Prévisions financières en gestion d'entreprise
Prévisions financières en gestion d'entreprise
SOMMAIRE
INTRODUCTION
Le fonds de roulement normatif est la valeur prévisionnelle du fonds de roulement dont
devrait disposer l’entreprise pour couvrir les besoins de financements liés à son cycle
d’exploitation et avoir par conséquent une trésorerie équilibrée. Evaluer ce fonds de
roulement normatif implique de bien connaître les composantes du besoin à financer. Ici la
prévision des besoins de financement va se limiter au besoin de financement du cycle
d’exploitation.
Le besoin de financement d’exploitation est directement lié à la durée du stockage, la durée
de crédit client, la durée de crédit fournisseur, d’où l’idée d’exprimer ce BFE en durée. Les noms
donnés à cette méthode prévisionnelle sont nombreux : besoin prévisionnel de financement du
cycle d’exploitation, fonds de roulement normatif par la méthode des experts comptables,
méthode des temps d’écoulement, besoin prévisionnel en fonds de roulement d’exploitation,
besoin de financement d’exploitation moyen ou encore besoin en fonds de roulement normatif.
Pour des raisons d’harmonisation des méthodes, nous allons retenir celle des experts comptables.
1 – Intérêt de la méthode :
Dans le cadre de la méthode de l’analyse de l’équilibre financier de l’entreprise, la méthode du
BFE normatif présente différents avantages. Pour l’essentiel il convient que cette méthode
permet :
De prévoir l’effet des variations du chiffre d’affaires (et donc de l’activité) sur le niveau
moyen du BFE ;
D’évaluer le fonds de roulement dont l’entreprise doit disposer pour ne pas rencontrer des
problèmes insurmontables (important surtout pour les entreprises qui se créent) ;
De mettre en évidence les principaux postes qui déterminent le BFE :
D’indiquer l’aptitude de l’entreprise à dégager de la trésorerie dans la croissance (excédent
de trésorerie d’exploitation) :
2 – Les différents postes du BFE :
Eléments TE CS
Stocks de 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑜𝑢 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑑𝑒 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 × 360 𝐶𝐴𝑀𝑉
marchandise 𝑐𝑜û𝑡 𝑑′𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑚/𝑠𝑒𝑠 𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡é𝑒𝑠 𝑜𝑢 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑢𝑒𝑠 𝐶𝐴𝐻𝑇
Stocks des
matières et 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑜𝑢 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑑𝑒 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 × 360 𝐶𝐴𝑀𝑃𝐶
autres achats 𝑐𝑜û𝑡 𝑑′𝑎𝑐ℎ𝑎𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑡𝑖è𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑐ℎ𝑒𝑡é𝑒𝑠 𝑜𝑢 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚é𝑒𝑠 𝐶𝐴𝐻𝑇
stockés
Stocks des
produits finis 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑜𝑢 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑑𝑒 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 × 360 𝐶𝑃𝑃𝐹𝑉
ou 𝑐𝑜û𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑑𝑢𝑠 𝐶𝐴𝐻𝑇
intermédiaire
s
Stocks d’en- 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑑′𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑜𝑢 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘 𝑑𝑒 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 × 360
cours 𝑐𝑜û𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝐶𝑃𝐸
𝐶𝐴𝐻𝑇
Les créances (𝑐𝑟é𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑐𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑡𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑡𝑡𝑎𝑐ℎé𝑠 + 𝐸𝐸𝑁𝐸 + 𝐸𝐴𝑅) × 360
clients 𝑐ℎ𝑖𝑓𝑓𝑟𝑒 𝑑′𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑇𝑇𝐶 𝐶𝐴 𝑇𝑇𝐶
𝐶𝐴𝐻𝑇
Dettes 30 𝐼𝑚𝑝ô𝑡𝑠
+𝑑
fiscales 2 𝐶𝐴𝐻𝑇
Lorsque la date de paiement d’un crédit est connue, le calcul du ratio de rotation est superflu : on
rajoute une moyenne de 15 jours à la date du paiement.
Le nombre de jours d’activité (NJA) de l’exercice est en général de 360 jours. Si l’entreprise ferme
un mois, on prendra 30x11 = 330 jours.
Remarques :
1- Les dotations aux amortissements et dépréciations, en l’absence d’informations, ne doivent pas
être incorporées aux charges de production.
2- Pour le calcul des TE et CS, c’est exclusivement la méthode des experts comptables qui devra
être enseignée.
3- Concernant les arrondis, nous admettons au moins un résultat à 3 décimales près par défaut sauf
précision contraire du sujet.
4- CAMV : coût d’achat des marchandises vendues : (CAMV = coût d’achat des marchandises
achetées - variation de stock) ce terme est mieux indiqué et approprié par rapport au coût d’achat
des marchandises achetées qui n’intègre pas la variation de stock.
5- CPPFV : coût de production des produits finis vendus : (CPPFV = coût de production des
produits fabriqués –variation de stock) ce terme est mieux indiqué et approprié par rapport au coût
de production des produits finis fabriqués qui n’intègre pas la variation de stock.
6- La variation des stocks : Stock final – stock initial ; c’est la formule recommandée.
7- Les en-cours : en l’absence d’information permettant d’évaluer les en cours, on supposera
qu’un en-cours intègre 100% du coût d’achat des matières consommées et 50% des autres charges
de production.
