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Gestion de la crise Covid en Chine

Le document traite de la gestion de la crise Covid par les autorités chinoises, soulignant les recherches sur les coronavirus menées depuis 2003 et les lacunes dans la transparence des données. Il mentionne la destruction de bases de données virologiques essentielles et les manques dans les enquêtes épidémiologiques qui ont entravé la compréhension de l'épidémie. Enfin, il met en évidence les défaillances de la biosurveillance tant au niveau national qu'international durant la pandémie.

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Le document traite de la gestion de la crise Covid par les autorités chinoises, soulignant les recherches sur les coronavirus menées depuis 2003 et les lacunes dans la transparence des données. Il mentionne la destruction de bases de données virologiques essentielles et les manques dans les enquêtes épidémiologiques qui ont entravé la compréhension de l'épidémie. Enfin, il met en évidence les défaillances de la biosurveillance tant au niveau national qu'international durant la pandémie.

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- MOT : Micro-Organismes et Toxines

- MERS – COV : Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient du au coronavirus


- MPox : Monkey Pox virus
- OGM : Organismes Génétiquement Modifiés
- OMS : Organisation Mondiale de la Santé
- RBD : Receptor Binding Domain
- SARS : Syndrome respiratoire aigu sévère
- SARS-CoV-2 : Syndrome respiratoire aigu sévère dû au coronavirus 2
- WIV : Institut de Virologie de Wuhan

ANNEXE 2
La gestion de la crise Covid par les autorités chinoises
Dès 2 003, les recherches sur les coronavirus faisaient l’objet de nombreux travaux
en Chine et aux Etats-Unis, après l’épidémie de SARS en 2003, puis celle de MERS en 2008.
Le laboratoire de R. Baric déploie, pendant cette période, des méthodes permettant la
construction de virus chimériques (1) ou la synthèse de virus en combinant les séquences
génomiques de différents virus (2). Le moratoire américain sur les expériences de GOF de
2014 a accéléré le transfert de technologie vers la Chine, où ces expériences sont réalisées
en laboratoire de niveau BSL-2 (3). Dès cette époque, la Chine a déployé plusieurs centres
de recherche sur les coronavirus à Wuhan, dans la province de Yunnan. Plusieurs laboratoires
y ont été construits, au début loin des habitations, puis progressivement du fait de l’extension
industrielle de la ville de Wuhan, certains se sont retrouvés proches des marchés. La première
augmentation de demandes de soins n’a pas eu lieu à proximité du marché aux fruits de mer
de Huanan, mais de l’autre côté de la rivière, dans les hôpitaux les plus proches de l’Institut
de virologie de Wuhan (WIV).
Au mois de septembre 2019, les autorités chinoises ont fait disparaitre l’accès à de
nombreux fichiers informatiques. Le WIV avait une base de données incluant des centaines
de génomes de sarbécovirus et de séquences de spike. La destruction des bases de données
virologiques des premiers cas humains a été ordonnée, alors qu’elles auraient été essentielles
pour comprendre les débuts de l’épidémie. Dans certains pays comme la Chine ou les États-
Unis, il s’est avéré difficile d’obtenir des informations, notamment sur les virus collectés ou sur
les recherches menées au moment de l’émergence de l’épidémie. Avant 2019, plus de 200
espèces de coronavirus de chauve-souris avaient déjà été identifiées et conservées dans les
laboratoires de Wuhan; par contre seuls les génomes de près de 30 souches avaient été
complètement séquencés. Les chauves-souris sont présentes dans de nombreuses régions
du monde; elles représentent des risques persistant liés aux nombreux virus qu’elles
hébergent, à pouvoir pathogène le plus souvent inconnu.
Les résultats soutenant la première hypothèse font apparaître le manque de
nombreuses enquêtes et études épidémiologiques complémentaires ; ils révèlent les points
critiques de la gestion de l’épidémie en Chine et les failles d’un système tel que celui instauré
et maintenu par les autorités chinoises malgré la gravité de la situation, avec l’absence de
nombreuses procédures qui auraient dues être mises en place, notamment en amont et en
aval, en termes de surveillances pré- et post-épidémie, tant au niveau de la faune sauvage
qu’au sein des animaux d’élevage. Contrairement aux accords internationaux et aux
engagements de tout pays dans ce type de situation, de telles études nécessaires n’ont pas
été faites, ni communiquées par la Chine. Il est vrai aussi que les autorités chinoises filtrent
encore considérablement les publications.
De nombreux manques dans les questions de biosurveillance sont survenus durant la
pandémie, tant aux niveaux nationaux qu’au niveau international. Il en est résulté un déficit
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