANCE

a) Un besoin à satisfaire : La faim, la soif, la santé, le sommeil.


b) Un objet extérieur capable de satisfaire ce besoin : La nourriture, la boisson, une personne
que nous aimons, Dieu, un groupement ou une société dans laquelle nous voulons vivre ; le
but que nous voulons atteindre, un idéal, une vocation, etc. Bref, ce sont les objets de
tendance.

N.B. : Toutes les tendances de l’homme se ramènent à une base fondamentale : C’est la tendance
à vivre et à se développer.

I.3. IMPORTANCE DES TENDANCES

 Révéler le penchant de l’individu ;


 Satisfaire les besoins de l’individu.

I.4. SORTES DE TENDANCES

a) Du point de vue origine de ce besoin : Nous avons :


1) La tendance innée : Elle est suscitée par un besoin héréditaire, naturel.

Ex. : La faim, la soif, les relations sexuelles, le sommeil.

2) La tendance acquise : Elle est suscitée par un besoin secondaire. C’est-à-dire un besoin
créé par l’homme lui-même, qui a donné naissance à une habitude contractée.

Ex.1 : La force qui pousse un fumeur vers la cigarette.

Ex.2 : Manger en buvant un verre de la bière Simba.

N.B. : L’habitude est une seconde nature.

b) Au point de vue connaissance de ce besoin : Nous avons :


1) La tendance consciente : Elle est suscitée par un besoin reconnu comme tel par l’individu.
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Ex. : L’homme a un penchant pour tel objet et il le sait.

2) La tendance inconsciente : Elle est suscitée par un besoin non reconnu comme tel.

Ex. : L’individu a un penchant pour tel objet mais il ne le sait pas.

c) Au point de vue finalité d’une tendance : Nous avons :


1) La tendance bonne : Elle est suscitée par un objet moralement bon ; C’est-à-dire un objet
qui n’est pas défendu. Elle nous pousse vers de bonnes choses.

Ex.1 : Aider une grand-mère fatiguée par un fardeau.

Ex.2 : Rendre visite un ami malade.

2) La tendance mauvaise : Elle est suscitée par un objet moralement défendu. Elle nous
pousse vers le mal.

Ex. : Cas de l’ivrognerie, de la débauche, ou de la luxure, d’agressivité, d’injures, de vol…

I.5. MOYENS DE CONNAITRE NOS TENDANCES

a) L’obstacle : C’est la difficulté qui empêche la tendance d’atteindre son objet. Quand un
objet nous manque et que nous sentons en nous un désir très grand de l’atteindre : notre
tendance se révèle.

Ex. : En l’absence ou au manque d’une personne aimée, d’une cigarette (signe de la tendance à la
domination).

b) La réflexion sur nous-même ou l’introspection : C’est la recherche des mobiles de nos


actions. Ce qu’on appelle examen de conscience est déjà au point de vue psychologique
quelque chose de très utile.

I.6. FORMES DE TENDANCES CHEZ L’HOMME

Il y a 3 catégories des tendances humaines :

a) Les tendances personnelles : Elles ont pour but la conservation de l’individu et la défense
de ses intérêts vitaux.

Ex. : La respiration, l’équilibre, la locomotion, la réaction de fatigue, le sommeil sont des


mécanismes élémentaires de l’instinct de conservation.

Mais aussi :

 L’instinct alimentaire ;
 L’instinct de défense ou de protection ;
 La curiosité.
b) Les tendances sexuelles et familiales : Elles se rapportent à la conservation de l’espèce,
aux relations des sexes, à la vie familiale.
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Ex.1 : La petite fille qui joue avec la poupée.

Ex.2 : Le garçon qui se plaît à prendre la défense de ce qui est faible.

c) Les tendances sociales : L’instinct social nous pousse :


 à nous grouper (ou instinct grégaire) ;
 à conformer notre conduite à celle du groupe ;
 à imiter ceux qui nous entourent (ou instinct d’imitation) ;
 à éprouver de la sympathie ;
 à dominer les autres.

I.7. COMMENT PEUT-ON EMPECHER LE DEVELOPPEMENT NUISIBLE DE CERTAINES TENDANCES ?

a) Par le refoulement : C’est-à-dire se contenir ou chasser de la conscience certaines


impulsions violentes et irréfléchies.
b) Pa r la sublimation des tendances ou l’ennoblissement : C’est orienter une tendance vers
une fin noble d’ordre intellectuel, morale ou religieux.
c) Par la socialisation des tendances et des besoins : La socialisation de l’instinct sexuel a
créé le mariage.
1) NOTION DE BESOIN : D’après LACHELIER, un besoin est l’état d’un être à l’égard de ce qui
lui manque pour accomplir ses propres fins.
2) TYPES DE BESOINS : Il y a deux types de besoins qui sont :
 Les besoins primaires : Ce sont les besoins organiques, les « appétits ».

Ex. : La faim, la soif, le sommeil, l’évacuation, la respiration.

 Les besoins secondaires : Ce sont des besoins nécessaires à la survie de l’individu.

Ex. : Le mouvement, la protection, l’affection, la valorisation…

3) OBSTACLE OU LA FRUSTRATION : La frustration est un obstacle qui s’interpose entre l’objet


de la tendance et le sujet qui empêche ce dernier de satisfaire son besoin.

Du point de vue psychanalytique, la frustration désigne la non-satisfaction comme une privation


injustifiée.

Ex. : L’échec aux examens, déceptions amoureuses, difficultés professionnelles engendrent la


frustration.

 Les réactions à la frustration : sont :


 L’agressivité ;
 La colère (cris, larmes ou gestes désordonnés) ;
 Intérioriser l’agressivité. L’individu prend ses dispositions pour mieux faire à l’avenir ;
 Substituer à l’objet frustrant par un autre pour se consoler ;
 Il peut apprendre à être tolérant en disant que ce n’est pas la fin du monde car il y a le haut
et le bas ;
 La négation ;
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 La rationalisation : Le sujet se cherche des raisons pour justifier la frustration.

Ex. : Un élève qui a échoué aux examens d’Etat, il dira nous avons raté nombreux et les professeurs
ne donnaient pas d’ailleurs très bien cours ; ils sautaient certains chapitres.

I.8. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES TENDANCES

C’est dès les débuts qu’il faut écarter de l’enfant les actes qui lui feraient contracter des habitudes
mauvaises et lui apprendre à faire ceux que l’on désire le voir faire plus tard.

Une habitude déjà formée est difficile à corriger. L’éducation des tendances chez l’enfant
se fera à toute occasion favorable ; l’enseignement religieux y contribue beaucoup. Pour les
enfants, les petites règles de se montrer respectueux, sont de bons moyens d’éduquer les
tendances. Les bons exemples entraînent les enfants, beaucoup plus que les discours et les
réprimandes.
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CHAPITRE 2ème L’HABITUDE OU ACTIVITE AUTOMATIQUE


II.1. NOTION : L’habitude est une facilité acquise par la répétition à reproduire des actes.

Ex.1 : Un élève apprend à écrire : tout son corps est en activité. Plus tard il écrira couramment et
sans effort aucun.

Ex.2 : Un homme qui apprend à rouler à vélo, pour la première fois, il est heurté à des difficultés
énormes cherchant où pédaler et comment orienter le guidon. Mais au fur et à mesure qu’il
pratique, en s’exerçant chaque fois, la tâche devient de plus en plus facile qu’auparavant, l’homme
roule normalement.

II.2. IMPORTANCE DES HABITUDES :

 Les habitudes donnent à l’homme une certaine facilité à faire les actes ;
 Elle facilite l’adaptation ;
 Dans la vie humaine, l’habitude facilite la répétition des actes ;
 Elle rend plus facile et plus automatique l’exécution des tâches.

II.3. INCONVENIENTS DES HABITUDES :

 Les mauvaises habitudes détruisent l’homme ;

Ex. : Qui tue par l’épée périra par l’épée ; le vol, les injures, les bagarres…

 L’habitude affaiblirait la volonté ;


 L’habitude, en supprimant l’attention, elle aboutirait à la routine, elle rendrait l’homme
moins libre ;
 L’acte habituel devient difficile à corriger, voire routinier.

II.4. FORMATION DES HABITUDES :

Il y a deux phases dans la formation des habitudes :

a) La phase de formation ou de développement : Elle se compose d’une série d’exercices,


des répétitions d’un acte chaque fois parfaitement posé.
b) La phase d’état ou de résultat : L’acte se déroule finalement sans l’intervention de la
conscience ; pas de concentration.

II.5. CONDITIONS D’ACQUISITION DES HABITUDES

L’acquisition des habitudes dépend :

 Du nombre des actes à poser (répétition) ;


 De leur durée ;
 De leur intensité ;
 De l’intervalle qui les sépare.
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II.6. PHENOMENES D’ACQUISITION DE L’AUTOMATISME DE L’HABITUDE

Le caractère automatique (mécanique) de l’habitude s’acquiert à travers différents phénomènes


suivants :

 L’enchaînement d’actes ;

Ex. : Apprendre à parler exige que l’enfant prononce d’abord les sons, puis les mots, les mots-
phrases et finalement une ou plusieurs phrases.

 La baisse de la conscience ;

Ex. : Un cycliste qui apprend à rouler à bicyclette, au début toute sa conscience, son attention
restent fixées sur le guidon, les pédales et le devant. Plus tard, avec la maîtrise, il est capable de
rouler sans porter beaucoup d’attention, parfois sans tenir le guidon.

 L’adaptation : c’est là que naît l’importance de l’habitude. Elle conduit l’individu à


l’adaptation.

Ex. : Un haltérophiliste s’adapte bien au métier de porteur.

II.7. SORTES DES HABITUDES

a) Selon leurs finalités : on a :


1) Les bonnes habitudes : Qui répondent aux règles d’ordre moral, éducatif et hygiénique
établies par la société.

Ex. : Saluer les visiteurs.

2) Les mauvaises habitudes : Qui ne se conforment pas aux règles établies par la société.

Ex. : Ne pas remercier celui qui vous a aidé ou formé.

b) Selon leurs formes ou démarches : On a :


1) Les habitudes passives : Consistant à supporter ou ne pas réagir.

Ex. : Un mari qui répond par le silence au caprice de son épouse.

2) Les habitudes actives : Consistant à réagir aux actes posés.

Ex. : Agresser ou répliquer par des injures ; travailler dur.

c) Selon les aspects de l’homme : On a :


1) Les habitudes intellectuelles : Sont liées aux connaissances (réflexion, invention,
d’observation, d’attention, …).
2) Les habitudes physiques : Sont liées au développement du corps.

Ex. : Habitudes d’ordre, de propreté, de tenue, de tempérance, de décence, …

3) Les habitudes morales : Sont en rapport avec les manières d’être (obéissance, de travail,
d’endurance, de politesse, de respect, …).
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4) Les habitudes sociales : Sont relatives à la vie en groupe ; vivre avec les autres, l’hospitalité,
etc.

Ex. : Habitude de politesse, de bienveillance, d’esprit d’entraide, de charité, de patience, …

II.8. PATHOLOGIE DE L’HABITUDE

1) L’apraxie : C’est une incapacité d’effectuer des mouvements volontaires (écriture,


marche).
2) La dyslexie : Difficulté d’apprentissage de la lecture, en dehors de toute déficience
intellectuelle et sensorielle et de tout trouble psychiatrique.
3) L’agnosie : C’est une incapacité de reconnaître ce qui est perçu alors que les organes
sensoriels restent intacts.

II.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES HABITUDES

 L’enseignant devra apprendre à l’élève à s’exercer seul au moyen des exercices pratiques
et des devoirs. « C’est en forgeant qu’on devient forgeron ».
 Développer, par des récompenses, de bonnes habitudes physiques, intellectuelles, morales
et sociales, et combattre par des punitions ou conseils de mauvaises habitudes.
 Rendre le plus automatiques possibles certains apprentissages, comme la lecture, l’écriture
et le calcul mental.
 On dit souvent que « la répétition est la mère de la science » ; ainsi, les exercices, les
entraînements, les essais-erreurs et les automatismes et la créativité.
 Le changement des habitudes exige de longs exercices et nécessite une certaine prise de
conscience et un contrôle permanent de l’acte.
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CHAPITRE IIIème LA VOLONTE


III.1. NOTION : La volonté est la faculté de poser des actes motivés par la raison.

 La volonté est le pouvoir de se déterminer à une action après réflexion.


 D’après le philosophe SCOLASTIQUE, la volonté est la facilité d’agir d’après les lumières de
la raison.
 Selon Norbert SILLAMY, la volonté est une aptitude à actualiser et à réaliser ses intentions.

Ex.1 : Un élève entre dans la salle d’examen avec ses cartouches, le professeur André NGOY
l’attrape et lui donne zéro.

Ex.2 : Frappé par la beauté d’une fille, un garçon décide de la prendre en mariage.

 Au sens large du mot, un acte volontaire est un acte prévu, prémédité, délibéré, précédé
d’une décision.

III.2. IMPORTANCE DE LA VOLONTE

 La volonté est plus importante des facultés car c’est elle qui dirige toutes les autres facultés.
 Elle exerce un contrôle permanent sur la sensibilité.
 Elle aide l’intelligence à acquérir des connaissances en attaquant les obstacles.

Ex. : Nous étudions même ce qui ne nous intéresse pas aux premières vues.

 La volonté est toute dans la vie morale. C’est elle qui nous prépare le bonheur ou le
malheur.
 Elle commande l’attention, source de tout progrès.
 Elle est à la base du mérite ou du démérite, puis qu’elle nous rend responsable de nos
actes.
 La volonté a, en plus, l’avantage de développer l’autonomie (esprit d’indépendance) et la
personnalité par l’affirmation de soi.

III.3. LES PHASES OU ETAPES DE L’ACTE VOLONTAIRE

a) La conception ou l’idée de l’acte : C’est le fait de se représenter l’acte avant qu’il ne soit
posé ou exécuté.

Ex. : Se faire un projet d’une maison à construire ou à louer.

b) La délibération : C’est la période qui consiste à peser le pour et le contre du problème de


différentes possibilités ou solutions envisagées. C’est la phase la plus importante, avant la
prise de décision.

Le rôle de la délibération est :

 D’arrêter l’activité instinctive ;


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 Maintenir l’attention sur tel groupe des raisons et lui faire abandonner tel autre. C’est au
cours de cette phase qu’intervienne le double aspect de la volonté : L’inhibition et la
décision.
c) La décision : C’est le choix entre deux ou plusieurs possibilités. Elle tranche le conflit mental
en cours après avoir pesé le pour et le contre par prise de la décision. La décision joue un
rôle capital dans la pratique ou au sens strict du terme « volonté ».
d) L’exécution : C’est la mise en action de la décision prise ; en un mot, passer à l’acte. Dans
l’acte volontaire, la décision est donc le point capital. Toutefois, c’est l’exécution qui prouve
la sincérité de la décision. L’exécution peut suivre ou ne pas suivre immédiatement. La
volonté ici intervient que pour maintenir l’idée de la décision.

III.4. QUALITES D’UN ACTE VOLONTAIRE

L’activité volontaire est :

a) Intelligente : Elle connaît le but vers lequel elle tend, elle prévoit les moyens à utiliser et
les conséquences possibles de l’acte.
b) Réfléchie : Elle n’obéit pas aveuglément à une impulsion spontanée, mais elle cherche et
pèse ses motifs d’agir.
c) Libre : Elle est capable de décider, de choisir telle solution plutôt qu’une autre.
d) Capable de décider : De choisir telle solution plutôt qu’une autre.
e) Droite et éclairée : Elle est dirigée vers la véritable fin de l’homme, le bien moral, la vertu.
Une volonté qui se détourne de cette fin et s’applique à vouloir le mal, elle devient
perverse.
f) Douce te calme : La résolution est prise sans hâte, l’exécution est sage et prudente.
g) Energique : Elle est ferme (délibération), elle a un caractère résolu, du « je veux ou je ne
veux pas » (décision), elle a un caractère du courage, la constance, la persévérance
(exécution).

N.B. : L’énergie (fermeté) et la droiture sont les grandes qualités de la volonté.

h) La volition : C’est l’acte par lequel la volonté se détermine à quelque chose. La puissance
de la volonté comme qualité se manifeste dans les actions proprement dites.

III.5. DIFFERENCE ENTRE L’ACTIVITE INSTINCTIVE ET L’ACTIVITE VOLONTAIRE

ACTIVITE INSTINCTIVE ACTIVITE VOLONTAIRE


L’activité instinctive est : L’activité volontaire est :
1) Aveugle : elle est représentative, non 1) S’accomplie après réflexion et choix
immuable. entre diverses alternatives possibles.
2) Parfaite : dès sa première manifestation
2) N’est pas parfaite : dès sa première
et immuable. manifestation. Elle est perfectible et
change constamment.
3) Héréditaire et spécifique : Les œuvres 3) Varie avec l’individu : Les premières
que l’instinct produit sont propres à une manifestations sont motrices, plus tard
espèce déterminée. vient l’inhibition. Les mouvements de
l’enfant sont aveugles.
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4) Spéciale : Elle est parfaite dans le 4) S’exerce dans des domaines différents.
domaine qui lui est propre, non dans les
domaines différents.
5) Intermittente : Elle se manifeste qu’à 5) Se manifeste à tout instant.
certaines époques.

III.6. FACTUERS DE L’ACTE VOLONTAIRE

a) L’énergie organique : L’acte volontaire est plus facile quand le corps est disposé à l’effort
musculaire aisé.
b) Les tendances et les désirs : Les mobiles ou facteur affectif. On ne peut vouloir qu’en
s’appuyant sur une tendance ou sur un désir.
c) Les motifs ou facteurs intellectuels : ils doivent avoir une certaine intensité.
d) Les automatismes ou les habitudes : Ils sont importants dans la phase d’exécution.
e) Le facteur culturel et social : L’éducation, le milieu et la culture.

III.7. DOUBLE ASPECT DE LA VOLONTE

a) L’inhibition : C’est le pouvoir d’arrêter certains actes nuisibles à la société.

L’individu joue à cet effet deux rôles :

 Freiner (se contenir, se maîtriser, se ressaisir) momentanément l’acte avant la prise de la


décision.

Ex. : On injurie quelqu’un, il garde silence au lieu de réciproquer d’emblée, puis se met à délibérer
avant d’agir.

 Rejeter carrément l’acte (refoulement).

Ex. : Sachant que les rapports sexuels entre frère et sœur constituent de l’inceste, l’individu rejette
toute pensée de cette nature dans l’inconscient.

N.B. : Grâce à ce pouvoir inhibiteur l’acte n’est plus une obéissance automatique et aveugle aux
tendances mais devient un acte réfléchi et consenti.

 L’inhibition chez l’enfant : Elle n’existe pas au début de la vie. Chez l’enfant tout est
spontanéité. La volonté frein s’éveille peu à peu entre 10 et 12 ans.

L’inhibition sociale prend diverses formes : pudeur, respect humain, peur due « qu’en dira-t-on ».

L’inhibition morale se forme elle aussi. La volonté inhibitrice ne sera efficace qu’à la fin de
l’adolescence. Alors le jeune sera maître de sa pensée et de ses émotions.

b) La décision : C’est prendre une certaine position au lieu d’être indécis. Elle consiste à
trancher le conflit qui peut se présenter entre les possibilités.

La décision peut être difficile surtout lors qu’elle porte sur l’orientation de notre vie, sur les valeurs
essentielles de la vie.
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 La motivation de la décision : La volonté trouve la force de résoudre le conflit mental et


pour imposer une décision dans les motifs, les raisons d’agir.

La valeur de cette force dans les motifs, est jugée par l’intelligence. La volonté a le pouvoir de ne
pas permettre à l’intelligence de considérer certains motifs qui ne lui plaisent pas.

 La décision chez l’enfant : La décision n’existe pas au début de la vie, l’enfant agit par
impulsion.

Sa conduite est réactive. L’enfant prend des décisions vers 10 ans lorsque l’inhibition aura fait son
apparition. Celles-ci seront prises sans beaucoup d’hésitations, car l’enfant ne réfléchit pas aux
difficultés, il ne voit pas tous les aspects du problème.

III.8. PATHOLOGIE ET DEFAUTS DE LA VOLONTE

a) L’hésitation : C’est l’incapacité de pouvoir prendre une décision. L’homme hésite trop, la
raison voit trop claire et prend le dessus sur la volonté qui devient incapable de se
prononcer.
b) L’entêtement : Quand la volonté résout de poursuivre son chemin quel que soit l’obstacle
rencontré.
c) Le caprice : C’est le défaut d’une volonté instable et hésitante du manque d’assurance et
de fermeté.

Elle a comme cause la faiblesse des parents et des maîtres.

d) La velléité : C’est la difficulté ou l’incapacité de pouvoir passer à l’acte après décision (cas
d’abandon).
e) L’impulsivité : C’est la facilité de passer à l’action, le plus souvent sans réfléchir, sans faire
appel à la raison. L’impulsif n’a pas le temps de réfléchir, il n’y a pas le temps chez lui ni la
place de délibération.

N.B. : Pour poser des vrais actes de la volonté, il manque à un impulsif le pouvoir d’inhibition.

f) L’aboulie : C’est un état psychologique caractérisé par l’impuissance de la volonté. C’est


l’absence totale de la volonté, l’incapacité de vouloir, l’impossibilité du sujet à prendre de
l’initiative et de la décision. C’est la maladie grave de la volonté.

On distingue :

 L’aboulie des impulsifs : qui ne savent pas dire “non“ aux tendances impulsives. Qui ne
connaissent pas la délibération.
 L’aboulie des intellectuels : qui se perdent dans des délibérations sans fin et ne savent
pas dire « oui » devant une décision à prendre.
 L’aboulie des obsédés : celle des gens à idées fixes.
 L’hyperboulie : C’est l’excès de la volonté.

Ex. : Celle des entêtés, des boudeurs, des gens qui ayant pris une décision ne veulent pas en
démordre (abandonner une opinion, un avis).
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g) Cas de conflit entre les choix : C’est lorsque l’individu est dans l’impasse ou l’embarras
(dilemme).

Entre deux possibilités de forces égales, la prise de décision devient parfois difficile.

Ex. : Devant un choix entre deux fiancées ayant même degré de beauté, de gentillesse, même
niveau d’études, on est parfois embarrassé.

h) Le parti-pris : La décision prise peut ne pas être le produit d’une délibération préalable
mais plutôt des sentiments, préjugés, etc.

Ex. : Un professeur décide d’annuler l’interrogation d’une fille qui triche ; le soir, l’élève le corrompt
à la maison et il fait autre chose que ce qui a été déclaré en classe.

III.9. SORTES DE VOLONTE

a) La volonté rationnelle : Une qualité humaine qui consiste à prévoir les conséquences de
certains actes.

Ex. : L’homme digne de ce nom est capable d’établir le bilan de ses actes, de les raisonner et les
analyser.

b) La volonté morale : qui dirige vers le Bien.


c) La volonté de puissance : qui pousse à la domination de ses semblables. C’est une tendance
à devenir plus puissant, sans prendre garde aux moyens employés.

Elle est anormale, elle se base sur des sentiments d’infériorité et d’impuissance sur le besoin de
« faire mieux » que les autres, d’être le plus grand, le plus fort. Les éducateurs névrosés qui
donnent avec autoritarisme ont cette volonté.

Socialement l’Allemagne Hitlérienne fut un exemple de cette volonté puissante. Cette volonté
puissante (la mauvaise) est très rependue.

Autres exemples de la volonté puissante : le désir de compétition, besoin de surpasser les autres,
de dominer, d’émulation, …

Remarque : On peut distinguer aussi :

 La volonté passionnée : où l’on trouve la diminution des intérêts à un appauvrissement de la


personnalité.
 Les volontés équilibrées : où la réflexion occupe une grande place dans la décision.

III.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES ET FORMATION DE LA VOLONTE

Les qualités principales de la volonté sont la rectitude et l’énergie, l’éducation a une double
mission :

a) La fortifier et la rendre capable d’efforts énergiques et persévérants.


b) La diriger vers le bien et la fixer dans la pratique de la vertu.
 Rendre la volonté énergique :
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 La volonté doit dominer le corps : c’est-à-dire exiger des enfants une tenue énergique,
l’amour du travail, le courage de ne pas se plaindre d’une petite fatigue, d’un mal de tête,
de la chaleur.
 Le bon maître donne à ses enfants la conscience du sacrifice de faire volontairement des
choses qu’on n’aime pas et à ne pas faire certaines choses qu’on aime.
 Rendre la volonté droite :
 Le premier devoir du maître est d’éclairer la raison, d’apprendre aux enfants le bien et le
mal.
 Il faut apprendre aux enfants, surtout aux impulsifs, à réfléchir avant d’agir.
 Il faut leur donner la joie de l’effort et celle du bien accompli par la création de bonnes
habitudes.

En conclusion, sans la volonté l’homme devient prisonnier (esclave) de ses instincts et ne


serait pas différent de l’animal. C’est grâce à la volonté que l’homme est libre, qu’il est maître de
lui-même et qu’il pose des actes conscients et intelligents.

L’éducation de la volonté se fera de manière progressive :

 En dressant l’enfant au cours de premières années de sa vie ;

 En faisant appel à la raison et à ses sentiments au fur et à mesure qu’il grandit ;

 A partir de l’adolescence en s’adressant à la raison et à la conscience ;

 En apprenant aux enfants la science précieuse du sacrifice qui consiste à faire


volontairement des choses qu’on n’aime pas.
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CHAPITRE IVème L’APPRENTISSAGE


IV.1. NOTION :

L’apprentissage est un processus de changement du comportement acquis par l’exercice ou l’expérience


(Norbert SILLAMY).

 L’apprentissage est l’acquisition d’un nouveau comportement à la suite d’un entraînement


particulier.
 L’apprentissage est un acte qui modifie de manière durable les possibilités d’un être vivant
(FRAISSE).

Ex.1 : Un maître-forgeron initie un jeune néophyte à la forge.

Ex.2 : Un professeur de musique initie ses élèves à jouer du piano.

IV.2. IMPORTANCE DE L’APPRENTISSAGE :

L’apprentissage nous permet d’exploiter de nouvelles capacités et de développer le


comportement grâce à de nombreux exercices.

IV.3. SORTES D’APPRENTISSAGE

a) Selon l’emploi du temps : On a :


1) L’apprentissage distribué ou espacé : C’est celui qui se fait par intervalle de temps c’est-à-
dire le temps de l’apprentissage est entrecoupé par des périodes de repos.
2) L’apprentissage massé ou concentré : C’est celui caractérisé par une série d’essais
successifs sans repos de qualité.
b) Selon les facultés, procédés ou buts : Nous avons :
1) L’apprentissage intellectuel : C’est celui qui met en jeu les facultés intellectuelles ; comme
la mémoire, l’imagination, le jugement, le raisonnement…

Ex. : Un élève qui apprend à rédiger une dissertation.

N.B. : Il est la forme la plus élaborée d’apprentissage.

2) L’apprentissage inconscient ou accidentel : C’est celui qui se produit sans intervention de


la volonté. Ou se réalise en dehors du but poursuivi.

Ex. : L’apprentissage de la langue au cours d’une causerie ou en discutant avec les camarades.

3) L’apprentissage brusque ou par insight : C’est une découverte subite de la solution du


problème. On l’appelle aussi “insight ou intuition“.

Ex. : « Eurêka d’Archimède »

4) L’apprentissage incident : C’est celui qui est réalisé par l’individu accomplissant une tâche
sans se proposer de la mémoriser.

Ex. : Un professeur assimile bien la matière à force de dispenser son cours.


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5) L’apprentissage par essais-erreurs : C’est celui qui survient au cours d’une série de
nombreux essais (tâtonnements) auxquels l’individu s’est livré suite à la pression d’un
besoin.
6) L’apprentissage moteur : C’est un apprentissage par action.

Ex. : Une fille apprend à préparer la nourriture sous l’encadrement de sa mère.

7) L’apprentissage par imitation : C’est celui qui se fait par influence sociale des groupes, des
foules ou par suggestion.
8) L’apprentissage par accoutumance : C’est celui dont l’activité est réduite aux réactions
physiologiques. L’organisme s’adapte aux conditions du changement climatique.
9) L’apprentissage par dressage : L’homme ou l’animal changent leur comportement, suite à
une pression ou une contrainte extrême exercée sur le milieu dans lequel ils vivent.
10) L’apprentissage par association : C’est celui qui permet d’apprendre en associant des
événements. Il s’agit surtout de l’approximatif, de la similitude et de la ressemblance qui
stimulent et facilitent cet apprentissage.
11) L’apprentissage par observation ou par imitation : Cet apprentissage est fort lié aux
expériences faites par Albert BANDURA qui a étudié l’apprentissage par imitation
(observation) dans une école d’enfants (garçons et filles) en 1960.

Un groupe d’enfants avait vu le modèle de comportement d’un adulte agressif, de torture à ceux
qui sont inférieurs à lui, de bagarre, etc. Pendant qu’un autre groupe d’enfants n’était pas soumis
à l’observation de ces modèles. D’où, ils sont épargnés à adopter ce comportement tandis que le
1er groupe d’enfants imite l’adulte.

Ainsi, Albert Bandura et ses collègues ont montré que les enfants pouvaient apprendre le
comportement pervers à partir des affiches. Ce résultat conduit à la conclusion selon laquelle, la
télévision et les films de violence apprennent la violence aux enfants.

IV.4. DIFFERENCE ENTRE INSTINCT, LA MATURATION, ETAT DE L’ORGANISME ET L’APPRENTISSAGE

Lors que le comportement change ou subit une transformation, il ne peut plus être expliqué par
l’instinct, ni par la maturation, ni par l’état de l’organisme.

Le terme clé dans l’apprentissage c’est “l’entraînement ou l’exercice“.

a) Les comportements instincts : Sont produits par l’hérédité.

b) La maturation : entraine de changement dans le comportement à la suite du développement


de l’individu.

b) Les états de l’organisme : Provoquer aussi de changement dans le comportement.

Ex. : La maladie, la drogue sont des états organiques temporaires qui modifient le comportement.
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IV.5. THEORIES DE L’APPRENTISSAGE

Il y a deux principales théories de l’apprentissage à savoir :

 Le conditionnement classique ;
 Le conditionnement opérant ou instrumental.
a) Le conditionnement classique : Ce mode d’apprentissage a été découvert par le Russe Ivan
Petrovich PAVLOV. On l’appelle aussi le conditionnement pavlovien. Pavlov a utilisé le chien
comme sujet d’expérience et il s’est intéressé à la salivation comme réflexe chez les chiens.

Les expériences qu’il a organisées avaient pour but de comprendre le lien entre stimulus-réponse
(S-R) ou entre la nourriture et la salivation.

La viande est un stimulus qui provoque la salivation. Pavlov présentait la viande au chien vers la
fin de la sonnerie (à la 11e seconde après avoir sonné pendant 10 secondes).

Ainsi :

 La viande est un stimulus inconditionnel (SI) ;


 La salivation est une réaction inconditionnelle (RI) ;
 La cloche est un stimulus conditionnel (SC) ;
 Le chien représente le sujet d’expérimentation (SE) ;
 La réaction conditionnelle est appelée “réflexe conditionnel“ (RC).

Après plusieurs répétitions (viande + son), le chien continuait à saliver. Plus tard, Pavlov sonnait
sans présenter de la nourriture (viande) au chien mais le chien salivait toujours.

 S’il y a extinction du réflexe conditionnel, il faut alors le réapprentissage en faisant :


SC + SI = RC.
b) Le conditionnement opérant ou instrumental :

Il résulte de la connexion entre la réponse (la réaction) et la conséquence qui s’en suit. Il y a alors :

1) Le conditionnement instrumental de THORNDIKE : Il a étudié le comportement des chats


enfermés dans une boîte construite sous forme de labyrinthe. Le chat devrait apprendre comment
sortir de la boîte. Il arrivait toujours à y sortir après quelques minutes.

THORNDIKE constata que le chat n’utilisait pas le raisonnement pour résoudre le problème
(sortir de la boîte) mais il procédait par “essais et erreurs“. THORNDIKE formula ainsi la loi de
l’effet : “les réponses ou les réactions suivies des conséquences satisfaisantes ou positives sont
retenues et transformées en habitude ; son contraire, c’est-à-dire, les réactions ou les réponses
suivies des conséquences non satisfaisantes ou négatives sont éliminées du répertoire de l’animal.

Autrement dit, un acte réussi est renforcé, encouragé (récompensé) tandis qu’un acte échoué est
combattu (punition).

N.B. : Cette loi de l’effet justifie la notion de récompenses et des punitions.


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THORNDIKE a formulé la 2e loi de l’exercice : qui peut être expliqué clairement en termes du
principe de Lamarck. Selon cette conception, un organe qui n’exerce pas s’atrophie, par contre,
celui qui s’exerce se développe. En un mot, “le développement est fonction de l’exercice“.

Ex.1 : Un jeune adolescent qui veut développer sa musculature, ses biceps, se livre à des exercices
intenses.

Ex.2 : Un enfant qui se livre à l’exercice des sens éveille son jugement, écrit Rousseau.

2) Le conditionnement opérant ou la boîte noire de SKINNER : C’est une sorte de cage


expérimentale utilisée par Skinner pour étudier l’apprentissage. Le rat enfermé dans une boîte a à
sa disposition un levier sur lequel il peut presser et se procurer ainsi la nourriture (récompense)
ou être électrocuté dans ses pattes (punition) s’il se trompe de chemin.

Cette boîte noire est composée d’un levier et d’une barre placée au mur d’en face. Le fond
de la boîte était en métal, et un choc électrique pouvait être administré aux pattes du rat.

Les petits morceaux de nourriture étaient présentés à l’animal dans une tasse. Lors que le
rat appuyait par hasard sur le levier, la nourriture lui était présentée. Le rat avait tendance à
appuyer souvent sur le levier. Ce comportement, Skinner l’appela “le renforcement positif“
(récompense) ; lors que le rat appuie sur le levier plusieurs fois pour arrêter (pendant 10 minutes)
le choc électrique qu’il recevrait à ses pattes à chaque seconde, Skinner l’appela “le renforcement
négatif“ (punition).

A cet effet, on peut augmenter ou diminuer les chances de donner une réponse lors qu’on utilise
le renforcement ou récompense (excitant positif) et la punition (excitant négatif).

Donc, récompenser par exemple l’élève quand il réussit, le punir quand il échoue.

 LES AUTRES THEORIES DE L’APPRENTISSAGE

1°) La théorie des facultés : L’esprit humain posséderait un ensemble des facultés. Par l’exercice,
ces facultés peuvent être développées, à la façon dont les exercices corporels développent la
musculature. Et ce développement des facultés est la plus primordiale de l’éducation
intellectuelle ; la matière est accessoire. Cette théorie affirme donc l’existence du transfert. Elle
engendra, en pédagogie, ce qu’on appelle le formalisme didactique.

2°) La théorie des représentations (associationnisme) : Toute la vie psychique ne sera qu’un tissu
d’associations d’images ou des représentations qui se créent suivant la loi de contiguïté. Au point
de vue pédagogie, cette théorie se concrétisa dans le “matérialisme, ou encore dans
l’intellectualisme, l’encyclopédisme, le didactisme Herbartien et la méthode des cinq étapes
formelles : Préparation, intuition, intellection, généralisation et application“.

Cette théorie nia catégoriquement l’existence du transfert : “on n’apprend que ce que l’on aperçoit
et rien d’autre“(Herbart). Cette théorie fut développée par l’école de philosophie Ecossaise. La
quantité des représentations compte, et leur solide fixation par la répétition (apprentissage
mnémonique). C’est la pédagogie d’Herbart domina l’enseignement au 19e siècle et persista même
jusqu’à nos jours.
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3°) La théorie de l’apprentissage social : D’après Albert BANDURA (né en 1925), la théorie du
modelage est un processus fondamental de la personnalité. Dans cette théorie, l’individu observe
les patterns comportementaux des autres dans son environnement et les imite.

4°) La théorie du renforcement : John DOLLAR (1900-1980) et Neal E. MILLER (né en 1909) ont
compris que les comportements qui sont récompensés sont retenus et l’individu a tendance à les
produire. Les comportements qui sont des approuvés sont écartés.

