Cours de Mécanique Analytique UAC
Cours de Mécanique Analytique UAC
Cours de : Mécanique Analytique Professeur Vincent Monwanou et Dr (MC) Cyrille Ainamon©LMFDNMSB / IMSP-UAC / Bénin 2026
Travaux de groupe
Travaux pratiques et personnels
Matériel didactique : Plan de cours ; notes de cours ; articles de revues scientifiques et ou-
vrages ; tableau ; productions des étudiants en TD ; craie.
Evaluation des apprentissages : Examen écrit d’une durée de 3 h, projets en polynômes
Responsable de l’UE :
Prof. Vincent A. MONWANOU
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Table des matières
2 FORMALISME LAGRANGIEN 14
2.1 Systèmes conservatifs sans contraintes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Calcul des variations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Principe de d’Alembert et équation de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4 Fonction de dissipation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.5 Exercices d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
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TABLE DES MATIÈRES
3 FORMALISME HAMILTONIEN 24
3.1 Moment généralisé et coordonnée cachée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2 La fonction hamiltonienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.3 Signification physique du Hamiltonien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.4 Crochets de Poisson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
3.5 Propriétés des crochets de poissons . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3.6 Exercices d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
4 TRANSFORMATIONS CANONIQUES 30
4.1 Principe de moindre action . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
4.2 Transformations canoniques et fonctions generatrices . . . . . . . . . . . . . 31
4.3 Relation entre fonvtion Génératrices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.4 L’équation de HAMILTON-JACOBI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
4.5 Exercices d’application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
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Table des figures
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C HAPITRE UN
Soit ~r le vecteur position d’une particule par rapport à l’origine O et soit ~v sa vitesse :
d~
r
On a ~v = dt
, p~ = m~v : vecteur quantité de mouvement. Une particule peut être soumise à
l’action de plusieurs forces simultanément.
Si F~ est la résultante de toutes les forces agissant sur la particule, alors la deuxième loi de
Newton dit :
Il existe un système de référence dans lequel le mouvement de la particule est décrit par
l’équation différentielle :
p~
F~ =
dt
ou
d
F~ = (m~v )
dt
Si m = cste alors
d~v d2~r
F~ = m = m 2 ⇒ F~ = m~a
dt dt
avec ~a : vecteur accélération.
Remarque
Un référentiel dans lequel F~ = d~
p
dt
est un référentiel inertiel ou galiléen.
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Loi de conservation
1.2.1 Théorème 1
Si F~ = ~0 alors p~ = d~
p
dt
= ~0 alors p~ se conserve.
~ = ~r ∧ p~ = p~ ∧ m~p : C’est le moment cinétique
Soit L
~ = ~r ∧ F~ : moment de F~ /~0
M
~ = ~r ∧ F~ = ~r ∧ d (m~v ) = d (~r ∧ m~v )
M dt dt
d
(~r∧ m~v ) = d~
r
∧ m~v + ~r ∧ m d~
v
or d~
r ~ =
∧ m~v = ~0 alors M d
(~r ∧ m~v ) donc
dt dt dt dt dt
~ = dL~
M dt
1.2.2 Théorème 2
~ = ~0 alors L
Si M ~ = ~0 donc L
~ se conserve . Calculons le travail accompli par F~ lorsque la
R2
~ = m 2 d~v .~v dt car d~s = ~v dt.
particule passe d ?un point (1) au point (2) W12 = 1 F~ .dS
R
1 dt
m (2) d m 2
R 2 1
W12 = 2 (1) dt (v )dt = 2 (v − v )
La quantité 12 mv 2 est appelée énergie cinétique de la particule et on la notera T.
Si W12 est le même quelque soit le chemin suivi entre (1) et (2) on dit que le système est
conservatif et alors : F~ .d~s = 0
R
Pour que W12 soit indépendant du chemin suivi, il faut que F soit le gradient d’un scalaire
fonction de la position F~ = −O
~ U (~r) où U est le potentiel ou énergie potentiel. On aura donc
F~ .d~s = −dU
Remarque : Le niveau 0 de U est arbitraire.
