0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues70 pages

Conversion Analogique-Numérique et Inverse

Le document traite des conversions entre signaux analogiques et numériques, en détaillant les convertisseurs Analogique-Numérique (CAN) et Numérique-Analogique (CNA). Il aborde les caractéristiques, types de conversion, choix de la fréquence d'échantillonnage, ainsi que les erreurs de quantification et leur impact sur la qualité du signal. Des exemples pratiques et des exercices sont également fournis pour illustrer les concepts.

Transféré par

chmantihouarimhamed
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues70 pages

Conversion Analogique-Numérique et Inverse

Le document traite des conversions entre signaux analogiques et numériques, en détaillant les convertisseurs Analogique-Numérique (CAN) et Numérique-Analogique (CNA). Il aborde les caractéristiques, types de conversion, choix de la fréquence d'échantillonnage, ainsi que les erreurs de quantification et leur impact sur la qualité du signal. Des exemples pratiques et des exercices sont également fournis pour illustrer les concepts.

Transféré par

chmantihouarimhamed
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Conversion

Analogique – Numérique
et
Numérique - Analogique

3
Plan
 Introduction générale
 Définition des signaux analogiques et numériques
 Structure générale des convertisseurs AN – NA
 Caractéristiques principales des convertisseurs AN - NA
 Choix de la fréquence d’échantillonnage
 Conversion analogique - numérique
Convertisseur à intégrateur
Convertisseur à approximations successives
Convertisseur Flash
Convertisseur Delta - Sigma
 Conversion numérique – analogique
Convertisseur à comptage
Convertisseur à résistances
4
Introduction générale

De nombreux systèmes électroniques utilisent la technique numérique, à base de


microprocesseurs ou micro-contrôleurs, du fait des avantages que présente cette dernière
par rapport à la technique analogique : facilité de conception des fonctions complexes,
mémorisation possible des informations, faible sensibilité au bruit … Lorsque les
informations issues des capteurs sont des grandeurs analogiques ou que les actionneurs
doivent être commandés par des signaux analogiques, il est nécessaire de procéder à des
conversions de données :
TRAITEMENT NUMERIQUE

5
Effectuer le lien entre le microprocesseur
par nature numérique et les grandeurs
physiques par nature analogiques

Mot binaire de n1 bits Mot binaire de n2 bits

Entrée Microprocesseur
n1 n2 Sortie
analogique
analogique

CAN CNA

6
Les convertisseurs Analogique / numérique CAN et Convertisseur
Numérique / Analogique CNA sont :
- soit des composants discrets : (ex: ADC12C080 de NS)

- soit intégrés dans des microcontrôleurs (ex: DSP)

7
8
SYMBOLISATION ET EXEMPLES DE CONVERTISSEURS
2 catégories de circuits électroniques :
– circuits analogiques ()
– circuits numériques (#)

Exemples de Exemples de
convertisseurs CAN : convertisseurs CNA :
CAN à simple rampe CNA à réseau de résistances
CAN à double rampe pondérée
CAN à approximations CNA à échelle de résistances R-
successives 2R
CAN flash
Exemples de circuits :
Convertisseur A/N 8 bits : ADC
0800
Convertisseur N/A 8 bits : DAC
0808 9
Application : le son “ numérique ”

Le lecteur de CD effectue la lecture optique du CD, la conversion N/A et le filtrage.

10
Définition des signaux ana et num

Signal analogique : peut prendre une infinité de valeur dans un intervalle donné.

Signal numérique : prend un nombre fini de valeurs dans un intervalle donné.

11
Structures générales des convertisseurs

Conversion Analogique Numérique :


Le convertisseur analogique numérique transforme la grandeur
analogique en grandeur numérique.

CAN

Tension Ve : N1:
Entrée Mot binaire de n1 bits
analogique n1

Exemple : Ve=3V S=(1001)2

12
Conversion Analogique Numérique :

La quantification consiste à affecter une valeur numérique à chaque échantillon


prélevé.

