CHAP A-1 : ORBITALES
ATOMIQUES
I- Généralités sur la classification périodique
A- Bref historique sur la classification périodique IV- Atomes polyélectroniques
B- Rappel sur les éléments chimiques et isotopes A- Observation : Spectre d’émission
C- Premier modèle de l’atome B- Système
D- Spectre atomique (moléculaire) C- Approximation sur les répulsions
électroniques
II- Modèle quantique de H D- Allure des OA
A- La fonction d’onde E- Configuration électronique d’un atome à
B- L’Equation de Schrödinger l’état fondamental
C- Nombres quantiques *** F- Configuration électronique fondamentale
D- Ei des OA et dégénérescence des niveaux de d’un ion
l’atome d’hydrogène **** G- Energie totale de l’atome
E- Allure des i des OA de l’atome d’hydrogène H- Rayons
III- Cas des hydrogénoïdes V- Structure de la classification périodique
A- Définition A- Présentation par Bloc
B- Energie et rayon des OA B- Evolution de n, Z et Z*
C- Electronégativité, polarisabilité, énergie et
rayon atomique 1
I- Généralités sur la classification périodique
A- Bref historique sur la classification
périodique
• Qui a fabriqué la classification périodique :
Mendeleiev en 1869
• A l’époque 70 éléments connus | aujourd’hui :
110-120.
• Quels sont les critères :
– par masse atomique croissant (A : nombre de masse)
– par propriétés chimiques
– laisser des cases vides
Purement empirique : basée sur des
observations macroscopiques.
: à l’époque, modèle sur la structure des atomes
INCONNU 2
B- Rappel sur les éléments chimiques et isotopes
• Structure de l’atome :
Protons :
q=e Électrons :
masse = 1.66 10-27 kg q=-e
nombre : Z Noyau : masse= 9.1 10-31 kg
nombre=Z
Neutrons :
q=0
masse = 1.66 10-27 kg
A : nombre de masse
nombre : A-Z
Z : nombre de charge
A numéro atomique
Notation : Z X
Isotopes : même Z, A ≠ nombre de neutrons qui diffèrent
Ex : …………………………………………………….
3
C- Premier modèle de l’atome
• Modèle planétaire
Les e- gravitent autour du
noyau
Plusieurs limites , notamment : les spectres d’absorptions :
l’énergie des électrons est quantifiée.
Comment l’électron peut –il se « téléporter » sur une autre couche
électronique ???
Nouvelle approche : mécanique quantique.
Lors de ce cours, on donnera une description qualitative
On admettra plusieurs résultats.
4
D- Spectre atomique (moléculaire)
1- Spectre d’émission
a- Spectre de l’atome d’hydrogène
lampe Lentille Prisme ou réseau Ecran E
Emission de H
les électrons passent d’un niveau haut vers un niveau bas en énergie
2- Spectre d’absorption E
Absorption de H
Disparition de certaines longueurs d’onde : les électrons passent d’un niveau
5
bas vers un niveau haut en énergie
2- Quantification de l’énergie
Les photons sont des quanta d’énergie de rayonnement électromagnétique,
particules de masse nulle, qui sont échangés lors de l’absorption ou de l’émission de
lumière par la matière.
Hypothèse d’Einstein (1905)
= h =
hc
Chaque photon de fréquence a pour énergie
• : énergie
• : fréquence
• h : constante de Planck = 6,63.10-34 J.s Relation de De Broglie
• : longueur d’onde
• c : célérité de l lumière =3.108 m/s
Domaine de fréquence des ondes électromagnétiques :
Rayons Micro-
RX UV IR Ondes radio
gamma ondes
10-11 10-8 10-3 10-1 2. 103
Visible
6
7
(cm-1) 105 104 103 102 101 100 10-1
Visible
lointain
Rayons Ondes
UV
UV
IR proche IR lointain Micro ondes
X radio
électrons de coeur
électronique des
Transition
Transition
Transition
électronique Transition
des états
des vibration- Transition rotationnelle
de spins
électrons de nelle
nucléaires
valence
IR RMN
200 nm 800nm 20 µm 1 mm 1m
50 nm 400 nm
E Spectre électronique :
• pour 1 atome : spectre de raies
Ee2 car pas de rotation, pas de vibration.