N.B. : Ces deux lois ne se manifestent qu’à condition que l’individu soit disposé à apprendre (loi de
la bonne disposition).

IV.6. FACTEURS DE L’APPRENTISSAGE

a) Les facteurs individuels : Sont :

 L’âge ;
 L’intelligence ;
 La motivation.

b) Les facteurs temporaux-spatiaux : Sont :

 Le temps ;
 L’espace : entrecouper par de moment de repos. Pour que le cerveau se régénère, il faut
se reposer pendant 20 minutes au minimum, d’où l’apprentissage concentré.

c) Les facteurs maturationnels : Sont :

 La somme des expériences antérieures ;


 L’attitude plus ou moins active de chacun ;
 Les louanges et les récompenses ;
 L’inhibition ou l’extinction.

N.B. : Cependant, une motivation trop forte peut paralyser le sujet en créant l’anxiété. Sans
récompense on aboutit à l’extinction de l’apprentissage par l’inhibition.

IV.7. LES LOIS DE L’APPRENTISSAGE

a) La loi de l’exercice : Le développement est fonction de l’exercice.

b) La loi de l’effet : La réaction d’un organisme à une situation augmente lors qu’elle est suivie
d’un résultat favorable (effet positif). Un acte qui apporte satisfaction est maintenu, lorsqu’il ne
donne pas satisfaction, l’individu l’élimine.

c) La mémoire apprentissage : Elle a un rôle de premier plan : c’est le phénomène par lequel
j’acquiers de nouvelles connaissances en tenant compte de ce j’ai déjà enregistré.

d) La motivation : C’est la vitesse d’apprentissage, la qualité de cet apprentissage dépend surtout


des facteurs affectifs, des motivations d’intensité des besoins à satisfaire. C’est-à-dire, c’est la
motivation qui détermine le degré de participation du sujet.
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e) Le timing : Ou programmation des apprentissages par l’éducateur est très important. Il doit
tenir compte des “périodes sensibles“ : moment où l’apprentissage est plus fructueux.

f) Le learning by doing : Apprendre en agissant est la devise de John Dewey. Selon lui, pour acquérir
une connaissance et surtout pour la maîtriser, l’élève ne doit pas se contenter d’écouter le maître
et de le voir agir ; il faut qu’il pratique.

IV.8. LES COURANTS DE L’APPRENTISSAGE

On distingue 3 grands courants ou écoles dans l’étude en laboratoire du phénomène


d’apprentissage :

a) L’école Russe : Avec le conditionnement ou le dressage. Le conditionnement simple ou le


dressage se réalise par réflexe conditionnel. Le facteur réussite de l’expérience est beaucoup plus
lié aux conditions physiologiques dans lesquelles le sujet se trouve placé.

Le tenant de cet apprentissage est Ivan Petrovich PAVLOV.

N.B. : Cet apprentissage est du type physiologique. Il est aussi appelé accoutumance à cause de la
passivité face à l’expérience.

b) L’école Américaine : Avec les faits d’apprentissage par essais et erreurs. L’individu se trouvant
dans une situation problématique fait plusieurs essais, se trompe, recommence tout en éliminant
les tendances infructueuses…peu à peu la conduite se modifie et il arrive au succès.

N.B. : Ce type d’apprentissage est encore appelé :

 Apprentissage instrumental ou conditionnement instrumental avec la psychologie de


THORNDIKE.
 Apprentissage ou conditionnement opérant avec la psychologie de B.F. SKINNER.

Cet apprentissage est celui dans lequel l’atteinte d’une solution est conditionnée par une série
d’actes appropriés.

c) L’école Germanique : Avec l’effet d’apprentissage par insight (intuition). L’apprentissage par
insight ou intuition est souvent caractérisé par le fait que la solution est trouvée subitement et
dans sa totalité. Insight se définit comme une nouvelle manière de considérer un problème.

IV.9. LA COURBE DE L’APPRENTISSAGE

Dans le cas où il s’agit d’un apprentissage par la méthode des essais et erreurs, de convexe, la
courbe devient concave par rapport à l’élimination des erreurs.

S’il s’agit d’un apprentissage brusque, la courbe présente une chute verticale.

IV.10. STRATEGIES OU CONDITIONS DE L’APPRENTISSAGE

a) Le degré de maturation de l’individu : doit être suffisant pour assimiler la notion.

b) L’effort personnel : motivation et intérêt du sujet sont nécessaires.


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c) L’équilibre affectif : la stabilité conditionne la réussite.

d) Le transfert d’un acquis antérieur : influence la vitesse d’apprentissage ultérieur (futur).

IV.11. SCHEMA DE LA REPRESENTATION DE L’ACTIVITE DE L’ENFANT EN CLASSE VISANT LA


REALISATION DE SON OBJECTIF D’APPRENTISSAGE
renforceme

besoin

Objectif de l’élève :

produire la réponse-
curiosité
solution

élève tendance

intérêt

action du maître ((matière)

Le maître présente une situation-problème (sujet de la leçon) à l’élève. Cette situation


déclenche le besoin de curiosité chez l’élève. Pour produire la réponse-solution, l’élève doit passer
par l’action du maître (matière), en fixant son intérêt sur ce qui peut l’amener à atteindre son
objectif.

1. Ce qui soutient l’effort de l’activité chez l’élève, c’est l’intérêt centré sur la matière.

2. Ce qui donne l’impulsion à l’élève pour atteindre à tout prix l’objectif, c’est la tendance vers
la réponse-solution.

3. Ce qui constitue le stimulus-signal de l’activité de l’élève, c’est l’objet approprié pour


satisfaire le besoin.

4. Ce qui renforce les efforts de l’élève dans cette situation, c’est le besoin de curiosité.

IV.12. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES DE L’APPRENTISSAGE

 Apprendre est intentionnel.


 Apprendre est un processus impliquant toute la personnalité.
 Apprendre est une tâche personnelle.
 L’apprentissage se réalise grâce au cerveau.
 Le sentiment joue un rôle dans l’apprentissage.
 L’apprentissage se fait à l’école.
 L’apprentissage dépend du degré de maturité.
 Nous apprenons en agissant.
 Dans l’apprentissage, l’intuition ou insight joue un rôle.
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L’imitation favorise l’apprentissage. Le bon maître doit donner que de bons exemples.
L’environnement social entraîne l’apprentissage selon le mode du conditionnement opérant basé
sur le renforcement et l’observation du modèle.
Les parents doivent donner des récompenses à leurs enfants après avoir accompli de bons actes
et punir ceux qui font le mal.
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IIème PARTIE : LA VIE AFFECTIVE


II.1. GENERALITES

Devant toute situation psychique, il résulte naturellement une réaction pouvant être soit positive,
soit négative et qui constitue les deux pôles de la vie affective : le plaisir et la douleur.

 L’affectivité constitue l’un des fondements de la vie psychique. Elle détermine notre
humeur, nos sentiments, nos émotions, nos passions ou toutes nos réponses aux
stimulations du monde extérieur.

a) NOTIONS :

 Les phénomènes affectifs ou les affects sont des impressions agréables ou désagréables
qui accompagnent une excitation.
 L’affectivité vient du verbe “affecter“ qui signifie « toucher à notre vie ». Au sens péjoratif :
“blesser, léser, porter atteinte à“.
 L’affectivité est l’ensemble des affects ou des phénomènes qui ont des effets agréables ou
désagréables sur notre comportement.
 L’affectivité est définie au sens restreint comme le pouvoir d’éprouver le plaisir et la
douleur d’ordre physique ou morale.

Ex.1 : Vous vous brûlez le bras en repassant un habit (douleur physique).

Ex.2 : En mangeant une orange, j’ai la connaissance de ses qualités de forme, de consistance
d’ordre, de goût ; j’ai en même temps une impression agréable ou désagréable.

b) JUSTIFICATION : Pour faire comprendre comment un homme éprouve un événement et adopte


une attitude donnée dans une situation particulière, la psychologie propose d’étudier la vie
affective.

c) ROLE ET IMPORTANCE DE L’AFFECTIVITE : Elle constitue l’aspect le plus fondamental de la vie


psychique puisqu’elle est la base à partir de laquelle se développe les relations entre les hommes
d’une part, et entre l’individu et son milieu d’autre part. Ce qui atteint l’affectivité, retentit sur les
autres aspects cognitifs, sociaux et conatifs ou psychomoteurs.

N.B. : Ces états affectifs dans notre vie courante nous aident à ajuster notre façon de vivre par
rapport à nous-mêmes et par rapport aux autres.

Ex.1 : La joie, le plaisir du succès libèrent les énergies, stimulent l’intelligence et favorisent
l’épanouissement de la personnalité.

Ex.2 : L’anxiété, l’angoisse sont à l’origine de nombreux cas d’inadaptation sociale.


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d) SORTES DES MANIFESTATIONS AFFECTIVES

On distingue deux types des manifestations affectives :

 Les manifestations organiques du type affectif : comme la faim, la fatigue, la soif, la


sensation de froid, la sensation de chaleur, le sentiment de malaise, le sentiment d’aise etc.
 Les manifestations affectives d’origine psychique : comme la peur, la joie, la tristesse, la
colère, la honte…

e) HOMEOSTASIE :

 C’est l’ensemble des réactions et sentiments de l’homme devant les circonstances de la


vie.
 L’homéostasie est la tendance ou la recherche par l’être humain à se maintenir dans un
état d’équilibre en recherchant l’agréable et en fuyant le désagréable.
 En bref, l’homéostasie est la tendance de l’organisme à se conserver.

Ex.1 : Pour ne pas tomber totalement l’arbre prend une position verticale sur une pente.

Ex.2 : Pour bien dormir quand il fait froid, l’individu cherche à se couvrir.

Ex.3 : Pour se protéger contre les moustiques pendant le sommeil, les familles dorment sous la
moustiquaire.

L’homéostasie se manifeste sous différents niveaux :

 Biologique et physiologique : sur les tendances comme la faim, la soif, le sommeil et le


besoin sexuel.
 Psychosocial : sur la tendance de l’homme à rechercher ses semblables, à s’apprécier et à
se faire connaître par eux et par soi-même.
 Existentiel : sur la réflexion sur soi-même, sa nature, son origine, sa destinée, son état,
parfois se pose des questions angoissantes dont la solution conditionne son équilibre et son
maintien. Il cherche à savoir quelle place qu’il occupe dans l’univers et quelle est sa relation avec
Dieu.

Dans la fuite du désagréable, il ne doit pas oublier qu’une douleur momentanée peut avoir comme
conséquence un bonheur durable et que le plaisir peut conduire à la ruine (destruction) dans
certains cas.

II. 2. LES AFFECTS ELEMENTAIRES (Plaisir/douleur et joie/peine)

a) Notions :

 Le plaisir est un affect agréable qui résulte d’une satisfaction d’un besoin, d’une tendance.
Le plaisir est une impression ou un état agréable que l’homme recherche.

Ex.1 : Un élève qui a réussi et a obtenu la mention distinction (plaisir moral).

Ex.2 : Tony a faim et consomme un plat délicieux de viande (plaisir physique).


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 La douleur (peine) est un affect ou une impression désagréable qui résulte de la non-
satisfaction d’un besoin, d’une tendance (déception).

La douleur est un état désagréable et pénible que l’homme évite ou fuit.

Ex.1 : Tony a peur d’être mordu par un serpent.

Ex.2 : Un enfant n’aime pas boire un médicament amer.

b) Espèces des affects élémentaires : on classe les affects élémentaires ou fondamentaux comme
suit :

 Aise et malaise : Lorsqu’ils résultent de stimuli d’origine interne et que l’état affectif est
diffus, vague et le stimulus difficilement localisable.
 Plaisir et douleur : Lorsque l’état affectif est intense et dû à une stimulation sensorielle ou
physique.

Ex.1 : Le plaisir de manger, de boire, de fumer…

Ex.2 : La peine d’une maladie, la douleur d’une piqûre…

 Joie et chagrin (peine ou douleur morale) : Lorsque l’état affectif est intense et dû à une
excitation mentale (idée, souvenir, image).

Voici les deux pôles opposés :

 Plaisir-douleur ;

 Satisfaction-déception ;

 Acceptation-rejet ;

 Attraction-répulsion ;

 Approche-attaque ;

 Agréable-désagréable ;

 Aise-malaise ;

 Bonheur-malheur ;

 Joie-tristesse ;

 Réussite-échec ;

 Récompense-punition.
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c) LES LOIS DU PLAISIR ET DE LA PEINE

Les lois ou la relativité du plaisir et de la douleur sont :

1°) La loi d’individualité : Le plaisir et la douleur sont relatifs aux individus. Chaque individu
éprouve le plaisir et la douleur à sa façon, selon son état de santé, son âge et son tempérament.

Ex.1 : Un excitant qui provoque du plaisir à KAZADI peut provoquer de la douleur à MUKUBU.

Ex.2 : NKULU éprouve le plaisir quand il prend du sucré que plutôt la bière.

Ex.3 : Un plaisir ou une douleur est ressentie différemment selon qu’on est adulte ou enfant ou en
bonne santé ou malade.

2°) La loi de circonstances : L’intensité d’un plaisir et d’une douleur dépend des circonstances du
moment dans lesquelles il se produit. Le plaisir et la douleur sont relatifs aux dispositions du
moment.

Ex.1 : L’échec aux examens d’Etat se ressent à peine proclamer qu’après la proclamation.

Ex.2 : Un verre d’eau glacée ne produit pas le même effet quand il fait très chaud que quand il fait
froid.

Ex.3 : Après un plaisir intense, la moindre douleur est ressentie plus que jamais.

3°) La loi de contraste : Le plaisir et la douleur se font valoir l’un, l’autre. Ils sont relatifs à l’intensité
des besoins et des inclinations.

Ex.1 : Pour un enfant choyé par ses parents, l’absence d’une chose est considérée comme un refus.

Ex.2 : Boire un verre de Coca Cola après avoir broyé dans la bouche un comprimé de la quinine ne
procure pas le même effet d’habitude.

4°) La loi d’adaptation : Tout comme le plaisir, une douleur finit par être moins ressentie, puis on
s’y adapte. Le plaisir et la douleur s’émoussent en se prolongeant.

Ex.1 : Un enfant tapé par sa maman finit par se taire et continue à manger.

Ex.2 : Imagine qu’on te sert ton plat préféré, quinze jours de suite !

5°) La loi de caducité : Le plaisir et la douleur réagissent sur les tendances auxquelles ils
correspondent. En général, le plaisir stimule la tendance ; la douleur peut affaiblir la tendance.

Ex.1 : Une indigestion peut guérir un gourmand.

Ex.2 : Dans l’ardeur de la bataille le soldat s’aperçoit à peine qu’il vient d’être blessé.

d) ROLE DU PLAISIR ET DE LA PEINE :

 Ils renseignent sur le caractère ambivalent des phénomènes de la vie : utile et nuisible.
 Ils révèlent nos inclinations, la bonté ou la méchanceté, nos goûts, notre caractère.
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 Ils nous renseignent sur notre état : la douleur physique nous révèle une maladie. La sensation
de fatigue nous indique qu’il est temps de nous reposer.
 La joie excite l’activité : le maître créera dans sa classe une atmosphère de joie. Car la joie
favorise le travail, rend le travail plus facile, plus agréable, elle supprime l’effort et l’enfant y
met son cœur.
 La souffrance a une grande valeur morale : elle nous détache de la terre ; elle nous fait réfléchir
sur le sens de la vie.
 Le plaisir, la peine ou l’échec constituent aussi un facteur directeur ou orienteur qui conduit à
l’adaptation à des situations données.

Ex. : L’échec peut pousser à faire mieux qu’auparavant.

 La douleur peut jouer un rôle utile ou bénéfique.

Ex. : Un médicament amer, douloureux consommé vise à rétablir la santé ; souffrir pour réussir.

II.3. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’AFFECTIVITE

 Employons le plaisir et la douleur dans la forme de récompense et de punition. Mais, bien


récompenser et bien punir est un vrai art…
 Créer une atmosphère de joie en classe.
 Eduquer l’enfant à accepter la souffrance, à savoir renoncer à certaines joies pour une
satisfaction plus grande.

Ex. : Privation pour un pauvre ; renoncement à une partie de football pour rendre visite à un ami
malade.

 Eduquer à choisir ses joies, à les contrôler, à les hiérarchiser, à dominer ses malaises, à
s’aguerrir.
 Par voie d’introspection et d’extrospection (empathie), l’élève doit apprendre à compatir,
à consoler, à assister matériellement et moralement les autres, éviter de se moquer des
malheureux ou de manifester le sadisme.
 L’élève devra apprendre à conquérir et à rechercher le bonheur (arracher au lieu de
recevoir) que de se décourager devant les difficultés.

Ex. : « Au lieu de me donner du poisson, mieux vaut m’apprendre à pêcher », disent les chinois.

 Le psychologue ou l’éducateur doit savoir débloquer l’individu devant une situation difficile
par des conseils, est un remède efficace chez l’individu affecté.
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CHAPITRE Vème LES EMOTIONS

V.1. NOTION :
Le terme émotion vient du mot latin “emovere“ qui signifie “agiter, exciter, troubler“.

 L’émotion est un état affectif violent, intense, instable et passager qui se manifeste devant
des situations surprenantes.
 L’émotion est un état affectif violent, intense, instable et peu durable qui provient de
l’écart entre l’attente et le résultat.

L’émotion est un complexe psychophysiologique. Elle atteint l’homme dans toutes ses fonctions.

Ex.1 : Un enfant éclate de rire pour avoir appris l’histoire d’un homme rossé par sa femme.

Ex.2 : Une mère explose de colère lors qu’elle a appris que son fils unique est tapé.

V.2. CARACTERISTIQUES DES EMOTIONS :

Les émotions sont :

a) Violentes : Apparaissent comme un choc qui agite tout le corps (force, brutalité).
b) Intenses : Le degré d’intensité de l’émotion est très élevé.
c) Passagères : Les émotions sont d’une durée momentanée.
d) Moins stables : L’émotion se présente comme un état de trouble, qui s’agite.

V.3. ROLE DES EMOTIONS :

Décharger l’individu des événements très agréables ou pénibles. Les émotions sont à l’origine des
troubles mentaux ou psychosomatiques.

V.4. PRINCIPALES EMOTIONS :

Sont :

1) La joie : est une émotion du sentiment de bonheur, de plénitude éprouvée par un individu
quand son désir (aspiration) est satisfait.
2) La colère : est une émotion qui se manifeste par l’irritation, vif mécontentement
accompagné des réactions violentes.
3) La tristesse : est un état affectif naturel ou accidentel de chagrin, de mélancolie.
4) La répulsion : est une émotion qui consiste à répugner (ou à repousser une tendance
désagréable surtout).
5) La soumission : est une émotion qui consiste à obéir à tout besoin agréable ou désagréable
de soi ou de l’extérieur.
6) La vénération : est une émotion qui consiste à éprouver du respect profond pour certaines
personnes ou choses saintes.
7) Le chagrin : est une émotion caractérisée par la souffrance morale, la tristesse, la peine.
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8) La peur : est une émotion qui se manifeste par le sentiment d’inquiétude en présence ou
à la pensée du danger.
9) La haine : est une émotion caractérisée par le sentiment de forte animosité ou de vive
répugnance.
10) L’horreur : est une émotion qui se manifeste par une violente impression de répulsion,
d’effroi, causée par quelque chose d’affreux (qui provoque la peur, la douleur, le dégoût).
11) L’indignation : sentiment de colère ou de révolte que suscite un outrage, une action
injuste.
12) La honte : émotion caractérisée par le sentiment de culpabilité, d’humiliation éprouvé à la
suite d’une action ou d’une attitude répréhensible, malhonnête.
13) La jalousie : émotion d’amour exclusif provoquant la crainte douloureuse d’une éventuelle
infidélité.
14) La frustration : émotion caractérisée par un état d’une personne, une tendance ou un
besoin fondamental n’a pu être satisfait et s’est trouvé refoulé.
15) La phobie : C’est une variété d’obsession caractérisée par la crainte d’une idée, d’un objet
ou d’une situation déterminée. Les différents comportements de la phobie sont :
 La claustrophobie : C’est la peur d’un endroit fermé (salle de cinéma ou de théâtre,
ascenseur, train, voiture fermée).
 L’agoraphobie : C’est la peur de se trouver en plein air ou dans un endroit non fermé (rue,
terrain, stade). Une véritable panique, accompagnée de sueur et de tremblement,
apparaît.
 La zoophobie : C’est la peur des animaux (lion, léopard, éléphant, caméléon).
 L’hyposophobie : C’est la peur de se trouver dans l’altitude (étage, pont jeté sur une grande
rivière ou fleuve).
 La tanatophobie : C’est la peur de la mort.
 La nosophobie : C’est une obsession centrée sur la crainte de la maladie.
 L’éreutophobie : C’est la crainte de rougir. Ici souvent, ce sont les sujets timides et les
hyperémotifs, chez qui l’émotion produit ce phénomène.
 La mysophobie : Peur de la contamination, de la saleté, des microbes.
 La pathophobie : C’est la peur ou la crainte des maladies.
 La Thermophobie : C’est la peur de la chaleur.
 La xénophobie : C’est la peur (hostilité) envers les étrangers.
 La misogynephobie : C’est la peur ou la haine envers les femmes. Car un misogyne est celui
qui hait les femmes.
 La nécropolephobie : C’est la peur des tombeaux ou des cimetières.
 La misèrephobie : C’est la peur de la pauvreté.
 La psychosephobie : C’est la peur des malades mentaux.
 La misandrie : C’est une doctrine ou attitude d’une femme ou un homme exprimant la
haine ou le mépris à l’égard du genre masculin.
 L’androphobie : C’est la peur des hommes, aversion ou haine pour les hommes.
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V.5. LES EFFETS DES EMOTIONS :

L’émotion est un complexe psychophysiologique. Elle atteint l’homme dans toutes ses fonctions.

a) Dans ses fonctions physiologiques : Elles se traduisent par un état d’excitation des
fonctions physiologiques soit par un état de dépression de ces mêmes fonctions.

Ex. : La circulation du sang, le rythme cardiaque, la dilatation des vaisseaux sanguins, la respiration,
la digestion, la sécrétion de salive, larme, la sueur, l’urine.

b) Dans son comportement extérieur : Les émotions se manifestent par :


 La réaction de la musculature ;

Ex. : Tremblement, frisson, dysharmonie, les yeux grandement ouverts…

 Le mouvement d’expression ;

Ex. : Muscles de la face, joie, tristesse, cris, changement des voix…

 Le mouvement des membres.

Ex. : Gestes, signe de désolation.

c) Dans ses fonctions mentales ou troubles mentaux : Troubles de la personnalité, manque


de contrôle, augmentation de la suggestibilité ; ou au contraire, elle rend très ingénieux (rapidité
dans la pensée, l’initiative et l’assurance).

V.6. CLASSIFICATION DES EMOTIONS :

On distingue deux types des émotions :

1) Les émotions primaires : Lors que l’émotion est déclenchée par l’activité d’une tendance
unique.

Ex. : La joie, la tristesse, la peur, la colère, le chagrin, la phobie…

2) Les émotions complexes : Lors que l’émotion résulte de l’activité du jeu combiné de
plusieurs tendances.
 Les principales émotions complexes : sont :
 La haine : Colère-peur-dégoût.
 L’admiration : étonnement-soumission.
 L’horreur : étonnement-peur-répulsion.
 La vénération : admiration-peur-gratitude.
 Le mépris : répulsion-colère-tendance à la domination.
 L’aversion : peur-dégoût.
 L’indignation : agressivité-peur-dégoût.
 L’envie : émulation-colère.
 Le respect : soumission-sympathie.
 La fascination : crainte-étonnement.
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 La terreur : admiration-peur.
 La gratitude : tendance-soumission.

V.7. CAUSES OU FACTEURS DES EMOTIONS :

L’émotion dépend :

1. Du système nerveux autonome ou végétatif : Dont le centre de commande se situe dans


l’hypothalamus. Celui-ci comprend deux divisions : le système nerveux sympathique qui
active les réactions et le système nerveux parasympathique qui est le moment de calme.

Ex. : dans une situation de peur, le battement du cœur se fait sous l’influence du premier et le
second amène l’individu au calme.

2. De l’agent émotionnel : frustration, stress (obstacle), etc.

3. De l’individu lui-même : âge, sexe, caractère, tempérament.

4. De la personnalité : les émotifs sont plus vite atteints que les non-émotifs.

V.7. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES EMOTIONS

 L’éducateur apprend à l’enfant à dominer, à maîtriser et à contrôler ses émotions.


 Eviter des émotions-chocs qui risquent de créer des lésions, des troubles psychosomatiques ou
mentaux.
 Mettre l’enfant à l’abri des situations frustrantes, traumatisantes qui sont souvent à la base des
désordres émotionnels et le rendent parfois timide.
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CHAPITRE VIème LES SENTIMENTS


VI.1. NOTION : Le sentiment est un état affectif agréable ou désagréable peu violent, moins intense,
mais stable et plus durable qui se manifeste même à l’absence du stimulus. Le sentiment est un affect
qui fixe une tendance sur un objet, qui l’attache à un stimulus.

Ex.1 : Une mère qui reste dans un état permanent de tristesse pour avoir perdu son fils unique qui
attendait la bourse vers un pays Européen.

Ex.2 : L’élève MWANABUTE est un homme très jaloux du succès des autres.

Ex.3 : Maman MWANAPIKO a de la tendresse à l’égard de ses enfants.

Ex.4 : Un garçon éprouve de l’amour envers une fille très jolie et vedette.

VI.2. DIFFERENCE ENTRE LES EMOTIONS ET LES SENTIMENTS :

La différence se situe au niveau de :

 La durée ;
 L’intensité.

Un sentiment est moins intense, moins violent mais plus durable tandis que l’émotion est plus
intense, plus violente et passagère.

Le sentiment organise la personnalité qu’elle valorise soit positivement, soit négativement.

Ex. : La tristesse, la mélancolie, l’orgueil, la vanité, le mépris, la tendresse, l’envie, l’espoir, la


pudeur, la pitié, le remords, la jalousie, la honte, la piété, la crainte, la sympathie, la rancune, la
peur…sont autant des sentiments.

VI.3. CLASSIFICATION DES SENTIMENTS :

On a :

a) Selon l’individu : On distingue :


1. Les sentiments individuels : Ont leur source ou base dans l’instinct de conservation.

Ex. : L’estime de soi, l’orgueil, la vanité, le prestige, l’anxiété, l’angoisse, le sentiment de l’honneur,
la crainte, l’émulation, la jalousie, le courage.

2. Les sentiments altruistes : sont tournés vers un autre individu. Ils sont liés à l’instinct de
socialisation.

Ex. : La sympathie, la générosité, l’amour, le mépris, la clémence, la pitié, l’amitié, la charité, la


compassion…

b) Selon l’objet : On distingue :


1. Les sentiments égoïstes : Portent sur ses propres intérêts.

Ex. : La jalousie, la haine, le sadisme, la cupidité, l’avarice, la gourmandise…


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2. Les sentiments moraux et religieux : consistent à rechercher le bien et à éviter le mal.

Ex. : La pitié, l’honnêteté, la vertu, le respect, l’aide, la tolérance, l’endurance, le pardon.

3. Les sentiments esthétiques : sont orientés vers le beau.

Ex. : L’admiration, l’appréciation, la considération, la contemplation, l’envie…

4. Les sentiments intellectuels : Consistent à rechercher le vrai ou la vérité.

Ex. : La sincérité, la rigueur, l’objectivité, l’exactitude, la précision, la vérité, l’honnêteté


scientifique, la recherche…

c) Selon la forme : On distingue :


1. Les sentiments conscients ou intentionnels : Sont des sentiments qui relèvent de la
conscience ou de la raison.

Ex. : La prise de conscience de la progression ou de la régression, l’auto-émulation,


l’autocritique, l’introspection.

2. Les sentiments inconscients ou non intentionnels : se manifestent par les sentiments de


camouflage comme la dépression (mépris, haine) à la place de colère, puisque l’individu ne
sait pas l’exprimer librement et clairement.

Ex. : Le dénigrement de l’autre suite aux sentiments d’infériorité, déguisé, le rire à la toux.

VI.4. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES DES SENTIMENTS

 Développer les sentiments moraux, esthétiques et intellectuels par des exercices physiques
et intellectuels : Combattre des sentiments égoïstes par les mécanismes d’inhibition et les
punitions.
 Apprenons à l’enfant à transcender les mauvais sentiments et à se dépasser.
 Par l’empathie, l’élève doit apprendre à éprouver les douleurs des autres, à les consoler et
à les assister moralement ou matériellement.
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CHAPITRE VIIème LES PASSIONS


VII.1. NOTIONS :

 La passion est une tendance qui s’est hypertrophiée au point d’absorber à son profit exclusif
toutes nos énergies intellectuelles et affectives.
 La passion est un état affectif peu violent, instable, mais intense et durable, orienté vers un
objet exclusif et capable de donner des résultats utiles à la société.
 La passion est aussi une émotion prolongée et intellectualisée, qui implique une hypertrophie
du moi, agit sur la conduite et la pensée, n’émettra plus que des jugements de valeur et où la
logique sera imparfaite.
 La passion est un sentiment très actif qui envahit, qui s’accapare de la personnalité toute
entière, qui la mobilise de manière systématique en faveur de l’objet de la passion.

Ex.1 : Deux jeunes gens en fiançailles de 5 ans sans rapport sexuel, lors du dépistage de VIH SIDA,
le résultat prouve que l’homme est porteur du virus et que la fille non. Mais la fille dira pas de
problème, il me prendra en mariage quel que soit son état de santé.

Ex.2 : Un enfant ayant un don artistique veut toujours dessiner par terre, sur les murs et apprécier
les objets décorés.

Ex.3 : Un élève surdoué ou génie est à l’aise lorsqu’il lit des journaux, revues et livres.

Ex.4 : Un enfant ayant un don musical veut toujours jouer à la guitare, à la fanfare et imiter les
orchestres.

VII.2. ORIGINE DES PASSIONS :

Les passions peuvent être d’origine :

 Psychique : amour des parents ;

 Physique ou matérielle : être passionnée d’orange ou de banane ;

 Morale : la passion de Dieu ;

 Sociale : être passionné d’une fiancée, de football.

VII.3. NAISSANCE DES PASSIONS :

Les passions peuvent naître :

 Brusquement comme un « coup de foudre » (amour).

 Lentement par « cristallisation ».


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VII.4. DIVISION DES PASSIONS :

On distingue :

1) Les passions nobles : Sont celles qui nous inclinent au vrai, au beau, au bien (vertu).

Ex. : Prier, aider, servir, s’entraider, rendre visite à quelqu’un, secourir quelqu’un, soigner, donner
à manger à quelqu’un…

2) Les passions basses ou mauvaises : Sont celles qui nous poussent au mal, au vol, au vice.

Ex. : Voler, se quereller, injurier, mentir, se droguer, toiser, la calomnie…

VII.5. CARACTERISTIQUES DES PASSIONS :

 Elles sont prépondérantes, elles dominent toutes les autres facultés.


 Elles sont exclusives, rendent l’homme indifférent à tout.
 Elles ont un degré d’intensité extraordinaire.
 Elles sont acquises et non innées.

Une même passion peut-être bonne ou mauvaise selon son objet ; il y a des amours légitimes et
des amours coupables, des ambitions nobles et des ambitions basses…

VII.6. SORTES DE PASSIONS :

a) Selon René DESCARTES : La conception cartésienne distinguait et admettait 6 passions


principales qui sont : « L’admiration - l’amour - la haine – le désir – la joie – la tristesse ».
La première était l’admiration.
b) Selon BOSSUET : En critiquant la classification Cartésienne et comptait 11 passions dérivant
toutes de l’amour : « L’amour – la haine – le désir – l’aversion – la joie – la tristesse –
l’audace – la crainte – l’espérance – la colère – le désespoir ».

VII.7. ROLE DE L’EDUCATEUR FACE AUX PASSIONS :

 L’éducateur doit motiver et cultiver, par des exercices, des aptitudes des individus dans tel
ou tel domaine important de la vie.
 Rendre le milieu matériel et culturel très favorable et organiser bien de manière à assurer
l’épanouissement de l’enfant dans un secteur donné.
 Développer, par des exercices appropriés, l’imagination ou la créativité des enfants pour
les rendre très passionnés.
 Amener le passionné à une maîtrise suffisante de soi.
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CHAPITRE VIIIème LES INCLINATIONS SUPERIEURES


VIII.1. NOTION : Les inclinations supérieures sont des tendances naturelles ou innées qui nous portent
spontanément vers certains actes.

Ex. : La tendance à rendre service, à voler, à vivre ensemble, à travailler…

L’homme aime le BEAU, le VRAI, le BIEN, la VERTU, il a soif d’IDEAL, de connaître DIEU lui-même.

VIII.2. CLASSIFICATION DES INCLINATIONS SUPERIEURES :

On distingue :

1) Le sentiment intellectuel (AMOUR DU VRAI) : L’amour du vrai est une tendance qui nous
pousse à rechercher la vérité et à faire la vérité.
 La vérité : est une qualité de notre connaissance ; c’est l’accord de nos pensées et de notre
langage avec ce qui est réel. Elle est la qualité de ce qui est conforme de ce qu’on dit avec
ce qui est.
 Le vrai : C’est ce qui est conforme au réel, ce qui exprime les choses telles qu’elles sont en
elles-mêmes.

Ex.1 : Je suis sincère si je dis la vérité ou si je trompe involontairement.

Ex.2 : Je mens si je dis le contraire de ma pensée avec intention de tromper.

L’enfant est naturellement sincère, pourquoi ment-il ?

 Surtout par imitation ;


 Par crainte du châtiment ;
 Par vanité et intérêt : pour se faire aimer, pour avoir de beaux points (tricher est une forme
de mensonge) ;
 Par jalousie.
Applications pédagogiques :
 Donner le bon exemple à l’enfant : l’enfant doit avoir plein confiance en sa maîtresse, il ne
doit jamais douter de sa parole.
 Ne pas vite trop accuser un enfant de mensonge ; car les petits enfants sont trompés par
leur imagination.
 Punir sévèrement tout mensonge certain.
 Faire confiance à l’enfant.
2) Le sentiment esthétique (AMOUR DU BEAU) : C’est une inclination vers les choses belles
et tendances à en créer soi-même.
 Une chose est belle lors qu’elle réunit certaines qualités comme l’ordre, l’harmonie des
propositions, l’unité dans la variété.
Comment former le goût du beau chez l’enfant ?
 L’entourer de beauté, à la maison, en classe, de jolies gravures, pas de couleurs criardes,
livres bien illustrés, beaux chants… « Il faut que l’âme respire la beauté, comme le corps
respire l’air ».
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 L’enfant n’ayant pas encore de goût, profiter de toutes les occasions pour lui faire connaître
des œuvres belles, de belles harmonies…
 Former son goût en l’amenant à faire des comparaisons, à choisir, à indiquer ses
préférences.
 Exiger de l’ordre, de la propreté.
 Aider l’enfant à réaliser de jolis dessins, des pièces de couture soignées, un jardin scolaire
où les fleurs sont placées à côté des légumes.
3) Le sentiment moral (AMOUR DU BIEN) : C’est une tendance qui nous porte vers le bien
moral et nous détourne du mal moral.
 Le bien : C’est toute action qui est conforme à la raison, à la nature et à l’ordre des choses.

Dieu nous a donné l’intelligence pour connaître le Bien et la volonté pour l’accomplir.

La volonté poursuit toujours le bien, pourquoi donc l’homme fait-il le mal ?

 Parfois l’intelligence est dans l’ignorance ou dans l’erreur : si cette ignorance ou cette
erreur est volontaire, il y a péché.
 La volonté poursuit toujours un bien : mais souvent, au lieu de poursuivre le BIEN supérieur
que l’intelligence lui propose, elle se laisse guider par la SENSIBILITE, poursuit le bien
secondaire qu’elle lui propose, et ainsi fait le mal.
4) Le sentiment religieux (AMOUR DE DIEU) : C’est une inclination de la vertu, le goût de la
piété. Il les exhortera à fréquenter régulièrement les sacrements, à assister aux offices
paroissiaux, à y participer d’une manière active.
5) L’idéal : C’est le BEAU ou le BIEN que l’intelligence conçoit, dépouillé de toute imperfection.

