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Mathématiques : Fonctions et Matrices

Le document présente un cours de mathématiques pour la filière Gestion à l'Université Hassan II, couvrant des sujets tels que les fonctions numériques d'une variable réelle, les fonctions à deux variables, et les matrices et déterminants. Chaque chapitre est structuré avec des définitions, théorèmes et exercices pour approfondir la compréhension des concepts mathématiques. Le professeur Mustapha Bassour enseigne ce module durant le premier semestre.

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Mathématiques : Fonctions et Matrices

Le document présente un cours de mathématiques pour la filière Gestion à l'Université Hassan II, couvrant des sujets tels que les fonctions numériques d'une variable réelle, les fonctions à deux variables, et les matrices et déterminants. Chaque chapitre est structuré avec des définitions, théorèmes et exercices pour approfondir la compréhension des concepts mathématiques. Le professeur Mustapha Bassour enseigne ce module durant le premier semestre.

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Université Hassan II

Faculté des Sciences Juridiques Économiques et Sociales


Mohammedia

Filière: GESTION

Chapitre 1: Fonctions numériques d’une variable réelle


Chapitre 2: Fonctions à deux variables
Chapitre 3: Matrices et déterminants

Module: Mathématiques

Semestre 1

Professeur: Mustapha BASSOUR


Contents

1 Fonction numérique d’une variable réelle 4


1.1 Fonction numérique d’une variable réelle . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Domaine de définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Limite et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.1 Limte en un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.2 Opérations sur les limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2.3 Les tableaux des opérations sur les limites . . . . . . . . . . . 6
1.2.4 Continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.5 Prolongement par continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Dérivabilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.1 Interprétation géométrique: équation de la tangente . . . . . . 9
1.4 Fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.1 Dérivées et Opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.2 Dérivées successives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5 Variations d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.5.1 Signe de la dérivée et sens de variations . . . . . . . . . . . . 10
1.6 Règle de l’Hôpital . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.7 Etude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.7.1 Symétries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.7.2 Branches infinies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.8 extremums d’une fonction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.9 Convexité. Points d’inflexion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.9.1 Fonctions convexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.9.2 Points d’inflexion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.10 Développements limités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.10.1 Développement limité des fonctions usuelles . . . . . . . . . 16
1.10.2 Développement limité - formule de Taylor . . . . . . . . . . . 17

2 Fonctions à deux variables 19


2.1 Domaine de définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.2 Dérivées partielles premières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3 Dérivées partielles secondes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.4 Point critique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5 Extremums libres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

2
CONTENTS

2.6 Extremums liés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22


2.6.1 Méthode de substitution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.6.2 Méthode de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.7 Élasticité d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.7.1 Élasticités partielles d’une fonction de deux variables . . . . . 26
2.7.2 Les fonctions homogènes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.7.3 Théorème d’Euler: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.7.4 Exemple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

3 Matrices et déterminants 28
3.1 Généralités sur les matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.1.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.1.2 Matrice transposée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.1.3 Matrices carrées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.1.4 Matrice diagonale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.1.5 Matrice identité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1.6 Matrice symétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.2 Opérations sur les matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.2.1 Addition des matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.2.2 Multiplication par un scalaire . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.2.3 Produit de deux matrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.2.4 Puissance d’une matrice . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.3 Matrices inversibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.4 Déterminants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.4.1 Calcul d’un déterminant dordre 2 . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.4.2 Calcul d’un déterminant d’ordre 3 . . . . . . . . . . . . . . . 34
3.4.3 Inversion d’une matrice par la méthode des cofacteurs . . . . 34
3.4.4 Inversion d’une matrice par la méthode des cofacteurs . . . . 35

3 Prof. Bassour - Filière: Gestion


Chapter 1

Fonction numérique d’une


variable réelle

1.1 Fonction numérique d’une variable réelle


Définition 1.1.1 Une fonction numérique d’une variable réelle est une relation de R (
ou une partie de R ) dans R telle qu’à tout élément de R est associé un élément au plus
de R. On note f : R → R.

On définit souvent une telle fonction f en donnant l’expression, en fonction de x, de


l’image f (x) du réel. on note f : x → f (x).

Exemple 1.1.2 Soit

f : [−3, +∞[→ R

x 7−→ x + 3

1.1.1 Domaine de définition


Définition 1.1.3 Soit f une fonction numérique d’une variable. on appelle domaine
de définition de la fonction f la partie de R constituée des éléments ayant exactement
une image, on le note Df :

Df = {x ∈ R | f (x) existe}

Exercice 1.1.4 Rechercher le domaine de définition des fonctions suivantes :



x ln(x + 2)
f (x) = (2 − x)x , f (x) = 2 , f (x) = √
x −4 1+ x
√ √
x−1 x+3
f (x) = ln(x2 + 2x − 3), f (x) = √ , f (x) = x
1− x e −1

4
1.2. LIMITE ET CONTINUITÉ

− →
→ −
Définition 1.1.5 Soit R = (O, i , J ) un repère cartésien et f une fonction. on
appelle représentation graphique (ou courbe représentative) de f dans R l’ensemble
Cf = {M (x, f (x)) : x ∈ Df } où M (x, y) désigne le point de coordonnées (x, y)
dans R.

Lorsque x décrit Df ⊂ R, le point M (x, y) où y = f (x) décrit dans ce plan la


courbe Cf de la fonction f dans le repère choisi.