• pour 1 molécule : spectre de bandes
rotation + vibration
Ev2 Ee 500 [Link]-1
(UV-visible)
A molécule
atome A
Ev1
Ee 10 - 50 [Link]-1
λ λ
(IR)
Ev0 Ee1 De plus l’élargissement des raies est dû :
- Principalement aux sous-niveaux
-à un élargissement dit « naturel » dû à la
1
relation d’Heisenberg : E.t = .t
2
- à la vitesse instantanée de chaque particule
(effet Doppler)
- aux chocs en phases condensées (d’où un
grand élargissement pour certaines bandes).
8
II- Modèle quantique de H
A- La fonction d’onde
1- Définition :
A une particule en mouvement est associée une fonction d’onde dont l’amplitude
dépend des coordonnées d’espace et de temps de la particule, (x, y, z, t).
est appelée fonction d’onde de la particule.
n’a pas réellement de sens physique, c’est uniquement une fonction
mathématique.
… mais elle contient toute l’information concernant la particule.
2- Probabilité de présence :
Seul le carré de la fonction d’onde à une signification physique Ψ² ou ΨΨ*
Car d3P=Ψ²d3 représente la probabilité de trouver 1 électron à l’instant t,
dans le volume d3=dxdydz, autour du point M(x,y,z).
Ψ² est donc la densité de probabilité de présence de l’électron
3- Densité volumique de charge
ρ= Ψ²-e est la densité de charge
9
4- Propriété de la fonction d’onde :
la probabilité de trouver l’électron dans tout l’espace vaut 1,
cad
doit vérifier la relation appelée « condition de normalisation ».
Lorsque l’on a imposé cette condition à la fonction d’onde, on dit que la
fonction d’onde est normalisée.
5- Etat stationnaire :
Définition : un système est dans un état stationnaire quand ses
caractéristiques sont indépendantes du temps.
On étudie ici l’état stationnaire : un état stable, c’est à dire que le
système ne vient pas d’absorber ou de libérer de l’énergie. On ne
s’intéressera alors qu’à la partie spatiale de (x, y, z).
10
B- L’Equation de Schrödinger
L’équation fondamentale de la mécanique quantique :
L’EQUATION de SCHRÖDINGER :
• Ĥ est l’opérateur de Hamilton ou Hamiltonien, il contient toute la
physique du problème
• E est l’énergie totale du système dont l’état est décrit par la fonction
d’onde .
• Résoudre l’équation de Schrödinger revient à trouver les « valeurs
propres » Ei et les « fonctions propres » i de l’opérateur H, c’est à
dire les couples (Ei, i) couples propres de l’hamiltonien.
• Ces fonctions d’onde sont appelé orbitales atomiques (OA !!!)
Rmq : L’opérateur Hamiltonien dépend du système : pour l’hydrogène
• Système : {1 noyau de charge +e, 1 électron de charge –e}
•
• On cherche (Ei, i) 11
L’expression des (Ei, i) dépend de nombres quantiques
C- Nombres quantiques ***
La fonction d’onde décrivant le comportement d’un électron dans un édifice
mononucléaire est appelée « orbitale atomique » OA.
Un électron dans un édifice mononucléaire est caractérisé par quatre « nombres
quantiques » :
trois nombres quantiques caractérisant l’OA:
• n : nombre quantique principal : n N*.
• l : nombre quantique secondaire (ou azimutal) :
l N, l < n : ( l= 0, …, n-1). OA
• ml : nombre quantique magnétique :
ml Z, -l ≤ ml ≤ l : ( ml = - l, …, 0, …, +l ).
un nombre quantique caractérisant l’ « état de spin » de l’électron : e-
• ms nombre quantique magnétique de spin de l’électron, ms = + ½ ou - ½ .