13
Conversion Numérique Analogique:

Le convertisseur numérique analogique transforme la grandeur


numérique en grandeur analogique.
CNA

N2 :
Vs :
Mot binaire de n2 bits
Sortie
n2 analogique

Exemple : E=(1001)2 Vs=2,8V


14
Caractéristiques des CAN et CNA
Caractéristique de transfert
On peut tracer la courbe de la sortie en fonction de l’entrée : c’est la
fonction de transfert.

Pour le CAN : Pour le CNA :


Sortie : 4 bits Vs (V)

$F 5

Echelle

$0 0
$0 $F
0 5 Ve (V) Entrée : 4 bits
Echelle

15
Les convertisseurs AN – NA ont des caractéristiques spécifiques telles que :

 Quantum: (pas de quantification) l’intervalle des variations


analogiques n’entraînant pas de modification du signal numérique.
Le quantum correspond au pas (la marche) de la caractéristique de transfert.

E E
q n  n Si n est grand
2 1 2
Avec q le quantum, E l’échelle et n le nombre de bits du mot numérique.

16
 Echelle: ou « Pleine Echelle » on l’appelle aussi plage de conversion
l’intervalle maximum possible des variations analogiques pouvant être
converti, il correspond à la différence entre les tensions maximale et
minimale admissibles à l’entrée du CAN.

Pour un CNA, si le signal d’entrée numérique est sur n = 4 bits, que le


quantum vaut q = 0,125V, l’échelle est :
Nmax x q = (2n-1)x q =15x0,125=1,875V

 Résolution : elle est définie par le nombre de bits n utilisés pour coder la
valeur analogique. On la caractérise aussi par le quantum.
 Précision : elle caractérise l’erreur maximale entre la valeur lue et la
valeur vraie. Elle tient compte des erreurs de décalage, de gain, de
linéarité, etc… En général, la précision vaut +/- ½ q.
 Tension de décalage: C’est la tension ou courant qui existe en sortie, lorsqu’on
applique 00.0 en entrée. Idéalement, le CNA doit afficher 0V mais en réalité on
mesure une petite tension qui est due à l’erreur de décalage de l’ampli op en sortie.

17
Temps de conversion : caractérise la rapidité du CAN. Il exprime le
temps que met le convertisseur pour donner une valeur numérique du
signal d’entrée, c’est la durée que met le convertisseur pour affecter en
sortie la valeur convertie mise en entrée.
Les CAN sont généralement plus lents que les CNA.
Les temps de conversion sont très variables en fonction des technologies
employées; ils varient de quelques µs à quelques ms.

 Rapport signal sur bruit : par son principe le CAN introduit


naturellement une erreur de quantification que l’on nomme bruit de
quantification. On définit donc le rapport signal à bruit d’un CAN :
Ps Seff
RSBQdB = [Link] = [Link]
PbQ BQeff

L’équation: il vient de la caractéristique de transfert. Elle établit la


relation entre la sortie et l’entrée.
Pour le CAN, L’équation vaut : S=q-1 x Ve avec S est un nombre entier.
Pour le CNA, L’équation vaut : Vs=q x E

18
Type de conversion: Deux types de conversion , unipolaire ou bipolaire.
Unipolaire : la grandeur en sortie (tension ou courant) est toujours du même signe
Bipolaire : la grandeur en sortie (tension ou courant) est positive ou négative

Exemple de convertisseurs :
• Analogique/ Numérique, configurations existantes :
Signal bipolaire : -10 V à +10 V par exemple ou –20mA à +20mA
Signal unipolaire : 0 à +10V par exemple ou 4mA à 20mA

• Convertisseur CNA 12 bits , +/- 10V (bipolaire)


Résolution : 20/ 2^12 = 20/4096 = 4,8mV

19
CNA 3 bits, plage [0,10 V]; q = (10 - 0)/ 23 = 10/8 = 1,25 V

20
CNA 8 bits, plage [-5,+5 V]
8
q = (5 - (-5))/ 2 = 10/256 = 0,04 V

Us = q N + U ˉref

21
Exercice:
• Soit un convertisseur numérique -
analogique 4 bits (noté D C B A )
Si le signal numérique est composé de 4
entrées, on a 24 = 16 nombres binaires
distincts. Pour chacun de ces nombres, la
tension de sortie Vs est différente.