1.2 Limite et continuité


1.2.1 Limte en un point
Définition 1.2.1 On dit que f a pour limite l ∈ R en x0 si:

∀ε > 0, ∃η > 0, ∀x ∈ Df : |x − x0 | < η =⇒ |f (x) − l| < ε.

On dit aussi que f converge vers l quand x tend vers x0 . On note lim f (x) = l
x→x0

Cette définition ne précise pas que si f est définie ou non en x0 . Dans le cas où f est
définie en x0 , l peut être différent de f (x0 ).

Théorème 1.2.2 (Unicité de la limite) Soit f une fonction réelle définie au voisinage
de x0 . Si f admet une limite l en x0 , cette limite est unique.

1.2.2 Opérations sur les limites


Théorème 1.2.3 Soit V un voisinage de x0 . On a les résultats suivants:

• (∀x ∈ V \ {x0 }, f (x) ≥ 0) =⇒ lim f (x) ≥ 0


x→x0

• (∀x ∈ V \ {x0 }, f (x) ≥ g(x)) =⇒ lim f (x) ≥ lim g(x)


x→x0 x→x0

Théorème 1.2.4 Soient f , g et h trois fonctions définies sur un voisinages de V de x0 ,


tels que

5 Prof. Bassour - Filière: Gestion


CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

• (∀x ∈ V \ {x0 }, f (x) ≤ h(x) ≤ g(x)


• lim f (x) = lim g(x) = l
x→x0 x→x0

Alors la fonction h admet une limite en x0 et lim h(x) = l


x→x0

1.2.3 Les tableaux des opérations sur les limites

Les situations où l’on peut pas conclure à partir des opérations sur les limites sont
les formes indéterminées
0 ∞
0 × ∞, , , +∞ − ∞
0 ∞
6 Prof. Bassour - Filière: Gestion
1.2. LIMITE ET CONTINUITÉ

Exercice 1.2.5 Calculer les limites suivantes:


x2 − 3x + 2 √ x2 + x e−x
lim lim x x − x2 lim
x→2 x2 + x − 6 x→+∞ x→+∞ 6x2 + 5

(x + 3)2 − 9 x−1 x−9


lim lim lim √
x→0 x x→1 5x2 + 3x − 8 x→9 x−3
√ √ 5x2 − 45 √
lim x2 + 7− x2 − 7 lim lim x2 + 1−x
x→+∞ x→3 x − 3 x→+∞

1.2.4 Continuité
Définition 1.2.6 Une fonction f est continue en x0 si lim f (x) = f (x0 )
x→x0

Définition 1.2.7 • On dit que la fonction f est continue à droite en


x0 si lim+ f (x) = f (x0 )
x→x0

• On dit que la fonction f est continue à gauche en x0


si lim− f (x) = f (x0 )
x→x0

7 Prof. Bassour - Filière: Gestion


CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

Proposition 1.2.8 f est continue en x0 si et seulement si elle est continue


à droite et à gauche en x0

Théorème 1.2.9 Soient f et g deux fonctions continues en x0 , et α un


nombre réelle. Alors,
• Les fonction f + g, f × g, et αf sont continues en x0 .
1 f
• Si g(x0 ) ̸= 0, les fonctions g
et g
sont continues en x0 .

1.2.5 Prolongement par continuité


Soit f une fonction définie au voisinage de x0 sauf en x0 et admettant
une limite réelle l en x0 . Alors la fonction fe définie par

f (x) si x ̸= x0
fe(x) =
l si x = x0
est continue en x0

Définition 1.2.10 La fonction fe s’appelle prolongement par continuité


de f en x0 . On dira aussi que f est prolongeable par continuité en x0

1.3 Dérivabilité
Définition 1.3.1 Soit f une fonction définie sur au voisinage de x0 . f est
dite dérivable en x0 si son taux d’accroissement f (x)−f (x0 )
x−x0
entre x et x0
admet une limite lorsque x tend vers x0 . Cette limite est appelée dérivée
de f en x0 et notée f ′ (x0 ):
f (x) − f (x0 )
f ′ (x0 ) = lim
x→x0 x − x0
Il est souvent pratique de se ramener à une limite en 0: notons h = x−x0 ,
donc lorsque x tend vers x0 , le nombre h tend vers 0 et par suite,
f (x) − f (x0 ) f (x0 + h) − f (x0 )
f ′ (x0 ) = lim = lim
x→x0 x − x0 h→0 h

Exemple 1.3.2 Étudier la dérivabilité de la fonction f en 1


 2
x − x + 3 si x ≤ 1
f (x) =
2x2 + 1 si x > 1

8 Prof. Bassour - Filière: Gestion


1.3. DÉRIVABILITÉ

1.3.1 Interprétation géométrique: équation de la tangente


Soit Cf la courbe de f dans R2 rapporté à un repère cartésien. Considérons
sur cette courbe deux points M0 d’abscisse x0 et M d’abscisse x Le