8- L’AIRSI : acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel ; son enseignement est à sursoir
momentanément dans ce chapitre.
9- Le TE de la TVA : Tout sujet doit obligatoirement mentionner la durée de paiement de la TVA.
10- Le TE des charges sociales : En l’absence d’informations, Te= 30/2 = +15 ; 2 néanmoins le
TE doit être mentionné dans les sujets.
11- Les charges de personnel :
Frais de personnel = salaire brut (SB) + charges sociales patronales (CSP)
Salaires bruts = salaires nets (SN) + charges ou retenues sociales salariales (CSS) +
charges fiscales salariales (CFS)
Exemple 2 :
- 45 % au comptant
- 25% fin du mois le 05
- Le reste à 30 jours fin du mois le 15
Exemple 3:
7. GESTION DU BFE :
L’entreprise peut éprouver des difficultés pour financer son BFRE. Elle va donc essayer de le
réduire en agissant sur ses composantes :
Les stocks
La réduction des termes de l’actif va nécessiter :
- Une amélioration de la gestion des stocks : l’entreprise doit produire et livrer des produits
fabriqués « juste à temps » pour être vendus, fabriquer les en-cours « juste à temps » pour
être transformés en produits finis, acheter les matières premières « juste à temps » pour la
fabrication, acheter des marchandises « juste à temps » pour les revendre.
- Le recours accru à la sous-traitance avec pour conséquence une diminution des stocks de
matières premières et d’en-cours.
- Une baisse des coûts d’approvisionnement.
Les clients
La réduction des termes de l’actif va nécessiter :
- Une orientation vers un type de clientèle réglant plus rapidement (entreprise réglant au
comptant sous bénéfice d’escompte).
- Une adoption de mesures d’organisation destinées à améliorer les délais d’encaissement des
créances.
8. Applications :
CAS 1 : ELECTION
L’Entreprise Election fabrique et vend un produit « ZX100 ». Le prix de vente unitaire hors taxes de ce
produit est de 20 000 F (TVA 18%). La structure simplifiée du coût de revient d’une unité de ce produit
est la suivante :
Postes Taux de TVA Coûts en francs
Matières premières 18% 8 000
Services extérieurs 18% 1 500
Impôts et taxes 500
Salaires nets 3 000
Charges sociales 1 500
Dotations aux amortissements 2 500
Toutes ces charges sont exprimées pour leur montant hors taxes. Elles sont considérées comme toutes
variables. L’Etude ne prendra pas en compte les dotations aux amortissements. Le cycle d’exploitation a
mis en évidence les durées d’écoulement suivantes :
1) Calculez le besoin en fonds de roulement d’exploitation de cette entreprise, en nombre de jours
de chiffre d’affaires hors taxes.
2) Evaluez annuellement ce besoin en fonds roulement d’exploitation si l’entreprise prévoit de
vendre 20 produits ZX 100 par jours.
Cas 2: TOUTREGBIN
TRAVAIL A FAIRE
Effectuez le calcul demandé (en nombre de jours de CAHT et en % du CAHT).
Le CAHT prévisionnel 2002 s’élèvent à 32 000 000 F, évaluez le fonds de roulement normatif
correspondant.
Cas 3 : MATOU
La société MATOU envisage de produire et de commercialiser un produit dénommé. Les
conditions d’exploitation prévisionnelle sont les suivantes :
- Prix de ventes unitaire HT : 1 200 F
- Quantité produire vendue : 4 000 unités
- Tableau des charges
(1) Dont charges fiscales 100 000F, le reste est payé comptant. Hypothèse relatives aux
éléments constitutifs du besoin de financement d’exploitation :
A – Stocks :
Les durées moyennes de stockage sont les suivantes :
- Matières premières : 30 jours
- Produits finis : 20 jours
La durée du cycle de fabrication est de 10 jours. La valorisation des en-cours et des produits finis
doit être faire ainsi :
- En-cours : 100% des matières premières plus 50% des autres charges de production
- Produits finis : coût de production
B – Créances clients :
Les ventes sont soumises à la TVA au taux normal et les clients règlent 10% de ces ventes au
comptant, 40% à 40 jours et le reste à 60 jours.
C – Dettes fournisseurs
Les fournisseurs de matières premières sont réglés à 60 jours.
Les fournisseurs des autres charges variables sont réglé s à 15 jours fin de mois.
Les fournisseurs des charges de production sont réglés à 20 jours.
Les fournisseurs des charges fixes de distribution sont réglés au comptant.
TRAVAIL A FAIRE :
1 – Calculer le besoin de financement lié à l’exploitation selon la méthode normative c’est à dire
de la forme y = ax
2 – Evaluer le fonds de roulement normatif pour un chiffre d’affaires HT de 6 000 000 F.
Cas 4 : BATEH
TRAVAIL A FAIRE :
1. Calculer le montant moyen du poste clients.
2. Calculer le fonds de roulement normatif par la méthode des experts comptables.
3. Pour l’exercice 2009, il est prévu que le CA (HT) augmente de 25% et que le fonds de roulement
soit de l’ordre de 220.000. Que penser de cette situation ?