D C B A Vs Quand le mot en entrée est à 1111 la sortie du CNA vaut


15Volts : C’est la tension de sortie maximale.
En général, la sortie analogique = q * entrée numérique
Vs = q*N (q en volt)
Ici, on q=1V et donc Vs = (1V) * N
Exemple : pour N= 10102 , on a Vs = q * 10 = 10V
-> Compléter le tableau ci contre et le graphe ci-dessus
Exo 1 :
Calculer Vs pour q = 0.5V et N = 1001, N=0110, N=1111
Exo 2 :
Sachant que Vmax = 20V et CNA de 8 bits, calculer la
tension en sortie, pour N=10010001 puis N=00010110
Exo 3 :
Quelle est la plus grande tension de sortie d’un CNA si ce
dernier fournit 1V pour N=00010111 ?

22
Choix de la fréquence d’échantillonnage

Comment choisir la fréquence d’échantillonnage Fech ?


Avant de donner un critère sur Fech, étudions la structure interne d’un CAN.

Etage Etage de
d’Echantillonnage / Quantification /
Blocage Codage
23
Etage d’Echantillonnage / Blocage :

Schéma fonctionnel de l’échantillonnage :

Schéma fonctionnel du blocage :

24
Le CAN a besoin d’avoir une valeur stable en entrée pendant toute la durée
de la conversion (pendant le temps de conversion) afin de faire une
conversion correcte.
L’échantillonneur permet de bloquer le signal analogique aux valeurs de ce
même signal toutes les périodes d’échantillonnage.
La période d’échantillonnage doit être supérieure au temps de conversion.

Solution technologique réalisant la fonction Echantillonnage / Blocage :

Signal
échantillonné
Signal et bloqué
analogique

25
Influence de la résolution et de la fréquence d’échantillonnage

CAN 3 bits, fE = 10 kHz CAN 4 bits, fE = 20 kHz

• L’échantillonnage est d’autant meilleur que :


fE est élevée (vitesse)
n est élevée (précision)

26
Influence fréquentielle de la fonction Echantillonnage :

Soit s(t) un signal analogique.


Horloge f=Fech
s(t) s(nTe) = s(n)
Echantillonner

L’opération d’échantillonnage consiste à multiplier le signal d’entrée s(t)


par une « fonction » qui vaut 1 aux instants t=nTe.
27
L’opération d’échantillonnage consiste à multiplier le signal d’entrée s(t)
par une « fonction » qui vaut 1 aux instants t=nTe.

Rappel : distribution de Dirac


1 si x  0
 ( x)  
0 si x  0

Peigne de Dirac :

ШTe  t     (t  nTe)
n 


 s(nTe)  s(n)  s(t ).ШTe  t   s(t ).   (t  nTe)
n 
Pour voir l’influence fréquentielle de l’échantillonnage, il faut passer dans le
domaine des fréquences : Transformée de Fourier.

28
Signal analogique

Peigne de Dirac

Signal échantillonné

29
Pour éviter les problèmes de repliement de spectre, il faut :
 Placer un filtre antirepliement permettant de ne sélectionner que la
bande utile du signal (pour limiter le spectre dans la bande [-fmax ; +fmax]);
(dans le cadre de l’audio, on ne va garder que les fréquences que l’oreille est capable
d’entendre. Les caractéristiques internes de l'oreille induisent une sensibilité fréquentielle
pouvant aller de 20hz à 20khz. C'est pour cette raison que l'on a pris comme fréquence
d'échantillonnage fe=44,1 khz dans le cas du CD.)
 Respecter le théorème de Shannon : Choisir une fréquence
d’échantillonnage fech > [Link] 30
Choix de la fréquence d’échantillonnage

Exemple de fréquence d’échantillonnage :


 Musique : Bande de fréquence de la voix + instrument de musique
= [20 ; 20k]Hz, donc Fe = 44.1kHz.
 Téléphonie fixe : Bande de fréquence de la voix = [100 3000]Hz,
donc Fe = 8kHz.