R2
~ = − 2 dU = U1 − U2 = T2 − T1 on a alors : U1 + T1 = U2 + T2
W12 = 1 F~ .dS
R
1
1.2.3 Théorème 3
Si les forces qui agissent sur une particule sont conservatives alors l’énergie totale (T + U
) est conservée.
Remarque
Il peut arriver que la force appliquée à une particule soit donnée par le gradient d’une
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Dynamique d’un sytème de particules
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Dynamique d’un sytème de particules
1.3.1 Théoreme
Si la résultante des forces extérieures est nulle la quantité de mouvement résultante est
conservée.
X X d
~ri ∧ p~˙i = (~ri ∧ p~i )
i i
dt
=L~˙
X (e)
X
= ~ri ∧ F~i + ~ri ∧ F~ji
i i,ji6=j
~ri ∧ F~ji est tel que ~ri ∧ F~ji + ~rj ∧ F~ij = (~ri − ~rj ) ∧ F~ji .
P
i,ji6=j
1.3.2 Théorème
~ est constant dans le temps si M
L ~ (e) est nul.
Remarque L ~ (Lx , Ly , Lz ) , Lz est conservé si M e est nulle même si M e et M e ne sont pas
z x z
nulles.
0
~ = P ~ri ∧ p~ 0
~ ~vi = ~v 0 + V~ où ~
dR 0 d~ri
L i ~ri = ~ri + R i ~v = dt
et ~vi = dt
(vitesse relative
de i /cdm)
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Dynamique d’un sytème de particules
~ =P R
L ~ ∧ d P mi~r0
~ ∧ mi~v + P ~r0 ∧ mi~v 0 P mi~r0 ∧ ~v + R
i i i i i i i
dt i
P 0 0
Le centre de masse étant le barycentre alors i mi~ri = 0 car les ~ri sont pris par rapport à
P 0
~ ∧ d P mi~r0 = 0
ce centre de masse, ce qui implique que : i mi~ri ∧ ~v + R i
dt i
0 0
~ =R
On a alors L ~ ∧ M~v + P
∧ p~i
i~
ri
Le moment cinétique résultant par rapport à O est le moment cinétique du système concen-
tré au c.d.m ajouté de la somme des moments cinétiques des particules par rapport au c.d.m.
P R2 ~ ~
W12 = i 1 Fi .dSi
P R 2 ~e ~ P R2
~ ~
W12 = i 1 F i .dS i + i,ji6=j 1 Fji .dSi
XZ 2 XZ 2 XZ 2
1
F~i .dS
~i = mi~v˙ i .~vi dt = d mi vi2
i 1 i 1 i 1 2
Or T = 12 mi vi2 on a donc :
W12 = T2 − T1
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Coordonnées généralisées
0
~
Lorsque ~ri = ~ri + R on a ~vi = d~
ri
ce qui implique que
dt
1X 0 0
T = mi (~vi + ~ri ).(~vi + ~ri )
2 i
!
1X 1X 0 d X 0
X 0
= mi vi2 + mi vi2 + v. mi~ri or mi~ri = 0
2 i 2 i dt i i
Donc
1 1X 0
T = M v2 + mi vi2
2 2 i
P
i Ti = T W12 = T2 − T1 = U2 − U1
Si les forces dérivent d ?un potentiel scalaire U .
Une contrainte peut être définie comme une restriction géométrique sur le mouvement.
Elle se traduit par une équation. Si cette équation présente sous la forme f (~r1 , .........., ~rN , t) =
0 i.e liant les coordonnées de la particule et éventuellement le temps on dit que ces contraintes
ou liaisons sont holonomes. ~ri (~r1 , .........., ~rN , t) −→ fk (x1 , ........., x3N , t) = 0 avec 1 ≤
k ≤ l où l est le nombre de contraintes. Ces équation de contraintes permettent d ?exprimer
l des 3N coordonnées xi en fonction des g = 3N − l autres coordonnées qui sont alors
indépendantes on dit alors que le système a g degrés de liberté. Si fk (x1 , ........., x3N , t) =
0et est intégrable pour donner des équations qui ne font plus intervenir que les xi alors les
contraintes sont dites semi holonomes. Si ces équations ne sont pas intégrables, alors les
contraintes sont non holonomes. Une liaison qui s ?exprime par une inéquation est forcément
une liaison non holonome.