4. Dans le secteur d’activité de l’entreprise BATEH, les fournisseurs sont réglés à 75 jours. Les
responsables de l’entreprise décident d’adopter cette norme. Par ailleurs, ils estiment qu’il est
possible de réduire la durée de crédit accordée aux clients. De combien de jours doit-on réduire la
durée de crédit clients pour que l’entreprise soit à l’abri des problèmes de trésorerie ?
CAS 5: LA TOUCHE
La TOUCHE souhaite utiliser la méthode du fonds de roulement normatif pour déterminer le besoin de
financement qui résulte de l’exploitation de son entreprise. De l’étude, vous tirez les informations
suivantes :
Durées moyennes de stockage :
Matières premières 40 jours
Produits finis 30 jours
Les crédits obtenus sont les suivants :
Fournisseurs de matières premières 30 jours
Autres charges proportionnelles 20 jours
Charges fixes, pour 20% seulement à crédit 20 jours
Salaires nets : payés le 5 du mois. Un acompte représentant 40% du salaire est obtenu le 20 de
chaque mois.
Charges sociales : payées le 15 du mois.
Clients
Paiement au comptant pour 20% du chiffre d’affaires
Paiement à 30 jours pour 80% du chiffre d’affaires
-Le taux de TVA est de 18% sur les ventes, les achats, les charges variables et les autres charges fixes.
La TVA est réglée le 20 du mois.
Les conditions d’exploitation sont les suivantes :
-La production annuelle s’élève à 2000 unités (360 jours)
-Prix de vente unitaire HT : 3800F
Les éléments du coût de production sont les suivants :
Charges variables unitaires
Matières premières 1300F
Autres charges 600F
Charges fixes globales
Salaires nets 1 400 000F
Charges sociales 680 000F
Autres charges 300 000F
Amortissements 400 000F
Travail à faire :
Déterminer le besoin de financement en jours de chiffre d’affaires hors taxes et en valeur.
CAS N°6
L’entreprise ATTO est spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits
électroménagers.
Pour l’exercice N+1 elle veut connaître le besoin de financement concernant son produit PF.
Selon les études :
La quantité des ventes sera de 8 000 unités au prix unitaire de 20 000 FHT
Les ventes à l’exportation représenteront 30% du chiffre d’affaires H.T.
Les valeurs d’exploitation seront (montant HT) :
Charges de production :
Charges de distribution :
Les retenues sociales représentent 12% des salaires bruts et les charges sociales patronales
18% des salaires bruts. Elles sont réglées aux organismes sociaux le 15 du mois suivant.
Durées d’écoulement :
Stock de matières premières 35 jours
Stocks d’emballages : 15 jours
Stock de produits finis : 20 jours
Clients locaux : 10 jours fin de mois
Clients étrangers : paiement à 60 jours en moyenne
Fournisseurs des matières premières : le 25 du mois suivant
Fournisseurs d’emballages : 30 jours en moyenne
Les services extérieurs sont payés au comptant
Les salaires sont payés le 30 du mois
Les services extérieurs, les achats d’emballages et les achats de matières sont soumis à la
TVA.
La TVA sur les services extérieurs n’est pas déductible.
La TVA est réglée le 10 du mois suivant.
TAF :
1) Calculer le besoin de financement de l’entreprise pour le produit PF.
2) Le Fonds de roulement prévisionnel est estimé à 18 000 000F.
Par ailleurs les responsables de l’entreprise souhaitent disposer en moyenne de
10 jours de trésorerie au moins.
Apprécier la situation.
NB : arrondir les calculs à trois chiffres après la virgule.
I/ Définitions
1) Analyse de la rentabilité économique
Au cours de son existence, toute entreprise est amenée à réaliser des investissements, c’est-à-dire
à réaliser une dépense certaine dans l’espoir d’obtenir des recettes futures. Dans un premier temps
se pose le problème de l’évaluation de la rentabilité économique de l’investissement projeté, c’est-
à-dire d’une mesure du surplus éventuel dégagé par cet investissement et ce indépendamment des
hypothèses de financement envisageables.
A cet effet, il est nécessaire :
D’identifier les flux nets de trésorerie (FNT) générés par le projet ;
De se baser sur certains critères permettant soit d’accepter ou non un projet, soit de
classer différents projets en fonction de leur rentabilité économique.
L’évaluation de la rentabilité économique d’un investissement consiste à ne prendre en compte
que les seuls flux à l’investissement sous l’hypothèse implicite de son financement intégral sur
les fonds propres existants.
- Le prix d’achat,
- Les différents frais (frais d’études et de recherches techniques et commerciales, les frais de
formation de personnel) de transport, droit de douane, coût d’installation et de montage
etc.).
- Le besoin de financement d’exploitation induit par l’investissement.
Toutes les dépenses réalisées sont considérées pour leur montant hors taxes.
Le capital investi peut être investi en une ou plusieurs fois suivant la nature ou l durée de
l’investissement.
2) Les revenus de l’investissement ou le flux net de liquidités annuel
Le revenu de l’investissement est le flux net de trésorerie résultant de l’exploitation de
l’investissement. Appelé cash-flow net ou capacité d’autofinancement (notée CAF) ou marge
brute d’autofinancement (noté MBA), il est constitué des ressources nettes dégagées par
l’investissement.
CAF = bénéfice net après impôts + dotations aux amortissements.
