Questions d'audit et de gestion des risques
Questions d'audit et de gestion des risques
Format : QCM = 4 choix (A–D, une seule bonne réponse), ou Vrai/Faux pour les items marqués (V/F).
1. Dans un audit fondé sur les risques, quelle action est PRIORITAIRE lorsque le risque inhérent
d’un processus critique est élevé mais que les contrôles clés existent et semblent efficaces ?
A. Réduire complètement les tests substantifs et se fier aux contrôles.
B. Augmenter l’échantillonnage des tests de conformité et effectuer des tests substantifs
ciblés.
C. Confier l’audit à un prestataire externe sans autre procédure.
D. Classer le processus comme sans risque résiduel.
2. Lors d’une évaluation COSO ERM, lequel des éléments suivants traduit le mieux une culture
du risque mature ?
A. Existence d’un registre des risques non mis à jour.
B. Décisions stratégiques intégrant explicitement l’appétit pour le risque et des mesures de
mitigation.
C. Multiplication des contrôles automatiques sans revue humaine.
D. Politiques génériques sans KPI liés au risque.
3. Pour vérifier l’exhaustivité des factures fournisseurs dans un service achats volumineux, la
procédure la plus probante est :
A. Revue des bons de commande aléatoires uniquement.
B. Test des rapprochements commandes–réceptions–factures (3-way match) et analyse des
écarts.
C. Confirmation directe auprès des fournisseurs pour chaque facture.
D. Vérification du journal des achats sans rapprochement.
6. Dans un test de cut-off des ventes, une anomalie consiste à constater des factures datées 2
jours après la clôture mais enregistrées dans l’exercice : la bonne procédure d’audit est :
A. Considérer automatiquement comme fraude.
B. Rechercher pièces justificatives (bons de livraison, contrats) pour déterminer la date de
transfert de risque et corriger la période si nécessaire.
C. Ignorer si le montant est faible.
D. Reclasser toutes les ventes de la semaine suivante dans l’exercice précédent.
7. Quelle est la meilleure preuve d’audit pour l’existence d’un stock très spécifique et rare ?
A. Factures d’achat anciennes sans observation.
B. Observation physique (inventaire) et rapprochement avec l’inventaire permanent.
C. Déclaration verbale du magasinier.
D. Revue des évaluations fournisseurs.
8. Lorsqu’un contrôle automatique (dans un ERP) bloque une opération non conforme, ce
contrôle est :
A. Toujours suffisant même sans revue humaine.
B. Un contrôle préventif utile, mais nécessite des logs et revues périodiques pour garantir sa
fiabilité.
C. Un contrôle détectif uniquement.
D. À évincer au profit de contrôles manuels.
10. Pour mesurer la performance d’un service social, le KPI le plus pertinent est :
A. Le budget total dépensé.
B. Le nombre d’agents.
C. Le coût moyen par bénéficiaire pondéré par le taux d’atteinte des résultats (qualité &
délais).
D. Le nombre de réunions tenues.
12. Quelle méthode d’échantillonnage est recommandée pour tester la population d’écritures
comptables hétérogènes avec montants très variables ?
A. Échantillonnage aléatoire simple (SRS) uniquement.
B. Échantillonnage monétaire statistique (PPS) pour donner plus de poids aux montants
importants.
C. Échantillonnage systématique non stratifié.
D. Échantillonnage par jugement sans documentation.
14. En comptabilité publique suivant la LOLF (ou principes équivalents), la gestion par objectif
implique :
A. Des autorisations de dépenses illimitées.
B. Une articulation budgets–programmes–indicateurs de performance et responsabilité des
gestionnaires.
C. L’absence d’évaluation des résultats.
D. La centralisation totale des décisions opérationnelles.
15. Lors d’un test de confirmation des créances clients, une confirmation négative est acceptable
si :
A. Le risque d’anomalie est élevé et la balance importante.
B. Le risque de non-réponse est faible et les soldes petits ; les tiers doivent répondre
seulement en cas de désaccord.