Les ~ri ne sont plus indépendantes lorsque les liaisons sont introduites. Un système de
N particules libres de contrainte a 3N coordonnées indépendantes ou degrés de liberté. S ?il
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Coordonnées généralisées
existe k contraintes holonomes traduites par des équations de liaison, il restera 3N − k coor-
données indépendantes. On peut éliminer les coordonnées dépendantes en introduisant 3N-k
nouvelles variables q1 , q2 ................, q3N −k , t telles que :
~r1 = ~r1 (q1 , q2 ................, q3N −k , t)
.
.
.
.
.
.
.
~rN = ~rN (q1 , q2 ................, q3N −k , t)
La configuration instantanée d ?un sujet peut être décrite par les valeurs de g coordonnées
généralisée donc indépendantes par définition. Il lui correspond un point particulier dans un
hyper espace à g dimensions appelé espace des configurations. On appelle espace des phases,
l ?espace à 2 g dimensions dans lequel un point représentatif est repéré par les 2 g coordonnées
indépendantes suivantes : q1 , q2 , ..............., qg , p1 , p2 , ..............., pg
Ces coordonnées (qk , pk ) vérifient les relations suivantes
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Exercices d’application
1. Montrer que le centre de masse se comporte comme un point matériel de masse totale
M soumis à une force extérieure s’exerçant sur chacune des particules.
3. Si ce système est décrit par les coodonnées généralisées qi , exprimer les forces géné-
ralisées Qj par une formule appropriée.
5. Déduire à quelles conditions l’énergie cinétique serait uniquement une forme quadra-
tique des vitesses coordonnées généralisées q˙i .
Exercice 2
La conservation de l’énergie mécanique s’écrit : 12 mẋ2 + U (x) = E = cte.
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C HAPITRE DEUX
FORMALISME LAGRANGIEN
∂T X ∂ ẋj
= mj ẋj
∂ q̇i i
∂ q̇i
dxj
on sait que xj = xj (qi , t) ⇒ ẋj =
dt
X ∂xj dqi ∂xj
= +
i
∂qi dt ∂t
X ∂xj ∂xj
= q̇i +
i
∂qi ∂t
∂ ẋj ∂xj
⇒ =
∂ q˙i ∂qi
∂T X ∂xj
⇒ = mj ẋj
∂ q̇i j
∂qi
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Systèmes conservatifs sans contraintes
On a donc
X
d ∂T ∂xj d ∂xj
= mj ẍj + mj ẋj
dt ∂ q̇i j
∂q i dt ∂qi
X ∂xj ∂ 1 2
= {Fj + mj ẋj }
j
∂qi ∂qi 2
∂T
= Qi + (2.1)
∂qi
X ∂xj
où Qi = Fj
j
∂qi
X ∂U ∂xj
Qi = − (2.2)
j
∂xj ∂qi
∂U
= −
∂qi
On a alors :
d ∂T ∂T ∂U
= −
dt ∂ q̇i ∂qi ∂qi
U = U (qi ),
On peut définir une quantité L = T − U appelé fonction Lagrangienne du système, telle que :
d ∂L ∂L
=
dt ∂ q̇i ∂qi
ou
d ∂L ∂L
− =0
dt ∂ q̇i ∂qi
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Calcul des variations
y(x0 ) = y0 et y(x1 ) = y1
1
dl = [(dx)2 + (dy)2 ] 2
1
= [1 + y 02 ] 2 dx
Le problème consiste à trouver cette fonction y(x) minimale. Lorsque l’intégrale a une
valeur minimale, elle doit rester inchangée au premier ordre si l’on donne une petite variation
à la fonction y(x) . On cherchera une fonction qui rend l’intégrale stationnaire.
Z
I = f (y, y 0 )dx
Soit δy(x) cette variation de y(x) tel que les valeurs de y aux bonnes de A et B sont
inchangées.