L’idéal n’est pas réalisable. Mais plus notre idéal est haut, plus nous ferons d’efforts pour
l’atteindre, plus aussi notre vie sera belle, riche, féconde.

VIII.3. LES DIFFERENTES SORTES D’INCLINATIONS :

On a :

 Les inclinations physiques - Les inclinations égoïstes - Les inclinations sociales - Les
inclinations supérieures - Les inclinations religieuses.

VIII.4. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES SUR LA VIE AFFECTIVE

Nous ne sommes pas responsables de nos sentiments et de nos tendances mais elles ne doivent
pas nous dominer.

L’éducation doit donc :

 Eclairer l’intelligence par la parole et par l’exemple.


 Fortifier la volonté et l’habituer à se laisser diriger par la raison.
 Combattre les mauvaises tendances en développant les bonnes inclinations : l’amour du
vrai, du beau, du bien, de l’idéal.
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IIIème PARTIE : LA VIE COGNITIVE


PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE TROISIEME DES HUMANITES
PEDAGOGIQUES
CHAPITRE Ier RAPPEL

CHAPITRE IIIème LA VIE COGNITIVE OU REPRESENTATIVE : SENSIBILITE, SENSATION ET PERCEPTION

CHAPITRE IIIème MEMOIRE

CHAPITRE IVème IMAGINATION

CHAPITRE Vème ASSOCIATION DES IDEES

CHAPITRE VIème L’ATTENTION

CHAPITRE VIIème OBSERVATION

CHAPITRE VIIIème INTERET

IVème PARTIE : CONNAISSANCE SENSIBLE OU RATIONNELLE

CHAPITRE IXème L’INTELLIGENCE

CHAPITRE Xème PENSEE OU RAISON

Vème PARTIE : LE SUJET PSYCHOLOGIQUE

CHAPITRE XIème LA PERSONNALITE

CHAPITRE XIIème LE CARACTERE


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CHAPITRE Ier RAPPEL

CHAPITRE IIème LA VIE COGNITIVE OU REPRESENTATIVE : SENSIBILITE,


SANSATION ET PERCEPTION
II.1. NOTION : La vie cognitive est l’ensemble de facultés ou des pouvoirs qui permettent à l’homme
de connaître son milieu, de le percevoir, de se le représenter.

Ex. : Pour comprendre comment un homme parvient à acquérir une connaissance sensible ou
rationnelle, la psychologie propose d’étudier la vie cognitive.

Vivre, c’est s’adapter incessamment à son milieu, chez l’homme comme chez l’animal, cette
adaptation est conditionnée par la “vie cognitive ou représentative“.

Ces connaissances pénètrent par plusieurs voies dont deux sont les plus reconnues/

1. Les sens : Les unes passent par les sens.

2. La raison : et les autres passent par la raison. On désigne les premières sous le nom des
connaissances sensibles ou concrètes, et les secondes, sous le nom des connaissances rationnelles
ou abstraites.

Ces connaissances sont purement sensibles chez l’animal (facultés organiques, basées sur l’activité
de sens). Chez l’homme, elles sont sensibles et rationnelles (raison, immatérielle, spirituelle…).

II.2. LES VOIES COGNITIVES :

a) LA CONNAISSANCE SENSIBLE : C’est une voie cognitive par laquelle les informations
passent pour qu’il y ait la connaissance sensible, c’est : « L’impression sensorielle-
perception-souvenir ».
b) La connaissance rationnelle : C’est une voie cognitive par laquelle les informations passent
pour qu’il y ait connaissance rationnelle, c’est : « La perception-mémorisation-production
de l’idée ».
c) La prise de conscience : C’est une voie cognitive par laquelle les informations passent pour
qu’il y ait prise de conscience, c’est : « La sensation-les impressions sensorielles-
perception ».
d) La représentation originale : C’est une voie cognitive par laquelle les informations passent
pour qu’il y ait représentation originale, c’est : « La perception-mémorisation-
combinaison-image ».

II.3. LES CONNAISSANCES SENSIBLES

Ces connaissances entrent par les organes de sens pour atteindre le niveau supérieur, empruntent
les facultés mentales dont la principale est la perception. Intervienne ensuite la mémoire et
l’imagination qui se cristallisent en images. La mémoire et l’imagination utilisent l’association des
idées comme moyen pour être plus fécondes.
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1) LES SENS : Les sens est une faculté qui permet à l’homme ou à l’animal d’éprouver les
impressions à travers un organe déterminé.

a) CLASSIFICATION DE SENS : Le rôle de sens est de transformer les excitations reçues en


sensations. On distingue généralement 5 sens : la vue, l’ouïe, l’odorat et le toucher.
Actuellement on y ajoute d’autres : le sens kinesthésique, thermique, algésique, viscéral…

SENSATIONS
SENS ORGANES DE SENS OBJETS SENTIS
FOURNIES
Lumière, formes
Vue Œil Visuelle
des objets, couleurs
Son, bruit,
Ouïe Oreille vrombissement, Auditive
cris
Odorat Nez Odeurs, parfum Olfactive
Goût Langue Saveurs Gustative
Froid, chaud,
Toucher Peau Tactile
température
Muscles, Position ou
Kinesthésique articulations, mouvement des Kinesthésique
tendons membres
Position,
Statique ou sens
Oreille interne orientation du Statique
vestibulaire
corps, équilibre
Viscéral ou Organes internes Faim, soif,
Interne
cénesthésique des viscères éjaculation

b) Différence entre sens et organe de sens : Le sens est une faculté qui aide l’homme à éprouver
les sensations provoquées par un agent extérieur. Mais un organe de sens est un corps cellulaire
qui reçoit et transmet cette sensation vers le cerveau.

Ex. : L’œil est un organe de sens de la vue.

c) Parties d’un organe de sens : Il y a 3 parties de l’organe sensoriel qui jouent un rôle considérable
dans l’élaboration de la sensation.

1°) Les parties périphériques de l’appareil récepteur : Ce sont des parties extérieures de l’organe
qui entrent en contact avec les excitants externes.

Ex. : Pour l’œil, ce sont des bâtonnets et les cônes se trouvant dans la rétine qui constituent la
périphérie.

2°) Les nerfs conducteurs : C’est par le canal des nerfs que l’impression reçue est conduite vers
l’intérieur ou vers le cerveau.

Ex. : Les nerfs optiques, les nerfs crâniens.

3°) Le centre nerveux : Le cerveau reçoit l’impression, commande une réaction de l’organe
sensoriel excité. On parle dès lors de la « sensation ».
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II.4. LA SENSIBILITE :

a) Notion : La sensibilité est l’aptitude d’un organe sensoriel à réagir face à un stimulus
déterminé ou à recevoir les impressions.

Ex. : Un œil n’est sensible que face à un objet ou à une couleur et à la lumière.

b) Critères de sensibilités : Il y a 4 critères de sensibilité :


 L’organe de sens ;
 Les nerfs conducteurs ;
 Les excitants ;
 Les sensations.
c) Sortes de sensibilités : Il existe autant de sensibilités qu’il y a des sens. Parmi elles, citons :

A. LA SENSIBILITE EXTEROCEPTIVE

Celle qui éprouve les sensations venues du dehors. On distingue parmi elles :

1) Les sensibilités impressionnables à distance : dont :


 La sensibilité visuelle : L’œil est l’organe récepteur des images visuelles (couleurs,
lumières, formes d’objets) qui passent par les nerfs optiques, donc par la rétine vers le
cerveau (lobe occipital).
 La perte de la vue s’appelle « la cécité » (aveugle).
 La sensibilité auditive : L’organe sensoriel est l’oreille. C’est à travers le nerf auditif ou
acoustique que les images auditives (sons, bruits) sont conduites et enregistrées par le
cerveau (lobe temporal).

Le processus qui conduit à la perception du message est très complexe : l’oreille externe (pavillon,
tympan) à l’oreille interne (liquide, limaçon) pour arriver à la vibration.

 La perte de l’audition s’appelle « la surdité » (sourd).

N.B. : La sensibilité auditive a comme synonyme « les cellules de corti ».

 La sensibilité olfactive : Les excitants olfactifs (odeurs) pénètrent dans les fosses nasales
(nez) par le nerf olfactif où ils sont transmis au cerveau.

 La perte de l’odorat s’appelle « anosmie ».

N.B. : Le synonyme de la sensibilité olfactive s’appelle “les cellules de Schultze“.

2) Les sensibilités impressionnables par contact : On a :


 La sensibilité gustative : La langue est l’organe récepteur des impressions gustatives
(saveurs) par le canal de nerf gustatif. Ici les papilles jouent un rôle important dans le
discernement des saveurs (salé, sucré, amer, aigre et acide).
 La perte du goût s’appelle “agueusie“.
 L’incapacité de parler s’appelle “la mutité“ (muet).
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 La sensibilité cutanée : La peau est son organe sensoriel. Cette sensibilité se subdivise en
3 autres sensibilités qui sont :
o La sensibilité tactile : Celle qui renseigne sur les impressions extérieures par le contact de
la peau.
o La sensibilité thermique : Celle qui renseigne le corps sur le chaud et le froid ou sur la
température.
o La sensibilité algésique : Celle qui renseigne le corps sur la douleur. Lorsque le corps
devient insensible à la douleur, on parle alors de “l’analgésie“.

N.B. : Les sensibilités visuelles, auditives et cutanées sont d’ordre physique tandis que les
sensibilités olfactives et gustatives sont d’ordre chimique.

B. LA SENSIBILITE CENESTHESIQUE OU GENERALE

C’est celle qui renseigne sur les sensations diffuses ou répandues dans tout le corps.

Ex. : L’effet du courant électrique sur le corps ; les sensations sexuelles pendant l’orgasme.

C. LES SENSIBILITES INTERNES

Elles comprennent les sensibilités :

 Intéroceptive ;

 Proprioceptive (position des membres, attitudes, mouvements) ;

 Viscérale ou végétative.

 La sensibilité intéroceptive : Elle éprouve les impressions venant de l’intérieur.

Ex. : La sensation de fatigue, de la faim, de soif…

Elle renseigne sur l’état de nos muscles.

 La sensibilité viscérale ou végétative : Elle donne des informations de nos viscères


(estomac, intestins, organes sexuels) et d’autres organes internes renseignant sur la faim,
la soif, la tension.

 Les sensibilités proprioceptives : Elles comprennent :

 La sensibilité statique : La position fixe (équilibre) de la tête permet à l’oreille interne de


saisir avec précision des informations.

 La sensibilité kinesthésique ou motrice : Elle renseigne sur la position et les mouvements


relatifs aux membres du corps.

Ex.1 : L’homme marche sans faire attention à la position et aux mouvements des jambes.

Ex.2 : Avec les yeux fermés, l’homme mange dans l’obscurité sans ignorer la position de la main à
la bouche.
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Ex.3 : Tout individu peut toucher les yeux fermés son nez ; ses oreilles ou n’importe quelle partie
du corps.

d) La mesure de la sensibilité : Elle se fait à l’aide des tests psychologiques ou des appareils
mis au point comme le campimètre, l’audiomètre, le dextérimètre.

On peut mesurer la sensibilité d’acuité visuelle, d’acuité auditive, parfois le temps de réaction.

 L’acuité visuelle : C’est la capacité de l’œil à percevoir les objets placés à une certaine
distance.

 L’acuité auditive : C’est la capacité à discriminer les sons par l’oreille.

Cette mesure des sensibilités se réalise en termes de seuil d’intensité (forte ou faible).

On distingue deux seuils de sensibilité :

1°) Le seuil absolu : Il comprend à son tour deux niveaux :

o Le seuil absolu inférieur : C’est le minimum d’intensité à partir duquel un excitant donne
lieu à une sensation ou peut être perçu.

Ex. : Le volume minimum de 25 de la radio est celui qui est perceptible ; dépassé ce niveau, on ne
capte rien.

o Le seuil absolu supérieur : C’est le maximum d’intensité au-delà duquel un excitant ne


donne plus lieu à une sensation ou n’est plus perceptible.

Ex. : Le volume maximum de 75 de la radio est perceptible ; dépassé ce niveau, il n’y a que des
bruits.

Schéma du seuil absolu

Sensation perceptible
25 75

Excitant trop faible Seuil inférieur Seuil supérieur Excitant trop fort

2°) Le seuil différentiel : C’est la petite différence qui est perceptible lors qu’on augmente ou l’on
diminue l’intensité de l’excitant parfois en grandeur.

Ex. : Un client achète du sucre de 1Kg ou de 1000g ; si on lui ajoute le pourboire de 100g, la
différence est perceptible. Cette quantité de 100g constitue le seuil différentiel ou relatif.
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Selon la loi de Weber, “le seuil différentiel est proportionnel à l’intensité initiale du
stimulus“. En d’autres termes, on perçoit la différence minimale lors que le rapport est de 1/10
comparativement à l’excitant initial.

 Exercices d’application :

1) Lors d’une fête de mariage à laquelle a assisté le grand psychologue André NGOY WA NUMBI et
dont la manifestation a été agrémentée par un appareil électroménager marque « DEV » d’une
capacité de 3000 HTZ et dont le volume de la radio était de 85. Pour atteindre le seuil absolu
inférieur à sa limite nette, il faudrait passer par une opération de diminution du volume en se
servant du nombre de volume qui équivaut à :

a. 50. b. 35. c. 40. d. 25. e. 60.

La réponse est e. 60. Donc, il faut faire : 85 – 60 = 25.

2) Lors d’une fête de mariage à laquelle a assisté le grand psychologue André NGOY WA NUMBI et
dont la manifestation a été agrémentée par un appareil électroménager marque « DEV » d’une
capacité de 3000 HTZ et dont le volume de la radio était de 85. Pour atteindre le seuil absolu relatif
à une sensation perceptible d’une séquence de 20, il faudrait passer par une opération de
diminution du volume en se servant du nombre de volume qui équivaut à :

a. 50. b. 35. c. 60. d. 25. e. 65.

La réponse est e. 65. Donc, il faut faire : 85 – 20 = 65.

3) Une maman s’est retrouvée avec 13000 grammes du lait Cobel qu’elle a acheté dans un Super
shop pour ses enfants et dont au comptant elle a versé l’argent de onze kilogrammes. Déterminez
le seuil différentiel de son acte d’achat ?

a. 1 kg. b. 2kg. c. 3 kg. d. 4 kg. e. 5 kg.

La réponse est b. 2 kg. C’est-à-dire 13000 grammes – 11000 grammes = 2000 grammes ou encore
13 kg – 11 kg = 2 kg.

II.5. LA SENSATION

a) Notion : La sensation est un phénomène psychique qui résulte de la réaction d’un organe
sensoriel face à un stimulus simple. La sensation est une connaissance élémentaire qui se
manifeste suite à la réaction d’un organe de sens.
b) Différence entre sens, sensibilité et sensation : Le sens est une faculté qui excite la
sensibilité (aptitude d’un organe sensoriel) et cette dernière provoque la sensation
(phénomène psychique) suite à un stimulus extérieur.
c) Caractères des sensations : sont :
 L’objectivité : L’objet perçu distinct de nous-mêmes.
 L’actualité : être présent au moment de la perception.
 L’aptitude à la reproduction : on peut revivre l’objet sous forme d’image.
d) Propriétés des sensations : Toute sensation possède :
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 Une modalité qui la classe comme perceptible par tel organe.


 Une qualité propre qui la distingue au sein d’un groupe : forme distincte de couleur, de
luminosité, de grandeur…
 Une certaine propriété spéciale : la spécificité et la relativité.
e) Stades d’une sensation : Toute sensation passe par 3 stades :
 Le stade de stimulus physique et de stimulus de terminaison nerveuse de l’organe
sensoriel.
 Le stade physiologique : comportant d’abord l’excitation produite par le stimulus dans les
cellules nerveuses de l’organe sensoriel ; ensuite le déclenchement de l’influx nerveux et
puis la conduction de cet influx nerveux et sa réception par le cerveau.
 Le stade psychologique : C’est celui de la prise de conscience élémentaire de la sensation
ou de l’impression sensitive.
f) Mesure de temps de réaction : C’est un test des épreuves de vitesses qui entre dans la
mesure de capacité motrice et psychomotrice. On peut utiliser le chronomètre pour voir la
durée du temps de réagir face à une question de réflexion ou à un problème.

II.6. LA PERCEPTION

a) Notion : La perception est une fonction cognitive de prise de conscience d’un objet ou d’un
fait par laquelle s’élabore la connaissance.
b) Différence entre sensation et perception : La perception est considérée comme la phase
finale, organisée et interprétative du message sensoriel. C’est-à-dire, la sensation implique une
excitation du système sensitif qui entraîne des changements physiques mais la perception
implique l’interprétation et la compréhension de ce qui a été senti.

Ex. : Je sens l’odeur (sensation) et je parviens à dire que c’est la sauce de rouget ou de la viande
du bœuf (perception).

La sensation est très simple et imprécise mais la perception est complexe, parfaite, précise, plus
riche.

c) Importance de la perception : C’est grâce à la perception que les connaissances sensibles


ou concrètes sont accessibles à l’homme.

La perception met l’individu en contact avec les réalités du monde matériel qui l’entoure. Elle
constitue le point de départ de notre vie psychique.

d) Conditions du phénomène perceptif :

1°) Condition physique : La présence d’un excitant provoque une réaction de l’organe excité.

2°) Condition physiologique : L’impression est reçue par un organe sensoriel et transmise au
cerveau par la voie des nerfs concernés. Il y a alors sensation.

3°) Condition psychologique : La prise de conscience et l’interprétation de l’objet permettent de


dégager ses réalités. C’est la perception proprement dite.

e) Facteurs de la perception :
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1°) La nature de l’excitant ou du stimulus : Chaque excitant a sa façon d’impressionner l’organe


de sens concerné.

2°) L’état de l’organe impressionné.

3°) La personnalité tout entière entre dans la saisie et l’interprétation du phénomène (l’attitude,
la culture, le langage et le milieu vécu).

4°) Le système ou le cadre de référence de l’objet perçu (ses caractéristiques, son contexte et
l’expérience de l’individu sur l’objet).

5°) L’intérêt et l’attention orientés vers l’objet.

f) Les inconvénients de la perception : Voici quelques défauts de la perception :

1°) L’illusion : C’est une perception erronée ou déformée de la réalité. Elle peut être fonction de
certains facteurs physiologiques et psychologiques, les phénomènes physiques.

Il existe deux sortes d’illusions :

 L’illusion d’interprétation : Elle porte sur l’interprétation des données perçues.

Ex.1 : Je crois avoir sonné à ma porte.

Ex.2 : Je crois avoir vu passer un ami ou un animal.

Ex.3 : Dans un journal, je lis un mot à la place du véritable mot écrit.

 L’illusion perceptive (optique, auditive) : Elle porte sur la perception proprement dite.

Ex.1 : L’illusion de Miller

a b
La ligne B paraît plus longue que la ligne A alors qu’elles sont égales.

Ex.2 : L’illusion d’Hering

Ex.3 : L’illusion de Zoller


La première ligne apparaît être longue suite à

la disposition alors qu’elles sont toutes égales

Ex.4 : L’illusion de Delboeve

Selon le cercle est entouré d’autres petits cercles ou contient à l’intérieur un petit cercle, il paraît
plus grand que celui n’ayant pas d’éléments alors qu’ils sont égaux.
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2°) L’hallucination : C’est une perception sans objet réel.

Ex.1 : Je vois passer un animal alors qu’il n’y a rien qui passe.

Ex.2 : J’entends la musique alors qu’il n’y a pas de musique.

L’hallucination est plus fréquente chez les malades ou les individus qui délirent et au cours des
rêves.

Il y a des hallucinations visuelles, auditives, olfactives, etc.

g) Sortes des perceptions selon les sens :

1°) Les perceptions complexes : Une perception est complexe lors qu’elle ne dépend pas d’un seul
sens ; mais elle recourt à plusieurs sens à la fois.

2°) La perception des objets : Nous percevons chacun de sa forme et on prend un sens particulier
selon celui qui la perçoit.

3°) La perception du temps : Elle se confond avec la perception des heures indices extérieurs.
Natures de changement de temps sont : la position du soleil, l’augmentation ou la baisse de la
température.

Les indices intérieurs sont subjectifs (la faim, la fatigue, la soif, le battement du cœur).

Ex.1 : L’attente d’un événement agréable ou désagréable changera rapidement notre appréciation
de la durée.

Ex.2 : Un homme qui attend le jour de l’interrogation voit que le temps va trop vite qu’un homme
qui attend son diplôme d’Etat voit que le temps va très lentement.

Ex.3 : Un jour de la fête va vite qu’un jour de deuil.

4°) La perception de l’espace : On peut percevoir la distance et la direction du son grâce :

 à la vue : qui permet de localiser les objets ;


 à l’oreille : qui permet de localiser les sons des objets ;
 au sens kinesthésique : qui situe la position de la tête.

Ex.1 : J’entends le bruit dans le ciel, je cherche avec la vue et l’ouïe pour situer de quel côté vient
le bruit.

Ex.2 : Je cherche pour voir l’avion qui passe en même temps, je tourne la tête.

Donc il y a plusieurs sens qui contribuent à cette perception de l’espace.

5°) La perception du mouvement : C’est un phénomène complexe parce que le fait de voir les
objets en mouvement n’est pas une simple copie du mouvement physique.

L’œil peut induire un mouvement là où il n’y a pas de mouvement.


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Nous avons deux sortes de mouvement :

 Le mouvement induit : C’est l’illusion de mouvement d’un objet qui pourtant n’est pas du
tout en mouvement.

Ex. : Le mouvement induit du soleil.

 Le mouvement apparent : Il résulte d’une présentation rapide d’un objet ou d’une série
d’objets.

Ex. : Dans un train en vitesse, on a l’impression d’assister à un défilé rapide des arbres ; alors qu’en
réalité les arbres sont fixes, c’est le train qui passe.

6°) Il y a aussi des perceptions gustatives, olfactives, visuelles, cutanées…

h) Les lois de la perception :

1°) La loi de la proximité : Plus la distance entre les objets d’une même nature est petite, plus ces
objets ont une tendance à se regrouper et à constituer des formes. Elle stipule que quand une
série d’excitants de même nature sont rapprochés dans le temps et dans l’espace, ils nous donnent
l’impression de constituer un ensemble, une même forme.

Ex.1 :

A B
En B, les points (lignes) sont à distance inégale ne se regroupent pas. En A, les points (lignes) sont
rapprochés et se regroupent deux à deux.

Ex.2 :

A Un triangle

2°) La loi de la similarité (ressemblance ou de similitude) : Plus les objets sont semblables, plus
on a tendance à les percevoir sous une forme régulière.

Ex.1 : Les élèves qui portent les uniformes peuvent être perçus comme une unité.

A conditions égales, les impressions semblables tendent à former des unités.

Ex.2 :

B. 2 serpents
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3°) La loi de continuité du contour : Plus un objet a une certaine continuité dans sa forme, plus on
a tendance à le percevoir en entier.

Ex.1 : Quand on entend la musique malgré le bruit du ventilateur dans la maison, on va toujours
entendre la mélodie.

Ex.2 :

C. Un chapeau
Ex.3 : Tout ce qui est compris dans un contour déterminé tend à former une unité.
Ceci nous donne l’impression de
3 groupes de 2 lignes

Ex.4 : Ceci nous donne une impression


tout autre : l’unité c’est ce qui se
trouve à l’intérieur

4°) La loi de la prégnance ou des formes favorisées (de la bonne forme) : L’organisme tend à créer
la forme la plus simple. La bonne forme frappe d’emblée le bon sens des organes de sens et la
perception. La prégnance c’est la qualité de la forme perçue comme figure. La bonne forme a
tendance à s’imposer à la perception.

On constate d’une manière générale qu’un groupe d’excitants étant donné, certaines impressions
se produisent de préférence à d’autres.

Ex.1 : Ceci donne l’impression d’un carré parfait

Ex.2 : A B C
+

Nous avons tendance à avoir dans le dessin A, le dessin B, alors qu’il peut bien être aussi C.

Ex.3 :

D. Un cube.
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5°) La loi de perception des contours : Les formes tendent à se détacher comme ensemble limité,
structuré, ayant une unité subjective constituent une figure qui se détache au fond. Cette
perception s’appelle “perception de figure et de fond“.

i) Les stades de la perception de l’enfant :

1°) Selon William STERN : Il a distingué 4 stades de la perception de l’enfant :

STADES AGES ACTIVITES


STADE DE SUBSISTANCE Dans lequel il fait une énumération
3 à 8 ans
OU D’ENUMERATION des objets ; il perçoit un dessin
Dans lequel il fait la description des
STADE DES ACTIONS 8 à 9 ans activités, des actions ; il perçoit un
dessin
Dans lequel il établit des relations
STADE DES RELATIONS 8 à 12 ans
entre les objets ; il perçoit un dessin
Dans lequel il analyse, compare,
STADE DES QUALITES 12 0 15 ans généralise, fait l’abstraction ; il
perçoit un dessin.

2°) Selon Alfred BINET : Il a distingué 3 stades de la perception qui sont :

STADES AGES ACTIVITES


STADE D’ENUMERATION 3 à 7 ans Dans lequel il énumère les objets
STADE DE DESCRIPTION 7 à 15 ans Dans lequel il décrit les objets
STADE D’INTERPRETATION 15 au-delà Dans lequel il assigne le rôle aux
personnages, relation de cause à
effet.
Les étapes de la perception :

1°) La perception globale ou syncrétique : Elle se caractérise par :

 La configuration générale ou la vue globale et confuse de l’objet présenté ;


 Un trait typique représentatif de l’objet.

Ex. : Voir d’emblée la couleur et la forme ronde de l’orange.

2°) La perception analytique : C’est la décomposition de l’objet en ses parties. C’est le fait de saisir
les détails de l’objet.

Ex. : Les éléments qui composent une orange sont : les épluchures, les graines, le liquide sucré, la
chair.
P a g e | 106

3°) La perception synthétique : C’est la reconstitution des éléments en un tout ou en une vue
d’ensemble.

II.7. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA VIE COGNITIVE

« Rien n’entre dans la tête qui ne soit passé par les sens ». L’éducateur veillera à la bonne santé
de l’enfant et à l’hygiène de ses organes de sens.

 Le procédé intuitif (concret) sera d’usage à l’école primaire (matériel didactique adéquat).
 Cultiver l’esprit ou le sens d’observation et solliciter au cours d’une leçon plusieurs sens à
la fois. Donner aux élèves l’occasion de voir, d’entendre, de toucher ou de parler et même
de goûter et de sentir.
 Une bonne perception dans une classe suppose un éclairage suffisant, une écriture lisible,
une voix claire et sonore, une bonne respiration…
 La méthode globale en lecture élémentaire.
 La perception globale des membres.
 Acquisition de l’orthographe (qualité de la perception).
 Les leçons d’observation.
P a g e | 107

CHAPITRE IIIème LA MEMOIRE


III.1. NOTION : La mémoire est la faculté de fixer, de conserver, de reproduire et de reconnaître les
états de conscience antérieurs. C’est-à-dire les connaissances acquises ou les sensations éprouvées.

 La mémoire est la rétention de ce qui a été appris ou acquis.


 L’acte propre de la mémoire est le souvenir. Le souvenir suppose le rappel d’un état de
conscience et la reconnaissance de cet état de conscience, la localisation dans le temps et
dans l’espace.

Ex. : Un membre d’un parti restructure l’hymne national « le débout congolais » longtemps gravé
dans l’esprit pour réciter le texte.

III.2. IMPORTANCE DE LA MEMOIRE :

 La mémoire est la condition de toute instruction, de tout progrès. Sans la mémoire, il est
impossible d’apprendre quelque chose, de réfléchir, de penser, nous ne connaîtrons pas le
passé, nous n’aurions aucune habitude, aucune expérience, nous vivrons entièrement dans
le monde présent.
 « Un élève qui est doué d’intelligence mais dépourvu de mémoire ne réussira jamais ;
tandis qu’un autre moins intelligent, mais dont la mémoire est fidèle aura du succès ».

Sans mémoire il n’y a pas de travail intellectuel possible. Elle nous donne les éléments
indispensables pour raisonner et juger ; sans elle, notre esprit serait vide. On peut dire qu’il n’y
a pas de bon jugement sans mémoire.

 « Une intelligence sans mémoire est une ville sans garnison » (disait Napoléon au 19e
siècle).
 « Savoir par cœur n’est pas savoir » (Montaigne au 16e siècle).
 « La mémoire est une fonction générale du système nerveux » (Théodor RIBOT).

III.3. SORTES DE MEMOIRE :

a) La réminiscence : C’est une mémoire dans laquelle le souvenir n’est pas intégral, mais
vague. Le sujet n’est pas capable de le situer dans le temps et dans l’espace.

Ex. : Avoir entendu la chanson, mais sans savoir où et quand.

b) La mémoire de recognition ou de reconnaissance ou encore la mémoire d’éléphant : C’est


une mémoire dans laquelle les souvenirs reviennent suite à une cause ou à une stimulation
extérieure.
 C’est celle dont les souvenirs ne sont appelés que par suite d’une stimulation extérieure
quelconque sans laquelle il est difficile de se souvenir spontanément.

Ex.1 : Reconnaître la chanson à partir d’une symphonie (ensemble d’instruments de musique).

Ex.2 : En présence d’une personne, on se dit : j’ai déjà vu cette personne, mais sans savoir où et
quand.
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Ex.3 : Après 3 ans d’inhumation de leur regrettée fille les parents se rappellent chaque fois qu’ils
voient ses amies.

c) La mémoire de reproduction : C’est celle qui permet le rappel spontané ou volontaire des
états de conscience antérieurs ou souvenirs donc en l’absence de la cause qui les a
engendrées.

Ex.1 : Quand je dis : « travaillez, prenez de la peine », et les élèves répondent, c’est le fond qui
manque le moins.

Ex.2 : Le maître m’interroge sur la précédente leçon et je réponds.

Cette mémoire de reproduction comprend deux autres formes de mémoire :

1°) La mémoire immédiate : Celle qui fixe rapidement mais les souvenirs s’effacent vite.

Ex.1 : Quand le prof est en train d’enseigner, le préfet peut l’appeler pour quelques minutes au
bureau, après l’entretien, la mémoire immédiate permettra au prof de venir continuer ses
enseignements sans perdre le fil des idées.

Ex.2 : Après avoir enseigné une leçon, le prof pose directement une interrogation, c’est la mémoire
immédiate qui permettra à l’élève de donner des réponses convenables.

2°) La mémoire médiate ou à longue échéance (la vraie mémoire) : C’est celle qui met beaucoup
de temps pour fixer, mais les souvenirs se conservent longtemps.

d) La mémoire mécanique ou spontanée : C’est celle qui retient textuellement la matière


sans logique, ni compréhension préalable de la signification ou du sens profond. Elle est
dite mémoire « machinale ».

Ex. : La mémoire de l’ordinateur, de la calculatrice.

e) La mémoire logique : Celle qui retient les connaissances claires et essentielles après avoir
saisi le sens et la signification de la matière.
f) La mémoire sensorielle : Celle qui retient des images perçues par les sens. Elles sont
nombreuses suivant les sens.

Ex. : La mémoire visuelle, auditive, olfactive, tactile…

g) La mémoire intellectuelle : Celle qui retient des idées et connaissances ou un discours.


h) La mémoire motrice : celle qui retient bien lors que l’apprenant écrit en même temps. Ou
encore elle est la rétention des connaissances par l’association des mouvements de la
main.
i) La mémoire verbale : Celle qui retient facilement par cœur.
j) La mémoire autistique : C’est celle qui fixe les souvenirs ou le passé plus ou moins lointain
et sans localisation exacte, mais avec le sens du passé. Elle est aussi appelée mémoire
“affective“ ou encore “mémoire de sentiments“. Cette mémoire affective est une forme
pathologique prédominée par l’inconscient qui dicte à l’individu des souvenirs sous forme
de rêve, de délire, de fabulation non réelle.
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Ex. : Le chien qui est cogné par un véhicule pousse des cris qui attristent les gens comme qui dirait
c’est une personne qu’on a cognée.

k) La mémoire sociale : C’est celle qui est liée aux cadres sociaux, à la personnalité. La perte
de cette mémoire entraîne des troubles de la personnalité.

Bref, on distingue les formes de mémoire suivantes :

1°) Selon Henri BERGSON : Il distingue deux formes de mémoires :

 La mémoire-habitude : C’est un automatisme de circonstance, d’adaptation


psychophysiologique basé sur la répétition.
 La mémoire pure ou souvenir : C’est un enregistrement actif (activité de l’esprit) qui
permet le rappel intelligent et l’évocation volontaire.

2°) Selon le temps ou la durée de la reproduction : Nous avons :

 La mémoire immédiate ;
 La mémoire médiate.

3°) Selon la logique : On a :

 La mémoire mécanique ;
 La mémoire logique.

4°) Selon les facultés ou les sens : Nous avons :

 La mémoire sensorielle ;
 La mémoire intellectuelle ;
 La mémoire motrice.

5°) Selon les relations : On a :

 La mémoire verbale ;
 La mémoire autistique ;
 La mémoire sociale.

III.4. LES ETAPES DE LA MEMOIRE MEDIATE :

La mémoire médiate comprend 3 étapes ou phases suivantes :

 La fixation des souvenirs ;


 La conservation (stockage) des souvenirs ;
 La reproduction (évocation) des souvenirs.
a) La fixation des souvenirs : C’est la phase d’acquisition, d’apprentissage, de mémorisation :
c’est la rétention des souvenirs.

La fixation ou rétention des souvenirs dépend de :

 La mémoire sensorielle ou aptitude à retenir ce que l’on a reçu ;


P a g e | 110

 La mémoire intellectuelle ou des idées ;


 La mémoire affective ou des sentiments.
 Conditions de la fixation des souvenirs :
 La netteté et vivacité de l’impression (ce qui a été bien expliqué et bien compris).
 L’unité logique ou naturelle de la matière à mémoriser favorise la fixation.
 L’intérêt : grand facteur de l’attention et de la mémoire.
 Le degré d’intelligence : les aptitudes qu’a l’individu pour acquérir la matière (souvenir).
 L’état de santé en général surtout l’état du système nerveux : fatigue, souffrances,
émotions, sous-alimentation, nervosité sont défavorables.
 La distribution des exercices : durée et espacement.

Ex. : La façon de procéder aux répétitions : trois fois 10 minutes par jour valent mieux qu’une fois
30 minutes. Ce qui est efficace est de fractionner les temps.

 L’attention et l’effort volontaire. Le facteur très important est l’effort volontaire qui peut
suppléer à l’intérêt absent.
 Le non fractionnement de la matière à apprendre.
 La répétition.
 La persévérance dans l’effort de fixation.
 La présentation du texte dans le livre ou dans le cahier : disposition, clarté, couleur, relief
aident les types visuels surtout.
b) La conservation des souvenirs : Normalement la bonne fixation aura pour conséquence
immédiate la fidèle conservation du souvenir. La fixation la plus facile est la plus durable.
La conservation courte ou très longue dépend de la qualité de la fixation. Toutefois, les
souvenirs subissent des transformations, de dégradations durant la période de
conservation surtout si le temps entre fixation et reproduction est assez long.

La conservation est meilleure que l’acquisition s’est faite au prix d’un plus grand effort (répétition
plus nombreuses). Les mémoires rebelles sont souvent les plus tenaces.

 Le temps : efface, dégrade et transforme les souvenirs. La déformation est fonction du


temps qui s’écoule entre l’événement et le témoignage.
 L’oubli : n’est pas la perte du souvenir, mais l’incapacité dans laquelle nous nous trouvons
de l’utiliser.

