0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues1 page

Biosécurité et réglementation des OGM

Le document traite de la réglementation des agents biologiques pathogènes et des OGM, soulignant la nécessité d'une approche commune en matière de biosécurité au niveau national et international. Il propose des actions telles que la création d'un comité pour mettre à jour les réglementations, l'harmonisation des classements des agents à risque, et l'établissement d'instances éthiques et scientifiques locales. Enfin, il insiste sur l'importance des coopérations européennes et internationales pour le partage d'informations et la préparation face aux nouveaux risques biologiques.

Transféré par

kurogarou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues1 page

Biosécurité et réglementation des OGM

Le document traite de la réglementation des agents biologiques pathogènes et des OGM, soulignant la nécessité d'une approche commune en matière de biosécurité au niveau national et international. Il propose des actions telles que la création d'un comité pour mettre à jour les réglementations, l'harmonisation des classements des agents à risque, et l'établissement d'instances éthiques et scientifiques locales. Enfin, il insiste sur l'importance des coopérations européennes et internationales pour le partage d'informations et la préparation face aux nouveaux risques biologiques.

Transféré par

kurogarou
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

fixant la liste des agents biologiques pathogènes en application de l’article R 4421 du code de

la santé publique). Ces listes et les conditions visant leur détention, leur manipulation et leur
transfert varient selon les pays, du fait d’une perception différente de ces risques et du niveau
d’acceptabilité de risques « résiduels ». Les manipulations génétiques, dont celles incluant des
GOF, relèvent des dispositions prévues par les directives européennes pour les organismes
génétiquement modifiés (OGM) et leur transposition dans le code de l’environnement (Livre V
Titre III article L 531-1 à L 537-1).
Au niveau international, le protocole de Carthagène sur la prévention des risques
biotechnologiques s’applique aux OGM. Cette convention, non ratifiée par les États-Unis et le
Vatican, autorise le développement des outils biotechnologiques à condition que des mesures
de sécurité́ « adéquates » soient mises en œuvre afin d’éviter tout risque et toutes
disséminations d’OGM susceptibles d’avoir des conséquences négatives sur l’environnement.

2 – Les propositions d’actions :


Il importe d’engager des discussions et des rencontres entre les différentes institutions
de façon à aborder les sujets de biosécurité avec une approche commune. Au niveau national,
il apparait nécessaire d’avoir un comité à même de produire et mettre à jour régulièrement une
réglementation prenant en compte les évolutions techniques avec notamment :

- Des règles d’autorisation à la mise en route des laboratoires BSL3 et BSL4 est nécessaire :
S’il existe une coordination des BSL4 au niveau européen grâce au réseau ERHINA
qui s’intéresse également à certains laboratoire BSL3, la situation sur la qualité de la
surveillance des bonnes pratiques en BSL 2 et BSL3 pose question. Une base de données
des laboratoires BSL 3 (universitaires et industriels), devrait être instaurée et suivie en France.
L’exploitation des BSL3 devrait être soumise à déclaration au niveau national, y compris pour
prendre en compte le niveau des manipulations génétiques jugées à risque.

- L’harmonisation des classements en « MOT » : La réactualisation de la diversité des


réglementations française, européenne et internationale nécessite discussion et coordination
concernant le classement des « agents à risque », de façon qu’ils soient pris en compte de la
même façon dans tous les pays, selon des accords internationaux établis.

- Une instance éthique et scientifique : Comme l’a recommandé le CNCB, il parait


indispensable que chaque établissement puisse faire appel à une instance éthique et
scientifique locale, compétente sur les sujets de recherches à risque et que ces instances
locales soient coordonnées au niveau national. Le ministère en charge de la recherche a
proposé que le CEUCO soit chargé de cette mission ; l’ANR et l’ANRS-MIE devraient tenir
compte des avis rendus à cet égard pour l’attribution de leurs financements.

- Les coopérations européenne et internationale sont des enjeux importants : Qu’il s’agisse
de surveillance ou d’enjeux technologiques, il faut envisager un dispositif connecté aux
structures équivalentes européennes (ECDC) et mondiales (OMS) impliquant les Etats-Unis
(jusqu’à ce jour), la Chine, l’Inde les pays Africains et ceux du continent Sud-Américain. Cela
impose des liens indispensables à construire pour le partage d’informations, de méthodes et
de procédures, de façon à définir des objectifs et des indicateurs communs et à être au même
niveau de préparation pour faire face à de nouveaux risques biologiques (Annexe 7). Adossée
à la mission du CEUCO, il faut imaginer une forme de gouvernance nationale pour coordonner
le réseau des instances locales. Celle-ci devrait être à même de participer et d’intégrer un
réseau européen et un réseau international dont les objectifs seraient de définir des

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE, 16 rue Bonaparte - 75272 Paris cedex 06 13


Tél. : +33 (0)1 42 34 57 70
Site : [Link] / Twitter : @Acadmed
CONTACT PRESSE : Virginie Gustin +33 (0)6 62 52 43 42 [Link]@[Link]

Vous aimerez peut-être aussi