On a : δy(x0 ) = 0 et δy(x1 ) = 0
Au premier ordre, la variation de f (y, y 0 ) est :
∂f ∂f
δf = δy + 0 δy 0
∂y ∂y
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Calcul des variations
avec δy 0 = d
dx
(δy)
Z x1
∂f ∂f d
δI = δy + 0 (δy) dx
x0 ∂y ∂y dx
En faisant l’intégration partie du second terme dans le crochet on a :
Z x1
∂f d ∂f
δI = − δy(x)dx
x0 ∂y dx ∂y 0
Pour que I soit stationnaire, il faut que δI soit nul pour une petite varation arbitraire. On a
donc
∂f d ∂f
− =0
∂y dx ∂y 0
C’est l’équation d’Euler- Lagrange.
Cette équation différentielle du second ordre pour la fonction y(x) dont la solution contient
deux constantes arbitraires qui peuvent être déterminées à partir des valeurs connues de y pour
1
x = x0 et x = x1 est tel que : on peut identifier f à (1 + y 02 ) 2 .
d ∂f
Donc dx ∂y
= 0 ; or
∂f y0
= 1
∂y (1 + y 02 ) 2
alors
!
d y0
1 =0
dx (1 + y 02 ) 2
y 0 est donc une constante et sa solution est constituée par les droites y = ax + b (a et b étant
des constantes réelles) passant par A et B dans le plan. D’où le chemin le plus court entre
deux poins dans le plan est un segment de droite.
Pour f fonction de n variables qi et de leurs dérivées premières par rapport au temps q˙i , i ∈
[|1, n|] ; pour que
Z
I= f (qi , q̇i )dt
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Principe de d’Alembert et équation de Lagrange
(a)
or F~i = F~ia + f~ avec F~i : force appliquée
f~i : force deal on a alors : i F~ia .δ~ri + i f~i .δ~ri = 0
P P
On se restreindra au cas où i f~i .δ~ri = 0 travail des forces de contrainte est nul). Donc
P
P ~a
i F .δ~ri = 0
i
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Principe de d’Alembert et équation de Lagrange
Et
X ∂ r~α ∂ r~α
δ r~α = δqj + δt
j
∂qj ∂t
δt n’intervient pas, car les déplacements virtuels ne tiennent pas compte du temps mais ne
tiennent compte que des déplacements de coordonnées. On a :
X ∂ r~α X
F~α δqj = Qj δqj
α,j
∂qj j
Remarque :
Soulignons que les qj n ?ont pas nécessairement la dimension d ?une longueur, les Qj
n ?ont pas aussi forcément la dimension d ?une force. Mais le produit Qj .δqj doit avoir la
dimension d ?un travail.
X X
p~˙α .δ r~α = mα r~¨α .δ r~α
α α
X ∂ r~α
= mα r~¨α . δqj
α,j
∂qj
X d ∂ r~α
d ∂ r~α
= { ˙
mα~rα ˙
− mα~rα }
α
dt ∂qj dt ∂qj
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Principe de d’Alembert et équation de Lagrange
Or
d ∂ r~α ∂ v~α
=
dt ∂qj ∂qj
∂ v~α ∂ r~α
Et =
∂ q˙j ∂qj
On obtient alors le principe de d’Alembert qui est :
X
¨ ∂ r~α X d ∂ v~α ∂ v~α
mα r~α . = mα v~α − mα~vα
α
∂q j α
dt ∂ q˙j ∂qj
On a donc :
" !! !#
X d ∂ X1 ∂ X1
mα v~α 2 − mα v~α 2 δqj = 0
α
dt ∂ q˙j α
2 ∂qj α
2
X d ∂T ∂T
− − Qj = 0
α
dt ∂ q˙j ∂qj
d ∂T ∂T
− = Qj
dt ∂ q˙j ∂qj
∂U
Sachant que Qj = − ∂qj
On a alors
d ∂T ∂(T − U )
− =0
dt ∂ q˙j ∂qj
V n’étant pas fonction de ∂ q˙j alors on peut écrire
d ∂(T − U ) ∂(T − U )
− =0
dt ∂ q˙j ∂qj
En posant L = T − U on a :
d ∂L ∂L
− =0 (Equation de Lagrange )
dt ∂ q˙j ∂qj
0
Il n’existe pas un choix unique du Lagrangien ; ainsi on peut avoir par exemple : L (q, q̇, t) =
0
L (q, q̇, t)+ dF
dt
; F (q, t) tel que L est aussi un Lagrangien pouvant aboutir à la même équation
du mouvement.