coefficient directeur (ou la pente) de la droite (M M0 ) est


f (x) − f (x0 )
x − x0
Donc f est dérivable en x0 revient à dire que le cefficient directeur de
la droite (M M0 ) admet une limite en x0 qui est f ′ (x0 ). Ainsi, la droite
(M M0 ) a pour position limite la droite (T ) s’appelle tangente à Cf en x0 .
Si f ′ (x0 ) est finie, la tangente est non parallèle à l’axe Oy et sont equation
est
y = f ′ (x0 )(x − x0 ) + f (x0 )
Si f ′ (x0 ) est infinie (égale à +∞ ou −∞(, la tangente est parallèle à
l’axe Oy.
Exercice 1.3.3 Soit f la fonction définie par:
x2 + 2
f (x) =
x
Déterminer l’équation de la tangente à la courbe Cf au point d’abscisse
1.
Définition 1.3.4 On dit que f est dérivable à droite (resp. à gauche) en
x0 si son taux d’accroissement f (x)−f (x0 )
x−x0
entre x et x0 admet une limite
à droite (resp. à gauche) lorsque x tend vers x0 . Cette limite est appelée
dérivée à droite (resp. à gauche) de f en x0 et notée fd′ (x0 ) (resp. fg′ (x0 )
):
f (x) − f (x0 ) f (x) − f (x0 )
fd′ (x0 ) = lim+ , (resp. fg′ (x0 ) = lim− )
x→x0 x − x0 x→x0 x − x0

9 Prof. Bassour - Filière: Gestion


CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

Proposition 1.3.5 f dérivable en x0 si et seulement si elle est dérivable


à droite et à gauche en x0 et fd′ (x0 ) = fg′ (x0 )

Proposition 1.3.6 Si f est dérivable en x0 alors elle est continue en x0 .

1.4 Fonction dérivée


Soit f une fonction définie sur un intervalle I de R. On suppose que tout
x ∈ I, f admet une dérivée f ′ (x).

Définition 1.4.1 On appelle fonction dérivée de f et on la note f ′ la


fonction qui à tout point x de I associe le nombre f ′ (x).

1.4.1 Dérivées et Opérations


Soient f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle I et α ∈ R,
alors
f (f )′ g − f (g)′
(αf )′ = α(f )′ , (f +g)′ = (f )′ +(g)′ , (f g)′ = (f )′ g+f (g)′ , ( )′ =
g g2

1.4.2 Dérivées successives


Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. Si f ′ est dérivable sur
I, on note f ′′ ou f (2) la dérivée de f ′ , f ′′ s’appelle la dérivée second de
f.
Par réccurence sur n ∈ N, n ≥ 2 on définit la dérivée nime de f , notée
f (n) , par f (n) = (f (n−1) )′ lorsque f (n−1) ) est dérivable sur I.

1.5 Variations d’une fonction


1.5.1 Signe de la dérivée et sens de variations
Théorème 1.5.1 Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I.
• la fonction f est strictement croissante sur l’intervalle I si et seulement
si f ′ (x) > 0 pour tout x ∈ I.
• la fonction f est strictement décroissante sur l’intervalle I si et
seulement si f ′ (x) < 0 pour tout x ∈ I.

10 Prof. Bassour - Filière: Gestion


1.6. RÈGLE DE L’HÔPITAL


Exemple 1.5.2 Soit f la fonction définie par: f (x) = 2 − x − ex
Vérifier que f est strictement décroissante sur l’intervalle [0, +∞[.

Exercice 1.5.3 Soit f la fonction définie par:


x
f (x) = 1 + √
1 + x2
1. Donner le domaine de définition de la fonction f .
2. Calculer les limites de f en −∞ et en +∞.
3. Calculer la dérivée f ′ de f .
4. Donner le tableau de variation de f .

1.6 Règle de l’Hôpital


0 ∞
Cette règle permet de lever, dans certains cas, l’indétermination 0
ou ∞

Théorème 1.6.1 Soient f et g deux fonctions continues sur un intervalle


ouvert I sauf peut être en un point a de I.
Si de plus les fonctions f et g sont dérivables sur I − {a} et si les
fonctions g et g ′ ne s’annulent pas sur I alors
′ (x)
lim fg′ (x) = l =⇒ lim fg(x)
(x)
= l, l fini ou infini
x→x0 x→x0

Exercice 1.6.2 On applique la règle de l’Hôpital, calculer les limites


suivantes:

ln(x − 1) ex − e−x
lim lim
x→2 x−2 x→0 ln(x + 1)

x2 − 9 ln(x)
lim √ √ lim+
x→3 x− 3 x→1 ex−1−x

1.7 Etude d’une fonction


1.7.1 Symétries
Définition 1.7.1 On dit que la fonction f de domaine de définition Df
est dite:

11 Prof. Bassour - Filière: Gestion


CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

• paire si ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et f (−x) = f (x).


• impaire si ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et f (−x) = −f (x).
Soit une fonction de courbe Cf dans le repère cartésien orthonormé
− →
→ −
(O, i , J ). On a
f est paire ⇐⇒ l’axe des ordonnées Oy est un axe de symétrie de Cf

f est impaire ⇐⇒ l’origine O est un centre de symétrie de Cf .

1.7.2 Branches infinies


Soit f une fonction réelle et Cf sa courbe représentative

Définition 1.7.2 Soit f une fonction réelle et x ∈ Df . On dit que le


point M (x, f (x)) décrit une branche infinie de Cf si l’une au moins de
ses coordonnées est non bornée.
• Si lim f (x) = a ∈ R, On dit que Cf admet une branche infinie
x→∞ x
dans la direction de la droite d’équation y = ax.
• Si lim f (x) = ∞, On dit que Cf admet une branche parabolique
x→∞ x
de direction l’axe Oy.
• S’il existe un couple (a, b) de nombres réels tel que:
lim [f (x) − (ax + b)] = 0
x−→∞

alors la droite d’équation y = ax + b est dite asymptote à Cf .