C. On souhaite obtenir une preuve plus sûre que la confirmation positive.
D. Les clients sont en difficulté financière élevée.
16. Quel ratio convient pour évaluer la solvabilité à long terme d’un établissement public ?
A. Ratio de liquidité immédiate.
B. Ratio d’autonomie financière (capitaux propres / total bilan).
C. Rotation des stocks.
D. Délai moyen de paiement des fournisseurs.
17. Dans une cartographie des risques, quelle combinaison de mesures indique un risque à
prioriser ?
A. Probabilité faible / Impact faible.
B. Probabilité élevée / Impact faible.
C. Probabilité élevée / Impact élevé.
D. Probabilité faible / Impact modéré.
18. Concernant l’amortissement selon le CGNC/IAS, pour un actif acquis mais non encore utilisé à
la clôture :
A. L’amortissement commence dès l’achat.
B. L’amortissement commence à la date de mise en service effective.
C. L’amortissement est indifférent à l’utilisation.
D. On comptabilise une provision au lieu d’amortir.
21. Lors d’un contrôle des marchés publics, l’auditeur identifie un vice de forme mineur mais la
procédure a respecté le principe d’égalité : la conduite appropriée est :
A. Saisir systématiquement la justice administrative.
B. Documenter le vice, évaluer son effet sur la régularité et proposer des recommandations
proportionnées.
C. Suspendre tous les marchés futurs.
D. Déclarer l’ensemble du marché nul sans autre analyse.
22. Quel indicateur financier est le plus adapté pour mesurer la capacité d’un projet social à
autofinancer son exploitation courante ?
A. Ratio de rotation des stocks.
B. Couverture du service de la dette (DSCR) ou capacité d’autofinancement opérationnelle.
C. Nombre d’agents mobilisés.
D. Délai de traitement des dossiers.
24. Pour réduire le risque de fraude sur les paiements, la mesure la plus robuste est :
A. Autoriser un seul signataire pour accélérer le paiement.
B. Mettre en place une double signature avec contrôles automatiques et revue post-paiement
indépendante.
C. Faire confiance au fournisseur habituel sans vérification.
D. Retarder systématiquement tous les paiements.
25. En évaluation d’entreprise, la VAN d’un projet est négative ; toutefois le TRI est supérieur au
coût du capital : la conclusion correcte est :
A. Le projet est toujours acceptable.
B. Contradiction méthodologique : normalement VAN et TRI coherents; vérifier hypothèses
(flux, taux de discount, périodicité) et recalculer.
C. Accepter le projet si la direction le souhaite.
D. La VAN ne compte pas pour la décision.
27. Dans un audit d’immobilisations, la preuve la plus probante de l’évaluation initiale est :
A. La facture fournisseur, le contrat d’achat et le calcul des coûts activables.
B. Un extrait de registre sans pièces jointes.
C. Un mail interne mentionnant l’achat.
D. L’inventaire papier sans concordance.
28. Quel contrôle est le plus adapté pour prévenir la collusion entre un acheteur interne et un
fournisseur ?
A. Autoriser accès complet au même utilisateur.
B. Rotation des rôles, séparation des tâches et revue indépendante des contrats et
commandes.
C. Suppression des procédures d’appels d’offres.
D. Délégation de tout au fournisseur.
29. En finances publiques, l’équilibre budgétaire à court terme est principalement assuré par :
A. Augmentation automatique des impôts.
B. Gestion prudente de la trésorerie, ajustement des dépenses courantes et recours à des
mécanismes de financement à court terme si nécessaire.
C. Vente systématique d’actifs sans stratégie.
D. Suppression des dépenses d’investissement.
30. Pour évaluer le résultat opérationnel d’un service multi-activités, la méthode recommandée
est :
A. Affecter uniquement les charges directes et ignorer les indirectes.
B. Utiliser centres d’analyse, clés de répartition pertinentes et, si possible, ABC pour activités
distinctes.