Vocabulaire et notation :
ms = +½ spin haut (up) ou spin notation
ms = -½ spin bas (down) ou spin notation
Un électron au voisinage du noyau sera donc décrit par le quadruplet : (n, l , ml , ms)
12
NOTATION
Les spectroscopistes ont attribué à chaque valeur de l une lettre pour nommer les
niveaux d’énergie :
l 0 1 2 3
lettre s p d f
• Une COUCHE est définie par le nombre quantique principal n
Rmq : au lycée, la couche K n=1; Ln=2; Mn=3
• Une SOUS-COUCHE est définie par n et l
Notation de la sous-couche : nl
• EX : 1s n = …… , l = ……
3p n = …… , l = ……
4d n = …… , l = ……
13
Ainsi les quadruplets possibles peuvent être résumés en :
n Notation Nombre
l ml ms
COUCHE SOUS- COUCHE d’orbitales
1 0 0 +½ et -½ 1s 1 orbitale 1s
14
D- Ei des OA et dégénérescence des niveaux de l’atome
d’hydrogène ****
Pour l’atome d’hydrogène, les niveaux eV
0 atome ionisé: H+ + e-
d’énergie des orbitales ne dépendent que du n=4
nombre quantique principal n - 1.51 n=3
3s 3p 3d
-13.6 n=2
-3.40 = 2s 2p
4
13,6
En = − (en eV)
n2
Les orbitales de même énergie sont dites -13.6 n=1
1s
dégénérées.
Pour H, toutes les OA de même n sont dégénérées
Un niveau d’énergie En est …… fois dégénéré
Rmq : Plus n est grand, plus les e- dans l’OA considérée sont loin du noyau.
Pour E= 0 eV, cad n → ….. , l’e- est infiniment éloigné du noyau :
l’atome est alors ionisé : H+ + 1 e-
15
Application : Configuration é-nique fondamentale et état excité
• L’état électronique fondamental d’un atome correspond à l’état
de moindre énergie électronique.
Pour H : 1 seul e- à placer
Dans l’OA ………..
Notation de la configuration électronique :
……………
• Un état excité est un état de plus haute énergie
Ex : ……………………………………….
Combien d’états excités existe-t-il ?
…………………………………………………………………………………………….
Comment différencier un e- de configuration 4s1 et 3s1 ?
…………………………………………………………………………………………….
Comment différencier un e- de configuration 4s1 et 4px1 ?
…………………………………………………………………………………………….
16
Application : interprétation spectre et séries
eV atome ionisé: H+ + e-
0
Paschen n=4
n=3 Etats
3s 3pBalmer 3d excités
n=2
2s 2p n 1 2 3
série Lyman Balmer Paschen
Lyman
Domaine
-13.6 n=1 Etat fondamental
1s
On définit les séries en fonction du niveau de désexcitation d’arrivée et du nom du
scientifique qui l’a découverte !!!
Quelle est la fréquence du photon émis par la transition du niveau n=4 au niveau 1 ?
17
E- Allure des i des OA de l’atome d’hydrogène
z
1- expression M(x, y, z)
• Les OA sont caractérisées par le
triplet (n, l, ml)
r
L’atome étant sphérique, les y
coordonnées sphériques sont les plus
adaptées x
(r, ,) = Rn,l(r). Yl,ml(,)
x = r sin cos
y = r sin sin d3=drrdθrsinθdφ
•R(r) est la partie radiale z = r cos =r²sinθdrdθdφ
•Y(,) est la partie angulaire
rappel : 1e- est parfaitement défini à partir du quadruplet n, l, ml, et ms : nombre quantique
de spin. Cependant le spin n’intervient pas dans l’expression des OA
Notation : nlml n l m OA Partie radiale Partie angulaire
1 r −r 1
2 0 0 (2 − ) exp( )
Expression : 8a03 a0 2a 0 4
1 r −r 3
2 1 1 exp( ) sin e i
3 a0 2 a 18
2 6a 0 0 8
2- Partie radiale :
• La partie radiale donne accès au rayon le plus probable Rp d’une OA :
• Rp est le rayon où la densité de probabilité radiale DR = Rn,l(r)²r² est
maximale.
