Introduction générale
La Santé et Sécurité au Travail (SST) a pour objectif de protéger la vie, la santé et le bien-
être des travailleurs, tout en assurant la performance et la durabilité de l’entreprise.
Elle repose sur la prévention des risques professionnels, la maîtrise des conditions de
travail et la mise en place de systèmes de management efficaces.
La SST s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue, fondée sur l’identification des
dangers, la réduction des risques et le respect des exigences légales et normatives.
C’est une responsabilité partagée entre l’employeur, le personnel et les institutions
compétentes.
I. L’Approche Processus
L’approche processus est une méthode de management utilisée pour organiser et piloter
efficacement les activités d’une entreprise.
Un processus est un ensemble d’activités coordonnées transformant des entrées (besoins,
matières, informations) en sorties (produits, services, résultats).
Objectifs :
• Améliorer la qualité et la performance.
• Assurer la satisfaction du client.
• Faciliter la gestion et la communication internes.
Types de processus :
1. Processus de réalisation : production, ventes, services…
2. Processus de support : maintenance, ressources humaines, approvisionnement…
3. Processus de pilotage : direction, stratégie, planification, contrôle.
Mise en œuvre :
1. Identifier et cartographier les processus.
2. Décrire les activités, responsabilités et indicateurs.
3. Mesurer et analyser la performance.
4. Améliorer et consolider les résultats.
L’approche processus est la base de la démarche qualité (ISO 9001) et du management intégré
QHSE.
Une cartographie claire et des fiches processus permettent une meilleure maîtrise et une
amélioration continue.
II. Les Normes et la Standardisation
Les normes définissent des lignes directrices reconnues pour garantir la qualité, la sécurité et
la fiabilité des produits ou services.
Elles assurent la cohérence des pratiques et la reconnaissance à l’échelle internationale.
Principaux organismes :
• ISO : International Organization for Standardization.
• CLSI : normes pour les laboratoires médicaux.
• CEN : normalisation européenne.
• OMS : normes pour la santé publique.
• DIN, ASTM, SAE : normes industrielles spécifiques.
Types de reconnaissance :
• Certification : atteste qu’un produit ou service respecte une norme donnée.
• Accréditation : confirme la compétence technique d’un organisme ou laboratoire.
• Licence : autorisation légale d’exercer une activité réglementée.
Référentiels majeurs :
• ISO 9001 (qualité)
• ISO 14001 (environnement)
• ISO 45001 / OHSAS 18001 (santé et sécurité au travail)
• ISO 17025 / 15189 (laboratoires)
Les normes favorisent la fiabilité, la transparence, la reconnaissance et la préparation
continue à la certification et à l’audit.
III. Le Risque et la Sécurité au Travail
1. Le risque professionnel
Un risque professionnel est une éventualité de dommage pour la santé, liée à la nature du
travail ou à l’environnement professionnel.
Trois grandes catégories :
• Accidents du travail : événements soudains entraînant une lésion.
• Maladies professionnelles : affections causées par l’exposition répétée à un risque.
• Usure prématurée : due au surmenage et à de mauvaises conditions.
2. Risque dans les laboratoires
Les dangers peuvent être :
• Chimiques (acides, solvants, gaz),
• Biologiques (agents pathogènes),
• Physiques (chaleur, rayonnements, bruit).
Le danger désigne la propriété intrinsèque d’un élément à causer un dommage, tandis que le
risque exprime la probabilité de ce dommage selon l’exposition.
Le risque zéro n’existe pas, mais il peut être réduit à un niveau acceptable grâce à la
prévention.
3. La sécurité au laboratoire
La sécurité repose sur :
• La sensibilisation et la formation du personnel.
• L’adoption de bonnes pratiques et d’un comportement « qualité ».
• La prévention à long terme (contre intoxications, surdité, cancers, etc.).
4. Éléments de la sécurité au travail
1. Analyse des risques : dépistage des causes et sensibilisation ciblée.
2. Ergonomie : adaptation du poste à l’homme pour réduire la pénibilité.
3. Hygiène : contrôle des ventilations, agents biologiques, rayonnements.
4. Aspects psychosociaux : stress, rythme, relations et équilibre mental.
5. Gestion des risques
Les quatre pôles :
1. Identifier les dangers.
2. Évaluer les risques.
