procédures de contrôles et obtenir l’engagement des pays à la transparence et au partage
d’informations et de données.
(Voir dans le tableau 1 la Recommandation 4 découlant de ces différents points)
VI – CONCLUSIONS :
Cinq ans après le début de la pandémie de Covid 19, qu’il y ait eu ou non des
manipulations dangereuses de virus, le constat montre que ni l’animal intermédiaire ni le virus
progéniteur n’ont été identifiés dans la nature. De nombreux éditoriaux et articles très récents
relancent les discussions sur l’origine du SARS-CoV2 soulignant les enjeux politiques liés à la
crise COVID : ni les chinois ni les américains ne voudraient avoir à endosser leur part de
responsabilités, et probablement encore moins dans le contexte actuel. Un communiqué
récent de la CIA penche désormais pour une origine accidentelle et indique relancer une
enquête et essayer d’obtenir plus d’informations de la part de la Chine, laquelle poursuit ses
recherches (y compris certaines à risque), de même que les Etats-Unis.
« La question n’est pas de savoir SI une prochaine pandémie peut survenir, mais plutôt
QUAND va t’elle survenir » (Maria D. Van Kerkhove de l’OMS, laquelle organisation continue
de demander aux autorités chinoises transparence et partage de données, sans actuellement
un réel succès). Tout laisse à penser, qu’en l’absence de données, l’on risque de ne jamais
connaître l’origine de la pandémie, ou qu’il faille du temps avant de résoudre l’énigme de ce
puzzle incomplet. En définitive, quel que soit l’origine du virus, des recommandations
découlent de ces évènements et sont indispensables pour limiter les risques zoonotiques, ainsi
que ceux liés à la recherche sur les virus à potentiel pandémiques.
Le développement de nouvelles technologies utilisant de nouveaux programmes et
modèles basés sur l’IA, pourra difficilement être totalement contrôlé. Ces outils moléculaires
de plus en plus accessibles et sophistiqués augmentent les risques éthiques et scientifiques
de certaines recherches, notamment lorsqu’il s’agit des maladies infectieuses, de la
surveillance et du contrôle des épidémies : ils ne peuvent plus être sous-estimés.
De manière convergente avec la position de l’Académie Nationale des Sciences et les
recommandations du CNCB, l’Académie nationale de médecine considère que les enjeux de
biosécurité et de bioprotection dans les laboratoires sont d’une réelle actualité. Il est urgent
qu’une culture de la maitrise des risques en sécurité biologique soit développée dans le monde
de la recherche. Cela passe par la mise en place d’une politique volontariste adossée à des
financements, intégrant la mise aux normes de biosécurité. Sensibiliser et responsabiliser les
chercheurs face aux aspects éthiques de leurs recherches est plus que jamais un enjeu
essentiel.
La persistance voire la progression des risques zoonotiques impose de se préparer
pour savoir y faire face, en renforçant les moyens d’anticipation et de surveillance par la
coordination nationale de réseaux « ad hoc » et l’harmonisation de procédures règlementaires,
afin de pouvoir participer efficacement à des coopérations européennes et internationales
transparentes, lesquelles s’avèrent plus que jamais indispensables, face aux nouvelles
maladies émergentes.
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