• Pour l’atome d’hydrogène, on peut montrer que : rn,n-1=n²a0
• a0 est le rayon de Bohr = le rayon de H = 52.92 pm
• On retiendra rn=n²a0
19
3- Partie angulaire :
Seule la partie angulaire nous intéresse en chimie pour comprendre la géométrie
des attaques (pourquoi l’attaque est-elle dorsale pour la SN2 ???)
On ne représentera que cette contribution
On positionne sur chaque demi-droite d’origine O et de direction et un point P tel
que OP = Y². On grise alors les volumes où Y est positive, et on laisse non colorées les
volumes Y négatifs (on peut aussi simplement indiquer par + et – le signe de Y dans chaque
volume).
OA 3D 2D Caractéristique
**** ndxy
z
y
OA 3D 2D Caractéristique x • Pointent
z selon les
• Sym sphérique ndyz y diagonales
ns
• Sym p/r à O x • Sym p/r à O
z
z
npx ndzx y
y x
x • Sym axiale
z
npy y • Pointent z
ndx²-y² •Pointent
selon les axes y
x x selon les
z • AntiSym p/r à z
O axes
npz y ndz² y • Sym p/r à O
x
x 20
4- Ψ(r,θ,φ), Courbes d’isodensité
Il faut prendre en compte les 2 contributions : radiale et angulaire
On trace les courbe d’isodensité ou en nuage de point , cad tq : Ψ(r,θ,φ)²=constante
y
z
1s
p……..
On confond souvent la représentation de l’OA avec celle de sa partie angulaire, car
elle permet de localiser les e- dans une direction de l’espace, donc de comprendre la
formation des liaisons chimiques. 21
• Interprétation 1 : Probabilité de présence
– le signe :
• peu d’importance, car ce qui est important est Ψ²
• permet de déterminer les surfaces nodales (ou
plans nodaux) : surface d’annulation de la fonction
d’onde : Surface où la probabilité de présence des
e- est nulle.
– les volumes où on a le plus de chance de trouver
l’e-
– ex : x
y
z
• Interprétation 2 : le rayon : rn=n²a0
• a0 est le rayon de Bohr = le rayon de H = 52.92 pm
22
III- Cas des hydrogénoïdes
A- Définition
• Les Hydrogénoïdes sont des cations qui sont
isoélectroniques de H
• Ils n’ont qu’1 seul électron (1s1)
• Ex :
…………………………………………………………………
B- Energie et rayon des OA
• On ne connaît exactement les OA que des systèmes à 2 corps : 1
Noyau + 1 électron :
On peut déterminer exactement les solutions de l’équation de
Schrödinger
• Différence entre H et hydrogénoïdes
– L’ e- de H est attiré par un noyau de charge +e
– L’e- d’un hydrogénoïde est attiré par un noyau de charge …….
23
• L’allure des OA est la même pour H et les hydrogénoïdes, seule la taille
change.
• L’e- d’un hydrogénoïde est plus éloigné / proche du noyau.
• Donc l’orbitale 1s d’un hydrogénoïde a une expansion spatiale plus
grande / faible, on parle d’orbitale contractée.
• Si à l’inverse l’orbitale présente un volume plus grand, on parle
d’orbitale diffuse.
Les OA d’un hydrogénoïde sont plus contractées que celle de H.
Expressions et formes
Energie
des OA
• Comme pour H, l’énergie de Ψn,l,ml ne • Les OA ont même forme que pour H
dépend que de n : il faut remplacer a0 par a0/Z.
13,6 Z2 • L’e- est attiré par +Ze
• En = − (eV) • Seule différence : l’expansion
n2 spatiale qui est beaucoup + faible
pour une OA donnée.
n²
r (OA) = a0
Z
24
IV- Cas des atomes polyélectroniques :
A- Observation : Spectre d’émission
Hélium Sodium
Mêmes observations que pour H mêmes conclusions
Les niveaux d’énergie électroniques sont ……………………….