3. Maîtriser les risques (réduction, confinement, dilution).
4. Accepter le risque résiduel maîtrisé.
IV. Le Management SST (OHSAS 18001 / ISO 45001)
Objectif
Mettre en place un Système de Management de la Santé et Sécurité (SMS) pour maîtriser les
risques, se conformer à la loi et améliorer la performance.
Philosophie (Cycle PDCA)
1. Engagement et politique : volonté de la direction.
2. Planification : identification et hiérarchisation des risques.
3. Mise en œuvre : ressources, formations, communication.
4. Vérification : indicateurs, audits internes, actions correctives.
5. Revue de direction : évaluation et amélioration continue.
Avantages
• Conformité légale.
• Réduction des coûts liés aux accidents.
• Bien-être du personnel.
• Image positive et reconnaissance officielle.
Chapitres essentiels
4.1 Exigences générales
4.2 Politique SST
4.3 Planification
4.4 Mise en œuvre et fonctionnement
4.5 Vérification
4.6 Revue de direction
V. La Diligence et la Prévention
Trois devoirs essentiels s’imposent aux dirigeants :
1. Devoir de prévoyance → identifier et éliminer les dangers à la source.
2. Devoir d’efficacité → mettre en place des mesures concrètes (formations, consignes,
supervision).
3. Devoir d’autorité → faire respecter les règles et sanctionner les manquements.
Obligations principales
• De l’employeur : assurer la sécurité, évaluer les risques, informer et former les salariés.
• Du travailleur : respecter les consignes, utiliser les EPI, signaler les risques.
Diagnostic SST et Inventaire des Risques
Évaluer les situations dangereuses, classer les risques selon leur gravité et probabilité, puis
établir un plan d’action préventif.
La pyramide de Bird montre que pour 1 accident grave, on compte environ 10 accidents
mineurs, 30 incidents et 600 quasi-accidents.
VI. La Sécurité en Entreprise
• L’employeur doit assurer la protection des travailleurs, y compris les intérimaires.
• Les salariés doivent participer à la sécurité collective.
• Un plan du site définit les zones d’accès et les consignes.
Les enjeux sont multiples :
• Humain : réduire les blessures et maladies.
• Social : améliorer le climat de travail.
• Technique : optimiser les procédés.
• Économique : limiter les pertes et coûts.
• Pénal : éviter les sanctions juridiques.
VII. Démarche de Prévention
1. Document Unique
C’est le support officiel de l’évaluation des risques dans l’entreprise. Il recense les dangers,
classe les priorités et propose des mesures de prévention.
2. Formation et habilitation
Chaque salarié doit être formé selon les risques liés à son poste (électrique, incendie,
manutention, SST…).
3. Médecin du travail
Rôle exclusivement préventif : surveiller l’hygiène, les conditions de travail et conseiller sur
les mesures de protection.
4. Inspection du travail
Contrôle le respect des règles, enquête sur les accidents et vérifie les dispositifs de sécurité.
VIII. Gestion des Accidents du Travail
Étapes principales :
1. Avant l’accident : prévention, repérage des risques, entretien du matériel.
2. Pendant : intervention rapide du Sauveteur Secouriste du Travail (SST), alerte des
secours.
3. Après : déclaration, enquête, analyse et actions correctives.
Chaque accident, même bénin, doit être enregistré dans le registre des accidents bénins.
Les trois premières minutes sont décisives : d’où l’importance du SST formé et disponible.
IX. Équipements de Travail et de Protection
1. Règlement intérieur
Document obligatoire définissant les règles d’hygiène, de discipline, de sécurité et les sanctions.
2. Équipements de Protection Individuelle (EPI)
Casque, lunettes, gants, chaussures de sécurité, blouse, protections auditives…
Ils complètent les protections collectives mais ne les remplacent jamais.
3. Moyens de Manutention
Chariots, transpalettes, palans, nacelles, etc.
→ Nécessitent une formation CACES et une autorisation de conduite interne.
→ Risques majeurs : écrasement, chute de charge, collision.
X. Risque Incendie
1. Triangle du feu
Trois éléments indispensables : combustible, comburant (oxygène), énergie d’activation.
2. Classes de feu
A (solides), B (liquides), C (gaz), D (métaux), F (graisses).
3. Modes de propagation
Rayonnement, conduction, convection, projection, épandage, flash-over (embrasement
général).