• Si lim limx−→x0 f (x) = ∞, la droite d’équation x = x0 est dit
x→x0
asymptote à Cf .

12 Prof. Bassour - Filière: Gestion


1.8. EXTREMUMS D’UNE FONCTION :

1.8 extremums d’une fonction :


Définition 1.8.1 On dit qu’on a un extremum x0 de la fonction f quand
on a soit maximum ou minimum :
• Un point x0 qui appartient au Df est appelé maximum local de f
si : Pour tout point x dans le voisinage de x0 (c’est-à-dire proche
de x0 ), on a :
f (x0 ) ⩾ f (x)

• Un point x0 qui appartient au Df est appelé minimum local de f si


: Pour tout point x dans le voisinage de x0 (c’est-à-dire proche de
x0 ), on a :
f (x0 ) ≤ f (x)

Remarque 1.8.2 On dit que f admet un maximum global (resp. un


minimum global) sur I en x0 lorsque x0 est un maximum (resp. minimum)
sur tout le domaine de définition de f.

Théorème 1.8.3 Les extremums d’une fonction vérifient toujours f ′ (x0 ) =


0 on dit alors que x0 est un point critique.
Attention : un point critique n’est pas toujours extremum ! Mais un
extremum est d’abord un point critique.

Théorème 1.8.4 Si x0 est un point critique, c’est-à-dire tel que f ′ (x0 ) =


0, alors :
• Si f ′′ (x0 ) > 0 alors f admet un minimum en x0 .
• Si f ′′ (x0 ) < 0 alors f admet un maximum en x0 .

Définition 1.8.5 Un point critique qui n’est ni un maximum local ni un


minimum local est nommé point-selle (ou point col).

Exercice 1.8.6 Etudier les extremums des fonctions suivantes:

f (x) = 2x3 − 3x2 − 12x + 4


g(x) = ln(x2 + 1)
x
h(x) = 2
x +1
13 Prof. Bassour - Filière: Gestion
CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

1.9 Convexité. Points d’inflexion


Soit f une fonction réelle définie sur un intervalle I et Cf sa courbe
représentative

Définition 1.9.1 On dit f est convexe si et seulement si

∀x ∈ I, ∀y ∈ I, ∀t ∈ [0, 1], f ((1 − t)x + ty) ≤ (1 − t)f (x) + tf (y)

On dit f est concave si et seulement si

∀x ∈ I, ∀y ∈ I, ∀t ∈ [0, 1], f ((1 − t)x + ty) ≥ (1 − t)f (x) + tf (y)

Géometriquement, une fonction f est convexe ( resp. concave) si, tout


←−−−−
arc M1 M2 de sa courbe Cf est situé au-dessous (resp. au-dessous du
segment [M1 , M2 ]

1.9.1 Fonctions convexes


Théorème 1.9.2 Soit f une fonction dérivable sur un intérvalle I. On
a:
• f est convexe sur I ⇐⇒ f ′′ ≥ 0 sur I.
• f est concave sur I ⇐⇒ f ′′ ≤ 0 sur I.

1.9.2 Points d’inflexion


Un point d’inflexion est un point où la courbure de la fonction change
de sens. Il’est evident qu’en un point d’inflexion la tangente traverse la
courbe, puisque d’un coté de ce point la courbe est disposée au-dessus
de la tangente et de l’autre coté au dessous.
Si en un point x0 ∈I , f ′′ s’annule en changeant de signe, alors le point
M (x0 , f (x0 )) est un point d’inflexion.

14 Prof. Bassour - Filière: Gestion


1.10. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

Exercice 1.9.3 Etudier la convexité de la fonctions suivante:


1
f (x) =
1 + e−x

1.10 Développements limités


Définition 1.10.1 f et g deux fonctions définies au voisinage de x0 .
On dit que f et g sont équivalentes au voisinage de x0 s’il existe une
fonction α définie au voisinage de x0 telle que :
f (x) = α(x)g(x) avec lim α(x) = 1.
x→x0

On note f ∼ g ou simplement f ∼ g.
x0

Proposition 1.10.2 Si g(x) ̸= 0 au voisinage de x0 , alors


f (x)
f ∼ g ⇐⇒ lim =1
x0 x→x0 g(x)

Exercice 1.10.3 1. Les fonctions f (x) = −3x2 − 10x + 17 et g(x) =


17−3x2 sont-elles équivalentes au voisinage de +∞? au voisinage
de 0 ? au voisinage de 1 ?
2. Les fonctions
f (x) = 2x − 5 et g(x) = ex −5
sont-elles équivalentes au voisinage de 0 ?

Définition 1.10.4 On dit que f est négligeable devant g au voisinage de


x0 , s’il existe une fonction ε définie au voisinage de x0 telle que:
f (x) = ε(x)g(x) avec lim ε(x) = 0
x→x0

On note f = o(g) ou simplement f = o(g).


x0
et on dit que f est un petit o de g.