CAF= EBE – Impôt sur le résultat.
3) La durée de vie économique de l’investissement
Elle est la période pendant laquelle l’investissement permettra d’obtenir des revenus. En d’autres
termes la durée de vie est le nombre de périodes pendant lesquelles l’investissement dégage ou va
dégager des recettes nettes. Elle correspond en général à la durée d’amortissement comptable ou
durée de vie économique du bien considéré.
4) La valeur résiduelle des différents éléments de l’investissement.
La valeur résiduelle est la valeur probable de négociation ou valeur vénale à la fin de la durée de
vie économique des différents éléments investis lors de la réalisation du projet. Elle est une recette
additionnelle qui s’ajoute au cash-flow de la dernière année.
Valeur résiduelle nette = valeur résiduelle brute – impôt sur résultat de cession
Résultat de cession = prix de cession – valeur nette fiscale.
Lorsqu’il est envisagé de conserver l’immobilisation en fin de projet, la valeur résiduelle
correspond à sa valeur d’usage ou à sa valeur comptable nette. Il n’y a pas de prise en compte de
la fiscalité.
5) Le taux de rendement minimal ou taux d’actualisation
Le taux de rendement minimal correspond au taux de rendement au-dessous duquel on renoncerait
à effectuer l’investissement. Le taux d’actualisation utilisé pour le calcul de la VAN ou l’indice
de profitabilité représente le coût du capital utilisé par l’entreprise.
I FNTP 1 i 0
P
p 1
VAN I FNTP (1 i)
P
p 1
Ou tel que :
I FNTP (1 i) 0
P
p 1
La méthode de calcul consiste à choisir un taux et à calculer la valeur actuelle nette. Si la VAN
est positive, il faut choisir un taux plus élevé, puis calculer une autre VAN négative de façon à
déterminer le taux de rendement interne par interpolation. Le TRI est égal au taux pour lequel la
VAN est nulle.
La méthode consiste à poser :
- Un projet est d’autant plus rentable que son TRI est supérieur à son taux d’actualisation ou
au coût du capital
- Si nous considérons plusieurs projets, le projet le plus rentable est celui ayant le TIR le plus
élevé.
Il est le meilleur indicateur pour le choix de projets dont le montant initial à investi est différent.
VAN
* Le taux de profitabilité
I
- Dans le choix de plusieurs projets on retient en priorité le projet dont le taux de profitabilité ou
indice de rentabilité est le plus élevé.
Cet indice peut être égal, inférieur ou supérieur à 1.
SI IR = 1 VAN = 0
IR > 1; le projet est rentable car VAN > 0
IR < 1 ; le projet n’est pas rentable, la VAN < 0.
Remarques :
La base d’amortissement du bien est sa valeur d’origine (il ne faut pas déduire la valeur
résiduelle)
L’amortissement s’effectue par rapport à la durée de vie du bien et non pas la durée
d’utilisation.
Si le bien n’est pas cédé à la fin du projet, la valeur résiduelle (VR) = Valeur comptable
nette (VCN) ou valeur nette fiscale (VNF) ; cette VR est inscrite dans les encaissements en
FNT de la dernière année du projet. Si le bien est cédé dans ce cas la [Link] d’impôt
est inscrite dans les encaissements en FNT
VRN= prix de cession HT – impôt sur le résultat de cession (Avec impôt sur RC = RC*taux
d’impôt)
RC= Prix de cession HT – VCN (ou VNF)
Exemple 1 :
Soit le tableau des chiffres d’affaire suivants :
0 1 2 3 4 5
CAHT 1 200 000 900 000 1 050 000 1 440 000 1 500 000
Travail à faire :
Sachant que le BFE représente 12 jours de CAHT et qu’il est financé en début de période et récupérer en
fin d’exploitation, élaborer le tableau de variation du BFE. (Il existe un BFE initial de 35 000f).
Exemple 2 :
Pour développer sa production, l’entreprise a acheté un nouvel équipement au début de l’année 1.
Prix d’achat HT : 250 000F
Frais d’installation TTC : 59 000F
De cette acquisition ressort les informations suivantes :
Année 1 :2 000 unités
Année 2 :3 500 unités
Année 3 :3 000 unités
Le prix de vente unitaire est de [Link] besoin de financement est estimé à 36 jours de CAHT et financé
en début de chaque année.
Travail à faire :
1. Elaborer le tableau de variation du BFE.
2. Calculer le capital investi.
Années 1 2 ……………… n
Elements
Chiffre d’affaires (Q x PVU)
- Charges d’exploitation (CV + CF)
Excédent brut d’exploitation
- amortissement
Résultat avant impôt
- Impôt
Résultat net
+ amortissement
CAF ou MBA
+ Valeur résiduelle nette
+ récupération du BFE
Total encaissement (A)
Coût d’Acquisition
+ Variation du BFE
Soit t = TIRG
VAN G 0
A
1/ n
d 'où (1 t)
n
t A 1
Io I o
Exemple 7 :
Les caractéristiques de deux projets d’investissement sont les suivantes :
Capital Cash-flows
investi 1 2 3 4 5
Projet A 400 000 110 000 120 000 150 000 100 000 80 000
Projet B 600 000 90 000 120 000 200 000 280 000 210 000
Coût du capital : 10%
Travail à faire :
1) Déterminer pour chaque projet :
La VAN globale ; le TRI global et l’IP global en faisant l’hypothèse que les cash-flows sont réinvestis
au taux de 12%. Conclure.