C. Faire une moyenne simple par activité.
D. Appliquer la méthode du coût standard sans ajustement.
31. Lorsqu’un auditeur interne découvre un incident de sécurité majeur, il doit d’abord :
A. Publier l’incident sur les réseaux sociaux pour alerter le public.
B. Alerter la direction concernée et le responsable sécurité conformément au plan
d’intervention, puis documenter et enclencher le follow-up.
C. Attendre la prochaine réunion trimestrielle d’audit.
D. Modifier les logs pour masquer l’incident.
34. Concernant la provision pour litige probable et quantifiable, le bon traitement comptable est
:
A. Ne rien constater tant que la décision de justice n’est pas rendue.
B. Comptabiliser une provision si la sortie de ressources est probable et le montant estimable
de façon fiable.
C. Comptabiliser immédiatement une charge exceptionnelle sans dossier.
D. Inscrire seulement en note de bas de page.
35. Quel est le rôle du comité d’audit dans une organisation publique ?
A. Réaliser les audits opérationnels à la place de l’audit interne.
B. Superviser la qualité des états financiers, la fonction d’audit interne, le contrôle interne et
la relation avec les auditeurs externes.
C. Gérer les recrutements RH.
D. Décider des affectations budgétaires opérationnelles.
36. En contrôle de gestion, pour analyser la rentabilité par produit, il convient de :
A. Appliquer automatiquement le coût historique.
B. Utiliser une comptabilité analytique adaptée (centres & clés) et vérifier la pertinence des
clés de répartition.
C. S’en tenir uniquement aux coûts variables.
D. Ignorer les frais indirects.
38. Lors d’une mission externe, l’auditeur constate que la direction refuse de fournir certaines
pièces ; l’auditeur doit :
A. Mentionner le refus dans le rapport et, si l’absence d’accès est significative, envisager une
opinion avec réserve ou une impossibilité d’exprimer une opinion.
B. Poursuivre l’audit sans tenir compte de l’absence de pièces.
C. Prendre une opinion favorable malgré le refus.
D. Remplacer les pièces par des estimations arbitraires.
40. Dans une procédure de passation de marchés, la principale garantie contre favoritisme est :
A. Informaliser les critères d’évaluation.
B. Publier un cahier des charges clair, procédures d’appel d’offres transparentes, comités
d’évaluation indépendants et traçabilité des décisions.
C. Autoriser le chef de service à choisir librement.
D. Confier tout à un seul fournisseur historique.
41. En audit forensic, l’analyse des flux bancaires révèle des paiements récurrents vers un même
compte non lié aux activités : l’action prioritaire est :
A. Informer les autorités compétentes et documenter les preuves tout en enclenchant une
investigation interne.
B. Supprimer les écritures douteuses pour assainir les comptes.
C. Ignorer si les montants sont faibles.
D. Accuser verbalement le trésorier sans preuves.
42. Quel est l’intérêt principal d’une cartographie des processus pour l’audit ?
A. Illustrer uniquement la hiérarchie des fonctions.
B. Visualiser flux, points de contrôle, responsabilités et vulnérabilités pour cibler les travaux
d’audit.
C. Remplacer les procédures écrites.
D. Décider des augmentations salariales.
43. En cas d’écart important et inexpliqué sur un KPI critique, la démarche pertinente est :
A. Publier le KPI sans commentaire.
B. Lancer une analyse racine (root cause) pour identifier causes, impacts et actions
correctives.
C. Réduire la cible KPI pour l’année suivante.
D. Blâmer le responsable sans investigation.
44. Pour estimer un risque financier lié aux taux d’intérêt, la méthode la plus adaptée est :
A. Ignorer les scénarios macroéconomiques.
B. Utiliser une analyse de sensibilité et des scénarios (stress testing) pour mesurer l’impact
sur la trésorerie et le résultat.
C. Appliquer un pourcentage fixe de provision.
D. Se baser uniquement sur la moyenne historique.
45. Dans une organisation petite où la séparation des tâches est difficile, la solution la plus
prudente est :
A. Supprimer tous les contrôles.
B. Mettre en place contrôles compensatoires tels que revues indépendantes, supervision
accrue et rotation des tâches quand possible.