Proposition 1.10.5 Si g ne s’annule pas au voisinage de x0 , alors


f (x)
f = o(g) ⇐⇒ lim =0
x0 x→x0 g(x)
15 Prof. Bassour - Filière: Gestion
CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

Exercice 1.10.6 On considère les fonctions suivantes:


2 +x
f (x) = ex − e2x et g(x) = x − 1

f est-elle négligeable devant g au voisinage de 0?


au voisinage de 1 ?

Définition 1.10.7 On dit que f admet un développement limité d’ordre


n au voisinage de x0 , et on note DLnx0 , s’il existe un polynôme Pn de
degré inférieur ou égal à n et une fonction ε, tels que : f (x) = Pn (x −
x0 ) + (x − x0 )n ε(x) avec lim ε(x) = 0.
x→x0
On écrit aussi f (x) = Pn (x − x0 ) + o((x − x0 )n )
x0

Définition 1.10.8 Le polynôme Pn (x − x0 ) est appelé partie régulière


du DLnx0 . La fonction (x − x0 )n ε(x) = o((x − x0 )n ) est dite le reste ou
terme complémentaire. Ceci revient à l’existence de constantes réelles
a0 , a1 , ..., an et une fonction ε définie au voisinage de x0 telle que lim ε(x) =
x→x0
0
et f (x) = a0 +a1 (x−x0 )+a2 (x−x0 )2 +...+an (x−x0 )n +(x−x0 )n ε(x)

1.10.1 Développement limité des fonctions usuelles

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1.10. DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS

Définition 1.10.9 Un développement limité (noté DL) d’une fonction en


un point est une approximation polynomiale de cette fonction au voisinage
de ce point, c’est-à-dire l’écriture de cette fonction sous la forme de la
somme:
• d’une fonction polynomiale
• d’un reste négligeable au voisinage du point considéré.
Les développements limités permettent de trouver plus simplement des
limites de fonctions, de calculer des dérivées, de prouver qu’une fonction
est intégrable ou non, ou encore d’étudier des positions de courbes par
rapport à des tangentes. Ils permettent également l’obtention d’équivalents.

Théorème 1.10.10 (Unicité du D.L.) Le développement limité d’ordre


n de f , au voisinage de x0 , s’il existe, il est unique.

1.10.2 Développement limité - formule de Taylor


La formule de Taylor-Young:

Théorème 1.10.11 Si f est de classe C n sur un intervalle I contenant x0


et que f (n) est bornée au voisinage de x0 , alors f admet un développement
de Taylor:
(x − x0 ) ′ (x − x0 )2 ′′
f (x) = f (x0 ) + f (x0 ) + f (x0 ) + ...
1 2!
(x − x0 )n (n)
+ f (x0 ) + o((x − x0 )n ).
n!
Au voisinage de 0:

′ x2 ′′ xn (n)
f (x) = f (0) + xf (0) + f (0) + ... + f (0) + o(xn )
2! n!
qu’on peut écrire aussi:
x2 ′′ xn (n)
f (x) = f (0) + xf ′ (0) + 2!
f (0) + ... + n!
f (0) + xn ε(x)

avec lim ε(x) = 0


x→0

Exemple 1.10.12 1. Déterminer le DL d’ordre n, au voisinage de 0


de la fonction f (x) = ex .

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CHAPTER 1. FONCTION NUMÉRIQUE D’UNE VARIABLE RÉELLE

2. Déterminer le DL d’ordre 2, au voisinage de 0 de la fonction g(x) =


1
x+1
.

Exercice 1.10.13 1. Trouver le DL d’ordre 2, au voisinage de 0 de la


fonction
ex −1
x 7−→
x
2. A l’aide de développement limité, calculer la limite suivante:
ex −1
lim
x→0 x

18 Prof. Bassour - Filière: Gestion


Chapter 2

Fonctions à deux variables

Le recours aux fonctions réelles d’une variable réelle est souvent insuffisant
pour rendre compte des relations économiques.
Une variable économique dépend souvent de plusieurs autres variables
économiques et non d’une seule.
D’une manière générale, les fonctions réelles de plusieurs variables réelles
sont de la forme :
z = f (x1 , x2 , ..., xn )

où x1 , x2 , ...., xn et y sont des nombres réelles.

L’étude ci-après se fera généralement sur des fonctions ayant seulement


des variables x et y. Ce cas capte l’essentiel de la théorie. L’étude du
cas général est similaire et ne présente pas plus de difficultés.

2.1 Domaine de définition

Définition 2.1.1 On appelle fonction à deux variables une fonction f


de R2 dans R. L’ensemble Df des éléments de R2 qui ont une image par
f s’appelle le domaine de définition de f .

p
Exemple 2.1.2 Par exemple, La fonction f définie par : f (x, y) = 1 − x2 − y 2
est une fonction de deux variables dont Df est le disque de centre (0, 0)
et de rayon 1 : Df = {(x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 ≤ 1}

19
CHAPTER 2. FONCTIONS À DEUX VARIABLES

Figure 2.1: Disque de centre (0, 0) et de rayon 1

2.2 Dérivées partielles premières


Définition 2.2.1 On appelle dérivées partielles premières de f au point
(x0 , y0 ) par rapport à
′ ′
• la variable x, le réel f 1 (x0 ) et on le note fx (x0 , y0 ) ou encore
∂f
∂x
(x0 , y0 )

