2-ECS-1 Chapitre 2 : Algèbre bilinéaire
CNAEM 2012 (Correction)
Problème 1
1.a.
2 2 2 2 2 2
A2m = 2 2+m 2 + m 2 2+m 2+m
−2 −2 − m −2 − m −2 −2 − m −2 − m
Donc :
4 4 4
A2m = 4 4 4
−4 −4 −4
Calcul de A3m :
4 4 4 2 2 2
A3m = Am · A2m = 4 4 4 2 2+m 2+m
−4 −4 −4 −2 −2 − m −2 − m
8 8 8
A3m == 8 8 8
−8 −8 −8
Donc
P (Am ) = A3m − 2A2m = 0
D’où P (X) = X 3 − 2X 2 annule Am
1.b. Valeurs propres
Si λ est valeur propre de Am , alors P (λ) = λ3 − 2λ2 = 0, donc λ2 (λ − 2) = 0 i.e. λ = 0 ou λ = 2.
D’où, les valeurs propres possibles sont 0 et 2, i.e. Sp(Am ) ⊂ {0, 2}.
2.a. Vérification que 0 et 2 sont valeurs propres
2 2 2
B= 2 2 2
−2 −2 −2
Pour λ = 0 : B − 0 · I3 = B. Les lignes L1 et L2 sont proportionnelles (L2 = 1 · L1 ). Donc la matrice B n’est pas
inversible, ce qui signifie que
0 est valeur propre
de B.
0 2 2
Pour λ = 2 : B − 2I3 = 2 0 2 .
−2 −2 −4
0 2 2
L3 ← L3 + L2 : 2 0 2
0 −2 −2
On obtient deux lignes proportionnelles, donc B − 2I3 n’est pas inversible, ce qui signifie que 2 est valeur propre
de B.
2.b. Bases des sous-espaces propres de B
On identifie les vecteurs de R3 avec les matrices colonnes correspondantes.
Pour λ = 0 :
x x x
y ∈ E0 ⇐⇒ B y = 0 · y
z z z
2x + 2y + 2z = 0
⇐⇒ 2x + 2y + 2z = 0 ⇐⇒ x + y + z = 0
−2x − 2y − 2z = 0
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x 1 0
⇐⇒ z = −x − y ⇐⇒ y = x 0 + y 1
z −1 −1
1 0
E0 = Vect 0 , 1
−1 −1
1 0 1 0
Et puisque 0 et 1 ne sont pas colinéaires,alors ( 0 , 1 ) est une base de E0
−1 −1 −1 −1
Pour λ = 2 :
x x x
y ∈ E2 ⇐⇒ B y = 2 y
z z z
2x + 2y + 2z = 2x
2y + 2z = 0
⇐⇒ 2x + 2y + 2z = 2y ⇐⇒ 2x + 2z = 0
−2x − 2y − 2z = 2z −2x − 2y − 4z = 0
( x −1
y = −z
⇐⇒ ⇐⇒ y = z −1
x = −z z 1
−1
E2 = Vect −1
1
−1
donc (−1) est une base E2
1
2.c.
B est diagonalisable car elle a 3 vecteurs propres linéairement indépendants.
1 0 −1 0 0 0
Q= 0 1 −1 , D = 0 0 0
−1 −1 1 0 0 2
telles que B = QDQ−1 .
2.d.
On a B 2 = 2B (calculé en 1.a), donc a = 2, b = 0.
3. Cas m ̸= 0
3.a. Valeurs propres de fm
Pour λ = 0 : Am − 0 · I3 = Am n’est pas inversible car elle possède deux lignes proportionnelles (les lignes 2 et 3
sont multiples l’une de l’autre : L3 = −1 · L2 ). Donc 0 est une valeur propre de Am , et donc de fm .
Pour λ = 2 :
0 2 2
Am − 2I3 = 2 m 2+m
−2 −2 − m −4 − m
0 2 2
L3 ← L3 + L2 : 2 m 2 + m
0 −2 −2
On obtient deux lignes proportionnelles , donc Am − 2I3 n’est pas inversible, donc 2 est une valeur propre de Am ,
et donc de fm .
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3.b.
On identifie les vecteurs de R3 avec les matrices colonnes correspondantes.
Pour λ = 0 :
x x x
y ∈ E0 ⇐⇒ Am y = 0 · y
z z z
2x + 2y + 2z = 0
⇐⇒ 2x + (2 + m)y + (2 + m)z = 0
−2x − (2 + m)y − (2 + m)z = 0
( (
2x + 2y + 2z = 0 2x + 2y + 2z = 0
⇐⇒ ⇐⇒
2x + 2y + 2z + my + mz = 0 my + mz = 0
x 0
(
x=0
⇐⇒ ⇐⇒ y = y 1
z = −y z −1
0
E0 = Vect 1
−1
Pour λ = 2 :
x x x
y ∈ E2 ⇐⇒ Am y = 2 y
z z z
2x + 2y + 2z = 2x
⇐⇒ 2x + (2 + m)y + (2 + m)z = 2y
−2x − (2 + m)y − (2 + m)z = 2z
x −1
⇐⇒ y = z −1
z 1
−1
E2 = Vect −1
1
La matrice Am n’est pas diagonalisable car la dimension totale des sous-espaces propres est 1 + 1 = 2 < 3.
3.c. Calculs avec u, v, w
2 2 2 1
v = fm (u) = Am u = 2 2+m 2 + m −1 = (0, −2m, 2m) = 2m(0, −1, 1)
−2 −2 − m −2 − m 0
2 2 2 0
fm (v) = Am v = 2m 2 2+m 2 + m −1 = 2m(0, 0, 0) = 0
−2 −2 − m −2 − m 1
2 2 2 1
fm (w) = Am w = 2 2+m 2 + m 1 = (2, 2, −2) = 2w
−2 −2 − m −2 − m −1
3.d. Base (u, v, w) et matrice
La famille (u, v, w) est une base
car les vecteurs sont linéairement indépendants, en effet : soit α, β, γ trois réels
α + γ = 0
telle que α.u + β.v + γ.w = 0 Alors −α − 2mβ + γ = 0 D’où α = β = γ = 0, ce qui signifie que (u, v, w) est libre
2mβ − γ = 0
donc elle est une base de R3 .
Matrice de fm dans cette base :
— fm (u) = v = 0 · u + 1 · v + 0 · w
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— fm (v) = 0 = 0 · u + 0 · v + 0 · w
— fm (w) = 2w = 0 · u + 0 · v + 2 · w
0 0 0
Donc matrice M at(u,v,w) (fm ) = 1 0 0
0 0 2
3.e. Matrice Pm
0 0 0
On a M at(u,v,w) (fm ) = 1 0 0 := T et M atB (fm ) = Am
0 0 2
−1
Alors T = Pm .Am .Pm telle que Pm = PB,B ′ telle que B ′ = (u, v, w) Donc
1 0 1
Pm = −1 −2m 1
0 2m −1
3.f.
Supposons qu’il existe c, d ∈ R tels que A2m = cAm + dI3 .
Comme 0 est valeur propre de Am , il existe X ̸= 0 tel que Am X = 0.
En appliquant l’égalité à X :
A2m X = cAm X + dI3 X
0 = 0 + dX
dX = 0
Comme X ̸= 0, on a nécessairement d = 0.
L’égalité A2m = cAm impliquerait :
4 = 2c ⇒ c = 2
4 = c(2 + m) ⇒ 4 = 2(2 + m) ⇒ 4 = 4 + 2m ⇒ m = 0
Ce qui contredit l’hypothèse m ̸= 0.
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