C. Engager un seul responsable pour tout.
D. Externaliser sans encadrement.
46. En comptabilité, la comptabilisation d’un subside d’investissement reçu pour financer une
immobilisation doit :
A. Être immédiatement imputée en produit d’exploitation.
B. Être comptabilisée en produit à répartir sur la durée de vie de l’actif (ou en diminution du
coût de l’actif selon méthode) conformément au référentiel applicable.
C. Être versée au personnel.
D. Être oubliée.
47. Lors d’un audit sur la paie, la meilleure preuve pour détecter des salariés fictifs est :
A. Se baser uniquement sur la liste informatique.
B. Rapprocher la liste des paies avec les effectifs RH, contrats, justificatifs de présence et
vérifications physico-administratives.
C. Considérer que la paie est exacte si le total correspond au budget.
D. Faire confiance au service paye.
49. Quel indicateur de pilotage est le plus utile pour suivre la mise en œuvre d’un plan corrective
post-audit ?
A. Nombre total de recommandations depuis 10 ans.
B. Pourcentage de recommandations clôturées dans les délais avec preuves d’exécution.
C. Taille du rapport d’audit.
D. Nombre d’audits menés.
50. En gestion de projet financé par subventions, la condition de "eligibilité des dépenses"
signifie :
A. Toutes dépenses sont admissibles sans justificatif.
B. Les dépenses doivent respecter les règles contractuelles, les périodes éligibles et être
justifiées par pièces probantes.
C. Les dépenses futures sont automatiquement remboursées.
D. Les dépenses personnelles peuvent être incluses.
51. Dans une procédure d’affectation budgétaire, un responsable a dépassé son enveloppe sans
autorisation ; le bon contrôle est :
A. Ne rien faire si l’activité continue.
B. Mettre en œuvre une revue, analyser causes, récupérer le dépassement si possible et
renforcer contrôles d’autorisation.
C. Augmenter automatiquement l’enveloppe.
D. Fermer le service.
52. En audit externe, si l’auditeur identifie une fraude ayant un impact significatif sur les états
financiers mais la direction refuse la correction, l’auditeur doit :
A. Émettre une opinion sans réserve.
B. Considérer l’effet non significatif et continuer.
C. Émettre une opinion avec réserve, une opinion défavorable ou une impossibilité
d’exprimer une opinion selon l’importance et l’étendue du refus.
D. Quitter la mission sans rapport.
53. Dans l’analyse d’un tableau de financement, une hausse importante des dettes à court terme
conjuguée à une baisse de trésorerie peut traduire :
A. Amélioration de la liquidité.
B. Pression sur la trésorerie nécessitant un examen du besoin en fonds de roulement et des
conditions de paiement.
C. Une trésorerie excédentaire.
D. Une absence de risque financier.
54. Quel est l’objectif principal d’un contrôle self-assessment (CSA) régulier mené par les
opérationnels ?
A. Supprimer la fonction d’audit interne.
B. Renforcer l’appropriation des contrôles, identifier les faiblesses et améliorer la maîtrise des
risques localement.
C. Remplacer totalement les contrôles automatiques.
D. Réduire la documentation.
56. En audit d’un établissement de l’Entraide Nationale, quel test est prioritaire pour vérifier la
conformité des aides distribuées ?
A. Contrôle uniquement de la documentation comptable.
B. Vérification des listes de bénéficiaires, des critères d’éligibilité appliqués, des pièces
justificatives et visites d’échantillon sur place.
C. Constatation orale par le directeur.
D. Vérification uniquement sur base des états financiers consolidés.
57. Quel principe comptable impose d’exposer de manière fidèle la situation financière et le
résultat ?
A. Principe de suffrage universel.
B. Principe de sincérité et de loyauté de l’information financière.
C. Principe de primauté du marketing.
D. Principe d’anonymat des comptes.
58. En gestion des risques, une "appétence pour le risque" (risk appetite) exprimée en termes
financiers signifie :
A. La quantité exacte d’argent disponible pour un projet.
B. Le niveau et type de risque qu’une organisation est prête à accepter pour poursuivre ses
objectifs, souvent quantifié par limites et seuils.