N.B. : L’oubli est nécessaire pour la pensée et aussi un bienfait pour l’homme car il rend la vie
moins dure à ceux qu’elle blesse.

c) La reproduction des souvenirs : Elle peut être spontanée ou volontaire, selon que les
souvenirs se présentent d’eux-mêmes à la conscience ou n’y apparaissent qu’à la suite d’un
effort de réflexion.
 La reproduction ou l’évocation spontanée : Lors que les souvenirs se présentent d’eux-
mêmes à la conscience d’une façon brusque.
 La reproduction ou l’évocation volontaire : Lors que le souvenir apparaît qu’après un effort
de réflexion.
P a g e | 111

N.B. : Ce qui est mémorisé peut être évoqué sous deux formes, qui diffèrent selon le contenu :

 Le souvenir : C’est le rappel qui suppose la reconnaissance de l’état de conscience antérieur


et la localisation spatiale et temporelle dans le passé. Il se réfère explicitement ou
implicitement aux circonstances de son acquisition.
 Le savoir : C’est un souvenir organisé, qui s’abstrait de ses origines et qui résistent à l’oubli.
 La courbe d’apprentissage :
 Au cours de la période de fixation ou d’apprentissage, la courbe monte jusqu’au point où
on retient presque tout (100%) ;
 Après la fixation on conserve le contenu toujours appris, la courbe baisse parce qu’on
oublie petit à petit les éléments (50%) ;
 La courbe baisse, mais pas jusqu’à atteindre l’abscisse 0% parce qu’il reste toujours
quelques éléments dont la mémoire garde : C’est la mémoire lente.
 Méthodes ou techniques : Il existe des méthodes ou techniques pour mesurer l’évocation
des matières retenues ou pour chercher un souvenir :
 La technique de l’EMPAN de mémoire : On voit le nombre d’éléments (objets, chiffres,
etc.) qui peuvent être reproduits après une seule représentation.
 La loi de réintégration : le souvenir qui peut se produire, doit être reconnaissant et
reconnu.

III.5. QUALITES D’UNE BONNE MEMOIRE :

a) La facilité : C’est la qualité d’une bonne mémoire qui retient vite et sans beaucoup de
peine.
b) La ténacité : C’est qualité d’une bonne mémoire qui conserve longtemps l’acquis ou les
souvenirs.
c) La promptitude : C’est la qualité d’une bonne mémoire qui rappelle instantanément ce qui
a été appris.
d) La fidélité : C’est la qualité d’une bonne mémoire qui reproduit parfaitement les
connaissances acquises. Elle est l’apanage des machines.

III.6. EVOLUTION DE LA MEMOIRE CHEZ L’ENFANT :

 La mémoire immédiate grandit jusqu’à ce que l’individu atteigne 22 à 25 ans.


 La mémoire de l’enfant est surtout sensorielle.

Ex. : Pour dix mots, il faut dix objets.

 La mémoire de l’enfant est plus difficile que celle de l’adulte : plus de temps, plus de
répétition, mais l’oubli est moins rapide. Petit à petit la mémoire de l’enfant deviendra plus
logique, intellectuelle.
 Un nouveau-né est caractérisé par la fixation et non par la mémoire de rappel.
 Chez l’enfant, il y a deux sortes de mémoire : la mémoire habitude et la mémoire souvenir.
 La mémoire de l’adulte est intellectuelle (mémoire des idées, des raisonnements), dépasse
largement celle de l’enfant qui manque de vocabulaire.
P a g e | 112

 Alfred BINET déclare : « la mémoire est la grande simulatrice de l’intelligence ». La mémoire


est souvent en corrélation avec l’intelligence, la maturité et l’âge de l’enfant.
a) Quand est-ce qu’on abuse de la mémoire de l’enfant ?

Lorsque :

 On se contente de donner un enseignement verbal ;


 On demande le mot à mot à propos de tout ;
 Le maître fait étudier une règle qui n’est pas comprise ;
 On exige des élèves l’étude des définitions qu’ils ne comprennent guère.
b) La mémoire de l’adulte : Elle est surtout :
 Abstraite et conceptuelle ;
 Objective et impersonnelle ;
 Intelligente et volontaire ;
 Continue et ordonnée.
c) La mémoire de l’enfant : Elle est surtout :
 Concrète et sensorielle ;
 Subjective et personnelle ;
 Mécanique et spontanée ;
 Fragmentaire et chaotique.

III.7. DEFAUTS DE LA MEMOIRE :

a) La mémoire rebelle : Elle est dite rebelle quand elle retient difficilement et après beaucoup
d’efforts.
b) La mémoire fugacite ou fugitive : C’est celle qui ne retient pas longtemps ce qu’elle
apprend. Elle perd rapidement les souvenirs. Les connaissances sont éphémères.
c) La mémoire infidèle ou l’infidélité : Elle ne produit pas parfaitement les connaissances.
Elle mélange et confond les souvenirs.

III.8. PATHOLOGIE DE LA MEMOIRE :

a) La réminiscence : Employée par PLATON, est un rappel brusque, vague, imprécis et pénible
de souvenirs. Le souvenir n’est pas intégral, l’état de conscience revient mais le sujet n’est
pas capable de se situer dans le passé.
b) L’oubli : C’est le phénomène par lequel les souvenirs s’effacent et se dégradent avec
l’écoulement du temps.
c) L’amnésie : C’est l’absence de la mémoire ou perte de souvenirs acquis. C’est un rappel
partiel ou perte partielle ou totale des souvenirs.

Il y a deux sortes d’amnésie :

 L’amnésie rétrograde : Perte des souvenirs anciens.


 L’amnésie antérograde : C’est l’incapacité de fixer de nouveaux souvenirs, de retenir
quelque chose, d’assimiler une nouvelle matière.
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N.B. : L’amnésie rétrograde est une amnésie d’évocation mais l’amnésie antérograde est une
amnésie de fixation.

 Causes des amnésies :


 Un accident ;
 Une maladie ;
 Une démence sénile (trouble de la vieillesse) ; surtout dans l’amnésie antérograde.
 Espèces d’amnésie : On a :
 Apraxie : La perte d’accomplir certains actes aux mouvements volontaires.

Ex. : S’habiller, se laver.

 Agnosie : La perte de connaissances, on ne reconnaît plus les objets au tact, alors que les
impressions isolées émanant de ces objets restent perçues. Nous parlons de l’agnosie
tactile, de l’agnosie visuelle.
 Alexie ou aphasie sensorielle optique : On voit encore les mots mais on les reconnaît plus
à la vue, alors qu’à l’ouïe on les reconnaît parfaitement.
 Aphasie sensorielle acoustique ou surdité verbale : L’individu atteint d’aphasie sensorielle
acoustique entend encore les mots mais il n’en saisit plus les sens.
 L’amnésie lacunaire : qui se caractérise par l’oubli des souvenirs se rapportant à une
époque donnée.
 L’hypermnésie ou exaltation de la mémoire : Les souvenirs affluent à la conscience ; des
souvenirs qui semblaient perdus surgissent inopinément (ou brusquement).

Elle est à la base de la logorrhée (ou trouble de la parole se traduisant par un flux des mots rapides,
incohérents et incompréhensibles).

 La paramnésie ou l’illusion de la mémoire ou encore « fausse reconnaissance » : On prend


les faits entièrement nouveaux pour du déjà vu, ou du déjà entendu.
d) La dysmnésie : Difficulté ou l’impuissance à enregistrer et à fixer les souvenirs. C’est la
difficulté de fixer ou de retenir la matière (souvenirs).
 Les causes de la dysmnésie :
 Cerveau vieilli ou la sénilité ;
 Cerveau altéré comme chez les déments ;
 Perceptions insuffisantes, confuses, d’une attention défectueuse.

Ex. : Chez les idiots et les imbéciles.

III.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA MEMOIRE :

 Confions à la mémoire des enfants ce qui est compris et expliqué ; structuré, ordonné et
bien présenté.
 Il est stupide qu’un enfant récite quelque chose sans la comprendre.
 L’attention facilite la mémoire, rendons nos leçons intéressantes.
 C’est par les répétitions fréquentes et les applications que nous retenons.
P a g e | 114

 Plus nous avons touché le sens, plus la mémorisation est facile. Recourons au procédé
intuitif.
 Présentons clairement et soigneusement les textes, les résumés qui faciliteront la
mémorisation.
 Exerçons la mémoire très tôt par différents exercices pour son développement.
 Adressons-nous à la mémoire mécanique.
 Apprenons aux enfants à étudier avec intelligence : à voir d’abord les différentes parties de
la leçon et les rapports qui les unissent.
 L’enseignant doit recourir au procédé actif qui fait participer l’élève lui-même à
l’élaboration de ses connaissances.
 Veillons à la répartition harmonieuse ou rationnelle des périodes de repos dans un travail
scolaire des élèves.
 Evitons le verbalisme ou la transmission des connaissances trop abstraites.
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CHAPITRE IVème L’IMAGINATION


IV.1. NOTION :

 L’imagination est la faculté de se représenter mentalement les objets absents.


 L’imagination est la fonction ou possibilité mentale qui consiste à évoquer, à combiner et
à produire des images originales.
 L’imagination est la faculté ou le pouvoir que nous avons de faire revivre nos sensations et
nos perceptions antérieures sous forme d’image, de combiner et de transférer ces images
pour en créer de nouvelles.

Ex.1 : Vous n’avez jamais été à PEKIN ou à WINDHOEK mais vous vous en faites une image.

Ex.2 : Un dessinateur à partir du souvenir d’enfance, dessine le portrait de son grand-père.

Ex.3 : S’inspirant de l’image de l’oiseau, le savant Léonard de Vinci a inventé ou présenté le schéma
de l’avion.

IV.2. SORTES D’IMAGINATION

a) L’imagination reproductrice ou représentative : Elle consiste à évoquer et à reproduire les


images des objets perçus dans le passé. C’est la mémoire imaginative.

Ex. : Dessiner un portrait d’un ami.

b) L’imagination créatrice ou constructive : C’est la combinaison des images perçues et leur


transformation en nouvelles et originales images. Elle est la forme supérieure et véritable
imagination.

Ex. : L’homme s’inspirant de la mémoire, il a inventé l’ordinateur.

En réalité, elle ne crée rien, mais elle emprunte à l’imagination reproductrice la matière de son
activité en dissociant les éléments, puis les combinant et les transformant en structures nouvelles
et originales.

IV.3. ROLE ET IMPORTANCE DE L’IMAGINATION

a) IMPORTANCE : L’imagination, surtout créatrice ou la créativité est la fonction mentale


supérieure aux autres fonctions (perception, mémoire, intelligente).

Elle constitue une puissante source d’idées, de solutions variées et originales sans lesquelles ce
monde n’aurait aucun progrès. Car, toutes les inventions et les découvertes scientifiques,
littéraires, artistiques et technologiques sont tributaires d’elle.

Elle est l’apanage de l’homme. Elle est le support de l’idée parce qu’elle lui donne une consistance
au sein de la conscience d’après FELLER.
P a g e | 116

b) ROLE DE L’IMAGINATION :
 Dans la vie intellectuelle : Bien équilibrée, elle montre les choses telles qu’elles sont dans
la réalité, et dirige notre énergie en conséquence.
 Dans la vie sociale : Elle facilite ou empoisonne les relations d’amitié, d’affaire. Elle peut
ne montrer que les qualités chez nos amis et que de torts chez nos ennemis.
 Dans la vie artistique et littéraire : Toute œuvre est une création de l’imagination.
 Dans les sciences en générale : D’après Claude Bernard, « une découverte est un rapport
imprévu ». C’est l’imagination qui crée les hypothèses, qui fournissent les moyens de les
vérifier, qui découvre l’importance du détail.
 Dans l’organisme : L’imagination a une influence sur l’état de santé.

IV.4. CARACTERES DE L’IMAGE

a) L’image est concrète : se rapporte aux faits qui tombent sous les sens.

Ex. : Un homme bon et non la volonté.

b) L’image existe à l’absence de l’objet


c) L’image est moins intense : moins vive, moins riche, moins détaillée, floue, vague en
comparaison avec l’objet lui-même.
d) L’image est subjective
e) L’image dépend de la qualité de nos perceptions
 Remarque : Il y a autant de sortes d’images que de perceptions. Mais ce sont surtout les
perceptions visuelles et auditives qui donnent lieu à des images.

IV.5. COMPARAISON ENTRE IMAGE ET PERCEPTION

 La perception traite de l’objet présent alors que l’image est le reflet ou l’ombre de l’objet,
dans le même sens, l’idée en est le symbole.
 La perception est plus riche en détails que l’image.
 L’image est moins réelle, moins intense que la perception.
 L’image est plus mobile (plastique) que la perception.

Bref, la perception est matérielle mais l’image est semi-matérielle ; et l’idée est immatérielle.

IV.6. SORTES D’IMAGES

a) L’image perçue et l’image représentée : La 1ère est le résultat direct de la perception.


Tandis que la seconde se manifeste en l’absence de l’objet.
b) L’image visuelle et l’image auditive : Il y a autant d’images qu’il y a d’organes de sens.
Chaque organe de sens face à un excitant déterminé produit des images spécifiques.

Ex.1 : L’œil produit des images visuelles (couleurs, formes d’objets, lumières).

Ex.2 : L’oreille produit des images sonores (sons, bruits, vibrations).

Ex.3 : Le nez capte des images olfactives (odeurs, parfum) ; etc.


P a g e | 117

c) L’image consécutive ou immédiate et l’image mentale : Lorsque la représentation se fait


immédiatement après la perception de l’objet, on parle de l’image consécutive. Lorsque la
représentation se produit après intervalle de temps, il s’agit de l’image mentale.
d) L’image impliquée et l’image libre : La 1ère est entraînée par la perception de l’objet alors
que l’image libre a une existence autonome ou indépendante.

Ex.1 : L’image de l’au-delà (libre).

Ex.2 : L’image de l’oiseau entraîne l’image de l’avion (impliquée).

e) L’image reproductive et l’image créée : Une image est dite reproductive lorsqu’elle est la
copie plus ou moins exacte de l’objet perçu. Une image créée est celle qui est transformée
par rapport à l’image antérieure.

Ex.1 : Monter une mise en scène sur la guerre de 80 jours (image créée).

Ex.2 : Reproduire un dessin déjà vu (image reproductrice).

IV.7. DANGER DE L’IMAGINATION

Quand la structure des images se fait d’une façon désordonnée et capricieuse, sans aucun souci
de la réalité, l’imagination créatrice prend le nom de “fantaisie“ d’imagination créatrice
spontanée ; c’est la “folle du logis“ qui produit que la fiction.

C’est l’imagination de nos rêves, de nos rêveries. Mais quand son activité constructive est
contrôlée et dirigée par la raison et la volonté, alors elle devient une véritable réalité puissante
organisatrice de la vie. Celle des savants, des artistes, des écrivains, de tout homme de bon sens
qui mûrit un projet et y réfléchit. C’est l’imagination créatrice.

IV.8. IMAGINATION CHEZ L’ENFANT

 Elle est incohérente et surtout absurde.


 Primesautière : faute d’expérience, elle pousse à l’acte immédiat.
 Génératrice d’illusion et d’émotion.
 Fermée, elle aboutit à des créations personnelles, dont autrui est exclu.

Par exemple, elle n’admet pas l’instruction de l’adulte dans ses yeux.

 Inférieure à celle de l’adulte en ampleur et en cohérence.


a) L’évolution de l’imagination chez l’enfant : Théodor RIBOT a établi une distinction entre
l’imagination plastique et l’imagination diffluente. La 1ère est celle basée sur le monde extérieur,
fournit à l’esprit des images spéciales, nettes et aux contours arrêtés. C’est l’imagination des
hommes pratiques, des réalisateurs.

La seconde est celle qui est axée sur le monde intérieur, met en œuvre surtout des états
émotionnels, créés par des associations affectives. C’est l’imagination des esprits d’idéal
romanesque et utopiste.
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 Dès deux ans : Un chapeau, une sucette, puis laisse de cet objet, l’enfant accorde à un
autre une série d’identifications imaginaires.

Pendant toute seconde enfance l’enfant se plaît à vivre dans un univers qu’il se forge à ses
fantaisies. Plusieurs chaises en file forment un train, un couvercle circulaire est le volant d’une
auto. Il aime les histoires, celles surtout qui sont en accord avec son imagination ; tels que les
contes, de fies, il s’invente même les histoires dont il est le héros principal animiste. A cette période
caractérisée par sa pensée, montre aussi l’emprise de son imagination sur son organisation.

Un monde imaginaire plaît à l’enfant parce qu’il :

 est fait à taille ;


 le modifie à son gré ;
 le met à son service ;
 sans nul doute, il est plus à l’aise dans son univers subjectif que dans la réalité objective.

A travers ses créations imaginatives se font jour ses désirs, ses penchants ; ses sensations.
Manquant d’esprit critique, il distingue mal l’imaginaire du réel. Il est rare toutefois que ses
contractions imaginatives allant jusqu’à l’hallucination. Une fille de 4 ans qui joue à la poupée n’est
pas dupée, elle sait bien que ce n’est pas un vrai bébé. Nous disons souvent que l’enfant de cet
âge a plus d’imaginations que l’adulte.

Après la période imaginative de la seconde enfance, l’enfant adulte entre dans une période
réaliste où l’imagination paraît en crise. Après une ébauche d’imagination diffluente, il entre dans
une période d’imagination plastique.

IV.9. PATHOLOGIE DE L’IMAGINATION

a) Le rêve : Sans être pathologique, il se caractérise déjà par une incohérence de succession
d’images fugaces qui se présentent et se pressent devant l’esprit endormi et lui donnent
l’illusion de la réalité.
 Sortes de rêve : On distingue :

1°) Le songe : C’est un rêve dont pour hasard les images sont cohérentes. C’est un rêve en réalité.

2°) Le somnambulisme : C’est un rêve en action. Un somnambule est un rêveur qui vit son rêve (il
est dans certains cas un symptôme névrotique).

3°) Le cauchemar : C’est un rêve pénible, terrifiant et agité. Les cauchemars sont symptômes de
certaines maladies.

b) L’illusion : C’est une perception erronée d’une sensation réelle.


c) L’hallucination : C’est une perception sans objet, image prise pour réalité alors qu’il n’y a
rien.
d) La mythomanie : C’est un mensonge pathologique ou imaginaire. Elle est souvent associée
à la débilité mentale. Un mythomane invente des histoires invraisemblables, dans le but de
se faire admirer. C’est une espèce d’amplification de la hâblerie et de la vantardise. On en
rapproche la fabulation : tendance à faire des relies imaginaires.
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e) Le narcissisme : C’est une admiration exagérée de soi-même.


f) La paranoïa : C’est une maladie mentale caractérisée par la méfiance vis-à-vis des autres,
la surestimation de soi et la tendance au délire de persécution. Un paranoïaque croit que
tout le monde lui veut du mal ou la mort.
g) Les délires : Un délire est un trouble psychique caractérisé par la confusion des idées, sans
rapport avec la réalité.

On distingue deux types de délire :

 Les délires d’interprétation systématique : avoir un esprit altéré de critique ou


d’incompréhension.
 Les délires de persécution : Une personne marchant seule pendant la nuit se fait une idée
qu’elle est poursuivie par quelqu’un derrière.

IV.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES

a) L’enseignement développera l’imagination créatrice des élèves :

 Par la technique d’essais et erreurs ;


 Ou par des exercices (apprentissage) au moyen de bricolage, de presti-digitation au cours
des travaux pratiques.

b) L’utilisation d’un matériel didactique adéquat permet d’exercer les sens en créant des images
abondantes dans l’esprit de chaque élève.

c) L’usage du procédé d’analogie permet de développer l’esprit de comparaison en montrant les


rapports de ressemblances et de différences entre les choses.

d) A un problème donné, exiger plusieurs réponses variées et personnelles. Pour la mathématique,


il faut montrer les différents procédés ou chemins à suivre.

e) Les jeux libres (jeu de construction, de découpage, de pliage et le graffitage), le dessin libre (jeu
d’expression graphique) et les arts (plastiques, peintures) sont des moyens les plus indiqués pour
développer l’imagination créatrice.

f) L’enseignant doit aussi recourir fréquemment au procédé interrogatif ou actif.

h) Apprendre à l’enfant à pratiquer la religion est une source par excellence d’inspiration divine
car la véritable créativité a comme fondement la liaison avec Dieu.
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CHAPITRE 5ème L’ASSOCIATION DES IDEES


V.1. NOTION :

L’association des idées est un phénomène mental par lequel les images, idées, actes s’évoquent,
s’enchaînent et se succèdent les uns les autres.

Ce terme est ambigu et vague.

 Il est ambigu parce qu’elle apparaît à la fois comme une fonction mentale ou cognitive et
un processus ou méthode conduisant à des connaissances.
 Il est vague à cause du fait qu’elle concerne non seulement les idées ou pensées, mais aussi
les images, les actes, parfois un état cognitif peut associer un état affectif ou
psychomoteur, vice-versa.

L’association est un mécanisme inconscient qui échappe à l’action directe de la volonté.

Ex.1 : Deux personnes ayant une ressemblance physique, la vue de l’une fait penser à l’autre.

Ex.2 : Le port d’une chemise avec une cordelette et des épaulettes fait allusion au militaire, celui-
ci à la guerre, etc.

V.2. FORMES D’ASSOCIATIONS DES IDEES

a) Les associations simultanées : C’est l’apparition des idées, des images au même moment.

Ex.1 : L’éclair et le tonnerre

Ex.2 : L’image et le son présentés à la T.V.

Ex.3 : Le feu et la fumée.

b) Les associations successives : L’évocation des idées, des images se fait par succession. Un
premier état en suggère un second, celui-ci un troisième, etc. C’est la forme habituelle de
nos associations d’idées.

Ex. : La vue d’un homme habillé en blanc fait penser à l’ange, ce dernier à l’Esprit-Saint, celui-ci au
paradis céleste.

V.3. LES LOIS DES ASSOCIATIONS DES IDEES

a) La loi de contiguïté spatiale ou temporelle : Deux choses qui apparaissent au même


moment dans le temps et dans l’espace ont tendance à s’associer.

Ex.1 : Le feu et la fumée (contiguïté temporelle et spatiale).

Ex.2 : Deux écoles jumelées (contiguïté spatiale).

b) La loi de ressemblance ou de similitude : Deux choses qui se ressemblent ont tendance à


s’associer mutuellement.
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Ex.1 : Deux jumeaux univitellins ; la vue de l’un appelle l’image de l’autre.

Ex.2 : Le chien et le loup.

Ex.3 : Le sanglier et le porc ou le cochon.

c) La loi de contraste : Deux choses contraires ont tendance à s’évoquer mutuellement.

Ex.1 : Une femme et son mari.

Ex.2 : Jour et nuit ou fort et faible.

Ex.3 : Amer et sucré ; joli et moche.

Ex.4 : Blanc-noir ; Dieu-diable.

d) La loi de logique : La perception de la cause évoque l’idée de l’effet. De même, lors que
nous opérons une déduction, nous avons l’impression que, dans notre esprit, le principe
« appelle » sa conséquence.

V.4. IMPORTANCE DES ASSOCIATIONS DES IDEES

L’association constitue la base de la mémoire et de l’imagination ; car toute représentation


mentale suppose un lien associatif entre l’objet et l’image qui en est le reflet.

L’association se présente comme une méthode importante en psychologie médicale et en


psychanalyse. L’association libre permet au malade, grâce à un mot présenté (mot inducteur)
d’énumérer les plus de mots possibles qui viennent à l’esprit, à partir desquels le psychologue
s’efforce de localiser la cause de sa maladie.

L’association permet chez l’homme normal de mesurer sa capacité créatrice ou sa fluidité,


son jugement et son raisonnement ; d’étudier certains états affectifs comme le caractère et le
tempérament.

V.5. INCONVENIENTS DES ASSOCIATIONS DES IDEES

Certaines images extravagantes, certains souvenirs bizarres peuvent apparaître spontanément.

Ex. : Un individu peut avoir la nausée de croquer la viande pour avoir vu un corps humain écrasé
par un train.

V.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES ASSOCIATIONS DES IDEES

 L’enseignant doit faire recours au procédé intuitif pour créer des associations abondantes.
 Il utilisera le procédé d’analogie (rapport de ressemblance et de dissemblance).
 Il recourt à la méthode de centre d’intérêt et les répétitions fréquentes.
 Le procédé interrogatif permet de développer l’esprit d’analyse des mots et de réflexion.
 Cultiver la fluidité des mots, des idées par l’étude de vocabulaire, l’analyse, la lecture
journalière…
 Les révisions doivent être régulières.
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CHAPITRE VIème L’ATTENTION


VI.1. NOTION :

De par son étymologie, l’attention vient du mot latin “attendere“ qui signifie “tendre vers“.

 L’attention est une concentration des facultés intellectuelles sur un objet ou sur un
problème donné.
 L’attention est une orientation de l’énergie mentale vers un objet.

Ex. : Un artiste observe un chef-d’œuvre pour besoin de reproduction.

VI.2. DOUBLE ESPECT DE L’ATTENTION

a) Aspect positif : C’est la focalisation de toutes les forces utiles dans la direction choisie. Ici
l’intérêt joue, l’état de santé aussi.
b) Aspect négatif : C’est l’arrêt, l’inhibition exercée sur les éléments étrangers à l’objet de
l’attention.

VI.3. FORMES D’ATTENTION

a) D’après l’objet ou le contenu : Nous avons :

1) L’attention expectante : C’est une attitude d’attente dans l’apparition d’un événement et d’un
fait.

Ex. : Les archers de chasse, à l’affût sont bien armés de façon à abattre toute bête qui apparaîtrait.

2) L’observation : externe et interne ou la méditation ou encore la réflexion.

3) L’attention motrice : Elle consiste à chercher la précision, la vitesse et le rendement efficace.

Ex. : Le conducteur de l’avion ou le pilote.

4) L’attention simultanée : Porte à la fois sur deux ou plusieurs objets.

b) D’après l’intervention de la volonté ou selon la forme : Nous avons :

1) L’attention spontanée : C’est une orientation des facultés sensorielles vers un objet sans
l’intervention de la volonté. Elle est fréquente chez les petits enfants qui observent de tout et de
rien.

2) L’attention volontaire : C’est une concentration mentale qui se déclenche sous l’effet de la
volonté ou de la conscience.

Ex. : Un élève qui suit la question posée pendant la leçon avant d’y répondre.
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VI.4. FACTEURS D’ATTENTION

a) Facteurs objectifs :

1) L’intérêt : C’est le principal facteur stimulatif de l’attention.

2) La motivation : La connaissance des motifs ou des raisons qui poussent à agir augmente le
pouvoir d’attention.

b) Facteurs subjectifs :

1) L’aptitude intellectuelle : Les élèves intelligents sont généralement plus concentrés que les
moins doués.

2) L’état physiologique ou organique : La fatigue ou le surmenage, la maladie, l’insuffisance


respiratoire, les troubles endocriniens ne permettent guère une bonne concentration.

3) L’état affectif ou psychologique : Les émotions fortes (peur, colère) et les passions diminuent
considérablement la capacité de concentration.

VI.5. MANIFESTATIONS ORGANIQUES DE L’ATTENTION

a) La circulation du sang : Elle accélère le battement du cœur au début qui est un trait des
phénomènes vaso-moteurs.
b) Les phénomènes respiratoires : Ici on retient son haleine (élan).
c) Les phénomènes moteurs à la mimique de l’attention : Se caractérisant par des réactions
particulières des muscles.

Ex. : Pencher ou incliner la tête, plisser le front, abaisser ou élever les sourcils, ouvrir la bouche ou
la fermer en compressant les lèvres, l’œil grandement ouvert…

Bref, la concentration psychologique s’accompagne d’une concentration physiologique qui la


favorise grandement.

VI.6. IMPORTANCE DE L’ATTENTION

L’attention a un grand rôle pédagogique dans le processus d’acquisition et de prise de


connaissance. Car, sans concentration de l’activité mentale, les facultés sensorielles seront
vaguement impressionnées par des excitants externes.

Dans la vie courante, la capacité d’attention aide l’individu à éviter des conduites maladroites
(accidents). Elle a aussi une grande importance chez les savants, artistes, techniciens, mécaniciens,
conducteurs, enseignants etc.

VI.7. INCONVENIENT DE L’ATTENTION

 Une attention exagérée ou dispersée (diffuse) écarte l’individu du but visé.


 Une attention prolongée sur certains objets, à la lumière ou au couleur éclatante, au son
trop aigu peut avoir des conséquences néfastes sur l’organisme.
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Ex. : La lecture d’un texte dont les écritures sont trop fines et trop rapprochées peut déformer la
vision.

VI.8. L’ATTENTION CHEZ L’ENFANT

L’enfant est capable d’observer avant d’être capable de réfléchir.

A l’âge de raison, il accède à l’attention volontaire, il accède en particulier à l’attention interne.


Mais ce n’est qu’à l’adolescence qu’il commence à être apte à réfléchir longuement et
profondément.

L’attention spontanée se manifeste très tôt. Mais elle est fort mobile et absolument
dépendante des stimulations extérieures et sensorielles. Plus tard, l’enfant sera absorbé par les
jeux.

L’attention volontaire, quant à elle, apparaît avec les intérêts sociaux et moraux. L’enfant apprend
peu à peu à résister à l’attrait du plaisir immédiat en vue d’un bien supérieur mais éloigné. Cela se
réalise surtout à partir de la période scolaire.

En général, les psychologues reconnaissent qu’on peut éveiller l’attention de l’enfant de trois
façons successives et adaptées.

a) Dans la 1ère enfance : On s’appuie sur les tendances, l’affection.


b) Dans la 2ème enfance : On exploite l’émulation (à l’école et à ailleurs).
c) Sous la 3ème enfance : On l’habituera à être attentif à son devoir.

VI.9. LA DISTRACTION

La distraction ou l’inattention est une orientation des facultés mentales vers un objet autre que
celui qui est visé. Elle n’est pas l’absence d’attention comme on le croit. Elle paraît aussi comme
une exagération de l’attention.

L’inattention que d’autres appellent « attention distribuée ou multiple » est celle qui peut se
diriger sur plusieurs objets à la fois. C’est une dispersion d’attention.

a) Sortes de distraction :

1) Les inattentifs : incapables d’attention avec cause organique. Ils relèvent de la médecine.

2) Les distraits par mobilité excessive et diffusion de l’attention : Celle-ci papillonne d’un objet à
un autre. Ils sont superficiels, ne font pas d’efforts.

3) Les vrais distraits : Ils les sont par excès de concentration sur un problème qui les préoccupe.
Ce sont des “monoïdéistes“.

Ex. : Archimède, Newton, Ampère…

b) Les causes de la distraction :


 Les causes subjectives :
 L’âge : l’enfant se concentre difficilement.
P a g e | 125

 Le tempérament.
 Les dispositions physiologiques ou affectives et morales du sujet.
 L’inaptitude intellectuelle.
 La faiblesse de la volonté.
 Les causes objectives :
 Manque d’intérêt de l’objet qui sollicite l’attention.
 Manque d’objets capables de disperser l’attention.
 Le maître et son enseignement : manque de vivacité.

VI.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’ATTENTION

 Le maître doit recourir à un matériel didactique adéquat capable de motiver et de


provoquer l’attention.
 Il doit dispenser des leçons intéressantes et attrayantes grâce à l’utilisation des méthodes
de centre d’intérêt, méthodes actives et intuitives.
 Il usera du procédé interrogatif au cours de ses leçons : il évitera de longs exposés qui
fatiguent les élèves, mais les entrecoupera par de petites questions.
 Il développera les mécanismes d’attention par de nombreux exercices d’observation.
 L’état du local bien éclairé et bien aéré, le T.N. ; l’usage des craies de couleur et l’écriture
lisible permettront d’éveiller et de soutenir l’attention des élèves.
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CHAPITRE VIIème L’OBSERVATION


VII.1. NOTION

 L’observation est le pouvoir de concentrer son attention sur un objet extérieur.


 L’observation consiste à diriger l’attention vers un objet donné.

Ex. : Dans un jardin Zoologique, les élèves observent l’éléphant ou le lion.

VII.2. IMPORTANCE DE L’OBSERVATION

 Elle est un moyen par excellence pour accéder aux connaissances sensibles ou concrètes.
 Elle a une importance capitale en psychologie et en pédagogie où on l’utilise comme
méthode.
 Elle constitue une occasion offerte à l’enfant pour réfléchir, comparer, critiquer, apprécier
et trouver des relations.
 Elle aide les artistes, les peintres, les dessinateurs, les architectes à apprécier et à réaliser
de bonnes œuvres.

VII.3. STADES DE LA FONCTION D’OBSERVATION OU PERCEPTION VISUELLE CHEZ L’ENFANT

Ces stades correspondent aux stades de la perception visuelle chez l’enfant.

a) Le stade d’énumération (De 3 à 7 ans) : Il est influencé par son égocentrisme, l’enfant
énumère au hasard les objets qu’il perçoit.
b) Le stade de description (De 7 à 12 ans) : L’enfant devient capable de voir les actions et les
faits globalement et les décrire.
c) Le stade d’interprétation (A partir de 12 ans au-delà) : L’enfant commence à voir, à
percevoir les relations entre les différents faits, relation de cause à effet et relation dans le
temps et dans l’espace.

Ce qui signifie que l’enfant devient capable d’analyser, d’interpréter et de synthétiser.

VII.4. CARACTERES DE L’OBSERVATION ENFANTINE

Par rapport à celle de l’adulte, l’observation de l’enfant est :

a) Subjective : Elle est guidée par l’affectivité. L’enfant ne se concentre avec facilité que
sur ce qui l’intéresse ou ce qu’il aime.
b) Instable : Elle est orientée par les intérêts, les désirs et besoins du moment.
c) Fugitive : Elle ne dure pas.
d) Syncrétique ou globale : Ne voit que les incapables d’analyser. L’enfant perçoit mieux
les différences que les ressemblances parce que l’enfant aime les comparaisons.
e) Fragmentaires, superficielles, désordonnées
f) Retient ce qui frappe la conscience : C’est-à-dire qui est intéressant ou nouveau.
g) Tournée vers le jeu : Le jeu est une grande activité chez l’enfant.
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VII.5. CONSEQUENCES PRATIQUES DE L’OBSERVATION

Comme la faculté d’observation est à la base de la connaissance, il faut la développer en :

 Lui demandant un effort d’attention pour aiguiser les perceptions, lui faire distinguer les
formes, les couleurs, les odeurs, les poids, la finesse des objets.
 Dirigeant ses observations par des questions pour un syllabus.
 Faisant observer à fond et non pour des observations superficielles.
 Faisant comparer, apprécier et en noter les résultats.
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CHAPITRE VIIIème L’INTERET


VIII.1. NOTION : L’intérêt est le lien de concordance ou de convenance entre le sujet et l’objet capable
de satisfaire la tendance ou le besoin. L’intérêt est le moteur le plus puissant de notre activité.

 Il n’y a pas d’activité sans motif, tous nos actes posés se justifient.
 Selon Edouard Claparède, l’intérêt est le lien de concordance ou de convenance entre le
sujet qui perçoit et l’objet perçu.
 D’après J.F. Herbart, l’intérêt est le goût que l’on prend à un objet qui fait qu’on y trouve
du plaisir. Il est le 1er à s’appliquer à l’étude psychologique de l’intérêt comme fondement
de la pédagogie.
 Selon John Dewey, l’intérêt est l’intensification du moi avec un objet qui s’adapte à ses
tendances natives.

Ex.1 : Quand vous avez soif, la boisson est capable d’étancher votre soif, vous vous intéressez de
plus que tout le reste.

Ex.2 : Les jeunes gens s’intéressent prodigieusement aux problèmes de l’amour.

Ex.3 : Un problème intellectuel difficile n’intéresse pas un homme fatigué.

Ex.4 : L’enfant s’intéresse normalement beaucoup aux jeux de son âge.

Ex.5 : Un bon repas intéresse le gourmand.

VIII.2. DIFFERENCE ENTRE BESOIN, INTERET ET MOTIVATION

Rupture de l’équilibre Objet matériel ou moral ou Effort déclenché ou


(manque) ou besoin intérêt motivation

Ces dessins proviennent de la théorie de l’homéostasie.

a) Le besoin : Selon LACHELIER est l’état d’un être à l’égard de ce qui lui manque pour
accomplir ses propres fins.
b) La motivation : C’est un phénomène psychologique qui pousse l’individu à poser un acte
ou qui modifie les mécanismes humains à déclencher l’effort pour atteindre un but.
 Selon DeLandsheere, c’est un ensemble des phénomènes dont dépend la stimulation à agir
pour atteindre l’objectif déterminé. C’est l’état général d’éveil ou d’engagement de
l’individu dans une tâche.