B- Système
Système :{1 noyau de charge +Ze, Z électrons de charge –e}
Système à Z+1 corps
IMPOSSIBLE de résoudre exactement l’équation de Schrödinger,
notamment à cause de la répulsion électronique
Approximations (développées sur demande sauf celle du C)
25
C- Approximation sur les répulsions électroniques
1- 1ière modèle : on néglige complètement les répulsions
électroniques
Alors Ei=-13.6Z²/n² puisqu’on s’est ramené au système hydrogénoïde
AN : E1s(He)1ier modèle= ................................................
Or E1s(He)exp=-39.5 eV
Les approximations sont trop grossières, il faut tout de même prendre en compte
les interactions électroniques.
2- 2ière Modèle : on moyenne les répulsions électroniques
En fonction de leur éloignement, tous les électrons de l’atome ne perçoivent pas la charge Z
du noyau car certains des électrons font écran et masquent une partie de la charge du
noyau. Chaque électron est soumis à l’attraction d’un noyau de charge nucléaire effective
Z*…... Z.
On a alors Z*= Z – σ où σ, la constante d’écran qu’exercent les autres e- sur celui
considéré. Z* et σ dépendent de n et l !
Ce Z* peut être évalué par différentes manières dont le modèle de Slater qui sera vu
en TD.
Rmq : Z* évolue comme Z mais croit moins vite que Z.
n²
Alors E ( n, l ) = − 13,6 Zn , l *
2
et R (OA) = a0
n *2 Z *n ,l
n* est appelé nombre quantique apparent, il est tabulé et a été ajusté empiriquement. 26
D- Allure des OA
On considère que les OA des atomes polyélectroniques ont même
allure que les OA de H ou des hydrogénoïdes.
Seul le rayon change, en effet plus les électrons sont liés au noyaux
(plus Z* est grand), plus le rayon est …… .., plus les OA seront
contractées. x
Ex : Dessiner les OA de type s, p selon le système d’axe suivant : z
y
OA ns
Représentation
27
E- Configuration électronique d’un atome à l’état fondamental
1- Problématique
Atome ≠ de H, l’énergie des OA et donc des électrons dépend :
• de n
• de l
Cela implique une levée de dégénérescence par rapport à H :
E2s(H) = E2p(H) car E ne dépend que de n
E2s(Li) ≠ E2p(Li), car E dépend de n et de l
2- Principe
• répartir les électrons d’un édifice mononucléaire sur les différentes
orbitales atomiques
• NOTATION des configurations électroniques : cas de S (Z=16)
1s2 2s2 2p6 3s2 3p4
Rmq: l’exposant de la sous couche correspond au nombre d’électrons de cette sous couche
• L’état électronique fondamental d’un atome correspond à l’état de moindre
énergie électronique.
• Pour trouver la configuration électronique fondamentale d’un atome, on
28
applique les règles de remplissage (ou « principe d’Aufbau »)
3- Règles de remplissage***
1- Principe d’exclusion de Pauli
Deux électrons ne peuvent être décrits au sein de la même structure par des
quadruplets de nombres quantiques (n, l, ml, ms) identiques.
Rmq : chaque orbitale atomique renferme au maximum 2 électrons (spin up et down)
Par conséquence :
Une ss-couche ns correspond à une OA elle renferme au max ….. e-
Une sous-couche np correspond à trois OA elle renferme au maximum …. e-
Une sous-couche nd correspond à cinq OA elle renferme au maximum ….. e-
2- Règle empirique de Klechkowski Moyen mnémotechnique
Dans un atome polyélectronique, le l 0 1 2 3
remplissage électronique des sous- n
couche se fait par ordre de (n+l) 1 1s
croissant ; pour une même valeur de 2 2s 2p
(n+l), le remplissage se fait par ordre 3 3s 3p 3d
de n croissant. 4 4s 4p 4d
5 5s 5p 5d 5f
6 6s 6p 6d 6f
7 7s 7p 7d 7f
max 2e- 6e- 10e- 14e- 29
3- Règle de Hund
Lors du remplissage d’un niveau dégénéré, le remplissage correspond à un
alignement maximum de spins sur ce niveau dégénéré (c’est à dire à un
appariement minimum des spins des électrons).