IX- APPLICATIONS
Cas 1 : DUBON
La société DUBON envisage de réaliser un investissement dans les conditions suivantes :
Coût d’acquisition : 2 360 000F TTC
Durée de l’exploitation : 5 ans
Amortissement dégressif à taux décroissant
Valeur résiduelle HT : 500 000F.
Les données de l’exploitation sont les suivantes :
Année 1 2 3 4 5
Quantités vendues 30 000 35 000 40 000 34 000 37 000
Prix de vente unitaire HT 240 250 260 252 255
Charges décaissées
Variables unitaires 100 120 130 140 170
Fixes 1 250 000 1 250 000 1 250 000 1 260 000 1 260000
Travail à faire :
1) Déterminer les flux nets de trésorerie.
NB : le taux de l’impôt BIC est de 25% et le taux d’actualisation de 11%.
Le besoin de financement d’exploitation est estimé à 45 jours de chiffre d’affaires hors taxe.
Années 1 2 3 4 5
Chiffres d’affaires 800 1200 1800 1500 1300
Charges variables 300 530 700 560 510
Charges fixes (hors 300 300 400 400 500
amort.)
Le taux de rentabilité minimum exigé par l’entreprise est de 10%.
Travail à faire :
1) Evaluer la rentabilité économique du projet.
2) Calculer le TRI et l’IP.
3) Déterminer le DRC (délai de récupération du capital investi)
NB : taux d’impôt 25%.
Cas 3 : DIBI
Afin de produire le modèle de chaussures, l’entreprise « DIBI » doit acquérir une nouvelle machine. Le
Directeur Technique Monsieur DOUMBIA hésite entre 2 machines dont les caractéristiques sont les
suivantes :
MACHINE A MACHINE B
Valeur d’achat HT 110 000 F 70.000 F
Amortissement Linéaire Dégressif
Durée de vie 10 ans 5 ans
Valeur de vente présumée 20.000 F à la 5e année 10.000 F
Frais annuels d’entretien 15.000 F 12.000 F
L’acquisition de cette nouvelle machine entraînera une augmentation annuelle de chiffre d’affaires de
100.000 F.
Travail à faire :
a) Calculer le cash-flow actualisé net des deux machines A et B en utilisant le taux d’actualisation de
12% l’an, en déduire les différentes valeurs actuelles nettes.
b) Calculer le taux de profitabilité des investissements A et B. Qu’en pensez-vous ? (Quant à la
rentabilité des deux investissements. Tenir compte de la VAN et du taux de profitabilité).
NB : l’impôt sur les sociétés est égal à 25% du bénéfice imposable. L’étude s’effectuera sur les cinq
premières années.
Cas 4 : Julie
Pour développer sa production, l’entreprise « Julie » a décidé d’acheter une machine dont le prix HT
s’élève à 250.000 F. Les frais d’installation sont évalués à 50.000 F HT. Taux de la TVA 18%.
L’augmentation du BFE est estimée à 30.000 F.
L’entreprise « Julie » a fait les précisions suivantes :
- Durée de l’exploitation de l’équivalent : 5 ans.
- Chiffre d’affaires HT imputable annuellement à l’équipement : 570 000 F/an.
- Charges variables : 40% du chiffre d’affaires HT
- Charges fixes hors amortissement : 70.000 F/an
- Amortissement linéaire de l’immobilisation considérée.
- Valeur résiduelle au terme des 5 ans : 30.000 F HT.
- Taux d’actualisation 10%. Impôt BIC : 25%
Travail à faire :
1) Le projet est-il rentable selon la VAN ?
2) Déterminer l’indice de profitabilité. Conclure.
Cas 5 : MAÏ
L’entreprise « MAÏ » envisage la réalisation d’un projet d’investissement pour lequel vous êtes chargés
d’analyser la rentabilité.
Ce projet comprend :
L’achat d’un équipement A : 400.000 F HT
L’achat d’un équipement B : 300.000 F HT
L’achat d’un bâtiment : 1.700.000 F HT
Amortissement :
- Bâtiment : durée de vie 15 ans, valeur résiduelle nette d’impôt à la fin des 5 ans : 700.000 F
(amortissement linéaire).
- Equipement A : dégressif sur 5 ans, valeur résiduelle nulle.
INTERVENANT : KONATE KAFOUGOUNAN (+225 07 68 21 09 58 / 05 65 43 10 14) Page 22 sur 40
SUPPORT DE COURS DE GESTION FINANCIERE FCGE 2ème Année
Année 1 2 3 4 5
CA 2 900 000 3 500 000 4 000 000 4 200 000 5 600 000
Prix d’acquisition HT
- Equipement ATIX ..................................... 6 000 000
- Equipement BATIX .................................... 9 000 000
Amortissement selon de mode dégressif
Durée d’utilité 5 ans
La production prévisionnelle en quantité est la suivante :
Année 1 ............................................................. 50 000
Année 2 ............................................................. 90 000
Année 3 ............................................................. 60 000
Année 4 ............................................................. 70 000
Année 5 ............................................................. 80 000
On suppose que la totalité de production est susceptible d’être écoulée sur le marché.