C. L’absence de politiques de contrôle.
D. Un objectif à atteindre impérativement.
59. Dans la revue des comptes fournisseurs, la présence de factures datées antérieurement aux
bons de réception impose :
A. Une présomption de fraude automatique.
B. Une vérification approfondie des procédures d’enregistrement et des dates effectives de
livraison pour valider la correcte comptabilisation.
C. Le paiement immédiat sans vérification.
D. L’annulation de la facture.
60. Pour tester l’évaluation d’une immobilisation incorporelle (ex. développement logiciel
interne), l’auditeur doit :
A. Se fier aux déclarations du chef de projet uniquement.
B. Revoir la documentation technique, coûts activables, politique comptable, et s’assurer que
les critères de capitalisation sont respectés.
C. Classer automatiquement en charge les coûts.
D. Exiger la vente immédiate de l’actif.
64. En contrôle budgétaire, un écart largement favorable sur coût variable nécessite :
A. Aucune analyse car favorable.
B. Analyse pour comprendre si l’écart est dû à gains d’efficacité réels, baisse de qualité, erreur
d’allocation ou effort comptable.
C. Distribution de bonus automatique.
D. Augmentation des dépenses futures.
66. Pour sécuriser la fonction financière en période de transition (changement du DAF), il est
recommandé de :
A. Retirer toutes les autorisations.
B. Renforcer contrôles temporaires (revues, approbations doubles), conserver documentation
et assurer transfert de connaissances planifié.
C. Nommer un remplaçant sans vérification.
D. Geler tous les paiements.
67. Quel indicateur est le moins pertinent pour mesurer l’efficience d’un service social ?
A. Coût moyen par prestation ajusté qualité.
B. Taux de satisfaction des bénéficiaires.
C. Nombre de réunions de gestion.
D. Délai moyen de traitement d’un dossier.
68. Dans un audit des immobilisations, l’existence d’un lot d’actifs non localisés indique :
A. Nécessité d’un inventaire physique, renforcement des procédures d’étiquetage et réforme
des contrôles d’entrée/sortie.
B. Que l’actif n’existe pas.
C. Que la comptabilité est correcte sans souci.
D. Qu’il faut supprimer les amortissements.
69. Lors d’une revue sur le pilotage par objectifs (G.A.R), un indicateur SMART correct est :
A. Taux d’atteinte des objectifs mesuré, avec cible chiffrée, échéance, méthode de mesure et
responsable clairement définis.
B. Un objectif vague: "améliorer la qualité".
C. Un indicateur sans cible.
D. Un indicateur uniquement financier sans lien opérationnel.
72. (V/F) La confirmation externe des créances fournit toujours une preuve absolue de
l’existence.
73. (V/F) Un audit fondé sur les risques signifie que les zones faibles en risque ne doivent jamais
être auditées.
74. (V/F) La matérialité est évaluée en tenant compte des utilisateurs des états financiers et du
contexte.
75. (V/F) Les contrôles automatiques sans logging sont suffisants si les procédures sont écrites.
76. (V/F) Le coût irrécupérable (sunk cost) ne doit pas influencer une décision économique
future.
77. (V/F) La mise en place d’un comité d’audit remplace nécessairement la nécessité d’une
fonction d’audit interne.
78. (V/F) Un écart budgétaire favorable peut masquer une baisse de qualité ou une dérive non
souhaitée.
79. (V/F) L’analyse de sensibilité est inutile pour des projets à flux stables et certains.
80. (V/F) La segregation of duties est toujours totalement applicable dans toutes les petites
structures sans adaptations.
81. (V/F) Les tests de cut-off sont essentiels pour s’assurer que les transactions sont enregistrées
dans la bonne période.
82. (V/F) L’absence de procédure formelle pour la gestion des accès informatiques n’augmente
pas le risque si l’équipe informatique est fiable.
83. (V/F) Une confirmation négative est moins probante qu’une confirmation positive si le taux
de réponse est faible.