4- Applications
He: Z=2
Be: Z=4
C : Z=6
O : Z=8
S : Z=16
Ar : Z=18
Ni : Z=28
Tc : Z=43
30
5- Exception à la règle de Klechkowski et stabilités particulières
Les structures électroniques correspondant à :
• des sous-couches p ou d demi-pleines sont assez stables
• des sous-couches p ou d pleines sont stables
• celles correspondant à des niveaux saturés (gaz rares) sont particulièrement
stables.
Exceptions pour Z<40 : Configuration selon
Elément Configuration réelle
Klechkowsky
Cr (Z=24)
Cu (29)
: On ne devine pas les exceptions !!! Ca doit être suggéré dans l’énoncé !!!
6- Quelques définitions supplémentaires :
a- Diamagnétisme paramagnétisme
• Un électron non apparié est appelé électron célibataire
• Un atome présentant un ou plusieurs électrons célibataires procède des
propriétés en présence d’un champ magnétique : on parle d’élément
paramagnétique. Si tous ses électrons sont appariés : diamagnétique.
• EX: 31
b- Electrons de cœur, de valence
On distingue 2 types d’électrons :
Electrons de VALENCE
Electrons de COEUR
Les plus haut en énergie
Les plus bas en énergie
Les plus accessibles
Les moins accessibles
Les moins liés au noyau
Les plus liés au noyau
Responsables de la réactivité
Les plus importants !!!
Electrons de VALENCE
Electrons de COEUR
Comment les identifier ???
Les autres
Les électrons de n le plus grand
+ ceux des sous couches
partiellement remplies
32
F- Configuration électronique fondamentale d’un ion
1- Cas d’un anion : on ………….. des e- à l’atome neutre
On applique les règles de remplissages en affectant le nombre d’électrons
supplémentaires.
Ex : Cl-
2- Cas d’un cation : on ………….. des e- à l’atome neutre
1- Ecrire la configuration électronique de l’atome
2- Enlever en premier les électrons de la sous-couche la plus externe de plus grande valeur
de n même s’il ne s’agit pas de la sous-couche qui a été remplie en dernier.
Rmq : si les dernières sous couches sont du type nsx, (n-1)dy ou nsx, (n-2)fy
Alors les électrons sont enlevés prioritairement à la sous couche ns.
Ex : Ni2+, C4+, Mg2+, Fe3+, Al+, Al3+
3- Electrons de valence des ions
Cation : les e- de valence sont ceux qui restent de l’atome (s’il en reste)
Anion : les e- de valence sont ceux de l’atome + ceux ajoutés 33
G- Energie totale de l’atome
• Par ailleurs, l’énergie totale (électronique) est égale à la somme des
énergies de chaque électron :
• Etot = Eélectron.i ou Etot = niEOA.i
i i
• Avec ni, le nombre d’électron dans l’OA i.
• Ex :
• Etot (C) =
• Etot (Mn) =
34
H- Rayons
• Le rayon atomique d’un élément est la moitié de la
distance qui sépare les centres de deux atomes
(identiques) voisins.
n² 2 ratomique
• Il évolue comme r (OA) = a0
Z *n ,l
en prenant l’OA la plus externe occupée
• Les rayons ioniques
– Rayon des cations << Rayon de l’atome
Car on ………………… un/des électron(s) de la
sous couche la plus externe.
– Rayon des anions >> Rayon de l’atome
Car on ………………… un/des électron(s) à la sous
couche la plus externe. 35
V- Structure de la classification périodique
A- Présentation par Bloc
Elle est liée au remplissage des différentes sous couches selon l’ordre donné par
la règle de Klechkowsky.
Le nombre quantique principal n croît d’une unité lorsqu’on passe de la fin
d’une période (ou ligne) au début de la période suivante.