′ ∂f f (x0 + h, y) − f (x0 , y)
fx (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) = lim
∂x h→0 h
′ ′
• la variable y, le réel f2 (y0 ) et on le note fy (x0 , y0 ) ou encore
∂f
∂y
(x0 , y0 )

′ ∂f f (x0 , y0 + h) − f (x0 , y0 )
fy (x0 , y0 ) = (x0 , y0 ) = lim
∂y h→0 h

2.3 Dérivées partielles secondes


Définition 2.3.1 On appelle dérivées partielles secondes de f au point
′ ′
(x0 , y0 ) les dérivées partielles des fonctions fx et fy ; on les note :

′′ ∂ 2f ∂f ∂f ′′ ∂ 2f ∂f ∂f
f x2 = 2
= [ ] fxy = = [ ]
∂x ∂x ∂x ∂x∂y ∂x ∂y
′′ ∂ 2f ∂f ∂f ′′ ∂ 2f ∂f ∂f
fyx = = [ ] fy 2 = 2
= [ ]
∂y∂x ∂y ∂x ∂y ∂y ∂y
20 Prof. Bassour - Filière: Gestion
2.4. POINT CRITIQUE

2.4 Point critique

Théorème 2.4.1 Soit f une fonction définie au voisinage de M0 (x0 , y0 ).


On suppose que f est différentiable en M0 . Si de plus f admet un
extremum local en M0 alors

∂f ∂f
(x0 , y0 ) = 0 et (x0 , y0 ) = 0 (∗)
∂x ∂y

Un point M0 (x0 , y0 ) vérifiant (∗) s’appelle point critique.

Exemple 2.4.2 Soit

f (x, y) = x3 + y 3 − 6xy

1. Déterminer les points critiques de f .

2. Étudier les extremums libres de f .

2.5 Extremums libres

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CHAPTER 2. FONCTIONS À DEUX VARIABLES

2.6 Extremums liés


Optimisation sous contrainte: Il existe deux méthodes: Méthode de
substitution et méthode de Lagrange.

2.6.1 Méthode de substitution


Lorsque la contrainte g(x, y) = 0 permet d’exprimer y en fonction de x,
ou x en fonction de y, on se ramène à l’étude d’une seule variable.

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2.6. EXTREMUMS LIÉS

Exemple 2.6.1 Etudier si f admet des extremums sous les contraintes


indiquées en utilisant la méthode de substitution :

1. f (x, y) = x2 + y 2 , sous la contrainte: x + y = 1.

2. f (x, y) = −xy + x, sous la contrainte: x − y = 1.

Exercice 2.6.2 On considère la fonction

f (x, y) = (x2 − 2y 2 ) ex−y

1. Calculer les dérivées partielles de f à l’ordre 1 et à l’ordre 2.

2. Etudier si f admet des extremums libres.

3. Etudier si f admet des extremums sous la contrainte x − y = 1.

2.6.2 Méthode de Lagrange

Exercice 2.6.3 On considère la fonction

f (x, y) = 2x + y

Chercher les extremums liés de la fonction f sous la contrainte


x2 + y 2 = 1 par la méthode de Lagrange.

Solution:

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CHAPTER 2. FONCTIONS À DEUX VARIABLES

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2.6. EXTREMUMS LIÉS

25 Prof. Bassour - Filière: Gestion


CHAPTER 2. FONCTIONS À DEUX VARIABLES

2.7 Élasticité d’une fonction

2.7.1 Élasticités partielles d’une fonction de deux variables

2.7.2 Les fonctions homogènes

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2.7. ÉLASTICITÉ D’UNE FONCTION

2.7.3 Théorème d’Euler:

2.7.4 Exemple

Exercice 2.7.1 On considère la fonction f définie par:


x3 + y 3
f (x, y) =
y
1. Déterminer le domaine de définition de f .
2. Monter que la fonction f est homogène et Déterminer son degré
d’homogénéité.
3. Calculer l’élasticité de la fonction f par rapport à chacun des deux
facteurs.
4. Écrire la formule d’Euler relative à cette fonction.

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Chapter 3

Matrices et déterminants

3.1 Généralités sur les matrices

Définition 3.1.1 On appelle une matrice A de type (m, n) à coefficients


réels, tableau de nombres comportant m lignes et n colonnes, (m, n ∈
N∗ ). Les nombres qui composent la matrice sont appelés les éléments
de la matrice (ou aussi les coefficients). On note par:

a11 a12 · · · a1n


 
 a21 a22 · · · a2n 
A=
 ... .. .. .. 
. . . 
am1 am2 · · · amn
Une matrice à m lignes et n colonnes est dite matrice d’ordre (m, n) ou
de dimension m × n.

Notations:

• L’ensemble des matrices à m lignes et n colonnes à coefficients


réels se note Mm,n (R).

• Si A est une matrice de dimension m × n, on note généralement aij


le coefficient qui se trouve à la ième ligne et dans la jème colonne
de la matrice, où 1 ≤ i ≤ m et 1 ≤ j ≤ n.

• On note aussi la matrice A par A = (aij )1≤i≤m,1≤j≤n i désigne


l’indice de la ligne et j désigne l’indice de la colonne.