Le prix de vente unitaire est de 400 F. On peut considérer qu’il augmente régulièrement de 2% chaque
année.
Les dépenses d’exploitation relatives à cet équipement additionnel sont estimées à :
- 300 F l’unité pour la machine ATIX
- 240 F l’unité pour la machine BATIX
On suppose que ces charges augmentent suivant une suite géométrique de raison 1,1.
Déduire dans ces conditions lequel des deux équipements est le plus rentable par la méthode de l’indice
de profitabilité (taux d’actualisation 10%).
CAS 7 : MORGAN
Les responsables de l’entreprise MORGAN envisagent d’accroître sa capacité de production. Pour ce
faire, ils étudient un projet d’investissement dont les caractéristiques sont :
Acquisition d’immobilisations au début de l’année 2008 :
Machine A d’une valeur de 160.000 KF amortissable sur 4 ans en mode dégressif.
Machine B d’une valeur de 120.000 KF amortissable en mode linéaire sur 6 ans.
INTRODUCTION
Une fois le ou les projets d’investissements retenus, doivent être examinées les différentes
modalités de financement ouvertes à l’entreprise.
Pour financer ses investissements, l’entreprise a recours aux ressources durables dans lesquelles nous
distinguerons le financement par fonds propres ou quasi-fonds propres (autofinancement, augmentation
de capital, etc.…) et les financements par des capitaux étrangers.
Cette méthode est utilisée lorsqu’il est mentionné dans l’énoncé soit le chiffre d’affaires ou la marge sur
coût variable ou l’excédent brut exploitation. La VAN financière est déterminée grâce aux taux
d’actualisation ou le coût moyen pondéré du capital.
Selon cette démarche, le mode de financement le plus avantageux est celui qui a la VAN la plus élevée
positive. Pour la réussir, il faut déterminer selon chaque moyen de financement, les flux nets de
trésorerie.
NB : Lorsque le risque présenté par le projet est différent de celui présenté par l’entreprise, le coût
moyen pondéré du capital ne peut être utilisé comme taux d’actualisation. Pour traiter cette situation, il
convient de retenir la méthode de la VAN ajustée.
La VAN du projet d’investissement est déterminée grâce au taux d’actualisation égal au taux requis par
le marché pour des projets présentant un risque équivalent.
La VAN du financement est déterminée grâce au taux d’actualisation égal au coût du financement
représentant le taux de rentabilité requis pour les créanciers.
Eléments 0 1 2 …. n
Chiffre d’affaires net
- charges variables
Marge sur Coût Variable
- charges fixes hors amortissement
Excèdent Brut d’Exploitation
-amortissement du bien
-charges financières
Résultat avant impôt
- impôt
Résultat net
+ amortissement du bien
CAF ou MBA
+ emprunt
+ valeur résiduelle nette
+ récupération du BFE
Total encaissement (A)
Coût d’acquisition
+ variation du BFE
+ remboursement de l’emprunt
Total décaissement (B)
Flux Net de Trésorerie ou Cash-flows nets (A-B)
Ou Emprunts indivis
0 1 2 … n
Encaissements
FNT économique
Montant de l’emprunt
Economie d’impôt sur intérêts
Economie d’impôt sur frais d’émission
Total Encaissements (E) E0 E1 E2 … En
Décaissements
Annuités
Frais d’émission
Total décaissement (D) Do D1 D2 … Dn
FNT (E-D) Fo F1 F2 … Fn
c. Emprunt- obligataire
Ou Emprunts obligataires
0 1 2 … n
Encaissements
FNT économique
Montant de l’emprunt
Economie d’impôt sur intérêts
Eco. d’impôt sur la prime de remboursement
Economie d’impôt sur des frais d’émission
Total Encaissements (E) E0 E1 E2 … En
Décaissements
Annuités
Frais d’émission de l’emprunt
Total décaissement (D) Do D1 D2 … Dn
FNT (E-D) Fo F1 F2 … Fn
CAF ou MBA
+ récupération du BFE
+ récupération de la caution
Total encaissement (A)
+ Versement de la caution
+ ∆ BFE
Total décaissement (B)
Flux net de trésorerie ou Cash-flows nets (A-B)
Eléments 0 1 2 … n
Encaissements
FNT économique
Economie d’impôt sur loyers
Remboursement de la caution
Total Encaissements (E) E0 E1 E2 … En
Décaissements
Versement de la caution
Loyer
Perte d’éco.d’impôt sur [Link] bien
Total décaissement (D) Do D1 D2 … Dn
FNT (E-D) Fo F1 F2 … Fn
0 1 2 … n
Encaissements
FNT économique
Montant de l’emprunt équivalent de C.L.A
Economie d’impôt sur intérêts
Remboursement de la caution
Total Encaissements (E) E0 E1 E2 … En
Décaissements
Coût d’acquisition
Annuités
Dépôt de la caution
Prix de rachat
Total décaissement (D) Do D1 D2 … Dn
FNT (E-D) Fo F1 F2 … Fn
f- Subvention d’investissement
Tableau de détermination des flux nets de trésorerie ou cash-flows nets
Eléments 0 1 2 …. N
Chiffre d’affaires net
- Charges variables
- Charges fixes hors amortissement
- Amortissement du bien
+ reprise sur subvention
Résultat avant impôt
- Impôt
Résultat net
+ amortissement du bien
- reprise sur subvention
CAF ou MBA
+ Valeur Résiduelle nette
+ Subvention reçue
+ Récupération du BFE
Total encaissement (A)
Coût d’acquisition du bien
+ ∆ BFE
Total décaissement (B)
Flux net de trésorerie ou cash-flows nets (A-B)
1. Le Coût du capital
Le coût du capital appelé aussi le coût moyen pondéré du capital constitue un taux d’actualisation
plancher. Ce coût peut être utilisé comme taux d’actualisation, uniquement si le risque présenter par le
projet d’investissement est le même que le risque présenté par l’entreprise. Dans le cas contraire, il
conviendra de rechercher le taux d’actualisation propre au projet.