4. Moyens de lutte
Extincteurs, RIA, sprinklers, alarmes, trappes de désenfumage.
Utiliser le bon extincteur selon la classe de feu (poudre ABC pour feu électrique).
XI. Culture de Prévention et Risques Spécifiques
Développer une culture de prévention partagée est essentiel :
• Formation du personnel,
• Implication de la direction,
• Communication claire et continue,
• Participation de tous les acteurs (stagiaires, tuteurs, salariés, chefs).
Risques spécifiques dans la maintenance des matériels :
• Manutention manuelle (54 % des accidents),
• Outillage à main,
• Chutes de hauteur ou de plain-pied,
• Risques électriques et mécaniques,
• Risques chimiques et routiers.
Objectif
Faire du futur travailleur un acteur de la prévention, capable d’analyser, signaler et maîtriser
les risques de son environnement.
Conclusion générale
La Santé et Sécurité au Travail est un pilier fondamental de la performance et de la durabilité
des organisations.
Elle permet de protéger les personnes, d’assurer la conformité légale et d’améliorer la qualité
du travail.
Une politique SST efficace repose sur :
• L’engagement de la direction,
• La participation du personnel,
• La formation continue,
• La communication et la transparence,
• L’amélioration permanente.
La sécurité n’est pas une dépense, mais un investissement pour la vie et la performance
de l’entreprise.
I. Introduction générale
Q1 : Qu’est-ce que la Santé et Sécurité au Travail (SST) ?
La SST regroupe l’ensemble des mesures, politiques et pratiques mises en œuvre pour
protéger la santé physique et mentale des travailleurs, prévenir les accidents et maladies
professionnelles, et améliorer les conditions de travail.
Q2 : Quels sont les objectifs principaux de la SST ?
- Prévenir les risques professionnels.
- Protéger la santé et la vie des salariés.
- Assurer un environnement de travail sain et sécurisé.
- Contribuer à la performance et à la durabilité de l’entreprise.
Q3 : Pourquoi la SST est-elle une responsabilité partagée ?
Parce que l’employeur a l’obligation d’assurer la sécurité et la santé de ses employés,
tandis que chaque travailleur doit respecter les consignes et utiliser les équipements de
protection.
II. L’approche processus
Q4 : Qu’est-ce qu’un processus ?
C’est un ensemble d’activités coordonnées qui transforment des éléments entrants
(besoins, matières, informations) en éléments sortants (produits, services, résultats).
Q5 : Citez les trois types de processus.
- Processus de réalisation : production, ventes, prestation.
- Processus de support : maintenance, ressources humaines, achats.
- Processus de pilotage : stratégie, planification, direction.
Q6 : Pourquoi l’approche processus est-elle importante ?
Elle permet de maîtriser les activités, d’assurer la qualité, de mesurer la performance et
d’améliorer continuellement les résultats (principe PDCA).
III. Les normes et la standardisation
Q7 : Que signifie ISO ?
ISO signifie International Organization for Standardization, un organisme international
de normalisation qui élabore des standards pour la qualité, la sécurité et l’environnement.
Q8 : Quelle est la différence entre certification, accréditation et licence ?
- Certification : reconnaissance qu’un produit ou service respecte une norme.
- Accréditation : reconnaissance de la compétence d’un organisme ou laboratoire.
- Licence : autorisation légale d’exercer une activité réglementée.
Q9 : Citez trois normes importantes liées à la SST.
- ISO 9001 (qualité),
- ISO 14001 (environnement),
- ISO 45001 / OHSAS 18001 (santé et sécurité au travail).
IV. Le risque et la sécurité au travail
Q10 : Quelle est la différence entre danger et risque ?
- Danger : propriété d’un élément pouvant causer un dommage.
- Risque : probabilité qu’un dommage se produise en cas d’exposition au danger.
Q11 : Citez trois types de risques professionnels.
- Risques chimiques (solvants, gaz).
- Risques biologiques (bactéries, virus).
- Risques physiques (bruit, chaleur, rayonnements).
Q12 : Pourquoi le risque zéro n’existe-t-il pas ?
Parce qu’aucun système n’est totalement exempt de défaillance ou d’imprévu. On peut
seulement réduire les risques à un niveau acceptable.
Q13 : Quels sont les quatre éléments de la sécurité au travail ?