1s1 1s2
Structure par bloc
Bloc s Bloc p
Bloc d
Bloc f
Définition : élément de transition : élément qui possède une sous-couche nd
partiellement remplie
Suivant une même colonne, les atomes ont une configuration semblable de leurs
électrons de valence Réactivité chimique semblable. Ils constituent une famille :
Colonne 1 : …………………………………..; Colonne 2 : …………………………………..;
36
Colonne 17 : ………………………………..; Colonne 18 :…………………………………..
Applications
• à partir de sa place dans la classification, vous devez pouvoir retrouver la
configuration électronique de l’élément et réciproquement.
• La ligne est définie par le n le plus grand
• La colonne et le bloc se déduisent en examinant la dernière sous couche remplie
selon Klechkowski n l x :
– bloc l
– colonne x du bloc l. On peut alors en déduire la colonne de la classification
périodique à 18 colonnes.
Position Dia /
e- de
élément Z Configuration électronique (Ligne, bloc paramagnét
valence
Colonne) ique
C 6
O 8
Co 27
Ru 44
Cr * 24
37
* : exception à la règle de Klechkowsky
B- Evolution de n, Z et Z*
1- Au sein d’une famille (colonne)
Lorsque n augmente : les orbitales occupées par les électrons de valence sont
plus diffuses (éloignées du noyau)
Plus on descend dans une colonne, moins les électrons de valence sont liés
au noyau
2- Au sein d’une période (ligne)
Lorsque Z augmente : la charge du noyau augmente d’1 unité.
Z* augmente aussi mais moins vite (à cause de l’écrantage dû aux autres e-)
les électrons sont alors davantage liés au noyau (les OA de valence sont plus
contractées (proches du noyau)).
Plus on va à droite dans une ligne, plus les électrons de valence sont liés au
noyau
3- Résumé
H He
Li e- plus liés C N O F Ne
Na Cl Ar
Cs 38
C- Electronégativité, polarisabilité, énergie et rayon
atomique
• Plus un e- est lié au noyau :
– moins le rayon de son orbitale sera grand
– plus il sera stable : plus son énergie sera basse
– moins il sera attiré par un autre atome au sein d’une liaison plus il
est électronégatif
– moins il sera affecté par l’action d’un champ électrique moins il est
polarisable
• Rappel :
– Electronégativité : tendance qu’à un atome a attiré les e- au sein
d’une liaison.
– Polarisabilité : tendance du nuage électronique à se déformer sous
l’action d’un champ électrique.
• Conclusion :
– Plus un atome est électronégatif, plus ses OA sont basses en énergie
– Plus un atome est gros, plus il est polarisable.
39
Tendance :
13,6 Zn , l *2
E ( n, l ) = −
n *2
stabilité e- : E(OA) H
H χ
H r H α
n²
R (n, l ) = a0
Z *n ,l 40
Résumé : comparaison atomes mono- et poly-éléctroniques
• Mono-électronique • Polyélectronique
Hydrogène ; Hydrogénoïde • Allure des OA identiques
• Allure des OA identiques • E(OA) dépend de n et l
• E(OA) dépend de n
eV
... eV
4p
...
4s 4p 3d
3s 4s
3p 3d
3p
2s 2p Levée de 3s
dégénérescence 2p
2s
1s
1s 41
Ce que vous devez savoir ou savoir faire
• Les différents nombres quantiques et leur signification
• Établir une configuration électronique fondamentale (d’atome,
d’ion)
• trouver l’emplacement d’un élément connaissant sa configuration
électronique et réciproquement
• Différencier les e- de cœur, de valence, les systèmes dia ou
paramagnétiques
• Notion de charge effective : Z*
• Les formules du rayon atomique et de l’énergie d’une OA ou d’un
atome.
13,6 Zn , l *2 n²
E ( n, l ) = − R (n, l ) = a0
n *2 Z *n ,l
• L’allure des OA de type ns, np (en fonction du système d’axe)
• L’évolution au sein de la classification périodique, du rayon, des
énergies des e- les plus externes, de l’électronégativité et de la
polarisabilité
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