84. (V/F) L’appétit pour le risque (risk appetite) doit être communiqué clairement au niveau
opérationnel pour être efficace.
85. (V/F) Un audit interne peut à la fois conseiller et évaluer sans conflit si les règles
d’indépendance sont respectées.
86. Lors d’un contrôle des subventions, quelle preuve principale démontre la bonne affectation
des fonds ?
A. Justificatifs de dépenses conformes aux règles, preuves de paiement et rapprochement
avec les objectifs contractuels.
B. Déclaration verbale du responsable.
C. Présentation de factures sans lien direct.
D. Attestation d’un consultant externe sans vérification.
89. Concernant les instruments financiers selon IFRS 9, la classification initiale dépend
principalement de :
A. La date d’achat uniquement.
B. Les caractéristiques des flux contractuels et le modèle de gestion (business model) de
l’entité.
C. Le montant de l’investissement.
D. La volonté du directeur financier.
90. Dans un test d’audit sur les immobilisations, la présence d’un biseau de factures identiques
signifie :
A. Que toutes les factures sont valides automatiquement.
B. Possibilité de fraudes en série (factures fictives); nécessite vérification des bons de
commande, livraisons et contrats.
C. Qu’il faut doubler les amortissements.
D. Que les achats sont conformes.
91. Quel est l’effet d’un renforcement de l’appétit pour le risque sans contrôle additionnel ?
A. Augmentation potentielle du rendement sans changement de risque.
B. Augmentation du risque global et exposition sans mécanismes de mitigation clairs.
C. Diminution de la probabilité d’erreur.
D. Garantie d’objectifs atteints.
93. Un audit IT sur les accès privilégiés révèle 120 comptes admin actifs; priorité d’action :
A. Réinitialiser tous les mots de passe sans inventaire ni justification.
B. Réaliser un user access review, documenter justification d’accès, supprimer les comptes
non justifiés et mettre en place PAM (Privileged Access Management).
C. Ne rien faire si aucun incident connu.
D. Donner accès à plus d’utilisateurs pour répartir la responsabilité.
94. Lorsque l’auditeur émet une réserve liée à l’évaluation d’un passif significatif, la meilleure
description dans le rapport est :
A. "Tout est parfait."
B. Détailler la nature de la réserve, l’estimation de l’impact éventuel et les raisons du
désaccord avec la direction.
C. Ignorer l’estimation et mentionner uniquement la réserve.
D. Mettre une note de complaisance.
95. Quel type de test est le plus efficace pour détecter des paiements en double à un fournisseur
?
A. Test manuel sur 5 factures.
B. Data analytics permettant la déduplication par référence fournisseur, montant, date et
description.
C. Sondage auprès des responsables.
D. Vérification uniquement des trois plus gros fournisseurs.
98. Lors d’un contrôle des avances et acomptes, un signe d’alerte est :
A. Des bons de livraison systématiques.
B. Des avances fréquentes sans justificatifs de liquidation et fournisseurs nouveaux avec
paiements rapides.
C. La présence d’un marché cadre.
D. La réconciliation périodique.
CORRIGÉ COMPLET
Corrigé — Questions 1 à 50
Culture mature = intégration explicite de l’appétit pour le risque dans les décisions
2 B
stratégiques.
4 C ABC affecte d’abord aux activités puis distribue aux produits via inducteurs.
8 B Contrôle automatique utile mais doit être accompagné de logs et revues régulières.
12 B PPS (échantillonnage monétaire statistique) donne plus de poids aux montants élevés.
16 B Ratio d’autonomie financière (CP / total bilan) mesure solvabilité à long terme.
N° Réponse Explication synthétique
23 B Écart quantité = surcoût lié à volume réel > prévu ; nécessite analyse.
64 B Écart favorable doit être analysé pour déceler effets qualitatifs ou erreurs.
72 Faux Confirmation externe fort probante mais pas toujours absolue (exceptions).
73 Faux Risk-based audit peut tout de même auditer zones faibles si autres risques existent.
93 B User access review + suppression comptes non justifiés + PAM est approprié.