1. Analyse des risques.
2. Ergonomie.
3. Hygiène.
4. Prévention des risques psychosociaux.
V. Le management SST (ISO 45001 / OHSAS 18001)
Q14 : Qu’est-ce qu’un Système de Management de la SST (SMSST) ?
C’est un ensemble structuré de politiques, procédures et pratiques visant à identifier,
évaluer et maîtriser les risques professionnels au sein d’une organisation.
Q15 : Quelles sont les étapes du cycle PDCA ?
- Plan (Planifier) : identifier les risques et planifier les actions.
- Do (Faire) : mettre en œuvre les actions.
- Check (Vérifier) : contrôler les résultats.
- Act (Agir) : corriger et améliorer.
Q16 : Donnez deux avantages de la certification ISO 45001.
- Réduction des accidents et amélioration de la sécurité.
- Amélioration de l’image et de la conformité légale.
VI. Devoirs et prévention
Q17 : Quels sont les trois devoirs de diligence de l’employeur ?
- Prévoir : identifier et éliminer les dangers.
- Corriger : mettre en place des mesures préventives.
- Contrôler : surveiller l’efficacité et le respect des consignes.
Q18 : Quelle est la responsabilité du travailleur ?
Respecter les consignes, signaler les anomalies, utiliser les EPI et participer à la
prévention.
Q19 : Que représente la pyramide de Bird ?
Une représentation statistique montrant que pour 1 accident grave, il existe environ 10
accidents mineurs, 30 incidents et 600 quasi-accidents.
VII. Sécurité en entreprise
Q20 : Quelles sont les obligations de l’employeur ?
- Assurer la sécurité et la santé des employés.
- Former et informer le personnel.
- Évaluer les risques et tenir le Document Unique à jour.
Q21 : Quelles sont les obligations du salarié ?
Appliquer les règles de sécurité, porter les EPI, signaler tout danger et participer à la
prévention.
VIII. Prévention et évaluation des risques
Q22 : Qu’est-ce que le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER) ?
C’est un document obligatoire qui recense et évalue l’ensemble des risques professionnels
de l’entreprise, avec un plan d’action préventif.
Q23 : Quel est le rôle du médecin du travail ?
Prévenir toute altération de la santé liée au travail, surveiller les conditions de travail et
conseiller l’employeur.
Q24 : Quel est le rôle de l’inspection du travail ?
Contrôler l’application de la réglementation, enquêter sur les accidents et conseiller les
entreprises.
IX. Gestion des accidents du travail
Q25 : Quelles sont les trois étapes de la gestion d’un accident ?
- Avant : prévention et formation.
- Pendant : secours, alerte, premiers soins.
- Après : déclaration, enquête, actions correctives.
Q26 : Quel est le rôle du Sauveteur Secouriste du Travail (SST) ?
Intervenir rapidement pour protéger, alerter et secourir la victime en attendant les secours.
Q27 : Pourquoi tenir un registre des accidents bénins ?
Pour suivre les incidents mineurs et prévenir les accidents plus graves.
X. Équipements et manutention
Q28 : Quelle est la différence entre EPI et protection collective ?
Les EPI protègent individuellement le travailleur, tandis que la protection collective vise à
éliminer le danger à la source (garde-machine, ventilation, signalisation).
Q29 : Citez trois exemples d’EPI.
Casque de sécurité, gants de protection, chaussures antidérapantes.
Q30 : Qu’est-ce que le CACES ?
Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité, obligatoire pour utiliser certains engins
(chariots, nacelles, grues).
XI. Risque incendie
Q31 : Quels sont les trois éléments du triangle du feu ?
Combustible, comburant (oxygène) et énergie d’activation.
Q32 : Citez les classes de feu.
A : solides – B : liquides – C : gaz – D : métaux – F : graisses.
Q33 : Qu’est-ce qu’un flash-over ?
C’est un embrasement généralisé soudain de l’environnement, provoqué par une forte
élévation de température.
Q34 : Citez deux moyens de lutte contre le feu.
Extincteurs, robinets incendie armés (RIA), sprinklers automatiques, alarmes.
XII. Culture de prévention et risques spécifiques
Q35 : Qu’est-ce qu’une culture de prévention ?
C’est un ensemble de valeurs, comportements et pratiques qui favorisent la sécurité au
quotidien dans l’entreprise.