L’échantillonnage consiste à prélever périodiquement des échantillons d’un signal


analogique.
Le signal échantillonné - bloqué peut à ce stade être converti sous forme binaire
(numérique) pour être stocké. Ce codage s'appelle la quantification.
Le rôle de la quantification est de donner une image binaire d’un signal analogique :
Passage Analogique – Numérique
Signal Continu – Signal discret
Tension – chiffre
31
CAN – Rapport signal sur bruit de quantification
• Après échantillonnage et blocage, la phase de quantification commet une erreur entre
le signal réel et le signal quantifié. Ces erreurs sont appelés bruit de quantification.

• Erreur de quantification (ou de codage) : différence entre la valeur du signal


échantillonné et la valeur analogique d’entrée correspondant au code de sortie.

Pour quantifier ces erreurs, on


définit le rapport signal à bruit de
quantification RSBQ exprimé par :

Ps Seff
RSBQdB = [Link] = [Link]
PbQ BQeff

Il est parfois noté SNRdB ou (S/N)dB.


Où :  Ps représente la puissance du signal d’entrée;
 PbQ représente la puissance du bruit de quantification;
 Seff représente la valeur efficace du signal d’entrée;
 BQeff représente la valeur efficace du bruit de quantification. 32
Exemple de bruit de quantification pour un signal sinusoïdal à numériser :

Pour un signal analogique sinusoïdal d’expression s(t )  A sin t  , sa valeur


efficace est Seff=A/√2.
Si le pas de quantification est très faible (résolution importante = nombre de bits
importants), on peut considérer que l’erreur de quantification a l’allure suivante :

L’évolution du bruit de quantification est une évolution en dent de scie avec une
amplitude égal au quantum. 33
Dans ce cas, le signal variant de 0 à E, on code les 2n niveaux de tension avec un pas
de quantification : On obtient une codification du signal d’entrée telle que :
L’erreur de quantification évolue alors entre 0 et q.
Calcul de la valeur efficace du
bruit de quantification BQeff :


T
1 e
Te 0
Δ BQeff   ²(t ).dt 
2. 3
0 temps
ε(t) Te
∆ /2
temps
-∆ /2 A
Seff 2
RSBQdB = [Link] = [Link] =
BQeff Δ
On a donc : 2. 3
A A
2 2
= [Link] = [Link] = 6, 02n +1, 77
PE A
2n.2. 3 2n-1.2. 3 34
Choix du nombre de bits de quantification
Choix classique Dans le cadre d’une simple acquisition, on peut se contenter de
choisir ‘n’ vis à vis de la résolution souhaitée :

Prise en compte du rapport signal sur bruit


Dans le cadre d’une acquisition - restitution, ce qui est le cas pour l’audio numérique,
on va choisir le nombre de bits de codage par rapport au rapport signal sur bruit :

signifie qu’un bit de code rajoute 6dB de rapport signal sur bruit.
Le SNR d’un CAN augmente avec sa résolution (gain de 6 dB par bit supplémentaire).
Dans le cadre du Compact Disc, il faut un SNR d’au moins 80dB pour effectuer un
enregistrement Haute Fidélité. Un codage sur 14 bits suffit (85.76 dB de SNR). On a utilisé
un code sur 16 car cela représente 2 octets, ce qui d’un point de vue informatique est plus
simple à gérer. On a donc pour le C.D. un enregistrement qui est effectué avec un SNR de
96dB. 35
Principe de codage
Le codage permet d’établir la correspondance entre le signal analogique et sa valeur
binaire. On le divise en deux groupes qui sont fonction de :
 Signe du signal constant UNIPOLAIRE
 Signe du signal variable BIPOLAIRE