VIII.3. SORTES D’INTERETS

a) Selon les besoins : Il y a :


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1) Intérêts physiologiques ou biologiques : Assurent la satisfaction des besoins du corps. Ils sont
appelés aussi “intérêts innés ou naturels“.

Ex. : Nourriture, eau, relations sexuelles.

2) Intérêts psychologiques : Ont pour but la satisfaction des besoins qui résultent de la rupture de
l’équilibre psychique.

Ex. : Connaissance de la vérité, découverte, mariage, corruption morale…

b) Selon la nature de l’objet : Il y a :

1) Intérêts matériels : Concernant tous les objets matériels qui satisfont les besoins.

2) Intérêts moraux : Désignent tous les objets d’ordre moral qui satisfait les besoins
psychologiques.

Ex. : éloge, réputation, prestige, assistance morale…

c) Selon les aspects de l’homme : Il y a :

1) Intérêts intellectuels : sont liés à la science, à la connaissance.

Ex. : connaissance de la vérité.

2) Intérêts économiques : sont liés à la satisfaction d’ordre matériel.

3) Intérêts esthétiques : portent l’homme vers le beau.

Ex. : Le sentiment d’admiration ou d’appréciation.

4) Intérêts sociaux : sont liés à la vie en groupe.

Ex. : Le mariage, la sympathie, le partage, la consolation…

5) Intérêts politiques : sont relatif à l’art de gouverner les autres.

Ex. : Etre chef ou leader, commander, donner des ordres, jouir des honneurs militaires…

6) Intérêts religieux : sont ceux qui portent l’homme envers Dieu et la société.

Ex. : Etre dans le paradis céleste, la magie, le mysticisme…

VIII.4. EVOLUTION DES INTERETS

a) La 1ère enfance de 0 à 3 ans : Le petit commence par consolider son équipement natif sensoriel
et moteur.

 C’est la période des intérêts sensoriels et perceptifs.

Ex. : Sucer, regarder, prendre.

 Période des intérêts fonctionnels.


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 Période de l’intérêt glossique : la passion du mot entre 2 et 3 ans.


 Période de l’intérêt moteur : préhension et marche.

b) La 2ème enfance de 3 à 6/7ans : C’est la période des intérêts subjectifs ou égocentriques.


L’enfant est le touche à tout inlassable, il a un grand amour du jeu, c’est-à-dire, monde imaginaire
animé par lui. C’est aussi un âge questionnaire.

Bref, elle est caractérisée par :

 Égocentrisme : l’enfant rapporte tout à lui, il se considère comme le centre de l’univers ou


du monde.
 L’âge questionnaire : l’enfant s’intéresse au pourquoi et au comment des choses.
 Le monde imaginaire animé par lui (animisme).

c) La 3ème enfance de 6/7ans à ± 12 ans : Période des intérêts objectifs, intellectuels. Elle est
caractérisée par :

 Le raisonnement logique, l’enfant compare raisonnement et jugement.


 La pensée devient critique.
 L’âge des habitudes physiques et mentales.
 La curiosité cherchant la connaissance réelle.
 C’est l’âge collectionneur : l’instinct de propriété et le goût de classification s’y manifeste.
 Logique de l’action : grande motricité.
 C’est aussi l’âge de la camaraderie et de l’association ou la sociabilité qui se caractérisent
par trois vertus typiques : Obéissance, travail et fidélité aux copins.

d) L’adolescence de± 12 ans à ± 18 ans : C’est la période des intérêts supérieurs : sociaux, moraux,
religieux, esthétiques qui arrivent à la maturité. C’est l’âge des enthousiasmes inspirés par les
beautés, les biens de la nature, de la littérature, de la religion, d’un idéal. C’est l’époque de grands
désirs et des inspirations nobles que l’enfant se sent capable de réaliser.

C’est aussi l’âge de la dialectique, l’adolescent s’interroge, il devient raisonneur, discute avec
passion, exaltation de l’affectivité, émotions violentes contradictoires…

 De 12 à 15 ans : Période des intérêts logiques, l’enfant commence à aimer les


connaissances rationnelles. L’enfant a un goût prononcé à la dialectique. La lecture exerce
sur lui une profonde influence. Il est accessible à la beauté esthétique, affirme ses goûts
personnels et prononce pour une vocation ou une profession.

VIII.5. IMPORTANCE DES INTERETS

 L’intérêt est le moteur le plus puissant de notre activité.


 L’intérêt est le principal facteur de l’attention, de la mémoire, de l’acquisition des
habitudes. Il joue dans la perception un rôle sélectif important (observation par l’intérêt).

a) L’intérêt est produit dans la mesure où le maître a donné satisfaction à une des tendances de
l’enfant.
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b) Connaître les intérêts des enfants est d’une importance capitale puisque l’intérêt motive
l’activité enfantine.

N.B. : Dans la vie humaine l’intérêt facilite la répétition des actes et satisfait les besoins.

VIII.6. EXPLOITATION DES INTERETS DES APPRENANTS A L’ECOLE

a) Au degré élémentaire : Les intérêts des enfants sont d’ordre :

 Affectif :
 Ses désirs, ses craintes, ses préférences, ses sentiments, ce qu’il aime, ce qui lui appartient.
 Égocentrique :
 Les perceptions du monde et plus précisément du milieu proche sont subjectives, faites par
rapport à lui.
 L’enfant se projette dans le monde, il est curieux de tout, mais par rapport à lui.
 Le maître aura pour rôle d’atténuer progressivement ces visions et pensées égocentriques.
 Instable et varié :
 Se baser sur l’actualité locale, régionale…
 Provoquer des motifs d’attention.
 Éveiller sa curiosité.

L’enfant aime :

 Ce qui est concret, réel ;


 L’action, l’expérimentation : besoin d’activité ;
 Le jeu, la compétition : besoin de se valoriser ;
 Imiter, grandir : besoin d’affirmation.

L’enfant tient à plaire à ses parents, à son maître…

En résumé, sont intéressant pour les enfants du degré élémentaire :

 Ses objets personnels, classiques : ses cahiers, ses jouets…


 Sa classe, son école…, les alentours (sorties dans le milieu proche).
 Sa maison, sa rue, les environs immédiats…
 Ce qu’il aime : ses parents, ses frères et sœurs… (base : affectivité).
 Les métiers de sa zone, ce qui est aimé, mobile…

b) Au degré moyen : Les intérêts des enfants sont d’ordre :

 Plus objectifs :
 Tendance à comparer, à associer : son univers s’élargit.
 Initiation progressive à l’analyse, à l’induction.
 Début de généralisation.
 Intérêt pour les récits d’imagination.
 Moins égocentrique :
 Début de socialisation.
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 Découverte de la solidarité, de l’entraide, possibilité de travail par équipes.


 Intérêts et conscience du groupe : les amis, la classe.
 Stricte observation de la règle, des règlements : formalisme sans nuances.
 Moins instable :
 Ses intérêts sont plus longs, plus complexes, plus cohérents.
 Notions spatiales et temporelles se précisent : associations permettant d’élargir les
intérêts.
 Goût de la propriété : âge collectionneur.

c) Au degré terminal : Les intérêts des enfants sont d’ordre :

 Intellectuel :
 Établissement de rapports, de relation.
 Travail d’induction, de déduction, d’observation.
 Accession aux notions de relativité, à l’abstraction mais le concret reste le point de départ.
 Initiation aux synthèses, aux généralisations.
 Recherches des causes, des moyens, des fins, essai de compréhension.
 Social :
 Conscience du groupe se marque : opposition à l’adulte.
 Intérêt pour les jeux collectifs.
 Universalité :
 L’enfant n’est plus limité dans l’espace et dans le temps : son univers s’est
considérablement élargi.
 Systématisation, classification des connaissances.
 Goût pour les mises en ordre.

Bref, l’enseignement sera efficace que quand il s’adapte à la nature de l’enfant, à ses intérêts et à
leur évolution. Il est important que l’éducateur connaisse les intérêts dominants de l’enfant et leur
évolution.

Seul l’intérêt est capable de provoquer et d’entretenir chez l’enfant l’effort spontané, joyeux et
persévérant nécessaire à l’œuvre de sa formation personnelle.

VIII.7. ROLE DE L’ENSEIGNANT DANS L’EXPLOITATION DES INTERETS

a) Connaître l’âge le meilleur : Pour commencer l’étude d’une branche scolaire.

b) Profiter du moment favorable : C’est-à-dire du moment où le besoin s’en fait sentir, pour
présenter à l’élève la notion qu’on veut lui faire acquérir.

c) Susciter habilement un intérêt naturel : Chez l’écolier en lui montrant que la notion à acquérir
ou l’action à exécuter correspond à un besoin naturel.

d) Susciter un intérêt dérivé : Pour une matière scolaire en faisant voir à l’élève le lien intime qui
unit ce qu’on veut lui faire apprendre à une chose qui l’intéresse naturellement.
P a g e | 133

VIII.8. FACTEURS OU SOURCES DE VARIATION D’INTERETS

 L’âge et le degré des facultés mentales (les aptitudes).


 Les maladies, l’avantage, le bienfait, le bénéfice, le rendement…
 Les aptitudes, le sentiment de compétence, les influences génétiques : pour les
psychologues ce sont les facteurs environnementaux.
 Le raisonnement moral : c’est la capacité ou la tendance à réfléchir et à prendre des
décisions dans des situations où il peut y avoir des conflits de valeurs, de normes, de lois
ou de règles, des besoins ou des désirs.
 Les états émotionnels.
 L’empathie et la sympathie.
 L’humeur.

VIII.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES INTERETS

Les pédagogues actuels sont unanimes à déclarer que l’enseignement ne peut être efficace que
dans la mesure où il s’adapte à la nature de l’enfant, à ses intérêts et à leur évolution.

L’éducation doit observer les règles suivantes :

 Susciter habituellement l’intérêt s’il n’existe pas. Cela peut se faire d’une façon directe en
provoquant des situations qui feront surgir le besoin (éducation fonctionnelle de
Claparède) et d’une façon indirecte, en créant un lien intime entre la chose en question et
d’autres qui intéressent naturellement l’enfant.
 Profiter du moment favorable pour présenter à l’enfant les notions qu’on veut lui faire
acquérir.
 Aller du connu à l’inconnu. Rattacher les notions nouvelles aux notions anciennes.
 Favoriser par tous les moyens l’activité de l’enfant.
 S’adresser non seulement aux tendances instinctives de l’enfant, mais s’adresser aussi à
l’intelligence et au cœur de l’enfant.
P a g e | 134

IVème PARTIE : LA CONNAISSANCE


RATIONNELLE OU INTELLECTUELLE
GENERALITES :

 La connaissance sensible ou sensorielle est la forme inférieure de la vie cognitive. Elle est
commune à l’homme et à l’animal.
 La véritable connaissance humaine est la connaissance intellectuelle ou rationnelle.

La fonction qui nous permet d’adhérer à la connaissance immatérielle, à l’abstraction, c’est la


raison, la pensée ou, pour d’autres, l’intelligence au sens strict.
P a g e | 135

CHAPITRE IXème L’INTELLIGENCE


IX.1. NOTION :

Grâce à son cerveau volumineux et complexe, l’homme est l’être qui a la plus prodigieuse intelligence de
l’espèce animale. Connaître ce qui est au fond, l’intelligence a intéressé l’homme de tout le temps depuis
le philosophe, le physiologiste jusqu’au psychologue.

Le terme « intelligence » reste cependant difficile à définir.

Etymologiquement le terme intelligence vient de deux mots latins : “Inter“ qui signifie “un
sujet de choix, de discrimination d’ordre mental“ et “legere“ qui est “une idée pratique, celle de
cueillir, de ramasser“.

Ainsi, l’intelligence se définit de plusieurs façons selon les auteurs :

a) Selon William STERNE : L’intelligence est la capacité psychique générale d’adaptation à des
tâches et à des conditions de la vie nouvelle.
b) D’après Charles SPEARMAN : L’intelligence englobe un facteur général (G) et plusieurs
facteurs spécifiques (S). C’est la théorie dite “Bifactorielle“. Le facteur G signifie ensemble
d’éléments ou caractéristiques qu’on trouve chez tous les individus et les facteurs S ou
spécifiques qui montrent la différence entre les individus.
c) Selon JOY GUILFORD : Soutient la théorie ou la conception « multifactorielle » : c’est-à-
dire l’intelligence est un tout formé de 120 facteurs variés dans leur nature et leur fonction.
d) Selon THURSTONE : Soutient lui aussi la théorie “multifactorielle“ : C’est-à-dire,
l’intelligence est un tout formé de 7 facteurs.
e) D’après Edouard CLAPAREDE : L’intelligence est l’aptitude à résoudre des problèmes
nouveaux par la pensée.
f) Selon Marc DOUGALL : L’intelligence est la capacité de faire de nouvelles adaptations.
g) Pour JOLIVET : L’intelligence se caractérise nettement comme une fonction d’organisation
mentale qui se crée les instruments appropriés à une fin et qui à ce titre même saisit et
met en œuvre des rapports.
h) Selon Alfred BINET : L’intelligence est une capacité de comprendre, d’inventer et de
résoudre des problèmes nouveaux.
i) D’après Saint Thomas D’AQUIN : L’intelligence est un tout, un ensemble des fonctions et
couvrant ce qu’on entendait par « la vie mentale ».
j) D’après la psychologie génétique : L’intelligence désigne le niveau mental atteint par
l’individu.
k) Selon la psychologie différentielle : L’intelligence désigne la capacité qu’ont les animaux
supérieurs de résoudre des problèmes, de trouver une issue convenable à des situations
nouvelles.
l) L’intelligence au sens large : C’est la faculté de connaître et de comprendre une situation,
un problème, découvrir les moyens, choisir le meilleur et organiser sa vie en fonction de ce
choix, autrement dit s’adapter.
m) En bref ou selon le sens restreint :
P a g e | 136

 L’intelligence est généralement définie comme la capacité (habileté) d’adaptation à des


situations nouvelles, capacité de comprendre et d’inventer les moyens.
 L’intelligence est l’aptitude verbale et pratique, la capacité à résoudre des problèmes et à
comprendre mieux les situations.
 Elle est comme la coordinatrice de toutes les fonctions cognitives : perception, mémoire,
imagination, raisonnement, l’attention, l’intérêt, conscience, volonté, compréhension,
esprit critique, réflexion, intuition, observation…

Ex.1 : Afin d’attraper les oiseaux ou animaux, l’homme utilise la technique de piégeage.

Ex.2 : Un chimpanzé veut cueillir une banane mais la distance étant très grande, il découvre la
solution de relier les bâtons pour mieux l’atteindre.

Ex.3 : Un professeur s’éclipse dans le système éducatif pour se faire bradeur afin de nouer les deux
bouts du mois.

IX.2. ETAPES D’UN ACTE INTELLIGENT

 La compréhension du problème.
 La recherche des solutions ou moyens possibles ou encore l’invention des moyens.
 La critique des solutions et choisir la meilleure ou encore la mise à l’épreuve des moyens
(censure).
 Diriger, par ajustements successifs, son activité dans le sens de la fin poursuivie.

IX.3. FONCTIONS PRINCIPALES DE L’INTELLIGENCE

 La compréhension ;
 L’invention.

IX.4. DIFFERNCE ENTRE INSTINCT ET INTELLIGENCE

INSTINCT INTELLIGENCE
L’activité instinctive est : L’activité intellectuelle est :
1) innée ou héréditaire 1) héréditaire et apprise.
2) varie selon les espèces animales, 2) varie d’une personne à l’autre et selon
spécifique et stéréotypée. les situations, les personnes.
3) Somnambule : aveugle, inconsciente, 3) Réfléchie : éclairée par la raison,
irréfléchie. consciente.
4) Volontaire. 4) Volontaire et dépend en grande partie
5) Inflexible : non adaptée à des situations de l’éducation.
nouvelles, irraisonnée. 5) Flexible : adaptée à des situations
nouvelles, raisonnable.
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IX.5. FORMES D’INTELLIGENCE

L’intelligence se manifeste de deux manières fondamentales :

a) L’intelligence pratique (sensible, intuitive ou concrète) : Elle consiste à résoudre et à


s’adapter aux problèmes concrets. Elle trouve spontanément des solutions pratiques aux
problèmes posés par la matière, excelle dans la manipulation des objets, la transformation de la
matière, le savoir-faire ajusté au réel.

Cette intelligence pratique manipulatoire est commune à l’homme et à l’animale. On la


retrouve chez l’enfant, chez le débile mental, chez les animaux supérieurs (singes), chez l’artisan,
le mécanicien, le bricoleur, chez l’artiste.

Elle se subdivise en trois :

 L’intelligence animale : perceptions.


 L’intelligence pratique de fonction : qui utilise le langage.
 L’intelligence artisanale de l’adulte : qui utilise les outils, les inventions, les fabrications,
les utilisations.

Dans l’intelligence pratique, la découverte de la solution se réalise par l’expérience, essais-erreurs


ou par tâtonnements et le hasard.

C’est pourquoi Edouard Claparède l’appelle “intelligence empirique“.

b) L’intelligence conceptuelle ou abstraite (spéculative, symbolique et logique) :

C’est celle basée sur les connaissances rationnelles ou abstraites. C’est l’aptitude à opérer sur les
symboles, à user de la pensée formelle, à raisonner dans l’abstrait. Elle utilise les concepts ou idées
à l’aide des symboles (matériel verbal), des signes conventionnels ou langage articulé.

Ces outils sont donc le langage et le symbole. Elle est propre à l’homme.

L’utilisation des concepts (idées) permet à l’homme d’avoir une intelligence basée sur
l’abstraction et la généralisation de diverses situations qu’il rencontre. Il voit les rapports entre les
choses.

En effet, cette conceptualisation se fait par la raison ou la pensée. C’est pourquoi Edouard
Claparède l’appelle “intelligence raisonnable“.

Ex.1 : Devant deux enfants en conflit, tous fautifs, un adolescent raisonne sur base du proverbe
qu’il n’y a pas deux poids deux mesures pour leur donner une même punition ou traitement.

Ex.2 : Si je tape sur cet enfant, j’aurai des problèmes avec son père et sa mère.

Ex.3 : Elle a un regard séduisant.

c) Autres formes d’intelligence :


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1) L’intelligence générale : C’est une aptitude générale qui permet à l’individu de s’adapter à
toutes les situations.

2) L’intelligence spécifique : C’est une aptitude spécifique qui permet à l’individu de s’adapter à
des situations particulières. Il y a plusieurs formes d’intelligence spécifiques :

 L’intelligence numérique : Elle rend capable de manipuler les nombres ou les chiffres.
 L’intelligence verbale ou littéraire : Elle rend capable de manipuler les mots.
 L’intelligence motrice : Elle rend capable d’actions ou de mouvements.
 L’intelligence sociale : Consiste à comprendre et à entretenir des relations avec les autres
ou de s’adapter à la société. Cette intelligence sociale implique la compréhension des êtres
humains et la facilité de s’entendre avec eux.
 L’intelligence scolaire ou scientifique : Consiste à comprendre et à résoudre les problèmes
d’ordre intellectuel ou instructif.
 L’intelligence artistique : C’est l’aptitude à manipuler les objets d’arts ou à exprimer les
sentiments à travers les objets inanimés.
 L’intelligence ou aptitude spatiale : C’est l’aptitude à s’orienter bien dans l’espace.

d) Selon le contenu et d’après Joy GUILFORD

L’intelligence comprend 120 facteurs présentés en trois dimensions : Opération, produit et


contenu.

Les quatre sortes d’intelligence se rapportant au contenu sont :

1°) L’intelligence figurative ou pensée graphique : C’est la faculté à manipuler les graphiques, les
figures, les croquis et les schémas.

2°) L’intelligence symbolique : C’est la faculté à manipuler les symboles, les signes conventionnels,
etc.

3°) L’intelligence ou pensée sémantique : Est celle qui saisit les sens et les significations des mots.

4°) L’intelligence comportementale : Faculté à adapter le comportement aux circonstances


sociales.

e) Selon les déficiences ou les défauts de l’intelligence : La déficience est l’insuffisance des
capacités intellectuelles. Les causes trouvent leur origine au niveau de l’hérédité et de certains
accidents biologiques survenus avant, pendant et après la grossesse.

1°) L’idiotie : C’est le fait que l’enfant est incapable de communiquer par la parole avec ses
semblables. Son Q.I. varie entre 0 et 20. Son âge mental reste inférieur ou égal à deux ans.

2°) L’imbécilité : C’est le fait que l’individu est incapable de communiquer avec son entourage par
écrit, si pas seulement par la parole. Son Q.I. tourne autour de 20 à 50. Son âge mental est inférieur
ou égal à 7 ans.
P a g e | 139

3°) La débilité : Un débile peut communiquer avec ses semblables par la parole ou par écrit.
Cependant, il présente un retard scolaire de deux ans par rapport à ses camarades de même âge.
Son Q.I. se chiffre autour de 50 à 70 ; et son âge mental ne dépasse guère 10 ans.

IX.6. CRITERES D’INTELLIGENCE

L’intelligence est le produit de l’interaction de l’hérédité et du milieu.

D’où il existe l’interdépendance de facteurs innés et acquis.

a) Facteurs innés ou héréditaires :

1°) Hérédité : C’est un phénomène biologique par lequel sont transmis des caractères physiques
et psychiques de parents à leurs enfants. Elle détermine le comportement de l’individu : succès ou
échec. Tout enfant en venant au monde apporte des potentialités (gènes) que lui ont transmises
ses parents qui déterminent le développement de son intelligence.

Ex. : Cas de débiles mentaux.

2°) Age : L’intelligence s’accroît avec l’âge de l’individu.

3°) Maturation : C’est le processus interne et naturel par lequel l’individu atteint son
développement complet. La maturation est une série de transformations physiologiques et
psychologiques qui se manifestent au cours de la croissance de l’individu.

Elle permet l’exercice, l’observation, l’apprentissage…et de ce fait influencer le développement de


l’intelligence.

b) Facteurs acquis : Les facteurs acquis de développement de l’intelligence sont :


 Le milieu ;
 L’apprentissage ;
 L’effort personnel ;
 Le langage ;
 Le jeu.

1°) Le milieu : En psychologie, le milieu est tout ce qui influence le comportement de l’individu. Ou
“la somme totale des stimulations que l’individu reçoit dès la conception jusqu’à la mort“.

C’est ainsi qu’un enfant évoluant dans un milieu qui ne l’excite, ne le sollicite ou ne l’exerce pas,
son intelligence risque de ne pas se développer.

Ex.1 : Le cas de ROMULUS et REMUS élevés par une louve.

Ex.2 : Un enfant d’un milieu culturel aisé apprend à parler couramment l’anglais avant son entrée
à l’école. Tandis qu’un autre abandonné (loup) en forêt acquiert des manières sauvages.

2°) L’apprentissage : L’intelligence se développe mieux par l’exercice ou l’apprentissage. L’individu


apprend à s’adapter à certaines situations, il apprend à réfléchir, à se concentrer, à mémoriser…
autant d’opérations intellectuelles qui favorisent l’intelligence.
P a g e | 140

Dans l’apprentissage, l’intérêt, l’attention, l’observation, l’exercice… jouent un grand rôle.

3°) L’effort personnel : La volonté libre dont s’accompagne l’effort personnel est nécessaire au
développement de l’intelligence.

4°) Le langage : C’est une fonction psychique de communication de la pensée et d’expression des
sentiments par des signes.

 Importance : Le langage humain joue 3 rôles essentiels :


 Il permet de communiquer les informations, sur le plan cognitif et les pensées.
 Sur le plan affectif, il est un moyen d’exprimer des émotions et des sentiments.
 Sur le plan social, il constitue un instrument de socialisation ou d’adaptation au groupe.

De plus, le langage assure le développement de la pensée et l’acquisition d’un mode de


raisonnement.

 Inconvénient : La déformation parfois de la réalité (distorsions). En outre, il ne permet pas


d’exprimer la pensée dans sa totalité à cause de sa complexité.
 Différence entre langage et langue : Le langage utilise en dehors des mots, le matériel non-
verbal comme les gestes, les mimiques, les sens tactile, etc. alors que la langue est constituée de
mots ou du matériel verbal. Le langage est plus complexe que la langue qui n’est qu’un mode
d’expression parmi d’autres.
 Différence entre pensée et langage : La pensée est caractérisée par une complexité, si bien
qu’une partie échappe à la communication. Le langage est un moyen expressif (signifiant ou signe).
 Différence entre langage humain et langage animal : L’animal communique par des gestes,
des cris d’appel ou d’avertissement (langage d’action, ou non-verbal, langage inarticulé). Tandis
que l’homme utilise ou communique par le langage inarticulé et articulé (parole).

5°) Le jeu : C’est une activité libre, spontanée et organisée dont le but est essentiellement pratique
ou utilitaire.

 Importance : Le jeu s’avère comme la caractéristique essentielle de la période d’enfance.


Ses avantages sont multiples : il prépare l’enfant à la vie, développe la musculature, l’esprit
d’initiative, l’imagination créatrice, l’endurance, la solidarité, l’émulation, affermie sa
personnalité, forme le caractère et constitue un moyen par excellence de socialisation.

Tout comme le loisir, le jeu permet la détente de l’esprit, le divertissement ou le délassement et


assure le développement de la personnalité (qualités physiques, intellectuelles, morales et
sociales).

 Sur quoi se baser pour juger de l’intelligence de quelqu’un ?

On doit se référer aux critères suivants :

 La facilité de la parole ;
 Les résultats scolaires ;
 L’habileté à tenir son plan ;
 L’adaptation au milieu ;
P a g e | 141

 L’habileté manuelle, l’intérêt de la tâche ;


 La performance dans les jeux d’adresse, les devinettes.

IX.7. MESURE DE L’INTELLIGENCE

On évalue l’intelligence à partir des tests psychologiques d’intelligence ou la capacité d’adaptation.

La mesure d’intelligence vise à classer les individus objectivement par rapport à leur valeur
intellectuelle ou par rapport à leur rendement intellectuel.

a) L’utilité des mesures : Les mesures de l’intelligence sont utiles pour :


 Connaître le niveau de chaque élève afin de pouvoir établir le programme et s’adapter à
chacun.
 Distinguer les anormaux réels qui réclament un traitement pédagogique ou les retardés ou
encore les arriérés.
 Développer les aptitudes spéciales.
 Eclairer les parents sur la valeur intellectuelle réelle de leurs enfants.
 Orienter les élèves vers des études correspondant à leur niveau.

IX.8. LES INSTRUMENTS DE MESURE

L’intelligence peut être évaluée par :

 Les examens ;
 Les observations ;
 Les tests.

Mais la façon la plus objective de mesurer l’intelligence est l’utilisation des tests.

En effet, l’intelligence de quelqu’un ne peut se mesurer qu’en fonction d’un problème à résoudre.

Elle peut être mesurée au moyen de tests d’intelligence générale ou de développement.

Le terme “test mental“ est le produit du psychologue américain J. Mc CATTEL (1890).

a) Les examens : Un examen est tout travail écrit ou oral dont l’objet est la récitation ou
l’application des connaissances acquises par l’élève sans l’aide extérieure du maître, du
manuel ou de l’instrument.
b) Les observations : L’observation consiste à regarder méthodiquement, systématiquement
et objectivement pour avoir une connaissance claire et précise sur la personnalité et les
caractéristiques de l’intelligence d’un élève.
c) Les tests :

1) Notion : Un test est une épreuve objective ayant pour but de déterminer soit le développement
mental d’un individu, soit le niveau de son savoir, soit l’existence et le degré chez lui d’une aptitude
donnée.
P a g e | 142

 Le test c’est aussi une épreuve définie impliquant une tâche à remplir, identique pour tous
les sujets examinés avec une technique précise pour l’appréciation du succès et de l’échec
ou pour la notation numérique de la réussite (HENRI PIERON).
 Selon CATTEL, un test est une épreuve significative pour évaluer (par rapport aux résultats
obtenus par les autres) ce dont un sujet humain est capable dans une situation donnée et
les caractéristiques de se personnalité.

Le test implique une tâche à remplir, identique pour tous les sujets examinés avec une technique
précise pour l’appréciation du succès ou de l’échec par une natation numérique. Il permet de situer
un sujet par rapport à une population.

 L’objectivité du test : Sous-entend que :

 L’administration du test est standardisée ;

 Les règles de cotation sont univoques ou les critères d’identification doivent être les
mêmes.

 Les résultats sont interprétés de la même manière.

 Plusieurs experts sont entièrement d’accord sur la réponse exacte.

 QUALITES D’UN TEST :

 La standardisation : Uniformisation de l’instrument et des conditions de passation.

 La validité : Quand il mesure ce qu’il prétend mesurer et discriminer ou différencier les


individus selon leurs réponses (sensibilité).

 La fidélité : La cohérence interne c’est-à-dire la convergence exacte de tous les éléments


du test vers le but assigné et la constance des résultats lorsqu’un même individu donne sa
réponse.

2) Sortes de tests : Il existe plusieurs sortes de tests :

 Les tests d’intelligence ;


 Les tests d’aptitude ;
 Les tests de personnalité ;
 Les tests de connaissance.

1°) Les tests d’intelligence : Les tests d’intelligence générale (globale) ou de développement
mesurent l’ensemble des fonctions mentales et situent un individu par rapport à la norme de son
âge (valent surtout pour les enfants).

Ex.1 : L’échelle d’intelligence de David WESCHLER (Américain) pour les enfants (W.I.S.C.).

Ex.2 : L’échelle métrique d’intelligence de Binet-Simon.

Ex.3 : L’échelle d’intelligence de David WESCHLER pour les adultes (W.A.I.S.).


P a g e | 143

Ex.4 : L’échelle métrique d’intelligence de LEWIS TERMAN qui révisa l’échelle métrique
d’intelligence de Binet-Simon en 1961 à l’université Standford.

Ex.5 : L’échelle de René ZAZZO, psychologue scolaire qui a révisé l’échelle métrique d’intelligence
de Binet-Simon en 1966.

2°) Les tests d’aptitudes : Ils mesurent une capacité déterminée à réaliser telle action, la capacité
fondée sur l’aptitude. Les tests d’aptitude ou d’habileté spatiale sont les épreuves qui permettent
en évidence les aptitudes ou les talents d’individus en vue de prédire sa performance future dans
une tâche donnée.

Ils sont utilisés pour l’examen et pour sélection et orientation des individus dans la vie
professionnelle.

Ces tests sont nombreux et diversifiés. Comme les tests qui mesurent :

 L’activité perceptive ;

Ex. : La figure complexe de REY

 L’adoptabilité ;

Ex. : Le labyrinthe de Porteurs

 L’attention ;

Ex. : Le test de barrage de René ZAZZO

 Le test d’aptitude mécanique, artistique, d’habileté administrative…

Ex. : La dextérité manuelle et digitale, le G.A.T.B., le test papier crayon de représentation spatiale,
le test mécanique de RENNES.

3°) Les tests de personnalité : Ils cherchent à déterminer les traits de la personnalité, du caractère,
du tempérament, des tendances.

Les tests de personnalité sont des tests projectifs : c’est-à-dire la tendance de tous les instincts
refoulés cherchent à s’extérioriser, à se projeter.

Il y a de nombreux tests de personnalité.

Ex.1 : Le test de frustration de ROSENZWEIG.

Ex.2 : Le T.A.T. de MURRAY.

Ex.3 : Les tâches d’encre de ROSCHACH (à interpréter).

Ex.4 : Le test de l’arbre de Charles KOCH.

Ex.5 : Les questionnaires ou inventeurs de la personnalité (où le sujet répond par oui ou non ou
bien il souligne une réponse).
P a g e | 144

Ex.6 : Les tests objectifs.

Ex.7 : Pour les petits : on a le test du bonhomme, le test du village, le test de la famille, le test de
la maison, etc.

4°) Les tests de connaissance : Ils comprennent :

 Les tests de rendement : qui mesurent les connaissances dans une branche.
 Les tests de maturité : qui mesurent à savoir si tel enfant est prêt (mûr) pour entreprendre
tel apprentissage. Par exemple : celui de la lecture, de l’écriture ou du calcul…

N.B. :

 Le psychologue Américain David WESCHLER a mise au point l’échelle d’intelligence appelée


« l’échelle de David Weschler » qui comprend deux versions, l’une pour enfant et l’autre
pour adulte.
 La version adaptée aux enfants Congolais a été révisée par le professeur Congolais MBIKAYI
OBEL. Tandis que la version révisée et adaptée pour les adultes Congolais est l’œuvre du
professeur congolais NTUNGA.
 La version récente du test de Standford BINET (ou échelle de Lewis TERMAN) est composée
de subtests sur le raisonnement verbal, le raisonnement abstrait, le raisonnement
quantitatif et la mémoire.
 L’échelle métrique d’intelligence de BINET-SIMON : Cette échelle est un premier
instrument véritable qui a été élaboré en 1905 en France par le psychologue français Alfred
BINET et son collègue Théodor SIMON. D’où le nom BINET-SIMON.
 But poursuivi : C’était pour dépister, dans les écoles primaires de Paris le niveau de
développement intellectuel des enfants d’âge scolaire. Ainsi, ce test permettait d’évaluer
le niveau mental d’un écolier par référence aux résultats moyens obtenus par les enfants
du même âge, d’un âge inférieur ou d’un âge supérieur, et à combien de mois ou d’années
se montre ce retard ou cette avance.

3) Expression des résultats : Les résultats peuvent s’exprimer en l’âge mental, en âge
chronologique et en quotient intellectuel.

1°) AGE MENTAL (A.M.) : C’est le niveau de développement intellectuel d’un enfant, mesuré à
l’aide de certaines catégories d’épreuves psychométriques.

Celui-ci permet de préciser les notions de précocité et de retard intellectuel des enfants.

L’âge mental indique le niveau mental atteint par l’individu qui parvient à résoudre un
ensemble des tâches auxquelles la majorité de personnes de son temps arrivent à résoudre
correctement.

La notion d’âge mental a été exprimée par Alfred BINET et Théodor SIMON. Le test
d’échelle métrique d’intelligence de BINET-SIMON s’adressait aux enfants de 3 à 15 ans et
comportait pour chaque épreuve 5 items.
P a g e | 145

Pour contourner la difficulté d’établir la correspondance exacte d’items à mois, René ZAZZO a,
grâce à la nouvelle adaptation du test de BINET augmenté le nombre d’items par épreuve à six. La
réussite à un item correspondrait donc à 2 mois.

On commence par attribuer à l’enfant l’intelligence de l’âge dont il a réussi à tous les tests (c’est
l’âge de base). A cet âge de base on peut y ajouter autant de fois les années que le sujet a réussi
partiellement aux tests de niveau inférieur ou supérieur (c’est l’âge additionnel).

2°) L’AGE CHRONOLOGIQUE OU L’AGE REEL (A.C./A.R.) : C’est le temps écoulé depuis la naissance
de l’individu.

 Remarques :
 Pour chaque année d’âge on a 6 épreuves c’est-à-dire une épreuve pour 2 mois, donc, si
l’enfant réussit en partie, nous pouvons prendre chaque test réussi multiplier par 2 mois.

D’où l’âge de base = Les épreuves réussies en totalité multiplier par 12 mois.

L’âge additionnel = Les épreuves réussies en partie multiplier par 2 mois.