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Fonction de dissipation
(d) ∂xj
(d)
X
Qi = Fj
j
∂qi
X ∂xj
= − kj x˙j
j
∂qi
∂xj ∂ x˙j
De = on a :
∂qi ∂ q˙i
(d)
X ∂xj
Qi = − kj x˙j
j
∂qi
" #
∂ 1X
= − kj x˙j 2
∂ q˙i 2 j
∂F
= −
∂ q˙i
d ∂L ∂L ∂F
− + = 0 ( équation de Lagrange )
dt ∂ q˙j ∂qj ∂ q˙j
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Exercices d’application
Exercice 4
1. Le mouvement d’une particule de masse m est régi par le lagrangien L = exp(αt/m)(T −
1
V ) où α est une constante, T = 2
m(ẋ2 + ẏ 2 + ż 2 ) est l’énergie cinétique et V =
V (x, y, z) est l’énergie potentielle.
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Exercices d’application
2. Un système possédant deux degrés de liberté (x, y) est décrit par le lagrangien L =
1
2
m(aẋ2 + 2bẋẏ + cẏ 2 ) − 12 k(ax2 + 2bxy + cy 2 ) où a, b, et c sont des constantes avec
b2 6= ac.
Ecrire les équations de Lagrange du mouvement et ensuite identifier le système. Consi-
dérer en particulier les cas a = c = 0, b 6= 0 et a = −c, b = 0.
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C HAPITRE TROIS
FORMALISME HAMILTONIEN
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Signification physique du Hamiltonien
dL X ∂L X ∂L ∂L
= q˙i + q¨i +
dt i
∂qi i
∂ q˙i ∂t
X d ∂L X ∂L ∂L
= q˙i + q¨i +
i
dt ∂ q˙i i
∂ q˙i ∂t
X d
∂L ∂L
= q˙i +
i
dt ∂ q˙i ∂t
P
Par définition, H = i q˙i pi − L est l ?hamiltonien ou la fonction hamiltonienne. Du point
de vue de la dimension, H est une énergie qui, généralement, est assimilée à l ?énergie totale
P ∂xi ∂xi
ẋi = j q˙j +
∂qj ∂t
P P P
T = j k ajk q˙j q˙k + j bj q˙j +c
où
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Crochets de Poisson
P 1
ajk = i mi ∂x i ∂xi
.
∂qj ∂t
2
bj = i mi ∂x i ∂xi
P
.
∂qj ∂t
c = P 1 m ∂xi 2
i 2 i ∂t
∂T
P P P
T = j k ajk q˙j q˙k et on vérifie que i q˙i ∂qi = 2T
c ?est un résultat qui est un cas spécial du théorème d ?Euler qui établit que :
P ∂f
nf = i ẋi ∂x i
si f est une fonction homogène de xi de dimension n .
P
H= i q˙i pi −L=T +U =E
Pg
dH ∂H dH ∂H
dt
= k=1 q˙
∂qk k
+ p˙
∂pk k
+ ∂t
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Crochets de Poisson
∂H ∂H ∂L
P
H= i q˙i pi − L; ∂pk
= q˙k ; ∂qk
= − ∂qk
d ∂L ∂L
− =0
dt ∂ q˙j ∂qj
∂L ∂H
=⇒ p˙k = ∂qk
= − ∂qk
p˙k = − ∂H
∂qk
q˙k =
∂H
∂pk
dH ∂H
P ∂H ∂H
dt
= ∂t
+ k ∂qk
.q˙k − .p˙
∂pk k
dH ∂H
P ∂H
à partir des équations canoniques on a : dt
= ∂t
+ k . ∂H −
∂qk ∂pk
∂H ∂H
.
∂pk ∂qk
∂H dH
Si H ne dépend pas explicitement du temps, alors ∂t
= 0 et donc dt
=0
Si on remplace la fonction de Hamilton par une fonction f quelconque dans l ?espace des
phases, on a :
df ∂f P ∂f ∂f
f = f (qk , pk , t) =⇒ = + k dt dt ∂qk
.q˙k − .p˙
∂pk k
=⇒: df ∂f ∂f ∂H ∂f ∂H
P
dt
= ∂t
+ .
k ∂qk ∂pk − .