28
3.1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MATRICES

Exemple 3.1.2 Soit


 
15 2 8 −12 1
A =  9 17 −6 3 41
18 12 −9 63 10

a22 désigne le coefficient de la 2ème ligne et de la 2ème colonne et a22 =


17.
A est une matrice de 3 lignes et 5 colonnes, A ∈ M3,5 (R).
Donc A est une matrice de dimension 3 × 5.

3.1.1 Définitions
• Matrice ligne: Une matrice ne contenant qu’une ligne (matrice de
dimension 1×n) est appelée matrice-ligne, ou encore vecteur-ligne.

• Matrice colonne: Une matrice ne contenant qu’une colonne (matrice


de dimension m×1) est appelée matrice-colonne, ou encore vecteur-
colonne.

• Matrice nulle: On appelle Matrice nulle toute matrice dont les


coefficients sont tous nuls. Dans ce cas aij = 0.

Exemple 3.1.3 • 7 0 −3 −1 81 49 est une matrice-ligne de
dimension 1 × 6.
 
32
• 10  est une matrice-colonne de dimension 3 × 1.

−8

3.1.2 Matrice transposée


Définition 3.1.4 Soit M une matrice de dimension m×n. La transposée
de la matrice M est la matrice de dimension n × m notée M T dont les
lignes sont les colonnes de M et les colonnes sont les lignes de M .
 
0 47
Exemple 3.1.5 • La transposée de la matrice M = est
−9 1
 
T 0 −9
la matrice M = .
47 1

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CHAPTER 3. MATRICES ET DÉTERMINANTS

 
1 2 3
• La transposée de la matrice A = est la matrice AT =
7 8 9
 
1 7
2 8.
3 9

3.1.3 Matrices carrées


Définition 3.1.6 Une matrice ayant le même nombre de lignes et de
colonnes est appelée matrice carrée d’ordre n.
L’ensemble des matrices carrées d’ordre n à coefficients réels se note
Mn,n (R) ou plus simplement Mn (R).

Définition 3.1.7 Soit A une matrice carrée d’ordre n: A = (aij )1≤i≤n,1≤j≤n .


Les coefficients (aii )1≤i≤n sont dits éléments ou coefficients diagonaux
de la matrice A et constitue la diagonale principale de la matrice A.
 
−9 5 0
Exemple 3.1.8 Soit A =  1 33 7
8 42 8
A est une matrice carrée d’ordre 3.
Les éléments diagonaux de la matrice A sont a11 = −9, a22 = 33 et
a33 = 8.

3.1.4 Matrice diagonale


Définition 3.1.9 Soit A une matrice carrée d’ordre n: A = (aij )1≤i≤n,1≤j≤n .
On dit que la matrice A est diagonale si tous les éléments non diagonaux
de la matrice sont nuls.
Autrement dit, A est une matrice diagonale si:
aij = k, (k ∈ R) si i = j et aij = 0 si i ̸= j.

a11 0 · · · 0
 
. .. 
 0 a22 . . . 

A= . . . 
 .. .. .. 0 
0 · · · 0 ann

Exemple 3.1.10

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3.1. GÉNÉRALITÉS SUR LES MATRICES

 
11 0 0
A =  0 −4 0 est une matrice diagonale d’ordre 3.
0 0 6

3.1.5 Matrice identité

Définition 3.1.11 On appelle matrice identité (ou matrice unité) d’ordre


n, la matrice carrée dont les éléments de la diagonale sont égaux à 1 et
tous les autres sont égaux à 0. on la note In .

···
 
1 0 0
.. .. 
0

1 . .
In =  . ... ... 
 .. 0
0 ··· 0 1

Exemple3.1.12 
1 0 0 0
0 1 0 0
I4 = 
0 0
 est la matrice identité dordre 4.
1 0
0 0 0 1

3.1.6 Matrice symétrique

Définition 3.1.13 Soit A = (aij )1≤i,j≤n une matrice carrée d’ordre n.


On dit que la matrice A est symétrique si elle est égale à sa matrice
transposée: AT = A (aji = aij ∀ 1 ≤ i, j ≤ n).

 
  0 −5 1
76 3
Exemple 3.1.14 A= B = −5 13 28 C=
3 −8
1 28 99
 
7 9 −1 −3
 9 2 0 19 
 
−1 0 8 4
−3 19 4 5
Les matrices A, B et C sont symétriques.

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CHAPTER 3. MATRICES ET DÉTERMINANTS

3.2 Opérations sur les matrices


3.2.1 Addition des matrices
Définition 3.2.1 Soient A = (aij ) et B = (bij ) deux matrices de dimension
m × n.
La matrice C = (cij ) de dimension m × n définie par: cij = aij + bij
∀ 1 ≤ i ≤ m, 1 ≤ j ≤ n est la somme des matrices A et B. On note
C = A + B.

Remarque 3.2.2 On ne peut pas additionner deux matrices de dimensions


différentes.

propriétés: Soient A, B et C trois matrices ayant la même dimension.


• A + B = B + A.

• (A + B) + C = A + (B + C).

• (A + B)T = AT + B T .

3.2.2 Multiplication par un scalaire


Définition 3.2.3 On appelle produit d’une matrice A par un réel k la
matrice obtenue en multipliant tous les éléments de A par k. Cette
matrice est notée k × A ou kA.

Remarque 3.2.4 En prenant k = −1, on peut définir la matrice opposée


d’une matrice A. C’est la matrice (−1) × A qu’on note aussi −A.
De même, on définit la soustraction de deux matrices A et B: A − B =
A + (−1) × B.