Q36 : Pourquoi impliquer tous les acteurs dans la prévention ?
Parce que la sécurité dépend de la participation et de la vigilance de chacun (direction,
salariés, stagiaires, tuteurs).
Q37 : Citez trois risques spécifiques dans le secteur de la maintenance.
Risques de manutention, chutes, outils à main, électricité, produits chimiques.
XIII. Questions de synthèse
Q38 : Pourquoi dit-on que la sécurité est un investissement ?
Parce qu’elle réduit les coûts liés aux accidents, améliore la productivité et renforce
l’image de l’entreprise.
Q39 : Comment évaluer l’efficacité d’un système SST ?
Par des indicateurs (taux de fréquence, taux de gravité, nombre d’incidents), des audits
internes et la satisfaction du personnel.
Q40 : Quelle est la finalité d’une démarche SST ?
Prévenir les risques, protéger les travailleurs et améliorer continuellement les conditions
de travail.
I. Contexte et principes généraux
Q41 : Quelle est la finalité de la normalisation dans le domaine de la SST ?
Harmoniser les pratiques, garantir la conformité légale et faciliter la reconnaissance
internationale des systèmes de management.
Q42 : Quelle différence existe-t-il entre un accident du travail et une maladie
professionnelle ?
L’accident du travail est un événement soudain survenu pendant l’activité, tandis que la
maladie professionnelle résulte d’une exposition prolongée à un risque identifié.
Q43 : Citez trois facteurs humains qui peuvent influencer la sécurité.
Le comportement, la formation insuffisante et la fatigue ou le stress.
II. Approche processus – approfondissement
Q44 : Quelle est la différence entre un organigramme et une cartographie des processus
?
L’organigramme décrit la hiérarchie du personnel, tandis que la cartographie montre les
interactions entre les activités (processus).
Q45 : Que contient une fiche processus ?
Nom du processus, objectifs, responsable, activités, indicateurs, ressources et interactions
avec d’autres processus.
Q46 : Quelles sont les erreurs à éviter dans la description d’un processus ?
Être trop général (macro) ou trop détaillé (micro), ne pas définir les limites, ou négliger
les indicateurs de performance.
III. Normes et standardisation – approfondissement
Q47 : Quelle est la relation entre ISO 9001, ISO 14001 et ISO 45001 ?
Ce sont trois normes complémentaires :
• ISO 9001 → qualité,
• ISO 14001 → environnement,
• ISO 45001 → santé et sécurité.
Elles peuvent être intégrées dans un système de management QSE unique.
Q48 : Quelle est la différence entre norme de système et norme de produit ?
La norme de système régit l’organisation et les procédures internes ; la norme de produit
concerne la conformité technique d’un bien ou service.
Q49 : Quelle étape suit un audit de certification ?
L’organisme émet un rapport ; si la conformité est confirmée, un certificat est délivré
valable trois ans, avec des audits de suivi annuels.
IV. Risque et sécurité – approfondissement
Q50 : Citez les quatre étapes d’une analyse de risque.
Identifier le danger,
Évaluer la probabilité,
Évaluer la gravité,
Déterminer les mesures préventives.
Q51 : Qu’est-ce qu’un “risque résiduel” ?
C’est le risque qui subsiste après la mise en place des mesures de prévention et de
protection.
Q52 : Donnez deux exemples d’actions de prévention collective.
Installer une ventilation générale et placer des écrans de protection sur les machines.
Q53 : Donnez deux exemples d’actions de prévention individuelle.
Port d’EPI et formation à la sécurité.
V. Management SST – approfondissement
Q54 : Que contient une politique SST ?
Les engagements de la direction, les objectifs généraux, les moyens, les responsabilités et
la volonté d’amélioration continue.
Q55 : Qu’est-ce qu’un indicateur de performance en SST ?
C’est une mesure chiffrée permettant d’évaluer l’efficacité du système (ex. : taux de
fréquence des accidents, taux de gravité, taux d’absentéisme).
Q56 : Citez deux conditions essentielles pour réussir un système de management SST.
Engagement de la direction et participation active du personnel.
VI. Diligence et prévention – cas pratique
Q57 : Un employeur remarque qu’une machine présente un risque de coupure, mais elle
est toujours utilisée. Quelle obligation a-t-il ?