Le coût du capital est fonction de la structure de financement et du coût de chaque de financement.
Désignons par C le coût du capital
INTERVENANT : KONATE KAFOUGOUNAN (+225 07 68 21 09 58 / 05 65 43 10 14) Page 30 sur 40
SUPPORT DE COURS DE GESTION FINANCIERE FCGE 2ème Année
Lors du choix des sources de financement, on retient la modalité de financement qui donne les plus
faibles décaissements actualisés.
Pour parvenir au choix il faut calculer les FNT à partir des tableaux suivants :
. Fonds propres
Emprunt indivis
Tableau de détermination des flux nets de trésorerie ou cash-flows nets
Eléments 0 1 2 …. N
Montant emprunté +
+ Economie d’impôt sur intérêt + + + +
+ Economie d’impôt / amortissement du bien + + + +
+ Economie d’impôt / amortissement frais d’emprunt + + +
+valeur résiduelle nette +
Subvention d’investissement
II APPLICATIONS
CAS 1 : TYSON
L’entreprise TYSON a mis au point un produit nouveau A, à la suite d’une étude de marché, la direction
commerciale a établi les prévisions du chiffre d’affaires. Ces prévisions portent sur cinq ans. La direction
des services techniques et la direction financière ont calculé que la production envisagée nécessiterait un
investissement de 700 000 KF. Cet investissement serait constitué par un ensemble de machines
représentant une valeur de 600 000 KF et par une augmentation du besoin de financement d’exploitation
de 100 000 KF.
Les machines seraient amorties linéairement sur cinq ans et leur valeur résiduelle serait nulle. Au terme
de la cinquième année, la somme de 100 000KF, représentant l’augmentation du besoin de financement
d’exploitation serait récupérée.
Le taux d’impôt sur les bénéfices de 25% serait retenu.
Pour financer l’investissement projeté, l’entreprise a le choix entre les deux possibilités suivantes :
Contracter un emprunt de 250 000KF, remboursable en cinq ans par amortissement constant, taux
d’intérêt 6%, annuités versées en fin d’année, et autofinancement le reste ; le taux de cet emprunt
est considéré comme le taux sans risque ;
Souscrire un contrat de contrat de location simple pour une partie représentant une valeur de
500 000KF. Durée du contrat serait de cinq ans, non renouvelable et au terme du contrat, les
machines faisant l’objet de contrat seraient restituées. Les loyers s’élèveraient à 110 000KF par an
(versés en début d’année), autofinancement le reste.
Si les actifs sont financés exclusivement par capitaux propres, les actionnaires exigent un rendement
minimal de 13%
Travail à faire :
1. Déterminer la VAN de base de l’investissement. L’investissement est-il rentable ?
2. Déterminer la VAN du mode de financement :
a. Pour un financement par emprunt et fonds propres ;
b. Pour un financement par le crédit- bail et fonds propres.
c. Conclure sur le choix du mode de financement.
Annexe :
Années 1 2 3 4 5
CAHT prévu (KF) 600 730 1000 885 640
Charges d’exploitation, hors 400 450 520 540 500
amortissement (KF)
CAS 2 :
Une SA hésite entre trois modalités pour financement d’un investissement. L’objectif de l’étude est d’opter
pour la modalité la moins coûteuse.
L’entreprise est supposée être largement bénéficiaire ; elle est soumise à un taux d’imposition de 25%.
On retiendra un taux d’actualisation de 10%.
L’investissement comprend les caractéristiques suivantes :
Acquisition d’une machine industrielle d’une valeur de 16 000 000FHT.
Bien amortissable en dégressif sur 5 ans.
Valeur résiduelle nulle à la fin du projet.
La première modalité de financement consiste à utiliser des fonds propres à hauteur de 16 000 000.
La deuxième modalité de financement consiste à emprunter de 16 000 000 F dans les conditions
suivantes :
Remboursement en 5 annuités constantes de fin de période.
Taux d’intérêt annuel égal à 10%.
La troisième modalité de financement est l’utilisation de crédit-bail aux conditions suivantes
Crédit-bail de début de période avec versement de 4 loyers annuels de 4 000 000FHT chacun ;
l’entreprise exerce une option d’achat de 2 000 000FHT à la fin de la quatrième année.
Il s’agit d’un crédit-bail avec retraitement.