3.2.3 Produit de deux matrices


Définition 3.2.5 Soient A = (aij ) une matrice de dimension n × m et
B = (bij ) une matrice de dimension m × p.
Xm
La matrice C = (cij ) de dimension n × p définie par: cij = aik bkj
k=1
∀ 1 ≤ i ≤ n, 1 ≤ j ≤ p est le produit de la matrice A par la matrice
B. On note C = A × B.

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3.3. MATRICES INVERSIBLES



3 1  
2 −6 −2 5
Exemple 3.2.6 Soient A = −5 0 et B = ,
0 3 1 −3
2 7
Calculer C = A × B.

Remarque 3.2.7 La matrice A × B n’est définie que si le nombre


de colonnes de A est égal au nombre de lignes de B.

Le produit des matrices n’est pas commutatif, i.e, si A et B sont


deux matrices quelconques, en général A × B ̸= B × A.

• La matrice identité joue pour le produit matriciel une rôle similaire


au nombre 1 pour le produit des nombres réels.

• En supposant que les dimensions permettent le produit, on a: A ×


In = In × A = A.

3.2.4 Puissance d’une matrice

Définition 3.2.8 Soit A une matrice carrée d’ordre n.


On définit les puissances de la matrice A par: Ap = A | × A{z
× · · · A}
p fois
∗ 0
(∀p ∈ N ) avec A = In .

Attention ! ! ! Le calcul de A2 , par exemple, ne consiste pas à élever


les éléments de A au carré !
 
3 2
Exemple 3.2.9 Soit la matrice A =
1 0
2
Calculer A

3.3 Matrices inversibles

Définition 3.3.1 Soit A une matrice carrée d’ordre n.


A est dite inversible s’il existe une matrice B carrée d’ordre n telle que:
A × B = B × A = In .
La matrice B est appelée matrice inverse de A, notée B = A−1 .

33 Prof. Bassour - Filière: Gestion


CHAPTER 3. MATRICES ET DÉTERMINANTS

   
1 5 6 −5
Exemple 3.3.2 Soient les matrices A = et B =
1 6 −1 1
 
1 0
On a alors A × B = B × A = = I2
0 1
La matrice A est alors inversible et B = A−1 .

3.4 Déterminants
3.4.1 Calcul d’un déterminant dordre 2
 
a11 a12
Soit A = une matrice carrée d’ordre 2.
a21 a22
Le déterminant d’ordre 2 de la matrice A , noté det A, est défini par:
det A = a11 × a22 − a21 × a12 .
a a
On note aussi det A = 11 12 = a11 × a22 − a21 × a12
a21 a22
 
11 9
Exemple 3.4.1 Soit la matrice A =
5 5
Calculer det A.

3.4.2 Calcul d’un déterminant d’ordre 3


 
a11 a12 a13
Soit A = a21 a22 a23  une matrice carrée d’ordre 3.
a31 a32 a33
Le déterminant de A est défini par:

a11 a12 a13


det A = a21 a22 a23
a31 a32 a33
a22 a23 a a a a
= a11 − a21 12 13 + a31 12 13
a32 a33 a32 a33 a22 a23

Théorème 3.4.2 Une matrice carrée est inversible si et seulement si son


déterminant est non nul.

3.4.3 Inversion d’une matrice par la méthode des cofacteurs


Exercice 3.4.3 On considère la matrice suivante:

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3.4. DÉTERMINANTS

 
2 1 1
A = 2 1 −1 .
1 1 −3
1. Calculer det A et déduire que A est inversible.
2. Déterminer la comatrice de la matrice A: Com(A).
3. Déterminer: (Com(A))T .
4. Déduire A−1 l’inverse de la matrice A.
5. Résoudre le système linéaire suivant en utilisant la matrice
inverse de A: 
 2x + y + z=−4
2x + y − z=−2
 x + y − 3z= 6

3.4.4 Inversion d’une matrice par la méthode des cofacteurs


Définition 3.4.4 Soit A = (aij )1≤i,j≤n une matrice carrée d’ordre n.
Soit Aij la matrice carrée d’ordre n − 1 obtenue en supprimant dans la
matrice A la ligne i et la colonne j.
• On appelle cofacteur du coefficient aij le nombre (−1)i+j det(Aij ).
• On appelle comatrice ou matrice des cofacteurs de la matrice A la
matrice C(A) = (cij )1≤i,j≤n définie par: cij = (−1)i+j det(Aij ), 1 ≤
i, j ≤ n
Etapes de l’inversion:
1. On vérifie si la matrice A est inversible. Pour cela, on calcule son
déterminant:
• Si det A = 0 alors A n’est pas inversible.
• Si det A ̸= 0 alors A est inversible, et on passe aux étapes
suivantes:
2. On détermine la comatrice de la matrice A: Com(A)
3. On détermine la transposée de la comatrice de la matrice A: (Com(A))T .
4. On en déduit l’inverse de la matrice A: A−1 = 1
det A
(Com(A))T .

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CHAPTER 3. MATRICES ET DÉTERMINANTS

 
a b
Remarque 3.4.5 Soit A = une matrice carrée d’ordre 2 tel que
c d
ad − bc ̸= 0.
det A = ad − bc, det A ̸= 0, donc A est inversible.

d −b
L’inverse de A est : A−1 = det A
1
−c a

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