 Nous remarquons que pour trouver l’âge mental (A.M.) lors que le QI et l’âge
chronologique sont des données connues, il convient d’attirer l’attention sur le fait
qu’après la division du dividende par le nombre de mois (12 mois) de l’année, les unités
représentent les années, la valeur intermédiaire après la virgule indique les mois et les
chiffres suivants dénotent naturellement les jours qui, par l’arrondissement, peuvent être
ramenés au mois.
 Un enfant normal réussit habituellement aux épreuves qui correspondent à son âge. On dit
alors que son âge mental équivaut à son âge réel, physique ou chronologique (AR/AC) d’où
AM = AR/AC.
 Un enfant anormal est celui qui présente une avance ou un retard de son âge mental. Cette
catégorie englobe les enfants doués, les débiles mentaux et les faibles d’esprit.
 Dire d’un enfant de 6 ans qu’il a 8 ans d’âge mental signifie intellectuellement que l’esprit
de cet enfant fonctionne comme la majorité des enfants de 8 ans ; il est précoce ou en
avance.
 Dire d’un enfant de 10 ans qu’il a l’âge mental des enfants de 4 ans signifie
intellectuellement que son raisonnement est pareil à celui de la majorité des enfants de 4
ans ; il est retardé.
 L’âge de base (A.B.) est le moment où l’enfant a réussi à la première épreuve d’âge inférieur
ou supérieur à son propre âge.
 L’âge d’addition (A. Add.) sont les autres épreuves que réussira l’enfant tout au long de son
épreuve ; alors à chaque épreuve on doit la multiplier par 2 mois.

D’où la formule suivante : AM = AB + A. Add

Autre formule d’âge mental : AM = QI x AC


100
12 mois
P a g e | 146

La formule de l’âge chronologique : AC/AR = AM x 100

QI

12 mois
 Calculs de l’âge mental :

1°) Calculez et interprétez l’âge mental d’un enfant qu’on a administré les tests de Binet et Simon.
Il a réussi à tous les tests des enfants de 6 ans ; il a réussi également à 3 tests des enfants de 7 ans
et à 2 tests des enfants de 8 ans.

1er cas : Résolution

Données Inconnu Formule Opérations


AB = 6 ans. AM = ? AM = AB + A. Add. AM = 6 ans + 6 mois
A. Add. = 3 tests de + 4 mois =
7 ans = 3 x 2 mois = AM =6 ans et 10
6 mois. R) = 6 ans et 10 mois
2 tests de 8 ans = 2 mois
x 2 mois = 4 mois.
A. Add. = 6 mois + 4
mois = 10 mois

Interprétation des résultats : 7 ans et 12 mois (AC/AR)

-6 ans et 10 mois (AM)

+ 1 an et 2 mois

C’est-à-dire cet enfant révèle le retard d’un an et deux mois par rapport à son âge mental.

2°) Calculez l’âge mental de l’élève MUSENDEKA qui a 11 ans et 5 mois et dont son QI est estimé à
90.

2e cas : Résolution

Données Inconnu Formule Opérations


AC = (11 ans x 12 AM = ? AM = QI x AC AM = 90 x 137 mois
mois) + 5 mois = 137 100 100
mois. R) = 10 ans, 2 mois 12 mois 12 mois
QI = 90. et 7 jours (ou 3 = 10, 275
mois)

3°) Calculez et interprétez l’âge mental d’un enfant de 9 ans et 9 mois qui a u QI de 120.
P a g e | 147

Résolution

Données Demande Formule Opérations


AR = (9 ans x 12 AM = ? AM = QI x AC AM = 120 x 117 mois
mois) + 9 mois = 117 100 100
mois. R) = 11 ans et 7 mois 12 mois 12 mois
QI = 120. = 11, 7

Interprétation : 9ans et 12 mois + 5 mois = 9 ans et 9 mois

-11 ans et 7 mois

- 2 ans et 2 mois

Donc, cet enfant présente une avance de 2 ans et 2 mois par rapport à son âge mental.

N.B. : Pour interpréter les résultats d’âge mental, on fait l’âge réel moins l’âge mental (AR – AM).

4°) Un élève de 12 ans et 6 mois ne parvient pas à réussir aux tests des élèves de 10 ans, ni à ceux
de 8 ans, il obtient un quotient intellectuel de 60. Trouvez son âge mental ?

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations


AC = (12 ans x 12 AM = ? AM = QI x AC AM = 60 x 150 mois
mois) + 6 mois = 150 100 100
mois. R) = 7 ans et 5 mois 12 mois 12 mois
QI = 60. = 7, 5

5°) Calculez et interprétez l’âge mental d’un enfant de 9 ans et 9 mois qu’on a administré les tests
de Binet-Simon. Il a réussi à tous les tests des enfants de 7 ans et 7 mois, à 4 de ceux de 8 ans, à 3
de ceux de 9 ans, à 2 de ceux de 10 ans et à 1 de ceux de 11 ans.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = (9 ans x 12 AM = ? AM = AB + A. Add. AM = 91 mois + 20


mois) + 9 mois = 117 mois = 111 mois
mois.
12 mois
R) = 9 ans, 2 mois et
AB = (7 ans x 12
5 semaines = 9, 25
mois) + 7 mois = 91
mois.

A. Add. = (4 x 2) + (3
x 2) + (2 x 2) + (1 x 2)
= 20 mois

QI = 60
P a g e | 148

Interprétation : 9 ans et 9 mois

-9 ans et 2 mois

0 an et 7 mois

Donc, cet enfant a un retard de 7 mois d’AM par rapport à son âge réel.

Preuve : QI = 111 mois x 100 = 94,87. Donc, AM = 94, 87 x 117

117 mois 100

12 mois

= 9, 25

6°) Un enfant de 11 ans et 6 mois qui ne parvient pas à satisfaire aux épreuves des enfants de son
âge ni à ceux d’un âge avoisinant à son âge réel et dont son QI se chiffre à 84. Calculez son âge
mental et interprétez-le.

Données Inconnu Formule Opérations


AR = (11 ans x 12 AM = ? AM = QI x AC AM = 84 x 138 mois
mois) + 6 mois = 138 100
mois. 12 mois 100
QI = 84. R) = 9 ans, 6 mois et
6 semaines 12 mois

= 9, 66

Interprétation : 11 ans et 6 mois

-9 ans et 6 mois

2 ans et 0 mois

Donc, cet enfant a un retard de 2 ans d’AM par rapport à son âge réel.

 CALCULS DE L’AGE CHRONOLOGIQUE OU REEL (PHYSIQUE)

1) Calculez l’âge chronologique de l’élève MUTSHIPAYI qui a 8 ans et 2 mois d’âge mental et d’un
QI de 70 et interprétez le résultat.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations


AM = (8 ans x 12 AC = ? AC = AM x 100 AC = 98 mois x 100
mois) + 2 mois = 98 QI 70
mois R) = 11 ans et 7 12 mois 12 mois
QI = 70 mois = 11, 6666…
P a g e | 149

Interprétation des résultats : AC = 8 ans et 2 mois

AM = - 11 ans et 7 mois

-3ans et -5mois

Donc, cet enfant a une avance de 3 ans et 5 mois par rapport à son âge réel ou chronologique.

2) Un enfant qui satisfait à toutes les épreuves des enfants de 8 ans et 7 mois ; il a également
satisfait à 4/6 de 9 ans, à 3/6 de 10 ans, à 2/6 de 11 ans et 1/6 de 12 ans et dont son QI se chiffre
à 130. Calculez son âge chronologique et interprétez-le.

Résolution

Données Demande Formule Solution


AM = (8 ans x 12 AC = ? AC = AM x 100 AC = 123 mois x 100
mois) + 7 mois + (4 x QI 130
2) + (3 x 2) + (2 x 2) 12 mois 12 mois
+ (1 x 2) = 123 mois R) = 7 ans et 9 mois = 7, 884
QI = 130

Donc, cet enfant a une avance de 2 ans et 6 mois par rapport à son âge physique.

3) John a un QI de 93 et a réussi aux examens des enfants de 7 ans et 6 mois. Quel est son âge
réel ?

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations


QI = 93. AR = ? AC = AM x 100 AC = 90 mois x 100
AM = (7 ans x 12 QI 93
mois) + 6 mois = 90 12 mois 12 mois
mois. R) = 8 ans = 8, 06

4) Calculez et interprétez l’âge chronologique de l’élève TSHIBWABWA qui a 9 ans et 5 mois d’âge
mental et son QI tourne autour de 75.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

QI = 75. AR = ? AC = AM x 100 AC = 113 mois x 100

AM = (9 ans x 12 QI 75
mois) + 5 mois = 113
12 mois 12 mois
mois.
R) = 12 ans, 5 mois = 12, 556
et 5 semaines.
P a g e | 150

Interprétation : 9 ans et 5 mois

-12 ans et 5 mois

-3 ans et 0 mois

Donc il a une avance de 3 ans d’AM par rapport à son âge chronologique. Ou AC ≤ AM.

N.B. : L’interprétation des résultats est relative à l’âge mental ou à l’âge chronologique de
comparaison.

3°) LE QUOTIENT INTELLECTUEL (Q.I.)

a) Notion : Le QI est la capacité intellectuelle exprimée en termes chiffrés pour indiquer le résultat
de toutes les stimulations à l’état actuel de l’individu.

Le terme QI a été utilisé par le psychologue Allemand William STERN entre 1911 et 1912
où il introduit la formule de QI pour dépister le retard tout comme l’avance de mieux de se référer
à l’âge chronologique ou réel de l’enfant.

Le QI a été adopté par les psychologues comme indices numériques du niveau intellectuel parce
qu’il s’avère beaucoup plus constant et plus objectif que l’âge mental.

b) Avantages du Q.I. sur l’âge mental :

 Le QI permet de comparer deux ou plusieurs sujets différents et il réunit une valeur


prédictive du fait qu’il reste plus ou moins constant avec l’âge. Tandis que l’âge mental
indique le niveau du développement d’un enfant, mais ne montre pas si ce dernier est
intellectuellement en retard ou en avance par rapport à son âge chronologique.
 Le QI permet de déterminer avec plus de précision et d’aisance que l’âge mental aux
différents degrés.

c) Calculs de Q.I. : Avant d’arriver à la formule finale, William STERN a fait plusieurs essais des
formules :
AM
Ex. : QI =
AC

Cette formule présente une difficulté dans la résolution parce que les résultats sont donnés en
nombres décimaux. Alors, pour éviter les nombres décimaux aux chiffres avec des virgules, on
multiplie le QI par 100, d’où la formule suivante :

QI = AM (en mois)
x 100
AC (en mois)
P a g e | 151

d) Les exercices sur le Q.I. :

1) Un enfant de 9 ans à qui on a administré le test de Binet-Simon, a réussi à tous les items destinés
aux enfants de 4 ans, à 3 items des enfants de 5 ans et à 2 items des enfants de 6 ans et à 1 item
des enfants de 7 ans. Son QI permet de conclure que c’est un… ?

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations


AC = 9 ans x 12 mois QI = ? QI = AM QI = 60 mois x 100
x 100
= 108 mois. AC 108 mois
AM = (4 ans x 12 = 55,5
mois) + (3 x 2) + (2 x R) = 55, 5
2) + (1 x 2) = 60
mois.

Alors son QI permet de conclure que c’est un débile mental.

2) Un enfant de 8 ans a réussi aux épreuves des enfants de 7 ans et 6 mois. Quel est son QI ?

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = 8 ans x 12 mois QI = ? QI = AM QI = 90 mois x 100


x 100
= 96 mois.
AC 96 mois
AM = (7 ans x 12
= 93,75
mois) + 6 mois = 90
mois. R) = 93

3) KAZADI a 12 ans, elle vient de réaliser un exploit avec succès à une épreuve de son âge. Quel est
son QI ?

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = 12 ans x 12 QI = ? QI = AM QI = 144 mois x 100


x 100
mois = 144 mois.
AC 144 mois
AM = 12 ans x 12
R) = 100 = 100
mois = 144 mois.
P a g e | 152

4) Un enfant de 8 ans a satisfait à toutes les épreuves de son âge, à 4 épreuves su 6 de ceux de 9
ans, à 2 épreuves sur 6 de ceux de 10 ans. Calculez le QI de cet enfant et interprétez les résultats
trouvés.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = 8 ans x 12 mois QI = ? QI = AM QI = 108 mois x 100


x 100
= 96 mois.
AC 96 mois
AM = (8 ans x 12
= 112,5
mois) + (4 x 2) + (2 x
2) = 108 mois. R) = 112, 5

Cet enfant a une avance sur son âge. C’est un génie.

5) Un élève de 5ème H.P. a réussi à toutes les épreuves de 6ème H.P. jusqu’à réussir à l’examen d’Etat.
Trouvez son QI.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = 5e H.P. = (17 QI = ? QI = AM QI = 216 mois x 100


x 100
ans x 12 mois) = 204
AC 9204 mois
mois.
= 105,882
AM = Les épreuves
de 6e H.P. = (18 ans R) = 105
x 12 mois) = 216
mois.

6) Un enfant de 11 ans et 3 mois (âge réel) a réussi à tous les tests de 7 ans, 4 de 8 ans, 3 de 9 ans,
3 de 10 ans, 2 de 11 ans et 2 de 12 ans. Calculez son QI et interprétez-le.
P a g e | 153

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = (11 ans x 12 QI = ? QI = AM QI = 112 mois x 100


x 100
mois) + 3 mois = 132
AC 132 mois
mois.
= 84,84
AM = (7 ans x 12
mois) + (4 x 2) + (3 x R) = 85
2) + (3 x 2) + (2 x 2)
= 112 mois.

N.B. : La réponse est arrondie à un dixième près. Donc, cet enfant est un arriéré léger ; il a une
intelligence lente ou faible.

7) Un enfant de 7 ans et 3 mois a réussi tous les tests de 5 ans, 3 tests de 6 ans et 2 tests de 7 ans.

Indiquez son QI.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = (7 ans x 12 QI = ? QI = AM QI = 70 mois x 100


x 100
mois) + 3 mois = 87
AC 87 mois
mois.
= 80,459
AM = (5 ans x 12
mois) + (3 x 2) + (2 x R) = 80
2) = 70 mois.

8) Un enfant âgé de 8 ans a réussi tous les tests jusqu’au niveau de 7 ans ; il a également réussi 2
tests de 8 ans et un test de 9 ans. Calculez son quotient intellectuel d’après la règle de Binet-Simon
et interprétez-le.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = 8 ans x 12 mois QI = ? QI = AM QI = 90 mois x 100


x 100
= 96 mois.
AC 96 mois

= 93,75
P a g e | 154

AM = (7 ans x 12 R) = 93
mois) + (2 x 2) + (1 x
2) = 90 mois.

Cet enfant a une intelligence normale. Il est donc un enfant normal.

9) Un enfant blanc de 5 ans et 9 mois d’âge réel a satisfait à toutes les épreuves de ceux de 16 ans
et 8 mois ; il a également satisfait à 5/6 de ceux de 17 ans, à 4/6 de ceux de 18 ans, à 3/6 de ceux
de 19 ans, à 2/6 de ceux de 20 ans et à 1/6 de ceux de 21 ans.

Calculez son QI et interprétez-le.

Résolution

Données Inconnu Formule Opérations

AC = (5 ans x 12 QI = ? QI = AM QI = 230 mois x 100


x 100
mois ) + 9 mois = 69
mois. AC 69 mois
AM = (16 ans x 12
= 333,33
mois) + (5 x 2) + (4 x
2) + (3 x 2) + (2 x 2) R) = 333
+ (1 x 2) = 230 mois.

Donc c’est un super génie ou surdoué.

4°) CLASSIFICATION DES INDIVIDUS SELON LE Q.I.

QI DENOMINATION AGE MENTAL


De 0 à 25 Idiotie ou un idiot Ne dépasse pas 2 ans d’AM
De 25 à 50 Imbécilité ou un imbécile Ne dépasse pas 7 ans d’AM
De 50 à 70 Débiles mentales ou les Ne dépasse pas 9 à 10 ans
faibles d’esprit d’AM
De 70 à 90 Arriéré léger (intelligence Ne dépasse pas 12 ans
lente, faible ou les d’AM
marginaux, les ternes)
De 90 à 110 Intelligence normale, -
moyenne
De 110 à 130 Intelligence de mieux doué -
(génie)
De 130 au-delà Les surdoués ou les super -
génies
P a g e | 155

5°) LES LIMITES DE VARIATION DU Q.I.

Chaque QI varie et a ses limites inférieures et supérieures selon l’âge réel d’un individu.

Ex.1 : Les limites de variation du QI d’un sujet à un âge donné qui est égal à 140 sont ; « 136,7 et
145,7 ».

Ex.2 : Les limites de variation du QI d’un sujet à un âge donné qui est égal à 130 sont : « 126,7 et
135,7 ».

 Remarques :
 Les individus ayant un QI inférieur à 70 sont des débiles mentaux. Ils sont repartis en 3
catégories selon le degré de débilité : Les idiots, les imbéciles et les faibles d’esprit.
 Environ 1% de la population du globe appartient à la catégorie des débiles mentaux. Ils sont
incapables de s’adapter aux conditions ordinaires de la vie sociale ou ils n’y appartiennent
que péniblement et imparfaitement. Ils ne peuvent pas suivre un enseignement primaire
et doivent être confiés à des établissements spéciaux.
 Les enfants dont leur QI est plus ou moins 80 peuvent aborder les études, mais sans
beaucoup d’espoir de les terminer, ils sont marginaux : 70 à 90.
 Pour faire les études primaires, il faut avoir un QI supérieur à 90 (QI ≥ 90). En ce qui
concerne les études secondaires, l’individu doit avoir un QI supérieur à 100 (QI ≥ 100).

Bref, pour orienter un enfant dans l’enseignement, il faut connaître son quotient intellectuel (QI).

N.B. : Les enfants anormaux sont aussi appelés « LES OLIGOPHRENES ».

 Particularités et conséquences :
 L’IDIOT : ne parle pas, ne comprend pas les autres. Il est incapable de se défendre contre
un danger. Il n’est ni éducable ni dressable. Il a besoin d’aide et de surveillance constante,
incapable de manger proprement, de faire sa toilette, de s’habiller, il est souvent atteint
d’infirmité psychique. Sa santé est fragile, son existence est généralement grave (meurt
avant 3 ans).
 L’IMBECILE : Parle, mais son langage est incohérent, il ne peut pas lire tout comme il
n’arrive pas lui-même à communiquer par écrit, il est incapable d’autonomie sociale au
point de vue psychologique, on peut lui inculquer de bonnes habitudes dans des classes
spécialisées. A l’âge de 15 ans son âge mental se situe entre 3 et 7 ans.
 LE DEBILE MENTAL : Peut écrire mais il présente un retard scolaire qui le rend inapte à
suivre la scolarité normale. Il peut atteindre un certain niveau mais lentement. Il peut
suivre une certaine formation mais dans des centres spécialisés. Il peut lire et calculer.
Cette déficience se décèle après deux ans ou trois ans avec le retard dans la marche et la
parole ou encore au début de l’école primaire où il est distrait sans initiative. Il a une vie
adulte assez autonome, peut exercer et apprendre un métier exigent beaucoup de
répétitions et d’automatismes.
 LES TERNES OU ENFANTS INTELLIGENTS LENTS : Peuvent étudier jusqu’à un certain niveau
mais à un rythme lent. Ils connaissent des retards dans des acquisitions. Mais peuvent lire,
P a g e | 156

écrire et calculer. Ils sont incapables d’abstraction. Les classes spécialisées leurs sont
indiquées car dans les classes normales, ils vont d’échec en échec.

D’où la passivité pour les études et se défoulent dans la délinquance.

 REPARTITION DE L’INTELLIGENCE DANS LE POPULATION : Lorsqu’on mesure l’intelligence


d’un grand nombre d’individu, on obtient le pourcentage suivant :
Valeur du quotient intellectuel Nombre d’individus
 Moins de 70  1%
 De 70 à 79  5%
 De 80 à 89  14 %
 De 90 à 99  30 %
 De 100 à 109  30 %
 De 110 à 119  14 %
 De 120 à 129  5%
 Plus de 129  1%

Selon la courbe de LAPLACE GAUSS, les individus se répartissent comme suit :

-Marginaux ou Intelligence moyenne Génies et +


Ternes ou normale surdoués

IX.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’INTELLIGENCE

Tout ce qui a été recommandé sur l’hérédité, la maturation, le milieu, le langage, etc., peut être
résumé comme suit :

 L’organisation matérielle, culturelle et ludique doit être très stimulante en vue d’un
meilleur épanouissement de l’enfant.
 Le respect de périodes sensibles est vivement recommandé pour que toute éducation et
tout apprentissage aient lieu et donnent de bons résultats.
 Les exercices et le pouvoir d’imitation (modèle) sont des moyens par excellence dans
l’acquisition du langage.
 L’usage d’un matériel didactique adéquat est conseillé. Mais l’enseignement intuitif doit
aboutir à l’acquisition d’un matériel abstrait.
 L’enseignant utilisera le procédé interrogatif et actif comme le recommande J. Piaget.
P a g e | 157

CHAPITRE Xème LA PENSEE OU LA RAISON (INTELLIGENCE


CONCEPTUELLE)
X.1. NOTION :

La raison est une fonction immatérielle par laquelle nous pouvons saisir la signification des choses. C’est-
à-dire, voir les relations ou les rapports entre les choses.

X.2. FONCTIONS ESSENTIELLES DE LA PENSEE

Les psychologues de l’intelligence ont ramené à trois les opérations ou fonctions essentielles de la
pensée :

 La conception de l’idée ;
 Le jugement (ou la résolution des problèmes) ;
 Le raisonnement.
a) La conception de l’idée ou l’appréhension : C’est l’acte par lequel l’esprit conçoit une idée
(concept).
b) Le jugement : Juger c’est affirmer ou nier deux idées qui sont en rapport mais qui sont
exprimées dans une proposition.
c) Le raisonnement : Raisonner c’est enchaîner les idées pour aboutir à une conclusion.

X.3. LA CONCEPTION DE L’IDEE

1) Exemples :

 Cette femme que je regarde, c’est ma mère (perception).


 A l’internat, je me représente ma mère (imagination).
 Un enfant qui a perdu sa mère doit être malheureux (idée).

2) Définition : L’idée est la simple représentation intellectuelle d’un objet. Elle a deux caractères :

 Abstrait : elle n’inclut pas les qualités individuelles, sensorielles, propres à chaque objet.
 Général : s’applique à toutes les choses d’une même espèce donnée.

X.4. CARACTERES DE L’IDEE

 Elle est le produit de la raison.


 Représentation abstraite sans lui garder ses caractères extérieurs.

Ex. : Un hôpital.

 Idée générale s’étendant à tous les êtres de la même espèce.

Ex. : Une maison.

 Elle nous fait connaître le sens des choses.


 L’homme seul peut avoir des idées.
P a g e | 158

X.5. CARACTERES DE L’IMAGE

 Produit de l’imagination.
 Représentation concrète.

Ex. : Complexe Scolaire PPUNILU à Gambela II

 Image d’un seul objet.


 Elle montre les caractères extérieurs des choses.
 Elle est commune à l’homme et à l’animal.

X.6. DISTINCTION ENTRE IMAGE, IDEE ET PERCEPTION

 La perception est le produit de sens : l’objet est présent, la représentation fidèle de la chose
réelle. Elle traite de l’objet présent. Alors que l’image est le reflet (ombre) de l’objet et
l’idée en est le symbole.
 L’image est la représentation d’un objet à son absence. L’image est subjective parce qu’elle
est influencée par l’affectivité (émotions, sentiments, passions, plaisir, déplaisir…), et elle
est orientée vers le concept.
 L’idée est une représentation abstraite sans faire appel aux caractères extérieurs de l’objet.
Elle est vide de sens, elle n’est pas liée au sens et elle est propre à l’homme.
 La perception est plus riche en détails que l’image.

Ex. : Un selon qui est sous nos yeux se dessine avec plus de détails qu’un autre imaginé.

 L’image est moins réelle, moins intense que la perception.

Ex.1 : L’image présente des formes moins nettement délimitées et des couleurs moins saturées.

Ex.2 : Un polygone de mille côtés.

 L’image est plus mobile (plastique) que la perception.

Bref, la perception est matérielle tandis que l’image est semi-matérielle et l’idée est immatérielle.

X.7. FORMATION DE L’IDEE

C’est par l’abstraction et la généralisation que nous formons nos idées.

 L’abstraction est un acte par lequel notre intelligence perçoit un élément (qualité ou
relations) en les considérant à part ou les idées représentées n’existent comme telles que
dans l’esprit.

Ex. : Le comportement de KASONGO.

 La généralisation est un acte par lequel l’intelligence réfléchissant sur l’idée abstraite
l’étend à un nombre illimité d’être de même natures auxquelles elle la voit applicables.
P a g e | 159

X.8. PROPRIETES DE L’IDEE

La compréhension d’une idée est l’ensemble de qualités que contiennent cette idée.

L’extension est le nombre de sujets auxquels l’idée peut s’appliquer. Les propriétés sont en rapport
inverse, c’est-à-dire que l’une augmente quand l’autre diminue.

 La compréhension d’une idée c’est un ensemble des caractères que le concept comprend.

Ex. : Oiseau = animal qui a de plumes, bec, pattes, queue et poche.

 L’extension d’une idée : définir un concept en extension c’est rechercher l’ensemble des
individus auxquels s’étend le concept donné dans une même famille.

Ex. : Oiseau = poule, canard, pigeon, dindon, moineau, corbeau…

X.9. CLASSIFICATION DES IDEES

1) Par la raison, nous connaissons :

a) Les choses sensibles d’une façon abstraite.

Ex. : Cet objet est un crayon, il sert à…

b) Les choses abstraites : L’amour, la générosité, la joie, la cupidité (passion de l’argent), la


haine, la colère…
c) Les êtres spirituels : Dieu, ange, Satan.

2) Du point de vue de leurs contenus, on distingue :

a) Les idées empiriques : Elles expriment avant tout une expérience et en dépendent étroitement.
Ici nos idées et nos perceptions dépendent beaucoup de nous.

b) Les idées rationnelles : idées proprement dites : représentation intellectuelle des choses d’après
leurs caractères strictement essentiels.

3) Du point de vue de l’objet signifié par l’idée, on distingue :

a) L’idée individuelle ou particulière : Est celle qui est prise selon une partie de son extension lors
qu’un mot est précédé des certains adverbes ou adjectifs. C’est lors qu’on indéfini, non cité.

Ex. :

 Plusieurs : non limité ;


 Trois : non cité, on ne sait pas si c’est quoi ?
 Une tabec : ce n’est ne pas citer.

b) L’idée générale ou concept universel : L’idée générale est celle prise selon toute son extension ;
qui concerne tout le monde, qui est généralisé.

Ex. : Les filles sont des menteuses : c’est lors qu’il y a le, les, tous, tout, chaque, aucun, nul.
P a g e | 160

Parmi les concepts universels, on distingue :

 Les concepts universels singuliers : Les noms propres de personnes, des familles.
 Les concepts universels collectifs : ensemble, la pluralité, une troupe, la foule, la famille,
équipe…

X.10. LE JUGEMENT

1) NOTION :

 Juger : c’est affirmer ou nier le rapport entre deux choses. C’est apercevoir et exprimer un
rapport entre deux idées.
 Le jugement est la faculté de saisir le rapport de convenance ou de disconvenance entre
deux idées ou deux choses.
 C’est aussi l’opération par laquelle l’esprit affirme ou nie une chose d’une autre.
 Le jugement c’est aussi le contenu de cette opération, c’est-à-dire l’affirmation sur la
négation que l’intelligence porte sur les idées.
 Le jugement implique les comparaisons ou l’établissement des rapports.

2) IMPORTANCE DU JUGEMENT

 Le jugement est la base de toute activité intellectuelle. Penser, c’est d’abord juger c’est-à-
dire chercher le rapport entre les objets ou les idées. Tous les discours et le raisonnement
ne sont que les reflets de nos jugements et dépendent de leur qualité et leur justesse.
 Ainsi, tout homme vaut ce que ses jugements. La valeur de nos actes et de notre vie en
générale dépendent de la valeur de nos jugements. C’est pour cela qu’on dit d’une
personne qu’elle a du bon sens quand elle sait discerner le vrai du faux, le bien du mal,
quand il sait mettre des jugements sains.

3) CLASSIFICATION DES JUGEMENTS

a) D’après le contenu des jugements, on distingue trois éléments :

 Un sujet : L’être dont on affirme ou nie quelque chose.


 Un prédicat ou attribut : Ce qu’on affirme ou nie du sujet.
 Une affirmation ou la négation : Exprimée par la copule (mot liant l’attribut au sujet d’une
proposition).

Ex. : Cet élève est boudeur.

b) D’après la manière de les prononcer, on distingue plusieurs types de jugements :

 Le jugement à priori ou rationnel : Dans lequel les rapports sont saisis en dehors de tout
recours à l’expérience.

Ex. : Les côtés du carré sont égaux.

 Le jugement à postériori ou empirique : Dans lequel les rapports sont saisis qu’après
recours aux faits ou aux expériences.
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Ex. : Les côtés d’un rectangle sont 2 à 2 égaux.

 Le jugement immédiat : Dans lequel le rapport entre sujet et attribut est saisi directement.

Ex. : Cet homme est intelligent.

 Le jugement médiat : qui est la conséquence des autres jugements, et dans lequel les
rapports ne sont saisis qu’à partir d’une comparaison avec les autres jugements.

Ex. : a = b, or b = c, donc a = c.

Ce type de jugement est déjà un début de raisonnement.

 Le jugement explicite : qui est exprimé clairement dans une proposition.

Ex. : Cet élève est intelligent (ou n’est pas intelligent).

 Le jugement implicite : qui se trouve inséré dans une proposition sans y être exprimé
clairement.

Ex. : Cet élève n’est jamais capable de résoudre une simple question en classe.

 Le jugement vrai : Conforme à la réalité.


 Le jugement faux : Non conforme à la réalité. La pensée qui s’opère à partir des idées
établit d’abord les rapports entre les idées (jugement) pour terminer par l’enchaînement
des jugements sous forme de discours raisonnement).

4) COMPOSANTES DU JUGEMENT

Le jugement contient trois éléments :

 Un sujet ;
 Un prédicat ;
 Une affirmation ou une négation.

5) ETAPES DE LA PENSEE HUMAINE

 La connaissance concrète, sensible, commune à l’homme et à l’animal, 1 ère connaissance,


produit de sens, indispensable à toute connaissance postérieure.
 La formation des idées : par l’abstraction exprimée par le mot.
 Le jugement exprimé par la phrase.
 Le raisonnement exprimé par le discours.

X.11. LE RAISONNEMENT

1) NOTION : La pensée n’est en somme qu’une succession des jugements, ou une comparaison
des jugements qui aboutit à la conclusion.
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 Raisonner : C’est enchaîner des jugements en vue de conclure. C’est tirer un jugement
nouveau de la comparaison d’autres jugements. Raisonner c’est tirer une vérité qu’on
n’aperçoit pas immédiatement de l’examen d’autres vérités connues.
 Le raisonnement : est la faculté d’enchaîner les jugements en vue de conclure. Le
raisonnement consiste à approuver la vérité d’une autre. En d’autres termes à inférer à
l’inconnu du connu.

On l’appelle aussi discours ou pensée discursive c’est – à – dire une pensée en mouvement qui fait
des détours, des efforts pour arriver à la vérité.

C’est donc grâce à lui que les connaissances sont reliées les unes aux autres et se développent. Il
est donc l’instrument fondamental des sciences.

 Le raisonnement ou pensée discursive : qui est la pensée en mouvement s’oppose à


l’intuition ou pensée intuitive qui saisit directement les vérités sans besoins de chercher à
découvrir les rapports.

2) SORTES DES RAISONNEMENTS

a) Raisonnement par exercice ou l’induction : C’est un raisonnement qui part de l’observation de


plusieurs faits, de cas particuliers pour aboutir aux conclusions ou vérités générales.

Son but est de découvrir des lois générales à partir des faits particuliers.

Il procède :

 Du particulier au général ;
 Du concret à l’abstrait ;
 Des faits aux lois ;
 Des constatations aux conclusions ;
 De l’exemple à la règle, à la formule ;
 Des effets aux causes ;
 Des conséquences aux principes.

Ex. : En Zambie quand on attrape un voleur, c’est un congolais.

 Une fille a pillé son époux pendant la nuit, c’est une congolaise.
 Un enfant a été trouvé en train de chiper du sucre dans un magasin, c’est un congolais.

Donc tous les congolais sont des voleurs. L’induction est la forme de raisonnement utilisé dans les
sciences rationnelles.

b) Le raisonnement déductif ou par diction : C’est celui qui fait sortir d’une vérité générale, une
vérité particulière. Il conclut :

 Du général au particulier ;
 De la règle (loi ou formule) aux exemples ;
 Des causes aux effets ;
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 Des lois aux faits ;


 Des principes aux conséquences.

Ex. : Cet élève va échouer parce qu’il n’est pas intelligent.

La forme par excellence du raisonnement déductif est le “syllogisme“.

Il est formé de 3 propositions dont la 3ème est la conclusion logique et les 2 premières sont des
prémisses (Grand terme et moyen terme).

Ex. :

 Tous les hommes sont mortels.


 Or, le président est un homme.
 Donc, il est mortel.

c) Le raisonnement par analogie ou transduction : Va à partir de certaines ressemblances passer


à d’autres ressemblances sans souci de généralisation.

Il consiste à conclure à l’identité de deux ou plusieurs termes en raison de leur ressemblance.

Il va :

 Du particulier au particulier ;
 Des faits aux faits ;
 Des exemples aux exemples ;
 C’est le raisonnement que nous appliquons le plus et qui conduit généralement à l’erreur.
 C’est le seul type de raisonnement de l’enfant et du débile. L’enfant conclut d’un détail à
un autre détail, d’un exemple à un autre.
 C’est aussi qu’à partir de la transduction que beaucoup de théories et des hypothèses
expérimentales ont été élaborées.

Ex. : Sur la planète Mars, il y a de l’atmosphère qui permet de vivre.

Sur mars, il y a de l’atmosphère

Donc, il y a des êtres vivants.

d) Le sophisme : est un raisonnement qui n’est logique qu’en apparence, et conçu avec l’intention
d’induire en erreur. Certains suivent toutes les règles de la logique, mais aux conclusions fausses
ou erronées. On les appelle les sophistes.

Ex.1 :

 Tous les métaux sont solides


 Or le mercure est un métal
 Donc, il est solide.

Ex.2 :
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 Tout ce qui est rare est cher.


 Or une voiture bon marché est rare.
 Donc, une voiture bon marché est cher.

e) Le raisonnement par l’absurde : qui consiste à affirmer quelque chose à partir de sa négation
ou en niant son existence.

Ex. :

 L’homme est libre par nature et qu’il ne doit de compte à personne. Par conséquent Dieu
n’existe pas.
 Or, pour que l’homme existe, il faut qu’il ait été créé par quelqu’un d’éternel.
 Donc, Dieu existe.

f) Le raisonnement affectif ou logique des sentiments : C’est le type de raisonnement dans lequel
la conclusion est posée de façon définitive sans augmentation mais uniquement sur des motifs
d’ordre sentimental.

Il conduit souvent à l’erreur car il y intervient les intérêts personnels, ses sentiments qui faussent
les jugements.

3) CAUSES GENERALES DE L’ERREUR

a) D’ordre morale :

 L’amour-propre : qui nous fait juger avec légèreté et impertinence des choses sérieuses.
 L’ignorance : qui nous fait prononcer des jugements sur des sujets où nous n’avons pas de
lumières.
 L’intérêt et l’affectivité : qui ne nous pousse que vers ce que nous aimons.
 La passion : qui nous fait considérer les personnes d’une façon exclusive.
 La volonté : qui nous détourne librement de ce qui ne nous plaît pas.
 L’habitude et la paresse : qui nous empêchent de voir les choses d’une façon que par
laquelle nous sommes habitués.

b) D’ordre logique :

 Imperfection des sens ;


 Ignorance des lois physiques ;
 Précipitation dans les jugements ;
 Confiance aveugle dans les hommes ou au témoignage des hommes ;
 Dérèglement de l’imagination ;
 Faiblesse de l’intelligence ;
 Associations désordonnées ;
 L’irréflexion ;
 Difficulté accompagnant certaines vérités.

4) REMEDE A L’ERREUR
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 Lutter contre l’amour-propre et l’orgueil. « Socrate : début de la sagesse ».


 Prendre soins des sens.
 Lutter contre les préjugés ou opinions, toute faute ou la partialité.