Travail à faire :
1. Déterminer les décaissements spécifiques à chaque modalité de financement (méthodes des
décaissements réels)
2. Quelle modalité choisir ?
Cas 3 : SOREL
Pour étoffer son offre commerciale, la société « Sorel » souhaite développer un nouveau produit.
IL s’agit de moteurs de lève-vitres électriques. À cette fin, elle souhaite créer une quatrième
ligne de production qui serait opérationnelle dès 2012, l’horizon de prévision retenu étant de 5
ans. En termes d’investissements, le projet nécessite :
Caractéristiques du projet
– L’acquisition d’un ensemble immobilier constitué d’un terrain (30 500 KF HT) et d’un
bâtiment (76 300 KF HT) qui sera amorti sur 20 ans en linéaire ;
– Du matériel industriel de fabrication pour un montant de 25 000 KF HT, l’ensemble
étant amortissable sur 5 ans en linéaire ;
– Un besoin en fonds de roulement initial évalué à 15 000 KF et qui devrait se stabiliser
ensuite (chiffre d’affaires constant sur les 5 années).
L’ensemble des investissements doit être opérationnel dès le début de la première année.
L’opportunité de réaliser le projet a donné lieu aux calculs suivants :
– L’excédent brut d’exploitation net d’IS est constant sur la période, et égal à 35 000 KF par an ;
– Pour la 5e année, la valeur résiduelle des investissements retenue dans le calcul est la valeur
nette comptable.
Caractéristiques des sources de financement :
Pour financer l’ensemble, l’entreprise a deux possibilités :
1) Un emprunt de 42 000 KF sur 5 ans au taux de 6 % remboursable par amortissement constant.
Les fonds seraient disponibles au début de la première année. Les frais de dossier relatif à cet
emprunt s’élèveraient à 5 000 KF HT et constitueraient des charges pour la première année. Le
reste sera financé par fonds propres.
2) Un contrat de location simple du matériel, pour une valeur de 25 000 KF HT, avec les
caractéristiques suivantes : paiement de loyers de 7 500 KF HT versés au début des cinq
premières années ; un dépôt de garantie de 2000 KF récupéré en fin de contrat pour 1500 KF. À
Cela s’ajouterait un emprunt de 30 000 KF, au taux de 5 % et remboursable in fine. Le reste sera
financé par fonds propres.
Le taux d’imposition à retenir est de 25 %.
Le coût moyen pondéré du capital est de 10 %.
1. Calculer la valeur actuelle nette (VAN) de l’investissement et montrer que « Sorel » peut
envisager favorablement ce projet.
2. Choisir le meilleur mode selon la VAN intégrant le mode de financement.
3. Choisir le meilleur mode selon le décaissement réel.
III. Application :
CAS 1 : FINA
La société FINA, finance son projet au moyen d’un emprunt de 1.000.000 F remboursable ‘’ in fine’’ sur
5 ans au taux d’intérêt de 8% et d’une augmentation de capital de 1.200.000 F. un prêt relais serait
souhaiter en cas de déséquilibre du plan de financement. Les dividendes servis aux actions nouvelles
représenteraient une dépense annuelle de 150.000 F.
Travail à faire :
1) Calculer la CAF d’exploitation prévisionnelle pour les années N+1 à N +5.
2) Calculer la variation du BFE qui résulterait de l’investissement.
3) Présenter le plan de financement de l’investissement.
Annexes : caractéristiques de l’investissement
Matériel :
Coût : 2.200.000
Mise en service à la fin de l’année N
Amortissement linéaire en 5 ans
CA : prévu : 2.300.000 en N+1 ; 3.000.000 en N+2 ; N+3 e ; N +4 et N+5.
Taux de marge sur coût variable : 56%.
Charge fixes annuelles d’exploitation hors amortissement : 1.000.000
BFE Normatif : 30 jours CAHT
NB : les charges d’intérêt du prêt relais seront négligées.
Afin d’améliorer la capacité de production de 5.000 unités par an à partir de l’année N, la SA ODC désire
acquérir la machine suivante dans l’un de ses ateliers de transformation.
- Montant de l’investissement : 72.000.000 HT
- Durée de vie de l’investissement : 5 ans
- Charges d’exploitation unitaire hors amortissement : 3.000.
Le prix de vente prévisionnelle est de 10 000 F l’unité et ne devrait pas évoluer par la suite ; la valeur
résiduelle est la VNC ; le taux d’actualisation retenu est de 12%.
La SA ODC envisage 2 moyens possibles pour financer cet investissement :
- Financement par fonds propres à concurrence de 12.000.000 et un emprunt pour le solde au taux
de 14% amortissable en 5 ans par annuités constantes.
- Subvention d’équipement de 36.000.000 ; un emprunt de 24.000.000 amortissable linéairement au
taux de 8% l’an et le reste par fonds propres. Le matériel est amorti suivant le mode dégressif.
Travail à faire :
1. Dire quel mode de financement faut-il retenir en utilisant le critère des Cash flows
actualisés. Sachant que le BFE est de 1.500.000 avec un accroissement de 15% chaque
année.
2. Présenter le plan de financement correspondant au financement retenu, sachant qu’un
dividende représentant un 1/10e du bénéfice net d’impôt est accordé chaque année aux
actionnaires. Le taux d’IBIC est de 25%.