Codage unipolaire

Au code « N » correspond la tension V = q N 36


Codage bipolaire

37
Code amplitude de signe
C’est un code qui reprend le code binaire naturel avec en tête un bit de signe :
[code signe][code binaire naturel]

C’est un code que l’on retrouve pour des voltmètres numériques ou des systèmes
évoluant peu autour de zéro.
Code binaire décalé

C’est un code que l’on retrouve dans les interfaces Numérique - Analogique (CNA).
Code complément à deux
Ce code se prête bien aux opérations arithmétiques (informatique).
Code complément à un
Chiffre positif : binaire naturel
Chiffre négatif : complément bit à bit du binaire naturel
Utilisé dans les compteurs (circuits logiques).
38
Conversion analogique - numérique

39
Un convertisseur analogique / numérique (CAN) est un circuit hybride qui transforme une grandeur
analogique d'entrée E (souvent une tension) en une valeur numérique N exprimée sur n bits.

Exemple de CAN 4 bits :

Vref+ et Vref- représentent les tensions de références du


convertisseur. Elles permettent de fixer les amplitudes
maximales et minimales de la grandeur d'entrée à convertir.

Il existe de très nombreuses technologies de Convertisseur Analogique – Numérique.


On trouve notamment les CAN :
 à intégrations (appelés aussi à rampes);
 à approximations successives (appelé aussi à dichotomie);
 Flash;
 Delta – Sigma;
…
Chacune de ces technologies possèdent des avantages et des inconvénients .

40
CAN – Convertisseurs à intégration
Pour les convertisseurs AN à intégration, on distingue 2 technologies, les CAN :
• Simple rampe;
• Double rampe.
CAN A INTEGRATION SIMPLE RAMPE
Schéma de principe :

La tension de référence est intégrée par l'amplificateur opérationnel, puis


comparée à la tension à convertir. Le montage logique en aval compte le temps
que met la sortie de l'intégrateur à rejoindre la tension d'entrée.
41
Hypothèses :
• ALI1 et ALI2 supposés parfaits, Vref : tension continue parfaite
• E(t) varie lentement (constant durant la phase de conversion)
ALI1 : Amplificateur Linéaire en boucle fermée car présence d’une liaison entre la sortie
et l’entrée inverseuse.
• Au début du cycle de conversion l’interrupteur S est fermé de façon à décharger
la capacité C, d’où Y(t) = 0.
• La première phase commence lorsque S
est ouvert. le compteur est activé et il Y(t)
s’incrémente au rythme du signal E
d’horloge.
• Il s’établit un courant I = Vref/ R dans la 0 tf
t
résistance R. comparateur
• D’où une croissance linéaire de Y avec
une pente positive Vref/ RC.
t
Vref compteur
• Si S ouvert : Y (t )  .t  cste
RC 0
t
• Si S fermé : Y (t )  0 N coups d’horloge 42
Vref
En t=tf, on a : Y (t  t f )  E  .t f
RC
En notant T, la période du signal d’horloge, on a : t f  N .T
E 1
On a donc : N  RC. .
Vref T
En t=tf, on ferme l’interrupteur S.

La valeur du compteur est donc de N. Or comme N est image de E, on a donc


une information numérique image du signal d’entrée.

43
Rappel sur le comparateur :
Si e > 0 V alors S = 1, (niveau de tension haut)
Si e < 0 V alors S = 0, (niveau de tension bas)

44
Chronogrammes (avec n = 3 bits) :

45
Principe de fonctionnement
La conversion A/N est indirecte : on se ramène au comptage d’une durée.
a) Générateur de rampes

46
b) Comparateur

A = 1 tant que uE > ur(t)

La durée t est proportionnelle à uE.