X.12. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA PENSEE OU DE LA RAISON


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CINQUIEME PARTIE : LE SUJET PSYCHOLOGIQUE


CHAPITRE XIème LA PERSONNALITE
XI.1. NOTION :

La personnalité est un terme complexe et difficile à définir. Complexe parce qu’elle englobe tous les traits
ou aspects de l’homme. Difficile puisqu’elle prête à confusion avec d’autres termes : la personnalité,
l’individualité, le caractère et le tempérament.

La personnalité tire ses racines du mot latin « persona » qui signifie “ masque“ que mettait
l’acteur pendant le théâtre. On appelle personnalité l’ensemble structuré des aspects
morphologiques (physiques), cognitifs et affectifs de l’individu. Ainsi on peut parler volontiers de
personnalité physique, intellectuelle et morale.

La personne ou l’individu est un être humain doué de raison et de la liberté distincte de tout autre.

La personne ou l’individu est un tout, une unité psycho-organique. Tandis que l’individualité est
l’ensemble des caractéristiques essentielles plus ou moins stables qui forment l’identité et
distinguent l’individu des autres.

Bref : L’individualité est la marque propre à chacun. La personnalité est l’ensemble des manières
d’être d’individu qui le caractérise et le distingue des autres individus (Tout homme a sa propre
personnalité qu’il faut respecter).

Ex.1 : L’enfant a peur de cet homme à cause de sa masse ou corpulence.

Ex.2 : L’habillement impeccable de notre chef lui confère de l’autorité.

Ex.3 : Ce vieux est très sage dans son comportement.

Ex.4 : Ce gaillard a l’air d’un délinquant ou aventurier.

XI.2. COMPOSANTES DE LA PERSONNALITE

1) Au sens large : Elle est entendue comme une totalité ou entité comprenant tous les aspects : le
tempérament, l’intelligence, les attitudes, l’affectivité ou caractère, etc.

N.B. : L’attitude est une disposition mentale, affective et active à l’égard d’un objet déterminé.
L’expression le plus accessible des attitudes est l’opinion.

En effet, une attitude peut être positive ou négative. Avoir par exemple une attitude favorable ou
défavorable à l’égard du cours d’anglais. Les attitudes sont mesurables à l’aide des échelles de
mesure où l’individu est appelé à réagir par approbation ou désapprobation.

2) Au sens restreint : La personnalité est constituée par :

 Le tempérament (ou composante physiologique) ;


 L’aptitude (ou composante cognitive) ;
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 Le caractère.

a) LE TEMPERAMENT : C’est l’ensemble des dispositions physiologiques et morphologiques qui


caractérisent l’être humain. En un mot, qui dit tempérament, pense à “l’humeur“.

En plus de la prépondérance de son aspect organique, le tempérament est en quelque sorte


immuable, stable, inné et support de toute personnalité tandis que le caractère est changeable.

 Rôle : Le tempérament distingue l’individu des autres et exerce une grande influence sur
son caractère ou sa personnalité.

b) L’APTITUDE : C’est une disposition intellectuelle, sensorielle ou motrice. C’est à ce titre que les
psychologues, spécialistes de l’intelligence, affirment que l’intelligence est une conséquence de
plusieurs aptitudes.

L’aptitude est une disposition innée qui permet de développer la capacité d’accomplir
convenablement tâches ou travaux.

c) LE CARACTERE : C’est la manière d’être, de penser, de sentir, de réagir face à une situation, et
devoir relativement constant d’un individu. Le caractère est le signe distinctif de chaque personne.
Il est l’état psychique général, en partie inné, et en partie acquis.

Le caractère c’est la physionomie et l’extériorisation de la personnalité. C’est ce que l’on voit de la


personnalité.

Ex. : C’est ainsi que les parents refuseront la main de leur fille à un garçon ivrogne, impoli,
parasite… en disant « il a un mauvais caractère ».

XI.3. PATHOLOGIE DE LA PERSONNALITE

a) La désagrégation et dédoublement de la personnalité : C’est le cas où l’individu voit se


détériorer sa personnalité ou voit s’affronter en lui deux personnes contradictoires.
b) La dépersonnalisation : L’individu ne se reconnaît plus et croît ainsi subit des
transformations.
 Quand l’individu est conscient de ce qui se passe en lui, on parle de la NEVROSE.
 Mais quand il n’est pas conscient de ce qui lui arrive, on parle de la PSYCHOSE.

XI.4. FACTEURS DE LA PERSONNALITE

Le développement de la personnalité dépend de l’interaction des facteurs innés (hérédité) et


acquis (milieu).

XI.5 MESURE DE LA PERSONNALITE

On peut mesurer la personnalité et le caractère à l’aide des tests projectifs (T.A.T., Rorschach) et
des questionnaires ou inventaires de la personnalité.
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XI.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA PERSONNALITE

Eduquer l’enfant, c’est développer sa personnalité et le conduire petit à petit vers l’autonomie à
laquelle tout homme aspire.

 La personnalité se développe mieux lors qu’on s’inspire du modèle d’identification. Les


enseignants et les parents doivent afficher un comportement exemplaire et digne, sans
contradiction.

 Développons la conscience morale et l’esprit critique de l’enfant pour un meilleur


épanouissement de sa personnalité.
 Apprenons à l’enfant à combattre ses passions, principes dissolvants de la personnalité.
 Respectons la personnalité de nos enfants et apprenons-leur à respecter celle d’autrui.
 Toutes les conséquences pédagogiques sur les chapitres précédents entrent en ligne de compte
aussi pour la formation de la personnalité toute entière.
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CHAPITRE XIIème LE CARACTERE


XII.1. NOTION :

Etymologiquement, le terme caractère tire ses racines du mot grec “kharassein“ qui renvoie à la “marque
distincte de la personne“. Sous le terme “caractère“, on désigne en langage courant la manière d’être, de
se comporter, de réagir propre à l’individu ou au groupe.

Le caractère signifie “empreinte“ : C’est la marque personnelle d’un être, son signe distinctif, ce
qui permet de définir son style, sa manière d’être…

Selon FELLER, le caractère est “l’ensemble des dispositions congénitales qui forment le
squelette mental“ de l’individu.

Le caractère est l’ensemble des traits permettant de distinguer un sujet d’un autre. Il se traduit
par une humeur, un comportement, des aptitudes biens personnelles.

Le caractère se distingue de la personnalité en ce sens qu’il n’est qu’une composante de celle-ci.

Ex.1 : Matare est très timide.

Ex.2 : Ce garçon est très bavard, combatif et brutal.

Ex.3 : Ishawa a une passivité ou lenteur inexplicable.

Ex.4 : C’est une fille sournoise ou discète.

XII.2. IMPORTANCE OU ROLE DE L’ETUDE DU CARACTERE

Le caractère est l’expression de la personnalité toute entière.

La science qui a pour objet l’étude du caractère s’appelle « la caractérologie ».

 Elle nous aide à décrire les différents caractères, d’analyser les éléments dont ils se
composent ; mais avec l’intention bien arrêtée de se rendre capable de révéler.
 Elle est capable de révéler aux personnes intéressées l’origine et la nature de leurs
différents traits de caractère ; afin de leur donner le moyen d’accomplir les progrès
nécessaires.

Donc l’étude du caractère est très nécessaire pour le progrès de l’homme après nous avoir révélé
les traits de nos caractères.

a) FAITS A OBSERVER : Une personne se trouvant devant moi. Qui est cet homme ? Quelle
est sa réalité profonde ? Est-il vraiment ce qu’il paraît être ? Quels sont les gens qui
l’entourent ? Comment réagit-il dans tel milieu social ? Quel est son tempérament ? Est-il
équilibré, ordonné, refoulé, dominateur, impulsif, agressif ?
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XII.3. ELEMENTS DU CARACTERE

Le caractère dépend largement :

 Du tempérament (facteurs héréditaires et constitutionnels innés) ;


 Des acquisitions dues au milieu, à l’éducation, à l’expérience et à l’effort personnel.

Le caractère est constitué des facteurs ou éléments physiques, physiologiques, psychologiques et


sociaux.

a) ELEMENTS PHYSIQUES ET PHYSIOLOGIQUES

C’est l’ensemble de la constitution physique, physiologique et de l’état corporel. C’est cela le


tempérament qui est la base de la personnalité qui est constitué des facteurs héréditaires et innés.

Le tempérament résulte de :

 La constitution anatomique : les différents systèmes anatomiques sont :

 Broncho-pulmonaire ;

 Gastro-intestinal ;

 Cérébro-spinal.

D’après le système qui prédomine on dit qu’un tempérament appartient au :

 Type respiratoire : Volontiers sportif ;

 Type digestif : exubérant, bon, vivant, optimiste ;

 Type musculaire : combatif ;

 Type cérébral : grande activité intellectuelle.

a) Type respiratoire : Tête en losange ; prédominance du thorax et de l’étage moyen de la face.

b) Type digestif : Tête triangulaire ; prédominance de l’abdomen ; étage inférieur de la face.

c) Type musculaire : Tronc également réparti entre thorax et abdomen ; étages égaux de la face.

d) Type cérébral : Prédominance de la tête et de l’étage supérieur de la face.

 Le système nerveux :

 Fonctionnement du système nerveux cérébro-spinal : L’affectivité semble dépendre


étroitement du cerveau moyen : troisième ventricule, thalamus, corps striés.

C’est dans cette région que logerait le patrimoine instinctif, impulsif et affectif de l’individu. Une
lésion au centre cérébral peut nous amener à un changement du tempérament.
P a g e | 171

 Fonctionnement du système nerveux végétatif : La prédominance du système nerveux


parasympathique prédispose au pessimisme, en raison de la dépendance excessive
d’énergie ; celle de l’ortho sympathies à l’optimisme.

 Fonctionnement des glandes endocriniens : Une trop grande ou une trop faible sécrétion
de certaines harmonies peut provoquer les troubles mentaux.

 La constitution biochimique : La constitution de l’individu est en rapport avec le


tempérament ainsi que les facteurs RH++ dans le sang donne souvent des individus
criminels.

 La constitution morphologique : La structure du corps.

La constitution physique de l’individu lui procure un certain tempérament.

Ex. : La grosseur, la taille, la minceur, la beauté du visage et le teint.

D’après la structure générale du corps on distingue :

a) Le type plat : en général les gens « longs » sont « plats ».

b) Le type rond : en général les gens « larges » sont « ronds ».

Au point de vue du caractère les « plats » sont concentrés, les ronds sont des ouverts et des dilates.

 La constitution chimique : le fonctionnement des glandes.

b) ELEMENTS PSYCHOLOGIQUES ET SOCIAUX

Ils constituent le caractère proprement dit. Ils comprennent :

1. Le naturel : L’ensemble des dispositions psychologiques héréditaires et innées, propres à la


famille et à la race, à l’affectivité, à l’intelligence, à la volonté.

2. Les habitudes : Facteurs les plus importants qui sont constitués des dispositions que l’individu
développe par exercice (aptitude).

3. Le milieu, l’éducation et la profession : ensemble d’influences reçues des autres, de son propre
effort et de son expérience.

Ex. : On peut reconnaître un Luba par sa façon d’être et un Kasaïen par sa manière.

XII.4. FACTEURS D’EVOLUTION DU CARACTERE

Quelques philosophes ont nié l’évolution du caractère comme : KANT, VOLTAIRE,


SCHOPENHAUER.

 Selon VOLTAIRE « si l’on pouvait changer le caractère, on s’en donnerait un, on serait
maître de la nature ».
 Le sens commun semble en douter s’il faut en croire le proverbe : « Changer le naturel, il
revient au galop ».
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Notons d’abord que l’être humain à tout moment, réagit comme un tout solidement unifié
et non comme une somme d’éléments juxtaposés et plus ou moins bien accordés (si la distraction
n’intervient pas).

Quant à l’identité, retenons que chaque individu a sa physionomie morale propre qu’il
garde au cours de son existence, mais il s’agit là d’une unité approximative. Elle n’exclut pas
certaines transformations, variables en profondeur d’après les individus.

 Le caractère est modifiable grâce à la volonté. Il l’est aussi parce que les éléments qui le
constituent peuvent être modifiés.
 TAVISTES souvent que le caractère est en grande partie innée et se modifie.

Les facteurs d’évolution du caractère sont :

a) Physiologiques et matériels : âge, croissance, régime alimentaire, style de vie…


b) Psychologiques : expérience, raison, habitudes, volonté, métier…

Ex. : Le caractère autoritaire de l’enseignant, la rude du militaire, du marin, la ruse du politicien,


du commerçant…

c) Sociaux : instinct d’imitation, émulation, honneur…


d) Evénements : mort d’un être cher, guerre, épreuves, échec.

XII.5. TYPOLOGIES OU CLASSIFICATIONS DES CARACTERES

L’idée d’établir une classification des caractères est très ancienne et remonte au Savant médecin
de l’antiquité HIPPOCRETE (460-375 av. J-C).

De tout temps, on a essayé de classer les hommes, selon des types d’après des éléments soit
somatiques (corps), soit psychologiques (esprit), soit psychosomatiques (corps et esprit).

La classification des caractères se bute à beaucoup de difficultés qui proviennent :

 De la complexité de la matière étudiée c’est-à-dire l’homme ;


 De l’insuffisance et de la faiblesse des connaissances psychologiques ;
 Du manque d’une terminologie identique ;
 Du danger de subjectivité.

1). DEFINITION : La typologie de caractère est la classification des individus à un certain nombre
de types de caractères physiques et mentaux. Elle tient compte d’un certain nombre de traits
physiques, physiologiques, affectifs, cognitifs, culturels…

2) LA CLASSIFICATION BASEE SUR LE TEMPERAMENT

a) LA CLASSIFICATION D’HIPPOCRATE ET DE GALIEN

Depuis l » antiquité, les médecins grecs GALIEN et HIPPOCRATE ont distingué selon la
prédominance de l’humeur 4 types de tempéraments qui correspondent aux 4 humeurs :

 Sang rouge (ou les sanguins) ;


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 Sang blanc ou lymphe (les flegmatiques ou les lymphatiques) ;

 La bile jaune (ou les bilieux ou colériques) ;

 La bile noire (les mélancoliques ou nerveux).

1°) LE SANGUIN (Sang) : Prédominance du sang pur (rouge), l’individu est caractérisé par les
éléments somatiques (corpulence) et par une activité excessive.

Excès de table, de boisson, de travail. Le genre d’homme est exposé à des infections, à la mort
subite vers la cinquantaine d’âges.

Il est « bon vivant », très sociable mais versatile (qui change suivant l’humeur du moment ou
homme sans position fixe). Il est doté d’un sens pratique mais violent. Bavard, agité, aime la vie,
la société, le mouvement. Il est du type respiratoire à prédominance cardio-thoracique.

2°) LE MELANCOLIQUE OU NERVEUX (Atrabile ou bile noire) : Prédominance du sang noir. Atrabile
ou bile noire veut dire « être de mauvaise humeur ».

C’est un type réfléchi et concentré mais très sensible, triste et renfermé. Il est insociable, il est
nerveux et émotif pessimiste, orgueilleux et replié sur soi. Son corps est maigre. Il vit souvent
jusqu’à l’âge avancé.

C’est le type cérébral à prédominance cervico-céphalique : il aime la vie de la pensée et les


échanges sociaux, il est vulnérable et susceptible.

3°) LE COLERIQUE OU BILIEUX (Bile) : C’est le type musculo-moteur à prédominance du sang jaune-
verdâtre. La bile est un liquide jaune – verdâtre sécrété par le foie. Cette humeur reste liée aux
manifestations de colère. L’individu est très actif, dynamique, plein d’énergie, doué de volonté,
intelligent mais ambitieux, exigeant, opiniâtre et agressif, irritable et vindicatif (vengeance),
téméraire. Il se caractérise par une grande puissance de travail.

Son corps est grand et maigre : son teint jaunâtre, il est colérique et « dur au mal », il reste stoïque
et souffre sans se plaindre. Il parvient à un âge plus avancé que le sanguin.

4°) LE FLEGMATIQUE OU LYMPHATIQUE (Pituite) : Le digestif à prédominance abdomino-


pelvienne ou à prédominance de l’eau (phlegma, “humeur“ et lymphe, “eau“), pituite signifie
“liquide glaireux“.

C’est un type lourd à cause de l’abondance des graisses dont le caractère est calme, persévérant.
Il contrôle facilement ses émotions ; mais lent, calme, pondéré, centré sur le besoin végétatif,
apathique (amorphe, insensible et indifférent).

C’est un type lent, grave et irrésolu. Il semble stable et calme. Il est gras, il supporte très mal la
douleur, au moindre cas, il se croit à deux doigts de la tombe. Généralement, le lymphatique est
prédisposé à une mort prématurée.

Bref, il est très lent, méfiant, sang blanc, irrésolu, froid, concentré et maître de soi, tranquille.
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b) LA TYPOLOGIE DE KRETSHEMER

Ernest KRETSHEMER, médecin psychiatre allemand a établi une typologie à partir de la relation
entre le somatique (physique) et le psychisme (esprit) à partir de l’étude des malades mentaux.

Il distingue trois types physiques et deux types psychiques ou psychologiques.

 Du point de vue physique ou somatique (corps) :

1°) LE LEPTOSOME OU ASTHENIQUE :

Ce genre d’homme s’étend en hauteur, avec amoindrissement en largeur. Il reste maire,


quelle que soit la suralimentation. Les membres sont maigres, les mains osseuses, les doigts
pointus. Ventre rentré, ou flasque. Os faibles et graciles. Long et mince (maigre et élancé), petit
crâne. Visage triangulaire, pâle et maigre. Profil angulaire, nez long et pointu. Chevelure
abondante, se répandant sur le front et la nuque. Peau du visage mince et tendue.

Il est schizothyme : il a la maîtrise de soi, des réactions lentes, il n’aime pas le changement (il est
prédisposé à l’épilepsie). Manque de réalisme, il est taciturne (retiré du monde), il est prédisposé
à la schizophrénie. C’est-à-dire perte de contact avec le monde extérieur, la misanthropie (qui ne
s’intéresse pas aux autres).

2°) LE PYCNIQUE : court ou trapu, gros, au visage mou correspondant au cyclothyme. Il est plus en
largeur qu’en hauteur. Sa taille est moyenne. Le crâne, le thorax et l’abdomen sont développés en
largeur. Apparence lourde, visage plein ; mais ossature fragile. La forme générale du corps se
présente comme un tonneau, sympathique et dodu.

Il est cyclothyme : Un individu à humeur versatile ; il est tour à tour débordant d’enthousiasme et
faiblement excité par les situations nouvelles. Chez lui, les traits comme la camaraderie, le sens
social et la projection sur autrui sont fréquents.
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Bref, il est humoriste, tranquille, joyeux, sociable et aimable, adaptation facile, sens de la réalité
concrète. Il est prédisposé à la psychose maniaco-dépressive (caractérisée par l’altération de la
conscience de soi, d’autrui et le sens de la réalité, de l’aliénation).

N.B. : Les termes schizoïde et cycloïde qualifient le caractère de l’individu légèrement déviant,
schizothyme et cyclothyme renvoyant au caractère normal qui s’y apparentent.

3°) L’ATHLETIQUE OU VISQUEUX : Fort et costaud, musclé, type intermédiaire mais aussi explosif.
La tête forte et haute avec un cou dégagé, le bassin et les jambes forts. Une taille souvent au-
dessus de la moyenne. Il est prédisposé à l’épilepsie : caractère soudain et imprévu de malaise.

Le thorax est bien musclé et large. La forme du visage est un ovale allongé. Il est schizothyme, type
intermédiaire, de caractère tranquille, mais qui peut parfois exploser.

 Du point de vue psychique : Il distingue deux types des dispositions psychiques :

1°) LES CYCLOTHYMES : Natures peu compliquées, tout en surface et d’humeur changeante. C’est
le pycnique, gai et bon vivant. Tourné vers le monde extérieur. Ouvert et très sociable. Naturel et
spontané. Heureux de vivre, réaliste, humoriste. Chaleur amicale, « cœur sur la main ». Eclats de
colère, sans rancune. Aime la nourriture, la boisson et les jolies femmes. Optimisme étonnant.
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Peut abattre un travail considérable. Activité concrète. Souvent modeste. Peu de tendances aux
refoulement.

2°) LES SCHIZOTHYMES : Tourné vers son monde intérieur. Renfermé et peu sociable. Freine ses
sentiments. Se pose des questions, idéaliste, sarcastique, ricaneur. Tendance à la froideur, à la
rancune et à la vengeance. Apprécie peu les joies extérieures de la vie. A souvent peur des femmes.
Pessimisme, activité abstraite. Fréquemment orgueilleux. Tendances aux refoulements et aux
complexes. Natures plus compliquées et plus problématiques, aux dispositions.

Les pycniques sont généralement cyclothymes, tandis que les leptosomes et les athlétiques sont
plutôt schizothymes.

C’est le leptosome exposé à la maladie mentale. Le tempérament de l’athlétique est de manière


générale ixothymique c’est-à-dire visqueux (poisseux, gluant). Ce sont les minces et les forts.

3) LA TYPOLOGIE PSYCHANALYTIQUE

a) LA CLASSIFICATION DE JUNG

Carl Gustav JUNG, psychiatre et psychologue Suisse, distingue deux grands types d’hommes :

1°) LE TYPE INTROVERTI : Caractère tourné vers le dedans, ferme, peu expansif et vivant d’idée et
de principes, opportunistes. Vivants pour eux-mêmes, étrangers au monde extérieur.

2°) LE TYPE EXTRAVERTI : Caractère tourné vers le dehors, ouvert, joyeux, sympathique,
opportuniste et sociable mais irréfléchi et stupéfait. Il est tourné vers les autres.

Jung a utilisé la méthode d’intuition clinique compréhensive. Sa typologie est basée sur la
psychologie de la personnalité. Sa typologie est ainsi fondée essentiellement sur les attitudes et
les psychiques du sujet. Elle est caractérisée dans tous les deux cas par l’action compensatrice de
de l’inconscient par rapport au conscient.

Jung est l’un des fondateurs de la psychanalyse.

b) LA CLASSIFICATION DE RIBOT

Théodule RIBOT, philosophe et psychologue expérimental français. Sa typologie est basée sur la
sensibilité et l’activité.

Il distingue 3 types d’hommes :

1°) LES SENSITIFS : impressionnables, repliés sur eux-mêmes, inquiets et pessimistes.

D’après leur degré d’intelligence, Ribot distingue :

 Les humbles : très sensibles, d’intelligence médiocre ;


 Les contemplatifs : sensibles et intelligents mais inactifs ;
 Les émotionnels : sensibles, intelligents et actifs.
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2°) LES ACTIFS : entreprenants et audacieux, mais souvent irréfléchis, sots et inconscients,
téméraires (hardis jusqu’à l’imprudence). La témérité est une hardiesse imprudente et
présomptueuse (orgueil).

D’après leur degré d’intelligence, on les divise en :

 Actifs purs : intelligents ;


 Actifs médiocres : peu intelligents.

3°) LES APATHIQUES : qui ne sont ni actifs, ni sensitifs, paresseux.

Il distingue :

 Les apathiques purs : paresseux, peu intelligents et insouciants ;


 Les calculateurs ou raisonnables : intelligents et pratiques.

RIBOT propose ensuite 4 types mixtes :

 Les sensibles-actifs ;
 Les apathiques-actifs ;
 Les apathiques-sensibles ;
 Les tempérés.

Il prétend que l’intelligence n’est pas un élément fondamental du caractère (c’est ce qui lui est
reproché).

c) LA TYPOLOGIE DE SHELDON

SHELDON, psychologue américain, qui aux années 1927 a fait ses études de la structure somato-
psychique de la personnalité à partir des individus normaux. Il a essayé par après les appliquer à
des cas psychiatriques des malades mentaux. Il arrive lui aussi à trois types physiques et trois
composantes tempéramentales :

 Du point de vue somatique ou physique : SHELDON distingue 3 types d’hommes :

1°) ENDOMORPHE : Est caractérisé par le développement de viscères (gros ventre ou la


viscérotonie). Le système digestif est le plus développé d’où son nom d’endomorphie.
L’endomorphe correspond plus ou moins au type pycnique de KRETSHEMER. Le poids est faible. Il
est inhibé et introverti (élancé). L'endomorphe se reconnaît par la prédominance du tronc par
rapport au reste du corps.

2°) LE MESOMORPHE : Prédominance du système osseux et musculaire d’où son nom de


mésomorphie. Il correspond au type Athlétique de KRETSHEMER. Il est caractérisé par les
structures somatiques c’est-à-dire les os, les muscles, les tissus conjonctifs, les vaisseaux sanguins
qui ont tendance à l’emporter et à se développer plus. Le poids du corps est élevé avec la peau
épaisse.

Bref, il est caractérisé par la somatonie, remuant et agressif (moyen).


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3°) L’ECTOMORPHE : Prédominance du système nerveux et la peau. Ce type a un faible


développement des structures viscérales et somatiques. Il a un corps délicat, fragile et linéaire,
avec la poitrine aplatie et les extrémités longues. Il correspond au type leptosome de
KRETSHEMER.

Bref, il est caractérisé par la cérébrotonie, sociable et facile à vivre (gros, ventru).

 Du point de vue psychologique : SHELDON distingue 3 types d’hommes :

1°) LE TYPE VISCEROTONIQUE OU LA VISCEROTONIE : C’est la prédominance anatomique et


fonctionnelle de l’endomorphie c’est-à-dire des viscères digestives. Le tempérament
viscérotonique est caractérisé par :

 La suractivité relative des viscères digestives ;


 Une attitude générale de détente ;
 Un amour du confort :
 Une égalité d’humeur avec stabilité du flux émotionnel.

Ses qualités vont de pair avec une grande sociabilité, jovialité, tolérance, amabilité qui
caractérisent aussi psychologiquement le type pycnique de Kretschmer et le type extraverti de
Jung.

Bref, la digestion et le bien-être sont les buts principaux de la vie. La gaieté, la gourmandise, le
désir d’affection et l’amour du prochain dominent.

2°) LE TYPE SOMATOTONIQUE OU LA SOMATONIE : C’est un tempérament du mésomorphe.


Prédominance anatomique et fonctionnelle des structures méso-somatiques. La somatonie ou le
tempérament somatique se caractérise par :

 Une activité physique, énergique ;


 Un courage physique ;
 Une affirmation vigoureuse de soi ;
 Une agressivité compétitive ;
 L’amour de domination, de pouvoir et de risque ;
 Les individus sont durs, fermes, droits et relativement rudes et forts ;
 En cas des désarrois, ils ont besoin d’action et non d’autrui.

Bref, la somatonie montre une prédominance de l’activité musculaire. L’action puissante est le but
de l’existence.

3°) LE TYPE CEREBROTONIQUE OU LA CEREBROTONIE : Tempérament correspondant au type


ectomorphe. La cérébrotonie est marquée par :

 Une activité mentale sans cesse en alerte ;


 Un esprit profond et tourmenté ;
 Prédominance de l’ectomorphie c’est-à-dire de l’activité cérébrale et de l’attention
consciente et volontaire ;
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 Un silence imposé aux activités du corps ;


 Une inhibition et la retenue ;
 Le comportement hyper attentif ;
 La rapidité excessive des réactions ;
 Le désir de se cacher avec besoin de solitude et d’intimité surtout en cas des désarrois.

Le tempérament cérébrotonique correspond au type leptosome de Kretschmer et au type


introverti de Jung.

SHELDON a utilisé la méthode…

N.B. : Les typologies d’HIPPOCRATE et GALIEN, de KRETCSHMER et de SHELDON sont des


typologies physiques qui consistent à classer les individus selon leur type physique c’est-à-dire
selon leur apparence physique.

d) LA TYPOLOGIE DE HEYMANS ET WIERSMA, REPRISE PAR LE SENNE

Les psychologues Hollandais HEYMANS et WIERSMA par la méthode d’enquête, ont élaboré une
classification qui semble être la plus scientifique. Elle a été obtenue à partir des résultats des
enquêtes auprès des individus compétents qui connaissent bien la nature de l’homme : médecins,
avocats, professeurs. Ils ont conclu à dire que le caractère peut s’exprimer par une certaine
proportion de 3 facteurs :

 L’activité : est la tendance assidue à agir ou à accomplir les tâches. C’est la facilité à agir et
à accomplir ce qu’on a envie de faire (courage).
 L’émotivité : est l’aptitude à réagir de façon vive devant un événement inattendu. C’est
l’aptitude à réagir aux événements d’une manière affective et émotionnelle.
 Le retentissement des impressions sur l’individu ou le degré de retentissement (ou
encore la retentivité) : C’est le souvenir plus ou moins prolongé d’un événement dans le
psychisme. C’est le degré de répercussion d’un événement dans le champ de la conscience.

On distingue ici deux niveaux :

1°) La primarité ou le primaire : L’individu qui vit les effets du présent et oublie le passé. Il ne sait
pas se maîtriser, mais réagit directement. L’individu chez qui les représentations n’ont de
retentissement que tant qu’elles se trouvent dans la conscience claire.

2°) La secondarité ou le secondaire : Longtemps après l’événement, le souvenir continue à


travailler dans le psychisme de l’individu du type secondaire. Mais, il sait se maîtriser, se contenir
dans un premier temps. Est-il que le présent est toujours chargé du passé et de l’avenir.

Bref, en combinant ces 3 facteurs selon leur degré de présence ou d’absence, le psychologue
français LE SENNE obtient 8 caractères différents :
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EMOTIVITE ACTIVITE RETENTISSEMENT TYPES


E A P Colérique
E A S Passionné
nE A P Sanguin
nE A S Flegmatique
E Na P Nerveux
E nA S Sentimental
nE nA P Amorphe
nE nA S Apathique

N.B. : « n » devant un facteur signifie la faiblesse de ce facteur chez un individu.

1. LE COLERIQUE (EAP) : Caractérisé par l’attitude de meneur, la partialité et l’absence de


tolérance. Il a le sens d’un bon acteur, orateur, propagandiste, homme d’action ou politique ;
fougueux. Vitalité explosive, grande initiative, débrouillardise, cordial, très sociable, optimiste,
mobilité par sentiments et opinions, sexualité exigeante, générosité, entreprenant et
persévérant. Il aime la foule et la popularité. Bonhomie, besoin d’action, il a le sens pratique,
serviable.

 Valeur dominante : l’action.


 Danger : Coup de tête.

Ex. : MIRABEAU, HUGO, PEGUY…

2. LE PASSIONNE (EAS) : Très actif, doté des capacités à triompher tous les obstacles. Il a de
nobles ambitions et le sens de responsabilité. Il est intransigeant. Pour lui rien n’est impossible.
Homme des principes et des règles, soucieux de réussite sociale. Il a la volonté ferme, quand on
veut le contrarier il devient même agressif mais affectueux lors qu’on lui obéit. Il est fidèle au
passé. Orgueilleux.

 Puissance de travail : ténacité, persévérance dans la poursuite d’un but, maître de soi,
vaincre les obstacles, équilibre. Grande discipline et ponctualité.
 Serviabilité, bonté, sincérité. Les passions se divisent en deux grands types : passionnés
réfléchis et passionnés accentués. Nombreux sont des passionnés réfléchis, la réflexion
tempérant leur passion. Les passionnés accentués sont plus impulsifs, plus impatients,
intolérant, fermé sur leurs idées ou leurs doctrines.
 Valeur dominante : l’œuvre à accomplir.
 Danger : Passion pour une mauvaise cause.

Ex. : PASCAL, RACINE, CORNEILLE, PASTEUR.

3. LE NERVEUX (EnAP) : Instable, suggestible, imitateur. Il a une imagination vive, impulsif


intelligent.

 Agitation, mobilité de l’humeur et des sentiments ;


 Vivacité du langage, des gestes…
 Inconstances dans le travail ;
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 Avide de changement, de divertissement.

Il est esclave du présent, tendance à la violence et à la susceptibilité mais réconciliation facile. Ses
émotions ne durent pas. Il recherche des amitiés intenses et nouvelles. Il fuit la famille et recherche
des amitiés extérieures, diverses et collectives. Disposé à mentir, méfiant. Il s’adapte mal à un
travail monotone. Il a une intelligence imaginative et peu méthodique. Activité impulsive,
intermittente, inconstante. Il extériorise beaucoup par des cris, des rires retenus, des gestes
nombreux.

 Valeur dominante : le divertissement.


 Danger : instabilité.

Ex. : BAUDELAIRE, MUSSET, CHOPIN, STENDHAL.

4. LE SENTIMENTAL (EnAS) : Timide, craintif, orgueilleux. Il se décourage et a l’esprit critique


prononcé mais mauvais observateur et inadapté. Il est introverti ; très sensible.

 Parfois misanthrope ;
 Fuit le bruit, l’agitation ;
 Lucide, très idéaliste ;
 Rumine le passé, les événements…
 Individualiste, replié sur lui-même.

Il ne dissipe pas ses impressions, ses joues et ses chagrins dans le premier moment comme le
nerveux, il les prolonge longuement, le remémore, les ressasse presque sans fin. Il est profond,
rêveur, constant ; il aime la solitude et se contente d’un ou deux camarades.

Il est assez travailleur, mais prend difficilement des décisions. Il ressent profondément ce qu’il vit
et ce qu’on lui dit. Ses variations d’humeur sont assez lentes mais profondes. Il n’est pas esclave
des événements ; il essaie de les juger. Il vit rarement le présent. C’est un homme qui se souvient
et qui pense à l’avenir. Fidèle aux habitudes, il déteste le changement. On doit donc se comporter
vis-à-vis de lui avec prudence, le brusquer serait le meilleur moyen de le fermer davantage. Il devra
être pris avec douceur, compréhension et justice.

 Valeur dominante : l’intimité.


 Danger : vulnérabilité, exposé au découragement, à la mélancolie, aux scrupules
(hésitations ou inquiétudes de conscience).

5. LE SANGUIN (nEAP) : Débrouillard et d’une bonne humeur (jovial). Il a de grandes aptitudes


en dessin et en mécanique. Il est mobile.

 Très actif, parfois bâcleur ;


 Sens pratique, habileté ;
 Sociabilité très marquée, mais peu de sentiments ;
 Indifférence aux valeurs morales et religieuses ;
 Manque de profondeur.
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Il recherche la compagnie des femmes car sa sexualité est exigeante. Mais il ne va pas plus loin
que son plaisir. Il est opportuniste. Il est sceptique et tolérant ; goût de théories, de la portée
philosophique, des sciences et des mathématiques. Il est excellent gestionnaire mais ne tient pas
toujours sa promesse. Adaptation immédiate, spontanée ou présent.

 Valeur dominante : le succès social.


 Danger : à l’adolescence, vide intérieur.

Ex. : MAZARIN, MONTESQUIEU.

6. LE FLEGMATIQUE (nEAS) : Patient, réfléchi, capable d’un travail soutenu. Il est indépendant,
fidèle mais peu créatif. Il est froid.

 Calme, impassibilité, indifférence ;


 Lenteur des réactions ;
 Persévérance dans l’action ;
 Vie réglée par les habitudes, ordonnée ;
 Caractère facile, un peu égoïste ;
 Manque de chaleur, amour de la solitude.

Peu bavard, il limite la conversation à l’essentiel ; ment rarement, ordonné dans son travail, il
l’accomplit avec calme et régularité, propre, capable d’effort, lent, mais sûr.

Il faut le prendre par les idées et les arguments, le tirer de la solitude. Esprit d’organisation, calme
et pondéré.

 Valeur dominante : la loi.


 Danger : manque d’ouverture aux autres.

7. L’AMORPHE (nEnAP) : Dépourvu de sens pratique, manque d’initiative, désordonné, le type


le plus pauvre, caractérisé par l’égalité d’humeur et de la tolérance. Il est paresseux.

Il fait ce qui lui est vraiment imposé et rien de plus. Il remet au lendemain ce qu’il peut faire
aujourd’hui. Manque de ponctualité partout.

 Physiquement “un bon gros“ ;


 Inertie, indifférence ;
 Paresse, mollesse, négligence ;
 Tolérant, mais têtu et tenace dans ses idées ;
 Égoïste et facilement sensuel (gourmandise, plaisirs) ;
 Vite découragé ;
 Peu bavard ;
 Aucun intérêt pour le travail.
 Valeur dominante : le plaisir.
 Danger : proie facile pour le vice.
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 Attitude éducative : Avoir beaucoup de patience, d’exigences fermes, discipliner sa


gourmandise et sa sensualité, lui apprendre l’ordre et la propreté, l’encadrer pour l’amener
à prendre le goût au travail.