∂pk ∂qk
P ∂f ∂f ∂H
[f, H] = k . ∂H
∂qk ∂pk
− .
∂pk ∂qk
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Propriétés des crochets de poissons
P ∂f ∂f ∂h
[f, h] = k . ∂h
∂qk ∂pk
− .
∂pk ∂qk
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Exercices d’application
Exercice 2
Un pendule sphérique est formé d’une tige rigide de longueur l et de masse négligeable. A
l’une de ses extrémités est fixée une masse ponctuelle m. L’autre extrémité de la tige est fixée
et est immobile. Le pendule peut ainsi osciller dans n’importe quelle direction de l’espace
tridimensionnel. Le système est soumis à un champ de gravité →
−
g.
Exercice 3
Le hamiltonien d’une particule de masse m et de charge électrique q est donné par H(px , py , x, y) =
1
2m
((px + qBy)2 + p2y ) où B = cte est un champ magnétique imposé à ce système.
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C HAPITRE QUATRE
TRANSFORMATIONS
CANONIQUES
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Transformations canoniques et fonctions generatrices
Q̇k = ∂H
∂Pk
et P˙k = − ∂Q
∂H
k
Ce nouvel hamiltonien H correspond à un nouveau lagrangien L Qk , Q̇k k , t
P
L Qk , Q̇k k , t = k Pk Q̇k − H Qk , Q̇k k , t
Rt
Et on a : δ t12 L Qk , Q̇k , t dt = 0 On démontre que lorsqu ?une transformation est ca-
nonique, son jacobien est égal à l ?unité. Pour effectuer une transformation canonique il faut
connaître les expressions des nouvelles coordonnées en fonction des anciennes i.e. :
Qk = Qk (qk , pk , t) et Pk = Pk (qk , pk , t)
R R
δ Ldt = 0 = δ Ldt
Rt
=⇒ δ t12 (L − L) dt = 0
Pour que cette condition soit satisfaite, il faut que (L − L) dt = dG soit une DTE (différen-
tielle Totale Exacte) d ?une fonction arbitraire G .
G est une fonction des coordonnées, des moments généralisés et du temps. G est appelée
fonction génératrice de la transformation canonique :
(qk , pk ) −→ (Qk , Pk )
La condition nécessaire et suffisante pour que l ?expression : dE = P (x, y, z)dx+Q(x, y, z)dy+
R(x, y, z)dz
∂P ∂R
Soit une DTE d ?une fonction U (x, y, z) est que l ?on ait : =
∂z ∂x
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Relation entre fonvtion Génératrices
∂Q ∂Q
= (Condition d ?intégrabilité).
∂z ∂y P
Or nous avons : dG = (L − L) dt = k (pk dqk − Pk dQk ) + (H − H)dt
∂G ∂G ∂G
=⇒ pk = ∂qk
; Pk = ∂Qk
; H=H+ ∂t
; et G = G(qk , Qk , t)
G doit dépendre des 4 g variables qk , pk , Qk , Pk , mais à cause des 2 g relations de passage,
seules 2 g variables sont indépendantes, d ?où il existe au total 4 types de fonctions génératrice
G1 = G1 (qk , Qk , t)
G2 = G2 (qk , Pk , t)
G3 = G3 (pk , Qk , t)
G4 = G4 (pk , Pk , t)
X
= (pi dqi + Qi dPi ) = dG2
i
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L’équation de HAMILTON-JACOBI
X X
d[G1 (qi , Qi , t) + pi qi ] = − (qi dpi + Pi dQi ) = dG3
i i
X X
d[G1 (qi , Qi , t) + (pi dqi + Qi dPi )] = − (qi dpi − Qi dPi ) = dG4
i i
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Exercices d’application
1. En utilisant les crochets de Poisson démontrer que cette transformation est canonique.
Exercice 2
Exercice 3
On considère une particule qui se déplace dans un espace de dimension 1 et qui est empri-
x
sonnée dans un potentiel V dont la portée change avec le temps selon la loi V = V ( l(t) ) où l
est une fonction du temps l = l(t).
x
1. Ecrire le lagrangien en utilisant comme coordonnée généralisée q = l(t)
.