47
c) Porte logique ET

48
d) Compteur binaire

Le résultat en fin de comptage est proportionnel à uE.


n
La durée de conversion est : T =2 TH

Avantages : Simple et peu couteux, résolution élevée (application : multimètre numérique)


Inconvénients : Temps de conversion dépend de la tension à convertir, et la valeur du
compteur dépend des composants du montage (R et C qui varie dans le temps par
vieillissement). 49
CAN A INTEGRATION DOUBLE RAMPE
Pour s'affranchir des principaux défauts du système à simple rampe, on a imaginé
un système à double rampe.
Principe de fonctionnement :
Phase 1 :
Schéma de principe : Le commutateur est placé sur le
signal d’entrée Ve pendant une durée
fixe notée t1.
Phase 2 :
Le commutateur est placé sur le
signal –PE. On note t2 le temps
nécessaire au signal Vs(t) pour
repasser à 0.

50
CAN A INTEGRATION DOUBLE RAMPE

En t=t1, on a :
Pente Ve
Vs (t  t1 )  t1  V1
Ve/RC RC
Le compteur à compté :
t1
N1   cste
T
Pour t > t1, on a :
PE
Vs (t )  .(t  t1 )  V1
RC
PE Ve
En t=t1+t2, on a : Vs (t  t1  t2 )  0  Vs (t1  t2 )  0   .(t1  t2  t1 )  .t1
RC RC
Ve
Donc : t2  .t1
PE
Depuis t1, le compteur s’est incrémenté de N, donc : t2  N .T
Ve t1
Donc : N .
PE T
On a donc une information numérique N image du signal d’entrée.
Avantages : Simple et peu couteux
Inconvénients : Temps de conversion dépend de la tension à convertir.
51
CAN – Convertisseurs à approximations successives

C'est la technique la plus utilisée, notamment quand on travaille avec des


ordinateurs. Cette méthode présente le meilleur compromis entre vitesse et résolution.
Il s'agit de déterminer la valeur d'une tension inconnue Vx, au moyen d'une série de
«pesées» successives,

Principe de recherche du code numérique :

52
 Le circuit est constitué par un convertisseur digital / analogique auquel est associé
un circuit de commande générant des nombres binaires.
 La tension analogique Vx est appliquée à l'entrée «+» du comparateur.
 La conversion commence quand une impulsion est appliquée à l'entrée «Start».
 Au premier coup d'horloge (clock), le circuit de commande met le MSB à 1 et tous
les autres bits à 0.
 Le convertisseur digital / analogique voit en entrée le nombre binaire 100 et délivre
une tension analogique VC correspondant à la moitié de la tension de référence VR.
 L'amplificateur opérationnel effectue la comparaison entre VC et Vx et informe le
circuit de commande.
Si Vx est supérieure à VC, le circuit de commande laisse le MSB à 1.
Si Vx est inférieure à VC, le MSB est ramené au niveau logique 0.

 Le circuit de commande passe ensuite le bit N° 2 à l'état 1. Ce dernier restera à l'état 1


si la nouvelle tension de comparaison VC est supérieure à Vx ou retournera à l'état 0 si
VC est inférieure à Vx.
Le même processus est répété pour le bit N° 3 et ainsi de suite jusqu'à ce que le dernier
bit (LSB) soit traité.
53
Exemple:
Supposons une tension Vx = 7,3 volts et une tension de référence VR de 10 volts.
a) Le circuit de commande génère le nombre binaire 100. Puisque le bit le plus
significatif (MSB) a un poids égal à 1 / 2 de VR, le convertisseur D / A délivre une
tension analogique VC de 5 volts.
b) Le comparateur signal que Vx est plus grande que VC.
c) Le circuit de commande conserve le bit (MSB) à l'état 1.
d) Le circuit de commande met le bit N° 2 à l'état 1, produisant ainsi le nombre
binaire 110 auquel correspond la tension analogique VC de 7,5 volts (5 V du bit le
plus significatif plus 2,5 volts du deuxième bit).
e) Le comparateur signale que Vx est inférieure à VC.
f) Le circuit de commande remet le deuxième bit à 0.
g) Le circuit de commande met le bit le moins significatif à l'état 1. Au nombre
binaire 101 correspond la tension analogique VC de 6,25 volts (1 / 2 de VR plus 1 / 8
de VR).
h) Le comparateur signale que Vx est supérieure à VC.
i) Le circuit de commande conserve au troisième bit (LSB) la valeur de 1.
j) La conversion est terminée et nous avons obtenus le nombre binaire 101. 54
Dans le premier intervalle (créneau positif du signal d'horloge), le circuit de
commande met un bit à l'état 1, le convertisseur D / A génère la tension VC et le
comparateur informe le circuit de commande.
Dans le deuxième intervalle, le circuit de commande valide l'état 1 sur le bit en
cours de traitement ou décide de le remettre à 0.

