migrateurs, animaux d’élevage...
), avec la Surveillance des taux de morbi-mortalité, la
Surveillance des circulations de virus transmissibles à l’homme et aux espèces animales
potentiels vecteurs et la Surveillance humaine (services de maladies infectieuses).
- Ces réseaux doivent disposer d’outils technologiques adaptés : Il est nécessaire de déployer
des sites de collecte sentinels (dans les hôpitaux, les aéroports, les eaux usées, etc..) afin
d’identifier précocement des nouveaux pathogènes humains. Cette architecture, outre la
collecte d’informations, doit pouvoir disposer d’outils experts (y compris ceux s’appuyant sur
l’IA) et animer une plateforme nationale d’informations adaptée à la coordination des différents
d’acteurs.
Ceci implique :
- La Constitution de banques d’échantillons (humains et animaux y compris dans les
périodes inter-épidémiques) dans de bonnes conditions de conservation, organisées et fichées
au sein de systèmes protégés et exploitables est indispensable. De même, la constitution de
banques de données génétiques virales solides permettra l‘analyse moléculaire et
phylogénétique des virus :au moyen des technologies les plus avancées.
- L’accessibilité et le partage des données qui doivent être considérées comme des
biens communs. C’est un sujet essentiel : le partage des bases de données moléculaires doit
être facilité pour rendre accessibles les études de phylogénétique virale et celles de
modélisations mathématiques pour la prédiction de l’évolution d’une épidémie (Annexe 3).
- Ces réseaux doivent disposer de moyens financiers et humains : La France ne peut se
prémunir sans d’abord évaluer les besoins et mettre ensuite les moyens humains, techniques
et financiers nécessaires pour le maintien et l’activation de ces réseaux de surveillance en cas
de crise émergente.
(Voir dans le Tableau 1 la Recommandation 1 résumant ces derniers points)
III - Deuxième hypothèse : L’origine du SARS-CoV-2 est liée à un accident de
laboratoire
1 - Le Constat :
Très tôt, cette deuxième hypothèse a été évoquée par plusieurs équipes spécialistes
des coronavirus. Rapidement, il est apparu que la séquence génomique du SARS-CoV-2 était
organisée de façon proche de celle d’autres sarbécovirus de chauves-souris. Le virus porte
sur l’enveloppe des spicules constituées de la protéine S (Spike). Pour accéder à une cellule
hôte et l’infecter, la protéine S interagit avec l’ACE2 (récepteur de l'enzyme de conversion de
l'angiotensine2) présente sur les cellules hôtes, via son domaine de liaison au récepteur
(RBD).
Dès février 2020, des chercheurs ont identifié une particularité au sein du génome de
la souche initiale dite « Wuhan », avec la présence d’une petite séquence de quatre acides
aminés insérée dans la séquence de la spike (14). Cette insertion introduit un site de clivage
de la spike par une enzyme cellulaire appelée furine. Cette enzyme protéolytique est capable
de cliver la protéine en deux sous unités S1 et S2, facilitant l’infection de la cellule hôte. Ce
type de séquence, connue pour être un facteur de virulence chez d’autres coronavirus, n’avait
jamais été observée auparavant au sein des protéines spike des différentes souches de
sarbécovirus.
D’emblée, l’hypothèse du rôle éventuel de cette séquence sensible à la furine dans la
transmission interhumaine a été avancée, en raison de l’augmentation de l’affinité de la spike
pour le récepteur ACE2 humaine (très présent sur les cellules du nez, du poumon) et de son
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