Ex. : LA FONTAINE.

8. L’APATHIQUE (nEnAS) : Un apathique présente un corps long étroit, sans muscles, une peau
fine et pâle, des cheveux peu abondants, un visage ovoïde, une étroite, les yeux à fleur de tête,
un regard doux et vague.

A l’école, il apprend sans comprendre et retient sans réfléchir, s’astreignant à une sérieuse
économie du peu d’énergie dont il dispose. C’est le moins compatissant et le moins serviable
des caractères.

Il est rancunier, prudent, conservateur, peu curieux, paresseux, parfois intelligent mais sans
initiative personnelle. En clair, c’est un homme taciturne, mou. Il est routinier.

 Physiquement “un petit malingre“ ;


 Peu de ressources, mais en souffrance ;
 Mélancolique, fermé, solitaire, paisible ;
 Parfois cruel, avare ;
 Aucun intérêt ni pour le travail, ni pour le jeu ;
 Intérêt égoïstes et organiques.
 Valeur dominante : la tranquillité.
 Danger : médiocrité, parasite.
 Attitude éducative : l’entourer d’affection, traitement médical en cas de déficience,
l’intégrer dans son milieu, le dégager de la routine.

e) LA TYPOLOGIE DE SPRANGER

Edouard SPRANGER, philosophe et psychologue allemand, distingue six grands domaines où


l’homme peut développer son activité : les idées, la production, l’esthétique, l’action sociale, la
politique, la religion ; d’où 6 types d’hommes :

1°) LE THEORICIEN OU INTELLECTUALISTE PUR : qui aime les idées.

2°) LE PRODUCTEUR OU ECONOMIQUE OU ENCORE L’UTILITARISTE : qui aime la production.

3°) L’ESTHETIQUE OU ARTISTE : qui aime l’esthétique.

4°) L’HOMME SOCIAL OU L’ALTRUISTE : qui aime l’action sociale.

5°) L’IMPERIALISTE OU DOMINATEUR : qui aime la politique.

6°) L’HOMME RELIGIEUX OU LE SAINT : qui aime la religion.

f) LA TYPOLOGIE DE FREUD
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Sigmund FREUD, médecin et psychiatre Autrichien est le fondateur de la psychanalyse. Celle-ci est
née de la pratique médicale. Après de nombreux traitements des malades mentaux, il établit un
lien direct entre l’acte psychique et l’inconscient.

Il est le père de l’inconscient. Sa typologie psychanalytique ou psychologie de profondeur met


l’accent sur l’étude de l’inconscience basée sur l’interprétation des rêves.

Selon la conception psychanalytique, la personnalité comprend deux grandes parties : le conscient


et l’inconscient.

1°) LE CONSCIENT : Représente, selon FREUD tout ce qui est actuel dans l’individu. La conscience
est une part d’énergie libre à la disposition du préconscient. Son rôle est d’assurer les ajustements
plus discriminatifs. Le passage de l’inconscient vers le préconscient ou du préconscient vers le
conscient est contrôlé par une censure (arbitre).

Le conscient est l’état d’esprit, de rappel.

 LE PRECONSCIENT : Selon FREUD, représente tout ce qui est siège de processus intellectuel
de l’individu. Le préconscient est le siège des opérations mentales connues qui facilitent
l’apprentissage et les acquisitions.

Le préconscient est l’oubli partiel. Le préconscient se caractérise par :

 L’inhibition de la pulsion ;
 L’ajustement de la décharge ;
 L’ajustement à la réalité.

2°) L’INCONSCIENT : Selon FREUD, représente tout ce qui n’est pas actuel dans l’individu ou oubli
total ou complet.

L’inconscient est le siège des pulsions innées, des désirs et souvenirs refoulés. L’inconscient est
régi par le principe de plaisirs.

L’inconscient est l’ensemble des processus qui agissent sur la conduite mais échappent à la
conscience.

Mais, d’après FREUD, la personnalité comporte trois instances (2ème théorie utopiste) :

1°) LE ÇA OU LE SUBCONSCIENT : C’est un terme créé par FREUD en 1923, est l’ensemble des
instincts, pulsions (actes refoulés et actes manqués).

Le subconscient obéit au principe de plaisir-déplaisir.

Ex.1 : Un chef qui, dans son inconscient, ne voulait pas que la réunion se tienne. Prenant
solennellement la parole, il dit : « Je déclare clos… », plutôt que je déclare ouvert…

Ex.2 : Le lapsus lingua.

Le ça représente selon FREUD, tout ce qui peut devenir actuel dans l’individu. Le ça ou le
subconscient est ce qui régit la conscience.
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2°) LE MOI (EGO) : Est le siège de la raison, des connaissances conscientes. Il est basé sur le principe
de la réalité. Il joue le rôle de la censure ou de la barrière entre les besoins et l’action. Il contrôle
l’accès de l’instinct à la conduite.

Selon FREUD, le moi représente tout ce qui est actuel dans l’individu.

3°) LE SURMOI : Est l’ensemble des interdictions morales ou sociales (lois, normes). Il constitue le
modèle ou l’idéal et il oblige le moi à lutter contre les mauvais instincts.

Le surmoi, d’après FREUD, représente tout ce qui est interdictions sociale pour l’individu.

N.B. :

 Le principe de plaisir-déplaisir signifie l’individu recherche tout ce qui va lui procurer le


plaisir et éviter tout ce que qui lui procure un déplaisir.
 C’est le moi qui dirige et contrôle le comportement d’un individu.
Conscient Surmoi (idéal)

Moi (réalité ou censure)

Inconscient ÇA (subconscient)

Ainsi à partir de ces trois instances de la personnalité, FREUD distingue trois types d’hommes
psycho-sexuels principaux :

1°) LE TYPE OBSESSIONNEL (PEUR) : Chez qui domine le surmoi, la crainte d’agir, d’ennui à
l’obsession.

2°) LE TYPE NARCISSIQUE : Chez qui domine le souci constant de son Moi, de sa propre
personnalité, imposant, commande les autres. Le narcissisme est une pathologie de l’imagination
où l’individu se croit être plus seul au monde.

3°) LE TYPE HEROTIQUE (PLAISIR) : Chez qui domine la fonction du Ça, les besoins instinctifs
élémentaires. Ses aspirations essentielles sont : aimer, être aimé. Cette typologie est basée sur les
étapes de la sexualité infantile.

g) LA TYPOLOGIE DE VIOLA

Giacinto VIOLA, médecin et physiologiste humaniste Italien (1870-1943) a établi une classification
très importante, car elle est basée sur des procédés statistiques et sur de très nombreuses
mensurations.

Pour VIOLA, la constitution humaine s’appuie sur deux systèmes :

1°) LE SYSTEME DE LA VIE VEGETATIVE (ensemble des viscères) et représentée par le tronc.

2°) LE SYSTEME DE LA VIE DE RELATION (système nerveux et muscles volontaires), représenté


par les membres.
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N.B. : Si les systèmes a et b sont également développés, l’homme est harmonieusement normal.
Si a domine, on a affaire au type bréviligne, développé en largeur. Si b domine, on a affaire au type
longiligne, développé en hauteur.

Ainsi VIOLA distingue deux types d’hommes :

1°) LE TYPE BREVILIGNE : Développé en largeur, la graisse abondante, fonctions digestives


puissantes, prédisposé aux maladies par manque d’une bonne nutrition, joyeux, énergique, plein
de vitalité, joie exagérée.

2°) LE TYPE LONGILIGNE : Développé en hauteur, thorax allongé ; membres longs, taille élevée,
cou mince et assez long, très rapide à la course, intelligence vive, tendance au repli de soi, à la
solitude et à rêverie, le côté intellectuel l’emporte souvent.

h) LA TYPOLOGIE DE PAVLOV

Ivan Petrovich PAVLOV, physiologiste et psychologue Russe, père du réflexe conditionnel distingue
4 types d’hommes :

1°) L’EQUILIBRE : adaptation positive aux situations, capable d’apprentissage et d’inhibition. Il


correspond au sanguin.

2°) L’EXCITABLE : Il acquiert facilement des habitudes actives. Il correspond au colérique.

3°) L’INHIBE : Il acquiert facilement des habitudes provenant de l’inhibition. Il correspond au


mélancolique.

4°) L’INERTE : Il est peu capable d’acquérir des habitudes. Il correspond au flegmatique.

i) LA TYPOLOGIE MORPHOPSYCHOLOGIQUE DU Dr LOUIS CORMAN

Il distingue deux types d’hommes :

1°) LE TYPE DILATE : Visage large bien en chair, rond ou carré, se dépense sans compté, infatigable,
moins contrôlant, gourmand, combatif, coléreux, son affectivité déborde, il se marie jeune, adapté
au monde extérieur, réaliste, réussit ses projets.

2°) LE TYPE RETRACTE : Visage allongé, fermé, osseux, les organes de sens sont petits, les yeux
enfoncés dans les orbites, pas de vitalité, il est secret, son intelligence est plus profonde, manque
de souplesse d’adaptation, replie sur lui-même.

j) LA TYPOLOGIE DE MALAPPERT

Il tient compte de trois facultés de l’âme (sensibilité, intelligence et motricité) et donne six groupes
principaux :

1°) LES APATHIQUES : insensible et dynamique. On distingue les apathiques purs, actifs et
intelligents.

2°) LES AFFECTIFS : Sensible à l’excès. On distingue les affectifs sensibles et passionnés.
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3°) LES ACTIFS : parmi lesquels il y a les actifs médiocres, agités et les grands actifs (intelligents).

4°) LES INTELLECTUELS : qu’on divise en intellectuel affectif et spéculatif.

5°) LES VOLONTAIRES : maîtres d’eux-mêmes ou hommes d’action.

6°) LES TEMPERES ET EQUILIBRES : les amorphes et les équilibrés supérieurs.

k) LA TYPOLOGIE D’ALFRED BINET

Alfred BINET, psychologue expérimental et père du test mental d’intelligence appelé « Echelle
métrique de Binet-Simon » créé en 1905 ; distingue quelques temps avant YUNG les deux types
d’hommes :

1°) LE TYPE SUBJECTIF : tourné vers le monde intérieur.

2°) LE TYPE OBJECTIF : tourné vers le monde extérieur.

l) LA TYPOLOGIE DE KUNKEL

Il distingue deux attitudes fondamentales :

1°) LE SUBJECTIVISME : qui considère tout en fonction du « moi ». Le type pur serait le psychotique
qui ne pense qu’à lui-même jusqu’à négliger le monde extérieur (les autres).

2°) L’OBJECTIVISME : qui considère tout en fonction du « soi » de façon réalisée ou réaliste. Le
type pur serait le saint qui ne pense pas qu’à soi.

Ces deux types présentent ces attitudes presque à l’état pur : Le saint, qui ne pense pas à soi et le
fou (ou le psychotique) qui ne pense qu’à lui-même.

n) LA TYPOLOGIE DE SIGAUD ET MAC AULIFE

Cette école française proposa un autre genre de groupement :

1°) LE TYPE MUSCULAIRE : membres et muscles développés, thorax marqué, visage rectangulaire
ou carré, sourcils bas et rectilignes, corps vêtu (poils).

2°) LE TYPE RESPIRATOIRE : le tronc petit en forme de trapèze, la cage thoracique développée en
largeur et en hauteur, visage en forme de losange, nez long et large.

3°) LE TYPE DIGESTIF : le bas du visage est plus développé que le haut, la cage thoracique courte
et large, cou court et gras, peu de pommettes.

4°) LE TYPE CEREBRAL : visage triangulaire, crâne développé, le front courbé, yeux vifs et larges,
petite bouche et mince.

XII.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DU CARACTERE

Eduquer l’enfant, c’est développer son caractère et le conduire petit à petit vers l’autonomie à
laquelle tout homme aspire.
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 Etudions le caractère de nos enfants : tenons à jour le bulletin d’observation


psychopédagogique.

 Changeons le caractère de l’enfant par les exigences sociales de l’éducation, de la


rééducation et de la psychothérapie.

 Enthousiasmons nos élèves pour un idéal et donnons-leur de fortes convictions morales et


religieuses.

 Le caractère se développe mieux lors qu’on s’inspire du modèle d’identification. Les


enseignants et les parents doivent afficher un comportement exemplaire et digne, sans
contradiction.

 Laissons à l’enfant et à l’adolescent une liberté et un droit d’initiative d’autant plus larges
qu’ils se rapprochent davantage de l’état adulte. L’autonomie doit se conquérir
progressivement.

 Les parents doivent assurer l’éducation de base pour prévenir certaines déviations
comportementales chez leurs enfants.

 Par l’éducation, la rééducation et la psychothérapie, l’éducateur ou le psychologue


s’efforcera de changer le caractère de l’enfant compte tenu des exigences sociales.

 Toutes les conséquences pédagogiques sur les chapitres précédents entrent en ligne de
compte aussi pour la formation de la personnalité toute entière.

 Le maître fera un effort de connaître ses élèves afin de s’adapter à chacun et de mieux les
orienter.

 Attitudes éducatives : créons une atmosphère quasi familiale, être modèle, créons la
confiance, donnons parfois une causerie sur le caractère, donnons régulièrement les cours
de civisme, morale, religion, créons de bonnes et fortes habitudes, exigeons des efforts
personnels, gardons son calme, employons les méthodes actives et organisons le dialogue.
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BIBLIOGRAPHIE
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2. IBEKI Léonard GEGET, Psychologie Générale et Génétique, Guide du psychologue - éducateur,


KIN., 2004

3. TSHIBANDA WA MWELA BUJITU, Psychologie Générale, KIN., éd. Médiaspaul, 2005

4. KAPEND SABUL A. A., Psychologie actuelle, IVe Trimestre, 2008

5. MBUYAMBA KAZADI A., Manuel scolaire de psychologie 3, IVe Trimestre, L’shi. 2008

6. Frère ELIE, Cours de psychologie appliquée à l’éducation, IVe éd., 1964

7. Pierre DACO, Les prodigieuses Victoires de la Psychologie moderne, Marabout (Belgique), éd.
Gerard & C° Vervien, 1960 et1973

8. François – Stéphane KASONGO YAMBO, Initiation à la philosophie 6ème année secondaire,


Médiaspaul.

Autres sources et documents consultés :

1. Professeur NKONGOLO MUKEDI, Syllabus de Psychologie Générale, G1 UNILU, 1999

2. FORTUNA KINGOMBE & François Buyse KASONGO, Psychologie du développement de l’enfant


et de l’adolescent, Institut ELIMU – RUASHI, 2012 – 2013

3. Prof André NGOY WA NUMBI, Syllabus d’exercices psychopédagogiques, L’shi, 2015.


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TABLE DES MATIERES

PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE PREMIERE DES HUMANITES PEDAGOGIQUES.........................................1


0. INTRODUCTION GENERALE DU COURS ........................................................................................................3
0.1. OBSERVATION PSYCHOPEDAGOGIQUE ................................................................................................3
CHAPITRE Ier LA PSYCHOLOGIE .........................................................................................................................5
I.1. GENERALITES..........................................................................................................................................5
I.2. DEFINITION DES CONCEPTS PSYCHOLOGIQUES ....................................................................................5
C= R O S ...........................................................................................5
I.3. LES METHODES UTILISEES EN PSYCHOLOGIE .........................................................................................7
I.4. RELATIONS DE LA PSYCHOLOGIE AVEC LES AUTRES SCIENCES ........................................................... 13
I.5. HISTOIRE DE LA PSYCHOLOGIE ........................................................................................................... 15
I.6. LES FACTEURS DETERMINANTS LE COMPORTEMENT ........................................................................ 18
I.7. CLASSIFICATION DES COMPORTEMENTS............................................................................................ 19
I.8. LES DOMAINES DE LA PSYCHOLOGIE .................................................................................................. 20
I.9. LES SORTES DE PSYCHOLOGIES ........................................................................................................... 20
CHAPITRE IIème LA PSYCHOPHYSIOLOGIE OU LA NEUROPSYCHOLOGIE (ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE) ....... 22
II.1. GENERALITES...................................................................................................................................... 22
II.2. DIFFERENTS APPAREILS ...................................................................................................................... 22
SORTES DE NEURONES OU DES CELLULES NERVEUSES ............................................................................ 30
II. 3. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DU SYSTEME NERVEUX OU DE LA PSYCHOPHYSIOLOGIE.............. 39
CHAPITRE IIIème LES ASPECTS PSYCHOLOGIQUES DU COMPORTEMENT HUMAIN ....................................... 40
III.1. GENERALITES..................................................................................................................................... 40
III.2. LA VIE ACTIVE .................................................................................................................................... 40
III.3. LA VIE AFFECTIVE .............................................................................................................................. 41
III. 4. LA VIE COGNITIVE OU REPRESENTATIVE.......................................................................................... 42
III.5. LA PERSONNALITE ............................................................................................................................. 44
III.6. LE CARACTERE ................................................................................................................................... 44
PREMIERE PARTIE : LA VIE ACTIVE ................................................................................................................ 45
CHAPITRE IVème LES TROPISMES.................................................................................................................... 45
IV.1. NOTIONS : La notion du tropisme a été employée pour la première fois en botanique pour
désigner les réactions d’orientation des végétaux aux excitations physiques externes. ......................... 45
IV.2. CLASSIFICATION DU TROPISME : On distingue : ............................................................................... 45
CHAPITRE Vème LES REFLEXES ........................................................................................................................ 46
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V.1. NOTIONS : Les réflexes sont des mouvements ou des réactions simples, automatiques d’un organe
ou d’une partie du corps face à un excitant. Les réflexes sont ordinairement automatiques, non
volontaires. ............................................................................................................................................... 46
V.2. ROLE OU IMPORTANCE DES REFLEXES .............................................................................................. 46
V.3. CARACTERISTIQUES DES REFLEXES .................................................................................................... 46
V.4. LES LOIS DES REFLEXES ...................................................................................................................... 46
V.5. CLASSIFICATION DES REFLEXES.......................................................................................................... 47
V.6. DIFFERENCE ENTRE UN ARC REFLEXE, UN MOUVEMENT REFLEXE ET UN ACTE REFLEXE ................ 49
V.7. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES ..................................................................................................... 50
CHAPITRE VIème L’ACTIVITE INSTINCTIVE OU LES INSTINCTS......................................................................... 51
VI.1. NOTIONS : L’instinct est une disposition innée qui pousse un animal (même doué de raison) à agir
dans un sens donné et d’une manière propre, suivant sa nature et sa structure physiologique. ........... 51
VI.2. IMPORTANCE DES INSTINCTS ........................................................................................................... 51
VI.3. INCONVENIENTS DES INSTINCTS ...................................................................................................... 51
VI.4. CARACTERISTIQUES DES INSTINCTS : ............................................................................................... 51
VI.5. LES FACTEURS DES INSTINCTS .......................................................................................................... 52
VI.6. LES LOIS DES INSTINCTS .................................................................................................................... 52
[Link] SORTES DES INSTINCTS................................................................................................................ 53
VI.8. LA VIE INSTINCTIVE CHEZ L’HOMME ................................................................................................ 53
VI.9. LES INSTINCTS CHEZ L’ENFANT ......................................................................................................... 54
VI.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES INSTINCTS ............................................................................ 54
DEUXIEME PARTIE : LA PSYCHOLOGIE GENERALE POUR LA 4ème ANNEE DE L’HUMANITE PEDAGOGIE
GENERALE (2ème HPG) ................................................................................................................................... 56
PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE GENERALE DEUXIEME DES HUMANITES PEDAGOGIQUES ................... 56
CHAPITRE Ier LES TENDANCES ........................................................................................................................ 57
I.1. NOTIONS : La tendance est une poussée interne, une impulsion ou un élan de l’être vivant vers un
objet extérieur à lui-même. ...................................................................................................................... 57
I.2. BASE OU CONDITIONS DE CHAQUE TENDANCE ................................................................................. 57
I.3. IMPORTANCE DES TENDANCES........................................................................................................... 57
I.4. SORTES DE TENDANCES ...................................................................................................................... 57
I.5. MOYENS DE CONNAITRE NOS TENDANCES ........................................................................................ 58
I.6. FORMES DE TENDANCES CHEZ L’HOMME .......................................................................................... 58
I.7. COMMENT PEUT-ON EMPECHER LE DEVELOPPEMENT NUISIBLE DE CERTAINES TENDANCES ? ...... 59
I.8. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES TENDANCES .............................................................................. 60
CHAPITRE 2ème L’HABITUDE OU ACTIVITE AUTOMATIQUE ........................................................................... 61
II.1. NOTION : L’habitude est une facilité acquise par la répétition à reproduire des actes. ................... 61
II.2. IMPORTANCE DES HABITUDES :......................................................................................................... 61
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II.3. INCONVENIENTS DES HABITUDES : .................................................................................................... 61


II.4. FORMATION DES HABITUDES : .......................................................................................................... 61
II.5. CONDITIONS D’ACQUISITION DES HABITUDES .................................................................................. 61
II.6. PHENOMENES D’ACQUISITION DE L’AUTOMATISME DE L’HABITUDE .............................................. 62
II.7. SORTES DES HABITUDES .................................................................................................................... 62
II.8. PATHOLOGIE DE L’HABITUDE ............................................................................................................ 63
II.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES HABITUDES .............................................................................. 63
CHAPITRE IIIème LA VOLONTE ......................................................................................................................... 64
III.1. NOTION : La volonté est la faculté de poser des actes motivés par la raison. ................................. 64
III.2. IMPORTANCE DE LA VOLONTE ......................................................................................................... 64
III.3. LES PHASES OU ETAPES DE L’ACTE VOLONTAIRE ............................................................................. 64
III.4. QUALITES D’UN ACTE VOLONTAIRE .................................................................................................. 65
III.5. DIFFERENCE ENTRE L’ACTIVITE INSTINCTIVE ET L’ACTIVITE VOLONTAIRE ....................................... 65
III.6. FACTUERS DE L’ACTE VOLONTAIRE................................................................................................... 66
III.7. DOUBLE ASPECT DE LA VOLONTE ..................................................................................................... 66
III.8. PATHOLOGIE ET DEFAUTS DE LA VOLONTE ...................................................................................... 67
III.9. SORTES DE VOLONTE ........................................................................................................................ 68
III.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES ET FORMATION DE LA VOLONTE................................................. 68
CHAPITRE IVème L’APPRENTISSAGE ................................................................................................................ 70
IV.1. NOTION : ........................................................................................................................................... 70
IV.2. IMPORTANCE DE L’APPRENTISSAGE : ............................................................................................... 70
IV.3. SORTES D’APPRENTISSAGE ............................................................................................................... 70
IV.4. DIFFERENCE ENTRE INSTINCT, LA MATURATION, ETAT DE L’ORGANISME ET L’APPRENTISSAGE ... 71
IV.5. THEORIES DE L’APPRENTISSAGE ....................................................................................................... 72
IV.6. FACTEURS DE L’APPRENTISSAGE ...................................................................................................... 74
IV.7. LES LOIS DE L’APPRENTISSAGE ......................................................................................................... 74
IV.8. LES COURANTS DE L’APPRENTISSAGE .............................................................................................. 75
IV.9. LA COURBE DE L’APPRENTISSAGE .................................................................................................... 75
IV.10. STRATEGIES OU CONDITIONS DE L’APPRENTISSAGE...................................................................... 75
IV.11. SCHEMA DE LA REPRESENTATION DE L’ACTIVITE DE L’ENFANT EN CLASSE VISANT LA REALISATION
DE SON OBJECTIF D’APPRENTISSAGE ....................................................................................................... 76
IV.12. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES DE L’APPRENTISSAGE ............................................................... 76
II.1. GENERALITES...................................................................................................................................... 78
II. 2. LES AFFECTS ELEMENTAIRES (Plaisir/douleur et joie/peine) ............................................................ 79
II.3. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’AFFECTIVITE............................................................................ 82
CHAPITRE Vème LES EMOTIONS ..................................................................................................................... 83
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V.1. NOTION : ............................................................................................................................................ 83


V.2. CARACTERISTIQUES DES EMOTIONS : ............................................................................................... 83
V.3. ROLE DES EMOTIONS : ....................................................................................................................... 83
V.4. PRINCIPALES EMOTIONS :.................................................................................................................. 83
V.5. LES EFFETS DES EMOTIONS :.............................................................................................................. 85
V.6. CLASSIFICATION DES EMOTIONS : ..................................................................................................... 85
V.7. CAUSES OU FACTEURS DES EMOTIONS : ........................................................................................... 86
V.7. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES EMOTIONS .............................................................................. 86
CHAPITRE VIème LES SENTIMENTS ................................................................................................................. 87
VI.1. NOTION : Le sentiment est un état affectif agréable ou désagréable peu violent, moins intense,
mais stable et plus durable qui se manifeste même à l’absence du stimulus. Le sentiment est un affect
qui fixe une tendance sur un objet, qui l’attache à un stimulus. ............................................................. 87
VI.2. DIFFERENCE ENTRE LES EMOTIONS ET LES SENTIMENTS : ............................................................... 87
VI.3. CLASSIFICATION DES SENTIMENTS : ................................................................................................. 87
VI.4. CONSEQUENCES PEDAGOGIQUES DES SENTIMENTS ....................................................................... 88
CHAPITRE VIIème LES PASSIONS ..................................................................................................................... 89
VII.1. NOTIONS : ........................................................................................................................................ 89
VII.2. ORIGINE DES PASSIONS : ................................................................................................................. 89
VII.3. NAISSANCE DES PASSIONS :............................................................................................................. 89
VII.4. DIVISION DES PASSIONS : ................................................................................................................ 90
VII.5. CARACTERISTIQUES DES PASSIONS : ............................................................................................... 90
VII.6. SORTES DE PASSIONS :..................................................................................................................... 90
VII.7. ROLE DE L’EDUCATEUR FACE AUX PASSIONS : ................................................................................ 90
CHAPITRE VIIIème LES INCLINATIONS SUPERIEURES ...................................................................................... 91
VIII.1. NOTION : Les inclinations supérieures sont des tendances naturelles ou innées qui nous portent
spontanément vers certains actes. ........................................................................................................... 91
VIII.2. CLASSIFICATION DES INCLINATIONS SUPERIEURES : ...................................................................... 91
VIII.3. LES DIFFERENTES SORTES D’INCLINATIONS :.................................................................................. 92
VIII.4. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES SUR LA VIE AFFECTIVE ................................................................. 92
IIIème PARTIE : LA VIE COGNITIVE................................................................................................................... 93
PLAN DU COURS DE PSYCHOLOGIE TROISIEME DES HUMANITES PEDAGOGIQUES .................................... 93
CHAPITRE Ier RAPPEL ..................................................................................................................................... 94
CHAPITRE IIème LA VIE COGNITIVE OU REPRESENTATIVE : SENSIBILITE, SANSATION ET PERCEPTION ......... 94
II.1. NOTION : La vie cognitive est l’ensemble de facultés ou des pouvoirs qui permettent à l’homme de
connaître son milieu, de le percevoir, de se le représenter. .................................................................... 94
II.2. LES VOIES COGNITIVES : ..................................................................................................................... 94
II.3. LES CONNAISSANCES SENSIBLES ........................................................................................................ 94
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II.4. LA SENSIBILITE :.................................................................................................................................. 96


II.5. LA SENSATION .................................................................................................................................... 99
II.6. LA PERCEPTION ................................................................................................................................ 100
II.7. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA VIE COGNITIVE ................................................................... 106
CHAPITRE IIIème LA MEMOIRE...................................................................................................................... 107
III.1. NOTION : La mémoire est la faculté de fixer, de conserver, de reproduire et de reconnaître les
états de conscience antérieurs. C’est-à-dire les connaissances acquises ou les sensations éprouvées. 107
III.2. IMPORTANCE DE LA MEMOIRE : ..................................................................................................... 107
III.3. SORTES DE MEMOIRE : ................................................................................................................... 107
III.4. LES ETAPES DE LA MEMOIRE MEDIATE :......................................................................................... 109
III.5. QUALITES D’UNE BONNE MEMOIRE : ............................................................................................. 111
III.6. EVOLUTION DE LA MEMOIRE CHEZ L’ENFANT :.............................................................................. 111
III.7. DEFAUTS DE LA MEMOIRE : ............................................................................................................ 112
III.8. PATHOLOGIE DE LA MEMOIRE :...................................................................................................... 112
III.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA MEMOIRE : ........................................................................ 113
CHAPITRE IVème L’IMAGINATION ................................................................................................................. 115
IV.1. NOTION : ......................................................................................................................................... 115
IV.2. SORTES D’IMAGINATION ................................................................................................................ 115
IV.3. ROLE ET IMPORTANCE DE L’IMAGINATION .................................................................................... 115
IV.4. CARACTERES DE L’IMAGE ............................................................................................................... 116
IV.5. COMPARAISON ENTRE IMAGE ET PERCEPTION ............................................................................. 116
IV.6. SORTES D’IMAGES .......................................................................................................................... 116
IV.7. DANGER DE L’IMAGINATION .......................................................................................................... 117
IV.8. IMAGINATION CHEZ L’ENFANT ....................................................................................................... 117
IV.9. PATHOLOGIE DE L’IMAGINATION ................................................................................................... 118
IV.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES ................................................................................................... 119
CHAPITRE 5ème L’ASSOCIATION DES IDEES .................................................................................................. 120
V.1. NOTION : .......................................................................................................................................... 120
V.2. FORMES D’ASSOCIATIONS DES IDEES .............................................................................................. 120
V.3. LES LOIS DES ASSOCIATIONS DES IDEES .......................................................................................... 120
V.4. IMPORTANCE DES ASSOCIATIONS DES IDEES .................................................................................. 121
V.5. INCONVENIENTS DES ASSOCIATIONS DES IDEES ............................................................................. 121
V.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES ASSOCIATIONS DES IDEES ..................................................... 121
CHAPITRE VIème L’ATTENTION ..................................................................................................................... 122
VI.1. NOTION : ......................................................................................................................................... 122
VI.2. DOUBLE ESPECT DE L’ATTENTION .................................................................................................. 122
P a g e | 195

VI.3. FORMES D’ATTENTION ................................................................................................................... 122


VI.4. FACTEURS D’ATTENTION ................................................................................................................ 123
VI.5. MANIFESTATIONS ORGANIQUES DE L’ATTENTION ........................................................................ 123
VI.6. IMPORTANCE DE L’ATTENTION ...................................................................................................... 123
VI.7. INCONVENIENT DE L’ATTENTION ................................................................................................... 123
VI.8. L’ATTENTION CHEZ L’ENFANT......................................................................................................... 124
VI.9. LA DISTRACTION ............................................................................................................................. 124
VI.10. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’ATTENTION........................................................................ 125
CHAPITRE VIIème L’OBSERVATION................................................................................................................ 126
VII.1. NOTION .......................................................................................................................................... 126
VII.2. IMPORTANCE DE L’OBSERVATION ................................................................................................. 126
VII.3. STADES DE LA FONCTION D’OBSERVATION OU PERCEPTION VISUELLE CHEZ L’ENFANT ............. 126
VII.4. CARACTERES DE L’OBSERVATION ENFANTINE .............................................................................. 126
VII.5. CONSEQUENCES PRATIQUES DE L’OBSERVATION ......................................................................... 127
CHAPITRE VIIIème L’INTERET......................................................................................................................... 128
VIII.1. NOTION : L’intérêt est le lien de concordance ou de convenance entre le sujet et l’objet capable
de satisfaire la tendance ou le besoin. L’intérêt est le moteur le plus puissant de notre activité. ........ 128
VIII.2. DIFFERENCE ENTRE BESOIN, INTERET ET MOTIVATION ............................................................... 128
VIII.3. SORTES D’INTERETS ...................................................................................................................... 128
VIII.4. EVOLUTION DES INTERETS............................................................................................................ 129
VIII.5. IMPORTANCE DES INTERETS......................................................................................................... 130
VIII.6. EXPLOITATION DES INTERETS DES APPRENANTS A L’ECOLE ........................................................ 131
VIII.7. ROLE DE L’ENSEIGNANT DANS L’EXPLOITATION DES INTERETS ................................................... 132
VIII.8. FACTEURS OU SOURCES DE VARIATION D’INTERETS ................................................................... 133
VIII.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DES INTERETS ............................................................................ 133
IVème PARTIE : LA CONNAISSANCE RATIONNELLE OU INTELLECTUELLE ...................................................... 134
CHAPITRE IXème L’INTELLIGENCE ................................................................................................................. 135
IX.1. NOTION : ......................................................................................................................................... 135
IX.2. ETAPES D’UN ACTE INTELLIGENT .................................................................................................... 136
IX.3. FONCTIONS PRINCIPALES DE L’INTELLIGENCE ................................................................................ 136
IX.4. DIFFERNCE ENTRE INSTINCT ET INTELLIGENCE............................................................................... 136
IX.5. FORMES D’INTELLIGENCE ............................................................................................................... 137
IX.6. CRITERES D’INTELLIGENCE .............................................................................................................. 139
IX.7. MESURE DE L’INTELLIGENCE ........................................................................................................... 141
IX.8. LES INSTRUMENTS DE MESURE ...................................................................................................... 141
AM = AB + A. Add ................................................................................................................................ 145
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AM = QI x AC ....................................................................................................................................... 145
AM = ? ................................................................................................................................................. 146
R) = 7 ans et 5 mois ............................................................................................................................. 147
R) = 7 ans et 9 mois ............................................................................................................................. 149
R) = 8 ans ............................................................................................................................................. 149
R) = 55, 5 ............................................................................................................................................. 151
R) = 93 ................................................................................................................................................. 151
IX.9. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE L’INTELLIGENCE ...................................................................... 156
CHAPITRE Xème LA PENSEE OU LA RAISON (INTELLIGENCE CONCEPTUELLE) .............................................. 157
X.1. NOTION : .......................................................................................................................................... 157
X.2. FONCTIONS ESSENTIELLES DE LA PENSEE ........................................................................................ 157
X.3. LA CONCEPTION DE L’IDEE ............................................................................................................... 157
X.4. CARACTERES DE L’IDEE .................................................................................................................... 157
X.5. CARACTERES DE L’IMAGE ................................................................................................................ 158
X.6. DISTINCTION ENTRE IMAGE, IDEE ET PERCEPTION ......................................................................... 158
X.7. FORMATION DE L’IDEE ..................................................................................................................... 158
X.8. PROPRIETES DE L’IDEE ..................................................................................................................... 159
X.9. CLASSIFICATION DES IDEES .............................................................................................................. 159
X.10. LE JUGEMENT ................................................................................................................................. 160
X.11. LE RAISONNEMENT ........................................................................................................................ 161
X.12. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA PENSEE OU DE LA RAISON ............................................... 165
CINQUIEME PARTIE : LE SUJET PSYCHOLOGIQUE ....................................................................................... 166
CHAPITRE XIème LA PERSONNALITE ............................................................................................................. 166
XI.1. NOTION : ......................................................................................................................................... 166
XI.2. COMPOSANTES DE LA PERSONNALITE ........................................................................................... 166
XI.3. PATHOLOGIE DE LA PERSONNALITE ............................................................................................... 167
XI.4. FACTEURS DE LA PERSONNALITE .................................................................................................... 167
XI.5 MESURE DE LA PERSONNALITE ........................................................................................................ 167
XI.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DE LA PERSONNALITE .................................................................. 168
CHAPITRE XIIème LE CARACTERE .................................................................................................................. 169
XII.1. NOTION : ........................................................................................................................................ 169
XII.2. IMPORTANCE OU ROLE DE L’ETUDE DU CARACTERE .................................................................... 169
XII.3. ELEMENTS DU CARACTERE ............................................................................................................ 170
XII.4. FACTEURS D’EVOLUTION DU CARACTERE ..................................................................................... 171
XII.5. TYPOLOGIES OU CLASSIFICATIONS DES CARACTERES ................................................................... 172
XII.6. APPLICATIONS PEDAGOGIQUES DU CARACTERE........................................................................... 187
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BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................................... 189


TABLE DES MATIERES .................................................................................................................................. 190

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