Avantages : Temps de conversion constant, mais dépend du nombre de bits


Inconvénient : Structure plus complexe. 55
CAN – Convertisseurs Flash
Lorsqu'on désire une conversion ultra rapide, on pourra utiliser un convertisseur
flash (encore appelé C.A.N. parallèle). Un tel dispositif est basé sur l'emploi de 2 n  1
comparateurs associés à un décodeur pour une conversion sous n bits.
Schéma de principe : (Convertisseur flash à 3 bits)
Comparateur
Le décodeur identifie le comparateur de
a rang le plus élevé qui a basculé indiquant
0 ainsi la valeur de la tension Vx à mesurer et
a élabore le code binaire correspondant.
1

a A
Le principe est de générer 7 tensions
2
a
analogiques au moyen d'un diviseur de
3
B tension à 2 n (8 ) résistances. Chaque tension
est comparée dans 7 comparateurs au signal à
a
4
convertir. Un codeur (de priorité) relié à ces
C comparateurs donnera le résultat codé sur 3
a
5
(n) bits en parallèle.
a Cette technique est très rapide, mais coûteuse
6
en composants et donc utilisée pour les
applications critiques comme la vidéo.
56
Exemple de réalisation

n = 3 bits
plage de la tension d’entrée : 0 à Vref
quantum : (Vref – 0)/2n = Vref/8

57
Analyse du fonctionnement
a) Pont diviseur de tension : b) Comparateurs en « échelle » :

A = 1 quand Ve > Vref/8



G = 1 quand Ve > 7Vref/8 58
c) Le circuit de décodage est un circuit combinatoire :

Table de vérité

59
Equations logiques du bloc DECODAGE :

Avantages :Temps de conversion constant et très faible (égal aux temps de propagation
dans les ALI et dans les portes logiques du bloc DECODAGE), conversion donc très
rapide (applications militaires …)
Inconvénients : Précision des résistances, dissipation, nombre de comparateurs.

60
CAN – Convertisseurs Delta Sigma
Contrairement aux CAN étudiés précédemment qui fournissent une grandeur
numérique image de la tension à convertir sur un mot de N bits, les convertisseurs
Delta – Sigma fournissent en sortie l’écart avec la valeur numérique de l’échantillon
précédent. Ils sont aussi appelés CAN à suréchantillonnage car la fréquence
d’échantillonnage est très supérieure à la fréquence de Shannon.
Cet écart transmis peut se réduire à un seul bit, dans ce cas, le signal de sortie est binaire
(0 ou 1), 0 si le signal d’entrée a diminué, et un 1 si le signal d’entrée a augmenté.