Il doit immédiatement arrêter la machine, évaluer le danger et installer une protection
avant toute remise en service (devoir de prévoyance et d’autorité).
Q58 : Quelle mesure est prioritaire selon la hiérarchie des moyens de prévention ?
Éliminer le danger à la source avant de recourir aux EPI.
Q59 : Quelles sont les trois étapes d’une démarche préventive ?
Identifier le risque, évaluer la gravité et la probabilité, puis établir un plan d’action.
VII. Sécurité en entreprise – situations concrètes
Q60 : Quelle est la première action à entreprendre après un accident grave ?
Sécuriser la zone et prévenir les secours avant toute autre intervention.
Q61 : Que signifie le terme “presqu’accident” ?
Un événement sans conséquence, mais qui aurait pu causer un accident. Il doit être
déclaré et analysé.
Q62 : Que signifie la notion d’“accident de trajet” ?
C’est un accident survenu entre le domicile du salarié et son lieu de travail, couvert par la
législation sur les accidents du travail.
VIII. Évaluation et prévention – outils
Q63 : Quel est le rôle du Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER) ?
Identifier, classer et hiérarchiser les risques pour chaque poste, avec des mesures de
prévention planifiées et suivies.
Q64 : Que signifie “hiérarchisation des risques” ?
Classer les risques selon leur gravité et leur probabilité d’occurrence pour prioriser les
actions.
Q65 : Qu’est-ce qu’une mesure corrective ?
Action entreprise après un incident pour éliminer la cause d’une non-conformité ou d’un
accident.
IX. Gestion des accidents – approfondissement
Q66 : Quelles informations doivent figurer sur le registre des accidents bénins ?
Date, heure, lieu, identité du blessé, nature des lésions, circonstances, soins dispensés,
signature du responsable.
Q67 : Quelle différence entre “alerte” et “alarme” ?
- Alerte : signalement du danger.
- Alarme : déclenchement du dispositif sonore ou lumineux avertissant du danger.
Q68 : Quel délai maximal pour déclarer un accident du travail ?
L’employeur doit le déclarer à la CNSS dans les 48 heures (hors dimanches et jours
fériés).
X. EPI et manutention – approfondissement
Q69 : Que signifie l’expression “EPI de catégorie III” ?
Équipements destinés à protéger contre des risques mortels ou irréversibles (ex. : harnais
antichute, appareil respiratoire).
Q70 : Donnez trois règles de sécurité en manutention manuelle.
Garder le dos droit, plier les genoux, rapprocher la charge du corps, éviter les torsions.
Q71 : Quelle est la durée de validité d’un CACES ?
En général 5 ans, renouvelable après formation ou test.
XI. Risque incendie – approfondissement
Q72 : Qu’est-ce que le triangle du feu et comment agir dessus ?
Le feu nécessite un combustible, un comburant et une source d’énergie ; il suffit
d’éliminer un de ces éléments pour éteindre le feu.
Q73 : Quelle différence entre extincteur à eau, à CO₂ et à poudre ?
- Eau : feu de classe A (solides).
- CO₂ : feu électrique et classe B.
- Poudre : feux A, B, C (multi-usage).
Q74 : Qu’est-ce qu’un plan d’évacuation ?
C’est un document affiché qui indique les sorties, les points de rassemblement et les
moyens de secours en cas d’incendie.
XII. Culture de prévention – approfondissement
Q75 : Quels sont les trois piliers d’une culture de prévention efficace ?
- Formation continue,
- Communication transparente,
- Implication de tous les niveaux hiérarchiques.
Q76 : Citez trois risques spécifiques rencontrés dans la maintenance.
Risques mécaniques, électriques et chimiques.
Q77 : Quelle est la première qualité d’un acteur SST efficace ?
La vigilance et la capacité à anticiper les situations dangereuses.
XIII. Synthèse finale
Q78 : Pourquoi la SST est-elle indispensable à la durabilité de l’entreprise ?
Parce qu’elle préserve le capital humain, réduit les coûts des accidents, renforce la qualité
et favorise la productivité.
Q79 : Comment mesurer le succès d’une politique SST ?
Par la baisse du nombre d’accidents, l’amélioration des indicateurs de performance et la
satisfaction du personnel.
Q80 : Quelle phrase résume la philosophie de la SST ?
La sécurité n’est pas une dépense, mais un investissement pour la vie et la performance.