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Exercices d’application
Exercice 4
On considère le mouvement non-relativiste d’un objet ponctuel de masse m dans un po-
tentiel coulombien V (r) = −k/r; k > 0.
5. Démontrer en utilisant les crochets de Poisson que le vecteur moment cinétique est
conservé. En déduire que le mouvement du point matériel est plan.
6. Utiliser les crochets de Poisson pour démontrer que le vecteur de Runge-Lenz défini
→
− →∧−
− → −
→
comme A = p m L
− k rr est aussi une quantité conservée.
Exercice 5
Dans un plan, une particule de masse m est repérée par ses coordonnées polaires. Le
hamiltonien d’un oscillateur dit isotrope est donné par :
p2ρ p2φ
H(ρ, φ, pρ , pφ ) = 2m
+ 2mρ2
+ 12 mω 2 ρ2 .
ρ2
On fait la transformation ponctuelle Q = l
, la longueur l est arbitraire mais constante et
son rôle est de donner à la quantité Q la dimension d’une longueur comme ρ.
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C HAPITRE CINQ
∂ 2U
∂U 1
U = U0 + qi + qi qk + ..................
∂qi 0 2 ∂q − i∂qk
On a identifié l ?origine des coordonnées qi = 0avec les coordonnées de l ?état d ?équilibre.U0 =
∂U
csteet n ?a aucune signification physique. D ?autre part, q
∂qi 0 i
(équilibre) et le troisième terme
de U est négligeable du fait de l ?hypothèse des petites oscillations (qi qk très faible)
1
Somme toute ; U = bik qi qk où bik =
2
∂ 2U
df rac12 sont des constantes et sont symétriques (bik = bki ) Les termes d ?ordre
∂q − i∂qk
supérieur à 2 en qi sont négligés. L ?énergie cinétique a pour expression :
∂aik
T = (aik )0 q˙i q˙k + ( )0 q˙l q˙i q˙k + .................
∂ql
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Oscillateurs à g degrés de liberté
On tiendra seulement compte du premier terme dans T en négligeant les autres du fait de
l ?hypothèse des petites oscillations. Les (aik )0 sont constants et on peut les écrire sans indice
(T = aik q˙i q˙k )
L ?équation de Lagrange devient : aik q˙k + bik qk = 0 Cette équation est celle d ?un oscilla-
teur harmonique ordinaire. On essaiera la solution qk Ak eiwt indépendant de k . Les Ak sont
en général complexes et affectent les phases des variations. En remplaçant qk dans l ?équation
de Lagrange, on obtient :
X
−aik w2 Ak + bik Ak = 0
k
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Oscillateurs couples
Soit un couple de pendules simples dont les masses sont m et de longueur l . Leurs dé-
placements respectifs sont x et x̃ . Les deux pendules sont couplés par un ressort faible de
g 2
constante de raideur k . w0 =
l
est la pulsation propre des pendules.
1 1
Soit Ep = mw02 (x2 + x̃2 ) est l ?énergie potentielle de pesanteur. Et soit Epe = k (x + x̃)2
2 2
2 k
est l ?énergie potentielle élastique du ressort. ws = est la pulsation propre du ressort.
m
1
=⇒ U = m (w02 + ws2 ) (x2 + x̃2 ) − mws2 xx̃ ≡ énergie potentielle du système. Si on
2
prend Ax et Ax̃ comme étant les amplitudes d ?oscillations des deux pendules respectifs, on
obtient comme équation caractéristique du système :
(w02 + ws2 − w2 ) Ax − ws2 Ax̃ = 0
−w2 A + (w2 + w2 − w2 ) A = 0
s x 0 s x̃
Ax
Les deux solutions de l ?équation caractéristique sont égales à w2 = w02 avec Ax̃
=1
Ax
w2 = w02 + 2ws2 avec Ax̃
= −1
Remarque : Lorsqu ?un couplage agit sur un ensemble de système. (oscillateurs), l ?évo-
lution dynamique de cet ensemble de système ; n ?est pas à priori égale à la juxtaposition des
états dynamiques indépendants.
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Exercice d’application
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