Ces convertisseurs Delta Sigma sont composés de 2 étages :


- Un modulateur Delta
- Un filtre décimateur

61
 Ce type de convertisseur est basé sur le principe du suréchantillonnage d'un signal
d'entrée.
 Un comparateur est en général utilisé pour convertir sur un bit (c'est-à-dire 0 ou 1) la
différence (delta) entre le signal d'entrée et le résultat de la conversion (0=plus petit,
1=plus grand).
 Le résultat de la comparaison est alors entré dans un filtre appelé le décimateur, qui
somme (sigma) les échantillons du signal d'entrée. Cela revient à calculer l'intégrale de
la différence entre l'entrée et la sortie.
 Cela crée un système asservi (la sortie est rebouclée sur l'entrée) qui fait osciller la
valeur de l'intégrale du signal à convertir autour d'une valeur de référence (le résultat de
la conversion).
 La sortie numérique du comparateur est sur 1 bit à haute fréquence (la fréquence
d'échantillonnage), qui est filtrée par le décimateur qui augmente le nombre de bits en
réduisant la pseudo fréquence d'échantillonnage.
 L'intérêt de ce genre de convertisseur réside dans sa grande résolution de sortie
possible (16, 24, 32, 64 bits voir plus) pour des signaux d'entrée avec une bande
passante modérée.
 Ces convertisseurs sont très adaptés à la conversion de signaux analogiques issus de
capteurs dont la bande passante est souvent faible (par exemple les signaux audio). Les
convertisseurs Sigma/Delta sont, par exemple, utilisés dans les lecteurs de CD.
 Les technologies Sigma-Delta ont quasi totalement remplacé les technologies à
simple ou double rampe.
62
Synthèse des CAN

63
Conversion numérique - analogique

64
L’objectif des CNA est de fournir une tension analogique image d’un signal
numérique échantillonné.

Contrairement aux convertisseurs analogiques numériques il existe peu de types


différents de convertiseurs numériques analogiques.
On distinguera les convertisseurs à résaux R/2R et les convertisseurs à rapport
cyclique variables très utilisés dans les microcontroleurs.

65
CNA – Convertisseurs à comptage

Schéma de principe :

66
CNA – Convertisseurs à résistances
Pour les convertisseurs NA à résistances, on distingue 2 technologies, les CNA :
• à résistances pondérées
• à réseau R/2R

CNA à résistances pondérées :

Les interrupteurs électroniques


Ki sont des transistors :
Ki est fermé quand ai = 1
(niveau de tension haut)
Ki est ouvert quand ai = 0
(niveau de tension bas)

(a0=MSB et an-1=LSB)

67
R

Loi des noeuds :


L’A.O. fonctionne en régime linéaire : ɛ = 0 V

D’autre part : uS = -Ri


d’où :

Finalement :
• quantum :

• plage de la tension de sortie : 0 à -Vref

Le signe – peut être enlevé par un simple montage inverseur

Inconvénients nécessite un grand nombre de composants pour avoir une résolution


satisfaisante pour n élevé, l’écart entre les résistances peut devenir excessif.
Exemple : n=12 bits # Rmin=1 k! Rmax=4 M! 68
CNA à réseau R/2R :

Hypothèse : ALI parfait


L’ALI fonctionne en régime linéaire car présence d’un liaison entre la sortie et
l’entrée non inverseuse. => V+ = V- = 0

L’étude se simplifie, car les sorties des résistances 2R sont virtuellement


reliées à la masse.

69
Exemple sur n bits :

in-1 in-2 i1 i0

iT

Pour simplifier le raisonnement, nous allons étudier le réseau simplifié suivant :


Le circuit devient :

L'étape finale du raisonnement donne le réseau suivant :


Exemple sur n bits :

in-1 in-2 i1 i0

iT

Vref Vref Vref Vref


i
Donc : n 1  ; in2  ;...; i  ; i 
2n 1 R
1 0
4R 8R 2n R
Par la loi des nœuds, on obtient : iT  in[Link]1  in2 .bn2  ...  i1.b1  i0 .b0
Vout
En analysant l’ALI, on obtient aussi : iT  
R
Vref
 Vout   . b
n 1  n 1
.2 n 1
 bn 2 .2 n2
 ...  b1 .21
 b0 .2 0

2
N (10)
70

Vous aimerez peut-être aussi